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Des textiles intelligents qui surveillent (vraiment) votre santé

Des textiles intelligents qui surveillent (vraiment) votre santé | senegal sante | Scoop.it
Des avancées spectaculaires sont faites en matière de textiles intelligents. Objectif ? Une surveillance médicale optimisée et personnalisée qui pourrait sauver de nombreuses vies.

Via Herve Ansanay
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Jerome Leleu's curator insight, December 8, 2014 3:29 AM

ajouter votre aperçu ...

Claranet's curator insight, December 8, 2014 4:02 AM

Comment sauver des vies grâce à un suivi personnalisé et des textiles intelligents...

Christophe Guyomar's curator insight, December 11, 2014 10:17 AM

Après les objets connectés : les textiles connectés

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Actualité de la santé au sénégal et dans le monde
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SANTE Négociations Gouvernement – Sames : 6 points de convergence signés

SANTE Négociations Gouvernement – Sames : 6 points de convergence signés | senegal sante | Scoop.it
Les malades peuvent pousser un ouf de soulagement. La grève de 72 heures décrétée par le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) n’ira peut-être pas à son terme. Gouvernement et syndicalistes sont parvenus à des points d’accord. 
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Tweet from @Fraslin

Les joies des huiles essentielles: Les huiles de lavande et de Tea Tree sont des perturbateurs endocriniens pouvant entraîner des gynécomasties chez les garçons endocrine.org/news-room/2018…
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La vaccination, un choix politique - Tribune de Seth Berkley,GAVI

Accroître la couverture vaccinale infantile aide donc à stimuler l'économie nationale. Un choix qui n’est donc pas uniquement financier.
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Saint-Louis : 85% des postes de santé dotés de sages-femmes (médecin-chef de région)

Saint-Louis : 85% des postes de santé dotés de sages-femmes (médecin-chef de région) | senegal sante | Scoop.it
"La santé mère/enfant est bien prise en charge à Saint-Louis où 85% des postes de santé ont des sage-femmes. On note une amélioration de la couverture de la CVA et du dépistage" a dit le médecin-chef de région.

Dr Seynabou Ndiaye partageait ses statistiques lors de la présentation de la Revue annuelle conjointe (RAC) 2017 présidée par le gouverneur Alioune Aïdara Niang, en présence des médecins des districts sanitaires de Podor, Dagana et des chefs de services.

S’agissant de la lutte contre les maladies, elle a ici aussi fait noter une "bonne disponibilité des médicaments ARV, la dotation d’un nouvel appareil de charge virale, la diminution des cas de paludisme par rapport à l’année 2016". La primaquine a été introduite dans la prise en charge du paludisme et la campagne de lutte contre le trachome a été bien organisée dans le district de Saint-Louis, a ajouté Dr Seynabou Ndiaye.
 
Qui a toutefois fait état de la "rupture de certains médicaments essentiels et produits SR, de l’inexistence de maternité et de logement dans 5 postes de santé de la commune de Saint-Louis, ainsi que de l’insuffisance dans la couverture en ambulances dans le Diéri à Podor et de l’absence de comités de gestion".
 
Pour la gouvernance sanitaire, Dr Ndiaye a appelé à la tenue régulière des instances de coordination, à la fonctionnalité du cadre de concertation régional et à la formation de tous les prestataires.
 
Sur la protection sociale, elle a recommandé, pour le respect de la mensualisation des dépôts des factures de la couverture maladie universelle CMU), une exécution à 100% des activités de l’action sociale, ainsi que la diminution du taux de couverture du risque maladie avec l’introduction de la mutualité.
Mardi 27 Février 2018
7sur7senegal
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​​Scandale au ministère de la Santé : Des cliniques privées utilisent de faux agréments

​​Scandale au ministère de la Santé : Des cliniques privées utilisent de faux agréments | senegal sante | Scoop.it
Etat du Sénégal a décidé de mettre fin à certaines magouilles au sein des administrations sénégalaises. Et cette fois-ci,  la cible, c’est le ministère de la Santé et de l’Action sociale. En effet, des cliniques privées non agréées ont été répertoriées par ledit ministère.  A cet effet, l’inspection des services a découvert la pratique illicite effectuée dans cette structure. Car, révèle Libération, un agent dudit ministère est derrière cette vaste opération frauduleuse. Ainsi, plusieurs cliniques sont menacées de fermeture.

Selon la norme règlementaire pour bénéficier de l’agrément sous forme d’arrêté, les demandeurs doivent monter tout un dossier : copie certifiée du diplôme, acte attestant que le demandeur n’est pas en activité dans la fonction publique, lorsque qu’il s’agit d’un agent de l’Etat, fournir une décision de retraite ou une décision de radiation, un avis du médecin-chef de district du lieu d’implantation, un plan de masse visé par le cadastre, le personnel (effectif et contrat de travail).

Ce qui n’a pas été le cas au ministère de la Santé. Mieux, le présumé fraudeur faisait simplement payer un montant convenu entre les deux parties pour fournir le document de l’agrément qui leur permettait d’ouvrir des cliniques.

Selon la même source, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr a déposé une plainte sous le couvert de l’Agent judiciaire de l’Etat. Ce dernier a par ailleurs saisi le Procureur de la République Serigne Bassirou Gueye sur cette pratique illégale.
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Evidence and strategies for malaria prevention and control: a historical analysis | Malaria Journal | Full Text

Evidence and strategies for malaria prevention and control: a historical analysis | Malaria Journal | Full Text | senegal sante | Scoop.it
Public health strategies for malaria in endemic countries aim to prevent transmission of the disease and control the vector. This historical analysis considers the strategies for vector control developed during the first four decades of the twentieth century. In 1925, policies and technological advances were debated internationally for the first time after the outbreak of malaria in Europe which followed World War I. This dialogue had implications for policies in Europe, Russia and the Middle East, and influenced the broader international control agenda. The analysis draws on the advances made before 1930, and includes the effects of mosquito-proofing of houses; the use of larvicides (Paris Green) and larvivorous fish (Gambusia); the role of large-scale engineering works; and the emergence of biological approaches to malaria. The importance of strong government and civil servant support was outlined. Despite best efforts of public health authorities, it became clear that it was notoriously difficult to interrupt transmission in areas of moderately high transmission. The importance of combining a variety of measures to achieve control became clear and proved successful in Palestine between 1923 and 1925, and improved education, economic circumstances and sustained political commitment emerge as key factors in the longer term control of malaria. The analysis shows that the principles for many of the present public health strategies for malaria have nearly all been defined before 1930, apart from large scale usage of pesticides, which came later at the end of the Second World War. No single intervention provided an effective single answer to preventing transmission, but certainly approaches taken that are locally relevant and applied in combination, are relevant to today’s efforts at elimination.
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Grève des médecins du 20 février : Les urgences seront touchées

Grève des médecins du 20 février : Les urgences seront touchées | senegal sante | Scoop.it


Dr Boly Diop, Le secrétaire général du Syndicat autonomes des médecins du Sénégal (Sames)
Les populations doivent s'attendre à des perturbations sans précédent dans le secteur de la santé. Les médecins, réunis ce samedi 3 février 2018 pour faire une évaluation de leur mouvement, ont annoncé leur volonté d'engager une grève de 72 heures  (du 20 au 22 février) prochain. Durant cette période de grève, les urgences seront centralisées. 
Le secrétaire général du Syndicat autonomes des médecins du Sénégal (Sames), Dr Boly Diop, a souligné que cette décision est motivée par l'inertie de l'Etat face à leurs doléances.
"Les accords signés depuis 2014 tardent à se matérialiser. Le gouvernement nous a déçus. Il est encore à l'état des promesses. Nous exigeons que les engagements pris par l'Etat soient respectés. Nous avons décidé d'aller vers une  centralisation des urgences. Pour montrer à l'Etat notre engagement et notre détermination", a-t-il dit. 
En conférence de presse ce samedi 3 février 2018, il a donné un exemple sur comment ses confrères et lui entendent procéder. A Dakar indique-t-il, "si on doit centraliser les urgences, il y a des structures qui vont fonctionner. Au moment opportun, nous allons sortir les listes pour informer dans chaque région les structures qui vont prendre en charge les urgences. Nous avons  toujours pris nos responsabilités. Pendant 4 ans, nous avons lancé des alertes. Mais à chaque fois, le gouvernement convoque à des rencontres et tient des engagements qu'il ne respecte pas. Donc, si on centralise les urgences, c'est la faute à l'Etat. Les populations doivent comprendre", dit le porte-parole des médecins.
Youssoupha MINE


Auteur: Youssoupha MINE - Seneweb.com

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Le Soleil - Financement de la santé : La société civile sénégalaise adopte le mécanisme Gff

Le Soleil - Financement de la santé : La société civile sénégalaise adopte le mécanisme Gff | senegal sante | Scoop.it
Financement de la santé : La société civile sénégalaise adopte le mécanisme Gff
02 Fév 2018 Actualités
266 times

Pour aider le Sénégal à mieux adopter le mécanisme de financement de la santé mondiale dit Gff (Global financing facility), une plateforme de la société civile a été mise en place. Cette dernière, dirigée par Safiétou Diop, du Réseau « Siggil Jiggèn », veut aider le Sénégal dans la préparation des dossiers d’accès au financement.

Il a été mis en place, le 30 janvier 2018, la gouvernance de la société civile dans le cadre du « Global financing facility » (Gff), nouveau mécanisme de financement mondial de la santé que les pays devront respecter pour bénéficier des fonds à partir de 2030. Lors de cet atelier, les organisations de la société civile, intervenant dans le secteur de la santé, se sont regroupées pour voir comment élaborer leur cahier des charges pour apporter leur contribution à l’Etat du Sénégal.

Safiétou Diop, présidente du Réseau « Siggil Jiggèn », a été portée à la tête de cette plateforme. Revenant sur l’importance de cette initiative, elle a rappelé que le Sénégal vient de rentrer dans le processus du Gff comme pays enrôlé. « Le Gff est le mécanisme de financement de la santé que les Partenaires techniques et financiers ont mis en place depuis 2015 pour le financement de la santé sur le plan mondial. Ce mécanisme veut que les pays soient candidats pour recevoir le financement et continuer à travailler. A partir de 2030, le financement de la santé à l’échelle mondiale sera assujetti à ce mécanisme de Gff », a expliqué Mme Diop, soulignant que, depuis lors, la société civile sénégalaise s’est organisée pour préparer l’entrée dans ce mécanisme et pour l’élaboration des dossiers d’investissement que notre pays doit déposer sur la table de la Banque mondiale.

Selon elle, les Etats ont une responsabilité pour l’élaboration de la politique de santé, mais la société civile a un devoir d’appui, de contrôle et de veille. « Ce mécanisme de financement, qui vient d’être adopté sur le plan mondial, veut qu’il y ait, dans chaque pays, une société civile organisée qui puisse prendre ses responsabilités à côté de l’Etat, pour que les engagements pris soient respectés. C’est dans ce sens que nous avons débuté le processus d’organisation et de mobilisation de la société civile sénégalaise », a affirmé la présidente de la plateforme. Doudou Sonko, du ministère de la Santé et de l’Action sociale, a bien apprécié cette initiative de la société civile sénégalaise. Pour lui, les interventions des Ong permettent au ministère de la Santé de mieux définir sa stratégie. Même constat chez Arame Ndiaye, représentante du directeur de la Santé de la reproduction, qui a estimé que ce nouveau mécanisme de financement du Gff est une opportunité pour le Sénégal dans le cadre de l’amélioration de sa politique de santé. Pour elle, ces acteurs de la société civile contribueront à la facilitation de l’accès au financement pour le Sénégal.

O. KANDE

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Santé en Afrique : quand la chirurgie devient mortelle

Santé en Afrique : quand la chirurgie devient mortelle | senegal sante | Scoop.it
Ouestafnews - Les complications post-opératoires constituent un problème majeur de santé en Afrique, indique une étude publiée par une équipe internationale de chirurgiens. Du Sénégal au Rwand
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Vidéo- Financement de la santé: Macky Sall invite les maires à soutenir les mutuelles... - YouTube

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Hôpital : qu'est-ce que le Plan Blanc ?

Hôpital : qu'est-ce que le Plan Blanc ? | senegal sante | Scoop.it
Il s'agit d'un plan spécifique d'urgence sanitaire et de crise, mis en place depuis le début des années 2000. C'est un moyen de planifier la mise en oeuvre rapide et rationnelle des moyens indispensables en cas d'afflux de victimes.
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Greffe d'organes : Le Sénégal est allé vite en besogne

Greffe d'organes : Le Sénégal est allé vite en besogne | senegal sante | Scoop.it
L'autorisation de greffe d'organes au Sénégal ne rassure pas certains spécialistes.
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Le Soleil - Qualité des soins au Sénégal : Des résultats en demi-teinte

Le Soleil - Qualité des soins au Sénégal : Des résultats en demi-teinte | senegal sante | Scoop.it
L’enquête sur la qualité des soins réalisée dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Sédhiou et Ziguinchor par l’Institut population, développement et santé de la reproduction (Ipdsr), London school of economics (Lse), de la London school of hygiene and tropical medicine (Lshtm), note des progrès réalisés dans ce domaine. Mais, beaucoup d’améliorations sont à apporter.

Les résultats de l’enquête sur la qualité des soins dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Sédhiou et Ziguinchor ont été partagés le 26 février 2018. L’étude a porté sur un échantillon de 202 structures sanitaires (186 postes et 16 centres de santé). Selon le directeur de l’Institut population, développement et santé de la reproduction (Ipdsr), le Pr Mohamadou Sall, cette enquête est partie de la question : « Quelles sont les principales causes de mortalité dans les pays africains ? » Les réponses ont permis de répertorier plusieurs types de maladies : les problèmes respiratoires, les diarrhées, la tuberculose, le paludisme, etc.

Des maladies simple à traiter traitables. Malheureusement, elles sont encore létales en Afrique. En effet, si ces maladies persistent encore et continuent de tuer des personnes dans les pays en développement, a expliqué le Pr Sall, c’est parce que la qualité des soins y reste encore un défi. Il ressort de l’enquête, initiée par l’Ipdsr et la London school of hygiene and tropical medicine (Lshtm), que les services de santé fournis aux patients dans ces structures sanitaires se font dans un « environnement qui n’est pas totalement approprié ». L’Infrastructure sanitaire est aussi faible dans ces régions. D’après le Pr Sall, les structures sanitaires ne sont pas suffisamment dotées d’électricité et d’eau courante pour leur bon fonctionnement. « Seule la moitié des formations sanitaires a accès à l’électricité, 45 % ont un téléphone, 38 % un moyen de transport pour les patients et 25 % ont l’eau courante », précise le rapport.

7% savent comment gérer un cas complexe de planification
Par ailleurs, dans ces zones, les structures sanitaires ne sont pas suffisamment dotées en ressources humaines. Ce qui a un impact direct sur la qualité des soins délivrés aux patients. Dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Tambacounda et Kédougou, « de nombreux établissements sont en-dessous des normes nationales en matière de personnel », révèle l’enquête. « Les postes de santé comptent en moyenne 0,9 infirmier et 0,6 sage-femme et les centres de santé 5,6 infirmiers et 4,8 sages-femmes », rapporte le document.

Toutefois, l’enquête a permis de relever des difficultés dans la prise en charge adéquate des patients. « Seuls 66 % des cas cliniques présentés dans les vignettes cliniques sont résolus de façon correcte », met-on en exergue. « La qualité des connaissances cliniques de ces professionnels de la santé est loin d’être parfaite.

Manque de protocoles de soins
Le niveau des connaissances varie énormément selon les cas présentés. Si la plupart des prestataires savent comment traiter les patients atteints de pneumonie (96 %), de dysenterie (90 %), d’asthme (75 %) ou d’angine de poitrine (65 %), beaucoup moins savent comment gérer correctement le paludisme sévère (52 %) ou un cas complexe de planification familiale (7 %), révèle l’enquête sur la qualité des soins au Sénégal. En effet, la prise en charge de la dysenterie est bien meilleure au Sénégal que dans les autres pays africains ou d’autres pays comme la Chine ou l’Inde, informe Dr Mylène Lagarde, économiste de la santé à London school of economics.

En outre, le rapport indique qu’il y a un manque de protocoles de soins mis à la disposition des prestataires. Par exemple, sur l’ensemble des établissements, « seuls 46 % possèdent « les directives nationales pour la planification familiale et environ 20 % pour la tuberculose ou les infections respiratoires ». Les structures sanitaires ne sont pas aussi dotées « de tous les médicaments et de l’équipement essentiel pour dispenser les soins de santé primaires », ajoute le rapport. « En moyenne, seulement 80 % des médicaments essentiels sont disponibles et un quart des établissements disposent de moins de 75 % d’entre eux. En moyenne, seuls 77 % de l’équipement et des fournitures médicales essentielles sont disponibles dans les formations sanitaires enquêtées », précise le rapport.

Aliou Ngamby NDIAYE

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Afrique : La santé publique, une question de volonté politique

Afrique : La santé publique, une question de volonté politique | senegal sante | Scoop.it
Pour Fred Eboko de l’IRD, la volonté politique et l’ancrage local des projets sont des facteurs clés pour répondre aux enjeux de santé publique en Afrique.
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SudOnLine - SENEGAL | CES INTERDITS QUI MENACENT LA SANTÉ DE LA FEMME ENCEINTE

SudOnLine - SENEGAL | CES INTERDITS QUI MENACENT LA SANTÉ DE LA FEMME ENCEINTE | senegal sante | Scoop.it
Dans la société sénégalaise, les femmes enceintes sont confrontées à plusieurs obstacles concernant leur alimentation au cours de la grossesse. Les interdits dans certaines sociétés favorisent plus la malformation chez le nouveau né et l’anémie chez la femme enceinte. Dans cette rubrique, la maîtresse Sage-femme du centre de santé de Grand Dakar, Mame Issa Ndoye, revient sur comment bien s’alimenter, tout en étant enceinte?
 
«Durant toute la grossesse, le corps de la femme enceinte fournit au futur bébé tous les éléments dont il a besoin pour bien se développer: les protéines, les bons gras, les sucres, les vitamines et les minéraux. De ce fait, bien manger est très important pour la femme enceinte» font savoir les spécialistes de la santé et de la nutrition. Cependant dans certaines sociétés africaines, des femmes se heurtent à des interdits, en matière d’alimentation, au cours de leur grossesse.
 
Pire encore, d’autres se trouvent dans des situations où le mari est confronté à assurer les trois repas quotidiens pour sa famille. Conséquence, la femme enceinte est de plus en plus sous alimentée faute de moyens ou de modification des habitudes de vie et des modes alimentaires causées par certains interdits dans la société. «Je suis enceinte, mais je ne m’alimente pratiquement plus comme je le veux. Dès les premiers mois de ma grossesse, ma famille m’a demandé de ne pas manger le foie ou la viande rouge. J’en ai fait abstraction, je mange beaucoup de fruits, des légumes et du poisson», fait savoir Khady Diagne rencontrée à Grand Dakar. Pour cette femme, les croyances sont présentes et sont toujours ancrées dans nos sociétés quand on tombe enceinte et qu’on est en fin de grossesse, on retourne chez ses parents. «Ce n’est pas facile. Dès fois, on est obligé de se soumettre pour que demain, s’il venait à arriver ce qui devrait arriver, que la famille ne dise pas : on l’avait prévenu, mais elle est têtue. Ce sont des interdits qui nous affaiblissent».
 
Dans certaines sociétés, la femme n’a pas droit, au cours de sa grossesse, à la consommation des aliments frais, ni de boire de l’eau fraîche. La viande tout comme les œufs sont aussi considérés comme des interdits pour la femme enceinte. «Les œufs, j’en ai fait abstraction lors de ma grossesse et même après dans l’alimentation de mon bébé. Je ne pouvais pas prendre le risque de le manger pour après avoir un enfant avec un retard de langage», fait savoir Ouleye Sylla, une maman, vendeuse au marché grand Dakar. 
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Médicaments pour enfants : trop sont dangereux ou inutiles

Médicaments pour enfants : trop sont dangereux ou inutiles | senegal sante | Scoop.it
Pour soigner les maux des enfants, le recours aux médicaments est encore trop systématique. Le magazine Que Choisir alerte su
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Engineering Immortality: How To Get Everyone To Live To 100, VICE on HBO, Full Episode

Nowadays, most of us will die from one of four things: heart disease, cancer, diabetes or dementia. And the single biggest risk factor for getting thes
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Le Soleil - Pr Jean Charles Moreau, chef de la maternité de l’Hôpital Aristide Le Dantec : « Si les ressources humaines ne sont pas en place, nous ne pourrons pas travailler »

Le Soleil - Pr Jean Charles Moreau, chef de la maternité de l’Hôpital Aristide Le Dantec : « Si les ressources humaines ne sont pas en place, nous ne pourrons pas travailler » | senegal sante | Scoop.it
Pr Jean Charles Moreau, chef de la maternité de l’Hôpital Aristide Le Dantec : « Si les ressources humaines ne sont pas en place, nous ne pourrons pas travailler »
01 Fév 2018 Actualités
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Le Pr Jean Charles Moreau, gynécologue-obstétricien et chef du Service de la clinique gynécologique et obstétricale du Centre hospitalier universitaire (Chu) Aristide Le Dantec a, à maintes reprises, dénoncé la fermeture de la maternité dudit hôpital. Fermée en 2005, cette dernière va bientôt reprendre ses activités. Même s’il n’a pas donné une date exacte de l’inauguration, tout semble fin prêt. Cependant, il dit attendre l’affectation d’un personnel pour le fonctionnement correct de la « Mère des maternités ».

Nous sommes dans les locaux de la maternité de l’hôpital Aristide Le Dantec et nous avons l’impression que tout est fin prêt pour le démarrage des activités. Ou y a-t-il encore des détails à régler ?
Nous sommes effectivement dans la maternité de l’hôpital Aristide Le Dantec. C’est la plus ancienne des maternités du pays. Elle est abritée par l’hôpital Aristide Le Dantec qui vient de souffler ses 105 bougies. Il s’agit également d’une maternité-école d’où sont sortis pas mal de responsables au niveau du continent africain et ailleurs. Comme vous le savez, le Sénégal n’est pas seulement une porte d’entrée géographique, il est aussi une porte d’entrée scientifique pour les meilleures pratiques de la profession de la santé. Je donne l’exemple des implants contraceptifs : ils sont partis de Dakar, en décembre 1986, et cela a fait tache d’huile sur tout le continent. C’est valable pour la technique simplifiée de césarienne avec ses nombreux avantages. Elle a eu aussi pour point de départ le Sénégal, plus particulièrement dans cette maternité de l’hôpital Aristide Le Dantec en décembre 1999. Ladite technique est pratiquée, aujourd’hui, sur tout le continent africain, jusqu’à Madagascar et partout dans le monde.

On voit un imposant bâtiment. Quelle est réellement la capacité d’accueil de cette maternité ?
C’est vrai que c’est une grosse maternité qui vaut trois hôpitaux régionaux en termes de volume d’activités de soins, de nombre de lits et d’équipements haut de gamme. Elle est immense en termes de capacité d’accueil des patients, mais aussi des apprenants, c’est-à-dire des étudiants en Médecine, des élèves-infirmiers et sages-femmes, etc. Cependant, nous avons réduit la capacité en lits parce que la maternité en comptait 121 pour les mères, 35 berceaux et une capacité d’accueil pour 10 couveuses. Elle recevait pratiquement la plupart des prématurés de Dakar, des régions et même des pays de la sous-région. Le nombre de lits a été réduit de moitié pour une meilleure humanisation des soins. Nous voulons accorder plus d’attention à des soins à visage humain, en évitant d’avoir de très grandes salles. Nous avons des salles plus spacieuses avec moins de lits d’hospitalisation, mais avec plus de points d’eau pour des soins de meilleure qualité. Cette maternité assure, aujourd’hui, avec 61 lits de mères, une plus grande diversification de l’offre. Je veux nommer le traitement des cancers du col de l’utérus et du sein. Dans les années 1980 et 1990, c’étaient près de 12.000 accouchements par an. A l’époque, faute de places, des accouchements se déroulaient à même le sol pendant des périodes de pic comme l’hivernage. Nous avons, aujourd’hui, de grosses maternités qui ne demandent qu’à reprendre leurs activités. Il s’agit de celle de l’Institut d’hygiène sociale (Polyclinique) de la Médina, qui est passée d’une capacité d’accueil de 8 à 70 lits avec l’appui de la coopération japonaise, mais le personnel est encore très insuffisant là-bas. Il en est de même de l’hôpital “Dalal Jamm” où il est prévu des services de gynécologie et de pédiatrie, mais il n’y a pas encore suffisamment de personnel. La fermeture et la réhabilitation de cette maternité qui a duré 12 ans nous a permis de mieux contrôler la banlieue dakaroise et de maîtriser l’ensemble du pays.

Aujourd’hui, la césarienne est accessible dans les coins les plus reculés du pays, notamment dans les régions de Tambacounda et de Kédougou. Le nombre de gynécologues-obstétriciens sénégalais dépasse 200, dont malheureusement les 85 % sont à Dakar. Ceci constitue une grosse difficulté, et nous attirons l’attention des autorités, afin que le pays soit entièrement couvert, puisque les populations des régions de Tambacounda, Kédougou et Matam bénéficient des mêmes droits que celles vivant à Dakar. Ce manque de personnel est valable aussi pour cette maternité. Avant sa fermeture et sa réhabilitation, le personnel, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, tournait autour de 160.

Aujourd’hui, nous n’avons même pas la moitié des effectifs. Il y a seulement un anesthésiste-réanimateur affecté à l’hôpital Aristide Le Dantec qui, déjà, avait une pénurie à ce niveau, puisqu’il n’en disposait que de trois, ainsi que de cinq techniciens-supérieurs d’anesthésie. Ce qui est insuffisant aussi bien pour la maternité que pour l’hôpital Aristide Le Dantec parce qu’il s’agit d’un service à Haute intensité de mains d’œuvre (Himo) avec les rotations des équipes qui se font toutes les 12 heures. Il nous faut aujourd’hui suffisamment de personnel.

Cela veut-il dire que les autorités n’ont pas encore affecté du personnel dans cette maternité qui s’apprête à ouvrir ses portes ?
Pour le moment, il n’y a pas un seul infirmier diplômé d’Etat affecté dans notre service où nous avons augmenté le nombre de salles d’opération qui est désormais porté à quatre. Il faut rappeler que l’infrastructure a été reprise et rénovée à l’identique. C’est, pour nous, l’occasion de rendre hommage aux autorités qui se sont engagées à améliorer les choses. L’infrastructure des infrastructures est représentée par le capital humain qui est un passage obligé si l’on veut faire des soins de qualité. C’est pour cette raison qu’il faut du personnel puisque les équipements sont en place.

Combien faut-il d’infirmiers et de sages-femmes pour satisfaire les besoins en personnel ?
Une maternité universitaire, ce n’est pas seulement le nombre de sages-femmes. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait des efforts en ce qui concerne le nombre de sages-femmes recrutées. Mais, nous sommes loin d’avoir le nombre demandé, car à côté de ces sages-femmes, il faudrait des infirmiers, des aides-infirmiers et du personnel de surface, parce que si les salles ne sont pas propres, bonjour à l’infection, aux épidémies de crèche, entre autres. Les autorités n’ont pas encore affecté de techniciens supérieurs en anesthésie. En plus de cela, il faut des gynécologues-obstétriciens vu qu’il s’agit, ici, d’une maternité-école. C’est la « Mère des maternités ». Les apprenants viennent des quatre coins du monde. Sur les dix-neuf gynécologues-obstétriciens diplômés en 2017, quinze sont Sénégalais, dont huit messieurs et sept dames. Encore faudrait-il que l’Etat puisse les affecter dans les endroits qu’il faut et que ceux-ci rejoignent effectivement leurs postes. Il s’agit d’un problème de gouvernance sanitaire sur laquelle la communauté internationale insiste beaucoup. L’Etat, à travers les différents Gouvernements, a fait des efforts dans ce sens. Mais, il reste encore beaucoup à faire. Au moment où je vous parle, il y a au moins 200 médecins diplômés qui chôment dans ce pays et plus de 2.500 sages-femmes.

Il suffit seulement de faire un petit calcul avec le nombre de sortantes, de nouvelles diplômées, avec la pléthore d’écoles privées qui existent maintenant au Sénégal, pour savoir qu’il y a beaucoup de sages-femmes qui sont en quête d’emploi. Certaines d’entre elles ont leurs dossiers au ministère de la Santé et de l’Action sociale depuis plus de 10 ans. C’est également valable pour les infirmiers diplômés ; environ 3.000 sont en attente d’emploi.

Le Sénégal a besoin de toutes ses ressources humaines pour assurer l’accès aux soins de meilleure qualité aux citoyens. Je disais tantôt que la première césarienne simplifiée, avec tous les avantages que cela procure en termes de durée du séjour hospitalier et de coûts en dépenses de santé, est partie de cette maternité. Cette césarienne fait, aujourd’hui, le bonheur du continent africain grâce à ses nombreux avantages. Le rôle du Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant, parmi d’autres Centres d’excellence qui travaillent dans d’autres domaines, est d’œuvrer à la promotion de la santé et de la recherche, gage de développement durable et d’émergence.

A quand l’inauguration de cette maternité dont la réhabilitation a duré une bonne douzaine d’années ?
Moralement, ce n’est pas seulement ce que nous attendons. Nous nous battons depuis une décennie maintenant pour que tout le pays et même toute la sous-région dispose d’une maternité de ce standing. Nous avons des challenges. Si cette maternité est ouverte et qu’à moins de trois kilomètres d’ici, c’est-à-dire à l’Institut d’hygiène sociale (Polyclinique de la Médina), il n’y a pas assez de personnel, cela ne va pas régler les problèmes. Cela est valable pour l’hôpital “Dalal Jamm”. Nous n’avons pas toutes les cartes en main. C’est pour cette raison que nous avons commencé à aménager dans ce bâtiment pour pouvoir au moins occuper l’espace et travailler. Mais, il n’y a pas de secret en médecine. Si les ressources humaines ne sont pas en place, nous ne pourrons pas travailler. Nous avons saisi les autorités que nous remercions encore pour ce beau joyau qui est « relooké », encore faudrait-il du personnel. Je ne peux pas donner de date d’inauguration. Nous attendons le complément de personnel. Maintenant ouvrir une maternité comme celle-ci sans travailler correctement n’est pas une bonne solution. Il nous faut du personnel pour servir les populations. Nous faisons des consultations de routine, nous n’avons jamais arrêté de faire ces consultations, bien au contraire. Car, en 12 ans, nous avons réussi à mailler le pays. Nous offrons de nouvelles prestations, des technologies de soins plus avancées comme la chirurgie par voie basse, eu égard à l’espérance de vie qui augmente. A cela s’ajoutent l’endoscopie qui consiste à « opérer sans ouvrir » et les diplômes interuniversitaires pour les maladies du sein et du col de l’utérus dont les enseignements ont démarré cette année. C’est pour la première fois en Afrique francophone de l’Ouest et du Centre que cela existe. Pour réussir tous ces défis, nous avons besoin de personnel. Je rappelle qu’il y a moins de deux semaines, la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a lancé son Plan stratégique 2018-2022. Nous avons parlé des soins, ceci est aussi valable pour l’éducation et l’enseignement. Il faut du personnel à tous les niveaux. L’Etat doit recruter davantage d’enseignants-chercheurs dans les universités du Sénégal, notamment au sein des Ufr (Unités de formation et de recherche) de santé parce que les étudiants qui y sont doivent être bien encadrés. Ils ont aussi besoin d’être accompagnés dans le cadre des innovations pédagogiques avec le matériel de simulation dont nous disposons ici, à l’hôpital Aristide Le Dantec.
Propos recueillis par Eugène KALY
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Comment les technologies de l'audiovisuel participent à la Révolution Numérique de la Santé et de la Justice

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Migrants - Daniel Bréhier : « Le parcours d'émigration les a cabossés »

Migrants - Daniel Bréhier : « Le parcours d'émigration les a cabossés » | senegal sante | Scoop.it
Discuter avec lui, c'est un peu comme cartographier la répression à travers le monde, situer les conflits politiques, ethniques ou religieux en cours. Il pourrait être analyste en géopolitique, Daniel Bréhier. Mais il est psychiatre. Chaque jour, il consulte au Centre d'accueil de soin et d'orientation (CASO) de Médecins du monde à Saint-Denis, en Île-de-France. Retraité de la fonction publique en 2011, il travaille depuis pour cette ONG, fondée en 1980 par des anciens de Médecins sans frontières. À cette époque, une bande de médecins et journalistes veut rendre plus visible la situation des « boat people » vietnamiens, et leur venir en aide.

La prise en charge médicale des migrants s'est perpétuée tout au long de l'histoire de Médecins du monde. Elle intègre une aide psychologique. À son arrivée en 2011, Daniel Bréhier recevait des Pakistanais menacés par les talibans, quelques réfugiés d'Inde et du Bangladesh, et des Ivoiriens « craignant des exactions d'anciens chefs rebelles », dans le sillage de la crise politique ivoirienne de 2010-2011. À cette période, les routes migratoires à travers le Sahara et la Méditerranée existaient déjà. « Mais on en parlait moins », dit-il. Aujourd'hui, ses patients sont surtout des migrants originaires du continent africain, passés par la Libye. Pour Le Point Afrique, il revient sur les maux dont ils souffrent, et sur ce périple destructeur.


Daniel Bréhier est médecin psychiatre au Centre d’Accueil de Soins et d’Orientation (CASO) de Saint Denis, et responsable de la Mission mineurs étrangers à Paris de Médecins du monde. © DR

Le Point Afrique : Comment se déroulent les consultations au CASO de Saint-Denis (93), où vous travaillez ?

Daniel Bréhier : les patients nous connaissent par le bouche-à-oreille ou sont envoyés par des associations. Dans la plupart des cas, ils ont des douleurs multiples. Ils voient d'abord une infirmière, qui les renvoie éventuellement vers un médecin généraliste. Environ un quart des adultes et la moitié des mineurs nous sont ensuite adressés. Nous sommes trois psychiatres et une psychologue. On commence par parler de leur parcours. Pour la plupart d'entre eux, ce ne sont pas des migrants économiques comme on a tendance à les présenter. En général, ils ont subi des menaces ou des tortures pour des motifs politiques, mais pas seulement. En ce moment, nous voyons beaucoup de migrants qui ont dû fuir pour des causes de violences interethniques ou intrafamiliales.

Il y a par exemple des femmes qui refusent l'excision de leur fille ou fuient un mariage forcé. On reçoit aussi beaucoup de mineurs qui ont été fragilisés suite au décès d'un de leurs parents. Il arrive qu'ils soient moins bien traités dans leur nouveau cercle familial, voire rejetés. Donc ils s'en vont, se retrouvent SDF dans leur pays, et quelqu'un leur propose de partir. Ils quittent leur pays sans même savoir où ils vont aller. On rencontre enfin des homosexuels qui ont fait l'objet de menaces ou de violences.

En quoi le parcours d'émigration peut-il créer des troubles d'ordre psychique ?

En général, le trajet entre le pays d'origine et l'Europe, qui peut durer des années, est extrêmement chaotique. On a beaucoup parlé ces derniers temps des violences en Libye, qui sont en effet très importantes, mais une fois arrivés en Europe, les migrants se retrouvent souvent dans la rue.

Donc ce parcours est avant tout une errance, dans une très grande précarité, et est ponctué d'incertitudes. Où va-t-on manger dormir, se laver ? Il n'est pas toujours possible de satisfaire ces besoins élémentaires. Par exemple, en Libye, où ils sont détenus, ils ont à peine de quoi manger et sont obligés de travailler.

De nombreux migrants nous racontent aussi que lorsqu'on les conduit en mer sur les côtes libyennes, certaines personnes ont peur et refusent d'embarquer sur le Zodiac. Mais des hommes les menacent avec leurs armes et il n'est pas question de faire marche arrière. C'est « ou tu montes, ou je te descends ». Certains candidats à la traversée sont donc tués instantanément, sous leurs yeux. La mort est fréquente. Sur les routes du désert, dans les prisons libyennes, en mer... Ils côtoient la mort. C'est un psychotraumatisme, et chaque nouveau traumatisme entraîne une réminiscence des précédents.

Comment se manifestent ces psychotraumatismes ?

Nos patients se plaignent d'abord de maux de tête. Bien souvent, ils sont submergés par leurs pensées, par des images qui remontent. Tout se mélange. Il y a donc une lutte interne pour essayer de mettre ces traumatismes à distance. C'est ce qui se joue dans ce mal de tête. Cela entraîne des troubles du sommeil, des cauchemars, et de la fatigue. Ils parlent d' « épuisement ». On observe aussi des troubles de l'attention et de la mémoire. Ils ont beaucoup de mal à se concentrer.

Enfin, ils doivent aussi s'adapter à d'autres cultures, ce qui requiert beaucoup d'efforts. Or, vu qu'ils vivent pour la plupart dans la rue, ils n'ont pas les clés pour s'intégrer. Cela ajoute à la confusion. Ils nous disent qu'ils n'arrivent pas à « se retrouver ». J'entends souvent : « Je ne me reconnais plus. »

Tous ces aspects sont des manifestations de la souffrance psychique, qui dépassent le simple cadre du stress post-traumatique. On est dans quelque chose de beaucoup plus vaste.

Quels sont les remèdes à ces souffrances psychiques ?

Notre rôle consiste à poser des mots sur ce qu'ils ont vécu, et surtout à remettre du lien. Bien souvent, ils ne parviennent plus à articuler les événements. Les dates, les lieux, tout est confus. On essaie de créer de la continuité dans leur existence, de revenir sur le passé, et sur le présent. C'est un travail important, qui leur sera utile lorsqu'ils devront faire le récit de leur parcours, au moment de la demande d'asile. On leur oppose souvent que leur discours n'est pas cohérent. Donc nous devons prendre le temps de les écouter, pour les aider à reconstituer une certaine unité.

Certains éprouvent enfin de la culpabilité, car ils sont partis en laissant d'autres personnes au pays. Des femmes, par exemple, ont confié leurs enfants à des proches, et ont le sentiment de les avoir abandonnés. D'autres sont habités par la honte, par rapport à ce qu'ils ont vécu au cours de la traversée. Ils ont vécu des atteintes à leur intégrité physique.

Donc nous devons leur rappeler qu'ils n'y sont pour rien, qu'ils sont avant tout des victimes. C'est le parcours d'émigration qui les a cabossés.
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Santé : dépistage de la drépanocytose

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