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Les populations superflues

Les populations superflues | manually by oAnth - from its scoop.it contacts | Scoop.it

En Grèce, « forcée de fournir le portrait anticipé de ce à quoi vont devoir ressembler les sociétés occidentales, remaniées sous la férule du néolibéralisme déchaîné » se dessine « une nouvelle biopolitique de l’espèce », « chargée d’assainir le corps social de toutes les existences parasitaires ». Par Dimitris Vergetis, psychanalyste, directeur de la revue grecque αληthεια.

 

[...]

 

À cet égard, la réponse qui nous semble s’imposer est la suivante : les politiques appliquées à la Grèce sous prétexte de redressement économique visent à mettre en place un nouveau paradigme de société entièrement transitif aux automatismes du capital et aux lois du marché. La technicité de leur langage d’exposition ne fait qu’écran à leur objectif qui consiste à réterritorialiser l’ensemble du lien social sur la forme-marchandise. Le projet expérimenté en Grèce aspire à neutraliser, et à la limite à éradiquer, la politique comme instance de médiation entre l’économie et le social, à démanteler tendanciellement tous les dispositifs de protection sociale, à privatiser la prise en charge de tout risque de la vie et à abolir le droit du travail, pour créer des zones spéciales d’exploitation – formes dérivées des « camps », mais hautement rentabilisées, et charitablement humanisées. Ces zones de développement spéciales constituent une illustration paradigmatique de ce que Badiou a isolé sous le terme de « zonage ».

 

Les dirigeants européens répètent en chœur et à satiété que la Grèce est un cas particulier. En fait, loin d’être traité comme un cas particulier qui fait exception à la norme européenne qu’elle devrait impérativement intérioriser, la Grèce est forcée de fournir le portrait anticipé de ce à quoi vont devoir ressembler les sociétés occidentales, remaniées sous la férule du néolibéralisme déchaîné. Tout en restant dans le cadre du mode de production capitaliste, nous sommes donc au seuil d’un changement d’époque. Or celui-ci s’annonce sous des auspices littéralement macabres en tant qu’il couve une nouvelle biopolitique de l’espèce. Il importe d’en restituer la pente et les mécanismes d’accomplissement.

 

[...]

 

Avec la mondialisation et la mobilité forcée des travailleurs, les « ressources humaines » sont désormais renouvelables à vil prix. Il est facile et hautement profitable d’importer non seulement de la main-d’œuvre mais aussi du personnel très qualifié formé dans des contrées lointaines. Le coût de la formation d’un informaticien aux États-Unis, depuis sa naissance jusqu’à l’acquisition de ses compétences, est cent fois supérieur à celui de la formation de quelqu’un né aux Indes. Il est aussi hautement profitable de délocaliser pour aller capter sur place une force de travail privée de droits et à prix dérisoire. Bref, la machine capitaliste peut se procurer de la marchandise humaine à prix très avantageux, sans avoir à se soucier de sa formation et de sa reproduction. Le cas de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, pour rester dans le contexte actuel, qui voient leur jeunesse hautement qualifiée aspirée par l’Allemagne, pays en dépérissement démographique, fournit une démonstration exemplaire de ce processus.

 

[...]

 

l'article complet: http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210213/les-populations-superflues


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Occupy Education

 The Occupy movement takes on neoliberal education reform and the Bloomberg Department of Education.

Via nadia dresscher
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The Rise of Egypt’s Workers, by Joel Beinin

The Rise of Egypt’s Workers, by Joel Beinin | manually by oAnth - from its scoop.it contacts | Scoop.it

Workers have long sought to bring change to the Egyptian system, yet the independent labor movement has only recently begun to find a nationwide voice. As Egypt’s sole legal trade union organization and an arm of the state for nearly sixty years, the Egyptian Trade Union Federation (ETUF) has had a monopoly on representing workers. Though its mission is to control workers as much as it is to represent them, ETUF has been unable to prevent the militant labor dissidence that has escalated since the late 1990s. Workers were by far the largest component of the burgeoning culture of protest in the 2000s that undermined the legitimacy of the Mubarak regime.

Workers have largely been concerned about economic issues that gained salience as Egypt accelerated the privatization of public enterprises. Until 2010, only a small minority of labor activists advanced democratization as a strategic objective. Commonly seeking to co-opt rather than openly contest the regime’s power, the independent labor movement was unprepared to take the lead when unrest swept through the Arab world in January 2011. It had no nationally recognized leadership, few organizational or financial resources, limited international support, no political program, and only a minimal economic program.

Despite this, workers were quick to mobilize in the early stages of the groundswell that eventually unseated Hosni Mubarak, and they deserve more credit for his ouster than they typically receive. Soon after the uprising began, workers violated ETUF’s legal monopoly on trade union organization and formed the Egyptian Federation of Independent Trade Unions (EFITU)—the first new institution to emerge from the revolt. Labor mobilization continued at an unprecedented level during 2011 and early 2012, and workers established hundreds of new, independent enterprise-level unions. They also secured a substantially higher minimum wage.

Yet, though the labor movement has made headway, problems persist. New unions face funding difficulties and the independent labor movement is internally divided. The Supreme Council of the Armed Forces (SCAF)—the ultimate power in Egypt since Mubarak’s demise—and ETUF have both repeatedly asserted their power to oppose independent unions and have scored some successes. The movement has a very limited presence in the emerging institutions of the post-Mubarak state and is thus left without much leverage to fend off attacks from its political opponents.

Going forward, the independent labor movement should consider looking beyond street protests over immediate grievances, where it has achieved its greatest successes, and begin training enterprise-level leaderships and forging political coalitions with sympathetic sections of the intelligentsia. Independent trade unions remain the strongest nationally organized force confronting the autocratic tendencies of the old order. If they can solidify and expand their gains, they could be an important force leading Egypt toward a more democratic future.

Click here to read the full paper : http://www.carnegieendowment.org/files/egypt_labor.pdf

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