"Sur le marché immobilier de Bayonne, les ventes de petites surfaces repartent"...!!! | Marché immobilier à Bayonne cote basque | Scoop.it

Le marché bayonnais s'est enfin réveillé cet été, notamment pour les deux-pièces. Ce qui n'empêche pas les prix de rester sur la pente descendante. Le point avec Jean-Luc Pham, directeur de l'agence Laforêt Toitbasque.

Capital.fr : Comment se porte le marché immobilier en cette rentrée à Bayonne ?
Jean-Luc Pham : Après avoir connu un printemps plus que calme, l'activité a progresse de nouveau depuis cet été : nous avons enregistré deux fois plus de transactions que les années précédentes à la même saison. Nous vendons essentiellement des deux-pièces, une fois sur deux à des investisseurs locatifs. Toujours est-il que les prix ont sensiblement baissé. La preuve avec ce deux-pièces de 50 mètres carrés, dans le quartier Saint-Esprit, et qui ne reçoit aucune visite, à cause de son tarif de 171.000 euros, alors qu'il aurait facilement trouver preneur pour cette somme il y a un an. Et encore, il est situé dans un immeuble construit en 2003. Or, les appartements des années 2000 sont ceux pour lesquels la demande est la plus forte.

Capital.fr : Quels sont les biens qui souffrent le plus ?
Jean-Luc Pham : Les appartements du XIXe et de la première moitié du XXe, sans parking, ascenseur ni terrasse, sont les plus boudés. Leurs prix ont baissé de 5 à 10% en un an, et ils devraient encore reculer de 10 à 15% avant de voir leurs ventes repartir. Ces biens subissent de plein fouet la concurrence de ceux situés dans des immeubles plus récents, qui se sont multipliés ces dix dernières années.

Capital.fr : Quels sont les tarifs actuellement pratiqués en centre-ville ?
Jean-Luc Pham : Le Grand-Bayonne est essentiellement constitué de bâtiments du XIXe siècle, plutôt jolis, mais qui rencontrent les problèmes évoqués précédemment. Le mètre carré s’y échange autour de 1.900 euros. Il peut toutefois atteindre les 2.300 euros pour les appartements bien rénovés, dans les immeubles réhabilités aux parties entièrement refaites

Capital.fr : Le quartier des Arènes est-il toujours aussi couru ?
Jean-Luc Pham : Dans ce secteur proche du centre, les biens à vendre sont suffisamment rares pour que les prix se maintiennent. Comptez 2.900 euros le mètre carré pour un appartement des années 1970, 3.000 euros s'il date des années 1930, voire 3.100 euros s'il a moins de dix ans. Nous venons ainsi de signer un 45 mètres carrés de 2005, avec parking, pour 140.000 euros. Enfin, une maison de ville des années 1930 peut se vendre environ 3.500 euros du mètre carré.

Capital.fr : Quel coin de la ville peut encore prendre de la valeur dans les prochaines années ?
Jean-Luc Pham : L'opération d'aménagement Marinadour est promise, selon moi, à un bel avenir. On y trouvera du logement de qualité, des nouveaux commerces, des zones piétonnes, des emplois dans le tertiaire et de sympathiques promenades le long de l'Adour. Mais le plus grand avantage de ce quartier prévu pour l'année prochaine sera l'accès direct aux plages, en évitant les bouchons du centre-ville. Les appartements des années 1970 s'y vendent environ 2.800 euros le mètre carré, et devraient voir leurs tarifs tirés vers le haut dès la fin des travaux. On y trouve surtout des constructions neuves, aux frais de notaires offerts en ce moment, comportant, par exemple, des trois-pièces de 60 mètres carrés pour 233.000 euros, ou des deux-pièces de 39 mètres carrés pour 160.000 euros.