Al Qarra – Plus de fouilles, rien que des rénovations. C’est le quotidien des archéologues enEgypte. Depuis la révolution qui a secoué le pays, le ministère des Antiquités vit au ralenti. C’est celui qui souffre le plus du printemps arabe.

MOHAMMED IBRAHIM, ministre des Antiquités

« Nos revenus dépendent des touristes qui viennent en Egypte.  Avec la situation politiquedepuis le 25 janvier 2011, leur nombre a fortement chuté. C’est pourquoi, nous faisons face à une situation critique actuellement d’un point de vue financier. »

L’Egypte était une destination phare des touristes, mais la révolution les a rendus frileux. 
Au 1er trimestre 2011, le pays enregistre 1,9 million de touristes; ce qui représente une baisse de 45,3 % par rapport à la même période en 2010! 
Véritable manne financière, le tourisme subit donc de plein fouet les instabilités politiques de l’Egypte. Et par ricochet, ce sont les revenus du ministère qui se réduisent comme peau de chagrin.

Petite consolation tout de même, certains sites ont rouverts leurs portes après restauration: c’est le cas des catacombes qui abritent les taureaux sacrés ou le site Aris qui était fermé depuis les années 90. Mais le plus grand projet reste celui du grand musée égyptien en construction à proximité de la pyramide de Kheops.

MOHAMMED IBRAHIM, ministre des Antiquités

« Ce musée va être le plus grand musée des monuments égyptiens, surtout sur les  pharaons. Il s’étendra sur 17 hectares;  vous savez, ça va être un très grand. Bien sûr, il va attirer lemonde entier, de sorte qu’il pourra augmenter le nombre de touristes en Egypte, dont nous dépendons pour notre revenu ici »

Il faudra dans ce cas s’armer de patience, car l’achèvement des travaux est prévue pour Aout 2015 .

 

Par Myriam Sellam