Média et société
9.8K views | +0 today
Follow
Média et société
Médias : sociologie, études, avis philosophiques (usages, pratiques, croyances, enjeux et effets). Pas NTIC/business pseudoscientifique. Mes articles "Médias" : http://www.philomedia.be/category/medias/
Curated by Julien Lecomte
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

CSEM - Conseil Supérieur de l'Education aux Médias | Le site de l'éducation aux médias en Fédération Wallonie-Bruxelles

CSEM - Conseil Supérieur de l'Education aux Médias | Le site de l'éducation aux médias en Fédération Wallonie-Bruxelles | Média et société | Scoop.it

Le site de l'éducation aux médias en Fédération Wallonie-Bruxelles est ligne : http://www.educationauxmedias.eu

Julien Lecomte's insight:

Voir notamment le très riche onglet "outils" du site :

- Brochures : http://www.educationauxmedias.eu/outils/brochures/csem

- Dossier éduquer aux médias en réseaux :

http://www.educationauxmedias.eu/outils/introduction_transversale

- ...

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Comment se looker pour le premier rendez-vous ? | AuFémininPointConne

Comment se looker pour le premier rendez-vous ? | AuFémininPointConne | Média et société | Scoop.it

Vous en rêviez, vous avez patienté, prié, lancé des incantations et saoulé vos collègues de bureau*, mais ça y est, vous avez décroché le gros lot : un rendez-vous avec ce type sublime dont la mèche rebelle et le regard ténébreux vous font craquer depuis des mois**. Hihihi.

 

[...]

 

* Oui, dans la presse féminine, La Fâme travaille toujours dans un bureau en ville, juchée sur des boots un peu chic. Elle n’est jamais ouvrière dans une usine de panneaux en plastique, par exemple. Bizarre.

** Oui, dans la presse féminine, l’homme est toujours sublime avec un regard craquant, et c’est toujours avec lui qu’on fait des trucs (baiser, diner, se marier, avoir des enfants). Il n’est jamais moche avec une haleine de poney. Bizarre.

Julien Lecomte's insight:

Un regard critique sur la presse féminine par la caricature et la parodie.

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Sale temps pour les médias

Sale temps pour les médias | Média et société | Scoop.it

Le quatrième pouvoir a perdu de sa superbe : l'opinion le soupçonne de collusion, lui reproche de manquer de fiabilité et d'être irresponsable. Est-il possible de redonner confiance ?

 

[...] Le spectateur ou lecteur moderne aimerait montrer qu'il n'est pas dupe des médias. "Parfois, afficher de la méfiance est une façon de se positionner socialement", dit également Julien Lecomte, auteur de Médias : influence, pouvoir et fiabilité (L'Harmattan, 2012) [...]

Julien Lecomte's insight:

J'ai été interviewé pour cet article relatif à la confiance envers les médias. Au-delà du passage cité, la question est très complexe et peut être abordée selon de nombreux points de vue, notamment en regard des opinions déclarées des usagers à l'égard des médias (par exemple via le baromètre TNS Sofres - http://www.tns-sofres.com -, également cité dans l'article), mais aussi en fonction des comportements de consommation de ceux-ci, ou encore de leur signification sociale et culturelle.

Plusieurs raisons factuelles peuvent alimenter une certaine défiance. Une question consiste à se demander si les médias remplissent toujours bien leur rôle social de contre-pouvoir, dès lors qu'il sont eux-mêmes sujets à un tel contre-pouvoir. Cependant, il serait faux de croire que la méfiance est généralisée, absolue. Avec Internet, elle trouve de nouveaux lieux où s'exprimer (il suffit de lire notamment les commentaires sur les sites de presse, ou encore de constater la montée en nombre de sites d'info alternatifs), et elle trouve également un écho dans les médias traditionnels eux-mêmes, via certaines rubriques ou émissions (cf. ma chronique pour l'asbl Gsara : http://www.scoop.it/t/media-et-societe/p/4008274957/causes-toujours-30-pdf).
Par ailleurs, celle-ci n'est pas toujours rationnelle, mais plutôt socio-affective, voire orientée (cf. http://www.philomedia.be et http://www.scoop.it/t/media-et-societe/p/4002779009/critique-des-medias-critique-logique-ou-critique-sociale).

Je consacre une bonne partie de mon ouvrage "Médias : influence, pouvoir et fiabilité" (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38392) à la question de la confiance envers les médias.

 

Voir aussi :

- http://www.philomedia.be

- https://ed.stanford.edu/sites/default/files/party_over_policy.pdf

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Ne parlons plus des amateurs | L'Atelier des icônes

Ne parlons plus des amateurs | L'Atelier des icônes | Média et société | Scoop.it

J’ai participé récemment à deux manifestations consacrées à la figure de l’amateur, dans les domaines du graphisme et de la photographie1. Réveillé par les pratiques numériques, ce personnage alimente une interrogation paradoxale, où il est simultanément identifié comme la source d’un renouveau esthétique et culturel, et suspecté de mettre en danger les autorités, les hiérarchies ou les pratiques professionnelles...

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

U.S. 'secret war' expands globally as Special Operations forces take larger role

Beneath its commitment to soft-spoken diplomacy and beyond the combat zones of Afghanistan and Iraq, the Obama administration has significantly expanded a largely secret U.S.

Julien Lecomte's insight:

Un article de 2010 (...) selon lequel la "guerre secrète" s'étendrait globalement sous l'administration Obama.

 

A l'heure où les relations semblent houleuses entre les USA et la Syrie, menaces d'interventions à l'appui, on se souviendra peut-être de l'intervention de Bush en Irak face à une hypothétique présence d'armes de destruction massive. Aujourd'hui, le régime syrien détiendrait et aurait utilisé des armes chimiques face à des civils...

 

De quoi évoquer les paroles de la chanson "We need a war", de Fisherspooner : http://www.scoop.it/t/varia-philomedia/p/4004953154/fischerspooner-we-need-a-war

 

Il est sans doute trop tôt pour dire qu'il y aura une intervention militaire en Syrie. De plus, les situations ont des dissemblances. Il ne faut pas généraliser. Cependant, l'antiaméricanisme d'hier semble bien frileux à poser des questions aujourd'hui...

 

> Voir aussi ce "Lexique médiatique de la guerre de Libye" sur Acrimed (2011), par Julien Salingue, pour qui les mots utilisés en 2013 ont un air de "déjà vu" : http://www.acrimed.org/article3561.html

 

A rappeler que le président des Etats-Unis Barack Obama a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2009 : http://nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/


Je traite de la question du traitement médiatique des USA par les médias belges et français dans mon livre "Médias : influence, pouvoir et fiabilité" : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38392

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

The Facebook You

The Facebook You | Média et société | Scoop.it

Lying to Your Friends

 

I don’t think anyone is perfectly honest about who they are and what they do on facebook. Your interests don’t always reflect what you do on a day to day basis. So you like skateboarding, playing guitar and generally looking cool but that’s not really you. You really only put the things that people will gravitate to and leave out embarrassment things like “passing out in a recliner drunk with a bag of cheetos”.

 

I like to think of facebook as this game where you try to see who can fabricate the most believable lie in a competition to see who has the best “life”. It’s like permanently showing off vacation photos with everyone you work with, “You see this? I’m jumping off a giant rock into a gorgeous hidden bay in Oregon. Oh you were here working and eating ramen noodles while I was having that much fun? That sucks for you.”

Julien Lecomte's insight:

Réseaux sociaux : une compétition d'image ?

Derrière la caricature, la question est intéressante...

more...
No comment yet.
Rescooped by Julien Lecomte from Chroniques inédites (Philosophie, médias et société)
Scoop.it!

Centaines de chaines TV, titres de presse multiples (mais uniformisés), radios et sites web : y a-t-il trop de médias d'info ?

En quelques années, on a pu assister à pas mal de changements dans le paysage médiatique belge francophone. Le dernier fait marquant en date est sans doute le rachat des journaux l'Avenir par Tecteo.

 

A cette occasion, @SzocEd écrit sur Twitter un vibrant hommage à Joe Dassin : "On lira Où tu voudras Quand tu voudras Et l'on s'aimera encore Lorsque l'Avenir sera mort".

 

Derrière ce tweet humoristique se cache une question de fond : et si, demain, tel ou tel titre de presse disparaissait ? Et si, comme en Grèce ou en Espagne, certaines de nos chaines de télévision étaient appelées à disparaitre ? Ces médias ont-ils toujours une utilité ?

 

En effet, en Belgique francophone, on a connu une forte démultiplication des médias.

 

En télévision, par exemple. Coté service public, on pouvait autrefois regarder la RTBF et la chaine locale de sa région. De longue date, la Belgique a également pu capter les chaines de télévision françaises, TF1, FR2, FR3... La RTBF décline aujourd'hui ses programmes sur trois chaines (et plus si affinités...). Il est désormais très simple de regarder par ailleurs les télés locales des autres régions. Coté privé, on a vu la naissance de deux chaines chez RTL (Club et Plug), ainsi que AB3 et AB4. Désormais, il faut ajouter à cela (en vrac) i>tele, BFMTV, StarTV, Gulli, Direct8, les chaines dites autrefois "musicales", Eurosport, les nombreuses chaines thématiques (sports, sexe, dessins animés, nature, sciences, etc.) et j'en passe. Ce, rien qu'au niveau des chaines francophones.

En radio, la saturation du réseau FM a conduit le CSA à établir un plan de fréquences afin de limiter les interférences, ce qui a notamment conduit à la "mort" de Mint - qui, au passage, offrait un programme visant le même public cible que PureFM, mais était plus appréciée...

 

En presse écrite, là encore, la francophonie belge a connu une assez bonne diversité, avec les éditions de l'Avenir, le groupe Rossel (Le Soir + Sud Presse), IPM (La Libre + La DH). Pour en savoir plus : http://www.csa.be/pluralisme/groupes
Sans compter les magazines comme Cine-tele revue ou tele moustique, sachant qu'ils cartonnent toujours en tête des classements des canards écrits. Nous ne nous attardons pas sur des cas plus spécifiques comme Marianne Belgique et les nombreux autres petits ou grands "nouveaux acteurs" du paysage, mais il est intéressant d'en souligner la présence.
La réflexion implique surtout ici un autre grand acteur : Internet. Avec Internet, on a notamment vu l'émergence des sites d'information écrite des grandes chaines de télévision que sont la RTBF et RTL-TVI, mais aussi de nouveaux acteurs comme 7sur7, sans compter les nouveaux canaux de diffusion et de partage de l'info en temps réel.

De manière générale, Internet a offert l'accès à de nombreux médias plus ou moins classiques ou alternatifs, tous supports confondus (presse écrite, radio/podcast, photos et images, vidéos...).

 

Cette diversité quantitative est-elle cependant synonyme de diversité qualitative ? Par exemple, la RTBF offre-t-elle aujourd'hui sur ses trois chaines publiques un service fondamentalement différent de ses concurrents privés (voire au niveau de ses partenaires locaux) ? Dans la mesure où il y a une grande uniformisation de l'information, perdrait-on en diversité si un titre de presse - voire un groupe de presse entier - disparaissait ? N'y a-t-il pas trop de journalistes ?

 

La réponse n'est certainement pas simple, et je propose notamment de lire mon entretien avec Marc de Haan, directeur de Telebruxelles, pour se faire une idée des enjeux d'un journalisme émancipateur (sur http://www.philomedia.be)

 

Cependant, pour chaque média (entendu comme chaine de tv / de radio, titre de presse), il importe de se poser la question de savoir où se situe la plus-value que celui-ci apporte au public. Ce média a-t-il une valeur, non seulement monétaire (parce que c'est un paramètre qui explique la démultiplication des titres), mais aussi sociétale ?
En d'autres termes, pour chaque média, on pourrait se demander si, au-delà de la dimension économique, il fait vraiment la différence. Cette différence peut être de l'ordre de l'information et de sa qualité (son exactitude, sa diversité, etc.), mais aussi du divertissement, de la socialisation... Il ne s'agit pas de poser un jugement moral trop souvent rencontré dans le domaine de la critique des médias (cf. http://www.scoop.it/t/chroniques-inedites/p/4003445565/critique-des-medias-critique-logique-ou-critique-sociale ), mais bien simplement de réfléchir à l'intérêt, à l'utilité, de tel ou tel média dans le contexte d'offre gigantesque dans lequel celui-ci est supposé évoluer.


A mon sens et à l'heure de la "consommation à la demande", cette réflexion importe également (voire surtout?) en tant que programmateur de chaine de télévision ou rédacteur en chef.

more...
Béatrice D.'s curator insight, September 13, 2013 2:17 PM

Centaines de chaines TV, titres de presse multiples (mais uniformisés), radios et sites web : la Belgique a du mal à trouver médias à son pied.  

Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Amandine Degand (dir.), Benoit Grevisse (dir.), Journalisme en ligne : pratiques et recherches - Recension par Michel Clarembeaux

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

« Questions du jour » : Caricatures de sondages et simulacre de démocratie - Acrimed | Action Critique Médias

« Questions du jour » : Caricatures de sondages et simulacre de démocratie - Acrimed | Action Critique Médias | Média et société | Scoop.it

Les « vrais » sondages sont souvent des caricatures. Alors que dire des faux ?

Julien Lecomte's insight:

Voir aussi ma chronique sur le sondage polémique du Point du 23 juillet 2013 : http://www.scoop.it/t/media-et-societe/p/4005077349/le-point-se-deresponsabilise-des-consequences-de-son-sondage-et-echoue-ainsi-a-relever-les-enjeux-de-fond

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

La presse belge, obsédée pas les subsides, loupe sa révolution numérique - Apache.be

La presse belge, obsédée pas les subsides, loupe sa révolution numérique - Apache.be | Média et société | Scoop.it

Les aides directes et indirectes à la presse rendent les éditeurs de journaux paresseux.

 

L'actualité concernant le monde des médias n'a pas manqué cet été 2013. D'abord en Belgique, avec le rachat du groupe Concentra (propriétaire de la Gazet van Antwerpen, Metro) par le groupe Corelio (De Standaard). Et puis au sein de la rédaction du magazine flamand "Humo", avec le départ de son rédacteur en chef. Mais ce sont les États-Unis qui nous ont offert la plus capitale des informations: le rachat du Washington Post par le patron d'Amazon, Jeff Bezos.

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Développement des compétences critiques et validation des sources : quels rôles pour l'éducation aux médias ?

Par le biais d’une expérience pédagogique simple, ce travail a pour objectif de mettre en perspective les rôles possibles de l’éducation aux médias au sein de l’enseignement, en termes de compétences en évaluation des sources sur Internet.
more...
No comment yet.
Rescooped by Julien Lecomte from Philosophie et société
Scoop.it!

Vie privée, espionnage, Snowden, PRISM, NSA, confidentialité, surveillance, Panoptique, sécurité, 1984, Big Brother et autres joyeusetés

Je m'étonne de lire actuellement autant de réactions suite aux révélations d'Edward Snowden, relatives à la surveillance dont nous ferions tous l'objet (pour ceux qui ne savent pas ce dont il est question, cf. notamment http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/09/un-ancien-employe-de-la-nsa-derriere-les-revelations-sur-les-ecoutes-numeriques_3426888_3222.html).

 

Ainsi, on peut lire ce genre d'article : "Prism: pourquoi le public ne se sent pas assez concerné par l'espionnage de nos vies privées (et pourquoi il devrait) [ http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/15/prism-pourquoi-pas-concerne-espionnage-vie-privee_n_3440414.html ]" (titre en partie fallacieux étant donné le nombre de partages de celui-ci : il y a en réalité plusieurs publics, et l'un de ces publics rend faux le titre au moins en ce qui le concerne, s'en distingue en le partageant).

 

Il y a au moins deux types de personnes qui s'agitent suite à ces révélations.

 

D'abord, il y a ceux que ça n'avait jamais inquiétés. Ceux pour qui la surveillance, c'était des conneries, des phantasmes de complotistes à deux balles. Ceux qui n'en avaient rien à foutre tant que ça n'était pas susceptible de toucher leurs messages privés sur Facebook. Désormais, ça leur parle les questions de vie privée et de confidentialité ! On les voit maintenant fervents défenseurs des libertés individuelles et de la confidentialité. C'est pas comme si on les avait prévenus !

Parce qu'au fond, Edward Snowden n'apporte rien de véritablement neuf sous le soleil : cela fait des années que certains s'époumonent à dire qu'avec Internet, les gens se fichent eux-mêmes, ils donnent leurs données en pâture à des firmes privées ou à des gouvernements. Combien de fois n'y a-t-il pas eu de levées de boucliers face aux politiques de confidentialité et de récoles de données de Facebook? (Cf. http://europe-v-facebook.org/EN/en.html entre autres).

 

Ensuite, justement, il y a ceux "qui l'avaient dit". Ah, ces visionnaires! Ceux qui ont lu Orwell, ceux qui ont lu Foucault. Ceux qui Savaient, nom d'un chien, que la plèbe sacrifiait ses libertés en s'inscrivant sur Facebook, au nom de la sécurité...

 

Ces attitudes pulsionnelles ne permettent pas à mon sens de penser véritablement les enjeux relatifs à ces faits. Ces faits inéluctables. Ces faits par rapport auxquels il est difficile, voire impossible, de faire marche arrière.

 

"La question de la vie privée est-elle un problème de vieux cons?" se demandait Jean-Marc Manach en 2010 (http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/07/02/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons-le-livre/). Pour lui, les "vieux" ont leur mot à dire face à ces jeunes qui ne s'en fichent peut-être pas tous tant que le sens commun voudrait le croire.
Citée dans un article de PCInpact.com, la fondatrice de Groklaw est plus explicite encore lorsqu'elle évoque un passage d’un livre de Janna Malamund intitulé "Private Matters : In Defense of the Personal Life" décrivant comment notamment la surveillance est un puissant moyen de contrôle : "L’une des fonctions de la vie privée est de fournir un espace sûr loin de toute terreur ou agression. Lorsque vous enlevez à une personne sa capacité à s’isoler ou à conserver des informations intimes pour elle-même, vous la rendez extrêmement vulnérable" (http://www.pcinpact.com/news/81869-internet-est-termine-grokloaw-ferme-ses-portes.htm)...

 

Le problème, c'est que la mécanique est en marche, et depuis longtemps. Cartes bancaires, cartes d'identité à puces, GPS, GSM, croisements d'informations issues des bases de données commerciales et administratives, caméras publiques de surveillance, formulaires remplis çà-et-là de notre plein gré, présence en ligne (et même absents, nous sommes taggés par nos pairs, mis sur le web par nos employeurs...), etc. Big Brother, qu'on le veuille ou non, c'est trop tard : on est tous fichés.

 

La plupart des "penseurs" de la vie privée l'ont bien compris : le résultat est qu'en général, ils mettent l'accent sur des questions qui se situent davantage à un niveau interpersonnel qu'à un niveau sociétal.

Ainsi en découlent les principes marketing de "réputation" : votre (futur) employeur peut voir ce que vous publiez, vos amis vous jugent en fonction de vos actions sur les réseaux sociaux, etc. Le conseil d'or, en conséquence, est de régler ses paramètres de confidentialité et de "réfléchir avant de publier" (cf. la caricature dénoncée par Michel Guillou face à la campagne "Soyez net sur le net" : http://gingko.neottia.net/post/42653049758/paris-et-ses-ados-les-traits-grossiers-de-la#).

Le genre de choses qu'une ou deux claques sociales permettent d'apprendre et qui semblent de plus en plus admises en termes de règles implicites sur les réseaux.

Une des dérives possibles est de créer une culture du self-branding, du "marketing de soi" , où l'on ne se montre que sous un jour tout à fait hypocrite, travaillé et artificiel, avec également cette question de "la mise en chiffres de soi". Mais ce n'est pas le débat ici.

 

Ces "penseurs" se retrouvent bien démunis quand on leur explique que même leur navigation privée fait l'objet d'une surveillance. A moins d'avoir été parano toute sa vie, de ne fonctionner que par logiciels libres, d'habiter dans une grotte et de n'avoir aucune vie sociale, il est plus que probable que des données aient été collectées sur nous.

 

Maintenant, il demeure stupide de penser qu'Obama "lit nos mails". J'ai la croyance qu'il a autre chose à faire de ses journées. C'est là qu'interviennent les alarmistes : Big Brother, c'était de la gnognotte face à ce qu'on connait aujourd'hui. Sauf que dans 1984, le système est beaucoup plus coercitif. D'ailleurs, on le sait depuis longtemps : aux States, on utilise ses armes en bon père de famille (http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/19/la-nsa-et-le-fbi-defendent-prism_3432454_651865.html) : faut pas déconner ! La bombe nucléaire, les armes à feu, c'est seulement pour notre sécurité. C'est seulement contre les méchants.

D'un autre coté, n'importe quel système totalitaire qui aurait accès à ces possibilités techniques deviendrait directement extrêmement puissant : si on sait lire vos mails, on sait lire aussi ceux de "votre" armée. Puis on peut vous faire chanter, puis on peut vous retrouver, tout ça. Comme dans les meilleures dystopies !

Ce n'est pas faux.

Ce n'est pas neuf non plus. Un système totalitaire n'a d'ailleurs pas besoin de tout cela pour être extrêmement puissant et coercitif...

 

Le problème, c'est qu'on ne peut pas décemment penser comme dans tel ou tel article (un au hasard : http://www.lepoint.fr/technologie/zimmermann-faire-confiance-a-google-ou-facebook-c-est-etre-a-poil-sur-internet-10-06-2013-1678994_58.php) que demain, face à ces risques, la population entière va se mettre aux logiciels libres et déserter ces saletés de sociétés commerciales, administrations et autres organismes qui ont minutieusement collecté leurs données - souvent offertes sur un plateau d'argent - depuis des années. Quand bien même ce serait le cas, ce nombre écrasant de personnes aurait tout de même été fiché durant des années. Et à chaque génération, il faudrait que les enfants et ados suivent les traces de papa-maman pour éviter de tomber dans le piège du fichage.

 

Est-ce pour autant du fatalisme? Je ne le crois pas. C'est tout-à-fait réaliste. Je préfère de loin cette position à celle qui inculque un self-branding nauséabond, mettant tout à fait de coté les véritables enjeux sociétaux. En réalité, je m'insurge contre les solutions proposées.

Pour moi, être absent du web, se créer un "faux profil" et partager des informations erronées, "réfléchir [à sa réputation] avant de poster" ou encore fuir les "gros acteurs" des réseaux n'a pas beaucoup de sens. Même l'éducation aux médias, lorsqu'elle se limite au niveau interpersonnel, est stérile face à ce problème.

 

Par contre, il est selon moi possible de développer des contre-pouvoirs, entre autres.

Il ne faut pas se leurrer : si un système suffisamment puissant décide de faire un usage de nos données personnelles contre nous, ce n'est probablement pas parce que nous ne sommes pas ou plus sur Facebook que nous aurons la moindre chance d'y échapper. Le fait que certaines personnes n'aient pas appris à gérer leur confidentialité et que ça leur pose des problèmes au niveau personnel peut être soulevé, mais cela ne suffit pas au niveau sociétal.

Par contre, le web offre notamment des possibilités de faire réseau, d'échanger de l'information, etc. Il est possible de contribuer à prévenir ce type d'usage nocif, en faisant circuler l'information, par exemple. Il existe plus que probablement de nombreuses pistes que je n'envisage même pas. Mon propos est simplement de dire que face à un système dont le potentiel de contrôle et de surveillance est gigantesque, si on veut vraiment agir, il convient d'envisager d'autres systèmes parallèles et non de se voiler la face.

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Les médias nous trompent-ils ?

Les médias nous trompent-ils ? | Média et société | Scoop.it

Certaines formes de traitement de l’actualité entraînent parfois l’accusation de « manipulation médiatique ». En quoi les pratiques journalistiques peuvent-elles prêter le flanc à cette critique ?

Julien Lecomte's insight:

Eclairage conceptuel intéressant. Mon ouvrage et mon blog traitent également de cette problématique (cf. http://julien.lecomte.over-blog.com).

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Des Belges "anti-système"

Des Belges "anti-système" | Média et société | Scoop.it

Décryptage du sondage Marianne Belgique (28.09.2013) par Nicolas Baygert, Paul Jorion, Eddy Lebon, Luc Lefebvre, Patrick Binot et Semsettin Ugurlu. Un dossier de Pierre Jassogne.  

Julien Lecomte's insight:

Confiance déclarée par les belges francophones, notamment envers les politiques et les journalistes (à rapprocher en ce sens du baromètre TNS-Sofres en France).
Ces chiffres sont intéressants lorsque l'on étudie la question de la fiabilité. On constate en effet que la confiance ou la méfiance envers une institution ou un ensemble de personnes est influencée non seulement par des critères rationnels, mais aussi des variables sociales, affectives et culturelles.

Cf. notamment : http://julien.lecomte.over-blog.com/page-8277335.html

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

La liberté d’expression s’arrête-elle là où commence la Science ?

La liberté d’expression s’arrête-elle là où commence la Science ? | Média et société | Scoop.it

C’est une décision lourde de sens que vient de prendre un magazine scientifique américain. Dorénavant, les lecteurs n’auront plus la possibilité de réagir aux articles du site...

more...
No comment yet.
Rescooped by Julien Lecomte from Philosophie et société
Scoop.it!

Causes toujours 30 (pdf)

Julien Lecomte's insight:

Je me suis entretenu avec Julie VDK de l'asbl GSARA.

 

Thèmes abordés :

- médias publics, médias privés et pub

- stratégies de séduction des médias

- éducation aux médias

- la place de la critique et de l'analyse des médias : dans les médias "traditionnels" (MédiaTIC, MediaLog, Alain Gerlache, Le Petit journal, Vincent Glad...), dans des médias et projets alternatifs (Acrimed, @SI, Gsara, Media Animation...) ainsi que dans des instances (CDJ, CSA, CSEM, AJP...)

- journalisme et opinion

 

La retranscription de cet entretien figure pp. 18-21.

more...
Julien Lecomte's curator insight, September 26, 2013 9:05 AM

Je me suis entretenu avec Julie VDK de l'asbl GSARA.

 

Thèmes abordés :

- médias publics, médias privés et pub

- stratégies de séduction des médias

- éducation aux médias

- la place de la critique et de l'analyse des médias : dans les médias "traditionnels" (MédiaTIC, MediaLog, Alain Gerlache, Le Petit journal, Vincent Glad...), dans des médias et projets alternatifs (Acrimed, @SI, Gsara, Media Animation...) ainsi que dans des instances (CDJ, CSA, CSEM, AJP...)

- journalisme et opinion

 

La retranscription de cet entretien figure pp. 18-21.

Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Réseaux sociaux : notre passivité en question, par Hubert Guillaud | InternetActu.net

Réseaux sociaux : notre passivité en question, par Hubert Guillaud | InternetActu.net | Média et société | Scoop.it

Dans le New Yorker, la psychologue Maria Konnikova (@mkonnikova), l’auteure du bestseller Mastermind, comment penser comme Sherlock Holmes ? revient sur plusieurs études de confrères sur les usages de Facebook, montrant des résultats contradictoires. Certaines montrent que Facebook rendrait ses utilisateurs tristes, comme c’est le cas de celle dirigée par Ethan Kross, directeur du laboratoire sur l’émotion et l’auto-contrôle de l’université du Michigan (et qui rappelle les résultats de Robert Kraut (Wikipédia), qui, en 1998, avait montré que plus les gens utilisaient l’internet, plus ils se sentaient seuls et déprimés), et d’autres prouvent exactement le contraire...

 

Lire la suite sur InternetActu : http://www.internetactu.net/2013/09/25/reseaux-sociaux-notre-passivite-en-question/

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Dossier : Tchernobyl, 25 ans après

Dossier : Tchernobyl, 25 ans après | Média et société | Scoop.it

Dossier Vidéo - Tchernobyl, 25 ans après

Julien Lecomte's insight:

Un cas étudié dans mon livre "Médias : influence, pouvoir et fiabilité" en 2012, suite à l'incident de la centrale de Fukushima et au traitement médiatique de ce dernier | http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38392

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

« Tout comme les trains, la presse déraille peut-être moins souvent qu’elle ne roule correctement, mais personne n’en parle » | IRM : Imagerie par Résonance Marketing

« Tout comme les trains, la presse déraille peut-être moins souvent qu’elle ne roule correctement, mais personne n’en parle » | IRM : Imagerie par Résonance Marketing | Média et société | Scoop.it

Publié le 10 septembre 2013 par Julie Vanderkar (Gsara asbl)

Rencontre avec Julien Lecomte, titulaire d’un Master en information et communication, expert auprès du Csem (2012-2013), auteur du livre « Médias : influence, pouvoir et fiabilité » et qui traite notamment d’éducation aux médias.

 

Thèmes abordés :

- Fonctionnement des médias : publicité, économie et impacts sur les contenus et leur fiabilité (exemples : RTBF, RTL-TVI... + phénomènes clash, buzz, etc.)

- Agenda setting (Mc Combs & Shaw)

- Le(s) public(s) sont-ils demandeurs ? Divertissement, socialisation et/ou info

- Analyse critique des médias et médias critiques : Acrimed, Petit Journal, @rrêt sur images, MediaTIC, Medialog...

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

En quoi l’internet est-il un progrès ? « InternetActu.net

En quoi l’internet est-il un progrès ? « InternetActu.net | Média et société | Scoop.it

InternetActu.net est un site d'actualité consacré aux enjeux de l'internet, aux usages innovants qu'il permet et aux recherches qui en découlent.

 

"Elargir l’accès à l’internet, le rendre abordable pour tous est assurément une initiative louable. C’est en tout cas celle que vient de lancer Internet.org, une coalition d’acteurs de l’internet où l’on trouve Facebook, Samsung, Ericsson, Nokia, Opera, Qualcomm et Mediatek. Le but initial de cette association a été clairement annoncé par Mark Zuckerberg lui-même via communiqué de presse (.pdf) (clamant : “la connectivité est-elle un droit de l’homme ?”) et article dans le New York Times : “réduire le coût de la fourniture de services internet mobile à 1% de leur niveau actuel dans les 5 à 10 ans à venir en améliorant l’efficacité du réseau et les logiciels de téléphonie mobile”. L’objectif est clair : offrir un accès internet aux deux tiers de l’humanité qui ne sont pas encore connectés au réseau. Connecter la planète, rien de moins [...]"

 

Lire la suite : http://www.internetactu.net/2013/09/10/en-quoi-linternet-est-il-un-progres/

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Recension du livre de Alice Antheaume, "Le journalisme numérique", par Michel Clarembeaux

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Interview de Thierry Ardisson en 1992

Interview de Thierry Ardisson en 1992 | Média et société | Scoop.it

"Je suis assez fidèle au service public, parce que je pense qu'une télévision, ça ne doit pas uniquement servir à enrichir les [...] actionnaires. J'aime assez l'idée que le service public doit être en équilibre, mais qu'il n'est pas là pour faire des bénéfices. Cela dit, le service public, vivant de la pub, il faut qu'il fasse de l'audience. Et quand on fait de l'audience, ben on descend. On descend. Y a pas de secret. Alors nous, on essaie de faire un peu moins con que les autres, mais on va quand même vers le plus con, oui".

 

Voir l'interview : http://www.rtbf.be/video/detail_la-tele-de-a-z-stars-90-n-96?id=1825509

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

Fais financer tes vacances par les internautes ! | Vincent Glad - Slate

Fais financer tes vacances par les internautes ! | Vincent Glad - Slate | Média et société | Scoop.it
Comment ça on veut partir en vacances? Pas du tout, il s'agit d'innovation journalistique. Montage Slate.frUn voyage au Mont-Blanc, l'achat d'une Porsche ou la réalisation d'une parodie de Gangnam Style: le pire du crowdfunding.

Effet de mode ou opportunisme? Universal a décidé de se lancer dans le crowdfunding pour financer les rééditions de ses vinyles.

more...
No comment yet.
Scooped by Julien Lecomte
Scoop.it!

La presse nous fait avaler n'importe quoi, même du sperme | Vincent Glad - Slate

La presse nous fait avaler n'importe quoi, même du sperme | Vincent Glad - Slate | Média et société | Scoop.it

Une étude allemande assurant qu'avaler du sperme fait maigrir est réapparue dans la presse à la faveur de l'été. Une vieille rumeur d'Internet qui montre l'incroyable chaîne alimentaire de «l'info buzz».

 

Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. On pourrait citer des dizaines d'autres ratés médiatiques de ce genre, mais celui-là est particulièrement révélateur du téléphone arabe qui tient lieu de journalisme une fois qu'on s'éloigne des sujets sérieux.

more...
No comment yet.