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La critique postmoderne et le modèle photographique

La critique postmoderne et le modèle photographique | pour mémoire | Scoop.it

La photographie constitue un modèle pour la pratique artistique du XX e siècle. Depuis la formulation de cette hypothèse par Rosalind Krauss à la fin des années soixante-dix, ses travaux ont mis l'accent sur le surréalisme et particulièrement sur les usages surréalistes de la photographie. On a peut-être oublié, notamment en France (où la scène artistique était travaillée d'enjeux autres que ceux caractérisant l'avant-garde américaine des années soixante-dix), que "le photographique" comme modus operandi emblématique d'un large segment de la pratique artistique du XX e siècle fit d'abord son apparition chez Krauss à l'occasion d'un commentaire sur un genre nouveau : l'installation. Ces "Notes sur l'index" ­ publiées en 1977 par October, et traduites peu après dans la revue éponyme des éditions Macula ­ ne figurent pas dans l'ouvrage intitulé Le Photographique, paru en 1990 chez ce même éditeur. Elles feront partie, quelques années plus tard, de la traduction, toujours chez Macula, de L'Originalité de l'avant-garde et autres mythes modernistes . Dans ce contexte (à proximité notamment de l'article intitulé : "La sculpture dans le champ élargi", également préoccupé de la dissolution des catégories disciplinaires), les premières observations de Krauss sur le photographique témoignent des liens qui, à la fin des années soixante-dix, nouent la photographie aux enjeux du post-modernisme, tel qu'on le définissait dans le milieu américain et plus particulièrement new-yorkais d'alors : à savoir, une sortie hors du formalisme d'obédience greenbergienne.

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Anthropogénie. Chapitre 4 - Les indices

Sous les mains manieuses, transversalisantes, comparatives d'Homo technicien, devant ses sens intégrateurs et son cerveau orchestral, au cours de ses rencontres variées, les segments des panoplies et des protocoles du *woruld sont en relation à distance (stare, dis, duo, se tenir en relation duale, en bifurcation). Ainsi le tournevis fait signe à la vis, comme le marteau au clou, et même le tournevis au marteau. Mais, si ces instruments ou outils se font signe, comme il convient à l'ordre technique, ce ne sont pourtant pas encore des signes, comme il convient à l'ordre sémiotique. Que faudrait-il pour cela ?

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Littérature et photographie, du lisible qui fait voir au visible qui narre

Après avoir trop longtemps délaissé les possibles interactions entre littérature et photographie, les récents travaux de chercheurs comme Philippe Ortel1 ou Paul Edwards2 (qui participent tous deux à ce colloque) ont ouvert d’intéressantes pistes de recherche sur les relations entre texte littéraire et photographie. Cet ouvrage, co-dirigé par Jean-Pierre Montier3, Liliane Louvel4, Danièle Méaux5 et Philippe Ortel fait suite au colloque international organisé à Cerisy-la-Salle en juillet 2007 et présente un important corpus de 36 articles rédigés par enseignants et chercheurs ainsi qu’un entretien entre Danièle Méaux et le photographe Michel Semeniako. Dans son Avant-propos, Jean-Pierre Montier avoue avoir pour ambition par l’intermédiaire de cet ouvrage de souligner l’influence de la photographie sur les œuvres littéraires des XIXe et XXe siècles et « de fonder la reconnaissance du phénomène “photo-littéraire” » (p. 11)
Les différents intervenants cherchent ainsi à soulever d’éventuelles convergences entre littérature et photographie et prennent pour cela appui sur les œuvres d’écrivains du XIXe et XXe siècle (Zola, Flaubert, Barthes, Le Clezio, Houellebecq, Sollers mais aussi Lewis Caroll, Penelope Lovely…), celles de photographes comme Eugène Atget, Walter Evans, Catherine Poncin, Rémi Vinet ou d’artistes « plasticiens » mêlant photographie et écriture comme Sophie Calle. Nous nous permettrons (par souci de synthèse) de modifier dans ce compte-rendu l’ordre de présentation des articles et de dépasser la division de l’ouvrage initialement présenté selon les cinq chapitres suivants : « Convergences », « Le photographique à l’œuvre », « Espaces du livre, espaces de soi », « Territoires du visible et du lisible », « Zooms et aperçus » pour leur préférer un regroupement selon un premier axe chronologique allant du récit des origines photographiques à la présence d’un regard photographique dans le roman, puis une approche davantage fonctionnelle de la photographie à l’aune de la littérature pour finalement traiter de littérature et photographie dans la perspective du livre illustré, du carnet d’enquête et du livre d’artiste.

Via FloH
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Anthropogénie. Chapitre 5 - Les index

Les index sont ces gestes par lesquels le corps dressé, transversalisant et manipulateur d'Homo, avec son cerveau neutralisant, a développé peu à peu le pouvoir de pointer des cibles, de marquer des débuts et des fins, de tracer des directions, de déterminer des angles, de mimer des vitesses, de mimer et déclencher des mouvances, donc de danser, de cerner des formes et des collections, d'additionner ou soustraire des collections entre elles, de distribuer des consécutions.

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Sur les traces de Rosalind Krauss

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A la charnière des années 1970 et 1980, le champ photographique français s’est fait le théâtre d’un curieux zigzag théorique entre les milieux intellectuels francophone et anglophone. Comme en réponse à la French Theory qui nourrissait le monde de la pensée aux États-Unis depuis la fin des années 1960, une théorie américaine sur le médium – essentiellement incarnée par la figure de la critique et historienne de l’art new-yorkaise Rosalind Krauss – s’est progressivement imposée en France. Son intégration est le fruit d’un processus complexe de digestion et de déplacement, qui ne manque pas de rappeler celui par lequel les penseurs français tels que Michel Foucault, Jacques Derrida ou Gilles Deleuze furent assimilés et réduits à l’expression de “French Theory”. Le nom de Krauss s’est pour sa part trouvé associé à la notion d’index dans le champ photographique. Ce phénomène fit de son article “Notes on the Index”, publié en 1977 dans la revue October, la nouvelle référence américaine, et ce même si son propos fut élaboré par une historienne de l’art « à partir de la photographie, et non pas sur elle ». Pour Dominique Baqué, la théoricienne a « inconstestablement (…) confér[é] à la photographie son irréductibilité sémiologique » et est ainsi devenue « une inégalable caution théorique et critique pour la photographie des années 1980 ». Hubert Damisch ira jusqu’à établir sa pensée « aux côtés de la Petite Histoire de la photographie de Walter Benjamin ou de La Chambre claire de Roland Barthes ». Après 1977, une fois “Notes on the Index” paru, tout se passe en effet comme si la notion d’index contaminait le champ photographique : Barthes lui-même la manipule en 1980 dans La Chambre claire, et Philippe Dubois, dans L’Acte photographique en 1983, cite “Notes on the Index” comme un texte qui vient renouveler la pensée sur la photographie, à la suite duquel il inscrit sa propre réflexion.

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Littérature et photographie, entre échanges et défiances

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1. Les reproches faits à la photographie

2. Baudelaire, "Le public moderne et la photographie"

3. Le discours de Valéry à l'Académie française pour les cent ans de la photographie (1939)

 


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Iconoclasse: La littérature à l'ère de la photographie

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Philippe Ortel nous fait parcourir la littérature du XIXe siècle à la lumière d'une invention majeure, mais longtemps tenue pour marginale: la photographie. Si son impact sur la peinture est bien connu, ses effets sur la littérature le sont beaucoup moins. Une approche globale du phénomène s'imposait parce que la « révolution photographique » (Hugo) est globale, parce qu'elle affecte l'image publique de l'écrivain, sa vision du monde, ses choix thématiques et stylistiques ainsi que ses positions théoriques. Le parcours proposé ici, du romantisme à la littérature fin de siècle, apporte une contribution originale et stimulante à la compréhension des rapports entre littérature et communication.


Via FloH
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