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Il y a du racisme dans les CHSLD de Montréal

Il y a du racisme dans les CHSLD de Montréal | Service de santé | Scoop.it
Nombreux à occuper des postes de préposés aux bénéficiaires ou d’infirmiers auxiliaires dans des CHSLD, les membres des communautés culturelles de Montréal vivent le racisme des patients au quotidien.
Antoine giguere's insight:

Voici l'arcticle:

Nombreux à occuper des postes de préposés aux bénéficiaires ou d’infirmiers auxiliaires dans des CHSLD, les membres des communautés culturelles de Montréal vivent le racisme des patients au quotidien.

C’est ce qu’il ressort d’une enquête du journal 24H.

«Je ne veux pas que vous me laviez. Allez vous regarder dans le miroir, c’est vous qui avez besoin de vous laver», s’est déjà fait dire Roméo (nom fictif), Haïtien d’origine, préposé dans un centre d’hébergement et de soins longue durée (CHSLD) de Montréal.

«Ça fait mal, c’est sûr», a confié l’employé d’une quarantaine d’années.

Une patiente l’a même frappé et griffé.

«Je me suis fait dire : ne me touche pas, je ne veux pas me salir», a raconté une autre préposée, qui a dit faire souvent face à des comportements racistes.

Problème récurrent

Le problème est répandu et récurrent. «On se fait appeler “la négresse” ou “la p’tite noire” tous les jours», a affirmé une collègue travaillant dans un hôpital montréalais.

«C’est comme ça dans la tête des gens, je pense que ça n’arrêtera jamais. On se ferme les oreilles», a-t-elle déploré.

Des représentants de syndicats ont affirmé être bien au fait de la situation.

«Je connais bien le phénomène», a reconnu Alain Croteau, du Syndicat des travailleurs d’un centre de réadaptation pour déficients mentaux de Montréal.

«J’ai reçu des commentaires des familles qui disaient qu’elles étaient contentes que je sois là, dans l’équipe des préposés, parce que ça faisait un blanc de plus avec eux», a-t-il raconté.

«Il y a encore des familles qui demandent que leur proche ne soit pas dans une résidence gérée par des gens “d’ailleurs”», a ajouté M. Croteau.

Accusations

Présidente d’un syndicat représentant de nombreux préposés et auxiliaires au Centre de santé et de services sociaux du Cœur-de-l’Île, Jennifer Côté a elle aussi confirmé que les commentaires racistes sont fréquents.

« Retourne dans ton pays, c’est fréquent, ça, mais la grosse vague, c’est des patients qui accusent un préposé de maltraitance et qui font des plaintes pour se débarrasser d’un préposé de couleur. C’est arrivé le mois passé », a-t-elle souligné.

Malgré tout, les dénonciations sont plutôt rares.

«Les gens ne se plaignent pas de peur de perdre leur travail, a dit Mme Côté. Les gens ravalent de manière générale.»

L’employeur a un rôle à jouer

Dans un milieu de travail, il revient à l’employeur d’agir pour protéger ses employés.

« L’employeur a l’obligation d’assurer à ses employés un milieu de travail sécuritaire et exempt de tout harcèlement », selon Gilles Trudeau, professeur en droit du travail à l’Université de Montréal. Par exemple, pour prévenir le harcèlement racial, « l’employeur peut édicter des directives très claires qui font du respect une valeur incontournable. »

Ensuite, si un patient lucide refuse de se faire laver ou soigner par un employé de couleur, l’employeur peut l’aviser qu’il interprète ce refus comme un refus de soins et les cesser, a estimé le professeur.

Si l’employeur n’agit pas face au harcèlement racial, c’est au syndicat de déposer un grief pour l’obliger à le faire, a souligné M. Trudeau.

La situation est plus délicate dans les cas – nombreux – de patients racistes qui ne sont pas lucides.

« L’employeur doit tout de même agir en évaluant l’état de santé mentale du patient. S’il n’est pas lucide, il n’est pas responsable de ses paroles et on ne peut le priver de soins », a précisé Gilles Trudeau.

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profODS2013A's comment, October 18, 2013 2:48 PM
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Aide très limitée

Aide très limitée | Service de santé | Scoop.it
Même si Mathieu est lourdement handicapé, sa famille n’a pas pleinement droit au programme d’adaptation du domicile, puisqu’il n’y a pas encore de diagnostic clair.
Antoine giguere's insight:

Même si Mathieu est lourdement handicapé, sa famille n’a pas pleinement droit au programme d’adaptation du domicile, puisqu’il n’y a pas encore de diagnostic clair.

 

«Ça n’a pas de bon sens, réagit Julie Monette, la mère de Mathieu, six ans. C’est un enfant, on ne joue pas avec ça.»

Voilà maintenant deux ans que la vie de cette famille de Sainte-Justine-de-Newton, en Montérégie, a complètement basculé.

Tests non concluants

Atteint d’une maladie dégénérative au cerveau, Mathieu n’a toujours pas de diagnostic clair, même après six mois de tests intensifs à l’hôpital Sainte-Justine.

 

«Il a probablement une forme rare d’une maladie rare, indique Elsa Rossignol, neuropédiatre à Sainte-Justine. Ça pourrait prendre des mois, voire des années avant d’avoir un diagnostic.»

Les premiers signes sont apparus alors qu’il avait des difficultés d’élocution, à l’âge de quatre ans.

 

Depuis ce temps, sa motricité faiblit, si bien qu’il ne peut plus marcher, et a cessé de parler.

«Ça a été un choc, se rappelle sa mère. Il parlait, il jouait toujours sur son quatre roues. Mais là, il régresse. Pour des parents, c’est pire qu’un diagnostic.»

 

Chambre en haut

La chambre de Mathieu est située au deuxième étage de la maison. Incapable de se déplacer seul, sa mère doit le transporter matin et soir. Et parfois durant la nuit, lorsqu’il doit aller à la toilette.

«Ça devient dangereux, dit-elle. Mon conjoint a des problèmes de dos, il ne peut pas aller dormir en haut. Et on n’a pas d’argent pour déménager», dit-elle en soulignant qu’elle a dû cesser de travailler pour prendre soin de son fils.

 

Pour eux, la solution serait de construire une rallonge à la cuisine, et d’en faire une chambre pour Mathieu.

Ainsi, Julie Monette a appelé le Programme d’adaptation de domicile (PAD) de la Société d’habitation du Québec (SHQ). L’aide financière peut atteindre 16 000 $, selon les besoins.

Or, puisque le PAD est basé sur l’aide aux personnes handicapées, la famille de Mathieu doit prouver le besoin avec un diagnostic. Ce qu’elle n’a toujours pas.

 

Mercredi dernier, un représentant du PAD leur a proposé une aide de 4000 $, qui consiste à installer une rampe d’accès extérieur, et un rail mécanique pour le soulever dans la salle de bain.

«Son dossier n’est pas rejeté, mais puisque sa situation évolue, on doit d’abord voir comment ça ira dans le temps», indique Alexandra Paré, porte-parole de la SHQ.

 

La PAD a d’ailleurs proposé à la famille de refaire une demande dans un an, selon l’évolution de Mathieu. Pour Mme Monette, cette situation est aberrante.

 

« Pas de notre faute »

«On n’a pas de diagnostic, mais ce n’est pas de notre faute!, rage-t-elle. Mathieu a six ans et il pèse déjà 22 kilos. Mais, quand il va grandir, on fera quoi?»

 

D’ailleurs, Elsa Rossignol souligne que la famille de Mathieu n’est pas la seule dans cette situation.

«C’est une grosse problématique pour les familles des enfants qui ont des maladies orphelines. Ce sont des cas isolés et ils n’ont pas le soutien du système.»

Cette dernière constate aussi que l’espérance de vie joue parfois même un rôle dans l’aide financière accordée.

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profODS2013A's comment, September 18, 2013 11:52 AM
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