Le Grand Paris sous toutes les coutures
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La revue de presse quotidienne du Grand Paris et de ses curiosités
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Comment le vélo change le paysage de l'économie française

Comment le vélo change le paysage de l'économie française | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Ce phénomène socio-culturel entraîne des créations de boutiques, d'emplois et de services. Il incite les maires à investir pour modifier le paysage urbain. Avec assistance électrique ou non, la révolution du vélo est en marche en France. Ces vingt dernières années, le vélo s'est paré de toutes les vertus: il est bon pour la santé, bon pour la planète, utile pour désengorger les villes… La France s'est découvert tardivement un intérêt pour le plus «doux» des modes de transport. En septembre dernier à Angers, le premier ministre a mis un coup d'accélérateur avec le plan vélo du gouvernement: un fonds de 350 millions d'euros sur sept ans pour développer les axes cyclables, la création d'un forfait mobilité durable pour contribuer aux frais des salariés… «Le vélo, c'est une solution à de vrais problèmes du quotidien et à de vraies questions de société. Et une manière très concrète de participer à la transition écologique du pays. Mais, pour y parvenir, il faut s'organiser!» s'est exclamé Édouard Philippe. » LIRE AUSSI - Pistes cyclables, parkings à vélo… les villes investissent pour améliorer la circulation douce La France est à la traîne de ses voisins européens: les Pays-Bas, royaume de la bicyclette, ont déployé le leur il y a vingt ans, l'Irlande en 2009, l'Allemagne en 2012, la Suède l'année suivante puis le Danemark… L'objectif? Faire passer la part du vélo dans les déplacements quotidiens en France de 3 % aujourd'hui à 9 % en 2024, à l'occasion des Jeux olympiques. En Allemagne, c'est 10 %, et 28 % aux Pays-Bas… Cette pratique encore modeste s'apparente pourtant à une petite révolution dans les grandes villes françaises. Même Nice vient d'annoncer son plan vélo. Christian Estrosi, son maire, a affirmé vendredi qu'un budget annuel de 500.000 euros «minimum» sera alloué au vélo dès 2019. «Quand Lyon a lancé Velo'v en 2005 et Paris a mis en service Vélib' en 2007, pas mal de collectivités locales se sont intéressées au sujet sous la pression de leurs administrés» Véronique Michaud, ­secrétaire générale du club des villes et territoires cyclables En quelques années, tout un écosystème s'est bâti autour de la petite reine: d'abord avec l'irruption des systèmes de bicyclettes en libre service. «Quand Lyon a lancé Velo'v en 2005 et Paris a mis en service Vélib' en 2007, pas mal de collectivités locales se sont intéressées au sujet sous la pression de leurs administrés», explique Véronique Michaud, secrétaire générale du club des villes et territoires cyclables. Près de 90 villes moyennes ont opté pour des systèmes de location de vélos de longue durée. Une formule moins onéreuse pour ces villes qu'un système avec borne. Une dizaine de grandes agglomérations (Nantes, Nice, Toulouse) ont opté pour ce système de vélos en libre-service. Très chahutée à cause du déploiement raté du Vélib'2 au premier semestre, cette formule commence à redémarrer à Paris. » LIRE AUSSI - Vélos en libre-service: Mobike débarque à Paris Vendredi, le tribunal administratif a rejeté la dernière demande en justice de l'ex-prestataire du système, JCDecaux, qui réclamait l'annulation du contrat. Smovengo a donc quinze ans d'exploitation devant lui. Par ailleurs, même s'il est loin de fonctionner à 100 %, le Vélib' enregistre un peu plus de 45.000 courses quotidiennes ces jours-ci, contre moins de 15.000 début juillet. N'empêche, ce modèle de vélos en libre service avec borne est bousculé par l'arrivée depuis un an des vélos en free floating en France. Une formule où les collectivités locales n'ont rien à débourser mais qui génère beaucoup d'incivilités. Aujourd'hui, trois opérateurs principaux (Ofo, Mobike, Indigo Weel) sont présents dans une dizaine de villes (Paris, Lyon, Metz, Tours…). Gisement d'activités Les coursiers à vélo ont aussi envahi les rues de Paris et des grandes villes, grâce au boom de la livraison de repas à domicile. Le britannique Deliveroo fait travailler 4000 livreurs à vélo dans la capitale, et 10.000 toute la France. Ce chiffre connaît une croissance exponentielle: en moins de deux ans, il a été multiplié par cinq. Ces coursiers sont tous des autoentrepreneurs ; plus de la moitié d'entre eux travaillent pour plusieurs plateformes de livraison (Deliveroo, Ubert Eats, Glovo…).

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Brexit : les géants de la finance confirment leur intérêt pour Paris

Brexit : les géants de la finance confirment leur intérêt pour Paris | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Wells Fargo, la troisième banque des Etats-Unis a annoncé le 16 octobre 2018 avoir demandé une licence auprès des autorités françaises pour réaliser à Paris ses activités de marché. Au cours de ces derniers mois, les annonces de ce type se multiplient. Paris serait désormais la favorite des grandes banques au détriment de Francfort. Alors que les négociations autour du Brexit sont toujours dans l’impasse à cinq mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, les principaux banquiers de la planète s’organisent pour poursuivre leurs activités européennes sans heurts. Aux JP Morgan (60 banquiers), Goldman Sachs (100 personnes), Morgan Stanley (120 banquiers), Citigroup et Bank of America, vient de s’ajouter Wells Fargo. La troisième banque américaine a annoncé avoir demandé aux autorités françaises (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) une licence pour développer à Paris ses activités de marché. Cette décision s’inscrit dans la « stratégie Brexit » de Wells Fargo, l’enjeu étant, pour la banque américaine, de garantir les intérêts et besoins de ses clients dans l’environnement bancaire post-Brexit. « Tirer profit d’un écosystème positif » « En prévision du Brexit, Wells Fargo s’engage à fournir une transition aussi transparente que possible pour ses marchés et ses clients des services bancaires d’investissement dans l’Union européenne, confirme Alicia Reyes, directrice de Wells Fargo Securities en Europe, Moyen-Orient et Afrique, dans le communiqué de la banque. Présents en Europe depuis plusieurs décennies, nous avons renforcé nos positions locales et nous espérons tirer parti de notre réseau dans la région et au-delà en établissant un hub parisien. » La banque américaine, qui emploie une trentaine de personnes à Paris et 1 200 à Londres, devrait annoncer prochainement d’autres décisions figurant dans sa stratégie relative au Brexit. Selon Les Echos, Wells Fargo envisagerait « une quarantaine d’arrivées » à Paris.

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Le Grand Paris Express rend la banlieue sexy aux investisseurs

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Alors que le futur métro Grand Paris Express est désormais sur les rails, même avec un peu de retard, accélérant le développement urbain en banlieue, les investisseurs suivent. La Française, filiale du Crédit mutuel Nord Europe, en est un bon exemple, qui vient de signer avec l’aménageur Sadev 94 la promesse de vente d’un lot tertiaire important au sein de la ZAC Campus Grand Parc à Villejuif. Au sein de ce colossal projet urbain, qui fait l’objet d’une Opération d’intérêt national (OIN) sur quelque 80 hectares au pied d’une future gare, comprenant notamment une grosse extension de l’Institut Gustave Roussy, le centre européen de lutte contre le cancer, l’investisseur a signé pour 22 500 m2 d’activités tertiaires, centrées « sur la recherche et l’innovation, dans le domaine des sciences et de la santé », précise la Sadev 94. Le site sera situé en balcon sur l’A6. La Française achète à l’état de projet et devra lancer le concours de maîtrise d’œuvre. Objectif : le dépôt du permis de construire à l’été 2019. Pour l’investisseur, cet engagement s’inscrit dans une stratégie de conquête autour du Grand Paris Express, déjà affirmée dans sa participation dans plusieurs projets lauréats Inventons La Métropole 1 dont deux dans le Val-de-Marne à Orly Thiais et aux Ardoines, ou non lauréats comme Marne Europe à Villiers-sur-Marne. Pour porter ses investissements, la filiale du Crédit Mutuel Nord Europe a annoncé début septembre la transformation d’une de ses SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier) historiques : La Française Pierre, créée en 1999, en La Française Grand Paris Patrimoine. Au-delà du changement du nom, cette mue s’est accompagnée d’une ouverture de son véhicule financier au grand public avec la possibilité d’acheter des parts dès 300 euros, en parallèle d’un recentrage du portefeuille sur le Grand Paris. « Le projet Grand Paris représente plus de 35 milliards d’euros d’investissements et implique la création de 68 nouvelles gares, 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro 100% automatiques et le développement de plusieurs clusters ou sites dans la région : Saint-Denis Pleyel, Plateau de Saclay, Croissant Ouest, Villejuif, Les Ardoines… L’objectif de la SCPI LF Grand Paris Patrimoine est d’offrir un rendement immobilier lié au développement d’un patrimoine connecté au projet du Grand Paris qui pourrait bénéficier d’un fort potentiel de création de valeur dans les années à venir« , promet l’investisseur dans son communiqué d’annonce. Alors que la SCPI capitalise actuellement 770 millions d’euros avec un patrimoine immobilier situé à près de 80% en Île-de-France, l’objectif de La Française est de faire passer ce ratio à 90%, en privilégiant les projets situés à proximité des gares, en panachant 75% de bureaux et commerces et 25% de locaux logistiques, hôtels et résidence de services. Sur ce terrain, la société financière suit un autre investisseur, Perial, lequel a mené la même transformation dès 2017 à partir de sa SCPI d’immobilier d’entreprise PF1 créée en 1966, en rouvrant son capital et la rebaptisant PF Grand Paris. « La SCPI PF Grand Paris de Perial a investi 60 millions d’euros sur le périmètre du Grand Paris l’an dernier en privilégiant les zones où se croiseront plusieurs lignes de transport stratégiques comme Val-de Fontenay, Le Bourget, Saint-Denis-Pleyel ou Villejuif », indiquait l’investisseur en juin. A son actif notamment, la reprise de l’immeuble Wave de Val-de-Fontenay fin 2017, ainsi que le Technipole bâtiment C. HSBC Reim, lui, n’a pas changé le nom de sa SCPI Elysées Pierre mais est tout autant attirée par le Grand Paris, qui a investi en VEFA (Vente en état futur d’achèvement) 95 millions d’euros dans le futur immeuble de bureaux du quartier Lebon- Lamartine à Villejuif. L’immeuble, prévu sur 17 600 m2 sur 7 niveaux, sera loué à Orange à partir de 2019- 2020, et accueillera plus de 1 000 collaborateurs (voir image de une).

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L'Ile-de-France dévoile son plan pour devenir la capitale mondiale de l'intelligence artificielle

L'Ile-de-France dévoile son plan pour devenir la capitale mondiale de l'intelligence artificielle | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

L'accompagnement des entreprises et de l'industrie et la formation font partie des volets prioritaires d'un plan qui se chiffrera aux alentours de 20 millions d'euros par an. L'Île-de-France ne veut pas manquer le train de l'intelligence artificielle. Sa présidente Valérie Pécresse a présenté ce 15 octobre un nouveau plan régional en faveur de la technologie - jugée stratégique pour le développement économique du territoire. Sous le nom de code «IA 2021», le plan comporte 15 mesures opérationnelles et se concentre sur trois volets: soutien aux entreprises, communication et formation. Il sera doté d'un budget annuel «au-dessus de 20 millions d'euros», fait savoir la région. Ce budget s'ajoute au 1,5 milliard d'euros que la France a promis d'investir au niveau national d'ici à 2022. L'ambition de l'Île-de-France est justement de se concentrer sur les volets moins abordés par le plan IA français, présenté par Cédric Villani en avril dernier. De l'aveu même du mathématicien, le soutien aux PME est ainsi moins prioritaire dans le plan national que ne l'est le soutien à la recherche, pour lequel l'État dispose par ailleurs d'une force de frappe plus importante que les régions. L'Île-de-France entend donc apporter son aide aux entreprises souhaitant monter en compétences dans l'intelligence artificielle, par le biais de subventions. Les fonds de régionaux Innov'up et PM'Up permettront, après sélection des dossiers, de distribuer des enveloppes de 250.000 euros à 500.000 euros aux entreprises candidates. Des «packs IA IDF» seront également mis en place auprès d'une centaine d'entreprises pour accompagner la mise en production de nouveaux outils. Sur le plan de la formation, la région souhaite former 200 personnes à l'intelligence artificielle grâce à un partenariat avec l'entreprise de formation Simplon. Un programme de bourses doctorales, doté de 5 millions d'euros, a également été annoncé pour 2019. Enfin, le plateau de Saclay (où se concentrent des nombreuses grandes écoles) est par ailleurs déjà le lieu de multiples investissements en vue de créer un «Digihall» rassemblant les écosystèmes de la recherche, de l'innovation, de l'entreprenariat, issus des mondes académiques comme industriels. Un lycée dédié à l'intelligence artificielle sera également testé dans le 12ème arrondissement. Il s'inspire des projets pilotes menés en Chine en la matière.

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Grand Paris: les 85 finalistes de l'appel à projets « Inventons la métropole » dévoilés

Grand Paris: les 85 finalistes de l'appel à projets « Inventons la métropole » dévoilés | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Les projets de développement urbain retenus pour la métropole du Grand Paris proposent tous des innovations portant sur le changement climatique et sont "fondés sur l'économie circulaire". Les 85 finalistes du concours "Inventons la métropole du Grand Paris" (2e édition), pour sélectionner les meilleurs projets de développement urbain de la métropole du Grand Paris ont été dévoilés ce mardi soir. PUBLICITÉ inRead invented by Teads Les 85 candidats -promoteurs, aménageurs, architectes, urbanistes et start-up- retenus au terme de cette première phase du concours pourront déposer une offre pour aménager 27 sites de la métropole du Grand Paris (MGP). Les lauréats seront révélés en mai après une dernière phase de consultations. Des projets "fondés sur l'économie circulaire" Parmi les sites pour lesquels concourraient au départ 224 candidats: la friche Ex-BHV d'Alfortville, un terrain du centre-ville de Bondy, une parcelle du quai d'Issy en bord de Seine (15e arrondissement de Paris) ou encore une parcelle près des puces de Clignancourt (18e). Sélectionné pour vous Mélenchon s'adresse en direct à Belloubet: "Vous devriez avoir honte d... "Les projets finalistes se démarquent notamment par leurs innovations portant sur le changement climatique" et sont "fondés sur l'économie circulaire", a souligné le président de la Métropole du Grand Paris, Patrick Ollier, qui entend, avec ces opérations d'urbanisme, "donner des signaux concrets et lisibles de son action". "Nouveau modèle de métropole mondiale" Le renforcement de la biodiversité, la végétalisation et la mixité des bâtiments qui pourront abriter à la fois des logements, des espaces de bureaux mais aussi des commerces et services mutualisés (autopartage, conciergerie partagée, co-living, etc.) font partie des caractéristiques des projets retenus et jugées innovantes. La première édition du concours lancée en 2016 avait permis de récolter quelque 7,2 milliards d'euros de fonds privés pour des projets sur 51 sites, soit 2,6 millions de mètres carrés à construire dans la MGP. Dans un rapport remis fin septembre au président de la République, dont les décisions sur l'évolution institutionnelle du Grand Paris ont plusieurs fois été repoussées, l'architecte et urbaniste Roland Castro avait également ouvert des pistes pour faire du Grand Paris un "nouveau modèle de métropole mondiale", circulable et attractive.

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« La loi Élan ne créera pas de choc d'offre » Nordine Hachemi, Kaufman&Broad

« La loi Élan ne créera pas de choc d'offre » Nordine Hachemi, Kaufman&Broad | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le Pdg de Kaufman&Broad, Nordine Hachemi, regrette que le projet de loi sur l'Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Élan), qui a été définitivement adopté ce mardi 16 octobre au Sénat, ne mette pas suffisamment l'accent sur la densification avec des immeubles plus hauts. LA TRIBUNE - La loi Élan vous satisfait-elle ? NORDINE HACHEMI - La loi traite un certain nombre de blocages liés à des dysfonctionnements administratifs et urbains. Sur les recours contre les permis de construire par exemple, l'approche adoptée accélère leur traitement sans pour autant remettre en question le droit des requérants. C'est une amélioration dans la lutte contre les recours plus ou moins frauduleux. Notamment, la loi impose la cristallisation des moyens en début de procédure. Par ailleurs, la création de la catégorie "immeubles de moyenne hauteur" pour les bâtiments supérieurs à 50 mètres, va permettre de densifier certains territoires. On retiendra également le fait que les logements neufs de demain devront être accessibles à 20% aux personnes handicapées, et évolutifs à 100%, ce qui, de mon point de vue, ne remet pas en cause le droit de ces dernières. Le « choc d'offre » promis par le gouvernement sera-t-il au rendez-vous selon vous ? Non. Contrairement à l'objectif initial, le projet de loi ne créera pas de choc d'offre. La recette pour l'obtenir est connue : cela nécessite que davantage de permis de construire soient accordés et que nous soyons plus ambitieux sur la densité. Arrêtons de penser que la densification est synonyme de logements de mauvaise qualité ! Aujourd'hui, en Île-de-France, nous construisons en moyenne des immeubles R+3 ou R+4 (un rez-de-chaussée plus trois ou quatre étages). Si nous passions à R+5 ou R+7, cela permettrait de créer plus de mètres carrés habitables. C'est tout de même aberrant qu'actuellement, nous construisions moins haut qu'à l'époque du baron Haussmann ! Commençons par densifier, et ainsi nous créerons le choc d'offre. Dès mars dernier, vous avez signé avec le secrétaire d'État Julien Denormandie et neuf autres promoteurs une charte visant à trouver 500.000 m² de bureaux d'ici à 2020 pour réaliser 5.000 à 10.000 logements d'ici à 2022. Où en êtes-vous de cette transformation ? Souvent, nous trouvons des bureaux vides dans des zones d'activité éloignées de tout. C'est pourquoi ce n'est pas toujours propice de les transformer en logements. Lorsqu'il en existe dans des quartiers d'affaires, il faut les accompagner par des grands projets d'ensemble qui ne se limitent pas aux simples logements. Nous soutenons donc la démarche, mais nous estimons actuellement que cela ne va pas révolutionner la production de logements. Le projet de loi réintroduit également le carnet numérique d'entretien et de suivi du logement, déjà prévu dans la loi Royal mais dont le décret d'application n'a jamais été publié. Comment anticipez-vous la mise en place de cet outil avant son déploiement à horizon 2020 ? Fin publicité dans 14 s Nous nous appuyons beaucoup sur le BIM (Building Information Modeling). Nous commençons, en effet, à concevoir nos bâtiments de manière totalement numérique. En collaboration avec un architecte qui construit une « enveloppe », nous concevons l'intérieur, y plaçons des appartements et, au fur et à mesure, la maquette numérique prend forme. Le résultat obtenu est très bien pour la suite, du fait de l'excellent niveau de précision. Actuellement, nous réservons l'utilisation de la maquette numérique à nos opérations d'envergure, dont les temps de gestation sont suffisamment longs pour que nous puissions systématiser la démarche. Il faut, en effet, que nous ayons en face de nous des entreprises, cabinets d'architectes et bureaux d'études suffisamment solides, comme les majors du BTP, ayant les moyens de s'équiper d'un tel outil de travail, le BIM restant pour l'instant encore peu accessible aux petites structures. C'est donc principalement en Île-de-France que nous utilisons ce matériel. Dans le même temps, les pouvoirs publics incitent à toujours plus de bâtiments zéro carbone ou à énergie positive. Comment y travaillez-vous ? L'impact carbone est une préoccupation tant lors de la phase des travaux que pendant la phase d'utilisation. La tendance actuelle est à la baisse des consommations d'énergie. À l'échelle de notre parc, les immeubles neufs consomment parfois cinq fois moins d'énergie que les bâtiments existants, avec des résultats allant de -20% à -30 %. La tendance est bien enclenchée et va se poursuivre. En termes de construction, nous favorisons l'usage des matériaux bio-sourcés, notamment dans la structuration béton avec l'utilisation de matières recyclables et recyclées. En outre, nous sommes déjà leader au plan national dans la construction en bois. Nous concevons ainsi l'un des deux projets les plus emblématiques de France, le futur siège régional d'EDF à Bordeaux, qui comprendra 30% de bois. Cette matière permet en effet de construire plus vite et de retenir le carbone. Certes, cela prendra encore du temps de tout construire ainsi, mais nous avons déjà plusieurs projets en ce sens. Nous allons ainsi livrer dans les prochaines semaines une réalisation de 10.000 m² d'immobilier d'entreprise à Arcueil, dont la façade, la structure et le plancher sont en bois. Dans ce cas précis, cela répond à notre souci prioritaire : réaliser un bon investissement, tant dans sa durée que dans sa qualité.

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«Avec le Grand Paris, Thales change d’échelle sur son marché domestique» Benoît Couture, directeur Thales

«Avec le Grand Paris, Thales change d’échelle sur son marché domestique» Benoît Couture, directeur Thales | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Benoît Couture, directeur des activités systèmes intégrés de communication et de supervision de Thales, revient pour VR&T sur les deux contrats remportés par Thales pour les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express VR&T. Vous venez de remporter en partenariat avec Siemens le marché des automatismes et de la supervision des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris express. Que va faire Thales dans le contrat ? Benoît Couture. Siemens fournira les automatismes et Thales fournira les commandes centralisées : celle de la ligne 15 et celle des lignes 16 et 17, chacune ayant son propre centre de back-up. Nous fournissons des matériels et des logiciels qui supervisent le CBTC et qui supervisent aussi la détection incendie, l’énergie, les équipements électromécaniques – comme les ascenseurs ou les escalators –, les moyens audiovisuels. Nous le faisons depuis une console de travail unique, qui permet à l’opérateur d’optimiser les équipes. Thales fournit aussi les compteurs d’essieux et réalise l’installation de l’ensemble des équipements, dans les centres de contrôle et sur les voies. Je tiens à souligner que, depuis plus de deux ans, nos équipes projets ont travaillé très étroitement avec celles de Siemens dans un très bon état d’esprit. VR&T. Quelle part revient à chacun dans ce contrat de 360 millions d’euros ? B. C. Nous avons décidé de ne pas communiquer sur les chiffres mais disons que la répartition est équilibrée. VR&T. Thales a remporté, seul cette fois, un deuxième contrat concernant les rames des lignes 15, 16 et 17 ? De quoi s’agit-il ? B. C. Dans ce deuxième contrat, nous fournissons l’ensemble des systèmes de communication à bord des trains assurant l’information voyageurs, l’interphonie embarquée, la vidéoprotection, ainsi qu’une fonction compteur de voyageurs. Il y a à la fois du hardware, du logiciel et de l’intelligence artificielle. Associée à la vidéo, l’intelligence artificielle permet, par exemple, de s’assurer qu’un train est vide au terminus. Un voyageur endormi qui reste dans la rame et part au dépôt, c’est problématique et coûteux pour l’exploitant. Conformément aux souhaits de la SGP, nous avons proposé des solutions éprouvées basées sur de solides références, associées à beaucoup d’innovations. Notre solution repose par exemple sur une plateforme digitale qui offre de nombreux services aux opérateurs et est cybersécurisée dès sa conception. VR&T. Pouvez-vous nous en dire plus sur le volet cybersécurité dans ces contrats ? B. C. Nous nous appuyons sur l’expertise en cybersécurité du Groupe. Je rappelle que 80 % des transactions bancaires dans le monde reposent sur nos systèmes de sécurité et que nous sécurisons 19 des 20 plus grandes banques mondiales. Nous fournissons à la Société du Grand Paris à la fois des solutions « durcies » c’est-à-dire éprouvées et qui sont nativement sécurisées, ainsi que des systèmes anti-intrusion. Et nous aidons notre client, la SGP, pour l’homologation auprès de l’Anssi, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. VR&T. Quelle est l’importance de ces contrats pour Thales ? B. C. L’activité transport terrestre de Thales représente 1,7 milliard d’euros de CA, emploie 7 000 personnes et elle est présente dans 42 pays. L’activité que je dirige – systèmes intégrés de communication et de supervision – est présente dans 100 lignes de métro et 30 villes. Avec la RATP, nous avions déjà une référence dans les postes de commandement. Nous en avons aussi à Londres, Dubai, Saint-Domingue, Hongkong ou en Australie. En fait, jusqu’à présent nous avions en France des contrats relativement modestes. Avec les contrats de la SGP, nous changeons d’échelle sur notre marché domestique. Et pour le futur, nous n’oublions pas la France, avec la ligne 18 de la SGP. Thales se positionne aussi sur le métro de Marseille ainsi que sur celui de Toulouse.

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Les projets immobiliers en Ile-de-France bouleversent l'urbanisme

Les projets immobiliers en Ile-de-France bouleversent l'urbanisme | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Les projets immobiliers prévus en région parisienne font une grande place à la mixité des bâtiments. Ils laissent augurer d'une profonde évolution du milieu urbain. Les élus de la région parisienne n'ont pas attendu l'arrivée du métro du Grand Paris pour lancer la construction des nouveaux quartiers qu'il doit desservir entre 2024 et 2030. De quoi attirer les investisseurs, créer de l'activité, des emplois et loger les habitants dans de meilleures conditions. Le succès des trois derniers grands appels à projets lancés dans cette perspective est incontestable. Réinventer la Seine a fait émerger 41 projets, essentiellement en région parisienne. Lancé en 2014 par la Mairie de Paris, Réinventer Paris a permis de recevoir près de 400 propositions pour 23 sites à réaménager et d'ouvrir une deuxième phase portant plus particulièrement sur les sous-sols. Mais c'est surtout Inventons la Métropole du Grand Paris qui permet de mesurer l'ampleur du phénomène. Ces projets concernent 166 hectares , à 88 % en renouvellement urbain, vont permettre de construire 2 millions de mètres carrés et 13 hectares d'espaces verts en drainant 7,2 milliards d'euros d'investissements privés. De quoi susciter 50.000 emplois. Les finalistes d'un deuxième appel à projets, pour 29 sites, seront annoncés le 16 octobre et les résultats le seront en mai prochain. Immeubles multifonctions Virginie Houzé, directrice Etudes et Recherche chez JLL France, passe au crible, dans une étude (« Grand Paris : laboratoire d'innovations immobilières ») publiée mardi, 88 projets présentés dans le cadre de ces trois concours. « Ils sont plus innovants que la moyenne, explique aux 'Echos' la spécialiste du géant du conseil en immobilier d'entreprise. La moitié sont mixtes et répondent à plus de trois fonctions différentes. Les trois quarts de ceux qui ont été retenus comportent une dimension végétale. » Cette mixité s'exprime dans les fonctions mêmes du bâtiment. Ainsi l'habitat peut combiner logements, hôtels, résidences, auberges, co-living. La fonction travail peut se matérialiser sous forme de bureaux, d'espaces de co-working, d'incubateurs, de Fab Lab, d'ateliers, de locaux logistiques ou encore de commerces. Certains immeubles abritent des services tels que crèches, santé, conciergerie ou enseignement. Enfin, d'autres projets sont voués aux événements, la culture, la socialisation, la restauration, le sport, des jardins et des potagers communautaires. Ces quatre familles de fonctions verticales peuvent se combiner sous le même toit, par exemple de l'habitat, du travail et des services, etc. « Dans les années 1960-1970, on séparait les habitations et les activités. Aujourd'hui, ces fonctions peuvent être réunies dans une seule enveloppe mais on continue généralement à séparer les flux. En fait, on fait un quartier à l'échelle de l'immeuble, remarque Virginie Houzé. On ne veut plus de ces grands mouvements pendulaires entre le domicile et le travail, qui se traduisent par une ville interminable, invivable. » Recyclage de l'espace En clair, pour rester attractives, les métropoles mondiales doivent se rapprocher de la qualité de vie de villes plus petites comme Vienne et la rareté du foncier pousse les élus à récupérer des espaces qui avaient été abandonnés. « On passe de l'économie du jetable au recyclage de l'espace urbain, on valorise l'innovation plutôt que le foncier, résume Virginie Houzé. Cependant, le sujet de fond, accompagner les changements de la ville, demeure. Plusieurs projets se positionnent d'ailleurs avec la volonté d'apporter quelque chose à la ville. » Cette mixité ne rebute pas les investisseurs à Londres, New York ou Paris, mais ceux d'autres régions du monde peuvent être plus circonspects. Professeur à Sorbonne Université, spécialiste des questions de géographie urbaine cité dans l'étude JLL, Xavier Desjardins juge que le foisonnement de projets pose la question de leur articulation, de leur cohérence avec l'existant et qu'il n'y a pas réellement de mise en perspective à l'échelle régionale. Retrouvez ICI l'intégralité de l'étude JLL dès mardi matin.

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Grand Paris : Valérie Pécresse regrette «une occasion ratée» 

Grand Paris : Valérie Pécresse regrette «une occasion ratée»  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

L’enterrement très probable du projet de gouvernance métropolitaine est qualifié de «mauvaise nouvelle pour les Franciliens» par la présidente LR de la région capitale. Certains pouvaient croire que l’abandon du projet de réforme de l’organisation institutionnelle du Grand Paris qui se profile très certainement dans les semaines qui viennent réjouirait l’exécutif régional, craignant la perte d’une partie de ses pouvoirs. Il n’en est rien. Au contraire, jointe ce vendredi, la présidente de la région Ile-de-France, qui défend depuis le début une gouvernance au niveau régional, se dit désolée d’une telle décision. « Cela fait des mois que le dossier fait du surplace. Si cela se confirme, l’abandon du projet représente une mauvaise nouvelle pour la région et pour les Franciliens », souligne Valérie Pécresse. Selon elle, « c’est une occasion ratée d’en finir avec le mille-feuille administratif qui compte aujourd’hui 5 niveaux en Ile-de-France, une occasion ratée de simplifier et débureaucratiser… Maintenir une fracture administrative en Ile-de-France entretient les inégalités entre Franciliens ». Surtout, la cheffe de l’exécutif francilien, qui se bat depuis des mois pour attirer les investisseurs étrangers en Ile-de-France, en surfant notamment sur l’effet Brexit, dénonce « une mauvaise nouvelle pour la croissance et l’emploi ». Et de préciser : « Je ne comprends pas pourquoi a l’heure où la croissance est fragile, Emmanuel Macron n’ose pas fusionner la métropole et la région, car la prospérité de la région (NDLR : qui représente 30 % du PIB national) tire aussi celle du pays tout entier ».

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#Economie Conjoncture : attentisme chez les patrons franciliens #GrandParis

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Prudence. Même La dernière enquête d'opinion sur la conjoncture de la chambre de commerce de Paris - Ile-de-France ne traduit pas un véritable élan des entreprises pour les projets du Grand Paris. Prudence. Même s'ils ne se montrent pas inquiets pour leur activité, les chefs d'entreprise d'Ile-de-France se disent préoccupés par la situation économique générale, selon l'enquête annuelle d'opinion CCI Paris-Ile-de-France Médiamétrie. « La croissance est là, tout de même. Elle est inférieure à celle du reste de l'Europe, il y a eu des réformes, d'autres comme la loi Pacte et les retraites, vont venir et sont autant d'obstacles à franchir pour les chefs d'entreprise », explique le président de la chambre de commerce Didier Kling. « Il s'agit en fait d'un retour à une situation un peu plus stable, analyse Guy Détrousselle, chez Médiamétrie. Sur les six derniers mois l'indice d'activité est stable au niveau national et négatif en Ile-de-France, particulièrement du fait des petits établissements ». Pour les six prochains mois, les dirigeants d'Ile-de-France sont au-dessus de la moyenne nationale. « Nous l'observons dans tous les secteurs et pour toutes les tailles d'entreprises, particulièrement dans l'industrie, les services aux entreprises et les cafés-hôtels-restaurants », poursuit Guy Détrousselle. Effectifs stables Cependant, la très légère amélioration de la situation financière des entreprises observée au niveau national paraît moins franche en région parisienne, du fait des petites entreprises. Cela pèse évidemment sur les investissements - seulement un peu plus du quart des établissements prévoit d'investir, essentiellement dans de nouvelles activités - et 75 % des entreprises interrogées font état d'effectifs stables. Celles qui prévoient d'embaucher, en Ile-de-France davantage qu'ailleurs, sont plutôt dans l'industrie, la construction et les services. A noter que les cafés hôtels restaurants sont le seul secteur à annoncer moins de salariés dans les six prochains mois en région parisienne, « parce qu'on ne trouve personne », explique Guy Détrousselle. « La déconnexion entre les grandes et les petites entreprises, entre l'Ile-de-France et le niveau national s'accentue. On ne voit pas encore clairement le Grand Paris dans les chiffres même si 32 % des entreprises y voient une opportunité d'accroître leurs activités et si 18 % d'entre elles estiment qu'elles vont avoir besoin de compétences, chiffre qui monte même à 26 % dans la construction », conclut Didier Kling. ne se montrent pas inquiets pour leur activité, les chefs d'entreprise d'Ile-de-France se disent préoccupés pa

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Paris rive gauche : 15 prototypes pour le Quartier d’innovation urbaine

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Les 15 lauréats de l’appel à expérimentation pour les « Quartiers d’innovation urbaine » ont présenté, le 10 octobre 2018, leur solution de mobilités, de modularité des espaces et d’économie circulaire à la Bibliothèque nationale de France. Pour répondre aux enjeux du Paris de demain, l’Urban Lab, la ville de Paris et 13 partenaires – l’Ademe, ATC France, Bouygues construction, Citéo, Eau de Paris, Evesa, Icade, Keolis, Orange, RATP, la Semapa, Sogaris, le Syctom – vont tester 15 prototypes dans le Quartier d’innovation urbaine de Paris rive gauche (13e arr.). Ces expérimentations, dévoilées le 10 octobre, s’inscrivent dans trois thématiques : mobilités, modularité des espaces et économie circulaire. Elles font appel à la voiture autonome, à des droïdes de livraison (TwinswHeel), à des mobiliers urbains innovants (Citelum), à la mobilité électrique (Bouygues énergies et services) ou à des objets connectés pour la gestion des flux de déchets (Heyliot). En matière de logistique, un véhicule léger détachable d’un poids-lourd (Cityprogress), des vélos cargos (B-Moville et FM Logistic) ou les livraisons à pied (Monoprix) seront en test. Réemploi des matériaux A noter aussi le projet « Paris2Connect » porté par ATC France, Audiospot, Aximum, Nokia, Parking Map, RATP et Signify (ex Philips) qui vise à démontrer « comment une infrastructure urbaine mutualisée utilisant le mobilier urbain (candélabres, feux, etc.) peut répondre aux besoins exponentiels en connectivité, aux usages de la smart city et de la mobilité autonome, en lien avec l’arrivée de la 5G ». La plateforme Cycle-up (Egis et Icade), qui a pour ambition de mettre en place « une démarche proactive du réemploi de matériaux de construction à l’échelle d’un quartier », sera aussi déployée sur Paris rive gauche.

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Véhicules autonomes : quel avenir dans le Grand Paris ? > étude APUR

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La multiplication des expérimentations dans le domaine de la mobilité autonome en France comme à l’étranger, offre l’occasion unique de réfléchir aux évolutions des systèmes de transports. A cette fin, l’Apur en lien avec le MIT, a souhaité mettre en perspective les avancées technologiques et les bénéfices possibles pour les transports urbains et la logistique, au travers d’un état des lieux de la technologie appliqué au contexte du Grand Paris. Au travers d’une recensement des expérimentations en cours et à venir, mais aussi de la proposition d’un cadre d’orientations partagées entre acteurs publics et privés, l’objectif est d’offrir une meilleure compréhension des modes de transport et des outils à développer dès aujourd’hui, afin d’anticiper l'arrivée demain des véhicules autonomes. 

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Le réseau ferré d'Ile-de-France fait plutôt figure de bon élève

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Selon une étude sur onze métropoles dans le monde, le réseau francilien se classe deuxième en densité de gares et en fréquentation, et troisième en densité de lignes. La connexion des banlieues et la gestion des flux de voyageurs restent problématiques. En dépit des trains en retard, de la saturation de certaines gares aux heures de pointe, ou du défaut d'entretien sur plusieurs lignes, le réseau ferré d'Ile-de-France n'a pas à rougir comparé aux réseaux d'autres grandes métropoles. La région a même « un réseau de transports en commun de grande qualité », affirme Pierre Messulam, directeur adjoint de SNCF Transilien. Pour justifier ce satisfecit, ce dernier se base sur une étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) portant sur onze métropoles à travers le monde. Il en ressort que le réseau francilien (RER et Transilien) est deuxième en densité de gares, après celui du Grand Londres, et troisième au regard du nombre d'habitants, derrière Berlin et au coude-à-coude avec Londres. Un réseau très fréquenté Pour la fréquentation, avec 1,39 milliard de voyageurs par an, il se classe deuxième derrière celui de Tokyo. Le réseau francilien, enfin, est troisième en densité de lignes, après Berlin et Londres, comme sur la distance moyenne entre ses gares. Côté métro, l'Ile-de-France se positionne en revanche neuvième seulement, pour la longueur de son réseau, et quatrième en nombre de stations. Si l'on ajoute les stations de tramway, elle passe numéro un sur ce dernier critère. « Dans l'ensemble, nous avons une très bonne couverture spatiale du territoire », résume Sophie Laurent, coauteur de l'étude.

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A. Missoffe : "Favoriser la transformation de bureaux en logements pour rendre la ville plus agile"

A. Missoffe : "Favoriser la transformation de bureaux en logements pour rendre la ville plus agile" | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le directeur général de Paris-Ile de France Capitale Economique se réjouit que l’essentiel des propositions du groupe de travail animé par Xavier Lépine, président de La Française, ait été pris en considération par la loi Elan, adoptée définitivement le 16 octobre 2018. Le logement, rappelez-vous, constitue un élément majeur d’attractivité ? Oui. Rappelons que le Grand Paris subit aujourd’hui un solde migratoire négatif. Les gens s’installent dans la métropole au terme de leurs études puis, dès qu’ils ont atteint le maximum de leur productivité, et qu’ils ont des enfants, les prix du logement les poussent de plus en plus loin de Paris. Ces conditions de logement et de transport pèsent alors lourdement sur leur qualité de vie. Dès lors, ils ne rêvent que d’une chose : partir ou retourner dans les grandes métropoles de régions. Alexandre Missoffe, directeur général de Paris-Ile de France Capitale Economique. © Jgp Mais la difficulté du logement est aussi un enjeu d’attractivité internationale. Dans les décisions de localisation ou de déménagement de leurs activités, les chefs d’entreprise doivent tenir compte des attentes de leurs collaborateurs sur le lieu d’implantation envisagé. Ceux-ci ont des attentes spécifiques sur la sécurité, les transports publics, les lycées internationaux, la qualité de l’air, l’offre culturelle, ainsi que, évidemment et en premier lieu, les conditions et les prix du logement… Il est donc important de traiter la question de l’accessibilité du logement dans une perspective d’attractivité. C’est la raison pour laquelle Paris-Ile de France Capitale Economique a souhaité encourager la transformation de bureaux en logements ? 4 millions de m2 d’immobilier tertiaire vacant sont dénombrés dans la métropole. 800 000 le sont depuis plus de quatre ans et donc en voie d’obsolescence, souvent dégradés. Or si l’on additionne les projets des territoires et des établissements publics d’aménagement, on constate qu’un grand nombre de programmes de construction de bureaux neufs sont planifiés. Pour l’essentiel, ils provoqueront une relocalisation infra-francilienne. Le Grand Paris express, en augmentant l’attractivité des nouveaux territoires desservis, va mécaniquement accélérer le phénomène. Dès lors, il est essentiel de pouvoir rendre la ville agile en permettant aux bâtiments de changer de destination selon l’évolution des besoins… et ce dont on a le plus besoin dans le Grand Paris, c’est de logements. Les villes évoluent selon deux tempos difficilement conciliables ? Le premier est le tempo « organique », celui des habitants, très rapide, de plus en plus mobile avec les nouvelles générations, qui ont des habitudes de vie et de consommation changeantes, vivant et consommant selon les tendances majeures de la modernité que sont l’immédiateté, l’hyperpersonnalisation, le partage et le sens. Les modes et les tendances se succèdent de plus en plus vite, qu’il s’agisse d’habiter ou de travailler. Et ces cycles se font de plus en plus courts, de plus en plus rapides. Regardez le phénomène des trottinettes électriques, arrivées au mois d’août à Paris, et qui conduit, deux mois plus tard, à se demander comment la ville peut s’adapter à cette tendance. Si on ne rend pas la ville plus agile, elle fera toujours la course en retard, s’adaptant aujourd’hui aux modes d’hier et incapable d’accompagner celles de demain. Car il existe un deuxième tempo de la ville, minéral, métallique, immobile, infrastructurel, beaucoup plus lent, et qui ralentit encore. Pour quelles raisons ralentit-il ? En raison d’une calcification des strates, qui fait que la ville devient de plus en plus difficile à changer, et de la lourdeur ou de la frilosité face au changement. Ce deuxième rythme de la ville se révèle incapable d’épouser le rythme organique. Et l’écart se creuse, donc. La transformation de bureaux en logements est au cœur de cette question. Permettre la transformation des bureaux vacants en logements, c’est permettre à la ville construite de se réinventer en continu pour épouser le temps de la ville vécue. Il s’agit donc de redonner – sur ce sujet en particulier – l’agilité à la ville, celle que redessinera le Grand Paris express. La loi Elan, dans ses dispositions pour favoriser les transformations de bureaux en logements est-elle une bonne réponse ? Oui, très clairement. Mais il faut être précis sur l’intention. Il ne s’agit pas de favoriser les transformations de bureaux en logements dans l’absolu, il s’agit de la faciliter là où elle est souhaitable et là où l’équilibre économique de l’opération peut être rendu possible. A cet égard les propositions retenues dans la loi Elan, dans son titre III intitulé « Transformation de bureaux en logements », vont changer réellement l’équation. Le quota de parkings, les règles d’accessibilité, les obligations relatives au logement social ont été assouplis, de même que la possibilité de donner congé au terme des baux triennaux, qui compliquaient les choses. Nous avons réuni des professionnels du secteur pour établir ces propositions, dans le cadre de notre groupe de travail, présidé par Xavier Lépine, président de La Française. Car Paris-Ile de France Capitale Economique n’a qu’une seule expertise : celle de ses membres, ceux qui font le Grand Paris, les « Grand Paris makers », qui sont dans l’opérationnel. Quels sont les objectifs chiffrés ? Les entreprises qui ont participé à ce travail et tous ceux qui ont signé la charte avec Julien Denormandie sont convaincus que ces mesures sont de nature à permettre de créer 500 000 m2 de logements supplémentaires d’ici à 2022.

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Le recyclage, des filières qui ne cessent de se réinventer

Le recyclage, des filières qui ne cessent de se réinventer | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

ÉCONOMIE CIRCULAIRE. Le ministère de la Transition écologique et solidaire vient de lancer une campagne nationale en faveur du recyclage. L'occasion pour Federec d'évoquer les résultats de ses filières en 2017 et pour Federec BTP, plus particulièrement, d'aborder la question de la mise en place d'une Responsabilité élargie des producteurs. Chaque année, 105 millions de tonnes (Mt) de déchets sont collectées en France, dont 40 Mt de déchets issus du bâtiment. Une quantité énorme et toujours en croissance qui permet d'éviter une exploitation irraisonnée des ressources naturelles et de valoriser, sur place, des ressources. Jean-Philippe Carpentier, président de Federc, résume : "C'est une économie de matière qui a aussi un rôle dans le Plan Climat. L'impact environnemental est de 22,5 Mt d'émissions de CO2 évitées et 124 TWh d'économies d'énergie". Autre avantage : une activité florissante, qui a généré un chiffre d'affaires global de 9 Mrds € en 2017 (+5,7 %) pour plus de 28.000 emplois sur tout le territoire (+6 %). À LIRE AUSSI Economie 100 % circulaire : ce qui est prévu pour la construction Les industriels français face aux aléas internationaux Face à ce que les responsables de Federec nomment les "Trumpitudes" de l'économie mondiale, avec la guerre que se livrent Etats-Unis et Chine à coup de taxes ou d'interdictions sur les importations de différentes matières et produits (papiers-cartons, ferrailles, métaux non ferreux, plastiques), les autres nations doivent s'adapter. Et les filières françaises du recyclage ont été particulièrement promptes à réagir en 2017 pour réorienter leurs flux vers l'Union européenne voire vers le marché national. Le président de Federec explique : "Les matières de basse qualité seront de moins en moins exportées : le tri se fera chez nous. C'est une vraie opportunité de réindustrialiser l'Europe. Et c'est facteur d'investissements et d'emploi, avec la création de lignes supplémentaires". En 2017, les investissements des industriels ont effectivement bondi, pour atteindre les 521 M€ (+12 %), se traduisant également par des embauches pour faire face à un surcroît d'activité. Les professionnels signalent toutefois des difficultés de recrutements pour des postes de chauffeur, de conducteurs d'engins, d'agents de maintenance, d'électromécaniciens ou de conducteurs de lignes, nécessitant un effort de formation. Autre limite à cette expansion : un certain manque de débouchés, notamment pour les "combustibles solides de récupération". La capacité nationale dépasse les 900.000 tonnes annuelles, dont seulement 292.000 sont consommées chez les cimentiers. Jean-Pierre Luthringer, président de Valordec, analyse : "Ce n'est pas un problème de technologie, la maturité des solutions existe. Mais il n'y a pas de modèle économique. Il existe un besoin de soutien à l'investissement pour qu'il se mette en place". Sur 30 Mt de bio-déchets collectés (déchets ménagers, déchets verts, boues de stations d'épuration, effluents…), le compostage concerne 8,1 Mt tandis que la méthanisation, seulement 0,8 Mt pour l'heure. Reprise gratuite de tous les déchets du BTP ? Niet pour Federec ! À LIRE AUSSI Déchets du bâtiment : 40 Mt traitées en 2016, un record Le groupe de travail pour lutter contre les déchets du bâtiment est lancé Pour Federec BTP, l'année 2017 a été celle d'une certaine progression, comme le détaille Erwan Le Meur, son président : "Grâce à l'évolution positive du bâtiment en France, c'était une année intéressante, dont la tendance (+2 %) semble se poursuivre en 2018". Les matériaux collectés restent toujours les mêmes : à 75 % des déchets inertes (béton, briques, tuiles, pierre), à 22 % des déchets non inertes non dangereux (isolants, métaux, plâtre) et à 2 % des déchets dangereux (solvants, vernis, produits amiantés). Le chiffre d'affaires de cette filière est resté stable à 1,7 Mrds € et les régions les plus dynamiques sont, sans surprise, l'Île-de-France avec les chantiers du Grand Paris et la façade ouest du pays, qui demeure attractive. Erwan Le Meur poursuit : "C'est l'année 2019 qui va connaître une véritable effervescence pour les déchets du BTP (…) notamment avec les annonces autour de la Feuille de route de l'économie circulaire sur l'idée d'une filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les déchets du bâtiment. Le gouvernement a obligé les organisations à lancer une étude sur cette opportunité. Les résultats seront connus en avril 2019. Les organismes sont plutôt contre mais des évolutions sont possibles avec différentes propositions". Le président de Federec BTP explique travailler avec d'autres fédérations professionnelles (FFB, Capeb, AIMCC) et attendre les résultats de l'étude avant de se positionner. Mais il admet : "Nous sommes circonspects sur l'idée d'une reprise gratuite des déchets. Des efforts énormes ont été faits sur les chantiers pour faire du tri. Quel serait l'intérêt de le poursuivre si la reprise était gratuite ? L'activité fonctionne, cette économie est mature, en se développant sur les 10 dernières années. Les pratiques ont été modifiées. Pour la reprise des déchets des artisans, il faut augmenter le maillage sur le territoire et ainsi éviter les dépôts sauvages". Le spécialiste ajoute que ces abandons de déchets ne représenteraient "que" 100.000 tonnes par an sur 12 Mt traitées. "En majorité, ces déchets sont bien gérés. Faut-il alors mettre en place un énorme outil avec une REP derrière ? Il y a d'autres propositions alternatives à faire", conclut-il.

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Grand Paris : la Seine sera baignable en 2025, la Marne en 2022

Grand Paris : la Seine sera baignable en 2025, la Marne en 2022 | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Une berge buLa mairie de Paris et plusieurs autres municipalités dévoileront ce jeudi les 26 sites envisagés pour la baignade dans la Seine et la Marne en Ile-de-France, dont cinq à Paris. Le budget d'aménagement a été révisé à la hausse, entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros. Une berge bucolique dans le bois de Boulogne, un ponton avec vue sur la tour Eiffel, des plages en eau vive comme dans les années 1930. Ce sont quelques-uns des vingt-six sites, dont cinq dans Paris, qui seront révélés ce jeudi pour accueillir à partir de 2022 le retour de la baignade dans la Seine et la Marne. La ville de Paris, l'Etat et les nombreuses collectivités impliquées dans ce projet organisent une journée de réunion pour finaliser ce projet estimé à plus de 1,2 milliard d'euros et que les J.O. de 2024 ont permis d'accélérer . Depuis la promesse de Jacques Chirac de rendre la Seine propre à la baignade en 1988, il aura fallu trente-cinq ans d'efforts pour atteindre cet objectif, expliquent plusieurs experts. Dans les années 1990, Paris continuait de rejeter 20 millions de m3 d'eau polluée à cause de son système d'égouts connecté au réseau d'eaux pluviales : quand il pleut fort, les stations d'épuration ne peuvent pas tout traiter et une part des eaux sales part directement à la Seine. Aujourd'hui, les efforts d'investissement ont permis de réduire ces dégorgements à 2 millions de m3. « Jacques Chirac s'est trompé sur le calendrier mais il a donné une impulsion essentielle », juge-t-on au cabinet de la maire de Paris. Obligation européenne Mais bien d'autres sources de pollution doivent encore être traitées le long de la Seine avant de retrouver un état sanitaire compatible avec les normes de baignade. Ces derniers mois, les techniciens ont révisé à la hausse le budget global nécessaire. Estimé à moins de 1 milliard d'euros, il se situe désormais dans une fourchette entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros. Ces dépenses sont en réalité à plus de 85 % imposées par la mise aux normes européennes sur laquelle la France a des années de retard. La baignade ne représente que quelques pourcents du budget. Entre 200 à 380 millions d'euros reposeront sur le privé. Selon nos informations, les élus devraient plutôt aboutir à l'enveloppe haute si les technologies de filtration aux UV sont retenues pour la modernisation des stations d'épuration de Valenton et Noisy (85 millions d'euros). Autre gros chantier d'environ 650 à 700 millions d'euros, la correction des erreurs de branchements des évacuations des particuliers notamment dans le Val-de-Marne.colique dans le bois de Boulogne, un ponton avec vue sur la tour Eiffel, des plages en eau vive comme dans les années 1930. C

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Grand Paris : l'«invention» de la métropole entame sa saison 2

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Il n’y a pas si longtemps, aménager une ville consistait pour un maire à avoir un terrain, une idée pour le remplir, un architecte pour la concrétiser et un promoteur pour la vendre (on schématise). En 2014, le lancement du concours Réinventer Paris a changé la règle du jeu. Certes, il faut toujours que la puissance publique ait un terrain à proposer mais, ce coup-ci, il n’est plus du tout nécessaire qu’elle ait une idée pour le garnir. Ce sont ceux qui veulent acheter le foncier qui sont priés d’en avoir. PUBLICITÉ inRead invented by Teads Les investisseurs répondent donc à ce type de concours avec un projet, une équipe d’architectes, bureaux d’études, paysagistes, experts de ceci ou cela et, quand même, un chèque. On le voit, participer à ce genre de consultation ne consiste pas à griffonner un croquis et vu l’investissement, les terrains proposés ont intérêt à être d’une bonne rentabilité. A Paris, cette certitude ne fait pas de doute. Dans les communes de banlieue de la région parisienne, en revanche, l’attractivité du foncier n’est pas toujours certaine. En lançant l’an dernier Inventons la métropole du Grand Paris, consultation sur le même modèle que celle de Paris, Patrick Ollier, le président LR de la métropole, n’était pas dans une situation aussi confortable que celle de la maire de Paris. D’abord, parce que l’institution qu’il préside ne possède pas le moindre bout de terrain. Ce sont les communes qui ont le foncier. Mais comme la Métropole du Grand Paris est un club de maires et qu’Ollier, maire lui-même (de Rueil-Malmaison), sait les caresser dans le sens du poil, 51 sites ont été proposés par les édiles lors de la première édition d’Inventons la métropole et 27 pour la deuxième.

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Thierry Dallard, grand patron express > Le grand portrait de Libération #GrandParis Express

Thierry Dallard, grand patron express > Le grand portrait de Libération #GrandParis Express | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Et si Thierry Dallard était le sauveur du Grand Paris Express (GPE), celui qui achèvera en temps, en heure et dans l’enveloppe financière ce gigantesque projet de métro automatique de 200 kilomètres et 38 milliards d’euros autour de la capitale ? A le voir expliquer son parcours devant les députés, puis devant les sénateurs en tant que candidat du gouvernement à la présidence du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), on ne peut pas dire qu’il la joue en super-héros. Tout juste un lapsus répété trois fois, et qu’il n’entend d’ailleurs pas, lui fait-il parler de «grand projet express». Même pour un candidat parfait comme celui-là, la pression du calendrier doit peser… PUBLICITÉ inRead invented by Teads C’est donc la règle désormais : les futurs dirigeants des grandes entreprises publiques sont auditionnés par les parlementaires. Une formalité qui ne change rien au choix du gouvernement mais qui permet aux journalistes de découvrir quelqu’un. Car, il faut bien le dire, les dernières nominations dans les transports - RATP ou Air France - se sont davantage faites sur le CV que sur le parcours politique. Dans le cas de Thierry Dallard, on apprend que cet ancien haut fonctionnaire de 52 ans, démissionnaire de la fonction publique depuis 2017, a passé une moitié de sa vie professionnelle dans l’administration de l’Equipement et l’autre dans le privé où il a dirigé Meridiam, une start-up spécialisée dans le financement des grandes infrastructures. Le profil recherché doit être expérimenté, capable de tenir les délais et de trouver 10 % d’économies. Il semble cocher les cases. Nous voilà partis pour le portrait d’un bon élève. Quoique. Devant les députés, il démarre son propos par ces mots : «Je vais tenter de vous expliquer pourquoi je m’intéresse à cette opération parce que, telle qu’elle est décrite habituellement, on peut se demander : "Est-ce bien raisonnable ?"» La description «habituelle» du GPE, c’est un monceau de tweets affirmant que ça ne se fera jamais. C’est aussi un rapport de la Cour des comptes qui a remis les pendules à l’heure de façon sévère. Aux sénateurs qui s’inquiètent d’une dérive du projet à la manière du tunnel sous la Manche, Thierry Dallard répond : «Petite parenthèse : la géologie du tunnel sous la Manche, c’était du gâteau. S’il y avait ça sous l’Ile-de-France…» Pour résumer le boulot qui l’attend, l’ingénieur parle d’«une combinaison entre un 100 mètres et un marathon». Le second avantage des auditions devant les parlementaires, c’est que le jour où on rencontre l’intéressé en vrai, on peut parler d’autre chose. Thierry Dallard est né à Montélimar, d’un père ouvrier et d’une mère au foyer, «une catégorie qui doit représenter un très petit pourcentage aujourd’hui», remarque-t-il. Le trajet scolaire s’étant achevé sur Normale sup, Ponts et Chaussées doctorat sur la modélisation de la turbulence en mécanique des fluides, on croit tenir un exemple de la méritocratie républicaine. «Du hasard plutôt, corrige-t-il. Comme tout garçon, je voulais piloter des avions mais comme on m’a mis des lunettes, je me suis dit "je vais les construire".» Le voilà en 1984 en prépa au lycée du Parc à Lyon, ignorant ce qu’est l’X, l’Ecole polytechnique. «J’ai eu un prof de maths sup extraordinaire, un vrai Zébulon, qui avait raté deux fois Normale et avait refusé d’entrer à l’X. Il avait une formule : "L’Ecole polytechnique, c’est l’école des pouvoirs. L’Ecole normale, c’est l’école du savoir".» Sans doute, mais de Normale, Dallard garde aussi le souvenir d’une «école un peu inquiétante à 20 ans parce que vous avez une liberté totale, même dans le domaine scientifique. Il y avait un petit côté vertige». En plus, les enseignants en rajoutaient. «Quand j’y suis entré, il y avait un prof qui disait : "Vous avez six mois pour inventer quelque chose. Toutes les grandes inventions se sont faites avant 25 ans".» Bigre. Mais quand on demande aujourd’hui à Thierry Dallard de citer un grand scientifique, il évoque Evariste Gallois «qui a inventé tout un pan des mathématiques à l’époque de Louis-Philippe, a construit la théorie des groupes, est mort à 22 ans». Thierry Dallard n’a rien inventé avant 25 ans même si «au moment où je faisais de la recherche, j’ai pris un plaisir fou. Mais je voyais que très vite, cette courbe d’excitation atteindrait un palier. Alors, je suis allé vers les transports.» Les routes. Marié avec Cécile, normalienne biologiste, Dallard est père d’une fille et d’un garçon qui font des études d’ingénieur «et je ne les ai pas poussés…». Pendant leur scolarité, comme beaucoup de parents, il a révisé avec ses enfants. «En histoire, j’étais très frustré parce qu’au collège comme au lycée, ils ratent complètement le XIXe siècle. S’ils en arrivent à Austerlitz ou Waterloo, c’est déjà le bout du monde. Mais toute la IIIe République, l’industrialisation, Clemenceau, rien. Je ne suis pas contre les Gaulois ou la Renaissance mais quand même, dans nos débats politiques, comprendre le XIXe siècle, c’est utile.» Et justement, dans nos débats politiques, où se place-t-il ? «Je me retrouve bien dans ce sentiment général qu’il n’y a pas un parti qui m’inspire, avec lequel ça colle.» Cela ne l’empêche pas d’avoir «une admiration pour ceux qui font de la politique parce que, il ne faut pas se faire d’illusions, ils ont la même vision que nous». A la présidentielle, il pense avoir voté Emmanuel Macron dès le 1er tour. Il se souvient surtout de «ces cascades de primaires qui [lui] ont valu des débats compliqués dans [son] entourage». Peut-être parce qu’il a été formé hors du moule X-Ponts, peut-être aussi grâce à ses années dans le privé, l’homme semble n’avoir pas l’arrogance des grands corps de l’Etat. Il dit par exemple : «J’ai passé beaucoup de temps à expliquer aux ingénieurs qu’il fallait aller voir les gens.» Pas vraiment dans la culture de l’Equipement. Catherine Bres, qui a travaillé vingt ans avec lui, confirme. Elle se souvient d’un «camion podium qu’on emmenait de village en village pour parler d’un projet de route» et de sa présence aux fêtes d’écoles des quartiers Nord de Marseille pour expliquer la rocade L2. «C’est tout à fait inhabituel parce qu’en général, on fait une petite expo en mairie et voilà !» Des qualités inhabituelles, il va lui en falloir pour achever le projet du GPE en 2030, et dans sa totalité. «Je n’ai pas dans ma feuille de route tel ou tel morceau que je pourrais ne pas faire», a-t-il affirmé aux sénateurs. Il ne veut pas qu’on pense que son passage à la SGP est un moment dans un plan de carrière. «C’est un ingénieur du temps long», dit de lui Christine del Papa, une de ses collaboratrices à l’Union des ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts. Du temps long certes, mais sans un jour de trop.

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Réseau ferré : l’Ile-de-France dans le peloton de têtes de métropoles mondiales

Réseau ferré : l’Ile-de-France dans le peloton de têtes de métropoles mondiales | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

La région capitale dispose d’une bonne couverture en métro et trains régionaux dont la fréquentation est particulièrement élevée par rapport aux dix autres villes et territoires les plus importants de la planète, révèle une étude de l’IAU Ile-de-France. Revers de la médaille, la demande est beaucoup trop forte par rapport à l’offre. Une optimisation des réseaux s’impose. Même si seulement 20 % des déplacements s’opèrent en transports en communs en Ile-de-France contre près de 40 % à Londres, le tiers à New-York et plus du quart à Shanghai, la région capitale française peut se targuer d’avoir un réseau ferré parmi les plus performants du monde. Gare d'Enghien-les-Bains. Le réseau ferré francilien compte parmi les plus performants du monde (Gare d’Enghien-les-Bains). © SNCF Médiathèque – S. Cambon Ce constat résulte d’une étude réalisée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile de France pour le compte de la Région Ile-de-France et de SNCF Transilien qui recherchaient notamment « des indicateurs en matière de positionnement du réseau francilien parmi d’autres réseaux mass transit à l’international ». Pour ce faire, l’IAU a analysé les réseaux de dix villes et territoires européens (Berlin, Londres, Madrid) américains (Washington, Chicago, New-York) et asiatiques (Hong-Kong, Shanghai, Séoul, et Tokyo).

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J. Gourault, une fine connaisseuse des collectivités à la Cohésion des territoires

J. Gourault, une fine connaisseuse des collectivités à la Cohésion des territoires | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

« Avancer en cas d’accord local » : Jacqueline Gourault, qui succède à Jacques Mézard à la Cohésion des territoires, décrivait ainsi sa méthode, il y a quelques jours devant les présidents d’intercommunalité réunis en congrès. « Pour nous c’est une bonne nouvelle », résume Olivier Landel, délégué général de l’influente association d’élus France urbaine. La nomination de la nouvelle ministre chargée de la Cohésion des territoires est saluée par les élus locaux et les représentants des collectivités territoriales pour sa parfaite connaissance du monde local. « Son sens de l’écoute, son art d’obtenir des consensus, seront grandement utiles, poursuit Olivier Landel, et ce n’est pas pour rien si on lui a confié, au cours des derniers mois, la responsabilité des dossiers alsaciens et corses, qui ne sont pas parmi les plus simples », poursuit-il. De plus, les collectivités territoriales seront désormais rattachées au ministère de la Cohésion des territoires, et plus au ministère de l’Intérieur, signal positif en direction des élus qui s’estimaient moins entendus. Jacqueline Gourault, dans la cour de l’Elysée. © Jgp Difficile, en revanche, de connaître la position de Jacqueline Gourault sur le Grand Paris, le dossier n’ayant pas fait, alors qu’elle était secrétaire d’Etat auprès de Gérard Collomb, partie de ses prérogatives. « Sa position a toujours été claire, elle l’a exprimée récemment lors du congrès de l’Assemblée des communautés de France (ADCF) : n’avancer que si un accord local a pu être dégagé », indique un haut-fonctionnaire. Pas de loi Grand Paris Croisée récemment en marge de la conférence des villes, à Paris, Jacqueline Gourault confiait en aparté au Journal du Grand Paris qu’il n’y aurait pas de loi sur les métropoles avant 2020, pas plus que de loi Grand Paris. A voir. « Sur ces questions, tout est possible si le président le veut », rappelle-t-on dans l’entourage de Patrick Ollier. Maire de La Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher) jusqu’en 2014, conseillère générale de Loir-et-Cher et conseillère régionale du Centre jusqu’en 2001, cette professeur d’histoire-géographie, membre du Modem et proche de François Bayrou, vice-présidente du Sénat de 2014 à 2017 a également présidé la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation de 2011 à 2014.

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« La métropole de demain sera verte ou invivable » Daniel Breuiller, vice-président de la Métropole du Grand Paris

« La métropole de demain sera verte ou invivable » Daniel Breuiller, vice-président de la Métropole du Grand Paris | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

« Le défi majeur est, avec la réduction des inégalités territoriales, celui de la qualité de vie et de la place du végétal au cœur de la métropole », estime Daniel Breuiller, vice-président de la Métropole du Grand Paris chargé de la nature en ville et qui plaide pour la création d'un fonds nature financé par l'immobilier et l'aménagement. Daniel Breuiller, vice-président de la métropole du Grand Paris chargé de la nature en ville Avec ses sept millions d’habitants, son activité produisant 26 % du PIB national, ses projets majeurs comme le Grand Paris express ou Inventons la Métropole et la perspective des JO, il ne se passe pas une semaine sans un colloque sur l’attractivité du Grand Paris, l’innovation ou la smart city. Nous affirmons pour notre part que le défi majeur est, avec la réduction des inégalités territoriales, celui de la qualité de vie et de la place du végétal au cœur de la métropole. La crise climatique souligne la fragilité de nos systèmes métropolitains. Deux inondations majeures en dix huit mois et une sensibilité accrue face aux pluies intenses. Des épisodes caniculaires de plus en plus nombreux et qui sont aggravés par l’artificialisation excessive des sols des 131 villes de la métropole. Des « îlots de chaleurs » mettant en cause la santé des plus fragiles. Une pollution atmosphérique dépassant les seuils réglementaires et provoquant une diminution de l’espérance de vie en bonne santé de six mois à un an. Une exposition au bruit qui finit elle aussi par nuire à la santé des habitants. « La nature a une grande faiblesse : elle ne paie pas de droits à construire » Face à ces constats, les 30/40 ans quittent la métropole malgré les opportunités très fortes qu’offre le Grand Paris. Qui voudra demain, vivre, travailler et investir dans la Métropole du Grand Paris (MGP) si la qualité de vie s’y dégrade ? La nature offre des solutions bon marché qui sont plébiscitées par nos concitoyens. De nombreuses communes commencent à inscrire l’agriculture urbaine, la désimperméabilisation des sols et la renaturation de la ville au cœur de leurs politiques publiques ; une nouvelle intimité entre nature et urbanité s’invente. Pourtant la lutte est inégale face à l’intensification du bâti et à l’étalement urbain. Si elle rend des services essentiels (lutte contre les inondations, et contre les ilots de chaleur par l’évapotranspiration, préservation de la biodiversité, amélioration de la santé et du bien-être…), la nature a une grande faiblesse : elle ne paie pas de droits à construire. Dans une période où les budgets des collectivités sont mis à mal et où de nouvelles opportunités d’aménagement et de valorisation foncière se font jour autour du Grand Paris Express notamment, le risque est grand que le béton l’emporte encore et toujours sur la nature. A lire : «Sans verdure, la ville suffoque» La vue depuis le parc des Lilas à Vitry / © Jean-Fabien Leclanche pour Enlarge your Paris La vue depuis le parc des Lilas à Vitry / © Jean-Fabien Leclanche pour Enlarge your Paris « Plus aucun projet d’aménagement ne devrait se traduire par un affaiblissement de la place de la nature » En 20 ans, 1.500 ha de pleine terre (agricole ou espaces verts) ont été artificialisés sur le territoire de la MGP. Il faut aujourd’hui stopper cette consommation de sols et inverser la courbe en dés-imperméabilisant partout où c’est possible, en créant de nouveaux îlots de fraîcheur, en renforçant les trames vertes et bleues, en rouvrant rivières et rus, en préservant les jardins potagers collectifs hérités du passé et en créant de nouveaux, en valorisant le potentiel naturel des délaissés urbains, des friches industrielles et commerciales, en renforçant le rôle de réserve de biodiversité des haies et jardins des quartiers pavillonnaires, des pieds d’immeubles des grands ensembles, en renaturant les espaces inutilisés des bâtiments collectifs, les cours d’école et les parkings aériens… Et en faisant de l’arbre et de la nature de vrais alliés dans notre lutte contre la chaleur et la pollution. Dès aujourd’hui, plus aucun projet d’aménagement ne devrait se traduire par un affaiblissement de la place de la nature sur le périmètre concerné, ni bien sûr du ratio m² de nature par habitant. Ratio dont nous savons déjà à quel point il est insuffisant. Le Scot (schéma d’aménagement de la métropole, en cours de d’élaboration) doit garantir réglementairement cette sanctuarisation des terres agricoles et cette exigence de plus de nature. A lire : Capital agricole, l’expo qui explore l’agriculture francilienne La Ferme urbaine de Saint-Denis / © Jean-Fabien Leclanche pour Enlarge your Paris La Ferme urbaine de Saint-Denis / © Jean-Fabien Leclanche pour Enlarge your Paris « Il est temps de créer le 5 % nature » Dans les années 1950, l’Etat, en créant le 1% culture, a permis de mettre l’art et la culture au cœur de la ville. Il est temps d’en faire de même pour la nature. Il est temps de créer le 5 % nature, un montant obligatoire pour toute opération de construction ou d’aménagement indispensable pour garantir une réelle renaturation des villes de la métropole. En attendant qu’une mesure législative crée ce 5% nature, proposons une charte de la « Métropole nature » qui donnera aux constructeurs la possibilité, voire l’obligation, de s’engager dès maintenant. Les aménageurs offriront ainsi une qualité de vie bien meilleure aux futurs occupants des logements ou bureaux construits. Ils prendront leur part dans la nécessaire transition des villes. Les équipes d’architectes, d’urbanistes et de paysagistes rivaliseront d’inventivité pour créer cette nouvelle intimité entre nature et ville. Cette renaturation sera un projet qui fera toute leur place aux habitants de la métropole. Et elle dynamisera un secteur vert et agricole grand-parisien, renforçant son impact écologique, social et économique. Nous, les citoyens et nos enfants, bénéficierons de cette qualité de vie renforcée et la métropole du Grand Paris pourra revendiquer son ambition d’être une ville durable, résiliente et agréable à vivre, qui aura choisi une voie innovante et nécessaire, au moment où le rapport entre la nature et l’homme est au cœur des préoccupations de tous et où la transition écologique doit devenir une volonté partagée et prioritaire.

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#Collectivités > La Métropole du #GrandParis consolide ses positions

#Collectivités > La Métropole du #GrandParis consolide ses positions | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Donnée pour morte il y a un an, la structure s'est consolidée faute d'alternative et de choix du gouvernement. En décembre prochain, le président de la Métropole du Grand Paris, Patrick Ollier, ouvrira la deuxième concertation sur le centre aquatique qui doit accueillir en Seine-Saint-Denis des épreuves de natation des Jeux Olympiques de 2024. « En deux ans, nous avons travaillé énormément, intensément, préparant des projets sur dix ans pour 7,5 millions d'habitants, affirme aux 'Echos' le maire LR de Rueil-Malmaison. Nous avons essayé de rendre visible la Métropole du Grand Paris mais aussi de la rendre crédible. » Le premier appel à projets « Inventons la Métropole » s'est traduit par l'émergence de 7,2 milliards d'euros de projets sur 51 sites , « 2 millions de mètres carrés, 50.000 emplois, c'est considérable », savoure Patrick Ollier. Pour lui, il ne fait aucun doute que le fait que les investisseurs aient, au moment de la réalisation, la possibilité d'avoir un seul interlocuteur, la Métropole se substituant aux 131 maires de sa zone urbaine concernée, a été déterminant. Le deuxième appel à projets dont les finalistes seront dévoilés ce mardi s'annonce aussi fructueux. Et d'égrainer les dossiers qui avancent. A marche forcée, selon ses collaborateurs, pour tenir le calendrier fixé par le législateur pour la mise en place des nouvelles structures administratives du coeur de la région parisienne. Logistique du dernier kilomètre, aides à la pierre, SCOT, Velib', Gemapi... Offensive budgétaire « Nous avons fait tout cela avec 50 collaborateurs et nous allons en recruter 20 de plus sur les 480 candidatures que nous avons reçues », explique Patrick Ollier, qui y voit le signe que la Métropole est identifiée par les cadres à haut potentiel comme une structure d'avenir. « L'acte I de la Métropole se termine déjà à la fin de cette année, nous entrons déjà dans l'acte II et, en 2020, ce sera l'acte III », rappelle-t-il. Une manière de suggérer que les objectifs, qui paraissaient lointains en janvier 2016 à la naissance de la Métropole, sont atteints. Maintenant, il lui faut davantage de moyens humains et de crédits pour fonctionner. Surtout, Patrick Ollier se bat pour obtenir les 54 millions d'euros de dotation d'intercommunalité qu'il reversait aux établissements publics territoriaux jusqu'à cette année. Il compte bien avoir convaincu l'exécutif et des parlementaires de la nécessité de les voter lors des prochains débats budgétaires. Faute de décision du gouvernement, annoncée comme imminente en juillet 2017, les élus opposés à la Métropole qui misaient en 2016 sur le pourrissement de la structure ont « laissé passer le train ». Se gardant d'attaquer de front les baronnies de la région parisienne, ménageant les susceptibilités et les avantages des élus en place tout en respectant sa feuille de route, Patrick Ollier est plus que jamais convaincu que le gouvernement « n'est pas pressé » et que le temps joue en faveur de la Métropole, son organisation devenant de plus en plus complexe à démanteler... tant que l'Etat lui donnera les moyens de la financer.

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#Institutions > Les super-métropoles au point mort #Grandparis

#Institutions > Les super-métropoles au point mort #Grandparis | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Emmanuel Macron ne lâche rien. Début octobre, il a encore convié à l’Elysée les patrons des métropoles de Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes et Toulouse. Au menu : la fusion de leurs cinq groupements urbains avec les conseils départementaux concernés. Mais l’opération paraît mal emmanchée. La présidente socialiste de la métropole de Nantes, Johanna Rolland, s’y montre hostile. Les élus des conseils départementaux visés ne veulent pas se faire hara-kiri. Du rififi dans les Bouches-du-Rhône Si l’Elysée laisse planer le doute sur le caractère obligatoire de l’opération, on s’en remet, au sein du gouvernement, à d’hypothétiques accords locaux. Seule, à Aix-Marseille-Provence, cette condition semble remplie. Depuis le mois dernier, la patronne de la métropole n’est autre que la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, ­Martine ­Vassal (LR). Un cumul annonciateur d’une fusion intégrale entre les deux administrations sudistes ? Pas si simple. Extérieurs au groupement urbain, mais situés sur le territoire du conseil départemental, les édiles du pays d’Arles font de la résistance. Macron doit fixer un cap Au sein du Grand Paris, le paysage s’avère encore plus embrumé. Exit les odes présidentielles de l’automne dernier en faveur de la « simplification drastique de l’organisation institutionnelle ». Depuis près d’un an, c’est silence radio à l’Elysée sur ce dossier. Les établissements publics territoriaux, communautés d’agglomération light de la petite couronne parisienne, perdent patience. Unis dans une Alliance des territoires, ils disent « non » aux transferts de compétences sans les compensations afférentes. Pour les élus de la région capitale, ­Emmanuel Macron doit fixer un cap. Et vite ! Car, oui, le temps presse : le scrutin dans les métropoles est programmé dans dix-huit mois et la tradition républicaine veut que l’on ne modifie pas les règles un an avant une échéance électorale.

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Le Grand Paris booste les écoles de travaux publics

Le Grand Paris booste les écoles de travaux publics | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Des travaux « pharaoniques », le chantier « du siècle », « unique en France, voire en Europe »… Les superlatifs ne manquent pas lorsqu’on évoque le projet du Grand Paris avec des responsables d’écoles d’ingénieurs, d’architecture ou de design. Car la construction des centaines de kilomètres de tunnels et de rails, ainsi que les dizaines de nouvelles gares et bâtiments à penser, dessiner et construire solidement, sont autant d’exemples instructifs et d’opportunités professionnelles pour leurs ouailles. « La pénurie d’ingénieurs en France est un problème ancien. Mais le Grand Paris ainsi que l’attribution des Jeux olympiques à la capitale pour 2024 accentuent le phénomène, confirme Jean-Philippe Etienne, directeur du développement et des relations entreprises de l’Ecole spéciale des travaux publics (ESTP). Nos élèves n’ont aucun souci à trouver un emploi à la sortie de l’école. » Lire aussi : 1924-2024, un siècle après, Paris accueillera de nouveau les Jeux olympiques La Fédération régionale des travaux publics d’Ile-de-France précise que la demande du Grand Paris est d’au moins « 1 000 nouveaux personnels encadrants par an », parmi lesquels une grande partie d’ingénieurs destinés à devenir chefs de chantier, chefs d’équipe, conducteurs de travaux ou encore ingénieurs des travaux publics. Et cette estimation est basée sur une étude prospective réalisée avant l’attribution des Jeux olympiques… Ouverture de nouveaux campus Le chantier du Grand Paris, les élèves de l’ESTP le côtoient quotidiennement. Avec les travaux de la gare d’Arcueil-Cachan située à quelque pas de l’école, au sud de la capitale, qui sera desservie par la future ligne 15 du Grand Paris Express. Mais le grand projet francilien s’immisce aussi jusque dans les programmes de l’école, « dans le cadre d’options lancées pour répondre à la demande », commente Jean-Philippe-Etienne. Il cite en exemple la récente spécialisation « infrastructures et travaux souterrains », ouverte aux élèves de 3e année et directement adaptée au chantier de la capitale. Au programme : fonctionnement d’un « tunnelier », « particularités des tunnels en site urbain » ou encore « géotechnique appliquée »… Lire l’article de 2015 : Le Grand Paris, c’est parti ! Afin de répondre à la forte demande en ingénieurs spécialisés, l’ESTP a ouvert en 2017 un nouveau campus à Troyes (Aube), et s’apprête à en ouvrir un second à Dijon (Côte-d’Or). De quoi alimenter le vivier dans lequel viennent piocher les grandes entreprises de travaux publics. « Le volume d’activités à venir liées au Grand Paris est tel que nous avons commencé à recruter des ingénieurs dès 2016, le temps de les former », rapporte Alain Monier, directeur développement marque employeur et talents chez Colas, filiale du groupe Bouygues spécialisée dans les infrastructures de transport. Une vingtaine d’ingénieurs en 2015, près de 40 en 2016, autant en 2017… « Un jeune sur deux que nous recrutons a d’abord fait un stage au sein de l’entreprise », précise-t-il. Des jeunes professionnels formés à l’ESTP, mais aussi dans des écoles plus généralistes : HEI, Arts et métiers, INSA, etc. Partenariats Du côté des écoles et de leurs élèves, les opportunités offertes par le Grand Paris ne résident pas seulement dans ces possibilités d’embauche. Mais aussi dans les multiples partenariats qu’elles nouent avec les entreprises du secteur ou les donneurs d’ordres publics (Société du Grand Paris, collectivités, etc.) dans le cadre de projets d’étude où les élèves deviennent alors acteurs dudit projet, forces de propositions et d’innovations. « Le travail de nos élèves permet par exemple d’enrichir le cahier des charges de certains marchés publics », avance Quentin Lesur, responsable des relations entreprises et partenariats de l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) – Les Ateliers. Comme lorsque l’école a demandé à ses élèves d’imaginer des dispositifs permettant de prévenir les nuisances sonores sur les chantiers dans le cadre du projet « Silence chantier ». Ce type de partenariat existe aussi avec les écoles d’architecture. « Le Grand Paris constitue actuellement une sorte d’arrière-plan incontournable de nos enseignements de projet », confirme Bendicht Weber, docteur en projet architectural et urbain et professeur à l’Ecole nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Paris-la Villette. Un lien fort avec ce grand projet qui s’est mis en place très tôt, alors que l’architecte Bertrand Lemoine était directeur de l’école, avant de prendre les rênes de… l’Atelier international du Grand Paris en 2010.

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Vers un enterrement de première classe du Grand Paris (des institutions) ? 

Vers un enterrement de première classe du Grand Paris (des institutions) ?  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Ceux qui attendent toujours un arbitrage d’Emmanuel Macron sur la gouvernance de la métropole parisienne devraient en être pour leurs frais. Le projet ne serait plus d’actualité. « C’est mort. C’est planté ! », assure un connaisseur du dossier. « Il ne se passera rien avant 2020 à cause des municipales, et après on sera dans la présidentielle. » A l’Elysée, le projet tentaculaire du Grand Paris serait enterré. La raison ? Trop coûteux pour les finances publiques selon les uns, trop politiquement sensible à la veille d’échéances électorales cruciales selon les autres… Car les arbitrages d’Emmanuel Macron sur la gouvernance de la Métropole se sont sans doute trop fait attendre. Annoncée dès la fin 2017 à l’occasion de la conférence territoriale nationale, sur les bases des propositions remises par le préfet de région, Michel Cadot, missionné sur le sujet, la décision du chef de l’Etat n’a cessé, depuis, d’être repoussée. On a tout d’abord parlé de janvier 2018 puis du printemps et de l’été. Jusqu’au rapport commandé en juin dernier par le président à l’architecte Roland Castro et rendu public en septembre. Un rapport qui devait donner du sens au projet « au moment de réorienter une partie de l’organisation institutionnelle du Grand Paris, devenue trop complexe », soulignait le chef de l’Etat dans la lettre de mission adressée à l’urbaniste. Cette réflexion devait donc aider, là aussi à prendre la bonne décision concernant une gouvernance d’un territoire aux contours toujours flous*. Procédure trop longue Oui mais voilà, même si l’auteur de ce document de 91 pages intitulé « Du Grand Paris à Paris en grand » assure qu’il a reçu un accueil favorable du président, il pourrait bien, tout comme le rapport Borloo, se retrouver relégué au fond d’un tiroir. Après avoir pris du retard cet été, le calendrier des réformes gouvernementales initiées par le président ne semble en effet plus laisser de place à la question de la gouvernance du Grand Paris. « Je n’ai pas connaissance, à ce stade, d’un calendrier de décision sur la gouvernance du Grand Paris », se contente de répondre sobrement le préfet de région, Michel Cadot, chargé du dossier lorsqu’on l’interroge sur la question. « C’est logique, souligne un conseiller ministériel, bien au fait du sujet, une réforme du Grand Paris implique de modifier la loi, avec un texte spécifique. Une procédure longue. Ça ne pourrait se faire avant fin 2019 - début 2020. Ce qui veut dire qu’une telle réforme ne serait pas effective avant les élections municipales de mars 2020 ». Autant dire impossible ! Risque politique énorme Difficile en effet de se lancer dans ce grand « big bang institutionnel » sans connaître le rapport de force réel entre les différentes composantes politiques du pays. Les résultats de LREM aux législatives d’après présidentielle ne présument en rien de ceux des élections Européennes et encore moins des Municipales. Le risque politique est énorme. Autre écueil : la décision sur le Grand Paris mécontenterait un certain nombre d’élus, et notamment les élus départementaux de petite couronne, l’idée étant de supprimer les conseils départementaux concernés (92,93 et 94). Des élus qui pourraient retarder les effets positifs attendus des projets déjà lancés, comme le plan pauvreté par exemple qui repose pour beaucoup sur les départements. Roland Castro, s’il se dit déçu, assure pourtant qu’une partie de son projet peut être appliquée sans gouvernance métropolitaine. « Tout ce qui est de l’ordre de l’Etat, comme l’ouverture du Marché de Rungis ou la transformation des ports, peut se faire. Ce sont des ordres à donner. Il faut juste avoir le courage de taper du poing sur la table ». «Une occasion manquée» Au-delà, c’est l’avenir de l’actuelle Métropole du Grand Paris (MGP) qui se pose. Que va devenir cet établissement public de coopération intercommunale présidé par Patrick Ollier, regroupant 131 communes dont la plupart (123) correspondant aux limites de la Petite couronne parisienne ? « Elle devrait continuer à exister sur ses champs de compétence avec des moyens limités », souligne un expert du Grand Paris. « On nous dit : on va laisser filer la loi Notre (NDLR : la loi votée sous le gouvernement Valls créant la MGP) jusqu’en 2020 et après on verra », réagit Jacques J.P. Martin, maire LR de Nogent-sur-Marne (94), président de l’établissement public territorial Paris-Est-Marne et Bois et conseiller métropolitain.

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