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Energie solaire : mais pourquoi EDF et l’Etat laissent-ils tomber une invention prometteuse ?

Energie solaire : mais pourquoi EDF et l’Etat laissent-ils tomber une invention prometteuse ? | Think outside the Box | Scoop.it

C’est une innovation prometteuse : équiper les fenêtres des bâtiments d’un filtre photovoltaïque aux allures de vitres fumées, qui permet de produire de l’électricité. De quoi rendre les bâtiments plus autonomes et favoriser l’essor des énergies renouvelables. Problème : EDF a décidé de cesser l’activité de sa filiale, Nexcis, qui a mis au point le procédé. Abasourdis par la décision, les salariés, menacés par un plan social, proposent de reprendre l’entreprise, avec le soutien de syndicats. Mais dans l’indifférence, pour l’instant, du gouvernement.

L’été s’annonce long et angoissant pour les 77 salariés de Nexcis, une filiale d’EDF spécialisée dans la recherche en énergie photovoltaïque, implantée près d’Aix-en-Provence. Ils sont menacés de licenciements après qu’EDF a annoncé la liquidation de la société. Une annonce d’autant plus surprenante que les ingénieurs et techniciens de Nexcis ont mis au point un procédé digne d’intérêt : de minces panneaux photovoltaïques intégrés dans le double vitrage des bâtiments, maisons comme immeubles. Ces fenêtres appelées BIPV (pour « Building integrated photovoltaïc ») permettent à la fois de moduler la luminosité et de produire l’électricité.

« Des ouvrages avec des vitres orientées à l’est, à l’ouest et au sud pourraient être autosuffisants en énergie le jour », assure Bertrand Bertrand, responsable design et fiabilité de la filiale. « Nexcis a développé une technologie très prometteuse avec des rendements très satisfaisants », confirme un observateur extérieur, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (ENR). La technologie BIPV a été finalisée en novembre 2014. Pour ses recherches, Nexcis, lancée conjointement en 2009 par EDF et l’Institut de recherche et développement pour l’énergie photovoltaïque (Irdep) [1] a bénéficié d’un investissement de 75 millions d’euros, dont un tiers d’aides publiques. 17 brevets ont été déposés. L’invention n’attend plus qu’à être commercialisée, avec la perspective d’améliorer la sobriété et l’autonomie énergétique des bâtiments qui en seront équipés.

 

« Quand EDF nous a annoncé la fin, nous n’avions rien vu venir »

La direction d’EDF en a décidé autrement, en annonçant en février dernier la cessation d’activités de la filiale et un « plan de sauvegarde de l’emploi ». Les salariés en ont été les premiers surpris. « Nous étions tranquillement en train de travailler à ces recherches. Pas d’ouvriers, pas de culture syndicale, et quand EDF nous a annoncé la fin, nous n’avions rien vu venir », confie Stephan Dainotti, représentant du personnel qui s’est depuis syndiqué à la CGT quand il s’est aperçu que « la CFDT signait tout, tout de suite ».

Pourquoi risquer de ruiner ainsi six années de fructueuses innovations ? Le mystère demeure. « Jean-Bernard Lévy [le nouveau PDG d’EDF] est arrivé en octobre dernier. Il est là pour rendre EDF le plus rentable possible. Nexcis étant un centre de recherche avec un coût, il coupe la branche », avance le représentant syndical. D’autant que l’invention, si elle est mise en œuvre à grande échelle, pourrait contribuer à réduire la consommation d’électricité produite par EDF et, à terme, entraver ses bénéfices. On sait le peu de cas que l’électricien réserve, pour l’instant, au développement des énergies renouvelables : elles ne pèsent que 0,1% de sa production d’électricité en France (hors barrages qui pèsent 9,8%, le nucléaire représentant 88%, voir notre document sur le sujet). Ce qui n’a pas empêché l’entreprise publique a être choisie par le gouvernement comme sponsor de la conférence sur le climat, fin 2015 à Paris.

 

« Pépite technologique »

Pour Stephan Dainotti, les actionnaires de Nexcis, au premier rang desquels EDF, « se sont dit qu’il y avait quelque chose à tirer de ces recherches, qu’il fallait juste mettre les brevets au chaud pour les récupérer plus tard » [2]. Et les revendre à bon prix, sans s’embarrasser de 77 salariés. Cette hypothèse s’appuie sur le sort réservé par EDF au rapport demandé à la banque Rothschild. Entre mai et novembre 2014, la banque est mandatée par EDF pour trouver de nouveaux investisseurs potentiels à Nexcis. Selon, Stephan Dainotti, si la banque n’a pas identifié de nouveaux partenaires, elle a conseillé à EDF de préserver sa filiale. « Au regard des premiers résultats sur le BIPV tombés mi-novembre, la banque a malgré tout défendu le scénario d’une poursuite de l’activité de Nexcis sur deux ou trois ans pour tenter d’exploiter au mieux cette pépite technologique », commente le syndicaliste.

EDF en a décidé autrement, peut-être aussi à cause de la rude concurrence sur le marché du photovoltaïque, déstabilisé par l’arrivée d’entreprises chinoises. Egalement à cause des aléas du soutien public à la filière. « Je n’ai pas suffisamment d’éléments pour analyser les raisons du lâchage de Nexcis par EDF, prévient le président du Syndicat des énergies renouvelables, Jean-Louis Bal. Mais je peux dire que l’état actuel du développement de la filière photovoltaïque en France, très dépendante d’appels d’offres toujours repoussés, ne favorise pas l’investissement industriel. L’extrême irrégularité du marché crée une situation difficile, y compris pour des entreprises françaises telles que Photowatt [reprise en 2012 par EDF], Voltec Solar ou Fonroche. »

 

Projet de reprise par des salariés

En avril, treize chercheurs du CNRS, spécialisés dans le photovoltaïque, appelaient à « sortir Nexcis de la vallée de la mort » et à « explorer, avant qu’il ne soit trop tard, toutes les solutions susceptibles de préserver les acquis uniques portés par Nexcis dans le domaine du photovoltaïque en France ». (à lire sur Mediapart). Contactée, la direction d’EDF n’a pas souhaité commenter sa décision. Le nouveau directeur général de Nexcis, Michel Rubino, nommé en avril à la place de son prédécesseur, en congé maladie depuis le mois de mars, attend, lui, que des repreneurs se manifestent.

Car l’histoire de Nexcis et de son procédé n’est pas terminée. Trois dossiers de reprise devraient être déposés d’ici le 15 juillet, dont un porté par des salariés. Une quarantaine d’entre eux se sont associés à une start-up de sept personnes, créée en 2011 et installée à Gardanne, Crosslux. La TPE a développé une technique qui ajoute de la valeur esthétique au vitrage en lui conférant un aspect vitre fumée. Utilisant la technologie CIGS (pour « cuivre indium gallium et sélénium ») d’élaboration de cellules photovoltaïques en couche mince, ce procédé est considéré comme performant d’un point de vue économique et énergétique par la plupart des acteurs du secteur. « Nexcis a un produit mais pas de marché. Crosslux a un marché mais pas encore de produit », résume Pierre Yves Thoulon, directeur technique de la petite entreprise, pour expliquer leur projet de « mariage ». Deux entreprises du bâtiment, Bouygues Construction et TCE Solar, une entreprise de BTP spécialisée dans les bâtiments à « énergie positive », seraient intéressées. A terme, la nouvelle activité pourrait créer 150 à 200 emplois.

 

Le gouvernement aux abonnés absents

Des soutiens politiques commencent à se manifester. Des élus locaux du Front de gauche, l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, ou la maire d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains (UMP), sont intervenues (une pétition de soutien a été lancée mi avril). Mais le soutien de l’Etat, propriétaire à 84% d’EDF, se fait attendre. « Dans cette affaire, il ne joue pas son rôle et cet abandon nous désole, commente Laurent Langlard, porte-parole de la Fédération mines et énergies de la CGT, qui défend la mise en place de vraies filières industrielles sur les énergies renouvelables. »

Les salariés de Nexcis ont été reçus fin mars par Elisabeth Borne, alors directrice de cabinet de Ségolène Royal [3] : « Ils nous ont écoutés, nous ont dit qu’ils nous comprenaient, mais on attend toujours leur retour », relate, dépité, un salarié de Nexcis. « On soutient leur projet de reprise à 200%, d’autant que potentiellement il devrait créer de l’emploi. Alors que l’Etat parle beaucoup de transition énergétique, ce choix de lâcher Nexcis le renvoie à ses propres contradictions ! », s’agace Gilbert Benhamou, de la CGT des Bouches-du- Rhône. Le silence va-t-il se rompre ? « On attend la loi sur la transition énergétique censée donner plus de visibilité aux énergies renouvelables et notamment au photovoltaïque, souligne Jean-Louis Bal. Le gouvernement sera contraint d’y allouer des moyens, filière par filière. On verra alors quelle est la réelle volonté de l’Etat. En attendant, la fermeture de Nexcis par EDF est bien révélatrice d’une contradiction majeure de l’Etat. » Une de plus en matière de créations d’emplois associée à l’enjeu de la transition énergétique.

Emmanuel Riondé

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La panne boursière d’EDF et de GDF-Suez se poursuit

La panne boursière d’EDF et de GDF-Suez se poursuit | Think outside the Box | Scoop.it
EDF et GDF Suez souffrent en Bourse depuis 5 ans. Malgré un dividende généreux, les deux groupes manquent de visibilité

 

C’est ce qui s’appelle manquer d’énergie ! Depuis le début de l’année, EDF et GDF Suez affichent les deux plus mauvaises performances du CAC 40 : +0,48 pour EDF et - 2,9 % pour GDF Suez, à comparer au + 17,53 % du CAC . Et le désamour ne date pas d’hier.. EDF (-39,3 % depuis 2010) et GDF (-32,4 %) apparaissent en effet dans le flop 5 des plus mauvaises performances du CAC 40 depuis 5 ans. Dans le même temps, la Bourse de Paris a regagné près de 29 % !

Pourquoi les investisseurs boudent-ils ces deux géants de l’énergie? D’abord, c’est tout le secteur qui souffre en Europe. L’indice Bloomberg Electric progresse ainsi deux fois moins vite que l’Euro Stoxx depuis le début de l’année. Si les équipementiers Prysmian (+25 %), Schneider (+ 21%) et Legrand (+14 %) s’en sortent bien, les producteurs sont à la peine, à l’instar des allemands E.ON et RWE, seules valeurs en baisse (avec Lufthansa) depuis le début de l’année sur le Dax. « C’est un secteur lié aux sociétés énergétiques et aux cycles des prix du pétrole. Les prix sont sous-pression actuellement », note Martin Skanberg, gérant actions européennes chez Schroders. Un exemple : GDF Suez estime l’impact de la baisse des prix du pétrole et du gaz à 900 millions d’euros sur son bénéfice opérationnel (ebitda) prévu cette année.

Transition d’un marché réglementé vers un marché libéralisé

Si GDF souffre de la baisse des prix du gaz, EDF va devoir faire face en fin d’année à la mise en application de la loi Nome sur le marché de l’électricité pour les gros consommateurs. Sa note vient d’ailleurs d’être placé sous surveillance en vue d’un abaissement par Moody’s en raison « du risque associé à la transition d’un marché réglementé vers un marché libéralisé, alors que les prix du marché sont inférieurs à ceux des tarifs régulés pour l’énergie nucléaire », commente François Chaulet. Au final, les deux groupes souffrent d’un handicap certain en période d’inflation basse: dans un marché très régulé, ils ne sont pas maître de leurs tarifs.

Leur lien avec l’Etat actionnaire peut aussi rebuter certains actionnaires. Ceux-ci ont d’ailleurs vivement réagi aux rumeurs de rapprochement entre EDF et Areva . En 4 jours, début mars, l’action EDF a plongé de plus de 8 %. « Ils craignent que l’Etat ne se serve d’EDF pour recapitaliser Areva qui aurait besoin d’une injection de liquidités de 4 à 5 milliards, pour faire face à ses dépenses, ce qui priverait EDF des ressources nécessaires à son expansion », poursuit François Chaulet. Par ailleurs, les rumeurs d’allègement de la participation de l’Etat français au capital (de 33,2 % à 25 %) pèsent aussi sur l’action GDF Suez, dans la mesure où cela fait craindre un afflux de titres sur le marché.

Coûts liés au démantèlement des centrales

Enfin, EDF et GDF Suez souffrent de leur image de valeurs nucléaires. Non pas que les marchés se soient convertis au rejet de cette source d’énergie, mais ceux-ci s’interrogent sur les coûts liés au démantèlement des centrales. Le risque d’une augmentation substantielle des provisions d’EDF dans les prochaines années hantent certains analystes. Quant à GDF Suez, « le groupe a rencontré des difficultés en Belgique où deux réacteurs sont à l’arrêt en raison de contrôles », souligne François Chaulet chez Montségur Finance. Pour combien de temps ? Le redémarrage de Doel 3 et Tihange 2 n’est pas prévu avant juillet prochain.

Cela fait beaucoup pour deux groupes qui ont pourtant enregistré des résultats 2014 conformes aux attentes et qui offrent, qui plus est, un confortable rendement : 5,3 % brut pour GDF Suez, 5,45 % pour EDF. Reste que le chiffre d’affaires des deux groupes peine à croître et cette absence de croissance, explique aussi le peu d’appétit des investisseurs. La Société Générale vient ainsi de passer d’acheter à conserver sur EDF, une action en « mode wait-and-see avec un rendement de 5 % ».


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Japan’s plan to supply all the world’s energy from a giant solar power plant on the moon

Japan’s plan to supply all the world’s energy from a giant solar power plant on the moon | Think outside the Box | Scoop.it

Press here for power.

 

Shimizu, a Japanese architectural and engineering firm, has a solution for the climate crisis: Simply build a band of solar panels 400 kilometers (249 miles) wide (pdf) running all the way around the Moon’s 11,000-kilometer (6,835 mile) equator and beam the carbon-free energy back to Earth in the form of microwaves, which are converted into electricity at ground stations.

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That means mining construction materials on the Moon and setting up factories to make the solar panels. “Robots will perform various tasks on the lunar surface, including ground leveling and excavation of hard bottom strata,” according to Shimizu, which is known for a series of far-fetched “dream projects” including pyramid cities and a space hotel. The company proposes to start building the Luna Ring in 2035. “Machines and equipment from the Earth will be assembled in space and landed on the lunar surface for installation,” says the proposal.

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If that sounds like a sci-fi fantasy—and fantastically expensive—it’s not completely crazy. California regulators, for instance, in 2009 approved a contract that utility Pacific Gas & Electric signed to buy 200 megawatts of electricity from an orbiting solar power plant to be built by a Los Angeles area startup called Solaren. The space-based photovoltaic farm would consist of a kilometer-wide inflatable Mylar mirror that would concentrate the sun’s rays on a smaller mirror, which would in turn focus the sunlight on to high-efficiency solar panels. These would generate electricity, which would be converted into radio frequency waves, transmitted to a giant ground station near Fresno, California, and then converted back into electricity.

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Unlike terrestrial solar power plants, orbiting solar panels can generate energy around the clock. The part-time nature of earthbound solar power means it can’t currently supply the minimum or “baseload” demand without backup from fossil-fuel plants. However, the cost of lifting the solar panels into orbit would be far higher than for building a photovoltaic power plant on earth.

1

Not much has been heard from Solaren since then, but last year Michael Peevey, president of the California Public Utilities Commission, said in a speech that the project was still under development. “Although this sounds like science fiction, I am hopeful that recent advances in thinner, lighter-weight solar modules will make this technology feasible,” Peevey said. “I believe it is worth taking a chance on this technology because as a baseload resource, space-based solar may help to displace coal-fired capacity that would otherwise meet those needs.”

+But even if the energy that eventually comes from a solar power plant on the the Moon justifies the costs of building one—not to mention the fossil fuel you have to burn to get the machinery up there—Shimizu’s greatest hurdle may be staking a claim on all that lunar real estate, points out Wired. “Outer space law is notoriously difficult to apply in practice and may scupper the plans long before anything gets built.”
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Orange Sound Charge for Glastonbury 2011

Orange, Official Communications Partner for the Glastonbury Festival, today announced the Orange Sound Charge; the latest invention in the world of mobile charging technology with an innovative gadget that powers mobile phones using sound.

The Sound Charge uses an existing technology in a revolutionary way; by reversing the use of a product called Piezoelectric film within a specially designed t-shirt, allowing people to charge their mobile phones whilst enjoying their favourite act at Glastonbury.
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C’est maintenant au nucléaire de prouver qu’il coûte moins cher que les renouvelables

C’est maintenant au nucléaire de prouver qu’il coûte moins cher que les renouvelables | Think outside the Box | Scoop.it

L’explosif rapport de l’Ademe montre que le nucléaire n’est plus compétitif face aux renouvelables, mettant la politique nucléariste dans l’obligation de justifier sa légitimité. Il faut lancer sérieusement ce débat soigneusement escamoté jusqu’ici par les pouvoirs publics.

A la lecture du scénario « Vers un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 » de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) qu’a révélé Mediapart dans son édition du 8 avril 2015, 

on comprend pourquoi les services du ministère de l’Ecologie et de l’Energie ont tout fait pour qu’il reste le plus longtemps possible dans un tiroir.

 

Certes, d’autres, notamment Négawatt et Global chance, avaient montré depuis plusieurs années qu’une sortie du nucléaire au profit des renouvelables était non seulement possible mais souhaitable en termes économiques et environnementaux.

Mais il ne s’agissait guère que d’experts « indépendants » qu’on pouvait soupçonner de parti pris écolo. Mais si l’Ademe, appuyée d’un centre d’études du propre sérail du Corps des mines (Armines Persée), se met à justifier en détail ce genre de scénario, la menace devient sérieuse.

100 % de renouvelables en 2050

L’Ademe démontre en effet, chiffres à l’appui, que l’idée d’un système électrique totalement renouvelable à l’horizon 2050 est non seulement techniquement, mais aussi économiquement crédible : des coûts d’électricité de 11,5 à 12 centimes d’euro par kWh (contre 9,1 centimes actuellement) qui risquent fort de se révéler inférieurs à ceux associés à une poursuite de la politique nucléaire actuelle.

On sait bien effet aujourd’hui, grâce au dernier rapport de la Cour des comptes, que la réhabilitation du parc (pour dix ou vingt ans supplémentaires) va augmenter les coûts de 3 à 4 c/kWh sans pour autant régler l’épineuse question du renouvellement du parc qui restera néanmoins indispensable dans vingt ans. Et les nouveaux malheurs de l’EPR, dont la cuve n’inspire pour le moins pas confiance, vont encore plomber son coût, si jamais il voit le jour, ce qui paraît de plus en plus improbable.

Dans ces conditions, il ne suffit plus de nier l’existence d’une politique crédible, différente de la politique actuelle, il va falloir démontrer que la politique actuelle est la meilleure…

Relancer un débat escamoté

En effet, si une politique tout renouvelable est possible, avec ses avantages évidents en termes d’environnement, d’indépendance énergétique et d’emploi, on voit mal pourquoi on s’obstinerait dans une politique dont les risques environnementaux (accident majeur, déchets, etc.) et industriels sont d’une autre ampleur.

C’est maintenant aux services du ministère, soit d’apporter la preuve que le scénario de l’Ademe ne tient pas la route, soit de montrer les avantages d’une poursuite de la politique actuelle.

En tentant de réduire l’Ademe au silence, le ministère de l’Ecologie ne chercherait-il qu’à gagner le temps nécessaire à la mise en place d’une programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dans la continuité de la politique passée, au besoin avec quelques inflexions ?

Ce serait une grave erreur, car, si finalement, c’est la perspective d’un système électrique à dominante renouvelable qui doit finalement l’emporter à long terme, c’est dès la prochaine programmation pluriannuelle énergétique (PPE) qu’il faut en prendre acte. Nous n’avons pas le loisir de perdre cinq ans de plus avant de prendre les mesures qu’imposerait cette nouvelle orientation, en particulier en termes d’infrastructures de transport et d’économie d’électricité.

C’est donc sans attendre qu’il faut lancer et arbitrer ce débat soigneusement escamoté jusqu’ici par les pouvoirs publics avec la complicité active du lobby nucléaire.

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Eric Vidalenc » Les éoliennes, ça commence à bien faire ! ...si on essayait le financement participatif ?

Eric Vidalenc » Les éoliennes, ça commence à bien faire ! ...si on essayait le financement participatif ? | Think outside the Box | Scoop.it

Bataille législative sur la loi de Transition Énergétique au Sénat avec un éloignement à respecter de 1000m pour toute nouvelle éolienne, avis négatif -plus anecdotique certes- rendu sur le parc envisagé dans le Cantal sur le plateau du Coyan… on dirait que les éoliennes, ça commence à bien faire !

Pourtant, on ne peut pas dire qu’on soit à des niveaux faramineux en France : on a installé 8GW, nos voisins allemands 4 fois plus avec moins de potentiel physique (!) et les objectifs du Grenelle à 2020 seront ratés… Aussi, c’est peut dire que le développement de l’éolien ne fait pas consensus. Et cela, alors que c’est actuellement le moyen de production d’électricité renouvelable avec le plus grand potentiel et le plus compétitif !

 

L’éolienne : toujours au mauvais endroit au mauvais moment

Dans le Cantal, à 15km à vol d’oiseau du Puy Mary –classé grand site national-, le projet de parc éolien met les associations vent debout (pour faire un mauvais jeu de mots). Le quotidien local La Montagne reprend les conclusions de l’enquête publique tout juste rendue et peu flatteuse. Au-delà du comportement assez saugrenu des opposants lors des permanences, consignations des remarques, etc… , l’impact paysager apparaît le plus sensible.

L’impact paysager est réel certes, mais le parc se situe à 15 kilomètre du site «à protéger ». Se pose-t-on la question pour les zones industrielles, commerciales et artisanales d’entrées de ville ? En plus, elles consomment des terres agricoles, contribuent à l’étalement urbain et à la consommation d’énergie induite… Et aucun collectif ne s’est monté, que ce soit pour défendre le paysage urbain ou la production agricole locale.

 

Quelle est l’alternative ? Pour quel projet de territoire ?

Au fond, que souhaitent ces opposants pour les territoires ruraux qui ont du mal à vivre, à attirer des activités économiques, voire à simplement les maintenir ? Est-ce qu’ils veulent continuer à acheter du pétrole, du gaz, de l’uranium à des oligarchies et régimes politiques autoritaires ? Que défendent-ils exactement comme modèle ? Un développement économique à bout de souffle et qui a vidé des pans entiers du territoire pour concentrer des populations dans des agglomérations gigantesques ?

Et quel est le projet de territoire qu’ils proposent ? Une « réserves d’indiens » visitée deux mois par an par des parisiens en mal de quiétude ?  Un paysage « sanctuarisé » fait pour les seuls randonneurs ?

Ou bien souhaitent-ils essayer de saisir la chance de la transition énergétique, ce qui concrètement signifie valoriser les potentiels de ressources énergétiques locales ? Et le Cantal, comme la plupart des territoires ruraux en France, dispose de nombreux potentiels : les barrages sont bien connus et déjà largement exploités, l’ensoleillement à plus de 2000h/an est très propice aux installations solaires, les zones à potentiel éolien sont aussi grandes, la biomasse est considérable –que ce soit via les forêts nombreuses ou encore le biogaz issu des effluents d’exploitations agricoles, des déchets- sans oublier la géothermie haute température à Chaudes-Aigues… Bref, tout ce qu’il faut pour être un territoire « 100% énergies renouvelables » exemplaire à moyen terme. Certains s’y essaient même avec des potentiels a priori moins diversifiés, comme Le Mené en Bretagne.

En fait, assez anecdotique à l’échelle française – 9 éoliennes sur les 4000 déjà installées-, ce projet de parc éolien illustre bien une façon de développer les énergies renouvelables qui pourrait expliquer les positions plutôt négatives des locaux. Au moins tout autant que les raisons techniques, la difficulté à faire émerger certains projets en France pourrait résulter de la gouvernance et du portage économique des projets.

 

Et si on essayait les coopératives citoyennes ?

La publication de l’IDDRI qui dresse une analyse des projets d’énergies renouvelables en France et en Allemagne donne des pistes intéressantes.  Sur plus 50GW installés en Allemagne (en France on était à environ 10GW en 2010 avec éolien et solaire), plus de la moitié appartient à des personnes privées ou des agriculteurs ! Et ce ne sont pas seulement des particuliers disposant des moyens d’accueillir et d’investir dans des moyens de productions, les projets sont massivement portés par des coopératives (passées de 75 à 754 fin 2012 !). En France des initiatives en ce sens commencent à prendre de l’ampleur (via notamment le fonds Energie partagée, où des démarches telles que le Livret d’Epargne 3ème révolution industrielle lancé par le Crédit Coopératif en Nord-Pas de Calais…)

Source : IDDRI, Projets citoyens pour la production d’énergie renouvelable : une comparaison France-Allemagne
Working paper n°01/14 janvier 2014 | climat
Noémie Poize (RAEE), Andreas Rüdinger (Iddri)

Peut-être qu’une solution réside donc dans ce portage des projets, où l’essentiel de la valeur ne va pas nourrir une société anonyme abstraite, une multinationale mais plutôt une coopérative ou une Société d’Economie Mixte. Cela peut permettre que la valeur ajoutée créée par le projet ait un réel effet d’entrainement sur le territoire (valeur du bail non captée par les seuls propriétaires fonciers, retombées fiscales pour l’ensemble de la population impactée ou concernée, emplois induits…).

Et les ordres de grandeur ne sont pas tout à fait négligeables. Par exemple, pour un parc de 5 éoliennes de 2 MW, soit un investissement de 13M et un chiffre d’affaire de 1,8M€, les collectivités percevront environ 65 000€/an de taxes locales. Or, les bénéfices issus de la vente de l’électricité produite peuvent représenter 3 à 4 fois ces montants.

Source : Dessin original de Simon Lacalmontie

Si le projet éolien sur le plateau du Coyan dans le Cantal avait été porté par une coopérative d’habitants, la contestation aurait-elle seulement existée ?  Si c’est ainsi que ça se passe en Allemagne, ce n’est peut-être pas tout à fait étranger au déploiement important des énergies renouvelables.

Et si la transition énergétique, qui se traduit concrètement par une décentralisation énergétique,  ne visait qu’à changer les moyens techniques de production (en résumé pour l’électricité en France un peu moins de nucléaire, pour un peu plus de renouvelables) sans rien changer à la répartition de la valeur, au développement des territoires, à la relocalisation… alors effectivement, cette « transition » ne servirait peut-être pas à grand-chose.

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Des panneaux solaires en spray inventés au Japon

Des panneaux solaires en spray inventés au Japon | Think outside the Box | Scoop.it
Alors que le Japon se tourne vers les énergies renouvelables dans le sillage de la catastrophe nucléaire déclenchée par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars, une entreprise nippone vient de révolutionner le secteur des panneaux solaires en développant une peinture photovoltaïque en spray.

RTL Be 26 Août 2011 13h42

Mitsubishi Chemical Corp. a développé une technologie qui permet d'appliquer par pulvérisation des cellules solaires sur tous types de surfaces. Cette technologie permet de multiplier quasiment à l'infini les sources d'énergie photovoltaïque.
Les cellules photovoltaïques pulvérisées sont fabriquées à partir de composés du carbone. Une fois sèches, elles fonctionnent comme des semi-conducteurs et générent de l'électricité lorsqu'elles sont exposés à la lumière. La plupart des installations photovoltaïques actuelles emploient des cristaux de silicone pris en sandwich entre deux couches de verre, et s'installent sur les toits des maisons et des immeubles, ou dans des "parc solaires" qui prennent beaucoup de place.
Les chercheurs essaient depuis longtemps d'augmenter le rendement des panneaux et à faciliter leur installation et leur utilisation.

Mitsubishi Chemical est la première entreprise à développer un prototype de cellules photovoltaïques en spray, qui permet actuellement de convertir 10,1% du rayonnement solaire en énergie.

Ce chiffre est bien en dessous des 20% de conversion des panneaux à base de cristaux de silicone, mais Mitsubishi vise un rendement de 15% d'ici 2015, dans l'optique d'atteindre un jour les 20%.
L'entreprise a précisé que les sprays solaires seraient particulièrement efficaces pour les applications sur structures courbes ou incurvées, comme les cheminées ou les barrières anti-bruit le long des autoroutes.

Appliquée sur des véhicules, l'encre photovoltaïque pourrait aider à leur propulsion, et l'entreprise parle meme de pulvériser la solution sur des surfaces souples comme les vêtements.
Les cellules solaires font moins d'un millimètre d'épaisseur, un record pour une technologie photovoltaïque, et sont dix fois moins lourdes que les installations traditionnelles de taille équivalente, d'après Mitsubishi.
Mitsubishi Chemical a révélé son intention de travailler avec des constructeurs automobiles japonais pour construire une voiture recouverte de ces cellules solaires. L'objectif annoncé est de permettre au prototype de rouler pendant 10 km après avoir été exposé au soleil pendant deux heures.
Les sprays solaires sont un concept innovateur, mais plusieurs institutions travaillent déjà sur des projets similaires. Les chercheurs de l'Australian Commonwealth Scientific and Research Organization, de l'Université de Melbourne et de l'Université de Padoue (Italie) sont actuellement en train collaborer sur un projet de technologie utilisant le laser: en plaçant des nano-particules sur des panneaux ultra-fins, les chercheurs comptent créer des panneaux solaires de l'épaisseur d'une feuille de papier.
JR

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"Changer le monde. Tout un programme", de Jean-Marc Jancovici | Le Cercle Les Echos

"Changer le monde. Tout un programme", de Jean-Marc Jancovici | Le Cercle Les Echos | Think outside the Box | Scoop.it
À l’échelle de quelques siècles, la « lecture énergétique » du monde rend donc logiques la fin de l’esclavage, la désertification des campagnes européennes et américaines, la mondialisation, l’étalement urbain et le pavillon pour tous, les mégapoles cosmopolites, la grande distribution, l’apparition puis la hausse dela durée des congés payés, l’informatique pour tous, les voyages des retraités à travers le monde, la baisse du temps de travail et les forfaits pour portable à 20 euros par mois. Les gains de productivité et la diffusion des techniques ne sont pas la cause, mais bien la conséquence d’une augmentation de la consommation d’énergie permise par son exploitation à rendement croissant.

Et l’économie dans tout ça ? Pourquoi donc apprendre que la production dépend du travail et du capital, sans qu’il y soit jamais question d’énergie, si c’est l’énergie qui commande tout ? La convention monétaire, puisque c’est d’elle qu’il s’agit (et je confesse humblement l’avoir longtemps considérée comme très pertinente), nous a fait confondre l’importance physique des flux (pour laquelle l’énergie est la meilleure unité de mesure) et la quantité de travail humain qu’il faut investir pour avoir le flux en question. Si la seule énergie que nous avons à notre disposition est celle de nos muscles, ce qui a longtemps été le cas, cette convention est bonne : pas d’hommes, pas d’énergie ! Et en pareil cas, à supposer que le prix de tout travail soit le même, la valeur monétaire d’une transformation correspond à la valeur énergétique du travail humain qui permet d’obtenir cette transformation. Mais aujourd’hui, l’énergie mise en oeuvre par les machines domine largement l’énergie humaine, et cette convention selon laquelle on jauge de l’importance de l’énergie à sa place dans le PIB n’a plus aucun sens, parce que 100 % du PIB occidental est peu ou prou asservi à l’approvisionnement énergétique moderne, qui n’est pourtant incarné que dans quelques pourcents du PIB en question.

Si demain nous n’avions plus ni pétrole, ni gaz, ni charbon, ce n’est pas 4 % du PIB que nous perdrions, mais près de 99 % ! Fin des matériaux « modernes » en quantité (métaux, plastiques, ciment), de l’électricité dans l’essentiel des pays du monde, et donc des usines, des pompes, de l’éclairage, de la chaîne du froid, des banques, des transports, des tracteurs, des magasins, des hôpitaux, et même des voitures de police et de gendarmerie. Bref, on peut légitimement plaider que le PIB est intimement asservi à l’énergie disponible.

Cet asservissement rend illusoires les raisonnements en proportionnalité, pourtant utilisés partout pour expliquer que l’énergie n’est qu’un composant parmi d’autres de l’économie, et nous allons l’illustrer par un exemple simple. L’énergie musculaire d’une personne qui actionne l’aiguillage permettant de faire passer un train sur la bonne voie est de l’ordre de quelques milliers de joules1 tout au plus. Le train de marchandises de 1 000 tonnes qui va passer sur l’aiguillage à 100 km/h a une énergie cinétique de 400 millions de joules environ, soit 100 000 fois plus. L’énergie qui permet de déplacer la manette de l’aiguillage vaut donc 0,001 % de l’énergie du train. Si chaque joule vaut la même chose, le prix de l’énergie de l’aiguillage est donc ridicule devant celui de l’énergie du train. Maintenant, supposons que nous concevions un aiguillage nécessitant non plus 1 000 mais 1 000 000 joules pour être actionné. Pas grave, dira l’économiste : cela augmente de 0,25 % seulement le prix total de l’affaire. Mais en fait, l’opérateur ne pouvant plus actionner cet aiguillage auquel le train est asservi, le résultat sera une catastrophe ferroviaire, dont le coût excédera certainement 0,25 % du total !

Cet exemple est parfaitement représentatif de ce qui se passe dans notre monde moderne : l’énergie consommée dans un secteur industriel donné ne représente peut-être que 10 % de ses coûts, mais elle pilote 100 % de sa production ! C’est la raison pour laquelle une vision « purement PIB » de l’énergie ne peut pas rendre compte des processus qui apparaissent en cas de tension physique sur l’approvisionnement énergétique. Si le coût de l’énergie est de 3 % de notre PIB, alors ce n’est pas grave si ce coût augmente de 30 %, dira l’économiste : il suffit d’avoir un point de croissance supplémentaire pour résoudre le problème ! Mais si cette hausse est synonyme d’une baisse de la quantité disponible (car à ce moment l’offre baisse et donc les prix montent, suivant une vieille règle de marché), alors tous les flux physiques pilotés par l’énergie vont baisser d’autant, et notre cher PIB ne pourra pas croître alors qu’il « aurait dû ». En outre, l’irruption de la finance dans le système peut décaler dans le temps la matérialisation des pertes économiques liées à une baisse de la production physique, de sorte que la récession (au sens du PIB) peut se produire « en masse » à l’occasion du dernier accroc dans le système, comme cela est arrivé en 2008. Cette année-là, nous avons commencé à « payer cash » une partie des trois décennies précédentes d’augmentation de l’endettement des ménages et des entreprises, qui a permis de masquer sur le plan économique le ralentissement de la production physique par personne qui a commencé dès 1974, à la fin des Trente Glorieuses.

Dans ce contexte, comment va s’écrire l’histoire économique quand l’approvisionnement en combustibles fossiles va devenir contraint, par le fruit de notre volonté ou par le fait des limites de la planète ? Même s’il est peu plaisant aux yeux de beaucoup, le raisonnement le plus intuitif consiste à penser qu’une grande partie des évolutions que nous avons décrites jusqu’à maintenant vont s’inverser, dans des proportions qui restent difficiles à évaluer.

Il est tentant de penser que, dans un contexte de récessions à répétition, les unités de production devraient globalement devenir plus petites et s’approvisionner sur des zones géographiques plus restreintes. Elles devraient en revanche prendre en charge un nombre plus important d’étapes de transformation, pour limiter les échanges physiques, et pour desservir des populations plus locales en produits finis, et non envoyer des produits semi-finis ou des composants à l’autre bout du pays, voire de la planète, avant qu’un flux tout aussi massif en sens inverse ne permette au produit en question d’atterrir sur un rayon d’hypermarché. On peut aussi penser que les produits vont perdre en sophistication et en fonctionnalités techniques, pour devenir plus facilement réparables, moins souvent et moins rapidement obsolètes (l’obsolescence étant d’autant plus rapide que les produits sont plus techniques, cela n’aura échappé à personne !).

La diminution de la taille des unités de production irait alors de pair avec la montée en compétence des salariés, puisque dans une petite entreprise les emplois nécessitent plus de polyvalence, ce qui s’accompagne d’une hausse du coût salarial toutes choses égales par ailleurs. La boucle est bouclée : la production coûtera plus cher, et notre pouvoir d’achat matériel baissera.

JeanMarcJANCOVICI
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