MYCOLOGIE MEDICALE
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Prévenir les intoxications par les oeufs - Canoë

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MYCOLOGIE MEDICALE : GENERALITES

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Salim Djelouat's insight:

MYCOLOGIE MEDICALES 

Par : SALIM DJELOUAT

 

                                                                                         
INTRODUCTION
Soupçonnées depuis l’antiquité, les mycoses ne deviennent une entité clinique qu’à l’apparition du microscope vers le 18e  siècle.  

 Les premières cultures sont obtenues et codifiées en laboratoire à la fin du 19e  et au début du 20e  siècle.
C’est à partir des années 1970-80 que la mycologie médicale prend son véritabl...e essor (survie grâce à la thérapeutique, immunodépression induite ou acquise).


 QU’APPELLE-T-ON MYCOSE ? 
 Les mycoses sont des lésions provoquées chez l’homme par des champignons microscopiques.
 Les champignons toxiques par ingestion concernent la réanimation médicale et la toxicologie.
La mycologie médicale étudie les champignons microscopiques susceptibles de provoquer chez l’homme l’installation d’un état pathogène lié à :
          - une localisation superficielle : atteinte de la peau et des phanères ainsi que de l’ensemble des muqueuses, en particulier les tractus digestifs et génitaux
          - une localisation profonde : atteinte organique, multi organique, viscérale, septicémique.

LES AGENTS PATHOGENES RESPONSABLES DES MYCOSES
Les champignons sont des eucaryotes dépourvus de chlorophylle et ne comportent ni feuilles, ni tiges, ni racines.  

Ils se nourrissent par absorption transmembranaire.  

Ils sont en général saprophytes ou commensaux mais peuvent devenir parasites sous différentes conditions.
C’est le passage de la forme saprophyte à la forme parasite (opportunisme) qui génère la pathogénicité d’un champignon.

 

CLASSIFICATION
 Les champignons ont longtemps fait partie du règne des plantes.   Ils sont actuellement classés dans un règne (phylum) propre : Fungus. 
Parmi les nombreuses classifications existantes concernant les champignons telles que, leur taille (soit macro ou micromycètes), soit sur des critères morphologiques (tel que le genre ou l’espèce), le classement de mycologie médicales en trois grands groupes distincts reste le plus simple et le plus adopté. 


 On distingue ainsi :
• les champignons filamenteux

 • les champignons levuriformes (levures)

• les champignons dimorphiques.


          1. Les champignons filamenteux
Ils naissent de la germination d’une spore.  

De la spore naît un filament qui va se développer puis se diviser en se ramifiant et va  constituer un enchevêtrement de filaments formant le mycélium.  

Les filaments forment des tubes limités par des parois et contiennent des noyaux et du cytoplasme.   

 Dans la majorité des espèces, les filaments sont cloisonnés.  

Les champignons filamenteux sont identifiés généralement sur les caractères morphologiques de leur reproduction non sexuée qui a pour finalité la pérennité d’une espèce.  

En produisant des spores appelées aussi conidies.

Elles peuvent être de formes et de tailles très variables  

Ces spores sont des organes de résistance et de dissémination.   

Elles peuvent naître directement du filament ou à partir d’organes spécialisés (phialides, sporocystes…).

Dans certains cas, un filament spécialisé appelé conidiophore porte ces organes de reproduction.


Le diagnostic de genre et d’espèce des champignons filamenteux s’effectue sur :
• l’aspect macroscopique

• la couleur des colonies

• la morphologie microscopique

• les caractères des organes de fructification
Une grande partie des champignons filamenteux sont ce que l’on appelle des moisissures.
 

          2. Les levures ou champignons levuriformes
Une levure est constituée d’une cellule, élément de base.  

Cette levure se reproduit par bourgeonnement unique ou multiple.   

Dans certains cas ce bourgeonnement s’allonge générant une expansion qu’on appelle pseudo filament.  

 

Les principaux genres retrouvés chez l’homme  sont :
• Candida

• Cryptococcus

• Saccharomyces

Certaines espèces restent toujours sous forme levures, d’autres présentent les deux formes : levures avec des pseudo filaments.  

 Dans les tissus humains on retrouve les deux formes (levure et pseudo filament).
Certaines particularités de morphologie microscopique orientent vers l’identification immédiate de genres ou d’espèces particulières :
• Les chlamydospores (C. albicans)

• Les formes encapsulées (C. neoformans).

Dans d’autres les aspects morphologiques d’identification sont insuffisants et doit faire alors appelles :
• aux caractères microscopiques,

• aux caractères de croissances,

 • à l’aspect des cultures sur milieux spéciaux.


           3. Les champignons dimorphiques
Ce sont des champignons plus rarement rencontrés et ont une origine beaucoup plus tropicales et ceux sont des agents responsables des « mycoses exotiques ». 

Ils ont un développement intermédiaire  entre les champignons précédents.
La contamination se fait à partir  d’une spore de champignon soit par voie aérienne (pulmonaires surtout), soit par voie transcutanée.
Après pénétration dans l’organisme, les spores germent et prennent une forme levure.  

Toute la symptomatologie clinique est due au développement de ces levures.   

Lorsque ces levures sont extraites de leur hôte et se retrouvent dans l’environnement ou sont ensemencées sur un milieu de culture, elles évoluent à nouveau en un champignon filamenteux.

 

QUEL EST LE ROLE PATHOGENE DES CHAMPIGNONS ? 
Il existe plus d’un million d’espèces regroupées dans environ 4 000 genres. 
Plus de 500 espèces ont été décrites comme susceptibles d’être pathogènes pour l’Homme. 
Mais seule une cinquantaine d’espèces sont régulièrement isolées de prélèvements d’origine humaine.


 1. Pénétration dans l’organisme, elle se fait par trois voies principales :
• La voie cutanée pour les  dermatophytes

• Les voies des muqueuses, pour les  candidoses

 • La voie pulmonaire, pour les  aspergilloses


 2. Transmission
Elle se fait surtout par l’intermédiaire de spores libres dans l’environnement par :
• l’air (inhalation)

• le sol (contact)

 • l’eau (piscines - alimentaire)

• les animaux (surtout par leur contact)

• les végétaux (alimentaire - piqûres)

• l’homme (contact).


Après pénétration dans l’organisme, un champignon peut rester quiescent chez le porteur.  

On parle alors soit de :
• de portage,

• de commensalisme

• de colonisation et le champignon reste au stade de saprophyte.  

 

Dans certaines circonstances ou sous la pression de différents facteurs, ces champignons vont développer chez l’hôte une maladie : il y a passage du stade saprophyte au stade pathogène.


3. Les principaux facteurs incriminés sont :
a) facteurs intrinsèques (facteurs dépendants de l’hôte).  

Ces facteurs peuvent être :
• d’ordre physiologique : âge (vieillesse ou nouveau-nés), grossesse (augmentation de 30 % des candidoses)
• ils sont plus souvent d’ordre pathologique : telles que les hémopathies malignes (leucémies surtout), le diabète, les problèmes d’endocrinopathies, un déficit acquis de l’immunité (SIDA) ;


 b) facteurs extrinsèques (facteurs iatrogènes surtout) :
• il s’agit surtout de la prise de médicaments, tels que les  antibiotiques et surtout les antituberculeux.

• La prise de certains immunosuppresseurs

• Traitement par des corticoïdes ou les antimimotiques.

• La pose des cathéters veineux ou artériels • Sondes vésicales ou gastriques

 

Il é été aussi rapporté, que les gestes médicaux tels que : la pose de cathéters veineux, artériels ou de chambres implantables, sondes vésicales ou gastriques, les chirurgies cardiaques, pulmonaires osseuses et ainsi que les transplantations d’organes ou les greffes favorisent l’installation des mycoses.


 QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES CLINIQUES DES MYCOSES ?
 Les mycoses se distinguent par :
- une évolution lente, d’allure chronique ou subaiguë, pouvant durer plusieurs semaines à plusieurs mois

- la formule et numération sanguine n’est pas ou peu influencée.

- une absence de fièvre (sauf en cas de septicémie ou de colonisation d’organes profonds)  

- une absence de douleurs (sauf localisations nerveuses)

- un prurit, pour la majorité des atteintes cutanées - une sensation inconstante de brûlure en localisation muqueuse


 1. Localisation des mycoses, elles sont soit :
- superficielles : peau, phanères, muqueuses et tube digestif

- profondes : viscérales, ostéo-articulaires, septicémiques


 2. Répartition géographique
La plupart des mycoses sont cosmopolites.  

Mais certaines ne sont localisées qu’à une région particulière du globe ou aux zones intertropicales (telles que les mycoses exotiques).

 

LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DES MYCOSES
1. DIAGNOSTIC DIRECT (ISOLEMENT ET IDENTIFICATION D’UN CHAMPIGNON)
 1.1. Prélèvements
 Types de prélèvements :
• prélèvements de la peau, des cheveux et des ongles

• prélèvements des muqueuses et orifices naturels

• prélèvements des sécrétions pulmonaires

• prélèvements du liquide céphalorachidien

• prélèvements de sang (hémocultures ou sérologies)

• prélèvement d’urines

• prélèvements de selles

• biopsies superficielles ou d’organes profonds

• nombreux autres prélèvements possibles


Précautions lors du prélèvement :
• choix du contenant (stérilité)

• les risques liés aux prélèvements

• les différentes protections


Acheminement du prélèvement :
• conditions

• rapidité

 • risques

Traitement du prélèvement :
• travailler sous hotte à flux laminaire

• le matériel doit être jetable

• utilisation de gants et de sarrau de protection

 

1.2. Démarche d’identification :
A -  Examen direct
  Il se fait en fonction du type de prélèvement et de la recherche demandée (dermatophytes, autres champignons),  

Entre lame et lamelle, avec adjonction ou non d’un colorant.  

Dans le cas d’un examen direct positif, surtout dans le cas des  champignons filamenteux, la réponse doit être donnée immédiatement au clinicien pour la prise en charge médicale.

B -  Cultures
Deux temps : isolement des champignons puis identification sur des milieux différents :
• ensemencements : sur différents milieux  (surtout faire des isolements)

 • lecture des ensemencements : durée de pousse, macroscopie

• identification par des techniques spéciales, surtout sur des milieux d’identification.

• interprétation des résultats.

 

2. LE DIAGNOSTIC IMMUNOLOGIQUE :
 Réalisé par différentes techniques sérologiques :
- recherche d’anticorps : Aspergillus +++ ; Candida +/-  

- recherche d’antigènes circulants : Aspergillus +++, Candida +, cryptocoques +++

 

3. LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE
- diagnostic  

 - identification - typage épidémiologique

 

 

Pour tout contact : salimdjelouat@gmail.com

 

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