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Le tracteur autonome (peut-être) au secours de l'agriculture

L'agriculture, avec un effectif en forte baisse et des surfaces à exploiter en hausse, est confrontée à un casse-tête : comment continuer à produire ? Une piste : l'innovation.

 

En agriculture, tout est question d’échelle. Et au cœur de cette activité, il y a des hommes et des femmes. Des hommes et des femmes qui, à en croire leurs déclarations dans le dernier Portrait social de la France, travaillent près de 54 heures par semaine en moyenne, bien au-delà des 37,3 heures relevées chez les personnes de 15 ans ou plus ayant un emploi en France métropolitaine.

Ce travail se partage entre les activités de production et les activités connexes (entretien du matériel, administration…), de façon très inégale entre les différents types d’exploitations. Mais il est une composante de ce travail qui demeure incompressible, au moins dans les cultures : le temps passé à conduire des machines.

Moins de bras, plus de travail

Si, depuis 2000, le nombre d’exploitations a baissé, la surface exploitée en France, autour de 25 millions d’hectares (ministère de l’Agriculture, cité par Le Monde), elle, n’a pas changé. De 66 ha en moyenne, les exploitations ont donc grossi, pour atteindre une moyenne de 85 ha. Dans le même temps, l’emploi agricole n’a pas vraiment prospéré : le secteur a perdu presque la moitié de ses actifs, pour atteindre 770 000 permanents en grande majorité des exploitants ou leurs proches.

Pour résumer, les surfaces à traiter ont gonflé de 29%, tandis que les personnels disponibles pour les traiter ont chuté de 41%.

Ajoutez à ces statistiques la saisonnalité du travail, et la nécessité de traiter les cultures dans un temps parfois contraint – pour éviter les intempéries, pour récolter des produits à maturité, pour partager les investissements matériels avec d’autres agriculteurs… – et vous obtenez des horaires de travail pour le moins chaotiques. Au total, 43 % des agriculteurs ont des horaires variables d’une semaine sur l’autre, et le travail le soir ou le week-end est monnaie courante dans le secteur : plus des deux tiers des agriculteurs exploitants se disent concernés.

Une nouvelle main d'œuvre

Dès lors, les techniques qui peuvent apporter des gains de productivité – sans pour autant verser dans le paradigme productiviste de l’après-guerre – s’étudient. L’innovation peut se mettre au service de la qualité de vie tout autant que de l’environnement. Ainsi, l’utilisation des GPS pour sillonner les champs, qui a facilité le travail de ceux qui traitent de grandes surfaces agricoles, concerne désormais presque un agriculteur sur deux. Les prémisses d’un pilote automatique, qui optimise les parcours des agriculteurs (donc la consommation de carburant) et allège leur travail sur les machines.

A la veille du salon de l’agriculture, à Paris, un constructeur de tracteurs, Case, va plus loin et présente le premier tracteur autonome du marché. Un prototype qui, programmé, peut traiter des hectares – labourer, semer, désherber, récolter – sans jamais se fatiguer, en sécurité, assure son constructeur (guidage et détection radar et laser), et sous réserve que le plein soit fait. Programmé à distance, il joue sa partition sous le contrôle (éventuel), par écran interposé, de son pilote.

Que les amateurs de balades rurales se rassurent, toutefois : rien de tout cela n’est encore envisageable dans nos champs. Parce que, de même que la voiture autonome n’a pas encore trouvé son cadre législatif et règlementaire, il n’est pas encore question de faire tourner un engin de plusieurs tonnes sans pilote. Quant à l'investissement à consentir, il n'est pas encore dit qu'il soit compatible avec les comptes tendus d'une grande part des exploitations.

ÉCOUTER | "On dirait un énorme animal prêt à bondir": le tracteur autonome au banc d'essai, par Manuel Ruffez

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Zones inondables : et si nous construisions des maisons qui flottent ? - Performance énergétique

Zones inondables : et si nous construisions des maisons qui flottent ? - Performance énergétique | Think outside the Box | Scoop.it

© Baca - Posée dans un bac, la maison s’élève avec la montée des eaux, à la manière d’un navire

 


Une agence d’architecture britannique spécialisée dans la construction en zones inondables a conçu une maison qui s’élève verticalement quand l’eau monte et redescend une fois la crue passée. Une innovation qui pourrait bien inspirer nos maîtres d’œuvre.

 Klaus, Xynthia… les épisodes d’inondations tragiques se succèdent et pourtant, aucune solution technique constructive innovante, permettant d’adapter les nouvelles constructions à la montée des eaux, n’a jusqu’à présent vu le jour. A l’aube de la généralisation des habitations à énergie positive, nous bâtissons encore des habitations à la merci d’aléas climatiques prévisibles.

Si, chez nous, la problématique de l’habitat en zone inondable ne passionne pas les cercles de réflexions sur la construction de demain, Outre-Manche, l’agence d’architecture Baca  mène, avec le « UK Departement for Environnement, Food and Rural Affairs »,  un important travail de recherche baptisé « Life », acronyme de « Long Term Initatives for Flood-risk Environnements », autrement dit l’élaboration de stratégies durables pour zones inondables.

 

Une maison qui flotte, sans donner le mal de mer

 

Forts de cette étude et de leur expérience dans les polders aux côtés du constructeur néerlandais Dura Vermeer, les architectes de Baca ont conçu, avec les ingénieurs du bureau d’étude structure Teckniker et la société spécialisée dans les infrastructures marines HR Wallingford, une maison qui ne craint pas les inondations.

Nommé « paysage intuitif » par ses concepteurs, le jardin sur deux niveaux entourant la maison doit permettre d’informer les occupants de l’arrivée d’une inondation. Une fois la partie basse immergée, les habitants peuvent s’attendre à ce que l’eau arrive prochainement à leur porte. Mais avec cette maison amphibie, aucune chance d’avoir les pantoufles trempées. Etant posée dans un « bassin à flot », la maison s’élève au fur et à mesure que l’eau remplit ce bac formé de palplanches d’acier. La dalle de béton qui recouvre l’étage inférieur de la maison joue alors le même rôle que la coque d’un navire.

L’équipe de maîtrise d’œuvre s’est appuyée sur le principe de la poussée d’Archimède, selon lequel tout corps plongé dans l’eau est soumis à une force qui s’oppose à la force de gravité. Et de manière à ce que les futurs occupants passent les crues comme si de rien n’était, elle a veillé à ce que le poids de la maison s’équilibre avec la force de flottabilité. Elle a donc joué sur la  masse de la fondation en béton pour compenser la légèreté de la structure bois. Ainsi, pour que les crues ne donnent pas aux occupants le mal de mer, l’habitation a une masse équivalente à celle de 170 voitures.

 

De manière à guider le mouvement de la maison, quatre poutres d’acier se dressent le long de rainures dessinées dans les parois latérales de la maison. Ainsi la maison ne se déplace que sur un axe perpendiculaire au sol et l’épisode de crue ne fait pas tanguer les occupants. Et, pour pouvoir faire face à une crue centennale – crue majeure survenant avec une fréquence d’environ un siècle -, la maison peut s’élever jusqu’à 2,7 m au-dessus du niveau du sol.

Pour des raisons de sécurité, le gaz est proscrit. Et, afin que cette maison flottante électrique reste fonctionnelle durant une période d’inondation, les conduites d’eau potables et usées ainsi que les gaines électriques sont flexibles et peuvent s’allonger de 3 mètres.

Implantée au milieu de la Tamise, sur un îlot inondable, cette maison innovante, qui devrait être habitée avant la fin de l’année, ne pourrait-elle pas devenir la solution standard pour toutes les zones inondables d’Europe ?

 

Plutôt que de la surélever, plonger la dans l’eau, vous gagnerez des m²

 

L’équipe de maîtrise d’œuvre estime que cette habitation amphibie, qui nécessite l’installation de deux  fondations – celle du bassin et celle de la maison – engendre un surinvestissement de l’ordre de 15 à 20% par rapport à une maison similaire traditionnelle. Mais d’après l’agence Baca, le coût n’est pas plus élevé que celui d’une maison surélevée et, la hauteur d’une nouvelle construction étant limitée par l’équivalent anglais de notre Plan local d’Urbanisme, les architectes britanniques mettent en avant le fait que leur maison flottante permet de disposer, pour une surface au sol identique, de plus de m² de surface habitable. L’autre avantage est la préservation d’un accès direct sur le jardin.

Mais vivre dans une maison qui flotte fait de vous un « marin ». Rappelant qu’un navire doit régulièrement passer un contrôle technique, l’équipe de maîtrise d’œuvre préconise de tester tous les cinq ans la flottaison de la maison.

Si Baca compte bien multiplier le nombre de « maisons navires », elle réfléchit également à l’adaptation des habitations existantes. Avec Aquobox, société britannique spécialisée dans les solutions de gestion des inondations, l’agence d’architecture va réaliser un prototype qui accumulera les solutions techniques permettant de faire face à une crue. La maison truffée d’équipements résistants aux inondations, comme une cuisine ne craignant pas la montée des eaux, sera exposée dans l’«Innovation Park », parc de l’agence de certification environnementale britannique Breeam, à une trentaine de kilomètres au nord de Londres, dans la ville de Watford.

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A Toulouse une start up met au point l'anti vol pour vélo géolocalisable

A Toulouse une start up met au point l'anti vol pour vélo géolocalisable | Think outside the Box | Scoop.it
"Nigibike" c'est le nom de cet anti-vol électronique nouvelle génération mis au point par Sigfox, une PME de Labège.


A Toulouse, 2.500 vélos ont officiellement été volés l'an dernier, soit sept par jour en moyenne. Une statistique très en dessous de la réalité car la plupart des victimes de vol ne déposent pas plainte. Alors l'anti-vol géolocalisé est il la solution d'avenir pour limiter ces vols ?

Réponse avec le reportage de Julien Laignez.

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Das Instant Auto : bienvenue dans le monde des bolides qui marchent à l’eau

Das Instant Auto : bienvenue dans le monde des bolides qui marchent à l’eau | Think outside the Box | Scoop.it

Ce véhicule au nom énigmatique de Quant e-Sportlimousine fait sensation en Europe où il vient juste de recevoir l’homologation pour une utilisation sur route. Selon son constructeur basé au Liechtenstein NanoFlowCell AG, ce véhicule électrique est capable de passer de 0 à 100 kilomètre-heure en seulement 2,8 secondes, il atteint une vitesse maximale de 350 km/h et offre une autonomie de 600 km par charge. Petit détail, cette voiture est alimentée par une batterie à l’eau salée.

Ce véhicule a éveillé l’intérêt des chercheurs de GE qui travaillent également sur ce qu’on appelle les batteries à flux, qui utilisent des liquides à base d’eau pour stocker la charge électrique. « Je m’intéresse de près aux recherches menées par NanoFuelCell », a déclaré Grigorii Soloveichik, docteur en chimie, qui travaille sur la mise au point des batteries dans les laboratoires GE. « Cette voiture à batterie à flux mise au point par ce constructeur est remarquable du point de vue de la conduite. »


Contrairement aux batteries traditionnelles, qui emploient des matières solides pour stocker et libérer l’énergie, les batteries à flux utilisent des liquides chargés, conservés dans des réservoirs séparés. Ces liquides chargés sont uniquement en contact étroit pendant la production d’électricité, ce qui réduit considérablement le risque d’incendie. « Cette technique permet d’accroître nettement le niveau de sécurité et les matériaux des électrodes se dégradent beaucoup moins pendant l’utilisation », explique Soloveichik, « ce qui permet de les réutiliser de très nombreuses fois.»


Légende de la photo : Premier modèle de batterie à flux à base d’eau conçu pour être utilisé sur des véhicules électriques.

 Selon Soloveichik, les batteries à flux peuvent contenir « des dizaines de kilowattheures », dans la mesure où c’est la taille des réservoirs qui détermine la quantité d’énergie que les batteries peuvent stocker. Outre les véhicules, les batteries à flux peuvent être utilisées comme énergie de secours pour les systèmes commerciaux et résidentiels, pour stocker l’électricité produite par des sources d’énergie renouvelables et également pour venir en appui au réseau électrique. « Elles peuvent par exemple stocker l’énergie éolienne, de sorte que les compagnies d’électricité puissent les utiliser quand elles en ont besoin », poursuit Soloveichik.

Cette technologie pourrait prochainement s’avérer utile. Il y a un an, la Californie a instauré le premier mandat de stockage d’énergie aux États-Unis, imposant aux distributeurs d’électricité d’acquérir 200 mégawatts de stockage d’énergie d’ici 2014, et 1 325 à l’horizon 2020. Cette mesure a pour but d’améliorer la fiabilité du réseau et de capter et de stocker une part plus importante d’énergies renouvelables.

Soloveichik a publié récemment un article dans la revue Naturesur les recherches en matière de batteries à flux menées par une équipe de Harvard. Dans cet article, il explique que l’augmentation de la part de « sources d’énergies renouvelables disponibles par intermittence », comme l’énergie éolienne et solaire à plus de 20 % nécessiterait de disposer de nouveaux « systèmes de stockage bon marché et flexibles. » Les batteries à flux pourraient bien être la solution.

 

Il explique que, en l’état l’actuel des choses, les possibilités sont limitées soit à des zones géographiques très précises (telles que le pompage de l’eau à partir d’un réservoir vers un niveau élevé comme source d’énergie potentielle), soit à des solutions onéreuses (par exemple, des batteries conventionnelles, des volants d’inertie et des systèmes de stockage électromagnétique supraconducteur).

Au cours des cinq dernières années, les chercheurs de GE ont développé des carburants liquides pour batteries à flux dont l’énergie massique est suffisamment élevée pour alimenter des voitures électriques. Ce projet s’inscrit dans le cadre des programmes du Energy Frontier Research Center, financé par le Département américain de l’énergie.

Soloveichik et son équipe travaillent actuellement dans le cadre du programme ARPA-e, sous l’égide du Département de l’énergie, en vue de mettre au point une batterie à base d’eau capable d’alimenter un véhicule électrique dont l’autonomie serait de 380 km.

Son équipe et lui ont d’ores et déjà prouvé que les objectifs du programme ARAP-e, en termes d’énergie massique et de coût, sont réalisables. Il leur reste maintenant à obtenir suffisamment de puissance en agissant sur la chimie de la batterie. Si l’on en croit Soloveichik : « Il s’agit d’une technologie novatrice et nous pensons que nous pouvons dépasser les objectifs initiaux. »


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NanoFlowcell invente le moteur à eau salée

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Le titre de ce billet n’est pas une plaisanterie, la technologie du flow cell ou cellules à flux est bien réelle même s’il ne s’agit pas d’eau de mer comme nous allons le voir. La firme nanoFlowcell® basée au Lichtenstein a construit plusieurs modèles de voitures aux performances incroyables autour de cette technologie.

La Quantino petite soeur de la Quant F est un petit coupé 2 + 2, long de 3,91 mètres dotée de quatre moteurs de 25 kW chacun qui l’entraine jusqu’à 200 kmh. La Quantino est présentée comme la première étape d’un projet de voiture électrique grand public. L’autonomie de l’engin est supérieure à 1000 kilomètres ce qui est exceptionnel pour une voiture fonctionnant à l’électricité.

Le coupé Quantino reprend la technologie mise au point par nanoFlowcell®. Cette technologie novatrice consiste en deux réservoirs contenant un fluide ionique, l’un chargé positivement, l’autre négativement. Lorsqu’ils entrent en contact, les deux génèrent un courant électrique qui alimente le véhicule en énergie grâce à un accumulateur électrochimique et à une pile à combustible. Ce procédé d’oxydoréduction a été développé par la NASA dans les années 1970 pour alimenter des modules spatiaux.

L’autre particularité du véhicule est de fonctionner avec un courant basse tension de 48 V ce qui est très faible comparé à la tension de  323 V l’e-Golf  ou à celle de la Bluecar (plus de 400 V). Cette basse tension présente bien des avantages en matière de sécurité et notamment en cas d’accident.

Les solutions sont stockées dans deux gros réservoirs de 175 litres chacun. Certains parlent « d’eau salée ». Il ne s’agit pas d’eau de mer mais d’un mélange spécifique de sels métalliques.

L’avantage de ces fluides ioniques est qu’ils ne sont, ni toxiques, ni inflammables et qu’ils résistent au froid. L’inconvénient est la place que prennent les réservoirs, qui limite l’espace habitable, et leur poids, ce qui a amené nanoFlowcell® à développer une carrosserie légère en fibres de carbone. Mais les batteries lithium-ion aussi, pèsent lourd et le constructeur met en avant la densité énergétique de ses batteries qui leur est cinq fois supérieure à poids égal (600 Wh/kg ou litre).

Il est possible de recharger la voiture rapidement en changeant les solutions électrolytiques grâce à une pompe (comme pour un véhicule thermique).

La technologie semble prometteuse et nanoFlowcell® est en attente d’homologation.

Il y a cependant des contraintes :  le remplacement des  350 litres de fluide ionique risque de prendre du temps même si le remplissage des deux réservoirs s’effectue simultanément au moyen d’un double tuyau. Où s’effectuera le chargement du liquide ionique ? Il faudra constituer un réseau de remplissage même si la grande autonomie des voitures autorise une densité moindre que celle d’un réseau de recharge électrique.

Rouler en « voiture à eau » n’est sans doute pas pour demain mais sur « le papier et en video » la technologie est séduisante. Vous verrez ci-dessous la vidéo de présentation de la Quant qui a inspiré la Quantino.

 

Philippe Brendel

 

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Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies

Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies | Think outside the Box | Scoop.it
Aux États-Unis, le chercheur Christoph Kohstall a mis au point Nixie, un drone miniature qui se porte comme une montre et qui permet de prendre des selfie des photographies.


Nixie s'interconnecte directement avec votre smartphone, et grâce à sa caméra intégrée, vous allez pouvoir contrôler depuis votre écran les photos que vous souhaitez prendre.

Une fois votre séance photographie terminée, vous pouvez demander à Nixie de revenir se poser sur votre poignet et reprendre son apparence de "montre". Nixie est un projet développé dans le cadre de la compétition "Make It Wearable" organisée par Intel, durant laquelle il a terminé parmi les finalistes.

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Pilo, une pile rechargeable à l'infini

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Des ingénieux parisiens ont mis au point un système de pile qui se recharge en la secouant. De quoi révolutionner le secteur des piles ? A voir….

Pilo, une pile rechargeable… par le mouvement

600 millions de piles vendues chaque année, rien qu’en France et tous les ans 20% des piles seulement qui sont recyclées en Europe, selon des chiffres de l’Ademe.

Résultat : des dizaines de milliers de tonnes de déchets, des déchets toxiques. Autant dire qu’il n’est pas inutile, à part pour les producteurs de piles bien entendu, de chercher une solution moins polluante et pérenne pour la fin de vie de leurs produits.

Alors qu’en Espagne on travaille par exemple sur l’ampoule éternelle, des ingénieurs français ont travaillé sur la question de la pile éternelle.

Certes les piles rechargeables sont déjà une première solution, mais la puissance des accumulateurs diminue au fil du temps avant de ne plus pouvoir emmagasiner d’énergie. Imaginez maintenant pouvoir recharger à l’infini ? C’est le principe de Pilo

 

Un rechargement très rapide

 

Pilo se recharge très facilement, sans chargeur, et très rapidement : en un mouvement de moins de 3 secondes. La pile a un format AA, 1,5V et a une durée d’utilisation limitée.

Elle a été conçue pour tous les usages du quotidien qui ne nécessitent pas de l’énergie sur une longue durée : on oublie les lampes, on oublie les horloges, on oublie les alarmes et les DAAF.

  • Pilo est par contre bien adaptée aux petits objets domestiques, comme les lampes de poche, aux télécommandes, aux manettes de jeu et autres objets qui n’ont pas besoin d’une pile longue durée et qu’on a pourtant tendance à devoir remplacer trop régulièrement.

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Mouvements saccadés bienvenus

Le système n’a pas été dévoilé en profondeur mais il s’agit de transformer le mouvement en électricité de manière à produire l’électricité pour une utilisation ponctuelle. Pas si loin de la dynamo finalement, en plus doux. Selon le site de Pilo, il n’y aurait aucune substance polluante et tous les composants seraient recyclables.

La start-up parisienne travaille toujours sur la technologie, a produit un prototype et lancé les précommandes de Pilo, laquelle coûterait 7,50€ l’unité.

Jacques Le Bris's insight:


Plus d’informations sur Pilo : http://www.pilo.cool/



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Open innovation : un nouveau paradigme inéluctable ?

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La propagation instantanée de l'information ringardise les stratégies d'innovation en silo, pondues dans les conciliabules des départements de R&D. L'heure est au participatif, à l'ouverture, mais dans quelle mesure ? Tentative de réponse au détour de premiers exemples.

Il fut un temps pas si lointain – et c'est sans doute encore bien actuel - où les nouvelles idées devaient être gardées jalousement si l'on voulait assurer la réussite d'un nouveau produit, d'une start-up. Les inventeurs arpentaient frénétiquement et anxieusement le Net pour se rassurer de la primeur de leur innovation. Une posture dépassée ?

On pourrait le croire en constatant à quel point les informations circulent vite. « Il ne faut pas se leurrer : nous sommes résolument entrés dans un monde ouvert. La position qui consiste à s'interdire, par principe, de regarder ce qui se fait ailleurs, est devenue arrogante. Aux Etats-Unis, des formules circulent en guise de provocation pour rompre avec cette hypocrisie : par exemple, « Copy And Steal Everything » ou « Keep it Stupid and Simple » ! », explique Eric Delacourt, directeur associé de La Bûche Maîtresse, une agence de créativité et d'innovation basée à Toulouse.

L'enjeu aujourd'hui serait donc clairement passé au stade de savoir comment les entreprises peuvent progresser ensemble au bénéfice de leur singularité : l'open-innovation est née. Elle est d'une certaine manière un prolongement de l'esprit qui préside aux communautés du logiciel libre.

Management participatif

Concrètement, des processus se dégagent de ces nouvelles approches. Ce nouveau paradigme, en premier lieu, signifie décloisonnement. Un principe que de premières entreprises testent en interne.

Exemple avec... une banque ! Nicolas Ochoa, directeur de l'innovation de la Banque Populaire Occitane, a mis en place, avec l'assentiment de la direction générale, les bases d'un nouveau management participatif. « Nous faisons le pari de l'intelligence collective, et pour cela nous entendons libérer la parole. Pour mettre en pratique cette ambition, nous avons mis en place un forum internet interne dans lequel tous les salariés peuvent porter leurs idées d'amélioration de la banque, de création de nouveaux produits. Et cela, c'est important, sans modération des commentaires ni sans avoir à demander l'autorisation de son manager pour s'y exprimer ! », détaille Nicolas Ochoa.

Une démarche fructueuse : à ce jour, 80 projets ont émergé. « Nous sélectionnons les propositions qui ont fait un buzz positif. Je me fais ensuite le facilitateur pour présenter ces nouvelles idées – une quinzaine à ce jour - au top-management », précise le directeur de l'innovation.

En l'occurrence, beaucoup de contributions ont tourné autour de la notion de dématérialisation. 28 agences régionales portent ainsi un projet pilote de produits vendus et gérés à distance. Exemples : échanges des clients avec les conseillers financiers en visioconférence, ou encore, mise à disposition d'un outil de signature électronique permettant d'éviter des déplacements et, du coup, des rejets de CO2 intempestifs.

Une telle démarche participative est pour autant loin d'être un fait commun dans le milieu économique. « Mais nombre de directions sentent qu'elles sont à un tournant dans la gestion de leur entreprise : il faut aborder le management d'une autre manière [alors qu'arrive la nouvelle génération dite de digital natives]. Demain c'est le leadership créatif qui permettra de se différencier, et il passera par la co-contruction des décisions », projette Eric Delacourt.

L'Open Innovation compatible avec le marché concurrentiel ?

Le partage, la transparence que promettent l'open-innovation sont tout de même encore timides lorsqu'ils s'agit de l'environnement externe des entreprises. Mais des initiatives sont à souligner. Toujours à la Banque Populaire Occitane, un nouveau service, S-money, ou porte-monnaie virtuel via smartphones, que MID e-news avait dévoilé en novembre 2012, a été développé en se mettant à l'écoute d'un groupe d'entreprises clientes. Celles-ci se sont prêtées au jeu de testeur de l'application et ont exprimé leurs desideratas. Ce qui est loin d'être nouveau : le développement de nouveaux produits s'appuie depuis longtemps sur des focus groups et sur l'analyse des attentes des consommateurs. Apple est à cet égard un maître à penser. La différence aujourd'hui avec l'open-innovation se situerait dans la manière : sortir de ses murs, aller à la rencontre de ses clients, établir une communication plus directe, et discuter plus librement. Et ne plus se baser uniquement sur des données déclaratives d'études marketing « dont il faut se méfier », prévient Eric Delacourt.

Pour autant, l'image d'une open-innovation conduisant à des échanges plus horizontaux entre les entreprises reste à construire.

Le biscuitier Poult veut montrer l'exemple. En se rapprochant des laboratoires Pierre Fabre et d'une entreprise innovante, Végéplast, le petit consortium spontané a mis au point un « biscuit anti-stress ». Une innovation portée aux nues par Carlos Verkaeren, le patron de Poult, estimant notamment, chez nos confrères d'Objectif News que « le management participatif » est un « avantage concurrentiel ultime ».

Il faut toutefois observer qu'ici, les porteurs de ce projet sont des partenaires qui ont des positionnements connexes et non frontaux. Pour autant, la compétition resterait-elle la barrière infranchissable de l'open-innovation ?

Or, les entreprises évoluant sur de mêmes secteurs d'activité sont souvent concurrentes un jour, partenaires le lendemain. Et chacun connait aussi les lieux où les frontières économiques s'estompent : ils se nomment les réseaux, les amitiés qui naissent aux détours des soirées comme celles des "Cantine" numériques. Ces espaces qui se développent deviennent la manifestation naturelle et un creuset de cette innovation ouverte.

Les pôles de compétitivité sont également à l'image de cette transversalité qui croît dans le champ inter-entreprises. Mais les grands groupes cornaquent encore bel et bien les projets de R&D qui naissent dans le sillage de ces clusters.

L'innovation ouverte nécessite sans doute également un interfaçage des entreprises et des laboratoires publics plus large et plus souple qu'il ne l'est aujourd'hui. Et là, le champ est largement encore en friche en France, contrairement, par exemple, aux Etats-Unis. Un potentiel qu'entendent catalyser les clusters, mais aussi des associations telles que La Mêlée, Digital Place ou la TIC Valley dans le domaine des TIC.

Frédéric Dessort

Vendredi, 28 Juin 2013

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