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Madagascar: Elections - Les Etats-Unis contre la candidature de Rajoelina

Madagascar: Elections - Les Etats-Unis contre la candidature de Rajoelina | Présidentielles | Scoop.it

22 September 2012
(c) 2012 AllAfrica, All Rights Reserved


Johnnie Carson confirme la position des États-Unis depuis le début de la crise

 

L'administration américaine s'oppose clairement contre la candidature de ceux qui avaient renversé le pouvoir en 2009. Une autre pomme de discorde avec la Transition.

 

Les États-Unis rembarrent Andry Rajoelina. Ils se positionnent con- tre la candidature du président de la Transition aux prochaines élections. Une nouvelle cause de discorde avec le régime de transition.

 

« Nous sommes convaincus que ceux qui sont au pouvoir, qui font les règles et qui cherchent à gérer les élections ne doivent pas participer à celles-ci », a déclaré Johnnie Carson, secrétaire d'État adjoint en charge de l'Afrique, au cours d'une vidéoconférence jeudi à Antsakaviro. « Les bénéficiaires des interventions militaires et des coups d'État ne devraient pas, en fait, définir les règles pour la succession à la tête du gouvernement », a-t-il poursuivi.

 

Johnnie Carson a ainsi laissé ouverte la porte aux candidats de l'opposition pour prendre part aux élections. « Nous croyons fondamentalement que le nouvel ordre politique devrait être mis en place, que le peuple de Madagascar devrait être autorisé à élire ses nouveaux dirigeants, et que toutes les personnes qui s'intéressent à la contestation de la Présidence devraient être autorisées à contester librement dans le cadre de ces élections », a-t-il avancé.

 

Jusqu'ici, les États-Unis n'ont pas reconnu le régime de transition. Cette fois-ci, ils se sont exprimés d'une manière claire sur le cas des dirigeants de la Transition et se sont alignés sur la charte de l'Union africaine relative à la question. Il reste à savoir si la critique se limite à la tête de l'Exécutif ou s'applique aux autres membres du gouvernement.

 

Grincements de dents

 

L'idée de « ni...ni », à savoir la non candidature de Andry Rajoelina et de l'ancien président Marc Ravalomanana, est discutée. Il est certain que la déclaration du responsable de l'administration américaine apportera de nouveaux éléments au débat. En tout cas, elle provoquera des cris et des grincements de dents.

 

Andry Rajoelina avait anticipé ce type d'annonce pour préparer l'opinion. Après ses rencontres avec l'ancien président Marc Ravalomanana au mois de juillet et au mois d'août, il avait déclaré qu'il n'y a aucun obstacle à sa candidature.

 

Lanto Rakotomavo, présidente du Tanora malaGasy Vonona (TGV), parti fondé par Andry Rajoelina, n'est pas surprise par la position américaine. « Les États-Unis ne sont pas l'unique grand pays au sein de la communauté internationale. Ils n'ont pas à dicter ceux qui peuvent se présenter aux élections et ceux qui ne le peuvent pas », a rétorqué la vice-présidente du Conseil supérieur de la transition pour banaliser l'intervention.

 

Elle n'a pas non plus caché son irritation concernant la qualification de « coup d'État » donnée à l'accession d'Andry Rajoelina au pouvoir. « Cela ne s'est jamais produit alors que les États-Unis ne cessent de le marteler », a-t-elle déclaré, très agacée.

 

La déclaration de Johnnie Carson intervient au moment où Andry Rajoelina cherche à influer sur la tendance de la position de l'administration américaine contre le régime qu'il dirige. De passage aux États-Unis pour participer à l'assemblée générale des Nations unies, le président de la Transition tente de raffermir ses contacts avec des élus américains. Il projette de rencontrer des membres du groupe « Black caucus » au Congrès, à la suite d'une « invitation » que celui-ci lui a adressée. Il reste à savoir s'il pourra honorer son agenda, compte tenu justement de son statut et de celui du régime tels que les voient les États-Unis.

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US election 2012: States of play

US election 2012: States of play | Présidentielles | Scoop.it

Sep 12th 2012  by The Economist online

 

September 12th: Barack Obama seems to have got a small bounce from the Democratic convention (or a "sugar high", as the Romney campaign terms the president's lead in the polls). At the state level Mitt Romney is ahead in Virginia, according to a new survey, but Mr Obama has vaulted into the front again in Florida. As of today the Democrat has a 334-204 advantage in the electoral college over his Republican rival. The colour coding on the map reflects the result of the latest poll (and not an average of polling data) in a state.

 

Our interactive map provides the latest polling for president in each state (where available) and nationally. Click your cursor on a state to see the polling data, or use the “zoom to” drop-down menu to take you to a region. We have designated some states as “swing states”, highlighted by an icon that will appear above the polling graph for that state. These are the states that could go either way in the election and where Barack Obama and Mitt Romney will focus their campaigns.

 

The presidential election is won by the candidate who attains at least 270 electoral-college votes out of the 538 in total that are spread among the states and which are distributed to take account of population size. To view a list of the allocation of the votes in the states click on the “Electoral college votes” tab.

 

Click on the “Results 2008” tab to see how the election went last time.

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Mitt Romney, la revanche d'un héritier

Mitt Romney, la revanche d'un héritier | Présidentielles | Scoop.it
Son père avait tenté, en vain, de conquérir la Maison Blanche. Son fils réussira-t-il à réparer cet échec ? Portrait de celui qui affrontera Barack Obama.

 

 

Même impeccable chevelure de jais tirée en arrière, encadrant des tempes grisonnantes et des yeux d'acier. Même menton carré renforçant un sourire aussi éblouissant que permanent. Impensable de comprendre le parcours de Willard Mitt Romney sans évoquer son père, George Romney, gouverneur du Michigan, figure de la vie industrielle puis politique américaine, un temps favori républicain contre Richard Nixon dans la course à la Maison Blanche en 1968. Son fils avoue l'avoir "idolâtré". Inconcevable, quatre décennies après, de ne pas considérer Romney fils, 65 ans, comme un héritier.


Mitt est bâti du même roc que George : une profonde foi mormone, une dévotion appuyée à sa famille et à la femme de sa vie, une fortune considérable accumulée dans le privé : l'automobile pour le père dans les années 1940-1950, le capital-investissement pour le fils dans les années 1980-1990. Mais, sur le plan politique, cet évident mimétisme a volé en éclats le 31 août 1967.

 

Ce jour-là, George Romney, 60 ans, partisan jusque-là de l'escalade militaire au Vietnam, s'exprime à la télévision. "Je ne crois plus à la nécessité pour nous d'intervenir au Sud-Vietnam pour arrêter l'agression communiste", lance-t-il, appelant à la fin rapide de ce "conflit tragique", la guerre américaine au Vietnam. Dans son élan, il qualifie de "lavage de cerveau" (brainwashing) le discours des généraux à Saïgon, où il s'est rendu deux ans auparavant. L'expression, utilisée pour décrire le calvaire des prisonniers américains du Vietcong, fait scandale. George Romney dévisse dans les sondages.

 

Six mois plus tard, il abandonne la course à la présidence. "Ta mère et moi ne sommes pas personnellement atteints. En fait, nous sommes soulagés. J'avais cette ambition et même si je ne l'ai pas réalisée, je suis satisfait", écrit-il à son fils. Le choc est rude pour Mitt, 20 ans. L'Eglise mormone, pour laquelle il porte alors "la parole de Jésus" en France, ne tient-elle pas la lutte contre le communisme pour une cause sacrée ?

 

"MITT EST DIPLOMATE DE NATURE"

 

La leçon paternelle, au moins, est limpide : les idées passent avant le succès électoral. L'intransigeant George y reviendra en 1972 dans sa lettre de démission adressée au président Nixon, qui l'a placardisé au secrétariat d'Etat au logement. Il y brocarde les politiciens qui ont "trop peur de se mettre à dos les électeurs pour se saisir des vrais problèmes". Traumatisé au point d'être incapable pendant des décennies de visionner la séquence fatale du brainwashing, Mitt Romney aurait juré de venger son père en réussissant là où il avait échoué. La gageure commencera à être tenue le 30 août à Tampa (Floride), lorsque Mitt Romney sera intronisé candidat républicain à la présidentielle 2012.

 

Cette obsession d'esquiver le traumatisme paternel expliquerait l'extrême flexibilité politique de l'adversaire de Barack Obama : pour éviter de connaître le même sort, Mitt aurait pris le contre-pied de son père, adaptant son discours à ses intérêts électoraux. L'hypothèse est développée dans The Real Romney ("Le vrai Romney", Harper Collins, 2012), biographie signée par deux journalistes du Boston Globe, Michael Kranish et Scott Helman. Elle y est corroborée par une citation de sa soeur Jane : "Mitt est diplomate de nature. Je pense que l'épisode [de 1967] a renforcé ce trait."

 

Un autre précédent familial a poussé Mitt à la prudence. Car sa mère, Lenore, née LaFounte, est vivement encouragée par son mari, après l'échec présidentiel de ce dernier, à tenter de ravir le siège du sénateur démocrate du Michigan. Lenore, dont beaucoup pensent qu'elle eut une influence moins spectaculaire mais plus déterminante sur le jeune Mitt, n'est pas un bulldozer. Son inclination la porte à la recherche du compromis, à la persuasion, plutôt qu'à la confrontation. L'expérience va être rude.

 

HUMILIATIONS

 

Car, sans être une "scandaleuse" comme Eleanor Roosevelt, Lenore a quelques opinions tranchées. Cette conservatrice, femme de gouverneur, est si hostile à la ségrégation raciale qu'elle apparaît à l'université du Michigan en 1966 aux côtés de Martin Luther King. Elle n'est pas féministe mais, au sujet du droit à l'avortement, elle juge que "la décision ultime revient à la femme". Participant à un débat télévisé sur la "nouvelle moralité", dans une Amérique où les puritains regardent avec effroi l'explosion de libre sexualité véhiculée par une certaine jeunesse hirsute, elle cloue le bec d'un "expert" : il a omis d'indiquer aux téléspectateurs que "le sexe représente la force la plus puissante et magnifique sur cette terre". Frissons de dégoût dans la frange religieuse conservatrice...

 

Durant trois mois, le jeune Mitt va sillonner le Michigan aux côtés de sa mère. C'est sa première expérience politique de terrain. Il va voir comment son adversaire aux élections primaires, l'ultradroitier Robert Huber, va "démolir" sa candidature. Lenore Romney sort exsangue d'une campagne où les méthodes et accusations les plus viles ont été utilisées contre elle. Préfigurant les publicités négatives d'aujourd'hui, Huber l'accusera d'avoir un "plan secret" visant à "imposer de force l'intégration raciale" en ouvrant sans frein le Michigan à l'immigration des Noirs du Sud. Vainqueur des primaires, elle perdra ensuite largement face au démocrate. La droite républicaine a boudé le scrutin. "Chercher à se faire élire est la chose la plus humiliante que je connaisse", commente-t-elle.

Mitt n'entend pas se laisser humilier.

 

Depuis ces échecs, il cultive la discrétion sur sa saga familiale - ce qui, dans la politique américaine, n'est pas de bon aloi. Car à la polémique, voire la répulsion, que pourrait susciter dans l'actuel Parti républicain le rappel de l'attitude politique de ses parents s'ajoute un handicap supplémentaire : il est l'héritier d'une autre histoire américaine, le mormonisme.

 

Cette étrange religion fait des Etats-Unis la nouvelle Terre promise où Jésus aurait ressuscité sous les traits de Joseph Smith, fondateur de l'Eglise en 1830 et contemporain de Miles Romney, un charpentier émigré de Grande-Bretagne, arrière-grand-père de Mitt. Le grand-père, Gaskell, lui, a quitté l'Arizona en 1885 pour préserver le "mariage pluriel" (la polygamie), alors un pivot de la vie mormone. Il s'établit au Mexique, où le père de Mitt Romney est né, en 1907, cinq ans avant que la révolution n'en chasse les mormons.

 

A PARIS EN MAI '68

 

L'héritage est donc celui d'une dynastie de prêcheurs marquée par une alternance de persécutions, de fuites, de travail acharné menant à une spectaculaire prospérité. Mitt Romney naît mormon avec ce que cela implique à la fois de rigidité morale (ni relations sexuelles avant le mariage ni alcool) et de prodigalité, de volontarisme et de conservatisme (les femmes reléguées à la maison). Telle est sa marque de fabrique, une alliance de quasi-condescendance propre aux gens bien nés (jeune, Mitt ne voyait de films qu'en projection privée dans la demeure familiale) et de générosité (à Boston, il lève des fonds pour assurer l'éducation des deux fils de voisins mormons tétraplégiques).

 

Pensionnaire d'un lycée ultra-élitiste, Cranbrook School, le jeune homme se pose pourtant en chef d'orchestre de canulars assez éloignés de la réserve mormone. Le candidat Romney affirme ne pas se rappeler du harcèlement d'un camarade considéré comme homosexuel, en 1965. A la même époque, le beau Mitt, 19 ans, tombe amoureux d'une jolie étudiante blonde, Ann Davies, de trois ans sa cadette. Amour forcément platonique et serment de mariage. Lui part en mission en France pour l'Eglise de Jésus-Christ et des Saints des derniers jours, nom officiel des mormons.

 

 

De ses trente mois passés entre Le Havre, Bordeaux et Paris, il sortira spectaculairement transformé. Il découvre en France l'hostilité à ses idées dans les cités contrôlées par le Parti communiste, où les portes claquent au nez de ces Yankees fous de Dieu. Il apprend à bien parler français et il est terrifié par la grève générale et les barricades de mai 1968. Pis : au volant d'une DS 21, il frôle la mort sur une route de Gironde. L'épouse du président de la mission mormone de Paris perd la vie dans l'accident. "J'éprouvais un sentiment de vulnérabilité que je n'avais pas ressenti auparavant", déclare-t-il en 2007 au Boston Globe.

 

Le drame met en lumière la capacité du jeune chef à prendre les problèmes à bras-le-corps sans laisser transparaître d'émotion. Appelé à exercer l'intérim du chef, parti enterrer son épouse aux Etats-Unis, Mitt Romney remonte le moral des troupes en organisant une soirée festive et... relève de 160 à 200 le quota de conversions à atteindre pour l'année.

 

A son retour de France, il a 22 ans. Sa fiancée l'a attendu et son père George s'est occupé de la convertir au mormonisme. Le mariage est célébré en grande pompe. Les voilà étudiants à Brigham Young, l'université mormone de l'Utah où la dénonciation de professeurs progressistes est encouragée et les badges pacifistes, prohibés. Déjà père de trois enfants, Mitt réalise le rêve que son père n'avait pas concrétisé : il accède à la filière ultra-sélective de Harvard qui allie droit et affaires. De la Business School (HBS), la Mecque de la formation à la gestion, il sort dans le haut du panier en 1975.

 

Il peut dès lors assouvir son désir avéré : "faire de l'argent". Il ne s'en cache d'ailleurs pas. Durant la campagne électorale de sa mère, un quotidien du Michigan l'avait interrogé sur ses ambitions : "Faire fortune , avait-il répondu. Je pourrai ensuite envisager la politique. Je ne voudrais pas nourrir ma famille avec de l'argent que j'aurais touché comme politicien." Il a 23 ans. La politique est un terrain de jeu pour philanthropes fortunés, restituant à l'Amérique ce qu'elle leur a donné.

 

"CE TYPE SERA UN JOUR PRÉSIDENT DES ETATS-UNIS"

 

Dans son autobiographie, No Apology. The Case for American Greatness ("Aucune raison de s'excuser. En défense de la grandeur américaine", St Martin Press, New York, 2010), le futur candidat républicain explique que "le rôle des gouvernements consiste à rester à l'écart et laisser oeuvrer la destruction créative inhérente à une économie libre". Empruntée à l'économiste-sociologue Joseph Schumpeter, la théorie révolutionnaire de la "destruction créative" du capitalisme, enseignée à HBS, veut que ce dernier s'améliore et se renforce en abandonnant à leur sort ceux qui ne peuvent suivre, un peu comme le parti de Lénine "se régénérait en s'épurant". C'est avec ce viatique théorique que Mitt Romney commence sa carrière au Boston Consulting Group, avant que Bill Bain, le fondateur de la société d'investissements Bain & Company, lui propose d'y entrer.

 

On est en 1977, Mitt Romney a 30 ans. Son habileté à faire fructifier l'apport des clients est telle que beaucoup demandent qu'il s'occupe d'eux personnellement. Selon ses deux biographes, Mitt Romney suscite jalousie et admiration. "Ce type sera un jour président des Etats-Unis", prédisent des partenaires de Bain. Le grand saut intervient en 1983 : le PDG lui offre de créer et diriger seul une nouvelle structure. Bain Capital sera le bras de la Bain & Company dans le private equity, le capital-investissement alors en pleine expansion. Son coeur d'activité : le rachat, éventuellement avec le patron ou des managers internes, d'entreprises endettées auxquelles Bain apporte du cash par le biais de nouveaux emprunts, jusqu'à leur assainissement et leur revente à meilleur prix.

 

Avec la crise, le private equity est aujourd'hui devenu l'objet d'incessantes polémiques : innovation financière admirable pour les uns, forme la plus avérée de la "rapacité" capitaliste pour d'autres. Qui a dit : le capital-investissement consiste à "redistribuer le produit du vol" ? Tad Haven, ex-conseiller au budget de sénateurs républicains...

 

Durant ses quatorze années à la tête de Bain Capital, M. Romney a autant fait prospérer d'entreprises qu'il en a fait péricliter. Mais les gains, eux, sont impressionnants. Non coté, donc non sujet à la publication de bilans détaillés, le fonds aurait rapporté 119 % en moyenne annuelle à ses partners, ses porteurs de parts. Mitt Romney lui-même en serait ressorti avec une fortune estimée à 250 millions de dollars. Encore ne sait-on rien de son patrimoine aux îles Caïmans. Car malgré son retrait de Bain, en février 2002, il a préservé dans la société un statut de partenaire passif dans une douzaine de ses fonds placés dans ce paradis fiscal.

 

A la même époque, Romney le financier, à qui il arrive de prier pour l'avenir de Bain, prend de hautes responsabilités dans la LDS. A partir de 1977 et pendant près de deux décennies, il se partage à Boston entre tâches gestionnaires et présidence du diocèse, chargé de guider les âmes. Il tente de concilier l'extrême rigueur de l'Eglise en matière sexuelle et familiale avec la réalité sociale. Mais plusieurs témoignages reflètent un manque d'empathie avec des femmes en détresse.

 

Le bishop (évêque) Romney fait pression sur une "soeur", ancienne baby-sitter de sa propre famille, divorcée et enceinte, qui veut garder son enfant, pour qu'elle le fasse adopter, sous peine d'excommunication. A une autre fidèle, enceinte d'un enfant probablement atteint de malformation, il assure que le handicap est une bénédiction. "Il s'intéressait au contenu de mon utérus, pas à moi", se souvient l'intéressée. Mitt Romney assure n'avoir aucun souvenir de cet épisode.

 

Peu à peu, fortune aidant et conformément à son ambition déclarée, il se rapproche de la politique. Le choix du premier objectif indique la dimension de l'ambition : Mitt Romney se met en congé de Bain pour s'attaquer au siège de sénateur de Ted Kennedy, un homme réélu à cinq reprises depuis 1962 dans le Massachusetts. On est en février 1994. M. Romney, jusque-là "indépendant", choisit son camp : il s'affiche républicain, mais modéré, plus Eisenhower que Reagan. Sans être un succès, la leçon est instructive. Kennedy gagne confortablement (58 %), mais avec la plus faible marge depuis 1968. Le candidat Romney n'a pas été ridicule. Il s'est révélé être un collecteur de fonds hors pair. Comme aujourd'hui, il s'est présenté en professionnel de l'économie qui a "créé des milliers d'emplois" ; et, comme aujourd'hui, son adversaire démocrate l'a traité de financier cynique sans le faire s'écrouler pour autant.

 

L'échec digéré, il retourne chez Bain. Mais le virus de la politique ne le quitte plus. Bientôt, il vole au secours de Salt Lake City, capitale des mormons qui organise les Jeux olympiques d'hiver mais dont le Comité d'organisation est rongé par la corruption typique du CIO. Mitt Romney s'en empare en 1999 et "sauve les JO", se forgeant une image de gestionnaire efficace et intègre. En 2002, les Jeux finis, il se lance à l'assaut du siège de gouverneur du Massachusetts, qu'il tient pour un bon tremplin vers la Maison Blanche. Dans cet Etat traditionnellement démocrate mais lourdement endetté, il se présente comme progressiste sur les questions de société - il défend le droit des femmes à l'avortement et ceux des homosexuels - mais comme conservateur financier et budgétaire.

 

Il l'emporte à l'âge précis (55 ans) où son père était devenu gouverneur du Michigan. Il jugule le déficit en augmentant les impôts et en réduisant les services. Révolutionnaire, sa loi sur la santé, qu'il fait voter en 2006, fait du Massachusetts le premier Etat à généraliser l'assurance-maladie. Chacun doit souscrire une assurance privée, quitte pour l'Etat à aider les plus pauvres. L'idée est née dans un cercle de réflexion républicain : le citoyen est "responsabilisé" et les intérêts des compagnies sont préservés. La réforme, qui préfigure la loi Obama de 2010, est votée par les deux partis dans le Massachusetts et paraphée solennellement par un Romney triomphant. Audacieuse et populaire, elle devait servir ses desseins présidentiels. Ironie de l'histoire : avec un Parti républicain tiré vers l'extrême droite par le Tea Party, cette loi est devenue un des boulets du candidat Romney en 2012.

 

Une législature de gouverneur lui suffit. Dès 2005, le démarrage difficile du second mandat de George W. Bush le convainc de se présenter à l'investiture de son parti à l'élection présidentielle. Une fois de plus, il fait montre d'un talent exceptionnel pour récolter des fonds et d'une prodigalité rare (il dépense 140 millions pour sa campagne, dont 45 millions de sa poche). Mieux : il obtient un soutien discret du clan Bush. Cela ne suffira pas. John McCain, un maverick (franc-tireur) comme lui mais aux réseaux plus étendus, l'emporte.

 

Son appartenance à l'Eglise mormone ne passe pas auprès de certains électeurs. Et déjà, des chroniqueurs écrivent que M. Romney "sonne faux". Dans son propre camp, certains critiquent ses incessantes variations selon les circonstances et les interlocuteurs. Ainsi, sur l'avortement et les droits des gays, il a tourné casaque. Lors d'un débat républicain, McCain met les rieurs dans sa poche. Face à Obama, Romney se dit le candidat du "vrai changement". Le vieux sénateur susurre alors que pour ce qui est de changer, c'est sûr, M. Romney s'y connaît...

 

A COUPS DE DOLLARS

 

L'image de la girouette le poursuit toujours. Sur l'objectif Maison Blanche, en revanche, il ne varie pas. Lorsque, le 11 avril 2011, à dix-neuf mois de l'échéance présidentielle à venir, il constitue un "comité exploratoire" en vue de se représenter, le Boston Globe donne le ton : aucune surprise, en réalité le battu de 2008 avait commencé d'"explorer" la prochaine échéance dès son échec. Mais cette fois, Mitt Romney s'est bien mieux préparé et bénéficie de plus d'atouts.

 

Avant même que ne commence la campagne des primaires républicaines, il dispose d'un trésor de guerre (60 millions de dollars) trois fois supérieur à celui du plus riche de ses concurrents potentiels. Il réunit aussi le meilleur réseau de soutien. Depuis trois ans, ses financements discrets ont permis les victoires électorales d'élus locaux reconnaissants qui constitueront un précieux maillage territorial pour sa campagne. Assez vite, la direction du parti privilégie sa candidature.

 

L'onction des militants, pourtant, ne lui est pas acquise. Au fil des scrutins primaires de 2012, des candidats plus droitiers - Michele Bachmann, Newt Gingrich, Rick Perry, Rick Santorum - le prennent pour cible. Il pare les coups, Etat par Etat, en inondant les écrans de contre-publicités. Reste à savoir ce que pèseront dans la campagne finale les accusations de "fortune mal acquise" et son refus de rendre publique sa feuille d'impôts ; les doutes sur la véracité de ses déclarations à la commission électorale fédérale en 2011, dans lesquelles il affirme ne jouer plus aucun rôle chez Bain depuis 2002 ; le mystère de son imposition de 2009, qu'il entretiendrait parce que, cette année-là, il aurait perdu de très grosses sommes, révélation qui contredirait son image d'habile gestionnaire ; les interrogations sur ses affaires et ses partenaires aux îles Caïmans. Sans oublier la réputation sulfureuse de son soutien financier, Sheldon Adelson, magnat des casinos.

 

Mitt l'héritier, Mitt le versatile qui promet d'abroger la loi Obama sur la santé et rejette désormais les réglementations sur l'environnement, serait-il aussi Romney le cachotier ? En promettant de réduire drastiquement les dépenses publiques (hors défense) et les impôts de tous, en choisissant le représentant Paul Ryan, chouchou du Tea Party, pour son "ticket" présidentiel, le fils de George et Lenore a poussé loin les concessions à sa droite. Immédiatement après, l'équipe de Mitt le modéré laissait entendre que son champion avait une vision économique moins radicale que son colistier.

 

Jeudi 30 août, en clôture de la convention de Tampa, il sera ovationné par la foule des délégués républicains. Il lui restera deux mois pour convaincre les électeurs centristes qu'il n'est pas qu'un caméléon récemment rallié aux ultras du Grand Old Party, mais aussi le porteur d'une tradition familiale de conservatisme éclairé.

Philippe Bernard et Sylvain Cypel

 

Dates

 

1947 Naissance à Detroit (Michigan) de Willard Mitt Romney.
1975 Diplômé de la Harvard Business School.
1984 Lance le fonds de capital-investissement Bain Capital.
1994 Entre en politique, échoue à ravir le siège de sénateur du Massachusetts.
2002 Dirige avec succès le Comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver à Salt Lake City, capitale des mormons. La même année, il est élu gouverneur du Massachusetts.
2006 Le Massachusetts est le premier Etat à généraliser l'assurance-maladie.
2008 Battu par John McCain pour l'investiture du Parti républicain à la présidentielle.
2012 Investi par le parti républicain pour la course à la Maison Blanche.

 

 

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Yemen | Profile: Ali Abdullah Saleh

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Gregg Carlstrom | 23 Nov 2011

 

Ali Abdullah Saleh, Yemen's president for three decades, has proved a wily political operator but a poor administrator.

 

Ali Abdullah Saleh, Yemen's president, has signed a deal in the Saudi capital, Riyah in which he will step down after months of unrest.

 

Saleh took over the presidency of North Yemen in 1978, and became president of Yemen after its two halves were united in 1990. The only man to ever serve as president of the unified Republic of Yemen, he proved to be a wily political operator, manipulating Yemen's tribal system and fending off sustained insurrections in the north and south.

 

He often portrayed himself as the only man who could hold together a united Yemen. In February, in the early days of the months-long popular campaign to drive him from office, Saleh portrayed the opposition as a conspiracy to destroy the country - a theme he has struck often during his decades in power.

 

"There is a conspiracy against Yemen's unity and territorial integrity," he told a group of senior military officers. "We have served to preserve the republican regime with every drop of blood we have."

But his reign was also defined by charges of corruption and mismanagement: Yemen is one of the poorest countries in the world, with widespread unemployment and persistent inflation; and billions of dollars in oil revenues have been embezzled or wasted. 40 per cent of Yemen's population lives on less than $2 per day.

 

No negotiated exit

 

Saleh's failures as president fuelled months of popular protests which began in January, shortly after the ouster of Tunisian president Zine El Abidine Ben Ali. Protesters have spent months camped in front of Sanaa University, where they erected tents and chanted for his resignation. Demonstrations also spread to several other Yemeni cities, with the southern city of Taiz emerging as an epicentre: Turnout at some rallies reached hundreds of thousands of people.

 

Rights groups say more than 350 people have been killed since Yemen's uprising began [Reuters]


The protests were at first led by students and young people, but they eventually grew to include much of Yemen's fractious opposition. The Houthis, Shia rebels in the north who have fought a long-running war with Sanaa, endorsed the protest movement; so did the Southern Movement, the secessionist group in the south.

 

Several high-ranking military officers deserted Saleh after a particularly brutal crackdown on March 18, when at least 50 protesters in Sanaa were killed by snipers. General Ali Mohsen Saleh was the first to go: He ordered the troops under his command to protect protesters.

 

The protests also emboldened the Ahmar family, fellow members of Saleh's Hashed tribal confederation who have emerged as his chief political opponents. Hamid al-Ahmar, a prominent businessman, is seen as a possible successor to Saleh; his brother, Hussein al-Ahmar, quit the ruling party in February and publicly rebuked Saleh.

 

Fighting between Saleh and the Ahmar family has paralysed the capital for weeks. Fighters loyal to Saleh shelled the Ahmar compound in Sanaa and several businesses owned by the family; al-Ahmar's men have been blamed for the rocket attack against the presidential palace , though the government has yet to prove that allegation.

 

Saleh tried to negotiate his way out of the protests, offering to form a "unity government" and proposing a committee to overhaul the constitution. Opposition groups dismissed Saleh's offer as a "waste of time."

 

Weeks later, he went a little further, offering to step down by the end of the year and promising to hand power to a civilian government. The opposition rejected that offer, too, holding out for a more immediate resignation.

 

The president also tried to buy his way out of trouble, offering tens of thousands of dollars (and new cars) to groups of tribal elders. But his tribal support, which constitutes his main power base, has been eroding for weeks.

 

Neighbouring countries tried to broker a peaceful exit for Saleh: A proposal negotiated by the Gulf Cooperation Council would have granted Saleh immunity from prosecution in exchange for stepping down. But he refused - on three different occasions - to sign the deal.

 

Early years

 

Saleh was born in 1946 in the town of Bayt al-Ahmar, a member of the Sanhan tribe, a small member of the Hashed tribal confederation. His early career was spent in the military; he fought for the republican government in North Yemen's civil war, which pitted the Saudi-backed remnants of the monarchy against the Egyptian-sponsored republicans.

 

He would remain in the army until 1978, when he made a move into politics: He took power after the president was assassinated, and never relinquished the post.

 

Expectations for his presidency were low: An estimate from the US Central Intelligence Agency predicted that he wouldn't last six months in office. But he held on, consolidating power within the ruling General People's Congress (GPC) and buying the support of the country's fractious tribes. He was re-elected in 1982, and again in 1988.

 

Saleh then presided over the unification of north Yemen with the Communist south, which lost its main patron when the Soviet Union collapsed. The marriage quickly soured, though, with the south frustrated by what it saw as its economic marginalisation at the hands of the northern-dominated government.

 

Civil war broke out in mid-1994, and the south seceded in May of that year. Its separation would last only two months, though, before its military was crushed by the north, placing Saleh once again at the helm of a unified Yemen.

 

Saleh was an ally of former Iraqi strongman Saddam Hussein, and his decision to back Iraq during the first Gulf War would have serious consequences for Yemen's economy: Saudi Arabia responded by expelling more than a million Yemeni workers from the kingdom, depriving countless Yemeni families of vital remittances.

 

After the September 11 attacks, Saleh tried to position himself as a vital ally to the United States. He made an official visit to Washington in 2007, where he met with then-president George Bush at the White House. And he allowed American drone aircraft to kill alleged al-Qaeda targets on Yemeni soil. Yemen, in return, has been the recipient of tens of millions of dollars in American aid.

 

A questionable legacy

 

Saleh will tranfer power to his deputy ahead of an early election, and in return he would get immunity from prosecution.

He leaves behind a government that seems ill-equipped to handle the set of interlocking challenges confronting Yemen, including dwindling oil and water reserves and a rapidly growing population of unemployed youth.

 

His government is generally ranked as one of the most corrupt in the world. "A system of grand corruption has emerged over the last several decades thriving on the combination of weak state institutions and a fragmented elite structure," the US embassy in Sanaa said in a 2010 report. "Allies are rewarded and other elites pacified by grand patronage payoffs in exchange for political quiescence."

 

But Saleh's patronage network began to shrink as Yemen's oil reserves began to dry up. The country's oil production peaked in 2001, and has been declining ever since; some of the tribal unrest Saleh faced in recent weeks owes to his inability to "spread the wealth" as he once did.

 

He also failed to resolve ongoing conflicts with both the Houthis and the Southern Movement. The southerners have temporarily dropped their demand for secession - calling instead only for Saleh's ouster - but their longstanding economic grievances remain unaddressed.

 

 

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Inside Story: US 2012 | Is Mitt Romney too rich for US voters?

Inside Story: US 2012 | Is Mitt Romney too rich for US voters? | Présidentielles | Scoop.it

18 Jul 2012

 

As Barack Obama's camp ups the ante against his rival we ask what voters really care about in the presidential race.

 

The knives are out in the US presidential race, and Mitt Romney is the one struggling to deal with the sustained attacks by incumbent Barack Obama.

 

The US president has refused to apologise for his attacks on Romney, saying his election rival is bad for US jobs. 

 

"It's shameful that we are trying to demonise a wealthy guy … Why are we demonising someone who's wealthy? This is crazy. This is America. We should respect that and give Mitt Romney the credit for successfully having a company that created a lot of jobs."

- Richard Grenell, a former Romney spokesman

 

Obama and his campaign team have been relentlessly questioning the Republican candidate over the business practices of his former equity firm, Bain Capital, which they claim were bad for US jobs. It is not clear how involved Romney was in those decisions.

 

Also an issue is the multi-millionaire's personal finances. The Obama camp says Romney's reluctance to release more than two years' tax returns suggests he is not been paying his fair share. Obama has released tax returns from the last 12 years.

 

It is a rare show of ruthlessness from the Democratic election machine. Demands for apologies have been refused and the Romney camp has even been told to "stop whining".

 

The Obama campaign just released a new advertisement targeting Romney's tax history. And it turns the tables on previous years when it was the Republicans hitting hard – like with the notorious swift boat campaign that sunk John Kerry's presidential hopes in 2004.

 

"The only way [Obama] is going to win this race is by destroying confidence in Romney. The polls show people don't really like or trust Romney and the president is running hard on that … he's got to run a pretty harsh, negative campaign."

- Bill Schneider, a political analyst

 

Romney says Obama is trying to distract voters from the failure of the US economy.

 

But as Obama goes on the offensive about his rival's previous jobs record, there will be some tough questions to come during the rest of the campaign about his own disappointing unemployment figures.

 

The argument over Bain Capital has been going on for weeks but it has started heating up over the last few days.

 

Inside Story: US 2012 asks: What about Obama's own jobs record? And will Romney's rich history be too much for voters?

 

Joining the discussion with presenter Anand Naidoo are guests: Chuck Rocha, the Democratic strategist and senior fellow at the Center for National Policy; Bill Schneider, a political analyst and distinguished senior fellow and resident scholar at Third Way, a US think tank promoting moderate politics; and Richard Grenell, a former Romney spokesman and political consultant.

 

"Mitt Romney, just like Barack Obama, has to figure out how to relate with the people who are going to make the biggest difference in this election ... a few hundred thousand people in a few battleground states, most of which are probably blue-collar workers."

Chuck Rocha, a Democratic strategist

 

HOW THEY COMPARE:

 

Mitt Romney was the former head of investment firm Bain Capital. He says he retired in 1999. Bain is accused of investing in firms that outsourced jobs overseas. Romney reportedly kept his CEO title until 2002, prompting the debate over his tenure including decisions made in a 1999 Bain-engineered layoff.

 

Barack Obama is faced with high unemployment rates. It stood at 7.7 per cent in mid-July, according to the Gallup group. The monthly job creation in the US averaged 200,000 per month in January and February. The US economy added only 80,000 jobs in June. Obama says he inherited the worst recession since the Great Depression and admits there is "more to do" on improving employment.

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Romney courts controversy with 'birther' dig

Romney courts controversy with 'birther' dig | Présidentielles | Scoop.it

25 Aug 2012

 

Republican hopeful's comments allude to debunked theory that his rival, President Barack Obama, was not born in US.

 

Republican presidential hopeful Mitt Romney has reignited controversy at a campaign rally over a discredited theory that President Barack Obama was not born in the United States and therefore not eligible to hold the country's highest office.

"No one's ever asked to see my birth certificate," Romney told a rally of some 7,000 people in his home state of Michigan.

 

Obama released multiple copies of his birth certificate [C-SPAN]

"They know that this is the place that we were born and raised," he said to the laughter of the crowd, speaking alongside his wife, Ann.

The "birther" remarks drew a swift response from the Obama campaign, who said the candidate had "embraced" the most extreme conservative claims

 

The joke was a reference to the widely discredited belief that Obama, whose father was from Kenya, was not born in the United States and thus is not eligible to be president.

 

Conservative fringes of the Republican Party including high-profile Romney backer Donald Trump have argued that Obama was not born in Hawaii as he says.

 

In an effort to end the "birther" controversy, Obama has released multiple copies of his birth certificate that show he was born in the United States. But some conservatives refuse to let the issue die.

 

'Little humour'

 

"Governor Romney's decision to directly enlist himself in the birther movement should give pause to any rational voter across America," said Ben LaBolt, Obama campaign spokesman.

 

Brushing the comment off as a joke, the former Massachusetts governor said he did not believe the birther theories. "I've said throughout the campaign and before, there's no question about where he was born. He was born in the US. This was fun ...and, you know we've got to have a little humor in a campaign," Romney told CBS News.

 

Romney's comments came as Republicans prepared for Monday's opening of a four-day convention that will formally nominate him for president, and were the latest detour from his central argument that Americans need a change from Obama's economic leadership.

It was the second time in as many days that Romney found himself under fire for comments on the campaign trial.

 

On Thursday, he said in Minnesota that "big business is doing fine in many places", partly because they benefited from offshore tax havens.

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Eastwood endorses Romney's US election bid

Eastwood endorses Romney's US election bid | Présidentielles | Scoop.it

04 Aug 2012

 

Academy Award winner Clint Eastwood says he is backing Republican's presidential bid because 'country needs a boost'.

 

Clint Eastwood, the Oscar-winning actor and director, has endorsed Mitt Romney, the Republican presidential candidate, during a Sun Valley fundraiser. "I think the country needs a boost," Eastwood told The Associated Press as he joined other Romney supporters for the private campaign event on Friday.

 

In February, Eastwood told Fox News that he was not supporting any politician at that time. Some saw the "halftime in America" ad he made for the Super Bowl as a nod toward President Barack Obama.

Eastwood responded then by saying he was not "politically affiliated" with the president. "Now more than ever do we need Governor Romney. I'm going to be voting for him," Eastwood told Romney supporters on Friday night. "He just made my day," Romney said. "What a guy."

 

Tax reform

 

Standing at Romney's side, Eastwood said he was filming "Mystic River" in Massachusetts almost a decade ago when he first saw political advertisements featuring Romney, who was running for governor at the time. "I said, 'God, this guy, he's too handsome to be governor, but he does look like he could be president'," Eastwood joked. "As the years have gone by, I began to think even more ... about that."

 

Eastwood, 82, said he hoped Romney would restore "a decent tax system that we need badly ... so that there's a fairness and people are not pitted against one another as who's paying taxes and who isn't."

 

The actor and director instantly became Romney's highest-profile celebrity supporter. Romney has also earned the endorsement of Oscar-winning actor Jon Voight and rock star Kid Rock.

 

A campaign spokesman could not immediately say whether Eastwood would play an active role in the campaign.

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Obama responds to Romney with fresh attack

Obama responds to Romney with fresh attack | Présidentielles | Scoop.it

14 Jul 2012

 

US president returns Republican challenger's apology request with two new ads criticising outsourcing and tax record.

 

An unrelenting President Barack Obama has jabbed at Republican candidate Mitt Romney's record with a private equity firm in two fresh ads, barely a day after his rival sought an apology over an earlier advertisement from the US president's campaign team.

 

Obama met Romney's plea for an apology over the attacks with a mocking ad that charged that the firm Romney founded had shipped American jobs to China and Mexico, that Romney has personal wealth invested in Switzerland, Bermuda and the Cayman Islands, and that as Massachusetts governor, he sent state jobs to India. "Mitt Romney's not the solution. He's the problem," the ad says as Romney is heard singing "America the Beautiful" at a campaign appearance.

 

Another ad released on Saturday played clips of Romney demanding the president apologise, followed by footage of the Republican candidate attacking Obama. "Mitt Romney. He sure asks for a lot of apologies," the ad said. "When he's not busy launching attacks."

 

The Romney campaign slammed Obama for the ads. "Every day, President Obama hits a new low," said Romney campaign spokeswoman Andrea Saul. "It is sad and shameful that President Obama would mock 'America The Beautiful'. But sadly it's not surprising for the man who launched his presidency with an apology tour."

 

At stake is Romney's chief contention that as a former businessman, he has the experience to create jobs and spur a struggling economy.

 

The Obama campaign has said that Romney ran a firm that pioneered the practice of sending American jobs out of the country and that his background is one of an investor rather than a job creator.

 

Romney on Friday demanded that Obama apologise for his campaign's attacks about his business record and questions over whether the Republican was still leading Bain Capital when the private equity firm outsourced US jobs abroad.

 

Obama has said since Romney touts his business background as one of the main reasons he should be elected president, then Romney should answer questions about when he left Bain.

Obama also suggested that Romney was a deep-pocketed candidate who was mainly attacking him on the economy but had not offered suggestions on how to fix it.

 

Pressure was also building on Romney from within his own party to be more forthcoming with his finances, a day after he declared that he would not release past income tax returns beyond his 2010 tax records.

 

Campaign trail

 

Meanwhile, Obama, soaked to the skin as he rallied supporters during a downpour in the election battleground state of Virginia, kept up his attack on Romney as the rhetoric hardened on both sides.

 

Standing before about 900 people on Saturday at the Walkerton Tavern & Garden who stood cheering and chanting despite the drenching rain, Obama attacked Romney's record as head of a private equity firm and contrasted his own middle-class childhood with Romney's wealth. "I don't want a pioneer in outsourcing. I want some insourcing. I want to bring companies back," Obama told the crowd in the town near Richmond, rain dripping from his face, as supporters chanted, "Four more years".

 

Obama did not dwell on Romney's business record, leaving the sharpest attacks to his campaign and the new television commercial. Still he played up the charge that Romney and the private equity firm he founded in 1984 sent jobs overseas. "Over the next four months the other side is going to spend more money than we've ever seen in our lifetime on a bunch of negative ads," Obama said, brushing rain off his face. "What these ads are going to do is just say the economy isn't where it needs to be and it's Obama's fault. That's their message." "That's a plan for maybe winning the election but it's not a plan for creating jobs or helping the middle class. It's not a plan for rebuilding our economy."

 

Economic themes

 

While Obama hammered Romney for a second consecutive day in Virginia, Romney spent time with his family in New Hampshire.

Romney has kept his campaign message exclusively on economic themes, casting the election as a referendum on Obama's economic stewardship.

 

With polls showing a relatively competitive race for the November 6 election, Obama has constantly painted Romney as a multi-millionaire private equity specialist who is out of touch with ordinary voters.


The president continued that theme on Saturday, reminiscing about humble vacations as a child when his family would travel on a Greyhound Bus and a highlight was being able to swim in the motel swimming pool or using the motel's vending machines.

 

Tensions between the campaigns have escalated sharply over Romney's tenure at Bain Capital, which the Democratic president has used to put his opponent on the defensive and switch the conversation from Obama's handling of the weak economy.

 

Romney has said he left Bain Capital in 1999, when he was tapped to lead the Salt Lake City Olympics. But the Boston Globe reported on Thursday that public records indicate he was still registered as a top official at the firm for three more years.

 

Timing matters because Romney has said since he left Bain in 1999 he was not responsible for bankruptcies and layoffs at Bain-owned businesses after that time.

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US concerned Mexico's new president may go easy on drug cartels

US concerned Mexico's new president may go easy on drug cartels | Présidentielles | Scoop.it
Enrique Peña Nieto is likely to shift focus from cross-border drug trafficking to crimes affecting ordinary Mexicans...

 

Rory Carroll | The Guardian, Monday 2 July 2012

 

Enrique Peña Nieto's victory in Mexico's presidential election amid a raging drug war opens a new and uncertain chapter in relations with the US. Some in Washington fear the return of the Institutional Revolutionary Party (PRI), which ruled Mexico until 2000, will turn the clock back to an era of cosy deals with drug cartels and fraught relations with the gringos.

 

The new president, as is customary, will clean house, meaning replacing security officials from the outgoing administration of Felipe Calderon of the National Action Party (PAN) which had developed unusually close ties with US in terms of sharing intelligence and military cooperation. Peña Nieto is also expected to change Mexico's focus from combating drug trafficking to curbing violent crime, kidnapping, extortion and robbery, issues which matter more to Mexicans than the flow of cocaine, cannabis and other drugs north through a 2,000 mile border.

 

Michael McCaul, a Texas lawmaker who sits on the House's Homeland Security Subcommittee on Border and Maritime Security, on Monday articulated concerns, which others in Washington murmur privately, about the new man to sit on the eagle's throne. "While he has stated publicly he is committed to the security of his country against the drug cartels, I am hopeful that he will not return to the PRI party of the past which was corrupt and had a history of turning a blind eye to the drug cartels."

 

It reflected worry that after six years of mayhem costing more than 50,000 lives – a bloodbath triggered by Calderon's military-led campaign against cartels – Mexicans have turned to a party which bought relative peace in previous decades by letting the cartels get on with business. After all, say many Mexicans, why should they pay the price for a US drug habit?

 

Pena Nieto has a democratic endorsement to shift Mexico's limited resources to combatting street crime. His shuffling of the federal police and Centre for Research and National Security, Mexico's main intelligence agency, will also disrupt institutional ties with their US counterparts, with whom they have built up trust despite fiascos such as the The Fast and Furious gun-running sting operation.

"Policymakers on both sides of the border must prepare for this thorny transition in order to mitigate its impact on their shared struggle against organized crime," Pamela Starr, director of the US-Mexico Network, wrote in a Foreign Affairs article. "Potentially most challenging is the PRI's reputation for corruption and history of tolerance for politicians suspected of working with organized crime."

 

Pena Nieto sought to allay concerns in his victory speech. "Let it be very clear: There will be no deal, no truce with organised crime," he said. In June, in apparent nod to Washington, he chose as security adviser Oscar Naranjo, a Colombian police general who worked closely with US officials in Bogota. For better or worse the drug war's main dynamics are likely to continue.

 

In an email interview with the Guardian, Starr added that the new president, known by his initials, will be circumscribed by a lack of majority in Mexico's congress. "This means that passing legislation will likely take time, that EPN's proposals will be changed/watered-down in the process, and that the implementation process will be similarly fraught with democratic detours that will inevitably complicate cross-border security cooperation."

 

 

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Les Égyptiens se réveillent avec la peste et le choléra

Les Égyptiens se réveillent avec la peste et le choléra | Présidentielles | Scoop.it

Par MIREILLE DUTEIL | Le Point.fr - Publié le 18/06/2012

 

La dissolution du Parlement par l'armée et l'élection d'un Frère musulman à la présidentielle mettent la démocratie entre parenthèses.

 

"J'ai mis une croix sur les noms des deux candidats, je ne veux voter ni pour la peste ni pour le choléra", nous disait hier soir une jeune femme dans un centre de vote de Dokki, un quartier bourgeois du Caire. Nombre d'Égyptiens étaient amers de devoir choisir comme président de la République (le premier de leur histoire dont ils ne connaissent pas le nom par avance) un Frère musulman, Mohammed Morsi, ou un "fouloul", un membre de l'ancien régime, le général Ahmed Chafik, dernier Premier ministre d'Hosni Moubarak.

 

Ce matin, ils sont nombreux à être totalement désemparés : ils ont la peste et le choléra. Sans que le résultat soit encore officiel, l'islamiste Mohammed Morsi devrait devenir le cinquième président de la République égyptienne. Mais un président sans pouvoir. L'armée vient de le lui enlever. Samedi, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige de fait le pays depuis le départ d'Hosni Moubarak, avait dissous l'Assemblée du peuple, élue en janvier dernier. Les Frères musulmans et l'ensemble des islamistes y détenaient 70 % des sièges. L'armée s'est appuyée sur une décision de la Haute Cour constitutionnelle cousue de fil blanc.

 

Dimanche, prévoyant la victoire de Mohammed Morsi, le Conseil suprême a décidé des amendements constitutionnels qui prévoient que le président de la République n'aura pas d'autorité sur le CSFA. Celui-ci nomme le ministre de la Défense, est responsable des armées et supervisera demain la nomination de la prochaine commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Pas question d'y mettre une majorité d'islamistes. Les militaires nommeront-ils aussi le Premier ministre alors qu'ils se sont déjà attribué le pouvoir législatif ? On peut le supposer.

 

Vainqueur sans pouvoir

 

Une partie des Égyptiens sont ravis, et peu leur importe que la démocratie soit foulée aux pieds. Ils craignent les islamistes. Les jeunes partisans de Mohammed Morsi qui, ce matin, ont envahi en voiture la place Tahrir en brandissant des drapeaux de leur parti ont - lundi midi - mis fin à leur démonstration de joie.

 

Devant le Parlement, les députés islamistes déchus tiennent une assemblée, refusant la dissolution de la Chambre. L'armée les empêche de pénétrer dans les locaux. Cette confusion peut-elle déboucher sur des violences ? Chacun s'observe. L'armée a annoncé qu'elle réprimerait durement et a doté, la semaine passée, la police militaire des pouvoirs de police en matière d'arrestation.

 

Mohammed Morsi, quinquagénaire placide, n'est pas homme à chercher l'affrontement. Il veut que son parti puisse continuer à participer au jeu politique lorsque de nouvelles élections législatives seront à l'ordre du jour. Dans l'immédiat, vainqueur sans pouvoir, il n'appelle pas à descendre dans la rue. Quant aux jeunes révolutionnaires de la place Tahrir, ils observent, pour le moment, le duel entre les Frères musulmans et l'armée.

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Présidentielle égyptienne: les Frères musulmans revendiquent la victoire

Présidentielle égyptienne: les Frères musulmans revendiquent la victoire | Présidentielles | Scoop.it

Publié le 17 juin 2012 | Jailan Zayan et Christophe de Roquefeuille

 

Le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi a revendiqué lundi la victoire à l'élection présidentielle en Égypte, peu après la décision de l'armée de s'octroyer de vastes prérogatives, dénoncée comme un « coup » par les adversaires du pouvoir militaire.

 

Son rival Ahmad Chafiq, le dernier premier ministre d'Hosni Moubarak, a assuré pour sa part que des résultats encore provisoires le plaçaient en tête lors de ce scrutin qui s'est achevé dimanche soir.

 

La victoire de M. Morsi, si elle est confirmée, porterait pour la première fois un islamiste à la tête du pays le plus peuplé du monde arabe, avec près de 82 millions d'habitants. Cette présidentielle était la première depuis la chute en février 2011 d'Hosni Moubarak sous la pression d'une révolte populaire.

Le futur président, quel qu'il soit, disposera toutefois d'une marge de manoeuvre très réduite face à la junte aux commandes du pays depuis la chute de M. Moubarak, qui s'est attribuée de vastes pouvoirs peu avant la fermeture des bureaux de vote.

 

« L'armée remet le pouvoir à l'armée », ironisait le quotidien indépendant al-Masri al-Youm, en allusion à la promesse du Conseil suprême des forces armées (CSFA) de remettre les rênes du pays au premier président égyptien librement élu. « Un président sans pouvoirs », titrait un autre journal indépendant, al-Chorouq.

 

La Coalition des jeunes de la révolution, qui regroupe plusieurs mouvements à l'origine de la révolte anti-Moubarak, a dénoncé un « coup » des militaires. « Le Conseil militaire, par ce coup anticonstitutionnel, s'est octroyé des pouvoirs sans précédent. Il ne reconnaît pas et ne reconnaîtra jamais une volonté populaire qui puisse le contredire », écrivent ces militants pro-démocratie dans un communiqué.

 

Parallèlement, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), bras politique des Frères musulmans, présidé par M. Morsi, a proclamé sur son compte Twitter: « Le docteur Mohammed Morsi est le premier président de la République élu par le peuple ».

Le PLJ a ensuite annoncé que M. Morsi avait obtenu 52 % des voix contre 48 % pour M. Chafiq, un chiffre non encore officiel mais repris par la télévision d'État.

 

Cette annonce a aussitôt été rejetée par le camp de M. Chafiq, général à la retraite considéré comme le candidat de l'armée.

« Nous la rejetons totalement », a déclaré un responsable de la campagne de M. Chafiq, Mahmoud Barakeh, qui a accusé les islamistes de chercher à « détourner le résultat de l'élection ». Selon son entourage, M. Chafiq aurait recueilli 51,6 % des voix sur la base de résultats partiels.

 

M. Morsi s'est engagé dans une allocution à travailler « main dans la main avec les Égyptiens pour un avenir meilleur, pour la liberté, la démocratie et la paix ». Il a aussi promis de « servir tous les Égyptiens » quelles que soient leur obédience politique ou religieuse.

 

Les résultats officiels doivent être annoncés jeudi par la Commission électorale.

 

Peu après l'annonce du PLJ, des centaines de partisans de M. Morsi ont afflué sur l'emblématique place Tahrir, épicentre de la révolte de janvier/février 2011, pour fêter la « victoire » de leur candidat.

 

Mais les Frères musulmans et les partis de la mouvance révolutionnaire ont fustigé les nouveaux pouvoirs de l'armée.

Dimanche soir, le CSFA a annoncé dans une Déclaration constitutionnelle amendée qu'il exercerait le pouvoir législatif jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée du peuple, à une date non précisée.

 

La chambre des députés, dominée par les Frères musulmans, a en effet été dissoute samedi en application d'un arrêt de la Haute cour constitutionnelle pour un vice juridique dans la loi électorale.

Le nouveau scrutin ne pourra toutefois pas avoir lieu avant l'adoption d'une nouvelle Constitution, qui devra être rédigée par une commission « représentant tous les segments de la société » puis approuvée par référendum, précise le texte. Le CSFA s'est cependant accordé un droit de veto sur tout article qu'il estimerait « contraire aux intérêts suprêmes du pays ».

 

La Déclaration stipule aussi que le CSFA garde la haute main sur « tout ce qui relève des forces armées ».

 

M. Morsi, un ingénieur de 60 ans, a cherché à gommer son image d'islamiste conservateur pour se présenter comme un homme de rassemblement et le seul recours des partisans de la « révolution » contre un retour de l'ancien régime.

 

Ancien commandant en chef de l'armée de l'air, M. Chafiq, 70 ans, a fait campagne sur le thème de la stabilité, chère à de nombreux Égyptiens après plus d'un an d'une transition politique chaotique. Il est soutenu par de nombreux Coptes (chrétiens d'Égypte), inquiets d'une victoire islamiste.

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L'armée égyptienne accusée de renforcer son pouvoir avant la présidentielle | Sara Hussein | L'Égypte après Moubarak

L'armée égyptienne accusée de renforcer son pouvoir avant la présidentielle | Sara Hussein | L'Égypte après Moubarak | Présidentielles | Scoop.it

Publié le 14 juin 2012

 

L'armée égyptienne a été accusée jeudi de renforcer son pouvoir par «un coup d'État» sous couvert de décisions de justice, à deux jours d'un duel à la présidentielle décisif pour l'avenir du pays.

L'annonce par la Cour constitutionnelle que le Parlement, dominé par les islamistes, était «illégal», a été qualifiée de «coup d'État total» par un haut responsable de la confrérie des Frères musulmans, Mohammed Beltagui.

 

Au-delà des arguments juridiques invoqués, M. Beltagui a directement mis en cause le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011, qui veut «effacer la période la plus honorable dans l'histoire de notre patrie».

 

«Nous sommes en train de connaître un coup d'État en douceur. Nous devrions nous révolter si nous n'étions pas déjà tant épuisés» par près d'un an et demi d'une transition politique mouvementée, a estimé sur Twitter l'un des principaux militants des droits de l'Homme égyptiens, Hossam Baghat. «C'est une décision politique, comme le montre le moment choisi» juste avant le second tour de la présidentielle samedi et dimanche qui opposera Ahmad Chafic, issu des rangs de l'armée, au Frère musulman Mohammed Morsi, a assuré un militant islamiste en vue, Ibrahim al-Houdaiby.

 

Washington a appelé les autorités à respecter le processus «démocratique» en Égypte, tout en indiquant étudier les décisions de la cour.

 

La mise hors jeu de l'Assemblée pourrait permettre au CSFA de reprendre à son compte le pouvoir législatif, comme cela a été le cas entre la chute de M. Moubarak et l'élection des nouveaux députés.

 

La Cour constitutionnelle a aussi décidé d'invalider une loi qui aurait pu disqualifier la candidature de M. Chafiq, dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, resté dans la course.

 

Cette loi votée en avril par le Parlement frappait d'inéligibilité les anciens hauts responsables du régime déchu. Mais la décision de la Cour, qualifiée «d'historique» par M. Chafiq lui-même, a levé cette hypothèque.

 

Les arrêts de la Cour s'inscrivent aussi parmi d'autres mesures qui témoignent d'une volonté du pouvoir militaire d'affirmer son emprise.

 

Dix-sept organisations égyptiennes de défense des droits de l'Homme ont ainsi dénoncé la décision mercredi de restituer à la police militaire et aux renseignements militaires le droit de procéder à des arrestations de civils.

 

Cette mesure d'exception avait en principe disparu le 31 mai, avec la fin de la loi sur l'état d'urgence en vigueur sans discontinuer depuis 1981.

 

Une telle mesure est «dépourvue de base légale» et «pourrait mettre en place des restrictions pires que celles qui étaient sous (la loi sur) l'état d'urgence», affirment ces ONG dans un communiqué.

 

L'armée, épine dorsale du pouvoir et à la tête d'un opaque empire économique, a donné à l'Égypte tous ses présidents depuis la chute de monarchie en 1952: Naguib, Nasser, Sadate puis Moubarak.

 

En première ligne pour diriger le pays depuis la chute de ce dernier, elle a promis un retour à un pouvoir civil avant la fin juin, une fois le prochain président élu. De nombreux commentateurs et responsables politiques estiment toutefois qu'elle continuera à jouer en coulisse un rôle important.

 

Une victoire de M. Chafiq lui poserait toutefois moins de soucis que celle de M. Morsi, dont le mouvement, les Frères musulmans, a une rivalité historique avec l'armée.

 

Autrefois interdite, alternativement tolérée ou férocement réprimée, la confrérie a su aussi à plusieurs reprises ménager les militaires.

M. Morsi, dans une première réaction aux décisions de la cour constitutionnelle, s'est d'ailleurs abstenu de polémiquer. «Je respecte le jugement de la Haute cour constitutionnelle, en raison de mon respect pour les institutions de l'État et pour le principe de la séparation des pouvoirs».

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Lexington: Mitt and the monkey

Lexington: Mitt and the monkey | Présidentielles | Scoop.it
The Iowa straw poll says more about the state of the Republican Party than about the race for the nomination


Aug 16th 2007 | from the print edition

 

ONE of the odder events in the political calendar is the Iowa straw poll: ridiculous or diverting according to taste. It is not in any sense a representative poll. There are no straws involved. And it is an imperfect predictor of who will win the Iowa caucuses, let alone the Republican presidential nomination.

 

The straw poll is a cross between a money-raising wheeze for the Iowa Republican Party and a free day at the fair for local conservatives. You have to produce $35 and proof of Iowa residency to vote. But no sensible Iowan picks up his own tab. The candidates pay for the tickets and bus their supporters to Ames, a small town north of the state capital, Des Moines, in air-conditioned splendour. They entertain them to live bands and vast plates of barbecued pork. They even provide bouncy castles and climbing walls for their children. This is more the politics of 18th-century English rotten boroughs than a mature modern democracy, though there were a few suitably modern touches this year. Some ballot papers stuck together because of the excessive heat. A voting machine malfunctioned. And voters had to dip their thumbs in the same sort of indelible ink that is used in Iraqi elections to prevent double voting.

 

This year's straw poll was even less illuminating than previous ones. Three of the leading candidates—Rudy Giuliani, John McCain and the still-undeclared Fred Thompson—decided that they had better things to do than stuff the people of Iowa with food. But Iowa did underline two important facts about the race on the right: that Republicans are desperately casting around for a front-runner, and that the national party is in a dreadful state, crippled by Bush fatigue but unable to chart a new course. It's not yet a disaster—but it is a disaster in the making.


Mitt Romney suffered frustrating treatment at the hands of the straw pollers. He won 32% of the vote, defeating his nearest rival, Mike Huckabee, by a bigger margin than George Bush beat Steve Forbes by in 1999. But his triumph had already been discounted because of the huge amount of money he had poured into the state (including $2m on television advertising). Mr Huckabee, who spent only about $150,000 and played the bass guitar in his own band at the event, was able to declare himself the “real” winner. An obscure ex-governor of Arkansas who is principally famous for losing 110 pounds (50kg), he is now talked of as a candidate for the vice-presidency.

 

Mr Romney's ambivalent result is oddly appropriate. His campaign was a masterpiece of organisation. No expense was too large and no detail too small. He had the best barbecue and the bounciest castles. He had 50 golf carts ready to take his voters from their buses to his tent, which was naturally the biggest and best positioned. His master plan for winning the election is unfolding much as he hoped—to establish a stranglehold on the early primary states while gradually raising his national profile.

 

But social conservatives remain suspicious of him for his late conversion to the cause of “life”, a label used to lump together opposition to abortion, stem-cell research and euthanasia. The two most prominent social conservatives in the field, Mr Huckabee and Sam Brownback, together polled more votes than Mr Romney did. There is also something off-putting about his campaign—something a bit cultish and a bit hokey. His supporters wore yellow “Team Mitt” T-shirts and waved large mittens (Mitt Mitts) in the air. His five sons were all too reminiscent of the Osmonds. Mr Romney's speech included a bunch of tosh about the American flag that he has used many times before.

 

Mr Romney also looked out of place among the Ames voters. He is a man who was born wearing a suit. But the Iowa Republicans are not a suit-wearing crowd. They are ideologues who are in politics for the red meat, not the organisational niceties. They wore hats emblazoned with “I'm the NRA and I vote” or T-shirts proclaiming that “Jesus is cool”. They handed out flyers indicting the leading Republican candidates for sexual immorality. One man arrived in a bus painted with the Stars and Stripes and accompanied by a pet monkey in a nappy. “No animal ID”, read one of the innumerable signs on his bus. “Keep your microchips off our animals”.

 

The crumbling base


The straw poll provided yet further evidence that the Republican base is demotivated. Only about 14,000 people bothered to vote compared with 23,000 in 1999 (no straw poll was held in 2003, as Mr Bush was the only Republican contender). The president's name was hardly mentioned. But it also provided evidence that the party is being taken over by its extremes.

 

The Iowa crowd was preoccupied by four issues above all else—“life”, taxes, immigration and guns. The loudest cheers went to people who denounced taxes or pledged to build a gigantic fence within their first six months in office (Mr McCain was probably wise to skip the event). Ron Paul won a standing ovation for his plan to abolish the Federal Reserve and return to the gold standard, as well as for a riff that rolled up the neoconservatives, the IMF and the UN into one great ball of evil.

 

It is hard to remember a time when there was a bigger contrast between what the average voter wants and what hard-core activists desire. Most voters want executive competence after the appalling cack-handedness of the Bush years. But Iowa caucus-goers, who are disproportionately activist, are fixated on a narrow range of ideological tests. Mr Romney's problem is that he is competence on steroids. He turned Bain Capital into a financial juggernaut and made himself $250m. He saved the Salt Lake City Winter Olympics. As governor of Massachusetts, he introduced one of the country's most ambitious health-care reforms. But he cannot dwell upon his real strengths until he first wins over the guys with the “Jesus is cool” T-shirts and the monkeys in nappies. A cruel business, politics.

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Madagascar | Les États-Unis prônent une présidentielle ouverte (Candidature aux élections)

Madagascar | Les États-Unis prônent une présidentielle ouverte (Candidature aux élections) | Présidentielles | Scoop.it

24 September 2012

L'administration américaine précise sa position sur les conditions de la tenue de la consultation populaire concernant la course à la magistrature suprême. Elle donne un éclairage sur les présidentielles.

 

Un scrutin « consensuel et inclusif ». Le gouvernement américain suggère la possibilité des candidats potentiels de pouvoir se présenter aux élections présidentielles. Une position différente du « ni Rajoelina, ni Ravalomanana » sur la table de l'échiquier politique.

 

« À son avis [Johnnie Carson, secrétaire d'État adjoint américain en charge de l'Afrique], tout le monde devrait avoir le droit de se présenter aux élections », a affirmé l'ambassade des États-Unis hier. Contactée après la déclaration du responsable au sein du département américain, elle apporte des clarifications sur le sens du discours de ce dernier.

 

Johnnie Carson s'est exprimé sur la situation à Madagascar au cours d'une vidéoconférence jeudi. « Nous croyons fondamentalement qu'un nouvel ordre politique devrait être mis en place, que voter pour des nouveaux dirigeants élus devrait être permis au peuple de Madagascar », avait-il soutenu. « Tous les individus qui sont intéressés pour être candidats aux présidentielles devraient être libres de concourir à ces élections », avait-il poursuivi.

 

Selon l'ambassade, l'annonce de Johnnie Carson sur l'éligibilité des responsables étatiques « fait référence à la Feuille de route, à savoir la démission de tout dirigeant qui aspire à être candidat ». Elle avance que le sens de la déclaration du responsable de l'administration américaine ne fait pas de véto à une quelconque candidature. « Nous croyons fermement aussi que ceux qui sont au pouvoir et qui font les règles et qui cherchent à gérer ces élections ne devront pas, en fait, y participer », avait indiqué le secrétaire d'Etat américain adjoint.

 

Les États-Unis semblent suggérer un accord politique pour régler la question de candidature aux élections. Ils donnent l'impression de vouloir soutenir des discussions entre les signataires de la Feuille de route, de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), voire les Nations unies sur le sujet au nom du consensus et de l'inclusion.

 

Un pouvoir juge et partie

 

À la lecture de la déclaration, les États-Unis ouvrent un nouveau débat sur l'interprétation de la Feuille de route. « Ceux qui étaient bénéficiaires de l'intervention militaire et du coup d'État ne devraient pas, en fait, continuer à fixer les règles et définir les régulations pour le successeur du gouvernement », avait affirmé Johnnie Carson, laissant entendre un régime à la fois juge et partie, susceptible d'éliminer des candidats potentiels. A priori, il remet sur la table la question de la justice sous la transition. Or, la Feuille de route stipule dans son article 45, le respect de la souveraineté de la justice et de ses décisions.

 

La position américaine constituerait une nouvelle donne sur l'échiquier politique de la Transition au moment où le processus électoral est sur les rails en vue des présidentielles au mois d'août 2013. Le compte-rendu du Sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) à Maputo au mois d'août, a indiqué « les vues exprimées par la majorité des parties prenantes malgaches (...) selon lesquelles L.E. Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana ne se présentent pas aux élections. »

 

Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès et chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, se frotte les mains à propos de la déclaration. « Nous ne pouvons être que d'accord avec cela », soutient-il. « Nul n'ignore qu'après le coup d'État, la justice n'est pas indépendante », assène-t-il.

 

Les partisans d'Andry Rajoelina campent pourtant sur leur position. « La Haute autorité de la Transition ne décide pas tout. Il fallait seulement respecter la Constitution, acceptée par tous, qui établit les règles d'éligibilité », rétorque Benja Urbain Andriantsizehena, vice-président du Congrès.

 

Le secrétaire général adjoint de l'Union des démocrates et des républicains pour le changement (UDR-C), plateforme de soutien à Andry Rajoelina, réfute toute instrumentalisation de la justice. « Il n'y a jamais eu de justice pour la transition ou une justice pour untel ou untel, mais une justice tout court. La justice fonctionne toujours d'une manière normale comme c'était, par exemple, le cas après la crise de 2002 et l'accession au pouvoir de Marc Ravalomanana », rappelle-t-il.

 

(c) 2012 AllAfrica, All Rights Reserved

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Obama Plays to Win, in Politics and Everything Else

Obama Plays to Win, in Politics and Everything Else | Présidentielles | Scoop.it

By JODI KANTOR | Published: September 2, 2012

 

President Obama has earned a reputation as a perpetually aspiring overachiever, striving to perfect his skills — and often giving himself high marks — even in mundane pursuits like doodling or reading to children.

 

As Election Day approaches, President Obama is sharing a few important things about himself. He has mentioned more than once in recent weeks that he cooks “a really mean chili.” He has impressive musical pitch, he told an Iowa audience. He is “a surprisingly good pool player,” he informed an interviewer — not to mention (though he does) a doodler of unusual skill.

 

All in all, he joked at a recent New York fund-raiser with several famous basketball players in attendance, “it is very rare that I come to an event where I’m like the fifth or sixth most interesting person.”

Four years ago, Barack Obama seemed as if he might be a deliberate professor of a leader, maybe with a touch of Hawaiian mellowness. He has also turned out to be a voraciously competitive perfectionist. Aides and friends say so in interviews, but Mr. Obama’s own words of praise and derision say it best: he is a perpetually aspiring overachiever, often grading himself and others with report-card terms like “outstanding” or “remedial course” (as in: Republicans need one).

 

As he faces off with Mitt Romney, the Republican presidential nominee, Mr. Obama’s will to win — and fear of losing — is in overdrive. He is cramming for debates against an opponent he has called “ineffective,” raising money at a frantic pace to narrow the gap with Mr. Romney and embracing the do-anything-it-takes tactics of an increasingly contentious campaign.

 

Even by the standards of the political world, Mr. Obama’s obsession with virtuosity and proving himself the best are remarkable, those close to him say. (Critics call it arrogance.) More than a tic, friends and aides say, it is a core part of his worldview, formed as an outsider child who grew up to defy others’ views of the limits of his abilities. When he speaks to students, he almost always emphasizes living up to their potential. “He has a general philosophy that whatever he does, he’s going to do the very best he can do,” Marty Nesbitt, a close friend, said in an interview.

 

Mr. Obama’s aides point to the seriousness he brings to the tasks of the presidency — how he virtually never shows up for a meeting unprepared, say, or how he quickly synthesizes complicated material. When Mr. Obama was derided as an insufferable overachiever in an early political race, some of his friends were infuriated; to them, he was revising negative preconceptions of what a black man could achieve.

 

But even those loyal to Mr. Obama say that his quest for excellence can bleed into cockiness and that he tends to overestimate his capabilities. The cloistered nature of the White House amplifies those tendencies, said Matthew Dowd, a former adviser to President George W. Bush, adding that the same thing happened to his former boss. “There’s a reinforcing quality,” he said, a tendency for presidents to think, I’m the best at this.

 

And though Mr. Obama craves high grades from the electorate and from history, he is in a virtual dead heat with Mr. Romney in national polls, the political equivalent of school progress reports.

For someone dealing with the world’s weightiest matters, Mr. Obama spends surprising energy perfecting even less consequential pursuits. He has played golf 104 times since becoming president, according to Mark Knoller of CBS News, who monitors his outings, and he asks superior players for tips that have helped lower his scores. He decompresses with card games on Air Force One, but players who do not concentrate risk a reprimand (“You’re not playing, you’re just gambling,” he once told Arun Chaudhary, his former videographer).

 

His idea of birthday relaxation is competing in an Olympic-style athletic tournament with friends, keeping close score. The 2009 version ended with a bowling event. Guess who won, despite his history of embarrassingly low scores? The president, it turned out, had been practicing in the White House alley.

 

When he reads a book to children at the annual White House Easter Egg Roll, Mr. Obama seems incapable of just flipping open a volume and reading. In 2010, he began by announcing that he would perform “the best rendition ever” of “Green Eggs and Ham,” ripping into his Sam-I-Ams with unusual conviction. Two years later at the same event, he read “Where the Wild Things Are” with even more animation, roooooaring his terrible roar and gnaaaaashing his terrible teeth. By the time he got to the wild rumpus, he was howling so loudly that Bo, the first dog, joined in.

“He’s shooting for a Tony,” Mr. Chaudhary joked. (He has already won a Grammy, in 2006, for his reading of his memoir, “Dreams From My Father” — not because he was a natural, said Brian Smith, the producer, but because he paused so many times to polish his performance.)

 

Asked if there was anything at which the president allowed himself to just flat-out fail, Mr. Nesbitt gave a long pause. “If he picks up something new, at first he’s not good, but he’ll work until he gets better,” he said.

 

Mr. Obama’s fixation on prowess can get him into trouble. Not everyone wants to be graded by him, certainly not Republicans. Mr. Dowd, the former Bush adviser, said he admired Mr. Obama, but added, “Nobody likes to be in the room with someone who thinks they’re the smartest person in the room.”

 

Even some Democrats in Washington say they have been irritated by his tips on topics ranging from the best way to shake hands on the trail (really look voters in the eye, he has instructed) to writing well (“You have to think three or four sentences ahead,” he told one reluctant pupil).

 

For another, he may not always be as good at everything as he thinks, including politics. While Mr. Obama has given himself high grades for his tenure in the White House — including a “solid B-plus” for his first year — many voters don’t agree, citing everything from his handling of the economy to his unfulfilled pledge that he would be able to unite Washington to his claim that he would achieve Israeli-Palestinian peace.

 

Those were not the only times Mr. Obama may have overestimated himself: he has also had a habit of warning new hires that he would be able to do their jobs better than they could.

 

“I think that I’m a better speechwriter than my speechwriters,” Mr. Obama told Patrick Gaspard, his political director, at the start of the 2008 campaign, according to The New Yorker. “I know more about policies on any particular issue than my policy directors. And I’ll tell you right now that I’m going to think I’m a better political director than my political director.”

 

Though he never ran a large organization before becoming president, he initially dismissed internal concerns about management and ended up with a factionalized White House and a fuzzier decision-making process than many top aides wanted.

Now Mr. Obama is in the climactic contest of his career, about to receive the ultimate judgment on his performance from the American people. It is a moment, aides say, he has been craving: during some of the darker days of his tenure, he told them that he wanted the country to evaluate him not in isolation, but in contrast to the Republican alternative. The tough, often successful attacks from the right have hardened and fueled him, aides say, driving him to prove that “we’re right and we’re better,” as one ally put it.

In 2008, he said he wanted to change the nature of politics and keep governing separate from campaigning; since then, he has overhauled his White House to prepare for the re-election bid and has run tit-for-tat negative ads, some of which, like some run by his opponent, have been criticized by media truth squads for inaccuracies.

 

He offers his share of verbal jabs at his rival, too.

As far back as 2008, Mr. Obama’s assessment of Mr. Romney was scathing. On the day Mr. Romney dropped out of that presidential race, Mr. Obama told reporters that the former governor was a weak candidate who made “poorly thought out” comments (the compulsive grader again). He savored Mr. Romney’s stumbles in the Republican primaries this time around, an adviser said, professing wonder that it took him so long to lock up the nomination.

 

This February, in an otherwise placid meeting with Democratic governors — routine policy questions, routine presidential replies — Gov. Brian Schweitzer of Montana asked Mr. Obama if he had what it took to win the 2012 race.

 

For a moment Mr. Obama looked annoyed, a White House aide said, as if he thought Mr. Schweitzer was underestimating him. Then he came alive. “Holy mackerel, he lit up,” Mr. Schweitzer said in an interview. “It was like a light switch coming on.”

No matter what moves Mr. Romney made, the president said, he and his team were going to cut him off and block him at every turn. “We’re the Miami Heat, and he’s Jeremy Lin,” Mr. Obama said, according to the aide.

 

Since then, Mr. Obama has been working at a furious pace, headlining three times as many fund-raisers as George W. Bush did during his 2004 re-election campaign, according to Mr. Knoller.

When local campaign staff members ask him what they need to do better, he talks about himself instead. “I need to be working harder,” he recently told one state-level aide.

 

He recently began preparing for the presidential debates, reading up on Mr. Romney and his positions. One danger is that he could sound grudging or smug by indulging in his habit of scoring others (as in, “You’re likable enough, Hillary,” one of his worst debate moments from 2008). As he slashes into Mr. Romney’s arguments, he sometimes cannot help letting crowds know what he thinks of his rival’s political skills. “When a woman right here in Iowa shared the story of her financial struggles, he gave her an answer out of an economics textbook,” he said about Mr. Romney in May, his tone incredulous.

 

Though Mr. Obama quizzes his team on all aspects of the campaign, he is concentrating most on the rhetorical challenge of making a case for a second term. He has worked on making his stump speech tighter, less defensive and more forward-looking in recent months, and he is still testing and discarding lines. “That’s the meat of the campaign, that’s where his focus lies,” said David Axelrod, his chief strategist.

 

Not only do the White House, the Supreme Court and a budgetary crisis hang in the balance, but so does a national judgment on whether Mr. Obama’s agenda was a good idea in the first place. So perhaps it is not surprising that he cites not just his record, but also every other accomplishment he can think of.

 

Then again, he is just as competitive in private, when there is little or nothing at stake. At one of his farewell meetings for White House interns, Mr. Obama dispensed some life advice.  “When you all have kids, it’s important to let them win,” he said with a smile. “Until they’re a year old. Then start winning.”

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Le fonds Bain Capital, cible d'une enquête pour fraude fiscale

Le fonds Bain Capital, cible d'une enquête pour fraude fiscale | Présidentielles | Scoop.it

03.09.2012 | Par Sylvain Cypel

 

Les services du procureur de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, ont confirmé, dimanche 2 septembre, l'information parue le même jour dans le New York Times selon laquelle ils enquêtaient, depuis juillet, sur de possibles fraudes au code fiscal à grande échelle menées par une douzaine de grands fonds de capital-investissement (equity funds) américains. Leurs responsables devraient recevoir des convocations pour s'en expliquer devant le Bureau de protection du contribuable, qui dépend d'une agence de supervision des activités financières créées par la loi de réforme financière dite Dodd-Frank.


La plus connue de ces sociétés est aussi la plus importante, KKR (Kohlberg Kravis Roberts), et on y retrouve plusieurs autres parmi les premières du marché, comme TPG, Sun Partners ou Apollo. On y retrouve surtout Bain Capital, le fonds géré de 1984 à 1999 par Mitt Romney, investi la semaine dernière candidat républicain à l'élection présidentielle. Un fonds dans lequel il a maintenu des investissements personnels tout en se défaisant de toute responsabilité de gestion.

 

La justice new-yorkaise soupçonne Bain et les autres fonds incriminés de s'être adonnés de façon répétitive à la pratique qui consiste à transformer les honoraires perçus pour la gestion des sommes investies par les clients "partenaires" de ses divers fonds en des "investissements" dans d'autres fonds que le gestionnaire gère pour son propre compte. De sorte qu'au lieu de payer jusqu'à 35 % d'impôts sur le revenu sur les sommes perçues, comme l'est imposé le travail (de gestion, en l'espèce), la firme de capital-investissement ne réglait au fisc tout au plus que 25 % (taux maximal d'imposition du capital).

 

La justice new-yorkaise soupçonne Bain, par exemple, d'avoir de la sorte soustrait 200 millions de dollars (159 millions d'euros) au fisc (depuis une date non précisée). Cette pratique, pour nombre de spécialistes, se situe dans une zone d'ombre légale, car elle joue sur l'interprétation d'interstices de la loi. De grands fonds, comme les célèbres Carlyle ou Blackstone, refusent ainsi de l'utiliser. Mais elle est extrêmement répandue à Wall Street, et pas uniquement dans le milieu du capital-investissement.

 

ATTAQUE DÉMOCRATE ?

 

Certes, Bain n'est pas le seul fonds aujourd'hui soupçonné de ces pratiques. Mais la concordance des temps suscite beaucoup d'interrogations : le camp démocrate utilise-t-il l'appareil d'Etat pour attaquer l'adversaire alors que la campagne présidentielle entre dans sa phase cruciale ?

 

De fait, le procureur Schneiderman est un élu démocrate. Mais il est difficile de lui reprocher aujourd'hui de s'en prendre à l'évasion fiscale après que la justice new-yorkaise, traditionnellement chargée des affaires financières étant donné la présence de Wall Street sur son "territoire", eut auparavant traqué d'importantes banques tant dans le scandale du Libor (Barclays et une douzaine d'autres banques internationales) que dans celui des transactions illégales avec des Etats sous sanctions internationales, principalement l'Iran, comme les banques HSBC, Standard Chartered ou Royal Bank of Scotland.

 

Ni M. Romney ni le procureur de New York ne se sont exprimés dimanche. Bradford Malt, l'avocat personnel du candidat républicain, a cependant estimé que la pratique fiscale sur laquelle enquêtent les agents du procureur est "complètement courante et légale". Il a ajouté que son client, pour sa part, ne s'y était "jamais adonné, ni avant qu'il ne quitte Bain Capital ni depuis". Cependant, selon l'agence Bloomberg, Mitt Romney aurait "investi dans certains fonds qui ont utilisé la stratégie de conversion des honoraires".

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Inside Story: US 2012 | Will rising poverty affect the US election?

Inside Story: US 2012 | Will rising poverty affect the US election? | Présidentielles | Scoop.it

29 Jul 2012

 

As the wealth gap in the US is growing, we ask if there is political will to improve the lives of the country's poor.

 

There is more evidence of the growing wealth gap in the US: A new report says that the number of people living in poverty could be at its highest level in nearly half a century. So how can the US government help its least fortunate?

 

In 2010, one in six Americans were considered poor. That is more than 47 million people living on less than $10,500 per year.

 

"We are creating poverty in this country .... If you are unemployed, employers are not going to want to hire you because you are unemployed. If your credit rating is bad, nobody is going to want to hire you. It's like we have a system for pushing people who begin to slide down further and further."

- Barbara Ehrenreich, the author of the book Nickel and Dimed

 

The official government numbers on poverty in 2011 will be released just weeks ahead of the November presidential elections.

But an associated press survey of economists and think tanks says that the number of poor Americans could reach 15.7 per cent, making it the highest level since the 1960's.

 

The US already has more poor people than any other developed country. Analysts say it will be years before the US starts to see poverty drop below the rate it was before the so-called 2008 Great Recession.

 

And on Friday, the US government announced that the economy grew at an annual rate of just 1.5 per cent in the second quarter of 2012.

 

The economy is by far the most important issue for the November presidential elections. But do either President Barack Obama, or his presumptive opponent, Republican Mitt Romney, have any real plans to help America's least fortunate?

 

How will the debate affect the US presidential election? And is there a political will to improve the lives of America's poor?

 

To discuss this we are joined by Rocky Anderson, a US presidential candidate for the Justice Party; Barbara Ehrenreich, the author of the book Nickel and Dimed; and Stan Veuger, an economist and research fellow at the American Enterprise Institute.

 

"The politicians will remain stuck on the middle class, because poor people for the most part don't vote in their mind. And second, both are tied to Wall Street, and Wall Street has a classic indifference when it comes to the most poor people. We Americans should be ashamed when we look at the level of poverty among our fellow citizens ... But poverty has always been high in America .... That means not that we've lost our soul, that means we want to able to do something about it but our political system is so broken that the will of the people cannot filter through. It's dominated by big money, big banks and big corporations who have their way. So I don't give up on the American people, I just abhor the sleep-walking among the American people and I abhor the greed among so many people at the top."

 

Cornel West, an author and professor at Princeton University

 

POVERTY IN THE US:

 

- The US is set to release the latest figures on poverty in the country

 

- Poverty levels in the US have risen to the highest level in 50 years
- The poverty rate is likely to climb as high as 15.7 per cent from 15.1 percent in 2010

- The US' lowest poverty rate was 11.1 per cent in 1973
- Analysts say there were 47 million people living in poverty in 2010
- The highest recorded US poverty rate was 22.4 per cent in 1959
- Analysts say child poverty is to increase from 2010 level of 22 per cent
- 42 per cent of US single-mothers live below the poverty line
- 27 per cent of Latinos and African Americans live below the poverty line
- 26 per cent of native Americans live below the poverty line
- Mitt Romney told US News Network that he didn't care about the very poor
- Romney: 1960's welfare programme has created a "Culture of poverty"
- Romney says he is not concerned with the poor because of the social 'safety net'
- Romney says he is focused on creating new jobs
- Obama expanded the children's health insurance programme in 2009
- Obama made the healthcare reform a central issue for his presidency
- Obama said welfare does not do enough to lift people from poverty
- In 2010, Obama called for a rise in the minimum wage
- Obama expanded food assistance via Recovery and Reinvestment Act

- Obama increased pell grant money for college students
- Obama extended 'Making work pay' tax credit to working families

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Romney calls on Akin to quit Senate race

Romney calls on Akin to quit Senate race | Présidentielles | Scoop.it

22 Aug 2012

 

Presidential candidate says Todd Akin should abandon contest for Missouri after the congressman's comments about rape.

 

Presidential candidate Mitt Romney has called on fellow Republican Todd Akin to abandon his US Senate bid in Missouri after the congressman's comments about rape.

 

Akin has been under fire for his televised comments that women's bodies are able to prevent pregnancies if they are victims of "a legitimate rape".

 

Romney on Tuesday pointed to a statement from a group of current and former Missouri legislators who urged Akin to drop his bid against Democratic Senator Claire McCaskill. Romney said: "I think he should accept their counsel and exit the Senate race."

 

Akin, however, vowed to stay in the contest, indicating he represents a conservative movement that must be heard. "We are going to continue in this race for US Senate," he told the Mike Huckabee Show, a radio programme hosted by the former Arkansas governor, an Akin supporter and a favourite of religious conservatives.

 

Asked in an interview on Sunday on a local television station, KTVI, if he would support abortions for women who have been raped, Akin said: "It seems to me, first of all, from what I understand from doctors, that's really rare. "If it's a legitimate rape, the female body has ways to try to shut that whole thing down."

 

'Misspoke'

 

In a statement later on Sunday, Akin said that he had "misspoke" during the interview, though he did not say specifically which points were in error. "In reviewing my off-the-cuff remarks, it's clear that I misspoke in this interview, and it does not reflect the deep empathy I hold for the thousands of women who are raped and abused every year," Akin's statement said.

 

Akin also said he believed "deeply in the protection of all life" and does "not believe that harming another innocent victim is the right course of action".

 

Akin's race against McCaskill is one of this year's most closely watched races as it represents one of the Republicans' best chances of defeating a Democratic incumbent as they try to gain control of the Senate.

 

McCaskill, who is seeking a second term, is considered vulnerable because of her strong ties to President Barack Obama, and the fact that Missouri is considered an increasingly conservative state.

Democrats quickly sought to capitalise on Akin's comments, with Obama saying the remarks underscore why politicians - most of whom are men - should not make health decisions on behalf of women.

 

Obama said "rape is rape" and the idea of distinguishing among types of rape "doesn't make sense to the American people and certainly doesn't make sense to me".

 

In an interview with National Review Online on Monday, Romeny had called Akin's comments "insulting, inexcusable and frankly wrong". "Like millions of other Americans, we found them to be offensive," Romney said.

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Romney chooses Paul Ryan as running mate

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11 Aug 2012

 

Republican hopeful makes 42-year-old Wisconsin congressman his vice-presidential running mate for November 6 election.

 

Mitt Romney, the US Republican presidential candidate, has chosen Paul Ryan, Wisconsin congressman, as his vice-presidential running mate.

 

Romney appeared together with Ryan, who chairs the US House of Representatives Budget Committee, at an event in Norfolk, Virginia on Saturday to announce his pick for vice-president.

 

Romney said Ryan, 42, "has become an intellectual leader of the Republican Party", and stressed that their campaign will focus on ways to create jobs, protect Medicare and Social Security, and repeal the health care law enacted under Democratic President Barack Obama."His leadership begins with character and values ... Paul Ryan works in Washington but his roots remain in Janesville, Wisconsin," Romney said.

 

Al Jazeera's Alan Fisher, reporting from Washington, said the choice of Ryan is, "a statement by Mitt Romney that he believes that the economy is the most important issue".

 

He said despite Ryan's age, after 13 years in the House he was experienced. "[Romney] has said persistently over the last few months that whoever he picks as vice-president should be able to lead in their own right if anything ever happened to him," our correspondent said.

 

When the time arrived for Romney's big introduction of Ryan on stage on Saturday, Romney's tongue briefly let him down. "Join me in welcoming the next president of the United States, Paul Ryan," a beaming Romney said at the event in front of a retired battleship USS Wisconsin.

 

Moments later Romney returned to the podium. "Every now and then I'm known to make a mistake. I did not make a mistake with this guy," he said of Ryan.

 

But he corrected himself, saying the Wisconsin congressman is "going to be the next vice-president of the United States".

 

Bold choice

 

The announcement marked the end a months-long search by Romney for a running mate to join him in facing Obama and Vice-President Joe Biden in the November 6 election.

 

His choice of running mate is a bold one and comes after polls this week showed him falling slightly behind Obama in what is still a close race, in a campaign that is focused largely on the weak US economy.

 

The selection of Ryan brings a measure of youthful exuberance and energy to the Republican ticket as party activists prepare to gather in Tampa, Florida, late this month for a convention to formally choose Romney as their presidential nominee.

 

Ryan's selection also immediately draws attention to a budget plan he proposed as House budget chairman that would include controversial cuts in government health programmes for the elderly and poor. "We're in a different and dangerous moment. We're running out of time and we can't afford four more years of this," Ryan told the crowd. "Politicians from both parties have made empty promises which will soon become broken promises with painful consequences if we fail to act now."

 

He drew his biggest reaction, saying: "Our rights come from nature and God, not from government."

 

'Back to the economy'

 

Conservative leaders, increasingly anxious over the state of Romney's campaign, had urged him to pass over reliable - but not particularly inspiring - figures such as Rob Portman, Ohio senator, and Tim Pawlenty, former Minnesota governor, and instead go for Ryan.

 

Ryan is a favourite of the conservative Tea Party, an anti-tax, limited-government movement that helped Republicans take over the US House of Representatives in 2010.

 

Charlie Wolf, a conservative political analyst based in the UK, told Al Jazeera that Romney’s choice of a running mate was a wise decision as it puts the economy "front and centre". "And [the economy] is where Mr Obama ... just cannot win if you look at the debt he’s racked up, and you look at unemployment, the deficit," Wolf said. "[Obama] has been trying his best to stay off the economy ... and now it firmly goes back to that topic."

 

Democrats are eager to pounce on Ryan's budget plan with its proposed cuts to programmes for the elderly - particularly in Florida, where many seniors live and which could be a crucial state in the November election.

 

Ryan's selection makes the Florida leg of Romney's bus tour an instant test for the new ticket.

 

Obama's campaign manager, Jim Messina, said in a statement that Ryan shares Romney's commitment to "the flawed theory that new budget-busting tax cuts for the wealthy, while placing greater burdens on the middle class and seniors, will somehow deliver a stronger economy".

 

Romney starts a bus tour on Saturday through four politically divided states that he needs to win in November: Virginia, North Carolina, Florida and Ohio.

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Romney 'supports' Israel's stance on Iran

Romney 'supports' Israel's stance on Iran | Présidentielles | Scoop.it

29 Jul 2012

 

US Republican presidential hopeful holds high-level talks in Jerusalem on how to handle fears over Iran's nuclear aims.

 

Mitt Romney, the presumptive US Republican presidential nominee, has held high-level talks in Israel about how to handle fears over Iran's nuclear ambitions, on a visit aimed at burnishing his foreign policy credentials. "Like you, we are very concerned about the development of nuclear capabilities on the part of Iran and feel it is unacceptable for Iran to become a nuclear-armed nation," Romney said after meeting President Shimon Peres on Sunday. "The threat it would pose to Israel, the region and the world is incomparable and unacceptable."

 

Romney would support Israel if it were to decide it had to use military force to stop Iran from developing a nuclear
weapon, a senior aide said ahead of the planned meetings in Jerusalem. "If Israel has to take action on its own, in order to stop Iran from developing that capability, the governor would respect

that decision," Dan Senor, Romney's senior national security aide, told reporters travelling with the candidate.

 

'Nuclear folly'

 

The Republican challenger, who will face off against President Barack Obama in November's US election, flew in from Britain late on Saturday for a one-day visit expected to focus on Iran's nuclear programme, which Israel and much of the West believes is a covert attempt to develop atomic weapons. "Iran and its effort to become a nuclear-capable nation [is one] which I take with great seriousness, and look forward to chatting with you about further actions that we can take to dissuade Iran from their nuclear folly," Romney told Prime Minister Binyamin Netanyahu earlier on Sunday in remarks carried on Israeli public radio.

 

He also said the two could discuss "developments about the region" including in Syria and Egypt.

 

Netanyahu told him it was important to have "a strong and credible military threat" because sanctions and diplomacy "so far have not set back the Iranian programme by one iota". "I think it's important to do everything in our power to prevent the Ayatollahs from possessing that capability," he said. "And that's why I believe that we need a strong and credible military threat, coupled with the sanctions, to have a chance to change that situation."

 

Romney was also to meet Salam Fayyad, the Palestinian prime minister, later on Sunday and give a statement on foreign policy.

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MITT ROMNEY: The Separation Of Church And State Has Gone Too Far

MITT ROMNEY: The Separation Of Church And State Has Gone Too Far | Présidentielles | Scoop.it
Aug. 21, 2012, 4:19 PM | 977 | 29

 

The separation of Church and State has been taken too far in America and religion should be restored to public life, Mitt Romney has said.

 

The Republican presidential candidate complained that the US founding fathers' celebrated detachment of government from religious faith "has been taken by some well beyond its original meaning".

 

"They seek to remove from the public domain any acknowledgment of God," said Mr Romney, who is a devout Mormon. "Religion is seen as merely a private affair with no place in public life. "The Founders proscribed the establishment of a state religion, but they did not countenance the elimination of religion from the public square".


The First Amendment of the US Constitution stated in 1791 that "Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof."


Thomas Jefferson, the author of the Declaration of Independence and the third US president, said in 1802 that the Amendment meant "a wall of separation between Church and State".


Mr Romney's remarks came during an interview with the Cathedral Age, the magazine of the Washington National Cathedral, which posed an identical set of questions about faith to President Barack Obama.


Mr Obama , who is accused by Mr Romney of "waging war on religion" by mandating employers to pay for contraception as part of staff health insurance plans, offered a sharply contrasting view on the relationship between religion and government.


"The constitutional principle of a separation between church and state has served our nation well since our founding embraced by people of faith and those of no faith at all throughout our history and it has been paramount in our work," he said.


The President also attempted to brush off questions of how he dealt with people who questioned his faith. Polls consistently show that a significant portion of the electorate believe he is Muslim. "I have a job to do as president, and that does not involve convincing folks that my faith in Jesus is legitimate and real," Mr Obama told the magazine.


His opponent, who rarely speaks about Mormonism out of apparent fear that it might deter some voters, said: "Every religion has its own unique doctrines and history. These should not be bases for criticism but rather a test of our tolerance".


Asked for his favorite Biblical passage, Mr Romney offered a line from Matthew 25 that is more frequently cited by Christians on the political Left. "For I was hungry, and ye gave me food: I was thirsty, and ye gave me drink: I was a stranger, and ye took me in: Naked, and ye clothed me," it reads.

 

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What We Expect from Our New President

BY PHYLLIS SCHLAFLY


Public opinion surveys tell us that the majority of Americans now believe our country is headed in the wrong direction. Well, the 2012 elections give us the opportunity to put America back on the right track by turning over a new leaf and building a solid majority of public officials who believe in constitutional government. Here are some of the issues we want our presidential candidate to support:

 

- We want to know what is his plan to bring good blue-collar jobs back to America and stop the way China is cheating us.


- We want him to promise to nominate for the Supreme Court and other federal courts only those who believe in the U.S. Constitution as it was originally written, and who reject any notion of a so-called "living" Constitution, and who also reject any use of foreign law to interpret U.S. law and make court decisions.


- Since, as Ronald Reagan reminded us, if we subsidize something, we'll get more of it, we want to know what our presidential candidate plans to do to terminate or reduce the Billions of dollars we are currently spending to discourage marriage, thereby creating millions of people who are labeled below the poverty line and are therefore dependent on government handouts for all or part of their daily living expenses. We don't want a nation of people dependent on government handouts.


- We want our presidential candidate to promise to stop any attempt to impose a national curriculum on public schools. We want him to remind the American people that putting federal money into public schools is a recent development, and it's now a proven fact that all those billions of dollars have not achieved any of the goals that were set forth for which all that money was appropriated.


All concerned Americans must be part of the solution in 2012! We should speak out publicly to spread the constitutionalist and conservative message.
Contributing Editor, Phyllis Schlafly, is the Founder and President of Eagle Forum, a national radio show host, and a best-selling author.

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Les Égyptiens élisent leur président en pleine tourmente politique

Les Égyptiens élisent leur président en pleine tourmente politique | Présidentielles | Scoop.it

Publié le 16 juin 2012

 

Les Égyptiens élisaient samedi le premier président de l'après-Moubarak lors d'un scrutin opposant un islamiste à une figure de l'ancien régime, dans un contexte de tourmente politique et de doutes sur la volonté de l'armée de rendre le pouvoir aux civils.

Sous un soleil de plomb, de longues queues se sont formées au Caire devant certains bureaux de vote avant même leur ouverture à 08H00 locales (06H00 GMT). Le vote, qui se déroule sur deux jours, a été prolongé d'une heure samedi, jusqu'à 21H00 locales, pour encourager la participation.

 

Près de 50 millions d'électeurs sont appelés à se rendre aux urnes pour départager le Frère musulman Mohammed Morsi et Ahmad Chafiq, le dernier premier ministre de Hosni Moubarak chassé du pouvoir par une révolte populaire en février 2011. Les résultats officiels sont attendus le 21 juin.

 

La course à la présidentielle a divisé le pays entre ceux qui craignent un retour à l'ancien régime si M. Chafiq est élu et d'autres qui rejettent l'entrée de la religion en politique en cas de victoire des Frères musulmans. «Je vote pour Morsi parce que je ne veux pas que Chafiq gagne. J'ai peur de Morsi mais j'ai encore plus peur de Chafiq. Nous ne voulons pas de quelqu'un de l'ancien régime», dit Nagwan Gamal, 26 ans, devant un bureau de vote de Manial, au Caire.

 

Environ 150.000 militaires ont été déployés pour assurer la sécurité des bureaux de vote. Les autorités ont déclaré samedi et dimanche jours fériés pour inciter la population à voter.

 

M. Morsi a voté à Zagazig, dans le gouvernorat de Charquiya, sa région d'origine. «La révolution continue», a-t-il promis à une foule de partisans.

 

M. Chafiq a de son côté voté au Caire sous haute sécurité. Au premier tour, des opposants lui avaient lancé des chaussures en le huant.

 

Intérêts

 

L'élection se déroule sur fond d'incertitudes politiques, les pouvoirs du futur président n'ayant toujours pas été entièrement définis.

Des doutes pèsent en outre sur les intentions du Conseil suprême des forces armées (CSFA), soupçonné de soutenir M. Chafiq, général à la retraite, et de chercher à garder un rôle central sur la scène politique malgré son engagement à remettre au futur président le pouvoir qu'il assume depuis la chute de Moubarak.

 

Les détracteurs de l'armée l'accusent aussi d'avoir orchestré la décision de la Haute cour constitutionnelle, annoncée jeudi, d'invalider pour un vice dans la loi électorale les résultats des élections législatives remportées par les Frères musulmans.

La même cour a aussi permis à M. Chafiq de rester dans la course en invalidant une loi interdisant aux personnalités de l'ancien régime de se présenter à l'élection.

 

Le ministère de la Justice a de son côté décidé de rendre à la police militaire et aux officiers de renseignements de l'armée le pouvoir d'arrêter des civils, dont ils ne disposaient plus depuis l'expiration fin mai de l'état d'urgence.

 

Pour Hesham Sallam, chercheur à l'université américaine de Georgetown, ces développements sont dans la droite ligne de la politique suivie par le CSFA qui «cherche à appliquer sa vision: un État protégé et fermé aux institutions élues et représentatives».

«Le CSFA a réalisé qu'il ne serait pas capable de protéger ses intérêts économiques et politiques s'il ne prenait pas l'initiative de mettre au point les règles des nouvelles institutions politiques», a-t-il dit à l'AFP. «On ne sait pas qui sera président, mais on sait quel genre de présidence ce sera: subordonnée au CSFA».

 

Appel au boycottage

 

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a appelé le maréchal Hussein Tantaoui, le chef d'État de facto de l'Égypte, pour insister sur «la nécessité d'avancer promptement dans la transition politique» et d'organiser de nouvelles législatives «dès que possible».

 

Plusieurs militants en vue ont appelé la population à boycotter le scrutin ou à écrire leur opposition à l'élection sur le bulletin de vote.

«Je rejette le processus géré par l'armée, le fait qu'il n'y ait pas d'autorité claire pour le président et que Chafiq soit autorisé à se présenter», a ainsi dit à l'AFP l'acteur et militant Amr Waked.

 

L'Église copte orthodoxe a au contraire appelé les Égyptiens à ne pas boycotter le scrutin. De nombreux Coptes craignent de ne plus trouver leur place dans une société en majorité musulmane si un islamiste accède au pouvoir et disent qu'ils vont voter pour M. Chafiq, qui a axé sa campagne sur la sécurité.

 

Le mufti d'Égypte Ali Gomaa a quant à lui estimé que lier la religion à la politique était «une offense».

 

M. Moubarak, 84 ans, se trouve dans une aile médicalisée de la prison de Tora, au sud du Caire. Il a été condamné le 2 juin à la perpétuité pour son rôle dans la répression de la révolte de 2011.

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Les Égyptiens dénoncent le « coup constitutionnel » des militaires

Les Égyptiens dénoncent le « coup constitutionnel » des militaires | Présidentielles | Scoop.it

Publié le 19 juin 2012

 

Des milliers d'Égyptiens manifestaient mardi au Caire pour dénoncer le « coup constitutionnel » des militaires au pouvoir, qui viennent de s'octroyer de vastes prérogatives leur permettant de rester aux commandes quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle.

 

Les deux protagonistes du vote qui s'est achevé dimanche, le Frère musulman Mohammed Morsi et l'ancien premier ministre de Hosni Moubarak Ahmad Chafiq, assurent chacun avoir gagné, en attendant les résultats officiels jeudi.

 

Les appels à manifester ont été lancés par des organisations de jeunes militants pro-démocratie rejoints par les Frères musulmans, première force politique d'Égypte et rivaux historiques des militaires qui dominent le système depuis la chute de la monarchie en 1952.

 

Le rassemblement se tenait sur la célèbre place Tahrir dans le centre de la capitale, et des cortèges devaient se diriger vers le siège de la chambre des députés, toute proche, qui vient d'être dissoute.

 

« À bas le pouvoir militaire » ou « la légitimité appartient au peuple », scandaient en fin d'après-midi des centaines de manifestants, parmi lesquels de nombreux islamistes, progressivement rejoints par de nombreuses autres personnes. Les manifestations au Caire battent actuellement leur plein en soirée, en raison des fortes chaleurs de la journée.

 

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis le départ en février 2011 de Hosni Moubarak, a confirmé lundi sa volonté de remettre l'exécutif au futur président avant la fin juin.

Mais le prochain chef de l'État se trouvera en pratique dans l'incapacité de faire passer la moindre loi sans l'assentiment des militaires, qui ont décidé de récupérer à leur compte le pouvoir législatif à la suite de la dissolution de l'Assemblée du peuple, dominée par les islamistes.

 

L'armée veut tout contrôler

 

Cette dissolution a été prononcée samedi par l'armée sur la base d'une décision de justice invalidant le mode de scrutin des législatives tenues de novembre à janvier derniers, et une nouvelle assemblée ne devrait pas être élue avant la fin de l'année.

 

Les Frères musulmans et d'autres mouvements y voient un « coup d'État constitutionnel » au profit des généraux du CSFA, transformant dans les faits la présidence en coquille vide.

L'armée se réserve aussi le droit d'intervenir dans le processus de rédaction de la future Constitution et gardera la haute main sur le système répressif grâce aux renseignements et à la police militaires, autorisés à arrêter des civils.

 

Elle se réserve également toutes les questions la concernant directement, dont le droit de nomination ou révocation au sein de sa haute hiérarchie, se mettant ainsi à l'abri de tout changement que pourrait souhaiter le prochain président.

 

Le résultat de la présidentielle incertain

 

Ces nouvelles dispositions sont contenues dans une « Déclaration constitutionnelle complémentaire » publiée dimanche par le CSFA, au moment où les urnes fermaient pour le second tour de la présidentielle.

 

M. Morsi a revendiqué dès lundi la victoire à la présidentielle sur la base de résultats provisoires qui lui donneraient 52 % des voix. Son équipe a répété mardi qu'il avait réalisé ce score après un décompte de l'intégralité des bulletins.

 

Mais le camp opposé a vivement protesté contre cette annonce, assurant que M. Chafiq, général à la retraite et dernier chef de gouvernement de M. Moubarak, était en tête. « Nous sommes certains que le prochain président de l'Égypte est le général Ahmed Chafiq », a dit Ahmed Sarhane, l'un de ses porte-parole. Son camp assure que l'ancien premier ministre a récolté 51,5 % des suffrages.

 

Les tensions politiques ont fait chuter la Bourse du Caire de 4,2 % mardi.

 

La France a appelé mardi à un transfert « rapide et ordonné » du pouvoir des militaires égyptiens aux « autorités civiles élues démocratiquement ».

 

La veille, Washington s'était dit « profondément inquiet » des prérogatives que s'est attribuées la junte militaire égyptienne, et réclamé le transfert de « l'intégralité du pouvoir à un gouvernement civil démocratiquement élu ».

 

Pour Amnistie Internationale, la décision de l'armée de s'attribuer de larges pouvoirs, avant l'annonce des résultats de la présidentielle, « ouvre la voie à davantage de violations des droits de l'homme ».

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La démocratie en péril à la veille de la présidentielle égyptienne

La démocratie en péril à la veille de la présidentielle égyptienne | Présidentielles | Scoop.it

Publié le 15 juin 2012

 

La transition vers la démocratie en Égypte paraissait en péril vendredi après l'invalidation des législatives remportées par les islamistes, dont le candidat affronte une figure de l'ancien régime au second tour de la présidentielle prévu samedi et dimanche.

 

La décision de la Cour constitutionnelle d'invalider jeudi les résultats du scrutin législatif pour un vice dans la loi électorale a été qualifiée par les islamistes et les forces politiques issues de la mouvance « révolutionnaire » de véritable « coup d'État » orchestré par l'armée au pouvoir.

 

La mise hors jeu de l'Assemblée pourrait en effet permettre au Conseil suprême des forces armées (CSFA) de reprendre à son compte le pouvoir législatif, comme cela fut le cas dans la période entre la chute de Hosni Moubarak en février 2011 et la première session du nouveau Parlement un an plus tard.

 

« Le scénario de la contre-révolution est bien clair à travers une série d'épisodes passant par les acquittements dans le procès de Moubarak (le 2 juin), la décision de donner à la police militaire et aux renseignements militaires le pouvoir d'arrêter des civils et finalement l'invalidation du Parlement », a déclaré un collectif de partis de gauche, laïques et libéraux. « Toutes ces mesures démontrent que le CSFA est déterminé à reproduire l'ancien régime et que la présidentielle n'est qu'une mauvaise comédie visant à permettre au CSFA de renforcer son emprise sur les rouages de l'État et de les mettre au service du candidat de l'ancien régime, Ahmad Chafiq », ont dénoncé ces partis dans un communiqué.

 

Pour Khalil al-Anani, spécialiste du Moyen-Orient à l'université britannique de Durham, « ce qui se passe fait partie du plan global de transition mis au point par les militaires, qui essaient depuis près d'un an et demi d'absorber le choc de la révolution ». « Cela relève avant tout d'une stratégie politique pensée de façon sérieuse par l'institution militaire, qui essaie de garder la totalité des options ouvertes quel que soit le résultat de la présidentielle », souligne Mathieu Guidère, spécialiste du monde musulman à l'Université de Toulouse dans le sud de la France.

 

Le candidat des Frères musulmans pour la présidence, Mohammed Morsi, a cependant annoncé qu'il respectait la décision de la Cour, qui a aussi invalidé une loi privant les piliers de l'ancien régime de leurs droits civiques, permettant ainsi à Ahmad Chafiq, le dernier Premier ministre de Moubarak, de rester dans la course.

 

« Le peuple égyptien qui a élu dans la liberté et la transparence ses députés est en mesure de réélire d'autres personnes qui protègeront les acquis de la révolution que des personnes veulent confisquer », a déclaré le président de l'Assemblée du peuple, l'islamiste Saad al-Katatni. « Le peuple est bien déterminé à protéger sa révolution contre les corrompus de l'ancien régime », a renchéri M. Morsi lors d'une conférence de presse.

 

M. Chafiq, arrivé en deuxième position au 1er tour fin mai après une campagne axée sur le thème du rétablissement de la sécurité, a multiplié ces derniers jours les promesses de « reconstruire un État et une économie modernes », de « lancer des grands projets pour résorber le chômage » et de « garantir les libertés individuelles et de la presse ».

 

L'armée a quant à elle averti dans une déclaration reproduite par l'agence officielle MENA vendredi qu'elle ferait « fermement face à quiconque empêcherait les citoyens de choisir le futur président de l'Égypte ».

 

Elle a aussi annoncé le déploiement de 150 000 militaires pour assurer la sécurité dans plus de 13 000 bureaux de vote à travers le pays.

 

Les détracteurs de M. Chafiq, un général à la retraite, le considèrent comme le candidat de l'armée, qui s'en défend.

 

Conformément à la loi électorale, les deux candidats du second tour de samedi et dimanche sont astreints au silence à partir de vendredi midi.

 

Pour inciter les quelque 50 millions d'électeurs potentiels à se rendre aux urnes, les autorités ont décrété samedi et dimanche jours fériés. Et le ministère de l'Intérieur a annoncé un plan de sécurité draconien pour prévenir d'éventuels troubles.

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