Parallèles
406 views | +0 today
Follow
Parallèles
Archives publiques, mémoire, enseignement, enseignements.
Curated by Wolfe and Sand
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Wolfe and Sand
Scoop.it!

Jean-Michel Krivine - En avril 1943: Insurrection du Ghetto de Varsovie

Jean-Michel Krivine - En avril 1943: Insurrection du Ghetto de Varsovie | Parallèles | Scoop.it

"L’occupation d’une partie de la Pologne par l’Allemagne nazie, aussitôt après la signature du pacte germano-soviétique (23 août) entraîne, en 1939, la reconstitution du ghetto. Alors que la plupart des 450’000 juifs de Varsovie avaient déjà été déportés et gazés dans les camps d’extermination de Treblinka et Maïdanek, une poignée de quelques centaines de combattants sont parvenus à défier l’occupant nazi et à l’affronter pendant sept semaines. Il lui faudra des tanks et de l’artillerie pour en venir à bout. Les combattants juifs n’avaient aucun espoir de gagner, leur seul objectif était de «témoigner», de clamer au monde que la population juive de Varsovie ne se laisserait pas passivement mener à l’abattoir et d’inciter d’autres opprimés à agir de même, ce qui eut lieu dans d’autres ghettos polonais."

Wolfe and Sand's insight:

Merci au lecteur qui m'a transmis l'article

more...
Scooped by Wolfe and Sand
Scoop.it!

Dans l'ombre des missions diplomatiques étrangères en France : Beating the Nazis at their own game

Dans l'ombre des missions diplomatiques étrangères en France :                            Beating the Nazis at their own game | Parallèles | Scoop.it
Abdol Hossein Sardari, an Iranian diplomat stationed in Paris, saved thousands of Jews during the Holocaust by convincing the Germans that Persian Jews weren’t Semites. In fact, he argued, they were good Aryans – just like the Germans themselves...
Wolfe and Sand's insight:

L'action de sauvetage des membres des missions diplomatiques étrangères en France : outre Aristides De Sousa Mendes (qui aide 10'000 Juifs à quitter la France et délivre en quelques heures 1'575 visas), Abdol Hossein Sardari, diplomate iranien en poste à Paris en 1941, parvient à soustraire les (environ 150) Juifs iraniens aux mesures prises en France à l'encontre des Juifs et procure 500 à 1000 passeports iraniens à des Juifs d'autres nationalités (un passeport étant valable pour tous les membres d'une famille), ce qui aurait contribué à sauver entre 2'000 et 3'000 Juifs dans ce pays.

 

Abdol Hossein Sardari n'est pas un Juste parmi les nations: les autorités de Yad Vashem ont vraisemblablement considéré qu'il n'avait pas risqué sa propre vie (http://www.timesofisrael.com/beating-the-nazis-at-their-own-game/). Il s'agit d'un simple "sauveteur" en France, ni Juste ni français.

more...
No comment yet.
Scooped by Wolfe and Sand
Scoop.it!

Serge Klarsfeld : « Le devoir de mémoire en France est fait d’une façon remarquable » | Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

Site du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France. Actualité de la communauté juive, informations et débats.
Wolfe and Sand's insight:

 

 

Le 22 juillet 2012, en préambule au discours du Président François Hollande et après avoir rappelé les actions du gouvernement (français) de Vichy, Serge Klarsfeld faisait la déclaration suivante  :

 

"N'oublions jamais que si sur le sol français, 11.000 enfants furent déportés avec la complicité de Vichy, 60.000 furent sauvés grâce surtout à une population française qui dans son ensemble mérite d’être qualifiée de Juste" (cf. également http://www.liberation.fr/societe/2012/07/22/francois-hollande-le-vel-d-hiv-un-crime-commis-en-france-par-la-france_834797).

  

Comment parler de la moralité de l'ensemble ? Les réflexions des historiens au sujet des mesures prise à l'encontre des Juifs - dès l'année 1940 avec la loi sur les dénaturalisations, le premier statut des Juifs à la suite duquel des familles de Juifs étrangers sont assignées à résidence, internées à Gurs ou à Rivesaltes

et l'apposition de la mention « juif » sur les cartes d’identité des Juifs résidant en zone occupée, sans la moindre pression allemande - avaient jusqu'alors pris une inflexion un peu différente s'agissant des rôles respectifs de l'Etat et de la société :

 

"Comment un appareil d'Etat peut-il fonctionner pour désigner quelqu'un comme juif, le spolier de tous ses biens, le mettre au ban de la société et, in fine, le parquer dans des camps et le déporter vers des lieux où la personne sera assassinée ? Il faut qu'il y ait des fonctionnaires, des conducteurs de bus, des conducteurs de train, des gens qui construisent les camps, des gens qui fassent fonctionner les chambres à gaz. Peut-être qu'on pourrait réfléchir à tout cet ensemble. Ce n'est pas qu'une question d'individus, mais de fonctionnement de l'Etat et de la société" (Annette Wieviorka : Je ne vois pas pourquoi on irait puiser dans la Shoah une sorte de vademecum de lutte contre le racisme, http://www.lemonde.fr/politique/chat/2008/02/18/comment-enseigner-la-shoah-a-l-ecole_1012573_823448.html).

 

Dès l'été 1941, les effectifs de l'armée d'occupation n'auraient pas dépassé 40'000 hommes (Robert Paxton) dans un pays peuplé de 45 millions d'habitants. "Pourquoi a-t-il suffi de 2.000 hommes à la Gestapo sur l'ensemble de la France?" demandait Raul Hilberg. "Il fallait une armée de législateurs, de magistrats, de gestionnaires, de techniciens... Ils ne l'avaient pas. Il fallait donc que la France les aide aussi bien dans la zone occupée que dans celle dite 'libre'. Ils avaient besoin d'une administration apte à exercer au quotidien la coercition d'Etat dans un cadre légal. Ils avaient besoin de l'industrie, des chefs d'entreprise et de leurs gestionnaires (Raul Hilberg: La destruction des juifs d'Europe a impliqué toute une société, http://www.anti-rev.org/textes/Hilberg98a/).

 

"La plupart des Juifs arrêtés le sont directement à la suite d’une délation, à leur domicile, ou dans la rue après un contrôle" (Laurent Joly, La dénonciation dans la traque des communistes et des Juifs 1940-1944, in La délation dans la France des années noires, Paris 2012) : "entre 1940 et 1944, des milliers d'individus ont payé de leur vie les dénonciations portées à la connaissance des autorités vichystes ou nazies" (http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00707689).

 

L'on expliquait la survie de trois Juifs sur quatre plutôt par l'action des Juifs eux-mêmes, action soutenue par quelques-uns  :

 

"Les stratégies de la survie

 

C'est d'abord le fait de se soustraire aux lois, en ne se présentant plus ni aux convocations ni au recensement. C'est ensuite la migration vers la zone libre, en passant clandestinement la ligne de démarcation, ou, après novembre 1942, quand cette zone disparaît, dans le quart sud-est de la France occupé par les Italiens ; c'est la dispersion dans les campagnes, sous fausse identité.

 

Trois Juifs sur quatre survécurent, proportion inégalée dans l'Europe occupée. L'histoire de la survie hors de l'action des organisations juives reste à écrire".

 

(Annette Wieviorka,  Vichy, les années terribles, Les Collections de L'Histoire n°10, http://www.histoire.presse.fr/les-collections-de-lhistoire/10/vichy-les-annees-terribles-04-01-2001-10587).

 

L’exposition récente dans les salles de la Mairie de Paris "C’étaient des enfants" expliquait au public que 11'400 enfants ont été déportés depuis la France entre juillet 1942 et août 1944, dont 6'200 parisiens. Seulement 200 sont revenus. Les autres "survivants", "enfants cachés", "rescapés" sont restés orphelins. Environ "10 000 d’entre eux sont restés vivants du fait de leur prises en charge par des réseaux Juifs de sauvetage, épaulés par des non juifs" (http://www.veroniquechemla.info/2012/10/cetaient-des-enfants-deportation-et.html). 

 

S'agissant d'identifier les causes de la survie, le Président Chirac évoquait "ces Justes parmi les nations qui ont sauvé les trois-quarts de la communauté juive de France". Il "présentait le comportement des Justes comme symbolisant celui de l'ensemble des Français" (cf. Sarah Gensburger, Les figures du "Juste" et du résistant et l'évolution de la mémoire historique française de l'occupation, in Revue française de science politique, n°2-3-, 2002, p. 310; Les Justes de France. Politiques publiques de la mémoire, Paris 2010). Une nouvelle version des faits est désormais proposée, en prémisse : c'est la "population française" qui a sauvé 60'000 enfants juifs ; et ce chiffre, rapporté à celui des déportations (11'000 enfants juifs), amène la conclusion selon laquelle "la population française, dans son ensemble, mérite d'être qualifiée de Juste" (sic). Une telle conclusion - pour le moins paradoxale vu les 11'000 enfants déportés - est convaincante comme le serait le passage d'un nuage de brouillard à un autre. L'exemple d'autres pays suffirait à montrer que si l'action des Justes est - par définition - propre à faire obstacle aux déportations, de multiples causes autres que le "sauvetage" sont susceptibles d'intervenir pour expliquer la survie (et son contraire). C'est au demeurant dans les pays où la proportion de survivants est la plus faible d'Europe (8-10% de survivants en Pologne, 20% de survivants aux Pays-Bas) que l'on trouve le nombre le plus élevé de Justes parmi les nations (6,394 en Pologne et 5'269 aux Pays-Bas, ce qui représente près de 50 % de l'ensemble des Justes parmi les nations).

 

La régime mis en place dans les pays occupés influence manifestement aussi la survie. Les Allemands occupent les Pays-Bas le 10 mai 1940, y installent une administration civile dominée par la SS (la garde d'élite de l'Etat nazi), étant précisé qu'à la suite des déportations de quelques centaines de juifs en 1941 à Buchenwald et Mauthaushen le 22 février 1941, où presque tous furent assassinés, une grève générale est immédiatement déclanchée à Amsterdam le 25 février 1941 (http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=183).

  

Sous le titre de "Juste", le Mémorial de Yad Vashem vise à reconnaitre l'action de quelques-uns dans un monde duquel l'humanité s'était retirée : "pendant la Shoah, les attitudes à l'égard des Juifs se déclinaient pour l'essentiel entre indifférence et hostilité. Une majorité observait, tandis que les Juifs faisaient l'objet de rafles et étaient assassinés; certains collaborèrent avec les auteurs; nombreux étaient ceux qui bénéficiaient des expropriations dont les Juifs étaient victimes. Dans un monde où les valeurs morales s'étaient effondrées, seule une petite minorité de personnes a rassemblé l'extraordinaire courage qu'exigeait le maintient de valeurs humaines" (cf.http://www.yadvashem.org/yv/en/righteous/about.asp)  

 

Le nombre de 3'654 Justes en France ne rend certes pas compte de toutes les manifestations de solidarité à l'égard des Juifs durant l'occupation. Mais qui, au sein des Etats européens alors sous domination nazie, serait en mesure de le contester : "La majorité des Européens sous la domination nazie plusieurs centaines de millions de personnes gardèrent le silence sans intervenir ou collaborèrent avec les assassins. Quelques-uns parmi eux cependant tendirent une main secourable, tentant de sauver les juifs des griffes nazies" (http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2003/6/Les+Justes+parmi+les+nations.htm).

 

La population française "dans son ensemble mérite d'être qualifiée de Juste" (sic) : où sont donc passés les millions de personnes qui gardèrent le silence sans intervenir ou collaborèrent avec les assassins ?

 

La vérité en histoire, il faut encore la chercher...

 

more...
No comment yet.
Suggested by whynot
Scoop.it!

Beyond the Mother Tongue - The Postmonolingual Condition

Beyond the Mother Tongue - The Postmonolingual Condition | Parallèles | Scoop.it

discussion in chap 3 (The Foreign in the Mother Tongue) of Theodor W. Adorno's writings on Fremdwörter, from the early essay “On the Use of Foreign Derived Words,” and passages in Minima Moralia—where he calls them “the Jews of language”—to his 1959 essay “Words from Abroad.”

more...
No comment yet.
Suggested by whynot
Scoop.it!

Ruth Fivaz-Silbermann : "La Suisse n'a pas le don du travail de mémoire"

[Ruth Fivaz-Silbermann :] "Je suis revenu[e] de ce préjugé négatif vis-à-vis de Heinrich Rothmund [le directeur de la division de la police du Département de justice et police]. Il est vrai qu’il a pratiqué, dès 1938, une politique xénophobe, de fermeture. Mais il n’était pas antisémite. N’importe quel fonctionnaire, à sa place, aurait probablement agi de la même façon. A la mi-août 1942, lorsqu’il ordonne aux cantons de fermer les frontières, l’heure est à la panique générale et l’on craint un afflux de réfugiés incontrôlable."

 

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/3d77427c-7542-11e2-a44e-8092e9fddb69/La_Suisse_na_pas_le_don_du_travail_de_m%C3%A9moire

Wolfe and Sand's insight:

 

La nature tout de même particulière de cette prétendue "panique générale" qui précède la décision Présidentielle du 4 août 1942 (fermeture des frontières,document dodis.ch/11986) est explicitée dans une lettre de Rothmund, qui accompagne le rapport de Jetzler du 30 juillet 1942, adressée à son chef de Département, soit le Conseiller fédéral von Steiger. Cette "panique générale" (sic) anticipe une arrivée massive de personnes fuyant les vagues de persécutions en France, la situation en France faisant craindre - c'est la panique de Rothmund - que les Juifs français ne tentent bientôt de se réfugier en Suisse "pour échapper à la menace d'une déportation". Rothmund se demande alors s'il faut refouler seulement les juifs (ou envisager un refoulement géneral) : "Devons-nous nous borner à refouler les juifs ?" (courrier de Rothmund à von Steiger, dodis.ch/11987 ; cf. Ludwig, La politique pratiquée à l'égard des réfugiés de 1933 à nos jours, rapport officiel, Berne 1957, document dodis.ch/17417, p. 189).

 

Cette représentation (interprétation) des faits, celle de Madame Ruth Fivaz-Silbermann, selon laquelle (à l'époque) "n'importe quel fonctionnaire, à sa place, aurait agi de la même façon" - à savoir, aurait adopté des mesures telles que celles prises en août 1942 visant expréssement le refoulement de ceux "qui n'ont pris la fuite qu'en raison de leur race, les juifs par exemple" - est encore aujourd'hui, ou aujourd'hui plus encore, tout à fait inquiétante....   

 

De telles mesures étaient en effet objectivement propres à contribuer à la réalisation des objectifs du régime national-socialiste.

more...
No comment yet.
Scooped by Wolfe and Sand
Scoop.it!

Les plumes du paon : "Résistance et question juive, voilà un département exemplaire" - La Corse et les Juifs

"Pendant l’occupation de la Corse, 150 juifs ont probablement résidé en Corse sans y avoir aucune racine pour la plupart, notamment des Juifs en poste dans la fonction publique qui furent d’ailleurs révoqués. Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) avait, un temps, répertorié dans son site internet deux cents co-religionnaires en 2005, essentiellement à Bastia (une trentaine de familles selon un autre source. Mais en l’occurrence il s’agit d’individus rapatriés d’Algérie. Aussi, de quels Juifs parle-t-on lorsqu’on évoque l’attitude exemplaire des Corses à leur endroit aux heures sombres de l’Occupation ?

 

Second point, en effet, pourquoi les Juifs se sont-ils retrouvés plus nettement nombreux pendant la période de l’Occupation qu’avant ? Rappelons les faits. En juillet 1942, les Juifs de France sont déportés, à l’exception de la zone sud, les Allemands n'y étant pas encore présents. A compter de l’invasion de la zone Sud, la pression à la déportation se fait directe mais dans les départements occupés par les Italiens peu de campagnes anti-sémites sont lancées, l’Armée italienne et jusqu’à un certain point les unités fascistes étant peu enthousiastes à suivre sur ce terrain leur encombrant allié.C’est si vrai que les filières utilisées par les Juifs pour fuir les persécutions avaient souvent pour destination l’Italie ou les zones contrôlées par elle. Ainsi, les quelques 150 individus juifs recensés en 1942 en Corse ne furent nullement inquiétés jusqu’à la chute de Mussolini, malgré quelques vexations de la part de militants du PPF. En revanche, dès avant l’avènement du gouvernement Badoglio en septembre 1943, les Allemands investissent le territoire italien et les nazis commencent à organiser les premiers convois de déportés.

 

En Corse, c’est à compter d’août 1943 que les SS entreprennent de regrouper les Juifs avec l’aide du nouveau préfet jugé plus sûr que son prédécesseur. Mais, là aussi, soyons honnête, la Corse a tremblé pour ses Juifs pendant…cinq semaines, jusqu’au soulèvement général.  Cela n’est nullement comparable à la traque qui s’était exercée en zone occupée, ni même en zone sud à compter de novembre 1942 (les derniers convois partiront de Drancy le 17 août 1944). La priorité allemande devient le regroupement des unités militaires après l’ordre d’évacuation de la Sardaigne et de la Corse donné par Hitler le 12 septembre, l’évacuation totale par les troupes allemandes étant effective le 4 octobre. Le quadrillage de la population s’est donc limitée à une durée d’un gros mois ce qui ne constitue pas une contrainte capable d’émouvoir un alsacien, par exemple ! Pendant ces quelques semaines difficiles, et à l’inverse de ce qui se répète ici ou là sans vérification, les Juifs ne furent pas tous sauvés puisque 70 sont néanmoins regroupés et déportés.

 

S’il est exact que des Juifs furent cachés par des Corses, il serait naïf d’imaginer l’ensemble de la population corse cachant l’ensemble de la population juive (....) Citons aussi un événement soigneusement tu : qui a regroupé ces Juifs dans les vallées de l’Asco ? Vous ne devinez pas ? Les soldats italiens ! Ainsi, les quelques dizaines d’individus qui furent soustraits à la déportation demandée par les Chemises Noires (environ 80 personnes venant de Bastia) bénéficièrent d’une forme de coopération italo-corse. En effet, les Juifs regroupés par les autorités françaises avant la reprise en main par les SS, furent confiés aux Italiens, lesquels relâchèrent les femmes et les enfants, et se contentèrent d’assigner à résidence les chefs de famille à l'école communale d'Asco. Ils y furent nourris et, par la suite, l’évasion d’une grande partie fut organisée avec la complicité des Italiens".

Wolfe and Sand's insight:

Un large extrait d'un article très intéressant sur la résistance en Corse ("le cas type du mythe ambigu : un département plus résistant que les autres") et le rôle clef des Italiens s'agissant du sort des Juifs en Corse.

more...
No comment yet.
Scooped by Wolfe and Sand
Scoop.it!

La défaite de la volonté de comprendre - Les grands débats - Nouvelle version : la France et les Justes

Le cours d’histoire devrait être l’occasion de se détacher de l’air du temps, de réfléchir, d’analyser.
Wolfe and Sand's insight:

Annette Wieviorka : "« Les gens sont méchants », déplorait l'humoriste Fernand Raynaud pour faire rire nos grands-parents qui n'étaient pas dupes".

 

Devant l'ampleur des crimes commis, le défaut d'une telle explication en guise de leçon d'histoire - dont il résulterait qu'il suffit d'identifier et condamner les méchants - est là. Des millions de personnes "gardèrent le silence sans intervenir ou collaborèrent avec les assassins".

 

Onze mille enfants juifs notamment furent déportés de France... Comment ne pas parler des mesures prises à l'encontre des Juifs dès 1940 dans l'indifférence générale. Comment ne pas parler de ceux qui ont vu l'entrée dans les jardins publics interdite à ces enfants, qui ont vu leurs voisins juifs arrêtés et internés dans des camps ou emportés dans des trains ? 

 

Le Président François Hollande reconnait la reponsabilité de la France : "La vérité, c'est que la police française, sur la base des listes qu'elle avait elle-même établies, s'est chargée d'arrêter les milliers d'innocents pris au piège le 16 juillet 1942. C'est que la gendarmerie française les a escortées jusqu'aux camps d'internement. La vérité, c'est que pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l'ensemble de l'opération" (http://www.lefigaro.fr/politique/2012/07/22/01002-20120722ARTFIG00133-vel-d-hiv-hollande-rompt-avec-mitterrand.php?cmtpage=6). 

 

Le président de l’association des Fils et filles des déportés juifs de France, lui, montre aux foules silencieuses un monde des gentils :  "la population française qui dans son ensemble mérite d’être qualifiée de Juste" (http://crif.org/fr/actualites/serge-klarsfeld-«-le-devoir-de-mémoire-en-france-est-fait-d’une-façon-remarquable-»/32148). Et pourquoi pas la France, nation des Justes ?

 

Pétain désignait une "anti-France" (constituée par les communistes, les résistants et les Juifs). Il resterait à inventer une troisième France, entre la France de Vichy et l'anti-France de Pétain, peut-être. 

 

 

 

more...
No comment yet.
Suggested by whynot
Scoop.it!

La lutte contre

La lutte contre | Parallèles | Scoop.it
La publication simultanée de deux Journaux de Günther Anders permet de mieux apprécier la richesse d'une pensée aujourd'hui de plus en plus influente.

 

"Tu m’as demandé une ‘vita’ et ta requête me plonge dans l’embarras. Je n’ai pas eu de vita. Je n’arrive pas à me souvenir. Les émigrants ne peuvent en avoir. ‘La vie’ au singulier nous a été volée, à nous qui avons été chassés par l’histoire mondiale. (…) Ce présupposé de l’unité d’une vie nous a été refusé ; nous avons été renvoyés de monde en monde. Les encoches qui séparent les phases de notre vie sont beaucoup plus profondes que celles qui séparent ordinairement les phases d’une existence ; elles sont si profondes que l’appartenance de ces phases à une seule et même vie est devenue insoupçonnable, voire objectivement douteuse"

Wolfe and Sand's insight:

Je n'arrive pas à me souvenir... ou pas encore ?

more...
No comment yet.
Suggested by whynot
Scoop.it!

JUIF? Selon Serge Klarsfeld

"JUIF?" Une série filmée et montée par ESTI
Wolfe and Sand's insight:

 

Klarsfed explique comment il est "devenu Juif".

 

On peut penser que Klarsfeld serait d'accord avec Mariot et Zalc (Face à la persécution, 991 Juifs dans la guerre, Paris 2011). Jablonka, après avoir expliqué les questions de méthode auxquelles étaient confrontées ces chercheurs, poursuit : "(...) non seulement les nazis ignorent qui est juif et qui ne l’est pas, mais au fond personne ne le sait, et ceux qui se sentent juifs, aujourd'hui comme hier, savent bien qu'il y a mille manières d'« être juif ». A la question « qu’est-ce qu’un Juif lensois ? », les auteurs ont choisi de répondre: c’est un individu que les autorités de 1940 considèrent comme tel et, en conséquence, s’efforcent de broyer dans leur machine de mort. Ce choix méthodologique est parfaitement légitime (...)" (cf. Jablonka, L’histoire de la Shoah et la méthode quantitative in Nouvelles perspectives sur la Shoah, Paris 2013, p. 58-59).

 

Klarsfeld s'occupe de compter le nombre de Juifs refoulés par la Suisse pendant la seconde guerre mondiale, il dit qu'il sait le faire. Nous n'avons pas la moindre idée de la façon selon laquelle il peut prouver sa proposition ("pas plus de 5'000 Juifs refoulés", Le Temps du 11 février 2013). Dans quel système serait-elle démontrable. Dans un système qui inclut les demandes de visas refusées ? Un système qui inclut tous les refoulements ou bien seulement les refoulements nommément enregistrés ?  Vu les instructions des autorités fédérales en août 1942 (visant le refoulement de "ceux qui ont pris la fuite en raison de leur race, les juifs par exemple"), dans les parages de la frontière suisse qui d'abord, selon Klarsfeld, était un "Juif"?  Un individu que les polices cantonales et les postes-frontières considéraient comme tel et, en conséquence, s'efforcaient de refouler ?

 

 

more...
Wolfe and Sand's comment, April 16, 2013 4:39 PM
Nouveau lien pour la video : http://youtu.be/qRjwaECggUA
Rescooped by Wolfe and Sand from "Qui si je criais...?"
Scoop.it!

Nouvelles perspectives sur la Shoah

Nouvelles perspectives sur la Shoah, PUF, 2013, 128p., 8,50€.

Ce livre est présenté par Annette Wieviorka et a été coordonné et postfacé par Ivan Jabonka. Il rassemble les contributions de Tal Bruttmann, Jean-Marc Dreyfus, Florence Heymann, Audrey Kichelewski.


Via Florence Trocmé
Wolfe and Sand's insight:

En lisant la contribution de Jablonka, L’histoire de la Shoah et la méthode quantitative, p. 58-59, l'on se demande – à titre comparatif – si les historiens genevois se sont posé les mêmes questions que Mariot et Zalc (« qu’est-ce qu’un Juif lensois ? ») pour déterminer le nombre de juifs refoulés à la frontière genevoise (refoulements nommément enregistrés). "Qu'est-ce qu'un Juif refoulé" ? Et si les historiens genevois ont été confrontés à des problèmes analogues: les sources communautaires ne sont pas accessibles, la méthode onomastique n’est pas fiable et le recours aux listes (de Juifs) sont manifestement insuffisantes..

more...
No comment yet.
Suggested by whynot
Scoop.it!

G. Didi-Huberman, Blancs soucis

G. Didi-Huberman, Blancs soucis | Parallèles | Scoop.it
  Georges Didi-Huberman Blancs soucis Série « Fables du temps » 2013 128 p., 20 illustrations in-texte 12,50 € ISBN : 9782707322838 L’artiste est inventeur de temps.
more...
No comment yet.