Management & Japon
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Le système éducatif japonais : conformisme des uns, marginalisation des autres

Le système éducatif japonais : conformisme des uns, marginalisation des autres | Management & Japon | Scoop.it

Cet entretien avec Madame Chiyo Kunimura, professeure agrégée de langue et culture japonaises au Centre Franco-Japonais de Management de l'universit
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Gastronomie : les PME françaises tentent de se faire une place au Japon

Gastronomie : les PME françaises tentent de se faire une place au Japon | Management & Japon | Scoop.it
«  Privilégiez la qualité. Offrez un service irréprochable. Adaptez-vous. Mais surtout, n'essayez pas de vendre du Japon aux Japonais
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In Japan, the Kit Kat Isn’t Just a Chocolate. It’s an Obsession

In Japan, the Kit Kat Isn’t Just a Chocolate. It’s an Obsession | Management & Japon | Scoop.it
The story of how Kit Kats, once a British chocolate export, became a booming business from Hokkaido to Tokyo — and changed expectations about what a candy bar could be.
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L'engouement pour les boissons incolores au Japon

L'engouement pour les boissons incolores au Japon | Management & Japon | Scoop.it
Le Japon développe le marché des boissons incolores pour répondre à une demande de consommation de produits à l'aspect plus naturel. La tendance pourrait s'étendre au marché européen.
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L'Asie est-elle un marché porteur pour les entreprises de Bretagne ?

L'Asie est-elle un marché porteur pour les entreprises de Bretagne ? | Management & Japon | Scoop.it
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L’emploi en Asie/Océanie en quelques clics !

L’emploi en Asie/Océanie en quelques clics ! | Management & Japon | Scoop.it
Avec #Oceasia, Pôle emploi booste votre recherche d’emploi et vos recrutements en Asie et en Océanie.
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Un voyage au Japon pour remotiver des élèves en difficulté

Un voyage au Japon pour remotiver des élèves en difficulté | Management & Japon | Scoop.it

Des jeunes filles en classe de 1ère Bac pro métiers de la mode sont parties une semaine à Tokyo pour découvrir l art du kimono. Mais pas seulement, pour trouver une motivation à une scolarité souvent difficile. Reportage.

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Tokyo prépare ses résidents étrangers au Grand tremblement de terre

Tokyo prépare ses résidents étrangers au Grand tremblement de terre | Management & Japon | Scoop.it

Tokyo a organisé une séance de préparation aux catastrophes naturelles à l’intention de ses résidents étrangers, fin janvier.

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Walmart et Rakuten s'associent dans une grande bataille contre Amazon

Walmart et Rakuten s'associent dans une grande bataille contre Amazon | Management & Japon | Scoop.it
Le géant américain de la distribution et le leader de l'e-commerce au Japon viennent de dévoiler une grande alliance stratégique.
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Interview de Philippe Jardin, Japan Country Manager de Fauchon - partie 1 - YouTube

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Le Japon, nouvelle référence mondiale des maîtres bottiers

Le Japon, nouvelle référence mondiale des maîtres bottiers | Management & Japon | Scoop.it
Tokyo, 22 nov 2017 (AFP) - Quand Yohei Fukuda est parti en Angleterre au début des années 2000 pour apprendre à devenir maître bottier, il ne se doutait pas que son pays, le Japon, deviendrait un jour un épicentre de cet artisanat de luxe de tradition européenne. « Le nombre d'ateliers de chaussures sur mesure a explosé au Japon ces dernières années. Il y en a au moins 40 dans l'agglomération de Tokyo aujourd'hui et peut-être près d'une centaine dans tout le pays », déclare à l'AFP cet artisan de 37 ans, en chemise-cravate sous son tablier de travail bleu nuit.

Yohei Fukuda, dans son atelier en novembre 2017 - Kazuhiro NOGI/AFP

Au-dessus de sa boutique située près des quartiers huppés d'Aoyama et Omotesando à Tokyo, un escalier étroit conduit à son atelier au charme suranné, au parfum de cuir et de colle. Ce jour-là, cinq jeunes apprentis sont à l'oeuvre, sur d'anciennes commodes anglaises des années 1920 transformées en établis. L'un vérifie la qualité d'une nouvelle livraison de cuir, tandis qu'un autre coud une semelle, en faisant des gestes amples des bras à chaque fois qu'il tend le fil.

Ici, nulle trace de machine. De la minutieuse prise de mesure des pieds du client à l'assemblage délicat de la tige en cuir et du semelage, tout est fait à la main. « Il faut de 120 à 140 heures de travail pour fabriquer ainsi une paire de chaussures. On en produit environ 80 par an », explique Yohei Fukuda, qui n'a aucune envie d'aller plus vite : « Je veux faire de bonnes chaussures ». Ses clients, venant pour beaucoup de l'étranger, sont prêts à attendre longtemps et à y mettre le prix : une paire 100 % sur mesure coûte au minimum 480 000 yens, soit plus de 3 600 euros.

Quête de perfection

Le Japon a commencé à se passionner pour cet artisanat de luxe à l'orée des années 2000, sous l'effet de l'essor d'internet et de l'engouement local pour la mode masculine classique italienne. Des cursus locaux ont poussé comme des champignons depuis une dizaine d'années.

« La chaussure sur mesure convient bien à l'esprit japonais, avec son sens du détail », estime Mari Yamaguchi, qui enseigne ce savoir-faire à l'école privée d'arts appliqués Hiko Mizuno à Harajuku, haut lieu de la mode à Tokyo. « Un pied, c'est quelque chose de très spécial. Chaque pied est unique, comme chaque pièce de cuir. Dans la chaussure sur mesure faite à la main, le défi est de se rapprocher de la perfection en unissant ces deux matières imparfaites mais magiques », explique-t-elle.

« Peut-être qu'au Japon on pense aussi davantage aux chaussures que dans d'autres cultures, parce que l'on se déchausse plusieurs fois par jour, dès que l'on pénètre dans une maison », estime encore cette enseignante de 43 ans, qui comme Yohei Fukuda s'est formée en Angleterre.

Inspiration réciproque

Les Japonais se sont rapidement taillé une solide réputation dans le métier : « Aujourd'hui, dans la plupart des pays d'Europe où la chaussure sur mesure est une tradition, l'Angleterre, l'Italie, la France, beaucoup d'entre eux sont employés dans les ateliers ou en apprentissage », relève Jesper Ingevaldsson, auteur d'un blog spécialisé dans ce domaine, Shoegazing.se. « Ils ont fait avec les chaussures ce qu'ils ont fait avec d'autres savoir-faire, comme le denim par exemple : ils l'apprennent à l'étranger, ils reviennent chez eux, ils le perfectionnent et le font évoluer », résume le blogueur suédois.

« Au Japon on n'invente pas, mais notre regard extérieur nous permet d'améliorer les produits », estime Yohei Fukuda. Désormais, les milieux européen et japonais de la botterie s'inspirent mutuellement. Grâce à une bourse de la fondation de la manufacture française de chaussures J.M. Weston, Clémence Rochard, 27 ans, vient ainsi de passer deux mois en apprentissage au Japon, dont la moitié dans l'atelier Fukuda.

Dans cette pièce semi-obscure hors du temps, la jeune artisane en formation chez les Compagnons du Devoir a accompli un projet personnel: des chaussures en cuir fait main ornées de quartiers en tissu de kimono, fleuri et chatoyant, qu'elle a déniché lors d'une escapade à Kyoto. « Au Japon, personne n'aurait pensé à faire cela », s'émerveille Yohei Fukuda.
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Industrie : l’honneur perdu du made in Japan

Industrie : l’honneur perdu du made in Japan | Management & Japon | Scoop.it
Une série de scandales a terni la réputation du pays du zéro défaut. Les firmes nippones payent, entre autres, le manque de communication interne ou la hausse des recrutements en intérim.
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La fondation J.M. Weston promeut l'échange de savoir-faire entre France et Japon

Lancée cette année par la fondation d'entreprise du chausseur limougeaud, la première édition des J.M. Weston Foundation Awards s’est intéressée aux liens entre l'Hexagone et le Japon en permettant à de jeunes cordonniers-bottiers français et nippons de rejoindre pendant deux mois les meilleurs ateliers de ces deux pays.


La remise des trophées à l'ambassade du Japon. - FashionNetwork.com

Sélectionnés parmi 25 candidats au Japon, contre une dizaine de postulants en France, les quatre lauréats ont ainsi bénéficié d’une bourse de 2 000 euros, incluant les frais de transport et d'hébergement, et ont réalisé au cours de leur formation une paire de chaussures d’exception, grâce à l’accompagnement et la transmission des savoirs de maîtres artisans locaux.

Du coté français, Emma-Léa Maréchal et Clémence Rochard, toutes deux en formation chez les Compagnons du devoir, ont reçu au terme de leurs deux mois d'apprentissage en territoire nippon un trophée (en forme de tranchet, l’outil traditionnel servant à couper le cuir), confessant « avoir beaucoup appris sur la précision et l’art du détail des bottiers japonais » en rejoignant l’atelier de Yohei Fukuda et la manufacture Scotch Grain à Tokyo, pendant que les artisans japonais allaient eux se former à Limoges, dans les ateliers de la marque de luxe J.M. Weston.

« S'il y a bien un pays qui sait donner l’idée de la qualité suprême et de l’excellence, c’est bien le Japon, explique Christian Blanckaert, président de la fondation J.M. Weston et ancien directeur général d’Hermès International. Les bourses que nous offrons permettent à nos artisans de revenir avec une expérience forte, d’apprendre sur la culture du détail et de comprendre comment un produit peut gagner en qualité et en valeur. »

Remis en fin de semaine dernière à l’ambassade du Japon à Paris, les « J.M. Weston Foundation Awards » viennent aussi mettre en avant les bonnes relations de la marque française avec le Japon – deuxième marché de J.M. Weston -, la prochaine édition devant poursuivre cette collaboration « avant, qui sait, ajoute Christian Blanckaert, d’aller s’intéresser probablement à l’Angleterre ».
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Japon : identité et démographie

Japon : identité et démographie | Management & Japon | Scoop.it
Comment le déclin démographique pèse-t-il sur le modèle japonais?
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Picard s'étoffe à Tokyo — voici comment le Français a séduit les Japonais avec ses surgelés

Picard s'étoffe à Tokyo — voici comment le Français a séduit les Japonais avec ses surgelés | Management & Japon | Scoop.it

Et de huit! Picard ouvre ce jeudi 15 novembre 2018 son huitième magasin à Tokyo, signe de l'engouement local pour les surgelés de l'entreprise française du secteur.

Picard est présent à Tokyo depuis 2014, sous la forme de corners dans les supermarchés d'Aeon, le numéro un de la grande distribution japonais.

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Japan Expo : découvrez les incontournables de l'édition 2018

Japan Expo : découvrez les incontournables de l'édition 2018 | Management & Japon | Scoop.it
Manga, cosplay, jeux vidéo... La 19e édition de la plus grande convention sur les cultures japonaises de France s'ouvre jeudi. Thomas Sirdey, cofondateur de la Japan Expo, a sélectionné pour Le Figaro les événements à ne pas manquer pendant quatre jours à Villepinte.
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Japon-Repli plus faible que prévu de la production industrielle

Japon-Repli plus faible que prévu de la production industrielle | Management & Japon | Scoop.it
La production manufacturière au Japon a baissé moins fortement que prévu le mois dernier et le taux de chômage y a touché son plus bas niveau en plus de 25 ans, confirmant un redressement progressif de l'économie après un creux au premier trimestre.
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Mode. Uniqlo à Rennes: « Nous créons 40 emplois »

Mode. Uniqlo à Rennes: « Nous créons 40 emplois » | Management & Japon | Scoop.it
La marque de vêtements japonaise ouvrira en septembre un magasin à Rennes, dans les murs d’une ancienne banque, un bâtiment classé. Le directeur d’Uniqlo France, Hidenori Nishino, présente le projet.
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Serge Blanco pose ses premiers jalons au Japon

Serge Blanco pose ses premiers jalons au Japon | Management & Japon | Scoop.it
erge Blanco valide son projet nippon. Mi-2017, la marque du groupe français LBY affichait ses ambitions d'entrer sur le marché japonais via des corners en grands magasins. La marque qui s'inspire du rugby a dans un premier temps installé un pop-up store au sein de l'enseigne Iwataya de Fukuoka, avant de pousser les portes de deux grands acteurs de la distribution au pays du Soleil-Levant.


Corner Serge Blanco à Fukuoka au Japon - Serge Blanco

Serge Blanco installe ainsi ses corners de 25 mètres carrés chez Hankyu Umeda à Osaka et au sein du magasin Isetan de Shinjuku à Tokyo. Autres points de vente du conglomérat Isetan Mitsukoshi à accueillir la marque, le magasin Mitsukoshi de Ginza, ainsi que celui de Nagoya. Et la griffe devrait prochainement ouvrir également en aéroport.

« Nous avons trouvé un partenaire distributeur avec le groupe Sojitz Intinity, ce qui nous permet de travailler avec ces deux grands acteurs, explique Costantino Costa, le directeur de Serge Blanco. Les premiers retours sont intéressants auprès d'une clientèle japonaise adepte de haut de gamme. Chez Isetan, il s'agit d'un magasin masculin et, chez Hankyu, ce sont des couples qui viennent faire leurs achats. L'offre la plus contemporaine de Serge Blanco est plébiscitée. Nous allons ouvrir une dizaine de corners d'ici la fin de l'année, et regardons pour installer une boutique en joint-venture », annonce-t-il.

D'ici trois ans, Serge Blanco a l'ambition de développer sur le marché local un réseau d'une trentaine de corners et, potentiellement, de trois magasins. Un développement important alors que le Japon accueillera la Coupe du monde de rugby en 2019.

En Europe, la marque devrait s'associer à un distributeur en Italie, ayant quelques difficultés à s'implanter en direct, et vient de confier le Benelux à l'agence D-Lux Concept, basée à Anvers. Outre-Atlantique cette fois, Serge Blanco veut continuer à développer progressivement sa présence sur la côte Est américaine où le label compte déjà une vingtaine de clients.


Boutique Serge Blanco d'Angers - Serge Blanco

Mais le groupe LBY, qui a stoppé sa marque haut de gamme Joe San pour se focaliser sur Serge Blanco, veut avant tout conforter ses positions sur son marché domestique, la France. « Nous avons clairement renforcé notre présence sur la côte Uuest, explique Costantino Costa. Nous nous sommes implantés ou nous avons relocalisé nos magasins. Nous avons ouvert récemment à Royan mais aussi La Rochelle et nous sommes revenus à Biarritz. Nous avions fermé Bordeaux et nous rouvrons rue de la Porte Dijeaux », détaille-t-il. Fin mars, la marque implante également trois corners en grands magasins au sein des Printemps de Lille, Parly 2 et Strasbourg, avec un concept affiné. Elle revendique aussi 36 franchises et 27 succursales, pour un réseau total au niveau mondial de 90 points de vente à l'enseigne.

Après un exercice 2016 clos sur un chiffre d'affaires de 32 millions d'euros, la direction de la marque annonce avoir enregistré une croissance de 11 %, un peu en deçà de ses ambitions, en 2017. Et tabler sur une hausse de 12 % en 2018, avec notamment un site marchand pesant pour 10 % des ventes.
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Japon : une école critiquée pour avoir choisi un uniforme de la marque Armani

Japon : une école critiquée pour avoir choisi un uniforme de la marque Armani | Management & Japon | Scoop.it
Une école japonaise qui veut introduire des uniformes conçus par la marque de luxe Armani à près de 600 euros pièce pour ses élèves a essuyé une volée de critiques, jusqu'au sein du Parlement et du gouvernement japonais. Le comité local d'éducation a confirmé à l'AFP vendredi que l'école élémentaire Taimei située dans le quartier huppé de Ginza comptait mettre en place un uniforme de la marque italienne à compter de la rentrée d'avril. L'ensemble coûtera 80 000 yens (près de 600 euros) aux parents des élèves.


AFP/Archives / Behrouz MEHRI

Selon l'agence de presse Kyodo, de nombreux parents se sont plaints au comité de cette décision, ne se disant pas très convaincus par l'argument avancé par l'école, ouverte depuis 150 ans, qui a choisi cette marque pour se donner une image plus adaptée à ce quartier de la capitale, puisque Ginza accueille de nombreuses boutiques de marques de luxe nationales et étrangères.

Bien que l'école ait assuré que ces nouveaux uniformes ne seraient pas obligatoires, certains ont critiqué l'initiative, estimant que les parents n'auront d'autre choix que de l'acheter pour ne pas que leurs enfants soient stigmatisés.

« Les responsables auraient dû penser aux enfants et prendre une décision après en avoir discuté (avec les familles) », a réagi un parent d'élève, souhaitant rester anonyme, a rapporté la chaîne de télévision publique NHK.

L'uniforme peut être complété par des accessoires, comme un sac, qui peuvent faire grimper son coût à 90 000 yens (plus de 670 euros), un prix « simplement trop cher pour un uniforme destiné à des enfants qui grandissent rapidement », a jugé un internaute, un autre se disant "scandalisé ».

L'affaire a même été relayée au Parlement par un député de l'opposition, qui s'est interrogé sur la logique d'un uniforme aussi cher dans une école publique avec des élèves issus de différents milieux. Interrogé sur le sujet, le ministre des Finances, Taro Aso, connu pour son goût des costumes bien coupés, a lui aussi estimé que l'uniforme était « cher pour une école élémentaire ».

La marque italienne Armani conserve un prestige empreint de nostalgie pour certains Japonais, qui l'associent aux années d'expansion économique du pays. Mais alors que cette époque de croissance est révolue, d'autres jugent d'autant plus incongru le choix de cette marque pour un uniforme scolaire.
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Interview de Philippe Jardin, Japan Country Manager de Fauchon - partie 2

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Pourquoi le Japon est le seul pays à préserver son identité dans la mondialisation

Pourquoi le Japon est le seul pays à préserver son identité dans la mondialisation | Management & Japon | Scoop.it

 - Le Japon reste aujourd'hui encore la troisième économie mondiale, pourtant il ne transige pas avec ses traditions.

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Le Japon, nouvelle référence mondiale des maîtres bottiers

Tokyo, 22 nov 2017 (AFP) - Quand Yohei Fukuda est parti en Angleterre au début des années 2000 pour apprendre à devenir maître bottier, il ne se doutait pas que son pays, le Japon, deviendrait un jour un épicentre de cet artisanat de luxe de tradition européenne. « Le nombre d'ateliers de chaussures sur mesure a explosé au Japon ces dernières années. Il y en a au moins 40 dans l'agglomération de Tokyo aujourd'hui et peut-être près d'une centaine dans tout le pays », déclare à l'AFP cet artisan de 37 ans, en chemise-cravate sous son tablier de travail bleu nuit.

Yohei Fukuda, dans son atelier en novembre 2017 - Kazuhiro NOGI/AFP

Au-dessus de sa boutique située près des quartiers huppés d'Aoyama et Omotesando à Tokyo, un escalier étroit conduit à son atelier au charme suranné, au parfum de cuir et de colle. Ce jour-là, cinq jeunes apprentis sont à l'oeuvre, sur d'anciennes commodes anglaises des années 1920 transformées en établis. L'un vérifie la qualité d'une nouvelle livraison de cuir, tandis qu'un autre coud une semelle, en faisant des gestes amples des bras à chaque fois qu'il tend le fil.

Ici, nulle trace de machine. De la minutieuse prise de mesure des pieds du client à l'assemblage délicat de la tige en cuir et du semelage, tout est fait à la main. « Il faut de 120 à 140 heures de travail pour fabriquer ainsi une paire de chaussures. On en produit environ 80 par an », explique Yohei Fukuda, qui n'a aucune envie d'aller plus vite : « Je veux faire de bonnes chaussures ». Ses clients, venant pour beaucoup de l'étranger, sont prêts à attendre longtemps et à y mettre le prix : une paire 100 % sur mesure coûte au minimum 480 000 yens, soit plus de 3 600 euros.

Quête de perfection

Le Japon a commencé à se passionner pour cet artisanat de luxe à l'orée des années 2000, sous l'effet de l'essor d'internet et de l'engouement local pour la mode masculine classique italienne. Des cursus locaux ont poussé comme des champignons depuis une dizaine d'années.

« La chaussure sur mesure convient bien à l'esprit japonais, avec son sens du détail », estime Mari Yamaguchi, qui enseigne ce savoir-faire à l'école privée d'arts appliqués Hiko Mizuno à Harajuku, haut lieu de la mode à Tokyo. « Un pied, c'est quelque chose de très spécial. Chaque pied est unique, comme chaque pièce de cuir. Dans la chaussure sur mesure faite à la main, le défi est de se rapprocher de la perfection en unissant ces deux matières imparfaites mais magiques », explique-t-elle.

« Peut-être qu'au Japon on pense aussi davantage aux chaussures que dans d'autres cultures, parce que l'on se déchausse plusieurs fois par jour, dès que l'on pénètre dans une maison », estime encore cette enseignante de 43 ans, qui comme Yohei Fukuda s'est formée en Angleterre.

Inspiration réciproque

Les Japonais se sont rapidement taillé une solide réputation dans le métier : « Aujourd'hui, dans la plupart des pays d'Europe où la chaussure sur mesure est une tradition, l'Angleterre, l'Italie, la France, beaucoup d'entre eux sont employés dans les ateliers ou en apprentissage », relève Jesper Ingevaldsson, auteur d'un blog spécialisé dans ce domaine, Shoegazing.se. « Ils ont fait avec les chaussures ce qu'ils ont fait avec d'autres savoir-faire, comme le denim par exemple : ils l'apprennent à l'étranger, ils reviennent chez eux, ils le perfectionnent et le font évoluer », résume le blogueur suédois.

« Au Japon on n'invente pas, mais notre regard extérieur nous permet d'améliorer les produits », estime Yohei Fukuda. Désormais, les milieux européen et japonais de la botterie s'inspirent mutuellement. Grâce à une bourse de la fondation de la manufacture française de chaussures J.M. Weston, Clémence Rochard, 27 ans, vient ainsi de passer deux mois en apprentissage au Japon, dont la moitié dans l'atelier Fukuda.

Dans cette pièce semi-obscure hors du temps, la jeune artisane en formation chez les Compagnons du Devoir a accompli un projet personnel: des chaussures en cuir fait main ornées de quartiers en tissu de kimono, fleuri et chatoyant, qu'elle a déniché lors d'une escapade à Kyoto. « Au Japon, personne n'aurait pensé à faire cela », s'émerveille Yohei Fukuda.
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Jean-Pierre Robin: «La France au miroir du Japon : l'un aime le travail, l'autre soigne le chômage»

Jean-Pierre Robin: «La France au miroir du Japon : l'un aime le travail, l'autre soigne le chômage» | Management & Japon | Scoop.it
CHRONIQUE - Qu'il pleuve ou qu'il vente, le plein-emploi est le lot des Japonais.
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