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Proche-Orient et Afrique du Nord s'engagent à renforcer la coopération en matière de nutrition

Proche-Orient et Afrique du Nord s'engagent à renforcer la coopération en matière de nutrition | Onefzaoui | Scoop.it

Les gouvernements du Proche-Orient et d'Afrique du Nord ont conclu vendredi une réunion de cinq jours sur la sécurité alimentaire régionale, en s'engageant à renforcer la coopération pour affronter les enjeux critiques de gestion de l'eau, de pertes et gaspillages alimentaires et d'amélioration de la résilience des communautés rurales, a indiqué l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Dans son rapport final, la 32ème Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord a approuvé trois propositions fondamentales.

La première porte sur un cadre stratégique destiné à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition à l'échelle régionale.

A l'heure actuelle, les 19 pays de la région comptent près de 43,7 millions de personnes sous-alimentées, soit 10% de la population.

Pour réduire ces chiffres élevés dans un contexte de forte croissance démographique, d'appauvrissement des ressources naturelles et de changement climatique, il est essentiel de resserrer la coopération intergouvernementale.

Le cadre adopté vendredi invite les gouvernements à unir leurs efforts pour affronter la faible croissance de la productivité grâce à des investissements supplémentaires dans la recherche et le développement; des gains d'efficacité dans les chaînes d'approvisionnement permettant de réduire l'exposition à la volatilité du marché et autres chocs, ainsi que des filets de protection et des programmes d'éducation nutritionnelle renforcés.

Autre outil prévu par le cadre stratégique, la création de réserves céréalières régionales visant à compenser les hausses des prix des denrées de base.

« Dans ce monde globalisé, on ne peut envisager de sécurité alimentaire à l'échelle d'un seul pays. Nous devons œuvrer de concert et c'est l'engagement que nous avons pris ici. C'est le point de départ pour bâtir un monde où règne la sécurité alimentaire », a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, dans son allocution à la clôture de la Conférence.

Outre le cadre stratégique, le groupe a également approuvé l'expansion à l'échelle de toute la région de l'Initiative régionale de la FAO sur la raréfaction de l'eau, qui concernait jusqu'à présent six pays pilotes. Dans le cadre de cette initiative, les pays s'attacheront à améliorer leurs pratiques de gestion de l'eau au niveau national ainsi qu'au-delà de leurs frontières pour élaborer une approche de collaboration pour la gestion de cette ressource vitale.

Les disponibilités d'eau douce par habitant dans la région ont diminué des deux tiers au cours des 40 dernières années et devraient continuer à reculer de 50% durant les 35 prochaines années si l'évolution actuelle de la croissance démographique et les modes de consommation se poursuivent au même rythme. L'agriculture utilise actuellement 85% des disponibilités d'eau douce de la région.

La Conférence a approuvé une autre initiative régionale visant à réduire les pertes et gaspillages alimentaires. Le Proche-Orient et l'Afrique du Nord dépendent des importations pour satisfaire plus de 50 pour cent de leurs besoins alimentaires, et pourtant un tiers de toute la nourriture produite ou importée est perdue ou gaspillée.

La Conférence a demandé à l'Organisation de concentrer ses efforts sur l'aide aux pays dans trois domaines prioritaires: raréfaction de l'eau, renforcement de la résilience pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, et soutien à la petite agriculture.

L'allocation budgétaire de la FAO pour les activités au Proche-Orient et en Afrique du Nord pour la période 2014-2015 s'élève à 45,8 millions de dollars, avec des besoins supplémentaires de contributions volontaires estimés à 95,5 millions de dollars.

Les pays participant à la Conférence régionale ont reconnu la nécessité de mobiliser des ressources additionnelles en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment par le biais de la Coopération Sud-Sud et de partenariats, ainsi que du nouveau Fonds fiduciaire de solidarité régionale de la FAO qui est en train d'être mis en place avec une contribution initiale de 2 millions de dollars du gouvernement irakien.

La Conférence a vu la participation de plus de 160 délégués, dont onze ministres, de 21 États membres du Groupe régional Proche-Orient de la FAO, ainsi que de représentants de la société civile, du secteur privé, d'autres organismes des Nations Unies et de pays en qualité d'observateurs.

 

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Marche pour la justice, le droit à l’alimentation, à la terre, à l’eau, aux semences, aux forêts

Marche pour la justice, le droit à l’alimentation, à la terre, à l’eau, aux semences, aux forêts | Onefzaoui | Scoop.it

Plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim


En ce XXIème siècle, plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim. Toutes les 4 secondes, une personne meurt des conséquences de la malnutrition, en majorité des enfants de moins de 5 ans. 25 % de la population mondiale consomment 85 % des richesses disponibles et, chaque année, 30 % de ressources en plus de ce que la planète peut régénérer sont utilisées.

 

La moitié des habitants de notre monde sont agriculteurs dont les 3/4 travaillent encore uniquement à la main. Assurer à ces paysans les conditions requises pour qu’ils puissent vivre de leur travail est l’un des enjeux majeurs d’un développement durable, pour que la violence ne soit pas la seule alternative de millions de pauvres, affamés, spoliés, corvéables et déplacés vers les bidonvilles des grandes métropoles.

 

La terre, l’eau, les semences, les forêts, les minerais - biens communs de l’humanité - sont accaparés par les investisseurs avec l’assentiment des États ou dans leur impuissance. Partout sur la planète, exploitations minières ou forestières, grands barrages, zones touristiques, monocultures hyper-intensives d’exportation à base d’OGM ou production d’agrocarburants remplacent les cultures vivrières. Cet accaparement des terres s’amplifie.

 

Parallèlement, l’afflux sur les marchés des pays du Sud de denrées alimentaires produites dans les pays riches avec d’énormes moyens mécaniques et massivement subventionnées génère une concurrence déloyale qui ruine les paysanneries locales.

 

Marche pour la justice, le droit à l’alimentation, à la terre, à l’eau, aux semences, aux forêts


Organisée en Inde d’octobre 2011 à octobre 2012 par le mouvement Ekta Parishad, la marche non-violente pour la justice Jan Satyagraha sera une action forte et emblématique. Elle rassemblera, dans sa dernière étape en octobre 2012, 100 000 pauvres, paysans sans terre, tribaux et Intouchables qui vont marcher pendant 30 jours, pour faire valoir leurs droits aux ressources vitales et à une vie dans la dignité.

 

Cette marche est une opportunité historique de mettre en lumière les questions fondamentales de justice sociale et économique: partage des richesses, accès aux ressources naturelles, souveraineté alimentaire, dettes des pays pauvres, place des plus démunis dans nos sociétés, rôle des femmes, mais aussi démocratie participative, responsabilités des sociétés multinationales et du système financier international, choix d’un modèle de vie et de développement durable et équitable pour tous. Il ne s’agit pas d’assister les populations en situation de misère, mais de reconnaître leurs droits aux ressources indispensables à la vie, de permettre leur travail et favoriser leur initiative.

 

Globalisons la solidarité


Nous invitons les citoyens et les organisations de la société civile à soutenir cette marche de toutes les manières possibles, et à revendiquer, de manière déterminée et pacifique, auprès des instances internationales (ONU, FAO, OMC, Union européenne, OCDE, G 20, Banque mondiale, etc.), le droit d’accès des populations locales aux ressources naturelles (terre, eau, semences, forêts, etc.), ce qui implique le respect des législations existantes et leur renforcement par des mécanismes de régulation et de contrôle. Pareillement, en droit international, le droit à la souveraineté alimentaire doit être reconnu comme supérieur aux droits du commerce et de l’investissement.

 

Sur tous les continents, il importe de globaliser la solidarité. En 2012, nous appelons les citoyens à organiser des actions non-violentes simultanées et concertées (marches, sit-in, chaînes humaines, moments de silence, concerts, etc.) en lien avec la marche indienne pour la justice, particulièrement entre le 2 octobre (journée internationale de la non-violence) et le 17 octobre (journée internationale de lutte contre la misère).


Source pour signer la pétition: 


http://www.gandhi2012.org


Le diaporama de présentation de la marche


Via Damoclès
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L’agroécologie, mieux que l’agriculture bio ?

L’agroécologie, mieux que l’agriculture bio ? | Onefzaoui | Scoop.it
L'agroécologie est une manière de concevoir l'agriculture en totale harmonie avec la nature, pour un développement agricole durable.

 

L’agriculture moderne a contribué à améliorer la production agricole dans le monde. Mais pas sans conséquences néfastes bien entendu. L’agriculture bio, elle, est plus respectueuse de l’environnement et de la santé du consommateur : ses techniques préservent la qualité des sols, la biodiversité, l’air et la qualité de l’eau.

C’est un grand pas, mais les défenseurs de l’agroécologie vont plus loin : ils prônent une agriculture en totale harmonie avec la nature, pour un développement agricole durable.

 

L’agroécologie ou la quête de l’harmonie

L’agriculture conventionnelle telle que nous la concevons aujourd’hui est responsable de bien des maux : gaspillage des ressources comme l’eau, pollution des sols, recours à despesticides qui menacent la biodiversité, etc. En réponse à cela, l’agriculture bio prône un certain respect de l’environnement, notamment en bannissant tout intrant ou produit phytosanitaire issu de la pétrochimie.

Pourtant, il semblerait que l’agriculture bio ait des limites, et qu’elle se rapproche sur certains aspects de l’agriculture conventionnelle : beaucoup de mécanisation, peu ou pas de prise en compte de la biodiversité, cultures de plein champs…

 

L’agroécologie quant à elle respecte non seulement l’environnement, mais elle instaure une réelle symbiose avec lui. Agriculteurs et terres vivent au diapason. Non seulement l’agriculture écologique préserve l’environnement mais en plus, elle rend les sols durablement productifs, s’inscrivant ainsi dans un cercle vertueux.

 

Pierre Rhabi, pionnier de l’agriculture écologique en France la décrit comme «bien plus qu’une simple alternative agronomique. Elle est liée à une dimension profonde du respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant. »

Ce concept, le paysan, philosophe, homme politique et écrivain l’enseigne au travers de son association Terre et Humanisme. Créée à son l’initiative dans les années 1990, elle veut transmettre le savoir-faire de l’agroécologie à travers le monde. L’objectif est de parvenir à l’autonomie alimentaire de tous les peuples et de sauvegarder nos patrimoines nourriciers.

 

Les principes de l’agroécologie

L’agriculture conventionnelle aujourd’hui n’est plus à même de produire sans détruire.

Pierre Rabhi explique: « La pratique agroécologique a le pouvoir de refertiliser les sols, de lutter contre la désertification, de préserver la biodiversité, d’optimiser l’usage de l’eau. Elle est une alternative peu coûteuse et adaptée aux populations les plus démunies.

Par la revalorisation des ressources naturelles et locales, elle libère le paysan de la dépendance des intrants chimiques et des transports générateurs de tant de pollutions et responsables d’une véritable chorégraphie de l’absurde, où des denrées anonymes parcourent chaque jour des milliers de kilomètres plutôt que d’être produites à l’endroit de leur consommation.

Enfin, elle permet de produire une alimentation de qualité, garante de bonne santé pour la terre et ses enfants. Répondre de cette façon aux nécessités de notre survie tout en respectant la vie sous toutes ces formes est à l’évidence le meilleur choix que nous puissions faire si nous ne voulons pas être exposés à des famines sans précédent. »

Ayant donc pour objet la relation harmonieuse entre l’humain et la nature, l’agroécologie est un concept liant éthique de vie et pratiques agricoles basées sur ces quelques principes :

Réduire utilisation d’intrants artificiels qui nuisent à l’environnement.

Ceux-ci sont non seulement nocifs pour les terres, mais ils sont également chers ou rares et donc difficilement accessibles aux petits agriculteurs, notamment les plus pauvres au Sud. L’agroécologie incite donc à utiliser davantage d’intrants locaux naturels afin de renforcer les interactions biologiques. Elle promeut les processus et les services écologiques comme l’usage d’engrais verts ou la rotation des cultures. On utilise laconnaissance de la biodiversité locale pour lutter naturellement contre le nuisibles et les maladies afin de réduire voire se passer totalement de pesticides chimiques.

Minimiser les quantités de substances toxiques ou polluantes libérées dans la natureGérer les éléments nutritifs plus efficacement

Ce peut être par exemple en recyclant la biomasse et en ajoutant régulièrement des résidus agricoles, du fumier ou du compost pour accroître l’accumulation de matières organiques dans les sols. Cela permet d’équilibrer et même d’optimiser le cycle nutritif.

Optimiser la ressource eau

On augmente la couverture pour minimiser l’érosion des sols, la perte d’eau et d’humidité.

Promouvoir une activité biologique des sols

Afin que ceux-ci deviennent plus fertiles.

Maintenir une grande diversité d’espèces

Maintenir la richesse des écosystèmes afin d’en augmenter la résistance et la résilience en s’appuyant sur la rotation des cultures, les polycultures, en intégrant des élevages…

Mais bien plus qu’une forme d’agriculture comme pourraient l’être l’agriculture bio, la biodynamique ou l’agriculture raisonnée, l’agroécologie est une éthique de vie. « Elle considère le respect de la terre nourricière et la souveraineté alimentaire des populations sur leurs territoires comme les bases essentielles à toute société équilibrée et durable. »


L’agriculture écologique devient dès lors un moyen de remettre l’humain et la nature au coeur même de nos préoccupations.

L’un des avantages certains que l’agroécologie peut avoir sur l’agriculture même bio est qu’elle peut s’adapter à n’importe quel biotope. Au Nord comme au Sud, l’agroécologie est accessible à tous.

Ainsi, l’agroécologie pourrait rendre autonome les 2 milliards (1) d’agriculteurs démunis, qui n’ont pas accès aux technologies modernes.

 

Une vision utopique de l’agriculture ?

Ainsi, bien plus que minimiser l’impact sur la planète et sur la santé comme le fait déjà très bien l’agriculture bio, l’agroécologie vise également le développement agricole. Nous épuisons les ressources alors que nous sommes de plus en plus nombreux sur terre. En 2050, la terre comptera 9 milliards d’individus ! Pour nourrir tout le monde, nous devons arrêter de détruire la « Terre nourricière » comme la nomme Pierre Rhabi. Ainsi l’agroécologie permet unegestion tant durable qu’équitable des ressources.

« Ce n’est pas un débat purement agricole que nous avons, c’est un débat de société sur nos modèles de développement, à l’aube du XXIème siècle. (…) Jusque-là, l’agriculture biologique, les labels se sont construits dans la contestation. Ce qu’on cherche aujourd’hui, c’est une capacité à concilier les grands enjeux en rassemblant tous les acteurs », avait déclaré Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, en clôture du colloque Produisons Autrement en fin d’année dernière.

Si l’agroécologie peut paraître bien utopique pour certains, des institutions tendent à prouver son applicabilité à l’échelle mondiale.

 

Ainsi, le Commissariat général au développement durable (CGDD) a mené une enquête sur les pratiques agroécologiques. Le rapport du CGDD conclut que ces pratiques sont tout à fait « opérationnelles ».
« L’approche éco-mimétique de l’agriculture repose sur l’idée que la structure et/ou le fonctionnement des écosystèmes naturels peuvent être des modèles à imiter pour concevoir les systèmes agricoles (ou aquacoles). Cette approche part de l’hypothèse qu’il est possible de construire des agro-écosystèmes durables en imitant les communautés naturelles (à la fois végétales, animales, microbiennes…), qui sont durables et adaptées aux contraintes locales ».

 

C’est exactement le rôle de l’agro-écologie : c’est l’Homme qui doit s’adapter aux écosystèmes plutôt que de sans cesse les contraindre à s’adapter à lui.

 

 

(1)Chiffre FAO- Sources : FAO – L’ADRD et l’agroécologie. Bio Addict Pour Pierre Rabhi, l’agroécologie peut nourrir le monde – www.terre-humanisme.org. Actu Environnement L’agroécologie n’est pas une approche « utopique » mais bien opérationnelle, selon le CGDD

 

 


Via L B-M, Hervé BISSONNIER, Onefzaoui
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