Perte de Biodiversité
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Quand un poisson disparaît du récif, dix espèces sont perdues

Quand un poisson disparaît du récif, dix espèces sont perdues | Perte de Biodiversité | Scoop.it

Les récifs coralliens hébergent parfois plusieurs centaines d'espèces de poissons. Sachant que chacun d'eux abrite une dizaine d’espèces de parasites, leur disparition pourrait donc causer une perte non négligeable de la biodiversité, un phénomène jusque-là sous-estimé. Problème, les milieux coralliens ont besoin de ces êtres peu aimés.


Via Francis Le Guen, Pascal Jacquelle
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UNION EUROPÉENNE: La pêche profonde en Europe - un massacre environnemental ignoré

UNION EUROPÉENNE: La pêche profonde en Europe - un massacre environnemental ignoré | Perte de Biodiversité | Scoop.it
La pêche profonde est un non-sens historique qui peine à prendre fin, d’une façon inversement proportionnelle à la charge d’arguments qui pèsent contre elle.

 

Commençons par un test : tâchez d’imaginer ce que serait votre niveau de tolérance pour un homme qui justifierait de détruire la forêt amazonienne par le nombre d’emplois de conducteurs de bulldozers créés. Comment jugeriez-vous cet argument économique en regard de l’anéantissement d’un réservoir mondial de biodiversité ? Sans doute, seriez-vous enclin à aider ces hommes-là à se convertir vers une activité plus durable même s’ils avaient choisi cette voie en ayant pleinement conscience des dommages irréversibles imposés à la nature et, indirectement, à leurs concitoyens. Ainsi en va-t-il de la pêche profonde en France comme dans le reste du monde : la gouvernance du bien commun se heurte au « menottage » financier des uns et au calendrier électoral court-termiste des autres. Ajoutons à cela une ignorance publique généralisée de la tragédie silencieuse à laquelle nous participons tous en consommant des espèces profondes, bien plus menacées que le thon rouge, et nous aboutissons à l’irresponsable laisser-faire actuel.

 

La destruction massive des écosystèmes marins, crime contre l’humanité

 

Notre pays se trouve engagé dans ce qui sera sans doute jugé dans un avenir proche comme le crime écologique le plus rapide, le plus étendu et le plus absurde de l’histoire de l’humanité : la destruction des écosystèmes marins profonds (au-delà de 200 mètres de profondeur) et des nombreuses espèces vulnérables qui les peuplent, pour éviter de contrarier les intérêts économiques d’une poignée d’individus.

 

Les pêches en eaux profondes se réalisent majoritairement avec des chaluts profonds, c'est-à-dire d’immenses filets de pêche lourdement lestés qui raclent le fond des océans jusqu’à 2000m de profondeur et ne laissent que désolation dans leur sillage. Moins de 300 bateaux (dont en France le groupe Intermarché) à travers le monde participent à cet « océanocide » pour capturer quelques poissons à forte valeur commerciale, mais ils anéantissent de façon irréversible des colonies de coraux vielles de 10 000 ans, patrimoine naturel mondial de l’humanité. Lorsqu’un trait de chalut les réduit en poussière, c’est comme si nous acceptions de jeter à la benne les témoins directs de l’évolution de la vie sur terre et d’effacer une page de notre histoire.

 

Dire que les pêcheries au chalut « ciblent » des espèces est un bien grand mot puisqu’elles ne peuvent pas, par nature, être sélectives ; néanmoins les pêcheurs connaissent les habitudes des poissons et savent où et quand trouver les espèces à forte valeur commerciale : essentiellement le grenadier de roche, la lingue bleue et le sabre noir. Ces poissons, bien qu’apparus récemment sur nos menus (dans les années 1990), sont vite devenus familiers des français, qui en font une si grande consommation que les captures françaises ne suffisent plus à satisfaire la demande nationale et qu’il nous faut désormais importer des poissons profonds de l’étranger.

 

Pourquoi aller pêcher si profond et pourquoi se donner tant de mal pour capturer des poissons dont personne ne voulait il y a encore 20 ans et qui étaient rejetés morts par-dessus bord ?

 

Parce que la pêche profonde résulte directement de l’épuisement des ressources marines dans les eaux de surface. Après avoir surexploité les stocks de poissons en surface, les flottes de pêche industrielles se sont tournées vers les grands fonds pour trouver la ressource qui leur faisait défaut. Cette logique inexorable de la surexploitation des ressources et de la destruction des milieux connaît un épisode particulièrement douloureux dans les grandes profondeurs car là, plus que n’importe où, existe un contraste violent entre l’immense efficacité technologique de l’outil industriel et l’excessive vulnérabilité de la faune et de l’environnement. La pêche profonde résulte donc d’un échec global à gérer de façon durable les écosystèmes côtiers qui forment les zones les plus productives des océans. Alors que les captures de poissons sont en chute depuis le début des années 1990 et que les ressources marines sont exsangues, les nations et les institutions supra nationales comme la Communauté Européenne ou les banques de développement international ont encouragé et financé la construction de flottes de pêche à travers le monde. La capacité de capture est maintenant au minimum deux fois trop importante par rapport aux ressources naturelles.

 

Il faut se représenter les flottes de pêche dans un grand entonnoir : elles sont actuellement engagées dans une course aveugle pour survivre, une sorte de guerre contre la nature qui voit les efforts de pêche se redéployer sur à peu près tout ce qui peut être consommé, sachant que le client final que nous sommes ne fait plus la fine bouche sur ce qu’on lui présente dans l’assiette. Poisson profond, requin, panga, perche du Nil, saumon d’élevage, peu importe tant que cela satisfait notre appétit insatiable pour les protéines animales… Pour le moment, ça tourbillonne dans la partie évasée de l’entonnoir, souvent de façon chaotique car ces changements d’espèces dans les captures ont entrainé de sévères baisses des profits (perte de 45% de la valeur des poissons débarqués par les flottes françaises) qui mettent en péril la viabilité économique des entreprises de pêche. Les ressources s’amenuisant sans cesse, les navires se trouvent de plus en plus aspirés vers l’épilogue : le goulot resserré de l’entonnoir. La réalité de la pêche aujourd’hui est ainsi résumée par la Commission européenne : « Une pression de pêche excessive a érodé la productivité actuelle et future des stocks de poissons ». L’avenir n’est pas riant.

 

Des poissons pêchés pour être relâchés morts dans la mer

 

L'IFREMER a montré que pour trois espèces ciblées par ces navires de pêche, 144 (1) autres sont sacrifiées, remontées des profondeurs puis rejetées mortes à la mer. En effet, l’IFREMER a calculé un taux de rejet moyen des chaluts profonds compris entre 20 et 50% en poids, ce qui signifie que près de la moitié des captures sont rejetées à la mer, mortes.. Quant aux impacts des chaluts sur les écosystèmes profonds, ils sont décriés par l’ensemble des chercheurs internationaux. En 2004, près de 1500 d’entre eux sont même sortis de leur réserve « d’objectivité scientifique » pour se mobiliser et demander à l’ONU d’interdire le chalutage profond comme méthode de pêche. Les quelques nations de pêche impliquées dans ces pratiques (une dizaine) ont alors bloqué le vote du moratoire mais plusieurs résolutions ont depuis été adoptées par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Par leur biais, les nations de pêche profonde se sont ainsi engagées à prouver que celle-ci ne générait pas d’impact important pour les écosystèmes marins vulnérables, sans quoi les Etats n’autoriseraient pas les navires à poursuivre leurs activités. Inutile de dire que ces résolutions n’ont pas été suivies d’effet et que bien qu’elle soit de facto devenue une activité illégale, la pêche profonde se poursuit comme si de rien n’était… Voilà donc en résumé ce que pensent chercheurs et institutions internationales des pêches profondes…

 

Une résistance d’irréductibles gaulois grâce aux pouvoirs du lobbying

 

La question désormais est de savoir qui réussira à sauver sa peau dans cette crise profonde du secteur. Les pouvoirs publics vont-ils privilégier le maintien des emplois, du plus grand nombre possible de pêcheurs sur le littoral ou l’efficacité de pêche de quelques grandes entreprises de pêche ? On aimerait croire que le choix va porter sur l’humain, mais ce serait être utopiste de croire que gouvernants et administrations savent faire fi des pressions industrielles et corporatistes qui pèsent sur eux.

 

Qu’on se le tienne pour dit : il vaut mieux ne pas compter sur eux pour maintenir l’emploi dans le secteur. En 15 ans, les marins pêcheurs ont peu à peu été remplacés par une technologie plus performante conduisant à une capacité de pêche toujours plus élevée. On pourrait penser que la performance technologique est automatiquement synonyme de performance économique et que c’est le but poursuivi par les politiques publiques de soutien au secteur de la pêche, mais là encore, nos a priori nous trompent. Une analyse de la situation comptable des trois flottes principales de pêche profonde en France (Euronor, Dhellemmes et Scapêche, la flotte du groupement Les Mousquetaires-Intermarché) révèle pour chacun une exploitation déficitaire chronique, non rentable et non viable, malgré des aides publiques pourtant substantielles, comptabilisées en plusieurs millions d’euros. Alors pourquoi les institutions européennes décident-elles d’allouer des sommes colossales aux pratiques de pêche profonde manifestement non rentables, constamment fragilisées par leur dépendance au gasoil et la flambée des prix de celui-ci, destructrices de la ressource et du milieu marin ? Si la réponse ne réside pas quelque part dans ce qui se nomme le « lobbying », il faudra me faire la démonstration de la rationalité comme de l’humanisme de ces choix de politique publique. Il semblerait que « réseauter » à Bruxelles paye, pas plus tard que le 16 novembre 2010 pour la Scapêche. La flotte d’Intermarché s’est ainsi trouvée propulsée par la Commission Européenne au rang des entreprises de pêche « modèle » méritant de venir exposer, devant un parterre de plus de 400 personnes, leurs pratiques « vertes » et « responsables ». Une présentation dure à avaler pour certains représentants de la recherche et des associations de défense du bien commun, ou quiconque d’ailleurs qui serait un tant soit peu au courant de la réalité de la pêche profonde.

 

Comment, dans ce contexte, la filiale d’Intermarché, la Scapêche, peut-elle auto-proclamer ses pratiques comme « vertes » et s’attribuer un label de « pêche responsable » ? Rien de plus simple, il suffisait d’y penser : le groupe a déterminé ses propres critères de pêche ‘responsable’ et a ensuite demandé au Bureau Veritas de vérifier que l’entreprise se trouvait bien en conformité avec ces règles auto-promulguées, et il va sans dire, sans aucune considération pour l’impact des pêches sur les milieux marins. Le sceau de conformité délivré par Veritas permet ainsi à Intermarché de clamer sur son site que leur label correspond à « un engagement reconnu de tous ». Le « tous » correspondant en réalité à un bureau rémunéré pour certifier la démarche…

 

Il ne restait plus qu’à créer un logo à l’aspect étrangement ressemblant au logo MSC, de plus en plus reconnu par les consommateurs, pour achever de semer une confusion totale dans les esprits des acheteurs. En somme, la recette de l’éco-certification selon Intermarché est simple : des normes déterminées en interne, un chèque à bureau certificateur, un glissement sémantique (remplacement de « durable » par « responsable »), une filiation graphique à un éco-label de référence, et le tour est joué. Voilà comment des poissons comme le sabre noir et la lingue bleue se retrouvent « blanchis » aux yeux du consommateur alors que leur pêche a engendré la capture d’espèces en danger critique d’extinction et la destruction d’écosystèmes et d’organismes profonds extrêmement vulnérables… Heureusement, le Jury de Déontologie Publicitaire a donné raison à BLOOM qui a porté plainte contre Intermarché pour publicité mensongère et leur publicité a été interdite (juin 2012), mais malheureusement, pas le label, qui continue à sévir dans les rayons d'Intermarché...

 

Le chercheur écossais John Gordon a résumé en une phrase la feuille de route à suivre par nos gouvernements et institutions européennes en ce qui concerne l’exploitation des milieux marins profonds : « Le consensus général est que les pêches profondes ne sont pas durables et que la plupart d’entre elles, sinon leur totalité, devraient être fermées. »

 

Destruction de la faune, des écosystèmes, des finances publiques, que leur faut-il de plus pour agir ?


NOUVIAN Claire

 

Claire Nouvian est une environnementaliste qui lutte contre l’exploitation des océans dans le monde. Elle œuvre à sensibiliser le grand public et les autorités aux problèmes posés par l’exploitation d’espèces et de milieux marins vulnérables tels que les requins et les océans profonds. Elle est une fervente défenseuse des océans et des équilibres socio-économiques qui en dépendent, notamment de la pêche artisanale, qu'elle juge laissée pour compte des décisions publiques. Depuis 2005, Claire Nouvian est la fondatrice et directrice de BLOOM, pierre angulaire de toutes ses actions d’éducation et de conseil politique. Elle s’est donné pour mission de partager ses découvertes abyssales avec le monde entier, à travers le livre Abysses et l’exposition éponyme itinérante. Tous deux ont pour but de relayer son combat, au moyen de l'éducation et de la sensibilisation du public.

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Moitié moins d'animaux sauvages en quarante ans

Moitié moins d'animaux sauvages en quarante ans | Perte de Biodiversité | Scoop.it

Selon un rapport du WWF et de la Société zoologique de Londres, les populationsde vertébrés se sont effondrées depuis 1970.

 

Par Marc Cherki. Le Figaro. « Le constat est alarmant, mais il faut raison garder. En quarante ans, entre 1970 et 2010, la moitié des populations d'animaux sauvages ont disparu dans le monde, selon le dixième rapport biennal de l'ONG WWF, publié mardi, en coopération avec plusieurs institutions, dont la Zoological Society of London. Les populations de 3038 espèces d'amphibiens, de mammifères, d'oiseaux, de poissons et de reptiles ont reculé de 52 % sur la période, précise le rapport «Planète vivante». En revanche, le document ne comptabilise pas la perte de biodiversité, ou, autrement dit, la disparition de nombreuses espèces. »  

 

[...] 

 

« Il reste que cette étude du WWF s'intéresse à une infime partie du règne animal à l'état sauvage. « Au moins 90 % du nombre des espèces ne sont pas des vertébrés», rappelle Claude Miaud. Mais pour faire prendre conscience des dangers qui nous menacent et tenter de changer les comportements humains, un grand singe, un tigre ou un éléphant sont plus évocateurs qu'un ver de terre, un moustique ou une paramécie. » 

 

« Signe également que le nombre de populations animales se réduit dans la nature, les écologues se penchent de plus en plus souvent sur la biodiversité dans les villes ! » 

 

[Image] « Installation de Gilles Martin, intitulée 2027: Mémoires d'un dos argenté présentée au festival de la photo animalière de Montier-en-Der »

 

 


Via Bernadette Cassel, Juliane Victor, Juliane Victor
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Bernadette Cassel's curator insight, January 14, 2013 9:18 AM

 

Cet article est la transcription partielle d’une conférence donnée en mai 2012