Spectrométrie UV-visible
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Rescooped by Gregory from fluorescence dans le vin
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Quels sont les applications de la fluorescence dans les techniques d'analyse en viticulture

La fluorimétrie au service de la viticulture et de l’œnologie

L’utilisation d’outils de mesure reposant sur des méthodes optiques n’est pas nouvelle en œnologie.

Des méthodes faisant appel aux propriétés d’absorbance (spectrophotométrie) sont maintenant largement démocratisées. En revanche, d’autres méthodes exploitant les propriétés fluorescentes

des certaines molécules ont fait plus récemment leur apparition. La cytométrie en flux, qui permet de caractériser et de dénombrer des particules, des molécules ou encore des microorganismes est de

plus en plus utilisée dans les domaines de l’œnologie et de la microbiologie.

Mais la fluorimétrie ne se contente pas de révolutionner ces domaines elle trouve également des applications en viticulture.

En effet, depuis quelques années, des entreprises développent des fluorimétres dédiés au pilotage de la viticulture.

Le principe est le suivant : utiliser les propriétés d’absorbance et de fluorescence des certaines familles de composés (chlorophylles, flavonoïdes, anthocyanes) pour caractériser l’état physiologique

de la vigne ou des certains de ses organes (feuilles et grappes en particulier).

Les applications sont multiples : estimation de l’état de nutrition azoté, calcul de surface foliaire totale, état de maturité

des raisins, mesure de stress, …

Parmi ces multiples applications, le suivi de la teneur en anthocyanes des raisins est particulièrement

intéressant. Il permet de s’affranchir de méthode de dosage chimique, comme la méthode de Glories, destructive (prélèvement de baies), longue, couteuse.

Sur quels principes repose cette mesure ?

La teneur en anthocyane des baies est obtenues par excitation de la chlorophylle a et b dans le rouge et dans le vert. Dans la baie, les anthocyanes s’accumulent dans l’exocarpe, alors que l’essentiel de

la chlorophylle se trouve dans des tissus sous-jacents. Lorsqu’on émet un signal dont la longueur d’onde se situe dans le vert, seule une partie parvient aux chlorophylles, le reste étant absorbé

par les anthocyanes.

Alors que l’émission d’un signal dans le rouge parvient complètement aux chlorophylles, car les anthocyanes n’absorbent pas dans ces longueurs d’onde. Dans les deux cas, la chlorophylle qui possède des propriétés de fluorescence, passe par un état excité et revient à son

état fondamental en émettant un rayonnement dans le rouge du spectre.

 La différence d’intensité de fluorescence induite par ces deux types de longueur d’onde traduit l’ampleur de l’effet écran des anthocyanes. L’indice qui en découle est alors proportionnel à la concentration en anthocyanes (coefficient de corrélation de 0,87).

Quelles sont les applications :

La rapidité et la facilité de mesure rendent plus accessible le suivi régulier de l’accumulation des

anthocyanes. Cet élément vient donc compléter l’information apporté par le rapport sucre/acide

dans la décision d’une date de vendange.

La possibilité de réaliser ces mesures sur pied, et de géopositionner les points de mesure, permet de

cartographier ses parcelles ou de revoir son circuit de cueillette.


Via christian coelho, huot paul
Gregory's insight:

"La chlorophylle a absorbe fortement à 430 nm (bleu) et 660 nm (rouge) et la chlorophylle b absorbe fortement à 445 nm ( bleu) et 645 nm (rouge)" (cf. Snv-jussieu).

Comment est-il possible de connaître la proportion de signal (à une longueur d'onde qui se situe dans le vert) qui arrive aux chlorophylles ?

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Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 4:01 AM

Cette méthode semble assez intéressante pour suivre l'évolution de la couleur sur les rouges. Cependant, je suis assez dubitatif sur le fait de déterminer la couleur précise d'un rosé, le choix du consommateur se fait selon moi sur une gamme de nuance (certains les préfèrent orangés, d'autres rosés, d'autres encore presque transparents). Connaitre la couleur précise selon les coordonnées L, a*, b* n'est pas primordiale à mon sens...

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:00 AM

Dans quelles situations le dosages des sucres nécessite t-il d'être aussi précis? Il semble que la précision de cette méthode n'est pas utile face à sa complexité. A l'exception peut-être du cadre de la recherche.

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:14 AM

Le chiffre concernant le nombre de bouteille frauduleuse est très impressionnant! De quelle source vient t-il? 

Ces contrôles sont t-il systématiques ou sont-il réalisés aléatoirement?

Rescooped by Gregory from Spectromètre de masse
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Spectrométrie d'Emission Atomique - AES

Spectrométrie d'Emission Atomique - AES | Spectrométrie UV-visible | Scoop.it

La spectroscopie d’émission atomique permet de déterminer la concentration en éléments minéraux majeurs comme le potassium le calcium, le magnésium, le sodium et en éléments minéraux mineurs comme le fer, le cuivre, le zinc, le manganèse, le strontium, l’aluminium, le baryum dans un échantillon de vin. Elle est basée sur l’émission  spécifique de radiations par les atomes suite à leur excitation. Les atomes ou les molécules sont stimulés à hauts niveaux d’énergie par une flamme, une décharge, ou un plasma. Ils désintègrent à des niveaux d’énergie plus bas en émettant des radiations (émission ou luminescence) qui sont enregistrées par un récepteur. Le signal reçu permet de déterminer la concentration de chaque élément.

La caractérisation des teneurs en différents éléments dans les vins a des nombreuses applications :

-Mesure de teneur en métaux lourds pouvant provoquer des problèmes de santé chez les consommateurs par leur accumulation.

-Teneur en cuivre et fer pouvant provoquer l’apparition de trouble dans les vins (défauts organoleptiques).

-Caractérisation de terroir et lutte contre la contrefaçon par l’élaboration d’une base de données des teneurs en éléments minéraux des vins en fonction de leur origine géographique.

 

Cette technique présente l’avantage de permettre l’analyse simultanée de plusieurs éléments, ce qui représente un gain de temps appréciable par rapport à d’autres techniques comme la spectroscopie d’émission atomique. Cependant elle nécessite un étalonnage précis pour chaque élément minéral, ce qui est long. De plus certains éléments peuvent passer inaperçues lorsque leur spectre d’émission se superpose à celui d’un autre élément. 


Via christian coelho, Benjamin Gras, Morgan Meier
Gregory's insight:

Dans quel cas peut-il être demandé de faire une analyse de métaux lourds dans un vin ?

Comment le terroir peut-il être caractérisé à partir de la spectrométrie d'émission atomique ?

Cette technique présente "un gain de temps [...] par rapport à [...] la spectroscopie d'absorption atomique" (cf dernier paragraphe) ??

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Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 4:01 AM

Cette méthode semble assez intéressante pour suivre l'évolution de la couleur sur les rouges. Cependant, je suis assez dubitatif sur le fait de déterminer la couleur précise d'un rosé, le choix du consommateur se fait selon moi sur une gamme de nuance (certains les préfèrent orangés, d'autres rosés, d'autres encore presque transparents). Connaitre la couleur précise selon les coordonnées L, a*, b* n'est pas primordiale à mon sens...

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:00 AM

Dans quelles situations le dosages des sucres nécessite t-il d'être aussi précis? Il semble que la précision de cette méthode n'est pas utile face à sa complexité. A l'exception peut-être du cadre de la recherche.

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:14 AM

Le chiffre concernant le nombre de bouteille frauduleuse est très impressionnant! De quelle source vient t-il? 

Ces contrôles sont t-il systématiques ou sont-il réalisés aléatoirement?

Rescooped by Gregory from Spectromètre de masse
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Application oenologique de la spectrométrie de masse pour prévenir la fraude par mouillage

Application oenologique de la spectrométrie de masse pour prévenir la fraude par mouillage | Spectrométrie UV-visible | Scoop.it

Les vins de qualité sont associés à la grande diversité des cépages, au reflet d’un terroir particulier, aux variations harmonieuses des saisons et au savoir- faire des vignerons.

 

Afin de lutter contre « toujours plus de rendement », sans se soucier de la qualité du produit fini, l’union européenne s’est dotée d’une réglementation viticole stricte, destinée à préserver la qualité naturelle des vins. Cette loi permet de protéger le travail des producteurs avec la défense de l’authenticité de leurs produits,  ainsi que les consommateurs, pour une notion de respect et de transparence quant aux produits qu’ils consomment.  Cette loi fut établie le 29 juin 1907 et tend ainsi à prévenir le mouillage des vins et les abus de sucrage.

 

Aujourd’hui en Europe, 30%  des bouteilles vendues sont falsifiées (en Chine, 3 bouteilles sur 4). Une des fraudes recensée est le mouillage des vins qui consiste à ajouter de l’eau dans le vin afin de baisser le degré d’alcool et d’augmenter les rendements (dans les cas extrêmes, l’augmentation de volume peut atteindre 50%).  Le moyen le plus efficace pour le détecter est la spectrométrie de masse isotopique.  Et c’est cette méthode que nous allons vous présenter ci-dessous.

 

Dans la nature, tous les principaux bio-éléments organiques sont des mélanges de deux ou plusieurs isotopes stables. Pour le vin, les rapports iso- topiques les plus intéressants sont 13C/12C, 2H/1H et 18O/16O. Le rapport 13C/12C de l'éthanol et le rapport 18O/16O de l'eau des vins peuvent être déterminés par SMRI.

 

Il est possible dans la nature de trouver des atomes similaires mais de masse différentes appelés isotopes. On trouve par exemple une proportion spécifique d’oxygène de masse atomique 18 (18O) et d’oxygène de masse atomique 16 (16O)  dans un environnement donné.  Nous observons en effet des rapports isotopiques plus élevés dans l'eau des plantes relativement aux rapports de l'eau du sol.

 

La méthode par spectromètrie de masse permet la détermination du rapport isotopique 18O/16O de l’eau dans le vin et le moût. Cette technique repose sur l’équilibrage isotopique de l’eau dans des échantillons de vin ou de moût avec un gaz-type CO2 selon la réaction d’échange isotopique suivante :

 

                        C16O2 + H218O            <-->          C16O18O + H216O 

 

L’objectif est d’évaluer les variations du rapport isotopique 18O/16O par rapport au standard de référence (Standard Mean Ocean Water) caractérisé par un rapport isotopique 18O/16O = 2005.2 10-6.  S’il y a eu mouillage, ce rapport est inférieure à celui d’un vin non mouillé.

 

                                      Eau                      Vin mouillé         Vin non mouillé

Echantillon 1               -8.2                        6.87                        -1.54

Echantillon 2              -8.22                       6.02                        -1.79 

Echantillon 3                                              5.19                        -2.04

 

Démontrons le principe par l’exemple. Quand l’échantillon eau est comparé au standard, nous observons un résultat fortement négatif, car le rapport 18O/16O est plus petit que le standard. A l’inverse, un vin non mouillé possède un rapport 18O/16O qui se traduit par une valeur supérieur à 0. A mesure que nous rajoutons de l’eau au vin, nous observons le rapport diminuer et se rapprocher de la valeur observée pour l’échantillon eau.


Via christian coelho, Morgan Meier
Gregory's insight:

Comment le standard de référence est-il calculé ? 

Selon la provenance de l'eau ajoutée sur un même vin, le rapport isotopique 180/160 peut-il varier ?

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Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 4:01 AM

Cette méthode semble assez intéressante pour suivre l'évolution de la couleur sur les rouges. Cependant, je suis assez dubitatif sur le fait de déterminer la couleur précise d'un rosé, le choix du consommateur se fait selon moi sur une gamme de nuance (certains les préfèrent orangés, d'autres rosés, d'autres encore presque transparents). Connaitre la couleur précise selon les coordonnées L, a*, b* n'est pas primordiale à mon sens...

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:00 AM

Dans quelles situations le dosages des sucres nécessite t-il d'être aussi précis? Il semble que la précision de cette méthode n'est pas utile face à sa complexité. A l'exception peut-être du cadre de la recherche.

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:14 AM

Le chiffre concernant le nombre de bouteille frauduleuse est très impressionnant! De quelle source vient t-il? 

Ces contrôles sont t-il systématiques ou sont-il réalisés aléatoirement?

Rescooped by Gregory from Autour de la chimie du vin
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Comment la spectrométrie UV-visible permet-elle de caractériser la couleur d'un vin?

Comment la spectrométrie UV-visible permet-elle de caractériser la couleur d'un vin? | Spectrométrie UV-visible | Scoop.it

La spectrométrie UV-visible est une technique d’analyse largement employée dans le domaine de l’œnologie pour caractériser certains composés présents dans les vins. Une utilisation moins courante du spectromètre UV-visible, réside dans la détermination des caractéristiques tri-stimulaires L, a* et b*, correspondant respectivement à la clarté et aux coordonnées de chromaticité des vins rouges et rosés. Les coordonnées de chromaticité permettent de placer le vin analysé sur un axe vert/rouge (a*) et bleu/jaune (b*). Ces paramètres vont offrir une description objective de la couleur du vin, telle qu’elle est perçue par l’œil humain.

 

Cette détermination précise de la couleur d’un vin est donc un enjeu capital car il a été démontré que l’un des premiers critères d’achat d’un vin rosé provient de la couleur de celui-ci. Il va donc être possible pour le vinificateur d’adapter la couleur de ses vins en fonction du marché.

 

De la même façon, la caractérisation de la couleur d’un vin rouge est importante car elle est corrélée à la qualité du vin mais aussi à la vieillesse et à l’oxydation. Cette technique analytique est donc utile pour permettre un suivi de l’évolution de la couleur d’un vin donné au cours du temps.  Cependant, il n’est pas possible de décrire, par la spectrométrie UV-visible, les mécanismes d’évolution des composés phénoliques qui seront responsables du changement de couleur du vin.

Il ne sera pas non plus possible de comparer deux vins différents par cette technique car la couleur d’un vin est pH-dépendante et est donc directement lié au pH de ce vin.

 

Cette méthode présente l’avantage d’être simple, rapide, peu coûteuse et précise (haute reproductibilité).


Via christian coelho
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Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 4:01 AM

Cette méthode semble assez intéressante pour suivre l'évolution de la couleur sur les rouges. Cependant, je suis assez dubitatif sur le fait de déterminer la couleur précise d'un rosé, le choix du consommateur se fait selon moi sur une gamme de nuance (certains les préfèrent orangés, d'autres rosés, d'autres encore presque transparents). Connaitre la couleur précise selon les coordonnées L, a*, b* n'est pas primordiale à mon sens...

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:00 AM

Dans quelles situations le dosages des sucres nécessite t-il d'être aussi précis? Il semble que la précision de cette méthode n'est pas utile face à sa complexité. A l'exception peut-être du cadre de la recherche.

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:14 AM

Le chiffre concernant le nombre de bouteille frauduleuse est très impressionnant! De quelle source vient t-il? 

Ces contrôles sont t-il systématiques ou sont-il réalisés aléatoirement?

Rescooped by Gregory from Détermination de la date de récolte par spectroscopie Infrarouge
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Détermination de la date de récolte par spectroscopie InfraRouge

Détermination de la date de récolte par spectroscopie InfraRouge | Spectrométrie UV-visible | Scoop.it

La qualité du vin dépend en grande partie du choix de la date de vendange et du suivi de la maturité. Pour déterminer cette maturité, on peut utiliser la technique d’analyse spectroscopique en proche infrarouge.

Ce système de spectroscopie reçoit le rayon provenant de la source lumineuse, réfléchi par la baie, ce qui permet d’établir un spectre de réflexion en proche infrarouge sur des longueurs d’onde comprises entre 450 et 2500 nm. 13 longueurs d ’onde ont été retenues pour déterminer les 4 paramètres essentiels au suivi de maturation : taux de sucre, acidité totale, teneur en eau, teneur en anthocyanes. Ces paramètres permettent d’évaluer la maturité technologique et phénolique (pour les raisins de vin rouge).

Le viticulteur peut ainsi choisir l’état de maturité en fonction du produit qu’il veut obtenir (surmaturité pour les vins doux naturels, sous-maturité pour les vins de base de Champagne).

L’appareil effectuant les mesures est portatif et permet un suivi de l’hétérogénéité de maturation intraparcellaire (par géolocalisation) sans destruction des baies (échantillonnage plus précis et plus important).

Un étallonnage important est cependant requis avant la prise des mesures. Chaque type de raisin nécessite un étallonnage spécifique et donc un échantillonnage d’au moins 150 grappes.


Via christian coelho, Annabelle Defrance
Gregory's insight:

Quelles sont les 13 longueurs d'onde choisies et comment ont-elles été choisies ? Comment les résultats obtenues pour chacune de ces longueurs d'onde permettent de passer aux résultats concrets de taux d'acidité ou teneur en eau par exemple ?

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Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 4:01 AM

Cette méthode semble assez intéressante pour suivre l'évolution de la couleur sur les rouges. Cependant, je suis assez dubitatif sur le fait de déterminer la couleur précise d'un rosé, le choix du consommateur se fait selon moi sur une gamme de nuance (certains les préfèrent orangés, d'autres rosés, d'autres encore presque transparents). Connaitre la couleur précise selon les coordonnées L, a*, b* n'est pas primordiale à mon sens...

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:00 AM

Dans quelles situations le dosages des sucres nécessite t-il d'être aussi précis? Il semble que la précision de cette méthode n'est pas utile face à sa complexité. A l'exception peut-être du cadre de la recherche.

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:14 AM

Le chiffre concernant le nombre de bouteille frauduleuse est très impressionnant! De quelle source vient t-il? 

Ces contrôles sont t-il systématiques ou sont-il réalisés aléatoirement?

Rescooped by Gregory from Spectromètre de masse
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Prévention des goûts de bouchon: détection des TCA dans les lièges par CPG.

De nombreux phénomènes chimiques et biologiques peuvent être à l’origine d’altérations organoleptiques du vin. Ces altérations amènent pour le consommateur des caractères désagréables lors de la dégustation.

Une des altérations majeures rencontrées implique les bouchons de liège.  C’est ce qu’on appelle communément les goûts de bouchon. Les substances associées sont les chloroanisoles, particulièrement le 2,4,6 trichloroanisol ou 2,4,6 TCA.

Il est donc nécessaire de détecter précocement leur présence dans les bouchons avant embouteillage. Ceci peut être fait par analyse sensorielle, mais cette méthode reste soumise à la sensibilité du testeur et lourde à mettre en oeuvre.

Il est plus pertinent d’établir une méthode d’analyse chimique plus fiable, qui permettra de déterminer la quantité de 2,4,6 TCA relargable par le bouchon dans le vin et anticiper l’éventuelle apparition de goûts de bouchon.

En pratique, nous réalisons tout d’abord  un macérat de bouchons entiers dans une solution hydroalcoolique à 12% de pH situé entre 3 et 3.5 (conditions du vin).

 Ensuite, après une macération de 24h, nous réalisons une extraction du composé par SPME (micro extraction en phase solide). Une chromatographie en phase gazeuse permet de doser la quantité de 2,4,6 TCA relargable par le bouchon.

Résultats:

- Lorsque la valeur obtenue du dosage de 2,4,6 TCA relargable est très en-dessous de la valeur limite (entre 3 et 10 ng/l), on peut conclure à l’absence de risque significatif d’apparition de goût de bouchon.

- Lorsque la valeur obtenue  du dosage de 2,4,6 TCA relargable est très au-dessus de la valeur limite, le risque d'utilisation devient potentiel.

- Si la valeur est proche de la valeur limite, il est nécessaire de se rapporter à une base de  référence et à un passif d’utilisation pour quantifier le risque de manière plus précise.

 

En conclusion, cette méthode permet d’évaluer un risque de déviation organoleptique lié au liège. Cependant les goûts de bouchon peuvent avoir d’autres causes comme les charpentes des chais de vinification traitées avec des produits chlorés. D’autre part, le choix de l’obturateur est capital ; un moyen d’éliminer totalement le risque qui leur est lié est d’utiliser des bouchons « synthétiques » ou d’autres types d’obturateurs (verre, capsule aluminium…).

 


Via christian coelho, BGO, Morgan Meier
Gregory's insight:

Quelle est l'origine de ces molécules présentes dans les bouchons traditionnels ?

Malgré la commercialisation de plus en plus importante des bouchons synthétiques, on constate que certains vignerons restent toujours très attachés aux bouchons traditionnels, les bouchons synthétiques présentent-ils des inconvénients importants ?

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Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 4:01 AM

Cette méthode semble assez intéressante pour suivre l'évolution de la couleur sur les rouges. Cependant, je suis assez dubitatif sur le fait de déterminer la couleur précise d'un rosé, le choix du consommateur se fait selon moi sur une gamme de nuance (certains les préfèrent orangés, d'autres rosés, d'autres encore presque transparents). Connaitre la couleur précise selon les coordonnées L, a*, b* n'est pas primordiale à mon sens...

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:00 AM

Dans quelles situations le dosages des sucres nécessite t-il d'être aussi précis? Il semble que la précision de cette méthode n'est pas utile face à sa complexité. A l'exception peut-être du cadre de la recherche.

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:14 AM

Le chiffre concernant le nombre de bouteille frauduleuse est très impressionnant! De quelle source vient t-il? 

Ces contrôles sont t-il systématiques ou sont-il réalisés aléatoirement?

Rescooped by Gregory from Identification et quantification du glycérol dans les vins, par RMN
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Identifier et quantifier le glycérol dans le vin, à l'aide de la RMN au carbone 13

Identifier et quantifier le glycérol dans le vin, à l'aide de la RMN au carbone 13 | Spectrométrie UV-visible | Scoop.it

 La RMN est aujourd'hui le modèle le mieux adapté pour rendre compte du mouvement à l'échelle du noyau de l'atome. Cette méthode utilise les radiofréquences et se base sur les propriétés de résonances des atomes une fois placés dans un champ électromagnétique.

 

Appliquer la RMN aux constituants du vin...

 

Il est possible d'utiliser la RMN du proton (1H-RMN), celle du carbone (13C-RMN) ou celle du phosphore (31P-RMN).

Parmi les applications possibles de la RMN on peut citer la détection de nombreux constituants du vin tel que les sucres, les acides organiques (malique, tartrique, citrique), acides aminées, composés phénoliques, l'éthanol, le 2-3 butanediol et le glycérol. Sur le principe de quantification des proportions relatives des différents isotopes, fonctions de leur origine géographique, on pourra aussi détecter un mouillage ou une chaptalisation, soir l'apport d'eau ou de sucres exogènes au milieu naturel du vin.

 

Plus précisément nous nous arrêterons sur l' application de la RMN du carbone-13 à l’identification et à la quantification du glycérol dans les vins.

 

En appliquant la séquence RMN de carbone-13 des sucres en mélanges complexes, le glycérol peut être facilement identifié parmi les pics de carbone des extraits de vin. Le dioxanne 1,4 étant utilisé comme référence interne (d'après les travaux de Razafindrabe et Tianasoa Ramamonjy).

 

Le glycérol est parmi les constituants majeurs qui influent sur la qualité des vins. Notons que l'analyse du glycérol semblerait tendre vers une certaine propriété chimiotaxinomique des vins.

Cette technique s’avère fine, fiable et efficace, nécessitant peu ou pas de traitements préalables pour une identification et une quantification directe, et peu perturbée par les autres constituants du vin.

 

On peut citer parmi les méthodes de dosages référencées par l'OIV :

l'une des plus ancienne est une méthode chimique de colorimétrie nécessitant des traitements de clarification et de purification au préalable pour être fiable sur résine échangeuse d'anions. Une méthode enzymatique paraît plus spécifique mais peut être affectée par les teneurs en sucres de l'échantillon. Enfin, la détermination du rapport isotopique carbone-13 sur carbone-12 par chromatographie liquide ou gazeuse couplée à la spectrophotométrie de masse donne de bons résultats. Cependant l'analyse directe par RMN du carbone-13, sans séparation préalable, a démontré fiabilité et facilité de cette méthode non invasive.

 


Via christian coelho, victor chardigny
Gregory's insight:

Quel est l'intérêt d'identifier le glycérol dans le vin ?

Pourquoi l'utilisation du dioxanne 1.4 comme référence interne ?

Qu'est-ce qu'une propriété chimiotaxinomique ?

Comment fonctionnenent les méthodes chimique et enzymatique ?

 

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Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 4:01 AM

Cette méthode semble assez intéressante pour suivre l'évolution de la couleur sur les rouges. Cependant, je suis assez dubitatif sur le fait de déterminer la couleur précise d'un rosé, le choix du consommateur se fait selon moi sur une gamme de nuance (certains les préfèrent orangés, d'autres rosés, d'autres encore presque transparents). Connaitre la couleur précise selon les coordonnées L, a*, b* n'est pas primordiale à mon sens...

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:00 AM

Dans quelles situations le dosages des sucres nécessite t-il d'être aussi précis? Il semble que la précision de cette méthode n'est pas utile face à sa complexité. A l'exception peut-être du cadre de la recherche.

Benjamin Gras's curator insight, March 20, 2014 6:14 AM

Le chiffre concernant le nombre de bouteille frauduleuse est très impressionnant! De quelle source vient t-il? 

Ces contrôles sont t-il systématiques ou sont-il réalisés aléatoirement?