Le Grand Paris sous toutes les coutures
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Le Grand Paris sous toutes les coutures
La revue de presse quotidienne du Grand Paris et de ses curiosités
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A propos des mineurs il y avait cette vidéo formidable > #GrandParis Express > Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur... Les apprentis mineurs boiseurs 

Baissez vos têtes ! La Société du Grand Paris vous emmène à la rencontre des jeunes apprentis qui font revivre le métier disparu de mineur boiseur
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R. Hamaide : "L'Ile-de-France est un des gros pourvoyeurs de tourisme d'affaires"

R. Hamaide : "L'Ile-de-France est un des gros pourvoyeurs de tourisme d'affaires" | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Renaud Hamaide, président de Comexposium – filiale salons de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France -, revient sur les Etats généraux de l’événement organisés le 28 novembre 2018 à Paris. Le secteur se porte bien mais qu a vécu « quelques moments difficiles ». Que représente l’activité des foires et salons en Ile-de-France ? L’Ile-de-France est un des gros pourvoyeurs de tourisme d’affaires par rapport à l’Hexagone. De nombreux événements s’y déroulent en raison notamment de la présence importante d’infrastructures pour accueillir des événements et de son accessibilité en transports. Sur Paris Ile-de-France spécifiquement, le chiffre d’affaires des exposants réalisé sur les salons est de 35 milliards d’euros, hors aéronautique. 15 % de ce chiffre est réalisé directement durant les salons et 85 % par la suite, du fait de prises de contact qui engendre des contrats ultérieurement. Les retombées économiques directes, par les réservations d’hôtels ou l’usage des transports, sont estimées à plus de 5 milliards d’euros. Cela représente beaucoup d’argent, pour une activité qui n’est pas délocalisable. Renaud Hamaide Renaud Hamaide. © Comexposium La conjoncture a-t-elle eu un effet sur la fréquentation ? Globalement, nous avons vécu quelques moments difficiles, mais cette activité est assez résiliente. La crise de 2009 ou les attentats de 2016 ont conduit à des baisses de fréquentation. La déclaration de l’état d’urgence a un effet négatif sur les déplacements notamment car certaines entreprises ont comme règle de ne pas envoyer de collaborateur dans les pays dans cette situation. Par ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le digital est une force pour le secteur car avant les gens entraient en contact seuls, alors que maintenant il est possible de créer des interconnexions entre les visiteurs et les exposants.

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Le squelette de la Tour Pleyel en attente de rénovation

Le squelette de la Tour Pleyel en attente de rénovation | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Au terme du plus gros chantier de désamiantage francilien, la tour emblématique de Saint-Denis doit attendre encore un an avant le début des travaux de transformation en hôtel. Il ne reste que son squelette. De la tour emblématique de Saint-Denis, située sur l'ancienne manufacture des pianos Pleyel dont elle a pris le nom, seuls demeurent les piliers orangés, pareils à de la rouille, qui se dressent sur quarante étages, sans fenêtre, ni façade. Une tour éventrée, ouverte aux quatre vents, en plein coeur de ville, gardée jour et nuit par une équipe de sécurité. Comme un clin d'oeil, son enseigne publicitaire rotative trône, intacte, au-dessus. Visible par deux millions de personnes, elle a été louée depuis les années 1980 à prix d'or par Bayer, Philips, Siemens, puis Kia. Son sort n'est pas encore fixé dans l'opération qui changera ce gratte-ciel de 124 mètres en hôtel. Lancées fin 2016, les opérations de curage et de désamiantage se sont achevées cet été. Une des plus grosses opérations de désamiantage de France qui a coûté 10 millions d'euros. 740 tonnes de matériel amianté, notamment sur les joints de la façade, et 12.000 tonnes de déchets en partie valorisés. Le spectacle de la Tour Pleyel mise à nu va durer encore une bonne année. La société Financière des quatre rives (FQR), qui pilote le projet de réhabilitation de la tour et de la construction de bureaux, commerces, et centre de congrès sur la dalle attenante - 75.000 mètres carrés de programmation - attend le permis de construire. Copropriétés Déposé en octobre 2017, il devrait, si tout va bien, être autorisé d'ici la fin de l'année, pour un début de travaux milieu 2019. Le choix de l'exploitant hôtelier, qui gérera les 700 chambres, dont 2/3 de niveau trois étoiles, et le reste quatre étoiles, se fera d'ici quelques mois. Trois candidats sont en lice. À LIRE AUSSI La plaine Saulnier se prépare à l'après-JO Saint-Denis Pleyel, le coeur du Grand Paris « Nous sommes au milieu du gué » résume Boris Litty, directeur délégué de la Financière des quatre rives, qui pilote le projet pour le compte de Pleyel Investissement, la société créée par la compagnie d'assurances AFI ESCA (groupe Burrus). Un gros pari financier pour ce pool qui travaille sur le projet depuis 2008. A l'époque, la tour est moribonde, elle n'attire plus de locataires. Une copropriété ingérable dont la Ville ne sait que faire mais un totem que personne n'ose remettre en cause. La FQR perçoit le potentiel en or de sa localisation alors que le Grand Paris, qui s'amorce, pointe Saint-Denis-Pleyel comme un pôle économique majeur.

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Tribune d'Annie Ernaux : «Il n’y a pas de nouveau monde, ça n’existe pas» 

Tribune d'Annie Ernaux : «Il n’y a pas de nouveau monde, ça n’existe pas»  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Annie Ernaux s’attendait à «quelque chose». Dès les premières mobilisations le 17 novembre, l’auteure de Mémoire de fille (Gallimard 2016) s’intéresse aux gilets jaunes dans lesquels elle voit une insurrection contre le mépris d’un pouvoir. Pour l’écrivaine, Emmanuel Macron, déconnecté du réel, fait preuve d’un «inconscient de classe». Celui-ci s’exprime aussi bien dans ses paroles - «les gens qui ne sont rien» - que dans son attitude -évoquer la crise depuis l’Argentine comme si la situation française comptait moins que l’état du monde. Elle a signé la semaine dernière dans Libération une tribune où elle appelle, avec d’autres intellectuels, à la convergence des gilets «jaunes, verts, rouges, roses» . «Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, il y a un mauvais climat. Pas de désespoir, le mot serait trop fort, plutôt une perte d’espérance. Vous savez, je pense à cette phrase de Diderot dans le Neveu de Rameau sur la dignité : "Cela se réveille à propos de bottes." «Il a suffi d’une taxation de trop pour que le sentiment de ne pas compter, de n’être rien, explose. Je vois dans le mouvement des gilets jaunes une insurrection contre un pouvoir qui méprise, un gouvernement qui ignore la vie des gens. J’ai encore le souvenir de mes parents disant : "Avant 1936 et le Front populaire, l’ouvrier n’était pas compté." Aujourd’hui, il y a une grande partie de la population, toutes professions confondues, qui éprouve ce sentiment-là. A juste titre. «Ce sentiment d’être méprisé est plus profond que sous Sarkozy ou Hollande. Cela tient à la personnalité d’Emmanuel Macron. Ce qui me frappe chez lui, c’est sa déconnexion du réel et cet inconscient de classe qui refait surface malgré lui, même s’il a beau être fort en communication. Le répertoire est connu, il y a les "gens qui font" et ceux qui "ne sont rien", l’utilisation de la définition "classes laborieuses" qui renvoie aux "classes dangereuses" de l’historien Louis Chevalier. En ces jours même, s’exprimer comme il l’a fait depuis l’Argentine et rester silencieux en France, est une façon de manifester que le monde, l’univers et sa stature internationale comptent plus que le pays qui l’a élu. En pleine colère des gens, il va visiter le chantier de la transformation de l’Elysée. Ces travaux fastueux seraient-ils plus intéressants que la situation sociale ? Et depuis le 1er décembre, il impose orgueilleusement l’attente de son Verbe. Rester le maître des horloges, quelle phrase, quelle notion outrecuidante. Pourquoi ne s’est-il pas exprimé avant le dernier samedi de mobilisation ? N’est-il pas, en ce sens, comptable aussi des violences à Paris ? Il attise la colère. «Le lieu de la contestation a un sens politique et social, voire culturel. Ce n’est pas parti de Paris mais des régions et ce sont les quartiers riches de la capitale qui sont le champ de bataille de ceux qui n’y habitent pas, n’y viennent quasiment jamais, des provinciaux ou des habitants de la grande banlieue. Et l’Elysée, c’est un peu le Versailles de l’Ancien Régime. C’est peut-être en raison de l’origine composite, provinciale de la colère, de sa formulation parfois brutale, que finalement peu d’intellectuels, d’écrivains et d’artistes, se sont déclarés solidaires du mouvement des gilets jaunes, de "ces gens-là" comme je l’ai entendu. «Je ne partage pas toutes les idées des gilets jaunes, tant s’en faut, et, au début, des propos et des incidents racistes m’ont fait craindre le pire, je peux comprendre que dans un premier temps beaucoup d’écrivains aient pu être rebutés. Mais maintenant ? Cela ouvre un abîme de réflexion sur les rapports réels et imaginaires entre les intellectuels et le reste de la population. «Il est clair, quand on va dans un hypermarché, que les gens n’arrivent pas à boucler leur fin de mois. Sur les tapis de caisse, ce sont les produits les moins chers et les promotions qui sont choisis. Il y a dans ce mouvement une demande sociale évidente. Une demande politique aussi, le désir d’une participation citoyenne. «Ce que devrait dire Macron ? Son geste le plus fort serait de rétablir l’ISF mais il ne le fera pas. Le gouvernement lâche des petites choses, il ne propose pas l’équivalent d’un Grenelle, ni de revaloriser le smic. Comme en 1789, dont le langage est très présent durant ce conflit même dans ses excès - jusqu’à des allusions à la guillotine -, il faudrait mettre en place des cahiers de doléances. Revaloriser le smic aussi. «Quand Macron ou d’autres parlent de nouveau monde, ils n’ont pas de mémoire. Mais cette mémoire revient quand on s’y attend le moins. Une vieille mémoire de la révolte et du désir d’égalité qui est bien plus vivante dans les couches populaires que dans la bourgeoisie. Quand j’étais enfant, je me souviens de ma mère disant : "On n’est plus au temps des rois." C’était le pire régime qu’il soit. On avait tous en mémoire Victor Hugo, l’écrivain du peuple et de la République. Il n’y a pas de nouveau monde, ça n’existe pas, il y a un monde qui continue, se construit, et il contient le passé.

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Ile-de-France : le tarif du passe Navigo gelé

Ile-de-France : le tarif du passe Navigo gelé | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le prix de l'abonnement de transport mensuel restera fixé à 75,20 euros l'an prochain, a annoncé lundi la présidente de la région. Voilà qui sera bon pour le pouvoir d'achat des Franciliens et les entreprises. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé ce lundi dans « Le Parisien » que le prix du passe Navigo n'augmentera pas l'an prochain. L'abonnement de transport mensuel « toutes zones » restera donc fixé à 75,20 euros. Après deux années de forte hausse, Valérie Pécresse avait déjà renoncé à l'augmenter cet été , principalement en raison de la longue grève de la SNCF du printemps qui a fortement pénalisé les banlieusards. À LIRE AUSSI Des transports gratuits pour les jeunes Parisiens en 2019 « Deux ans sans augmentation du passe Navigo d'affilée, ce n'est quasiment jamais arrivé », se félicite-t-elle, en annonçant également la gratuité dès mars prochain de 27.000 places de parkings relais près de gares où les automobilistes peuvent laisser leur voiture pour prendre le train. Ils économiseraient ainsi quelque 500 euros par an. Déjà évoquée, la troisième mesure annoncée par la présidente de la région capitale, la création d'une indemnité de covoiturage , jusqu'à 700 euros par mois, risque d'être plus complexe à mettre en oeuvre du fait des autorisations à obtenir, par exemple en matière de fichiers de conducteurs. Le versement transport pas affecté Interrogée fin novembre sur une éventuelle hausse, Valérie Pécresse avait déclaré « si augmentation il y a, elle sera la plus faible possible ». Elle avait expliqué alors que la multiplication des contrôles, de meilleures ventes de tickets, l'installation de barrières de contrôle à la gare Saint-Lazare et l'augmentation de l'offre de transports « laissent prévoir une bonne dynamique des recettes qui permettrait d'absorber les hausses ». Ces annonces sont aussi une bonne nouvelle pour les entreprises qui remboursent au moins la moitié du passe à leurs salariés. Mais cela ne change rien pour le versement transport. Or, sur les 6,2 milliards d'euros de recettes de fonctionnement des transports inscrites au budget 2018, le versement transport représente 4,4 milliards d'euros. Il devrait augmenter en 2019 pour certaines entreprises qui changent de barème afin de financer le métro du Grand Paris.

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Paris manque d’attractivité aux yeux des investisseurs immobiliers

Paris manque d’attractivité aux yeux des investisseurs immobiliers | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le classement du cabinet PwC auprès d’investisseurs immobiliers internationaux montre que Paris n’est toujours pas dans le top 10 des villes européennes les plus attractives. Cette enquête a été réalisée entre les mois de juin et de septembre, avant le lancement du mouvement des « gilets jaunes ». L’Allemagne place quatre villes dans les dix premiers du classement, et c’est l’inattendue Lisbonne, au Portugal, qui prend la première place. Malgré tout, il existe un écart entre la perception du marché immobilier, et la réalité du terrain. Ainsi, Lisbonne n’a engrangé que 600 millions d’euros d’investissements immobiliers au troisième trimestre 2018, contre 6 milliards pour Paris. La capitale française est le second marché en Europe en termes de volumes investis, toujours loin derrière Londres et ses 15 milliards. La capitale britannique continue d’exercer une grande fascination auprès des investisseurs immobiliers étrangers, même avec le Brexit à l’horizon. Mais le divorce avec l’Union européenne, qui sera effectif en mars prochain, relègue Londres parmi les villes européenne les moins attractives : elle pointe ainsi à la 29e place, sur 31. Le mouvement des « gilets jaunes » est-il de nature à dégrader encore l’image de Paris aux yeux des investisseurs ? Les images de la ville en proie aux flammes et à la violence ont fait le tour du monde. Toutefois, si le gouvernement apporte les réponses qu’il faut, l’impact sur les investisseurs pourrait être faible. Ces derniers surveillent surtout le chantier du Grand Paris, ainsi que la loi Logement qui doit renforcer la lutte contre les recours abusifs.

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Rélexion sur l'eau et le Grand Paris > La lettre ouverte de Bernard Landau aux élus de la métropole du grand Paris 

Rélexion sur l'eau et le Grand Paris > La lettre ouverte de Bernard Landau aux élus de la métropole du grand Paris  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

L’association La Seine n’est pas à vendre s’est récemment élevée avec d’autres et de très nombreux habitants, contre certains projets parisiens de Réinventer la Seine. Face à cette mobilisation, la Ville de Paris a commandé une étude à l’APUR et a annoncé la mise en place d’un atelier Seine en janvier 2019 afin de dégager une vision globale de la Seine dans Paris pour les prochaines années. Elle sursoit aux projets contestés dans l’attente des conclusions de cet atelier où associations et institutions seront invitées à participer. Un autre projet à Nogent sur Marne initié par Réinventer la Métropole, soulève un tel tollé local qu’élus, promoteurs et architectes doivent revoir leur copie ! Ces messages n’ont manifestement pas été entendus partout. Le président de la Métropole a annoncé au récent SIMI vouloir lancer une troisième session de Réinventer la Métropole en 2019 sur le thème : « Construire au bord de l’eau ». La proposition doit être examinée lors de la présentation du rapport de Roland Castro « Du grand Paris au Paris en grand » aux Maires de la Métropole le 11 décembre prochain. Nous sommes convaincus que ce n’est ni une bonne idée, ni une bonne façon d’engager un débat sur les enjeux de la Seine pour le Grand Paris. Réinventer la Seine, dont les textes empruntent aux écrits d’Antoine Grumbach, mais dont la méthode dit souvent le contraire, s’est, malgré quelques propositions intéressantes, limité à un chapelet d’opérations immobilières locales sur foncier public dont on ne comprend pas toujours la cohérence et l’intérêt public. La Seine, et plus généralement l’intégralité du réseau des voies d’eau irriguant le territoire du grand Paris dont ils sont géographiquement et historiquement l’élément fondateur - ne parle-t-on pas de Seine Saint Denis, de Val de Marne, de Hauts de Seine, de Seine et Oise -, sont les grands oubliés de ce Grand Paris Métropolitain, comme si l’eau ne participait pas au territoire. Que ce soit dans le projet de SCOT ou dans le rapport Castro on cherche en vain l’énoncé d’une problématique, un paragraphe un peu structuré qui jetterait les bases d’une réflexion, d’une vision des relations que la Métropole entretiendrait avec ses voies d’eau et la Seine. Seuls le Schéma directeur régional d’Ile-de-France (SDRIF) et le Schéma rrégional de cohérence écologique (SRCE) y ont consacré, dans leurs objectifs stratégiques, recommandations écrites et prescriptions cartographiées. Antoine Grumbach, dans ses nombreuses contributions, a mis par ailleurs en perspective l’ambition d’une métropole mondiale ouverte sur la mer dont la Seine est l’épine dorsale ; son engagement a commencé à porter ses fruits sur la grande échelle de Paris au Havre, mais semble encore ignoré des responsables métropolitains. Pourtant, d’autres métropoles « fluviales » en France, Rennes, Nantes, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, sans parler des autres grandes métropoles européennes, ont depuis longtemps engagé ce débat, chacune avec ses propres modalités, en s’efforçant d’associer institutions, collectivités, universités, entreprises et citoyens. Commissions thématiques, conférences citoyennes, études et plans-guides, musées hors-les-murs et fêtes, ont permis d’inspirer, d’irriguer l’action ; les résultats commencent à se manifester avec inventivité. Il est temps de se préoccuper de la Seine, des canaux, de la Marne, de l’Oise et de leurs affluents. De nombreuses opportunités sont à saisir : fret fluvial, loisirs, Seine comme paysage, comme patrimoine, vecteur de mobilités, éléments de composition de l’urbanisation écoresponsable de ses rives et soucieuse des risques d’inondation. Une prise de conscience avait déjà commencé avec notamment le Festival de l’Oh du Val-de-Marne et d’autres initiatives populaires exprimant la compréhension de ce qu’est un fleuve, aussi bien la gestion de l’eau que sa géopoétique et l’envie de s’y impliquer. A l’heure des enjeux climatiques, de la prise de conscience de l’importance des trames vertes, noires et bleues dans la perspective de territoires résilients, de la redécouverte de ce que les fleuves apportent aux territoires urbanisés qu'ils traversent et à leurs habitants de tous âges, la Métropole du Grand Paris ne peut se contenter d’une idée « ludique et originale » par des appels à construire sur les bords des voies d’eau. La Seine n’est pas à vendre propose que soit organisé un débat public et citoyen sur La Seine et ses affluents, afin de développer une vision collective porteuse d’un projet à la mesure du Grand Paris, avec les ouvertures nécessaires sur l’aval et l’amont.

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Pour en finir avec 'opposition rural / urbain qui n'a aucun sens

Pour en finir avec 'opposition rural / urbain qui n'a aucun sens | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

« L’Etat a abandonné les campagnes et la France véritable. » La phrase est de Marine Le Pen, mais l’analyse est partagée bien au-delà du Rassemblement national (RN). En témoignent les déclarations de certains Gilets jaunes exprimant leur sentiment de relégation et les batailles d’’experts sur une France « périphérique » ou « péri-urbaine » abandonnée au profit des métropoles. Pour autant, et c’est un paradoxe, la photo actuelle ne montre pas d’abandon uniforme des territoires ruraux. Au contraire ! Leurs habitants sont les mieux dotés en argent public, notamment parce que la France a choisi de mailler régulièrement son territoire. Les habitants des campagnes sont les mieux dotés en argent public, notamment parce que la France a choisi de mailler régulièrement son territoire Twitter Il y a peu d’élèves par classe en Lozère parce qu’il y a peu de Lozériens au kilomètre carré. Mais sauf à imposer aux collégiens de ce département des déplacements interminables, il est indispensable de construire des établissements, bien que peu fréquentés. Des campagnes mieux dotées Dotations de l'Etat par habitant selon le département en 2017. graphe_campagne_3.png Source : DGCL et Insee Facebook Twitter L’autre raison, c’est la surreprésentation des ruraux à l’Assemblée nationale, et la forte capacité de lobbying de leurs élus. Dernier avantage : certains services sont moins chers à la campagne qu’en ville, à l’image des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), qui offrent davantage de places (rapporté à la population des plus de 75 ans), notamment en raison du coût des terrains sur lesquels ils sont construits. Les ruraux sont mieux représentés à l’Assemblée nationale Nombre d'habitants que représentent les députés de chaque département graphe_campagne_2.png Facebook Twitter L’effet des politiques de « rationalisation » Cela ne veut pourtant pas dire que tout va bien. Si « disposer d’un état exhaustif des services publics et de leur évolution en France est une gageure », rappelle l’urbaniste François Taulelle, on observe depuis trente ans une « dédensification des services publics plus marquée dans les espaces de faible densité que dans les pôles urbains », ont calculé les chercheurs Aleksandra Barczak et Mohamed Hilal. Sous l’effet des politiques de « rationalisation » des services publics, nombre d’entre eux ont été regroupés ou numérisés Twitter Sous l’effet des politiques de « rationalisation » des services publics – révision générale des politiques publiques (RGPP) sous Nicolas Sarkozy, modernisation de l’action publique (MAP) sous François Hollande –, de nombreux services ont été regroupés ou numérisés. Moins d’écoles et moins de gares en zones rurales Variation du nombre de communes équipées en services publics, entre 1980 et 2013, en %. graphe_campagnes_1.png Source : A. Barzack et M. Hilal d’après Insee. Facebook Twitter Par ailleurs, un inquiétant vieillissement des médecins touche les territoires ruraux. Pour le moment, la densité de médecins généralistes demeure assez importante, mais demain ? Moins des médecins spécialistes dans les campagnes Déléi médian d'obtention d'un rendez-vous médical selon le type de communes en 2017, en jours. graphe_campagne_4.png Source : Insee. Facebook Twitter Dans un contexte où Emmanuel Macron veut faire 30 milliards d’euros d’économies par an sur les dépenses publiques à l’horizon 2022, les craintes sont légitimes, que ce soit pour les comptes des collectivités locales (baisse des dotations classiques, recul des emplois aidés) ou pour la politique d’équipement du territoire (petites lignes de train). Le tout alors que des chantiers importants restent sur la table, au premier rang desquels les inégalités de couverture mobile et d’Internet haut débit.

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#Immobilier > Le biomimétisme, une co-construction pluridisciplinaire, Rencontre avec Pauline Philippe

#Immobilier > Le biomimétisme, une co-construction pluridisciplinaire, Rencontre avec Pauline Philippe | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Pauline Philippe est chef de projets en biomimétisme et immobilier durable chez Elan, conseil en immobilier. Qu’est-ce que le biomimétisme ? Le biomimétisme est une méthode qui consiste à s’inspirer des principes du vivant afin de réaliser un immobilier durable, adaptable à chaque projet en fonction de ses enjeux. La méthode d’accompagnement à la démarche biomimétique, que j’ai développé chez Elan, se résume en 3 phases : - Acculturation de l’approche bio-inspirée et identification des enjeux écosystémiques du projet - Compréhension et transposition des modèles biologiques pour insuffler de nouvelles idées - Faisabilité et implémentation des concepts développés dans le projet. Quelle est la place du biomimétisme dans l’immobilier ? Le biomimétisme est un sujet en devenir, apporteur de méthodes et de solutions pour la ville de demain. ELAN est une agence créative de conseil en immobilier qui s’articule autour de trois axes : - Green planet, construire durablement (bas carbone, biomimétisme, économie circulaire, de biodiversité, de biophilie, de démarches de certifications, etc.) - Digital way, utiliser le digital dans l’immobilier. - User expérience, intégrer les usages au développement de projets. Quels sont les enjeux et les freins du biomimétisme dans l’immobilier ? Compte tenu des enjeux mondiaux actuels, il est urgent de concevoir autrement, de concevoir un immobilier régénératif à externalités positives bénéfique pour son environnement proche. L’objectif est de créer des synergies entre les bâtiments situés dans ce périmètre afin de réaliser un véritable écosystème. Les freins principaux au développement du biomimétisme sont l’éducation à la biologie, aujourd’hui peu présente dans le domaine universitaire. Quelle évolution du biomimétisme dans l’immobilier ? Cette année, la 3ème édition du salon Biomim Expo, organisée par New’ Corp et portée par le CEEBIOS (Centre Européen d’Excellence Européen du Biomimétisme de Senlis) a connu un attrait grandissant d’acteurs : professionnels de l’immobilier et de secteurs variés, développeurs de solutions biomimétiques, étudiants qui seront les professionnels de demain. Cette évolution illustre l’engouement pour le biomimétisme dans le domaine de l’immobilier. De quoi l’immobilier d’aujourd’hui peut-il déjà s’inspirer ? Trois échelles caractérisent le biomimétisme. L’échelle des formes qui est surtout liée à l’architecture des bâtiments, l’échelle des matériaux qui correspond principalement aux innovations technologiques et l’échelle de l’écosystème qui permet de créer des cycles vertueux et de créer des échanges entre les entités urbaines. Le biomimétisme se travaille aussi à plusieurs échelles géographiques, que ce soit à l’échelle de l’immeuble qui peut avoir de multiples interactions internes mais aussi avec l’extérieur, ou à l’échelle de l’îlot et/ou du quartier. Un projet biomimétique est nécessairement porté par une équipe pluridisciplinaire. Ecologue, biologiste, entomologiste sont des profils scientifiques qui s’intègrent au groupement pour concevoir un projet immobilier biomimétique aux côtés des architectes, paysagistes et maitres d’ouvrages convaincus de l’importance de l’engagement environnemental. Une acculturation à la connaissance du fonctionnement du vivant est une étape également incontournable pour s’inspirer de la nature. Photo de couverture: bâtiment biomimétique, Arcueil - Lauréat du concours "Inventons la Métropole du Grand Paris"

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Et votez > Ile-de-France : Découvrez le design des métros des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express

Et votez > Ile-de-France : Découvrez le design des métros des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Aurez-vous du nez pour sélectionner le futur avant du métro? Ile-de-France Mobilités et la Société du Grand Paris proposent aux Franciliens de choisir le design des métros des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. Et c'est le nez des rames qui est ouvert au vote du 10 au 31 décembre. Trois avants sont proposés et à départager. «Avec la Société du Grand Paris et Alstom, nous proposons d'ajouter une signature lumineuse au métro permettant d'annoncer son arrivée aux voyageurs sur les quais», explique Ile-de-France Mobilités. Cette «signature lumineuse» est ce qui distingue les trois nez, qui offriront grâce à «un pare-brise extra-large une vue panoramique sur l'avancée dans le tunnel et en stations», poursuit l'entreprise.

Outre le vote pour le nez des métros, une vidéo donne un aperçu de l'intérieur des futures 183 rames Alstom. Le design de celles-ci est en cours de finalisation «avec l'appui des associations d'usagers des transports en commun», indique Ile-de-France Mobilités. Toutefois, on sait qu'elles seront «de grande capacité et 100% accessible», «équipées de la climatisation, d'une connexion Internet, de vidéoprotection, de prises USB, d'écrans d'information». Les métros des lignes 15,16 et 17 pourront circuler jusqu'à 110 km/h en mode automatique.

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Comment les acteurs du Grand Paris pensent la ville de demain

Comment les acteurs du Grand Paris pensent la ville de demain | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Veni, vidi, vici, c'est terminé ! « J'arrive, je cède des charges foncières, je prescris des obligations et je m'en vais. Ce modèle connaît ses limites », assure Thierry Lajoie, directeur général de l'établissement public Grand Paris Aménagement (GPA). Au Salon de l'immobilier d'entreprise (Simi), "l'habitant" revient sur le devant de la scène. « Quand on construit quelque chose sans les gens, ils pensent qu'on construit contre eux. » C'est pourquoi Thierry Lajoie a commandé une enquête à Harris Interactive sur "les Franciliens et la ville de demain". Il en ressort que sur les 2.000 personnes interrogées entre le 22 novembre et le 3 décembre dernier, et donc en pleine crise des "gilets jaunes", plus des trois quarts souhaitent à l'avenir une mobilité renforcée et s'investir dans une vie plus qualitative. En matière de déplacements urbains, premier émetteur de gaz à effet de serre, 88% d'entre eux espèrent ainsi des transports communs à l'heure et 80% un forfait unique pour les transports publics et individuels. « La région Île-de-France est présentée ou considérée comme une population individualiste, mais on n'est pas uniquement sur le "moi et ma voiture personnelle" », commente le sondeur Jean-Daniel Lévy. Les autres demandes prioritaires qui émergent sont d'ailleurs de nature écologique : 82% du même panel veut produire de l'énergie, 77% bénéficier de services plus rapides et 75% cultiver son jardin en ville. Cinquante ans après mai 1968 et son slogan guévariste "Soyons réalistes, exigeons l'impossible", Réana Tahéraly, chargée de l'innovation chez GPA, résume cela d'une formule du même esprit : "L'infini va être possible. La production de la ville en temps réel va être possible." Un troisième concours métropolitain le long de l'eau ? "L'anticipation des usages de la transition énergétique" et "le déploiement des services numériques urbains" sont également inscrits dans le cahier des charges de la deuxième édition du concours "Inventons la métropole" du Grand Paris. La MGP et Grand Paris Aménagement construisent d'ailleurs une filiale commune pour porter les projets de ce type. « Nous n'allons pas créer une structure qui lui ferait concurrence, explique Patrick Ollier. Ce serait de la dispersion de moyens et donc contraire à l'intérêt général. » Le président de la métropole, qui refuse de s'exprimer sur une éventuelle suppression de départements sur son territoire, a en effet d'autres perspectives en tête. Avec l'architecte Roland Castro, auteur d'un rapport sur "Paris en grand", il rêve déjà d'une troisième compétition d'urbanisme cette fois "le long de l'eau". Le projet doit être encore soumis au bureau de la MGP mais Patrick Ollier est déjà en contact avec l'Élysée pour lever tout blocage. Il y a 15 jours, la métropole votait par ailleurs l'instauration au 1er juillet 2019 d'une zone à faibles émissions afin d'interdire la circulation des véhicules les plus polluants à l'intérieur de l'A86. À la rentrée sera lancée une campagne de communication et de concertation pour rappeler aux Grand-parisiens qu'ils peuvent bénéficier de 9.000 et 16.000 euros d'aides cumulées pour de nouvelles voitures d'occasion ou neuves. Des contrôles aléatoires et pédagogiques seront aussi menés pour voir si les gens ont bien compris. « Nous ne sommes pas dans le punitif mais dans le constructif. C'est toujours mieux que des conséquences qui tombent comme des guillotines », estime enfin Patrick Ollier.

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Grand Paris : un tiers des Franciliens prêts à déménager pour saisir les opportunités 

Grand Paris : un tiers des Franciliens prêts à déménager pour saisir les opportunités  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le projet du Grand Paris, avec ses 200 kilomètres de voies ferrées et ses 68 nouvelles gares, risque de bouleverser le secteur immobilier de l’Île-de-France. Plus d’un tiers (34%) des Franciliens se disent ainsi prêts à déménager pour profiter de ces nouveaux aménagements, selon un sondage IFOP réalisé pour la Chambre des Notaires de Paris et relayé par Les Echos. De « nouvelles perspectives de logement » 75% des sondés estiment que le Grand Paris offrira de « nouvelles perspectives de logement » et 71% pensent qu’il permettra « de déconcentrer le marché de l’immobilier parisien grâce aux nouvelles lignes de transports ». Le principal facteur qui pousse les sondés à envisager un déménagement est l’accès à une plus grande mobilité (82%). L’enquête révèle aussi que 86 % des Franciliens interrogés sont satisfaits de leur logement mais moins de leur quartier (72%). Avec toutefois des différences notables selon les départements. Les habitants des Hauts-de-Seine affichent la meilleure satisfaction (81%) et ceux de Seine-Saint-Denis, la plus basse (54%).

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#GrandParis : d'après leurs présidents, les départements de petite couronne ne seront pas supprimés #Collectivités

#GrandParis : d'après leurs présidents, les départements de petite couronne ne seront pas supprimés #Collectivités | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Selon les présidents des sept conseils départementaux d'Ile-de-France, le gouvernement a renoncé à son projet de suppression des départements de petite couronne, initialement envisagé dans le cadre de la réforme du Grand Paris. C’est un grand soulagement. Dans un communiqué publié ce mardi, les présidents des sept conseils départementaux d'Ile-de-France annoncent que les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) ne seront pas supprimés. Une piste pourtant envisagée par l’exécutif il n’y a encore pas si longtemps. Mettons l’intelligence en œuvre dans la distribution Seulement voilà, le gouvernement aurait finalement renoncé à ce projet inscrit dans un rapport que lui a remis le préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot, fin 2017 pour alléger le millefeuille territorial dans le cadre de la réforme de la Métropole du Grand Paris. "’Nous ne voulons pas supprimer les Départements’. Avec ces quelques mots, la Ministre chargée de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, a confirmé l’abandon du projet de suppression des Départements franciliens", se réjouissent les représentants de ces derniers dans le communiqué. Les départements restent inquiets pour leurs ressources Ainsi, c’est au cours d’une réunion organisée autour d’Elisabeth Borne, du Préfet de Région, des représentants des sept départements franciliens et de la ville de Paris que la ministre en charge de la Cohésion des territoires a fait cette annonce "après plus d’une année d’incertitudes quant au devenir des services publics départementaux". "Cet abandon résulte -nous en sommes convaincus- de la mobilisation des habitants, des Maires, des agents départementaux et des élus des 7 Département franciliens", soulignent les auteurs du communiqué. Ils disent néanmoins rester "inquiets quant aux ressources des collectivités et singulièrement celles des Départements", pointant les niveaux records atteints par "les contraintes budgétaires" qui "constituent désormais la menace la plus forte contre les politiques publiques originales qu’(ils) défendent". Et d’ajouter: "Vendredi dernier, au cours de cette réunion présidée par le Préfet Cadot, le Gouvernement a tenté de prélever à nouveau les ressources départementales… pour financer le projet d’intérêt national, porté par un établissement public d’État: le Grand Paris Express! Unanimement, les 8 Départements franciliens ont rejeté cette proposition".

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#GrandParis Express > Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur :  L'information voyageur et le design des gares [Vidéo]

Pour concevoir le mobilier des gares du Grand Paris Express et l’information voyageur, la Société du Grand Paris s’est entourée d’une équipe pluridisciplinaire. Elle a fait appel à deux grands noms dans le domaine du design et du graphisme : Patrick Jouin et Ruedi Baur. Ils vont nous expliquer leur démarche pour rendre nos futurs trajets efficaces et agréables.

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Grand Paris Express : on recrute des mineurs ! 

Grand Paris Express : on recrute des mineurs !  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Avec les travaux du Grand Paris express, le métier de mineur revient au goût du jour. Surprenant. Oyez, oyez ! La demande peut paraître insolite en 2018, mais on recherche en ce moment des mineurs. Le mot à lui seul fait penser aux « gueules noires », ces ouvriers qui exploitaient les mines de charbon jusqu’au début des années 2000. Mais les travaux du Grand Paris express ont remis le métier au goût du jour. La direction territoriale de Pôle emploi dans le Val-de-Marne vient ainsi d’être saisie par Horizon, un groupement d’entreprises parmi lesquelles figure Bouygues construction, pour faire remonter ce besoin. « C’est la première fois qu’on nous fait cette demande sur le département », reconnaît Jean-Philippe Delcourt, le directeur territorial de Pôle emploi sur le Val-de-Marne. Le groupement recherche un groupe de 10-15 personnes en CDI ou CDD pour juin-juillet prochain afin de travailler sur la ligne 15 sud notamment dans le Val-de-Marne et d’autres départements. Il ne s’agit pas de creuser les 180 km de tunnel où va passer le supermétro. Là, ce sont des machines, les tunneliers qui sont à l’œuvre. Les mineurs traditionnels interviennent sur des parties annexes : « C’est pour creuser des puits pour l’aération, des niches de secours, des galeries de petite section. Là où le tunnelier ne passe pas », reprend-il. Plus d’une centaine de postes Le mineur travaille avec des mini-engins, avec un pic de mineur et à la pelle. « Il ne faut pas être frêle d’épaule, prévient-on à AFOR-TP, l’un des principaux organismes de formation situé à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Quand ils ont creusé une certaine longueur, les mineurs boiseurs consolident la galerie avec des cintres métalliques et de l’enfilage de planches ou de taules pour se protéger. » Un métier difficile. Pas de gueule noire car pas de charbon, mais on est sale. Il faut aussi rester jusqu’à sept heures en souterrain et ne pas être claustrophobe car l’espace est confiné, mais d’après le directeur de l’AFOR-TP « quand on y a goûté, on le fait toute sa vie » : « Techniquement, c’est intéressant. C’est jamais la même configuration de terrain. Il y a aussi un esprit de corps qui soude les équipes. C’est une confrérie. » Pôle emploi ajoute la fierté de participer à un chantier d’envergure. Le besoin est là, plus d’une centaine de postes recherchés pour le Grand Paris express, mais aussi pour d’autres grands chantiers, et les compétences sont rares. Les personnes qui se lanceraient dans l’aventure sont donc quasi assurées d’avoir du travail. Pas de diplôme ou de qualification requis, il faut « juste » être motivé, accepter de travailler en souterrain et être en bonne condition physique. « Il faut aussi arriver à l’heure, car c’est un travail d’équipe. S’il manque quelqu’un, l’équipe se met en risque », insiste l’AFOR-TP. Une formation de trois mois et demi à quatre mois prise en charge par Pôle emploi et peut-être la Région sera proposée pour connaître les attentes en termes de savoir être, les connaissances techniques et la sécurité. Salaire avancé : plus du SMIC, sans compter les différentes primes : « Un ouvrier formé qui travaille bien peut gagner entre 1 800 et 2 200 € nets », avance un professionnel. Toute personne intéressée doit se rapprocher de son agence Pôle emploi.

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Des satellites pour surveiller les tunnels du Grand Paris

Des satellites pour surveiller les tunnels du Grand Paris | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Il y a quelques jours, débutait à Bagneux, l’assemblage du troisième tunnelier du Grand Paris Express, ce gigantesque réseau de 200 kilomètres de lignes de métro bientôt mises en service dans le cadre du Grand Paris. Deux autres premiers, baptisés Steffie-Orbival et Malala, ont déjà parcouru plusieurs centaines de mètres dans le sous-sol de l’Ile-de-France, pour creuser le tunnel de la future ligne 15. Steffie-Orbival, qui a été le premier à entrer en action, "est à 30% d'avancement et se situe à plus de 600m du futur site de maintenance et de remisage (SMR), dans la commune de Champigny-sur-Marne"», indiquait, il y a quelques jours, la société Demathieu Bard, mandataire du groupement en charge de cette portion (T2C) de la ligne 15… Ce troisième tunnelier commencera a forer à partir de janvier prochain au départ de la gare de Bagneux pour aller vers la gare Fort d’Issy, Vanves et Clamart où il devrait arriver à l’été 2020. PUBLICITÉ inRead invented by Teads 21 tunneliers prévus Fin février commencera, parallèlement l’assemblage du premier tunnelier de la portion sud de la même ligne L15, à partir de la gare de Créteil l'Échat d’où elle rejoindra Champigny-sur-Marne. Elle creusera environ 4,2 km -entre 25 et plus de 50 m de profondeur. Ce n'est qu’un début: dans quelques mois, ce sont 21 engins, fournis par l’allemand Herrenknecht, qui creuseront le sous-sol parisien. Chacun d’entre eux fait presque 10 mètres de diamètre, mesure plus d’une centaine de mètres de long et travaille 24 heures sur 24, cinq jours sur sept. "Nous aurons dès cette année jusqu'à 10 tunneliers en activité sur la ligne 15, auxquels s'ajouteront les 8 prévus sur la ligne 16...", détaille Bernard Cathelain, membre du directoire de la Société du Grand Paris.

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André Santini : « Jupiter, c'est bien, mais terre à terre, c'est mieux ! »

André Santini : « Jupiter, c'est bien, mais terre à terre, c'est mieux ! » | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le Point : Quel regard portez-vous sur le mouvement des Gilets jaunes  ? André Santini : Vous savez, c'est vraiment la France de l'Ancien Régime. Des couples disent qu'ils travaillent tous les deux, qu'ils touchent 1 200 euros, et qu'avec la voiture ils n'arrivent plus à joindre les deux bouts... C'est pour moi une détresse. Ce que décrivait La Bruyère pour les paysans avant 1789. Les gens ont l'impression d'être abandonnés dans leur quotidien par un gouvernement et une administration centrale complètement déconnectés des réalités des territoires. Cette contestation sociale et ce ras-le-bol généralisé prennent racine dans le sentiment de trahison qu'éprouvent nos concitoyens vis-à-vis du président et de ses conseillers. Souvenez-vous de Benjamin Griveaux qui fut l'un des premiers à parler de «  nouveau monde  ». C'est celui d'une France du XXIe siècle dont il exclut ceux «  qui fument des clopes et roulent au diesel  », celui d'une France dégradée par l'aggravation de la fracture territoriale. Quelle plus belle illustration d'une France d'en haut contre celle d'en bas pourrait-on faire  ? C'est d'une violence… On ne gère pas ses concitoyens comme des numéros de dossiers, il y a des réalités derrière chacun d'entre eux, faire preuve de tant de mépris social, c'est affligeant et révoltant. Ce sentiment de révolte s'est propagé dans notre pays, et les gens manifestent leur mécontentement et leur solitude. Rien n'excuse la violence, bien sûr, et il faut la condamner. Mais je crois que nous assistons à une crise sociale majeure de ce début de XXIe siècle. Les Gilets jaunes ne sont d'ailleurs pas les seuls à exprimer leur colère et leurs doléances. Regardez les ambulanciers ou encore les lycéens qui demandent le retrait notamment du projet de Service national universel... Pourtant, tout indique que, collectivement, nous n'avons jamais eu autant de raisons d'espérer. Nous n'avons jamais vécu aussi longtemps, en aussi bonne santé, avec un tel accès à la connaissance, nous n'avons jamais été aussi riches… Mais c'est extrêmement mal réparti  ! Vous regrettez la disparition du vieux monde, balayé par la macronie  ? Oui, le vieux monde avait des règles. Le monde actuel n'a plus de traditions, n'a pas de structures, ça débouche sur n'importe quoi. Même quand le marquis de Montespan mettait des cornes sur son carrosse pour dire qu'il était le plus grand cocu de France, ça avait de la classe. Quand vous avez vu arriver Emmanuel Macron, imaginiez-vous qu'il allait prendre le pouvoir  ? Tout le monde pensait que ça allait être un feu de paille, car il n'avait ni appareil politique derrière lui ni les critères classiques requis pour prétendre à arriver au sommet de l'État… Et pourtant, il a su profiter des déboires grotesques de François Fillon et de la naïveté de François Hollande. Il faut tout de même lui reconnaitre un certain flair… Gérard Collomb, avant de démissionner, a pointé le «  manque d'humilité  » de l'exécutif. Faut-il y voir un péché originel de la part d'Emmanuel Macron et de son gouvernement  ? Il n'est pas dans l'empathie… Comme beaucoup d'hommes politiques aujourd'hui, il a moins d'esprit et il méprise «  les intermédiaires  ». Et il se prend un retour de boomerang d'une puissance inouïe. Il est passé sous son socle du premier tour de la présidentielle. À force de descendre dans les sondages… On connait la suite  ! C'est la chronique d'un naufrage annoncé, la «  chute d'Icare  », depuis son été horribilis marqué par l'affaire Benalla et la fuite de Nicolas Hulot qui a enfin ouvert les yeux sur son instrumentalisation. Il doit revenir aux fondamentaux : écouter les élus et mener une politique utile aux citoyens. C'est ce que je m'attache à réaliser depuis 38 ans à Issy-les-Moulineaux. Pour agir correctement et efficacement, il faut connaître ses dossiers et respecter les gens qui, sur le terrain et au quotidien, vont en subir les conséquences  ! Quand je vois le nombre de maires qui démissionnent parce que l'État leur coupe les vivres, qu'il les laisse seuls face à des problèmes quotidiens immenses et complexes, je suis scandalisé. Et c'est très dangereux pour l'avenir de notre pays. Mais les technocrates s'en foutent, ils ne s'en rendent même pas compte…, c'est affolant ce dédain, ce mépris. Cela coûtera définitivement cher à Macron s'il ne redresse pas la barre dans ce domaine… Il faudrait qu'il apprenne la modestie. Qu'il ne se pense pas si intelligent. Mépriser les gens comme il le fait… Jupiter, c'est bien, mais terre à terre, c'est mieux  ! Pouvez-vous me dire en quoi il change la vie des gens  ? Les élus se sont réunis lors du Congrès des maires fin novembre. Partagez-vous leur colère ? Les maires ont raison de gueuler contre l'État. Il faut dire qu'ils ont fait fort : il n'y a plus de compensation et on nous enlève de l'argent au nom de la péréquation… (mécanisme de redistribution, NDLR). Ce que nous vivons actuellement, c'est une prise de pouvoir des technocrates sur les élus locaux. Supprimer la taxe d'habitation sur le dos des communes, c'est populaire, bien sûr, c'est sexy. Mais seulement dans un premier temps, car si l'État nous dit qu'il compensera à l'euro près, nous savons bien que cela ne tiendra pas dans la durée. Et, à ce moment-là, il faudra faire des choix et diminuer les services publics locaux. Certaines communes commencent d'ailleurs à le faire aujourd'hui même. Et puis, c'est tellement loin de l'esprit de décentralisation, de l'autonomie financière des collectivités locales, pourtant garantie par la Constitution. Ce n'est pas en méprisant les élus locaux qu'Emmanuel Macron parviendra à moderniser le pays… Faut-il craindre une vague populiste lors des prochaines élections européennes  ? Le populisme n'est plus à craindre, il est déjà là  ! On le voit avec la pulvérisation du clivage politique traditionnel, remplacé par un autre clivage qui oppose les populistes à ceux qui ont une position centrale, qui n'est pas centriste, incarnée par Emmanuel Macron. Il n'est pas centriste, car il n'est pas dans la conciliation, le pragmatisme, l'humanisme. Il est simplement dans le déroulement d'un programme technocratique de réhabilitation du pays, mais sans souffle, sans espérance. Le macronisme est avant tout une affaire de statistiques plus que de tripes  ! C'est ce qui dessert aujourd'hui Macron, c'est ce que les gens ressentent comme une attitude hautaine et méprisante, qui n'est peut-être que la froide indifférence du calcul d'un haut fonctionnaire aux intentions louables… Quels que soient le crédit et la vertu que l'on donne à ce calcul, les Français attendent mieux. Les élections européennes risquent d'exprimer tous ces regrets et ces déceptions envers un président jeune et dynamique, en qui les citoyens fondaient beaucoup d'espoirs, aujourd'hui déçus. Puisque le clivage traditionnel n'existe plus, vers qui se tourner sinon les populistes  ? C'est l'alternative terrible, destructrice, le revers démocratique de la disparition du clivage droite-gauche qui hante toutes les démocraties occidentales. En face, faut-il un front républicain  ? Le front républicain a vécu, il n'a plus de sens justement parce qu'il n'y a plus de clivage droite-gauche. Par définition, ce vieux clivage excluait tous ceux qui étaient en dehors et qui étaient frappés du sceau de l'anti-républicanisme. Souvenons-nous qu'il est apparu au moment de la première Assemblée nationale, sous la Révolution  ! Mais qui défend encore aujourd'hui la République  ? À mon grand désespoir, cette noble idée, celle de Victor Hugo, de Clemenceau, de Bonaparte aussi, paraît désuète. Le point de fracture ne se situe plus entre antirépublicains et républicains, il se situe entre des visions du monde différentes, entre conservatisme et progressisme, entre ouverture et repli, entre nationalisme et universalisme. Il faut être patient, le paysage politique se recompose, et dans cet intervalle il faut défendre avec force les valeurs auxquelles nous sommes attachés et qui sont constitutives de notre nation. Il y a une troisième voie pour les centristes… mais pas avec Macron  ! Vous êtes un des derniers barons-maires d'Île-de-France. Quel est le secret de votre longévité  ? Le travail  ! Je suis sur le terrain 7 jours sur 7 et je suis tous les chantiers moi-même. Je lis beaucoup, j'écoute les habitants et je décide. Cela peut sembler évident, mais peu de gens savent décider. Il suffit de regarder les tergiversations du gouvernement sur beaucoup de sujets, mais c'est un mal que je retrouve beaucoup autour de moi. «  Il est bien plus naturel à la peur de consulter que de décider  », disait le cardinal de Retz à l'époque de Louis XIV. Rien n'a vraiment changé depuis. Je suis président du Syndicat des eaux d'Île-de-France, qui rassemble 150 communes franciliennes et j'ai aussi l'habitude de travailler avec mes collègues, quelle que soit leur appartenance politique, pour faire avancer les choses, y compris ceux qui, par idéologie, contestent le principe de la délégation de service public. Nous avons pourtant l'un des réseaux d'eau potable les plus performants du monde que nous serions incapables de gérer correctement si nous étions en régie. J'étais au Japon, en septembre dernier, pour le congrès mondial de l'eau. Les Japonais, qui gèrent leurs réseaux en régie, recherchent de nouvelles solutions, plus performantes. Et devinez quoi, ils me consultent pour se tourner vers la délégation de service public  ! Il faut aussi être à l'écoute des gens. Ils m'arrêtent dans la rue, quand je vais prendre mon café, et je peux passer une heure avec eux. La différence, c'est l'action au service des gens. On aurait certainement évité le mouvement des Gilets jaunes si Emmanuel Macron avait fait preuve de plus d'écoute et de moins d'arrogance. Il manque d'expérience… André Santini sortira en janvier un livre d'entretien avec Mireille Dumas.

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La MGP définit l’intérêt métropolitain en matière d’amélioration du parc immobilier bâti 

La MGP définit l’intérêt métropolitain en matière d’amélioration du parc immobilier bâti  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Réuni dernier sous la présidence de Patrick Ollier, le conseil de la Métropole du Grand Paris, a adopté une délibération définissant l’intérêt métropolitain en matière d’amélioration du parc immobilier bâti, de la réhabilitation et de la résorption de l'habitat insalubre. Après les délibérations sur l’intérêt métropolitain en matière de développement économique et d’aménagement du territoire du 8 décembre 2017, il s’agissait de définir l’intérêt métropolitain de la compétence « Habitat – Hébergement » sur laquelle la MGP devait encore se prononcer avant le 31 décembre 2018. « Cette délibération fait suite au premier vote sur le Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH) intervenu au Conseil métropolitain du 28 juin 2018, a précisé Patrick Ollier. Ce même document stratégique sera arrêté au Conseil métropolitain en début d’année 2019 ». La définition de l’intérêt métropolitain de la compétence « Habitat - Hébergement » concerne des actions et opérations qui seront développées en faveur du parc privé immobilier et dont sont exclues les opérations en cours menées par les communes et les territoires. Une fois le PMHH exécutoire, les autres transferts opérationnels de la politique de l’habitat et de l’hébergement pourront intervenir. Amélioration du parc immobilier bâti La MGP mettra en place des initiatives concrètes au soutien des communes et des territoires pour l’amélioration des conditions de vie des métropolitains : Financement des dispositifs d’observation des copropriétés fragiles menés par les territoires dans l’objectif de constituer un observatoire métropolitain ; Contribution au financement des futurs plans de sauvegarde sur les copropriétés dégradées ; Mise en place d’une équipe ressource pour appuyer techniquement les acteurs concernés ; Mise en place d’un guichet unique sur la rénovation énergétique, la réhabilitation et l’adaptation grand âge/handicap qui pourra s’appuyer sur le réseau de la fédération métropolitaine des Agences Locales de l'Énergie et du Climat (ALEC) ; Intervention des élus de la Métropole pour porter des évolutions législatives et réglementaires auprès des partenaires. Réhabilitation et résorption de l’habitat insalubre

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Grand Paris Express : choisissez le look préféré de votre futur métro

Grand Paris Express : choisissez le look préféré de votre futur métro | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

PUBLICITÉ A LIRE AUSSI Métro: l’interopérabilité 15 Sud-15 Est de plus en plus compromise Au-delà de l’interopérabilité, inquiétudes sur la ligne 15 Est Sanction financière suite aux nuisances du chantier Grand Paris Express à Villiers-sur-Marne Pourquoi la ligne 15 sud ne sera pas en service avant 2025 Arrondi, englobant ou futuriste ? Les futurs usagers des lignes 15, 16, 17 du métro Grand Paris Express ont jusqu'au 31 décembre 2018 pur choisir le profil de leur rame. Le design intérieur, lui, est en cours de finalisation avec le concours d’associations d’usagers indiquent la Société du Grand Paris, maître d’ouvrage du métro et Alstom, constructeur des rames.

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Les Franciliens et le Grand Paris > sondage complet réalisé pour les Notaires Paris IDF

Les Franciliens et le Grand Paris > sondage complet réalisé pour les Notaires Paris IDF | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Une acceptation majoritaire du fait du « Grand Paris » Longtemps perçu comme une structure territoriale lointaine et désincarnée, le Grand Paris fait désormais l’objet d’une appropriation croissante de la part des Franciliens. En effet, près de deux tiers (68%) se déclarent aujourd’hui « optimistes » en pensant à l’impact des projets du Grand Paris sur leur situation personnelle – un optimisme sujet à une fracture générationnelle puisqu’il se révèle particulièrement prégnant chez les plus jeunes (83% des 18 à 24 ans) mais tend à décroître avec l’âge (jusqu’à 51% chez les 65 ans et plus). Aussi, le Grand Paris n’est plus envisagé comme une démarche injuste, qui favoriserait davantage le cœur d’agglomération et n’apporterait rien à ses zones les plus périphériques. Quel que soit l’échelon envisagé, la mise en œuvre du Grand Paris est perçue comme une bonne chose par une majorité des habitants : 81% estiment que ce projet aura des conséquences positives pour la petite couronne, 80% pour Paris, 77% pour la grande couronne, 71% pour la commune où ils habitent et 71% pour eux-mêmes. Dans le détail, cet impact positif s’illustre principalement dans des domaines directement dépendants de l’infrastructure de transports, qui constitue la clé de voûte des réalisations du Grand Paris : les loisirs (pour 79% des Franciliens), l’entreprise où l’on travaille (78%) et le travail (76%), tout simplement. Parmi les différents domaines testés, les projets immobiliers accusent un léger retrait (59% estiment que le Grand Paris aura un effet positif en la matière) mais demeurent bénéficiaires du Grand Paris pour une majorité des habitants. Grand Paris et aspirations immobilières : anticipation d’effets positifs et craintes de montée des prix Si une immense majorité des Franciliens se déclare aujourd’hui satisfaite de son logement (86%), le constat se révèle un peu moins positif pour le quartier d’habitation : « seuls »72% des personnes interrogées se disent satisfaites du quartier ou de l’endroit où elles vivent, ce taux chutant à 54% en Seine-Saint-Denis notamment. De fait, les attentes des Franciliens en matière immobilière de concentrent moins sur les qualités des logements que sur leur situation géographique et le cadre de vie. Ces attentes s’inscrivent dans un contexte de forte disposition à la mobilité, dans lequel la perspective du Grand Paris joue un rôle de catalyseur : un tiers des Franciliens (34%) envisagent ainsi de quitter Paris et sa région à la lumière des perspectives offertes par le Grand Paris, notamment sa faculté à faciliter une plus grande mobilité en Ile-de-France (82% estiment cette conséquence probable). Or, si le Grand Paris est vu comme un facilitateur de mobilité, il soulève aussi des craintes en matière immobilité et d’égalité territoriale : 90% des Franciliens s’attendent à ce que le développement des nouvelles lignes de transports entraîne une augmentation du coût de l’immobilier et 84% redoutent que ces infrastructures ne bénéficient qu’aux villes desservies, sans que leurs bénéfices rayonnent au-delà. Quoi qu’il en soit, le Grand Paris est vu comme un acteur à même de rebattre les cartes du contexte immobilier en Ile-de-France : il offrira de nouvelles perspectives de logement (pour 75% des habitants), permettra de déconcentrer le marché de l’immobilier parisien grâce aux nouvelles lignes de transports (71%) et favorisera l’environnement dans les projets à venir (58%). La famille : elle aussi bénéficiaire du Grand Paris et du souhait de transmission Aux yeux des Franciliens, le Grand Paris constitue aussi une opportunité pour améliorer le quotidien des familles : trois quarts des Franciliens (76%) s’attendent ainsi à ce que le développement des nouvelles lignes de transports facilite l’organisation des familles et leur capacité à se réunir. Toujours à propos de la famille, 16% des Franciliens déclarent avoir déjà commencé à préparer la transmission de leur patrimoine, cette démarche étant principalement motivée par la volonté de protéger leurs héritiers à trois égards : protéger la situation des enfants ou partenaires (58% de citations), protéger leur patrimoine en leur évitant de payer des droits de succession (58%) et les protéger des tracas des démarches administratives (55%). Les notaires : une place et un rôle pleinement légitimes pour accompagner les projets de vie Parmi les Franciliens ayant déjà eu recours aux services d’un notaire, 86% se déclarent satisfaits de leur prestation. Ce niveau de satisfaction à l’égard du travail des notaires se révèle donc massif et extrêmement élevé, quelle que soit la catégorie de population observée. Chez l’ensemble des personnes interrogées, c’est la dimension conseil et apport de solutions (dans le cadre d’un projet immobilier, d’une succession, etc.) qui constitue la principale motivation à consulter un notaire : 50% des Franciliens citent cet item, devant l’aide concrète à la mise en œuvre des projets (33%) et l’information (17%). Parallèlement, on observe que le critère géographique revêt une importance mineure : seuls 28% des habitants d’Ile-de-France estiment ce critère primordial dans le choix de leur interlocuteur, ce qui témoigne d’un maillage efficace des notaires dans la région. Enfin, dans la perspective du Grand Paris, 60% des Franciliens estiment que les notaires ont un rôle important à jouer. Ce score se révèle à la fois élevé, témoignant ainsi d’un capital confiance important à l’égard de la profession, mais aussi susceptible de progresser à l’avenir, le caractère « incontournable » des notaires dans la réalisation du Grand Paris restent à construire et à consolider.

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Grand Paris : feu vert du Sénat à une taxe additionnelle de séjour

Grand Paris : feu vert du Sénat à une taxe additionnelle de séjour | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

A l'issue d'un vif débat, le Sénat a donné son feu vert à la création d'une taxe additionnelle de séjour de 15% en Île-de-France afin de financer la Société du Grand Paris (SGP), chargée de construire le futur métro automatique autour de la capitale. Dans le cadre du projet de budget pour 2019, le Sénat a rejeté dans la nuit de vendredi à samedi un amendement de suppression présenté par le président du groupe centriste Hervé Marseille. « Ce n'est pas aux visiteurs de payer parce que la SGP n'est pas capable de tenir le budget », s'est insurgé le sénateur des Hauts-de-Seine, opposé au dispositif voté en première lecture par l'Assemblée nationale. Philippe Dallier (LR, Seine-Saint-Denis) a fait valoir qu'il s'agissait d'un « investissement majeur ». « On ne va pas sortir du Sénat sans solution du tout », a-t-il lancé. Le groupe CRCE (à majorité communiste) a aussi défendu « un projet indispensable ». « Si vous pensez qu'il faut cette infrastructure, alors ayons le courage d'aller trouver l'argent où il se trouve », a pour sa part déclaré le président de la commission des Finances, Vincent Eblé (PS). Le Sénat a aussi validé une augmentation de 10% de la taxe sur les bureaux à Paris et dans les Hauts-de-Seine, également pour financer la SGP, rejetant un amendement de suppression de Philippe Dominati (rattaché au groupe LR). En revanche, les sénateurs ont exclu les parkings commerciaux du champ de la taxe. Ces mesures avaient été préconisées par le député LR Gilles Carrez dans un rapport au Premier ministre début septembre. L'élu y considérait qu'il fallait des « recettes supplémentaires estimées entre 200 et 250 millions d'euros par an, dès 2019 », pour que le projet de SGP soit pérenne, privilégiant un financement régional et non national. Les sénateurs poursuivront lundi l'examen des articles « non rattachés » du projet de loi de finances. Le vote sur l'ensemble du texte aura lieu mardi. 

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Départ de Pierre Mansat : hommages à un père fondateur de la métropole

Départ de Pierre Mansat : hommages à un père fondateur de la métropole | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Pierre Mansat, l’ancien adjoint aux relations avec les collectivités territoriales de Bertrand Delanoë, qui va quitter la mission métropole de la ville de Paris dans quelques jours a reçu, jeudi 6 décembre 2018, des hommages Pierre Mansat, l’ancien adjoint aux relations avec les collectivités territoriales de Bertrand Delanoë, qui va quitter la mission métropole de la ville de Paris dans quelques jours a reçu, jeudi 6 décembre 2018, des hommages appuyés d’Emmanuel Grégoire et de Bertrand Delanoë, avant de se livrer lui-même à l’expression panoramique de sa reconnaissance. Plusieurs hommages ont été rendus à Pierre Mansat jeudi 6 décembre 2018, devant des centaines de proches, amis, anciens compagnons de route, mais aussi d’élus et d’acteurs multiples du Grand Paris. Emmanuel Grégoire représentait la maire de Paris, retenue, comme les maires d’arrondissement, à la préfecture pour une réunion de préparation des manifestations de gilets jaunes prévues samedi 8 décembre. Le 1er adjoint d’Anne Hidalgo a retracé le parcours de l’ancien adjoint de Bertrand Delanoë aux relations avec les collectivités territoriales. « Nous disons aujourd’hui au revoir à un père fondateur de la métropole. Nul doute que si tu ne l’avais pas désirée, préparée, soutenue avec ton énergie, la construction de cette métropole aurait été probablement plus chaotique, plus difficile et incontestablement plus longue », a-t-il fait valoir. « Pierre portait une vision, portait une conviction, portait du sens que je partageais », a souligné l’ancien maire de Paris. © Jgp Plusieurs hommages ont été rendus à Pierre Mansat jeudi 6 décembre 2018 devant des centaines de proches, amis, anciens compagnons de route, mais aussi d’élus et d’acteurs multiples du Grand Paris. ©Jgp « Si je ne parle plus, parler à ce moment de ton parcours était pour moi une évidence, a déclaré Bertrand Delanoë. Tu as été celui avec lequel nous avons pu mettre un terme à des décennies peut-être des siècles de fracture, pas seulement d’ignorance, entre Paris et ses voisins ». « Pierre portait une vision, portait une conviction, portait du sens que je partageais », a souligné l’ancien maire de Paris. Bertrand Delanoë a notamment rendu hommage à son engagement en faveur de Maurice Audin, militant de l’indépendance algérienne, membre du parti communiste algérien, disparu en 1957 après son arrestation, rappelant que le président Emmanuel Macron a reconnu officiellement, le 13 septembre 2018, les responsabilités de l’État français et de l’armée française dans son assassinat. Retour en régie de l’eau « Pierre avait une autre conviction profonde : l’eau est un bien essentiel, il faut le partager avec son voisin et en faire un axe politique au meilleur sens du terme », a également fait valoir Bertrand Delanoë, soulignant que Pierre Mansat figure parmi les élus à l’origine du retour en régie de la gestion de l’eau. Le maire honoraire de Paris a loué « le goût de l’intelligence collective, la générosité, la sensibilité » de son ancien adjoint, son sens de la diplomatie aussi, et « une volonté de tirer tout le monde vers le haut, sur le fond ». « Ce n’est pas un hasard si en 2008, avec Nicolas Sarkozy, nous t’avons choisi pour présider l’Atelier international du Grand Paris dans un consensus total. » « Celles et ceux qui sont là sont venus, Pierre, parce qu’il t’aime, parce qu’ils ont du respect pour toi, parce qu’ils savent que ton parcours est honorable et beau », a conclu Bertrand Delanoë, enjoignant le destinataire de ces compliments « à éprouver de la fierté et du bonheur face à l’œuvre accomplie au service de l’intérêt général ». L’anaphore de la reconnaissance « J’ai souhaité que l’on se retrouve dans un but thérapeutique, a déclaré Pierre Mansat, car ce n’est pas très facile de quitter tout ça, de quitter ce lieu exceptionnel qu’est la mairie de Paris et de quitter la sphère publique, qui est la mienne depuis si longtemps. » « On n’a pas tellement souvent l’occasion de se retrouver à cette échelle-là, a-t-il poursuivi, c’est le cas au moment d’une remise de médaille, ou lors de son enterrement, mais l’on n’en profite pas vraiment dans ce dernier cas », a ajouté le responsable de la mission métropole de la ville de Paris. « Je vais m’essayer à l’anaphore », a annoncé Pierre Mansat, citant François Hollande, avant de décliner l’expression panoramique de sa reconnaissance. « Je suis reconnaissant avant tout à ma famille, a commencé l’ancien élu. Je suis reconnaissant aux amis du centre de tri postal de la gare Saint-Lazare, a-t-il poursuivi, auprès de qui j’ai découvert la solidarité ouvrière, les combats revendicatifs, les combats syndicaux. » « Je suis reconnaissant, et cela va au-delà de la reconnaissance, je ne trouve pas les adjectifs, à toutes les militantes, tous les militants communistes avec qui nous avons tant partagé, que ce soit aux Jeunesses communistes de Montluçon, auxquelles j’ai adhéré à 13 ans ½, en août 1968, à Clermont-Ferrand et à Paris, dans des difficultés politiques considérables puisque de toute ma vie, je n’ai connu que l’affaiblissement du parti communiste », a-t-il résumé, en présence de Pierre Laurent. « Je suis reconnaissant avant tout à ma famille », a commencé l’ancien élu.© Jgp Didier Bertrand, de la mission métropole de la ville, remet un cadeau de départ à Pierre Mansat. © Jgp « Je vais vous parler de l’actualité du manifeste du parti communiste », a déclaré Pierre Mansat, qui a lu des extraits de l’ouvrage de Slavoj Zizek (*) : « La solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme aujourd’hui n’est pas le nom d’une solution mais celui d’un problème. Le problème des communs dans toutes leurs dimensions, des communs de la nature comme substance de notre existence, les communs biogénétiques, nos communs culturels, et last but not least, les communs comme espace universel de l’humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu, quelle que soit la solution, il faut bien que soient traités ces problèmes ».d’Emmanuel Grégoire et de Bertrand Delanoë, avant de se livrer lui-même à l’expression panoramique de sa reconnaissance.

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En 2017, les petites et moyennes villes ont elles aussi profité de la reprise économique

En 2017, les petites et moyennes villes ont elles aussi profité de la reprise économique | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Pour la première fois depuis 2010, les petites agglomérations ont créé davantage Pour la première fois depuis 2010, les petites agglomérations ont créé davantage d'emplois dans le secteur privé que les grandes, selon le baromètre «Attractivité et dynamisme des métropoles françaises» du cabinet Arthur Loyd. Le déclin économique des petites villes et des zones rurales n'est peut-être pas une fatalité. Si le sentiment d'abandon exprimé lors des manifestations des «gilets jaunes» est particulièrement présent dans les petites communes rurales, ces territoires profitent eux aussi de la reprise économique. Avec un temps de retard, certes, cependant le fait est notable. D'après le baromètre «Attractivité et dynamisme des métropoles françaises» du cabinet Arthur Loyd, pour la première fois depuis 2010, ce qu'on appelle «la France des territoires» (moyennes et petites villes et zones rurales) a créé davantage d'emplois en 2017 dans le secteur privé que les grandes métropoles régionales ou le grand Paris. » LIRE AUSSI - Christophe Guilluy: «Les “gilets jaunes” attestent la révolte de la France périphérique» Les villes petites et moyennes et les territoires ruraux ont globalement enregistré 120.000 créations nettes d'emplois dans le privé en 2017, soit 37% du total des créations d'emploi, d'après cette étude qui s'appuie sur des données de l'Acoss et des Urssaff. En comparaison, les grandes et très grandes métropoles ont généré 109.100 créations nette, soit 34% du total, et l'aire urbaine du très grand Paris a généré 92.900 créations nettes, soit 29% du total.dans le secteur privé que les grandes, selon le baromètre «Attractivité et dynamisme des métropoles françaises» du cabinet Arthur Loyd.

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Mobilité, loisirs, coût de l'immobilier... le Grand Paris nourrit craintes et espoir chez les Franciliens

Mobilité, loisirs, coût de l'immobilier... le Grand Paris nourrit craintes et espoir chez les Franciliens | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Publié le 06/12/2018 à 15h37 Selon un sondage IFOP commandé par les notaires de Paris, les Franciliens plébiscitent ce projet de «métropolisation» de l'Ile-de-France qui facilitera, selon eux, les transports et la mobilité mais aussi l'accès aux loisirs. En revanche, ils redoutent la flambée des prix de l'immobilier. De quoi décider les notaires à inventer des modes innovants d'accession à la propriété. Les Franciliens veulent bien croire au Grand Paris, mais ils redoutent que l'accession à la propriété ne soit rendue encore plus difficile par le développement de ce grand projet d'urbanisme. C'est pourquoi les notaires de Paris qui, avec leurs confrères de Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne, des Hauts-de-Seine, de Versailles et de l'Essonne ont décidé de créer la marque des «Notaires du Grand Paris», ont souhaité prendre le pouls des Franciliens. Durant quinze jours, en octobre, ils ont interrogé, par un sondage IFOP, «un échantillon de 1.508 personnes représentatif de la population de la région Ile-de-France âgée de 18 ans et plus» sur leurs attentes et leurs inquiétudes. Quoiqu'encore abstrait, et aux mains des administrations et des politiques, ce projet de «la métropolisation» de l'Ile-de-France est plébiscité par les Franciliens qui affirment à 80 % que ce sera autant une bonne chose pour les départements de la grande et de la petite couronne que pour la ville de Paris.

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"Pour en finir avec le mythe de la France périphérique" tribune de Jean-Louis Missika, maire-adjoint de Paris

"Pour en finir avec le mythe de la France périphérique" tribune de Jean-Louis Missika, maire-adjoint de Paris | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Evoquer la France périphérique à propos des gilets jaunes est devenu un lieu commun, une sorte de cliché journalistique. «Les laissés pour compte de la société française se situent à la périphérie des métropoles alors qu’au "centre", les métropoles accueillent les gagnants de la mondialisation» : voilà une idée qui a beaucoup de succès alors qu’elle est fausse. L’Insee a publié un numéro spécial «Régions et Territoires» de la revue Economie et Statistique (n° 497-498, 2017) qui démontre abondamment cette fausseté. La métropolisation de l’économie est une réalité, mais celle-ci a des effets complexes : elle crée par exemple des clivages sociaux qui touchent particulièrement les villes-centres, là où la polarisation des emplois accentue les écarts de revenus. Du coup, ce ne sont pas les territoires les plus éloignés du centre qui sont les plus pauvres. Et du côté des territoires périurbains et ruraux, les résultats sont très contrastés, certains sont en très grande difficulté alors que d’autres sont très dynamiques : aucune homogénéité des situations sociales liée au statut du territoire ne se dégage. De surcroît, toutes les métropoles ne s’en sortent pas de la même façon : celles du nord et de l’est de la France connaissent des difficultés, tandis que celles de l’ouest vont bien. Bref, la France périphérique n’existe pas. C’est particulièrement vrai dans la région Ile de France. La réalité de la métropole parisienne est celle d’une concentration de pauvreté et d’inégalités au centre beaucoup plus importante qu’à la périphérie. Ainsi, le taux de pauvreté est de 18% dans la petite couronne (Paris inclus), pour 15% à l’échelle régionale. Les disparités y sont également plus marquées : le taux de pauvreté est quatre fois plus important en Seine-Saint-Denis que dans les Hauts-de-Seine. Quant au Paris intra-muros, il connaît des zones de pauvreté significatives dans les arrondissements du nord (XIXe et XXe notamment). Quand elle est cartographiée, la pauvreté s’inspire davantage de la peau de léopard que des cercles concentriques, et si l’on tient absolument à opposer centre et périphérie, il faut admettre que les laissés pour compte sont au centre tandis que ceux de la périphérie s’en sortent un peu mieux.

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