Environnement et responsabilité humaine
3 views | +0 today
Follow
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Rescooped by ipar from schiste, huile, gaz, fracturation et extractivisme
Scoop.it!

Gaz de schiste: «Il n’y a pas d’urgence à l’exploiter» en France

Gaz de schiste: «Il n’y a pas d’urgence à l’exploiter» en France | Environnement et responsabilité humaine | Scoop.it
05.02.14. - INTERVIEW - Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris Dauphine, explique à «20 Minutes» pourquoi le débat est aussi explosif...

«Mon schiste, ma bataille». Promis, juré, le secteur pétrolier français a confirmé ce mardi qu’il n'abandonnera pas son combat pour chercher du pétrole et du gaz de schiste dans le sous-sol hexagonal. Et ce, même si la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter ces ressources non-conventionnelles, est interdite par une loi de juillet 2011.

Selon les évaluations du département américain de l’énergie, les réserves françaises seraient proches de quatre milliards de barils de pétrole, soit quatre-vingts ans de consommation nationale. «Ce sont des études sur papier. On ne connaîtra le potentiel français seulement si nous allons voir ce qu’il y a afin d’avoir un débat éclairé», explique l’Ufip.

Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris Dauphine et spécialiste de l’Energie revient pour 20 Minutes sur un sujet brûlant.

Y a-t-il urgence à exploiter le pétrole et le gaz de schiste en France comme le défend l’industrie pétrolière?

Le gaz et le pétrole de schiste sont présents dans le sous-sol hexagonal depuis longtemps et pour longtemps… Il n’y a pas d’urgence à les exploiter car leur valeur ne diminuera pas et la France aura besoin de ces ressources après 2020, 2030 et bien au-delà. Vu les prix élevés des hydrocarbures, extraire pétrole et gaz nous permettrait de limiter notre dépendance extérieure et de «raboter» notre déficit commercial: nous importons la presque-totalité de nos besoins en pétrole et en gaz, avec une facture supérieure à 60 milliards d’euros par an. Quoi qu’il en soit, tous les sujets énergétiques prennent du temps: les Britanniques qui commencent à évaluer leur potentiel, annoncent qu’il leur faudra cinq ans pour y voir clair.

[…]


Via isa77_Jouarre
more...
KNG's curator insight, March 19, 2015 4:42 AM

La fracturation hydraulique est interdite, en France, depuis une loi de Juillet 2011.

Le secteur pétrolier français a confirmé malgré tout qu'il n'abandonnera pas son combat pour chercher du pétrole et du gaz de schiste dans le sous-sol hexagonal.

Les Français sont les seuls en Europe avec les Bulgares à avoir fermé la porte à la fracturation hydraulique, mais les choses peuvent changer.

Cela prendra du temps sur le dossier des hydrocarbures de schiste, car il est compliqué de passer du «En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées», à une situation de pays producteur. Un tel «virage sur l’aile» est difficile à négocier…


Rescooped by ipar from schiste, huile, gaz, fracturation et extractivisme
Scoop.it!

Paolo Scaroni : « Dans les gaz de schiste, la France est le pays qui a la position la plus idéologique »

11.02.14. - Dans un entretien aux « Echos », le patron du pétrolier italien (eni) détaille la nécessité de changer de politique énergétique en Europe et le potentiel d'une nouvelle alliance avec la Russie.

[…]Quel peut être l'avenir du gaz de schiste en Europe compte tenu de l'opposition de pays comme la France ?

La France vit ce problème avec moins d'angoisse que le reste de l'Europe parce qu'elle reste privilégiée par le choix du nucléaire. Il faut se souvenir à cet égard que lorsque de Gaulle a opté pour le nucléaire, avec l'appui du Parti communiste de Maurice Thorez, ils ne l'ont pas fait parce que cela coûtait moins cher. Ils l'ont fait pour assurer l'indépendance énergétique de la France : c'était un choix stratégique du pays à long terme. Mais aujourd'hui, au niveau européen, si nous n'affrontons pas ce thème du gaz de schiste, nous allons nous résigner à perdre toute l'industrie consommatrice d'énergie. […]

Quelles solutions préconisez-vous pour changer de politique européenne ?Personnellement, je vois deux pistes à explorer. D'abord, essayons de voir si l'on peut vivre en Europe la révolution du gaz de schiste qu'ont déjà connue les Etats-Unis. Voyons s'il y a des gisements, s'il est exploitable, compétitif, compatible avec l'environnement… Avant de dire non au gaz de schiste, il faut d'abord savoir de quoi on parle. Comme toujours, le pays le plus pragmatique en la matière a été l'Angleterre, alors que la France a la position la plus idéologique. François Hollande a dit : « Tant que je serai président, il n'y aura pas de gaz de schiste ». Je lui souhaite de ne pas être président trop longtemps car il risque d'y avoir un problème sur ce front. Pourquoi l'exclure sans savoir de quoi on parle ? Dire jamais sans avoir exploré à fond un sujet aussi vital me semble absurde.Vous avez évoqué une autre alternative possible pour l'Europe. Quelle serait-elle ?

L'autre voie politique serait de s'allier à la Russie. Mais avec ce pays qui a des ressources de gaz presque illimitées à des coûts très bas, nous, Européens, avons instauré jusqu'ici des rapports politiques conflictuels. Du coup, les rapports de l'Union européenne avec la Russie restent purement commerciaux. A notre niveau de l'ENI, nous avons des rapports excellents avec la Russie depuis 40 ans. Avec Rosneft, nous avons une entente pour la recherche d'hydrocarbures dans la mer de Barents et la mer Noire russe. Quant à Gazprom, nous avons un contrat commercial avec eux pour rendre les prix du gaz cohérents avec ceux de l'Europe.

Le problème est qu'aux Etats-Unis le gaz se vend à 4 dollars le million de BTU (British Thermal Units). En Europe, il se vend à 11-12. A travers les négociations commerciales, on peut passer de 12 à 10, mais cela reste le double du prix américain.

Pour passer à 4, il faut trouver le gaz de schiste en Europe ou traiter la Russie comme un partenaire. Car la Russie aussi a intérêt à ce que l'Europe ne se désindustrialise pas.

Mais la meilleure façon de traiter avec les Russes n'est pas de leur faire la leçon tous les jours. Nous, Occidentaux, avons parfois des attitudes beaucoup plus tolérantes avec des régimes encore plus éloignés de notre culture que la Russie. Nous avons tendance à faire les professeurs de démocratie à l'endroit de la Russie, en oubliant d'autres pays certainement moins démocratiques.


Via isa77_Jouarre
more...
No comment yet.
Rescooped by ipar from STOP GAZ DE SCHISTE !
Scoop.it!

La France doit-elle exploiter son gaz de schiste ?

La France doit-elle exploiter son gaz de schiste ? | Environnement et responsabilité humaine | Scoop.it
Richesse inespérée made in France ou catastrophe environnementale programmée ? Le débat sur le gaz de schiste est lancé.

Via Stop gaz de schiste
ipar's insight:

Positions des différents leaders politiques sur l'exploitation du gaz  schiste en France.

more...
No comment yet.
Rescooped by ipar from schiste, huile, gaz, fracturation et extractivisme
Scoop.it!

L’idée de mener des recherches sur le gaz de schiste progresse en France

09.02.14. - Sujet tabou depuis plus de deux ans en France, la question de l’exploitation du gaz de schiste ressurgit actuellement, à la faveur des déclarations d’Arnaud Montebourg et de la navigatrice Maud Fontenoy. Un sondage d’OpinionWay indique que 69 % des Français partagent leur volonté de chercher des techniques d’extraction respectueuses de l’environnement.Un sondage mené par OpinionWay pour LCI et Tilder indique que 69 % des Français sont désormais favorables à la recherche de techniques d’extraction du gaz de schiste respectueuses de l’environnement. Une petite révolution dans un pays où la question de l’exploitation a été écartée avec force par Nicolas Sarkozy puis par François Hollande. De fait, moins d’un tiers de la population demeure opposé à toute production, même dans l’éventualité de l’émergence d’une technique totalement propre.

A cet égard, il est probable que le discours d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et de la navigatrice écologiste Maud Fontenoy, ait porté ses fruits. Tous deux militent pour procéder à des recherches et à des opérations exploratoires en France, afin d’évaluer avec précision les réserves disponibles et expérimenter la fracturation au fluropropane qui, à la différence de la fracturation hydraulique, ne requiert ni eau ni produits chimiques. En outre, la bonne santé économique des Etats-Unis et du Royaume-Uni, dopée par l’exploitation du gaz de schiste, commence à faire des envieux en France.

Dans ce contexte changeant, la recherche sur le gaz de schiste est susceptible d’être lancée en France, mais après les élections municipales qui constituent un contexte politique peu propice à la prise de risque.

 


Via isa77_Jouarre
more...
No comment yet.
Rescooped by ipar from schiste, huile, gaz, fracturation et extractivisme
Scoop.it!

Le gaz de schiste, une fausse bonne idée | Arnaud Montebourg 2012, la nouvelle France

En France, nous n’avons toujours pas de pétrole, mais nous avons des idées, hélas pas forcément très heureuses. Un exemple ?  Une des dernière décisions de Jean-Louis Borloo, avant de quitter le ministère de l’Ecologie : autoriser des prospections, sur près de 9700 km2 – l’équivalent d’un grand département  – pour repérer une éventuelle présence de gaz non conventionnel, du type gaz de schiste, sur notre territoire. Les coûts environnementaux d’exploitation d’une telle forme d’énergie, nichée à environ deux mille mètres sous la surface terrestre, sont pourtant considérables.

 A la recherche d’un nouvel eldorado

 

A l’heure où le prix du pétrole bat des records, toutes les sources d’énergie alternative sont étudiées.
Aux Etats-Unis, depuis 2001, la recherche d’une énergie pouvant se substituer à l’or noir s’est traduite par l’exploitation du gaz de schiste. Ce gaz non conventionnel, qui ne représentait en 2006 qu’1% de l’énergie utilisée aux Etats-Unis,  pèserait aujourd’hui pour 17% de leur consommation énergétique.
Il est vrai que ce type de gaz a des allures de nouvel eldorado : l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que 250 Tm3 de gaz non-conventionnels seraient exploitables sur notre planète, ce qui correspondrait à un siècle de consommation énergétique.
Comme son homologue américain, la France s’est donc lancée à la recherche de cette nouvelle forme d’énergie et le ministère de l’Écologie a attribué à Total et à un groupe texan associé à GDF Suez, des permis d’exploration sur une zone s’étendant de Montélimar (Drôme) à Montpellier (Hérault). Cette décision intervient alors que certains Etats américains, dont celui de New York, ont décidé de suspendre l’extraction de ce gaz, tant que l’Agence de protection de l’environnement n’a pas rendu son rapport sur les risques écologique provoqués par l’exploitation de cette ressource.
 

Des risques écologiques démesurés

 

En effet, la profondeur à laquelle est située cette forme de gaz non-conventionnel rend son extraction très complexe, et très partielle.
Pour l’exploiter, il faut briser la roche à l’aide d’environ 15 millions de litres d’eau comprimés, auxquels est ajouté un mélange de près de cinq cents produits chimiques. Seuls 8 à 30% des gaz contenus dans les sols forés parviennent à être ainsi récupérés.
Or les zones qui seraient concernées en France par cette exploitation sont fréquemment en manque d’eau, le risque est donc d’assécher ces territoires pour une exploitation qui n’est pour l’instant pas efficace. Cette difficulté d’extraction exige également de lourds matériaux, qui vont défigurer définitivement les paysages, alors que l’exploitation de ce type de gaz se limite généralement à huit années.
Mais le risque principal, mal maîtrisé à l’heure actuelle, est celui posé par la possible contamination des nappes phréatiques et donc de l’eau potable. Dans un village du Wyoming – situé dans une zone d’exploitation - l’Agence américaine de protection de l’environnement a relevé la présence d’arsenic, de cuivre et d’autres éléments cancérigènes dans l’eau potable. L’étanchéité supposée du système d’extraction serait insuffisante pour protéger les populations d’une contamination.
 

L’indépendance énergétique ne doit pas se faire au prix de catastrophes environnementales
 

De plus, l’utilisation des gaz non-conventionnels comme nouvelle ressource énergétique, en substitution au charbon et au pétrole, pourrait avoir un impact considérable  en terme de réchauffement climatique. La difficulté d’extraction de ce gaz serait encore une fois responsable d’une importante pollution atmosphérique. Pollution atmosphérique qui, ajoutée au risque de contamination des nappes phréatiques, rend cette énergie trop dangereuse pour constituer une ressource d’avenir.
La France doit aujourd’hui repenser sa politique énergétique. Il ne s’agit pourtant pas de s’engager tête baissée dans des alternatives plus risquées et plus polluantes, mais de réfléchir à un véritable plan d’essor des énergies renouvelables, afin de limiter notre dépendance énergétique et d’instaurer un véritable développement durable.
 

Les experts Des idées et des rêves

 
Via isa77_Jouarre
ipar's insight:

En quoi l'extraction du gaz d e schiste pose des problèmes environnementaux.

more...
isa77_Jouarre's curator insight, February 23, 2014 6:23 PM

Pour ceux qui ne l'aurait pas lu à l'époque où ce texte est sorti. 

Arnaud Montebourg, opposant farouche à l'exploration et à l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels !  

C'était il y a … 2 ans (en 2012).