La nouvelle réalité du travail
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La nouvelle réalité du travail
Il est urgent de moderniser l’organisation du travail afin de l’adapter au triomphe de l’individualité, à la soif de liberté et à notre société post-industrielle
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Le CDD français, contrat de travail le plus protecteur et le plus précaire d'Europe

Le CDD français, contrat de travail le plus protecteur et le plus précaire d'Europe | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Les salariés français en CDD sont beaucoup mieux protégés que leurs homologues européens, mais beaucoup moins que leurs compatriotes en CDI. De plus, le modèle français n'est pas le plus efficace pour convertir l'emploi temporaire en emploi permanent.

 

Le modèle français, très restrictif malgré la volonté d'assouplissement du gouvernement, est un cas particulier, comme le pointe l'étude de l'OCDE sur les perspectives de l'emploi en 2014. La France est, juste derrière le Portugal, le pays qui protège le plus ses salariés en CDD durant la durée de leur contrat. Pourtant, c'est aussi le pays où l'écart de protection des travailleurs est le plus grand entre CDD et CDI. Rappelons qu'en France comme dans toute l'Europe, l'emploi temporaire reste minoritaire (16% de l'emploi salarié total en France en 2014).

«Sauf faute grave, il est presque impossible pour une entreprise française de mettre fin à un CDD avant le terme du contrat alors qu'un CDI peut être interrompu à n'importe quel moment pour faute réelle et sérieuse, explique Andrea Bassanini, économiste senior à la Direction de l'emploi, du travail et des affaires sociales de l'OCDE. Avant le terme du contrat, le CDD est donc d'une certaine façon plus protecteur que le CDI». En outre, lorsque le CDD arrive à son terme, l'entreprise doit verser au salarié une prime de précarité égale à 10% de la rémunération brute perçue durant toute la durée du contrat. Une prime supérieure, à ancienneté comparable, à l'indemnité légale de licenciement pour un CDI (dans le cas d'un licenciement non abusif). Avec le Portugal, la France est le pays où le coût pour les entreprises de terminer un CDD est le plus élevé.

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Mon pote le robot

Mon pote le robot | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Les robots potes avec les salariés ? Plutôt contre intuitif non ? Et pourtant... Metis reprend ici une actualité publiée par le site www.prospective.fr.

 

Il y a une quarantaine d'années, c'est avec animosité que les employés d'une usine de fabrication de camions de l'Ohio ont vu arriver un robot soudeur. Les ouvriers de la ligne de montage craignaient qu'une vague d'automatisation ne mette leurs emplois en danger.

 

Dans l'atelier de montage de camions, le robot a été d'emblée surnommé : « Scabby » (« le moche »). Quarante ans plus tard, l'attitude des ouvriers envers les robots a changé. Ils admirent, voire respectent ces géants mécaniques et numériques capables d'accomplir le travail de plusieurs personnes. Ils les considérèrent presque comme des collègues, en tout cas comme des membres de l'équipe, plus du tout intimidants. Lors des visites d'usine, on les reprogramme même pour leur faire faire un numéro d'amuseur public.

 

Et on leur donne, un peu partout dans le monde, des surnoms sympathiques : les noms de superhéros de BD sont très en vogue, ou bien des petits noms comme « Mac » et « Whooper », qui mettent bien en évidence leur insertion dans la vie de tous les jours et leur proximité avec leurs « collègues ». Un ingénieur d'une usine de fabrication d'automobile de voitures de courses dit ne pas se lasser de regarder deux super-robots travailler de concert : tandis que « Godzilla » installe le moteur, « T-Rex » installe la suspension arrière.

 

Effectivement, la robotisation a supprimé beaucoup de postes de travail et pas seulement dans les lignes de montage. Des algorithmes sont capables de rédiger des traductions, des textes, des relectures de manuscrit ... Cela signifie moins d'emplois ... mais pas moins de travail pour les humains. L'ère des robots n'a pas, contrairement à ce qu'on prévoyait dans les années 1950, fait émerger la société du loisir. Sans interlocuteur humain en face d'eux, les consommateurs passent infiniment plus de temps sur leur ordinateur à organiser un voyage ou interroger un service après-vente.

 

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Les emplois atypiques ne sont plus ce qu'ils étaient !

Les emplois atypiques ne sont plus ce qu'ils étaient ! | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

CDD, temps partiel, intérim mais aussi et de plus en plus stages, entrepreneuriat, portage salarial: les formes de l'emploi atypique ne cessent de se diversifier. Mais si certaines prospèrent, d'autres stagnent ou restent marginales. Christophe Everaere, professeur de sciences économiques à l'IAE Université de Lyon 3, revient pour Metis sur la notion d'emploi atypique et interroge les nouvelles sécurités du salariat contemporain.

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Le bonheur au travail vu à la télé

Le bonheur au travail vu à la télé | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Un documentaire, « Le bonheur au travail » et une série télévisée, 100% française, « Chefs », nous parlent, chacun à sa manière, du vif du travail et de ce qui s'y joue d'économique et d'humain. Ils le font en prime time, sur des chaînes généralistes, sans manichéisme et avec talent. C'est suffisamment exceptionnel pour que nous allions y voir d'un peu plus près...

 

 

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Vers une GRH individualisée pour tous

Vers une GRH individualisée pour tous | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

L’individualisation des rémunérations et des carrières n’est plus l’apanage des seuls cadres, selon une étude de l’EM Lyon. Les entreprises étendent petit à petit leurs politiques à l’ensemble des salariés.

 

Qu’est-ce qui différencie aujourd’hui la gestion des cadres de celle des non-cadres dans les entreprises Plus grand-chose, à lire les résultats du rapport Cranet* pour la France, qui n’a pas encore été rendu public. L’étude, pilotée par Fabienne Autier, professeure en GRH et organisation à l’EM Lyon, pointe la convergence très forte des politiques de gestion des ressources humaines appliquées aux deux populations. Une tendance à l’œuvre depuis plusieurs années mais qui s’est très fortement accentuée. «Les marqueurs les plus forts de ce mouvement de fond sont les entretiens annuels d’évaluation et la composante augmentation individuelle proposée dans le ­cadre des négociations annuelles obligatoires», explique la chercheuse.

 

En matière de rétribution, en dehors des stock-options qui restent le privilège des cadres, les éléments périphériques se sont progressivement étendus. Bonus sur objectifs individuels et distribution d’actions concernent ainsi de plus en plus fréquemment ouvriers et employés. Idem pour les augmentations à la tête du client, qui ne sont plus réservées aux managers, écartés des revalorisations collectives. «Nous observons une généralisation des modalités de rémunération basées sur la performance individuelle. En 2005, 58% des entreprises françaises y recouraient pour leurs cadres contre seulement 18% pour les ouvriers et les employés. En 2014, la fréquence est de 91% pour les premiers et de 74% pour les seconds», note Fabienne Autier.

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Le CDI intérimaire pour sortir des sentiers battus

Le CDI intérimaire pour sortir des sentiers battus | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it
Alors que le chômage ne cesse de franchir des seuils symboliques, revenons un instant sur la création d'un nouveau contrat : le CDI...
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Comment le numérique est en train de révolutionner l'organisation du travail

Comment le numérique est en train de révolutionner l'organisation du travail | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

De l'essor du travail collaboratif à la progression du télétravail, en passant par l'éclosion du management 2.0 ou l'arrivée des robots, le numérique et les nouvelles technologies bouleversent l'organisation du travail... et obligent les entreprises à s'adapter. Six tendances qui constitueront bientôt notre quotidien.


Via Xavier de Mazenod
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Daniel C. Renson's curator insight, June 2, 2015 2:57 AM

Dans le résumé, manque le HMI / Human Machine Interface qui représente les efforts qui sont faits pour que la technique fasse partie de notre vie courante et sans difficultés d'apprentissage préalable. Cette problématique "molécularise" agressivement notre société!

Philippe-Didier Gauthier's curator insight, June 4, 2015 4:46 PM

#DémarchePortfolio #RapportAuTravail  "Pour rester à la pointe, l'entreprise doit, en somme, davantage intégrer les codes et pratiques de la société dans laquelle elle vit. Un énorme chantier." 

Starter + Réunion's curator insight, June 8, 2015 3:54 AM

Demain ? Aujourd'hui !

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"Le modèle social bâti sur le salariat est en train de s'effondrer"

"Le modèle social bâti sur le salariat est en train de s'effondrer" | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

De profonds bouleversements sont en cours sur le marché du travail. L’apparition de plateformes numériques comme Uber ou Airbnb crée de nouvelles classes de travailleurs sans employeur. « L’emploi standardisé sous la forme du salariat répondait à un besoin (…) désormais dépassé », estime Denis Pennel, directeur général de la Confédération mondiale des agences d’intérim.

 

Trends-Tendances: Vous estimez que nous avons franchi « le point culminant du salariat ». Pourquoi ?

Denis Pennel: Pour trois raisons principales. Tout d’abord, notre modèle basé sur l’économie manufacturière a évolué. L’emploi standardisé sous la forme du salariat répondait à un besoin généré à l’époque par les processus de fabrication de produits standardisés de masse. Ce besoin est désormais dépassé et le CDI est devenu inadapté à la nouvelle réalité économique. Deuxièmement, les technologies contribuent à la dématérialisation du travail, qui change du coup de nature. Si les salariés ne doivent plus être fixés en un même lieu, la relation salariée perd de son intérêt. Enfin, l’une des raisons mêmes du salariat est en train de disparaître. Si le salarié accepte de renoncer à une part de ses libertés, c’est en échange d’une garantie de stabilité et de visibilité sur l’évolution de sa carrière. Or, les carrières ne sont plus ascensionnelles et le salariat ne garantit plus la sécurité de l’emploi. En France, un tiers des CDI sont rompus après un an. Le pacte est brisé.

 

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Allemagne: le travail à la carte devient tendance

Allemagne: le travail à la carte devient tendance | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it
Souci d'économie, pénurie de main-d'œuvre, aspirations à un meilleur équilibre de vie... Outre-Rhin, les firmes flexibilisent de plus en plus leurs organisations à coups de temps choisi et de télétravail. Non sans risques pour les salariés, faute de garde-fous. Metis reprend ici avec leurs aimables autorisations un article de Thomas Schnee publié par Liaisons Sociales Magazine (n° 154 du 03/09/2014).
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Les salariés prêts pour la transformation numérique

Les salariés prêts pour la transformation numérique | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Alors que les dirigeants des entreprises s’apprêtent à opérer la transformation numérique de leur entreprises avec un peu de circonspection, les salariés, eux, font part de leur confiance dans cette évolution.

 

C’est ce qu’indique une enquête réalisée par le cabinet Accenture auprès de 500 décideurs et 2500 salariés de l’Union européenne et qui s’est traduite par la publication de plusieurs rapports. La transformation numérique des entreprises est tout autant une affaire de ressources humaines que de technologies ce qui implique qu’elle ne se fera pas contre les salariés et que son efficacité sera proportionnelle avec leur adhésion aux projets digitaux.

 

Il y a donc intérêt à se poser la question face à cette question de transformation qui est actuellement posé. Car plus de trois dirigeants sur quatre pensent que leur entreprise sera devenue digitale dans les trois ans qui viennent. Mais une grande partie d’entre eux (55 %) n’a pas de stratégie numérique qui supporte leur stratégie globale. Autrement dit, les entreprises s’engage dans la voie du numérique mais sans lien bien établi avec leur vision globale. Mais au lieu de figurer parce que l’on appelle Outre-Manche des early adopters et prendre ainsi un avantage sur leurs concurrents mais aussi prêts à essuyer les plâtres, ils préfèrent attendre « pour voir » et tirer parti de l’expérience des autres.


Via fduport, JP Fourcade
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Marie-Amélie Nonfoux's curator insight, May 21, 2015 4:08 AM

Bon article!

Seule remarque, il est déjà bien tard pour dire qu'il faut se mettre au numerique et préparer la "revolution numérique", on en est plus au stade de préparation mais en plein de dedans!!!

La véritable question pour les entreprises n'est pas allons nous suivre cette révolution mais comment allons nous la mettre en place efficacement et rapidement pour rattraper l'énorme retard que nombre de secteurs, d'entreprises et d'administration ont déjà pris! Il faut s'y mettre et il faut s'y mettre pour hier!!

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60% des travailleurs dans le monde n'ont pas de contrat de travail...

60% des travailleurs dans le monde n'ont pas de contrat de travail... | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Selon l'IOT, seul un quart des travailleurs mondiaux sont salariés avec un contrat à durée indéterminée, avec un emploi à plein temps. Les trois quarts restant sont en contrat à durée déterminée, exercent à temps partiel, sont leur propre patron, ou encore travaillent au noir.

• 60% des travailleurs n'ont pas de contrat. Le contrat de travail ne concerne qu'une minorité de travailleurs dans le monde. Ceux qui en sont dépourvus travaillent pour l'économie informelle, dans le cadre des emplois familiaux non déclarés mais aussi sont établis à leur compte.

•201 millions de chômeurs dans le monde. Depuis 2009, le taux de chômage a diminué légèrement. Il s'établit à 5,7% chez les hommes et à 6,3% chez les femmes. Mais pour autant, comme la population générale augmente, la planète compte 30 millions de chômeurs de plus qu'avant la crise financière de 2008, indique le rapport de l'OIT. Chaque année, 40 millions de personnes viennent grossir les rangs du marché mondial du travail.

•20% de la main d'oeuvre au coeur de la mondialisation. L'OIT établit qu'un travailleur sur cinq est employé par une «chaîne d'approvisionnement mondiale». En d'autres termes, il participe à la fabrication d'un bien ou d'un service répartie dans plusieurs pays. Cette contribution directe à la mondialisation concenrait 296 millions de travailleurs il y a vingt ans, et 453 millions aujourd'hui. L'OIT souligne que ces employés sont plus productifs que les autres, mais pas mieux payés. Autrement dit, dans les chaînes de fabrication mondialisées, la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires diminue.

 

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Un travailleur sur deux dans le monde n’est pas salarié

Un travailleur sur deux dans le monde n’est pas salarié | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it
C’est une ouverture, presque un changement de logiciel. Dans son rapport 2015 « Emplois, questions sociales dans le monde », rendu public à Genève mardi 19 mai, l’Organisation internationale du travail (OIT) prône une meilleure prise en compte des formes d’emploi informels et précaires. Jusqu’alors, l’agence des Nations unies, qui regroupe les représentants des gouvernements, des employeurs et des salariés de 185 Etats, restait plus focalisée sur des formes d’emploi dit « classiques » : plein-temps, salarié, contrat permanent.

Pour Guy Ryder, le Directeur Général de l'OIT, ces emplois informels, flexibles ne doivent plus être considérés comme de « seconde catégorie ». Les standards changent. « Il faut prendre en compte cette nouvelle réalité et adapter les politiques du marché du travail, ainsi que la législation aux diverses formes d’emploi », avance-t-il.

En s’intéressant aux 52 millions d’emplois domestiques dans le monde, soumis à la quasi-inexistence de protection sociale, par la Convention 189 entrée en vigueur en septembre 2013, l’OIT a illustré cette prise en compte des formes d’emplois nouvelles. Il reste notamment aux syndicats attachés aux formes de travail traditionnelles plus faciles à organiser, à prendre le tournant. « Nous devons protéger toutes les formes d’emploi, nous intéresser aux 75 % d’emplois informels, un peu négligés, et ne pas accepter la précarisation massive, véritable trappe à pauvreté », proclame Raymond Torres.



Denis Pennel's insight:

Revolution à l'OIT qui ne considère plus les formes d'emploi atypiques comme mauvaises en soi! Les choses bougent car le monde du travail change...

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Demain, serons-nous tous forcés d'être indépendants ?

Demain, serons-nous tous forcés d'être indépendants ? | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Les plateformes numériques comme Uber ou Airbnb pulvérisent les relations de travail et créent de nouvelles classes de travailleurs sans employeur. Assisterons-nous bientôt à la fin du salariat ?

 

Christian rejoindra bientôt les 235.000 Belges qui ont officiellement un double emploi. En 10 ans, cette catégorie de travailleur a augmenté de 43 % ! Et ce mouvement n’est pas près de s’arrêter. L’essor des plateformes numériques comme Uber ou Airbnb favorise le développement de ces jobs multiples et crée de nouvelles formes de relations de travail.

 

Ces entreprises qui pèsent des milliards fonctionnent sur un modèle révolutionnaire qui va secouer durablement le marché du travail : grâce au numérique, elles peuvent devenir leader mondial d’un secteur sans y engager le moindre travailleur. Uber est devenu un acteur majeur du transport urbain de personnes sans posséder le moindre taxi et sans employer un seul chauffeur. Airbnb, dont la valorisation dépasserait les 10 milliards de dollars, est un nouveau géant de l’hébergement touristique. Pourtant, l’entreprise ne possède aucun immeuble et n’emploie pas de personnel hôtelier.

 

Bienvenue dans le monde digital et post-industriel, où les free-lances sont rois.

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Dans 20 ans, la disparition du travail ?

Dans 20 ans, la disparition du travail ? | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Le travail va disparaître. Elucubration ? Peut-être… À moins qu’il ne s’agisse d’une réalité que vous n’êtes pas obligé de regarder en face, mais dans laquelle vous vivrez en 2035. Oui, il sera dans ce cas possible de se lever plus tard le matin, voire de rester en pyjama toute la journée comme au lendemain d’un samedi de cuite. Non, ce ne sera pas forcément drôle, car ce phénomène que d’aucuns disent inexorable pourrait bouleverser, au delà de la seule vieille Europe, l’humanité toute entière.

 

Le numérique, la mort de Schumpeter ?

Si cette entrée en matière un peu brutale ne vous a pas fait fuir, contextualisons le propos en nous appuyant, non sur des études, mais sur quelques évidences.

La révolution techno-numérique est en marche, personne ne le nie. Elle a déjà profondément modifié nos vies privées, nos vies professionnelles, et continue de le faire davantage chaque jour.  En outre, elle se distingue des précédentes révolutions industrielles en ce qu’elle est perpétuelle. On ne cesse plus d’inventer. Ce flot d’innovations continu ne peut être absorbé que par une société prométhéenne, à même de se réinventer perpétuellement sous peine d’imploser. On le voit en entreprise où les frontières du temps, de l’espace, de la hiérarchie, des métiers, s’estompent de plus en plus. À titre d’exemple, un DRH lisant un article sur sa fonction découvrira toujours en guise de conclusion la même mise en garde : il doit réinventer entièrement son métier, ou disparaître.

Le DRH ? Au même titre que les managers ou les salariés, une invention satellite d’un concept déjà ancien, l’entreprise. Des mots crées autour de la notion de travail, centrale dans nos démocraties occidentales puisque toutes fonctionnent autour d’une seule et même question depuis deux siècles : la répartition de la richesse créée par le travail. Gauche et droite peuvent s’opposer autant qu’elles veulent sur l’organisation de ce travail et le partage de ces richesses, le débat est désormais obsolète, et pour cause : si le travail disparaît, la richesse aussi.

Certes, mais, opposerez-vous, comment et en vertu de quoi peut-on affirmer que le travail va disparaître ? Car si l’innovation détruit des emplois, elle en crée d’autres qui les remplacent. Force est de constater que Schumpeter, en développant sa théorie de la destruction créatrice, était jusqu’ici plutôt dans le vrai : la disparition de secteurs d’activité s’accompagne conjointement de la création de nouvelles activités économiques. Pourquoi, tout à coup, la mécanique se gripperait-elle ? Tout simplement parce que les nouvelles activités créées génèrent en effet de nouveaux emplois, à forte valeur ajoutée pour la plupart, mais en volume insuffisant pour remplacer les emplois détruits.

 

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Myriam Lafaille's curator insight, June 11, 2015 7:37 AM

enthousiasmant ou effrayant ? Passionnant en tout cas...

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Le gouvernement Belge promeut le 'travail sur mesure'

Le gouvernement Belge promeut le 'travail sur mesure' | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Un modèle standard de contrat et d'horaire n'a plus de sens"

Denis Pennel est directeur de la Ciett (Confédération mondiale des

services d’emploi privé), et spécialiste du marché du travail. "À l’heure actuelle, alors que la population active n’a jamais été aussi diversifiée (50% de femmes parmi les travailleurs, intégration des personnes handicapées...) offrir un seul modèle homogène de conditions horaires à tous n’a plus de sens", explique-t-il.

A ses yeux, il y a donc un intérêt certain à déstandardiser les relations de travail."Il faut être conscient que l’on n’est plus dans les années 90.Notre modèle économique a changé.Il y a 50 ans, on était dans un modèle industriel.Aujourd’hui, on est dans une société de services, avec des produits immédiatement accessibles. Ce qui veut dire qu’il faut réformer l’organisation du travail."

 D’après le spécialiste, les réticences ne viennent pas des travailleurs (ils sont demandeurs de plus de flexibilité dans les horaires pour pouvoir mieux concilier leur travail et leur vie privée).Ce sont les employeurs qui sont plus réfractaires."Et pourtant, ils vont pouvoir moduler leur force de travail en fonction de leur carnet de commande (avec l’annualisation du temps de travail, par exemple).

Cela permet aussi à l’économie du pays de mieux résister à la crise, l’Allemagne et son système de chômage partiel en a été un bel exemple."

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Et si l'économie du partage annonçait la fin du salariat ?

Et si l'économie du partage annonçait la fin du salariat ? | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

La logique de l’économie du partage, c’est celle de la fin du salariat, admettent même ses plus ardents défenseurs. Avec, pour conséquence, une impossibilité croissante de financer la protection sociale, et donc le risque de faire disparaître le modèle français de sécurité sociale.

 

Dans un numéro spécial de la revue Sociétal (Réinventer le modèle social, Sociétal 2015, éditions Eyrolles), Denis Pennel, Directeur général de la Ciett et auteur du livre « Travailler pour Soi (Seuil, 2013), abonde dans ce sens d’une remise en cause du salariat généralisé : « Certains pourront voir le développement du travail hors salariat comme une régression historique, un retour vers la période antérieure aux Trente glorieuses. Mais la bonne question à se poser est de savoir si la généralisation du salariat n’était pas qu’une exception, voire une anomalie dans l’histoire économique et sociale. » Et d’insister : le salariat ne serait-il pas « l’apanage d’une société industrielle de production de masse, de plein-emploi, dans un monde peu concurrentiel ? »


Bref, la société salariale serait dépassée.

« N’oublions pas d’ailleurs que, jusqu’en 1930, en France mais également dans nombre de pays développés, la forme d’emploi dominante était le travail indépendant », souligne Denis Pennel. Un mode d’organisation compatible avec une grande diversité d’emplois : « Dès le XIXe siècle, il existait un grand nombre de catégories de travailleurs, mais les différences s’organisaient plus autour de métiers exercés qu’autour des statuts d’emplois.»

Voilà donc le modèle défendu implicitement par les tenants de la «share economy» : une économie où chacun est son propre patron, une économie d’avant le salariat, ce mode d’organisation sociale qui semble soudain démodé.

 

Et s’il venait à s’effacer? Et s’il n’avait été qu’une parenthèse, marquant l’organisation -économique et sociale du seul XXe siècle? Effectivement, le salariat n’a pas toujours été la norme, tant s’en faut. Comme le relevait le sociologue Robert Castel dans son livre phare «Les métamorphoses de la question sociale, chronique du salariat», ce statut a longtemps été, jusqu’au début du XXe siècle, l’apanage d’une minorité. Et pas de la plus chanceuse : être salarié, au milieu du XIXe siècle, c’était faire partie de la lie de la société. On peine à imaginer aujourd’hui, dans notre société dominée par ce mode d’organisation sociale, tout ce que le statut de salarié pouvait avoir de dégradant, dans une France encore largement agricole, où les agriculteurs plus ou moins riches mais pour la plupart d’entre eux propriétaires, ou espérant le devenir, étaient les plus nombreux, aux côtés des artisans et bourgeois. Le salarié, c’était celui qui n’avait rien. Aucun patrimoine. Rien que ses bras. C’était donc, initialement, le prolétaire. Un prolétaire souvent en marge de la société, effrayant le bourgeois, relevant des classes dites alors «dangereuses».

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Du burn out au bore out

Du burn out au bore out | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

 

Ce phénomène du " bore out ", syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, cause inverse du burn out mais avec les mêmes conséquences, a été clairement mis en évidence en 2007 par deux consultants suisses, Peter Werder et Philippe Rothlin[1], et commence péniblement à rejoindre la cour des risques psychosociaux.

 

Quelles sont les causes du bore out ? Il y a potentiellement plusieurs situations qui peuvent mener au bore out.

L’activité liée à la fonction peut être en soi ennuyeuse et lassante, comme par exemple un vigile qui doit être constamment attentif aux allers et venues devant un bâtiment et auquel personne ne prête attention. Le deuxième cas possible est la surqualification pour un emploi. Le risque doit être pris en compte dès le recrutement car le problème vient souvent d'un écart entre une fiche de poste très théorique dont les missions ont été surévaluées, et la réalité du terrain. Dans ce cas on embauche des personnes à potentiel mais qui ne correspondent pas au besoin réel. "Qui peut le plus, peut le moins" certes mais qui peut plus et doit faire moins va probablement se retrouver confronté (e) à l'ennui et si la situation n'est pas identifiée, elle pourrait même empirer et mener à une situation de bore out. Dans le même ordre d’idée, la mise au placard, c'est-à-dire lorsqu’après une réorganisation un collaborateur se retrouve sans responsabilité voire même sans équipe, peut également avoir pour conséquence le bore out.Enfin, dans certains secteurs d’activité, il y a un réel manque de travail. En 2005, une étude menée aux États Unis en interrogeant 10.000 actifs[2] révèle qu'un salarié passe en moyenne deux heures par jour sur des tâches sans rapport avec sa fonction; un tiers d'entre eux évoque comme explication l'absence de tâches attribuées. Les secteurs concernés sont le secteur tertiaire et l’administration publique. 

 

On se rappelle du livre[3] « Absolument dé-bor-dée » de la fonctionnaire connue sous son nom de plume Zoé Shepard, qui avait révélé le fonctionnement de l'administration en pointant du doigt notamment la vacuité du quotidien. Extrait : « Je passe mes trois heures de travail hebdomadaire à pipeauter des notes administratives, bidouiller de vagues rapports, jouer les GO pour délégations étrangères et hocher la tête en réunion. L'essentiel est de réussir à gaspiller son temps en prenant un air important ».

 

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victoirine's comment, March 3, 2016 11:28 AM
en sous-chargeant abusivement leur salarié, il peut s’agir aussi de manœuvres conscientes de l'employeur pour obtenir la démission volontaire et contourner ainsi les règles du licenciement : La prévention du harcèlement moral au travail : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=403
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Le travail en 2053

Le travail en 2053 | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Pour son quarantième anniversaire, l’Anact se projette dans 40 ans et décrit ce que sera le travail en 2053


Via Société Française de Prospective
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Geemik Maria Açucena Da Silva's curator insight, June 4, 2015 3:44 AM

Lecture en ligne

Bernard VULLIERME's curator insight, June 4, 2015 11:59 AM

… à relire dans 40 ans !

LMC Les Médias en Chantier 's comment, June 5, 2015 2:34 AM
Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer à la lecture de ce document absurde...
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Où en est la motivation des salariés européens ?

Où en est la motivation des salariés européens ? | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Le baromètre 2015 Edenred-Ipsos vient de sortir. Cette grande enquête, menée à l’échelle européenne depuis 10 ans, ausculte les transformations du monde du travail.

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Le télétravail international ou comment hacker le droit du travail

Le télétravail international ou comment hacker le droit du travail | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Télétravailler, c’est gagner sa liberté géographique. Un avantage pour les employés, certes, mais surtout une aubaine pour les entrepreneurs et les dirigeants d’entreprise. Les avantages sont effet nombreux pour les chefs d’entreprises de passer au télétravail, aussi bien sur le plan financier que sur celui des ressources humaines.

Le télétravail, un gain de productivité pour les entreprises

Outre les aspects écologiques et la réduction du stress que peut permettre le recours au télétravail au sein d’une entreprise, les économies faites peuvent être considérables. Les remboursements de transports sont réduits, ainsi que les frais mobiliers et immobiliers. Une réunion faite par téléconférence ne nécessite pas la location d’une salle. Certaines start-ups poussent même cette logique à l’extrême, en n’ayant aucun bureau physique. Un avantage non négligeable pour une entreprise qui démarre.

Hacker le droit du travail…

Mais l’un des plus gros avantages du télétravail, c’est qu’il facilite une nouvelle forme de délocalisation, volontaire, puisqu’elle ne consiste pas en un renouvellement de la force de travail par le déplacement géographique du lieu de production (une usine par exemple), mais plutôt en un affranchissement de la variable géographique dans le processus de recrutement.

Ainsi, un employeur français peut s’offrir les services d’un comptable australien basé au Pérou sans devoir pour autant obtenir pour lui un visa ou un permis de travail. A l’inverse, grâce au télétravail, nous pouvons tous travailler partout dans le monde, même là où nous ne mettrons jamais les pieds, comme enseignants, consultants, coach, téléopérateur, traducteur, secrétaire et dans bien d’autres types de postes. Le télétravail est donc l’occasion de s’attaquer à des marchés très protectionnistes tels que la Chine ou les Etats-Unis, pour lesquels il est généralement très difficile en tant qu’étranger d’obtenir le droit de s’installer et de travailler.


Via Xavier de Mazenod
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Qui a peur des robots ?

Qui a peur des robots ? | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Après avoir eu la peau des ouvriers dans les usines, les robots vont-ils piquer le travail des employés des services. Accusée d'avoir remplacé l'homme dans l'industrie, la machine s'affirme de plus en plus à même d'accomplir des tâches jusque-là confiées à des hommes et des femmes dans les entrepôts, les magasins, les voitures ou les gares. Le distributeur et la caisse automatiques remplacent guichetier et caissière, les chariots autonomes et les drones intelligents s'invitent dans la logistique. Et d'ici peu, rien ne dit que les taxis ne rouleront pas sans chauffeur comme de vulgaires métros automatiques. Cette peur du déclassement liée à l'essor d'une puissance cyborg n'est pas sans fondement. Le progrès permanent des semi-conducteurs, le boom du Big Data et de l'intelligence artificielle et les bonds en avant de la robotique et des réseaux télécoms rendent ce futur un peu moins lointain mais pas forcément inquiétant. Au même titre que les pays ayant le plus automatisés leurs usines sont ceux qui profitent le mieux de la mondialisation en parvenant à marier gains de productivité et montée en gamme, l'avenir appartiendra à ceux qui sauront progresser en s'appuyant sur une robotique de plus en plus performante. Ce deuxième âge de la robotique débouchera cependant sur un double défi. Les Etats vont devoir investir plus - ou au moins mieux - dans la formation car les emplois répétitifs sans réelle valeur ajoutée sont incontestablement menacés. Et les entreprises ne doivent pas voir la robotisation que comme un simple moyen de réduire leurs coûts mais plutôt comme un outil permettant de se différencier en réinventant leurs modes de production et en affectant à des services réellement utiles pour leurs clients le personnel qui faisait hier ce que le robot pourra faire demain. 

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Bientôt la fin du salariat ? L'OIT rend un rapport sur l'évolution du travail...

L'angoisse de la fin du travail...et on préfère encore croire qu'on va être indépendant et qu'il y a une mutation du monde du travail plutôt que d'admettre l'idée que le travail va tout simplement disparaître...

...Incroyable!

Via LMC Les Médias en Chantier
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Seul un travailleur sur quatre dans le monde a un emploi stable

Seul un travailleur sur quatre dans le monde a un emploi stable | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Plus de 60% des travailleurs n'ont aucun contrat de travail, alors que seuls 42% des salariés bénéficient d'un contrat à durée déterminée, relève l'Organisation internationale du travail.

 

Il s'agit d'un véritable changement de paradigme. Désormais, dans le monde, seulement un quart des travailleurs ont un emploi stable, révèle l'étude annuelle sur l'emploi publiée mardi 19 mai par l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

Ce rapport, qui couvre 180 pays totalisant 84% de la main-d'œuvre mondiale, relève que les trois quarts de ces travailleurs ont des contrats temporaires ou de courte durée, des emplois informels souvent sans contrat ou dans des emplois familiaux non rémunérés.

 


Via BeginWith
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Deux salariés, un emploi : une révolution dans le monde du travail ?

Deux salariés, un emploi : une révolution dans le monde du travail ? | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

 

Concilier un travail à responsabilités et sa vie de famille... pas toujours évident. Mais en Allemagne, cela semble fonctionner grâce au partage de postes (jobsharing), une option pour celles et ceux qui ne veulent pas passer leur vie au travail.

 

Le concept est simple : deux salariés à temps partiel se partagent un poste à temps plein. La nouveauté ? Ces employés d’un nouveau genre peuvent prétendre à des postes à responsabilités dont le temps de travail ne peut en général, pas être divisé.


Via BeginWith
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Nous allons vers une ubérisation du marché du travail

Nous allons vers une ubérisation du marché du travail | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

De profonds bouleversements sont en cours sur le marché du travail. L'apparition de plateformes numériques comme Uber ou AirBnb créent de nouvelles classes de travailleurs sans employeur. Les carrières se fractionnent, les jobs multiples deviennent la norme, l'attachement à l'entreprise s'effrite, le travail se dématérialise, la sous-traitance explose. Bienvenue dans le monde post-industriel et digital, où les free-lances sont rois.

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