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Apollonia: une 2e filiale du Crédit Immobilier de France et sa holding mises en examen

DES GENS TRÈS BIEN, éduqués, élégants, qui soudain basculent dans la grande délinquance, ça fait peur, Ma'am Bouzigue !

Apollonia: une 2e filiale du Crédit Immobilier de France et sa holding mises en examen...

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médecin, quand reviendras-tu?

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Médecin, quand reviendras-tu ?

Ce roman a le gout de la réalité, du réalisme sauvage et dérangeant…et nous fait passer du rire aux larmes devant le triste tableau des conditions d’exercice d’un métier sans concessions. Il n’est pas possible d’ignorer alors que son auteur est médecin lui-même !

Il nous révèle un monde de souffrance et d’espérance, le tout écrasé par une dictature administrative que nous ne soupçonnions pas. Il nous pousse à nous révolter contre cette entreprise de démolition de la médecine libérale, qui, autrefois, faisait la fierté de notre spécificité française, tout comme les libertés individuelles, de plus en plus menacées par un état devenu difficilement supportable.

Bien entendu, les noms des lieux et des personnages sont fictifs pour respecter le secret médical :
« Toute ressemblance avec des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ». On peut toujours essayer de se rassurer avec un : « ça n’est pas près d’arriver en France ! ».

Auteur : Robert Escande
Editions Baudelaire ISBN 978-2-35508-778-3 Distributeur : Daudin

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une critique constructive

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CRITIQUE LITTERAIRE DE DISONS.FR
Médecin quand reviendras-tu ? ( Robert Escande)
PAR LÉON, LE 12.12.11
Lectures :72
Figurez-vous, braves gens, que nous sommes devenus assez importants pour qu’on nous envoie désormais gratuitement des livres afin qu’on en parle, s’ils nous plaisent.
Moi, vous me connaissez désormais, grâce à mes biographes attitrés de la maison d’à côté : si le livre n’est pas accompagné d’une enveloppe bourrée de billets de 500 euros, je ne marche pas dans la combine… Mais là, on va faire une exception pour un livre intéressant qui a été visiblement autoproduit.
( Je te jure, Furtif, y avait pas d’enveloppe…)
Donc, on reçoit ce livre « Médecin, quand reviendras-tu ? » du docteur Escande ( ed. Baudelaire). C’est une suite d’anecdotes à travers lesquelles ce médecin raconte sa vie de généraliste en milieu rural, dans un « désert médical », au fin fond de l’Ardèche.
A certains égards, le livre est intéressant, passionnant, même :
• D’abord, on a beau vaguement le savoir, on entre dans la très dure réalité du travail de ce genre de médecin rural «à l’ancienne», qui couvre un secteur géographique immense, montagneux, où les patients sont souvent très dispersés, parfois difficilement accessibles, surtout l’hiver par mauvais temps.
• On prend conscience de leur obligation de très grande polyvalence, qui va de l’obstétrique à certaines opérations chirurgicales .
• On découvre l’invraisemblable, l’hallucinante charge de travail, à toute heure du jour et de la nuit, 365 jours par an et la quasi-impossibilité de trouver un remplaçant pour prendre 8 jours de vacances. Les réveils brutaux la nuit et l’obligation de faire 30 ou 40km de routes de montagnes enneigées, parfois pour pas grand chose, mais parfois, aussi, on arrive trop tard.
• On apprend les méandres administratifs associés à ce statut de médecin dit « pro-pharmacien » autorisé à stocker et délivrer un certain nombre de médicaments du fait de l’absence d’officines à moins de plusieurs heures de route. On fait connaissance avec les contrôles tatillons de la CPAM.
• On s’étonne des jalousies et mesquineries des petits villages, notamment entre les différents personnels médicaux, même situés assez loin…
Bref, ce livre est, sur le plan documentaire tout à fait passionnant et, rien que pour cela, on le conseille vivement à ceux que ce type de témoignage peut intéresser.
Mais d’autres aspects du livre, à l’écriture parfois inégale, sont à relever.
En effet, derrière le médecin on voit aussi l’homme avec ses faiblesses, ses réussites et ses échecs; on sent bien que ce livre va au-delà du simple témoignage. Il y a chez l’auteur une amertume, une colère, la volonté de régler quelques comptes personnels. Il suffit de lire sa description de l’inspecteur des impôts qui fera son contrôle fiscal. Extrait :
« Elle avait un physique difficile. Il lui fallait probablement beaucoup d’attention pour compliquer encore cet aspect austère et ingrat que mère nature lui avait affligé. Ses cheveux noirs-gris étaient savamment négligés, sales, assortis à sa tenue vestimentaire et ses lunettes en écaille avaient des verres épais comme des culs de bouteille. Sa préoccupation n’était pas de plaire, mais de prendre, et ça se voyait. L’existence n’avait pas été facile pour cette vieille fille qui n’avait probablement jamais connu l’amour. Elle était sûrement encore pucelle, et était décidée à prendre sa revanche sur la vie. Il me fallait rendre compte de ma réussite professionnelle insolente, de mes voiture aussi puissantes que peu discrètes, de l’élégance et du charme de ma blonde et sculpturale épouse, de la beauté surnaturelle de mes enfants... »
Certaines autres »sincérités », du même genre, si elles donnent une incontestable vérité et profondeur humaine au personnage, laissent tout de même un peu perplexe: on peut, par exemple, comprendre qu’un médecin à ce point débordé et harassé de travail puisse être irrité d’avoir été appelé en pleine nuit, dans un lieu difficile d’accès, pour une broutille. Mais de là à injecter systématiquement au patient un liquide sans aucune utilité, et de manière à lui faire le plus mal possible pour l’en punir… Le lecteur se demandera si ce n’est pas un peu limite, tout de même, du point de vue de la déontologie médicale ; d’autant que le patient n’est pas toujours bien placé pour savoir si ses symptômes sont graves ou pas.
Il revendique également son goût pour les voitures de sport et le pilotage de type « rallye ». Cela lui a certainement rendu le service de raccourcir les durées de ses tournées à bord de son Hummer, par tous les temps. Mais on s’interroge sur les risques que sa conduite a pu faire courir à d’autres automobilistes…
Mais surtout, si l’on se fie à la quatrième de couverture, il semblerait que le but principal de l’auteur serait de nous raconter comment un médecin libéral « exemplaire » a pu être brisé par le système administratif français. Et de ce point de vue, il n’est pas très convaincant…
L’histoire est la suivante : sans doute sur dénonciation, il a subi un contrôle fiscal et s’est fait lourdement aligner, selon lui, injustement. Pourtant des procédures de recours existent en matière fiscale mais, apparemment elles n’ont rien donné.
À la suite de cela, en voulant se renflouer, il s’est hélas fourvoyé dans une spéculation immobilière où il s’est fait arnaquer de ce qui lui restait comme économies par des promoteurs véreux. Au bout du compte, épuisé, il a failli mourir d’un infarctus dont il a réchappé presque par miracle. Depuis, il a pris sa retraite et a écrit ce livre.
Pour résumer et conclure : un livre intéressant, malgré tout, pour son aspect documentaire et «tranche de vie » comme on les aime sur Disons. Avec, toutefois,une dernière interrogation : pourquoi ce livre s’intitule-t-il «roman» ? Tout n’y est-il pas du vécu ?

Qu’il soit bien entendu que je n’ai pas lu le livre.
Pourtant je m’autorise à ne pas être d’accord avec Léon.
Je ne peux rien dire sur l’auteur.
Dois-je juger le personnage?
Sous l’habit de l’auteur et du personnage avons nous le même homme?
Ce n’est pas un simple pinaillage car si les deux sont la même et unique personne nous n’avons pour constituer le dossier à charge que les pièces fournies par ce docteur lui même. En m’en tenant à ce qu’en relate Léon je vois une immense fatigue et un dévouement sans mesure.Cette humanité est mise , hélas, au service de gens qui en sont souvent privés ou qui en ont reçu une part chichement réduite.Fatigue et lucidité désabusée ont conduit notre homme à une amertume qui peu à peu a fait ses ravages.
Et alors.?
Alors mesdames et messieurs les jurés. Ce docteur nous interpelle à tous et nous met devant nos propres petitesses au moment où nous sommes en face de nos propres peurs. J’en ai connu qui faisaient dans leur couche de trouille.Je les ai vus misérables et petits.Inconsciemment ou sans vouloir l’avouer c’est dans ces cas là que notre propre mauvaiseté ressort. C’est dans la peur ou la souffrance que nous sombrons dans nos petitesses et nos approximations morales.
Et le médecin?
Eh bien à lui nous réservons ce qui chez nous n’est pas le meilleur.
En sa présence nous régressons …et ce n’est pas qu’un mot.Nous déversons sur lui tout et le reste .Le considérons nous comme une personne à ce moment là?
Au bout de 30 ans de carrière où il a entendu quelque fois des mercis et reçu en offrande quelques regards qui réconfortent de tout, il a aussi et trop souvent été traité comme une poubelle ou une fosse.
Alors alors , pour cet homme là , pas un mouvement de compréhension, par une main tendue?.
Eh bien oui c’est ça , c’est le lot de ces hommes là.
D’eux nous n’attendons plus , nous exigeons . La sainteté ou rien .
Un jour à la piscine , je vois paraitre mon assez fabuleuse toubib , en maillot de bain accompagnée du jeune bambin qu’elle a trouvé enfin le temps de faire sans s’auto attribuer d’arrêts .
Elle est canon la toubib à qui je dois la vie.
À 5 mètres de moi une voix aigre: » eh bin elle se la coule douce la toubib »
.
Pour notre homme,à bout de déception et d’amertume il a fallu qu’il soit en plus l’objet d’une scrupuleuse animosité tatillonne.Empêtré dans ses erreurs on n’a pas cherché à l’aider à en sortir.
Non! on l’a enfoncé!Avec application et méthode froidement mécaniquement !
Un homme qui se donnait sans compter on lui a tout compté.Qu’il en fasse un portrait peu flatteur trouvera chez moi une oreille compréhensive.Qui n’a pas eu une telle voisine , collègue , chef de service? Ne trouvez vous pas énorme mesdames messieurs que ce soit un type comme moi qui fasse appel à votre compassion et même permettez moi le mot : votre charité !
Allons allons….
Je tiens ce livre pour utile pour la première raison donnée par Léon sur la description de la vie qui est offerte aux médecins isolés en terre pauvre en clientèle fortunée pauvre en marina golf et casinos mais riche de routes étroites enneigées et d’un patrimoine de connerie ancestrale.La deuxième raison tient dans cette peinture des effets internes dans le démembrement froid et méticuleux des élans d’un homme en tout point exemplaire qui n’a reçu en seul partage qu’une comptabilité froide chicaneuse et oublieuse de ce qu’il devait.

• Léon
12 décembre 2011 at 15 h 51 min • Repondre
Bin, tu vois, je n’ai pas d’objection à ton objection. Le mieux est encore de lire le livre, on peut le commander sur internet je crois. ( C’est une nouveauté, il n’est pas encore affiché)
http://www.editions-baudelaire.com/nouveautes.php
C’est toujours un exercice difficile de rendre compte d’un bouquin.
• Léon
12 décembre 2011 at 15 h 51 min • Repondre
… mais je te jure, il n’y avait pas d’enveloppe.

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