La mixité sociale dans la ville
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Les Inrocks - “La mixité sociale à Paris est une notion hypocrite”

Les Inrocks - “La mixité sociale à Paris est une notion hypocrite” | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it
Des appartements réhabilités à Bastille ou Belleville, des parcs, des terrasses et une flopée d’équipements culturels dans les quartiers populaires : la ville de Paris connaît depuis 20 ans une embellie urbaine, à l’instar de New York ou Londres.
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Pour une approche critique de la mixité sociale - La Vie des idées

Pour une approche critique de la mixité sociale - La Vie des idées | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it
Et si la mixité n'était pas toujours et partout le meilleur moyen de promouvoir l'égalité et la justice sociale ? Sans hésiter à prendre à (...)
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Logement : Pas assez de mixité sociale et trop de discriminations

Logement : Pas assez de mixité sociale et trop de discriminations | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it
Un sondage Ifop réalisé pour le Défenseur des droits, Dominique Baudis, montre que 68 % des Français et 77 % des habitants de zones urbaines sen ...
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 % intéréssant en rapport avec la mixité sociale .

 

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Où habitent les pauvres en France ...???

Où habitent les pauvres en France ...??? | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it

Plus que jamais, la crise économique aidant, le marché immobilier semble rigide et inaccessible pour en partie de la population. Quelles sont aujourd’hui en France les populations les plus précaires, en particulier face à l’immobilier ? Comment ont-elles évolué ?

Maryse Bresson : Une enquête du CREDOC auprès des organismes sociaux parue en 2010 a tenté de répondre à cette question. Selon ses résultats, présentés par Christine Olm, les populations les plus en difficulté de logement sont les personnes en situation de pauvreté monétaire. De ce point de vue, il faut rappeler qu’il y a en France environ 8 millions de personnes pauvres, soit plus de 13% de la population et que parmi elles, plus de 3,5 millions (soit, plus de 5,5% de la population) vivent dans des conditions de logement dégradées.

La part du logement dans les budgets est de plus en plus importante. Dans un contexte économique difficile, le problème pour les précaires se traduit par la dégradation de la qualité du logement et, aussi, par des difficultés accrues d’accès ou de maintien dans un logement. De ce point de vue, les individus les plus fragilisés sont, de manière logique, notamment les jeunes, et les personnes âgées. 

En résumé, pour répondre à la question des personnes précaires notamment, vis-à-vis du logement ; il y a donc les personnes confrontées à la hausse du coût de la vie et qui n’arrivent plus à payer leurs charges de logement ; les actifs en rupture d’emploi, en contrat précaire, ou au chômage qui ont des revenus irréguliers et/ou insuffisants pour payer ces charges ; mais aussi les personnes en situation de rupture ou simplement, d’éloignement de leur milieu familial et de ce point de vue, les jeunes sont très exposés. Quant aux personnes âgées, elles présentent aussi le risque de problèmes de santé accrus qui peuvent dégrader leur situation économique (pour payer les charges de logement) ou nécessiter des travaux d’aménagement qu’elles ne peuvent pas payer, par exemple. Enfin, les immigrés arrivés récemment en France ont du mal à obtenir une régularisation de leur situation et donc aussi, à accéder à l’emploi et au logement.

Les banlieues, la campagne ou plus généralement la province pour les Franciliens sont souvent décrites comme des solutions de repli pour les populations les plus précaires. Quels sont réellement les mouvements – ou les impossibilités de mouvements – de ces populations ? Quelles sont les zones ou habitent ces Français ?

Je n’ai pas connaissance d’enquête précise sur ces questions mais, il faut prendre garde à ne pas simplifier l’analyse et à voir la pluralité des mouvements – ce qui n’empêche pas de mettre en évidence une logique d’ensemble qui se dessine.

 

Ainsi les historiens ont beaucoup étudié les déplacements de populations pauvres vers les pays riches ou encore, de la campagne vers les villes. Mais, dans nos pays riches, les pauvres justement ne peuvent ou ne veulent pas se déplacer – c’est d’ailleurs souvent un objectif non avoué des politiques de “rénovation urbaine” que de les inciter à partir. Par ailleurs, parler par exemple des populations qui “préfèrent” quitter la région parisienne pour aller en province, ou encore à la campagne, où le coût de la vie est réputé moins élevé et l’accès au logement plus facile c’est ne pas tenir assez compte des autres contraintes et d’abord, celles d’accès à l’emploi, ou à la formation pour les jeunes. Enfin, il faut se souvenir que le logement c’est aussi l’endroit où une sociabilité s’est créée, avec des réseaux d’interdépendance, et que le déplacement a un coût en particulier, pour les plus précaires qui peuvent perdre justement tous les réseaux d’entraide qui leur permettaient de “tenir”.

Enfin, il faut bien sûr distinguer d’un côté, les mouvements “spontanés” de population, de l’autre, les mouvements provoqués par des politiques volontaristes – notamment, de rénovation urbaine. Evidemment ces mouvements n’ont pas la même signification, ni les mêmes conséquences. 

Donc, il ne faut pas simplifier les mouvements “des pauvres et précaires” en général, qui sont à la fois limités, et différenciés. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas des logiques à l’oeuvre, que la sociologie urbaine s’est efforcée de mettre en évidence. Dans un article paru en 2004 dans la revue Esprit intitulé : La ville à trois vitesses : gentrification, relégation, périurbanisation, Jacques Donzelot montre que deux phénomènes s’additionnent et cumulent leurs effets : d’une part, les aspirations des ménages aisés à se concentrer “entre soi” ; d’autre part, les politiques qui ont favorisé depuis des décennies l’accession à la propriété. Le résultat est un triple mouvement.

Premièrement, les catégories les plus aisées se sont approprié ou réapproprié les centres villes où les prix des logements sont devenus dissuasifs pour les classes populaires et même, pour les classes moyennes. C’est la gentrification. Les classes moyennes et les classes populaires les plus aisées, attirées par la perspective de la “ville à la campagne”, sont allés acheter un pavillon de banlieue dans les couronnes plus éloignées des villes. Ce sont elles qui viennent travailler en ville en voiture ou en transports en commun, au prix de déplacements quotidiens qui produisent aussi de la pollution. C’est la périurbanisation. Les précaires enfin n’ont pas pu bénéficier de l’accession à la propriété et sont restés sur place, dans les anciennes zones d’habitat social qui désertées par les classes moyennes, se sont dégradées. C’est la relégation que subissent maintenant les “banlieues sensibles”, mais aussi les “quartiers pauvres” des grandes villes. Et c’est donc là que les immigrés viennent, pour trouver des logements, avec les habitants déjà installés trop précaires pour partir (d’où aussi l’image de quartiers-ghettos).

De ce point de vue, c’est donc l’absence de mouvement ou plutôt, l’impossibilité de pouvoir choisir le mouvement qui caractérise les précaires – soit qu’ils doivent rester dans des habitats dégradés ; soit qu’ils subissent une injonction à partir alors qu’ils ne veulent pas et qui peut les précariser encore plus (dans le cas d’opérations de rénovation urbaine notamment).

 Quel impact a cette évolution au niveau de la cohésion du pays ? Peut-elle engendrer des problèmes sociaux ou au contraire servir de base à la création d’une autre dynamique loin des grands espaces urbains ?

Ce triple mouvement mis en évidence (gentrification – périurbanisation – relégation) constitue à l’évidence une menace au niveau de la cohésion du pays. D’abord les catégories sociales ne se mélangent plus. Ensuite certaines populations se sentent exclues, reléguées.

Pour qu’il y ait une dynamique loin des grands espaces urbains, il faudrait qu’il y ait de la richesse créée et des flux de richesse qui passent sur ces territoires de relégation. On peut attendre un dynamisme qui viendrait des initiatives prises “par en bas”, “bottom up” comme disent les anglo-saxons. C’est ce que cherche à impulser la politique de la ville. Mais tant que le premier mouvement de ceux qui réussissent dans ces quartiers est d’en partir ; tant que le fait même de partir de ces quartiers est présenté comme un symbole de réussite, la dynamique des territoires est compliquée à établir et maintenir.

Pour recréer une dynamique favorable à la cohésion sociale, ma conclusion est qu’il faut repenser la mixité sociale – slogan souvent repris à propos des logements d’habitat social mais qui va au-delà, puisqu’il s’applique à tous les territoires, sans exception. Mais c’est difficile car cela va à l’encontre d’une aspiration que personne ne semble mettre en cause : le libre choix de s’établir, et de choisir son voisinage de proximité, à hauteur de son niveau de revenus.

En conclusion, je dirais que, le fonctionnement du marché immobilier et la montée des précarités ne sont pas seuls en cause pour expliquer les difficultés des plus précaires par rapport au logement ; il y a une responsabilité de la politique publique menée depuis des années, et aussi de chacun de nous, de nos aspirations individuelles ;  la cohésion sociale passe par une revalorisation assumée du mélange ou de la mixité sociale.

 

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Un travail intéréssant sur : Ou son les pauvres ?

 

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Un habitat solidaire innovant

Un habitat solidaire innovant | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it
Un projet de vie commune original sur le site de Louvain-en-Woluwe.
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Des  nouvelles intérésssates

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Qui évite les écoles où vont les enfants des pauvres et des immigrés ? - Délinquance, justice et autres questions de société

Qui évite les écoles où vont les enfants des pauvres et des immigrés ? - Délinquance, justice et autres questions de société | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it

La carte scolaire est couramment présentée comme un outil essentiel de production de la mixité sociale à l’école, censé garantir l’égalité républicaine. Pour atteindre effectivement cet objectif d’égalité des chances entre les élèves, deux conditions sont nécessaires. D’une part, il faudrait que les établissements scolaires soient égaux, en termes de qualité des enseignants, des équipements, de variété des options possibles, des ressources mobilisées pour et autour de l’enseignement. De l’autre, il faudrait que la composition sociale du groupe scolarisé soit semblable d’un établissement à l’autre. Appuyée sur la construction d’une typologie des établissements, l’analyse comparative des profils sociaux des collèges montre que la ségrégation scolaire est en fait plus forte encore que la ségrégation résidentielle. L’explication de ce surcroît de ségrégation tient à deux facteurs...

 

>>>> Rapport à télécharger


Via Alcofribas
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La ville en mouvement : ségrégation, mixité sociale et nouvelles formes urbaines | Université Rennes 2

La ville en mouvement : ségrégation, mixité sociale et nouvelles formes urbaines | Université Rennes 2 | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it
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Logement social et stratégies électorales ...!!!

Logement social et stratégies électorales ...!!! | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it

Depuis les années 1980, la mixité sociale est au cœur des politiques urbaines. Dans ce contexte, le logement social joue un rôle ambigu : s’il est concentré dans une zone, il peut créer des poches de pauvreté et aggraver la ségrégation sociale ; s’il est bien réparti, il peut favoriser la mixité.

De la Loi d’orientation pour la ville de 1991 à la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) de 2000, l’État a multiplié les mesures pour favoriser la mixité. Pourtant beaucoup de communes n’ont toujours pas atteint les quotas instaurés : comment l’expliquer ?

Les efforts de l’État en faveur de la mixité semblent, sur le terrain, mis à mal par le refus des élus de suivre la ligne édictée au niveau national, et donc de mettre en œuvre les politiques foncières et d’urbanisme nécessaires. Face aux réticences, réelles ou supposées, de la population, de nombreux acteurs politiques locaux, soucieux de ne pas compromettre leurs chances de se faire réélire, préfèrent maintenir le statu quo plutôt que de se lancer dans un activisme qui, selon eux, ne serait pas récompensé dans les urnes. À cela s’ajoute souvent la crainte de modifier l’équilibre de leur électorat local en amenant plus de mixité.

Des enjeux de sociologie électorale

De nombreux recherches le montrent (voir par exemple les travaux de Nonna Mayer(1) à ce sujet) : la propension d’un individu à voter à gauche ou à droite reste liée à certaines « variables lourdes » comme son statut socioprofessionnel, son âge ou l’importance de son patrimoine. La composition sociodémographique d’une commune joue donc sur les résultats des votes et sur les chances des élus locaux d’être réélus. Dès lors, il est compréhensible que ceux-ci soient réticents à l’égard de mesures favorisant une plus grande mixité sociale, si celle-ci est synonyme d’un profil électoral flou et de résultats électoraux peu prévisibles. Pour se faire réélire, un élu a plutôt intérêt à se constituer un électorat homogène, y compris en renforçant le profil sociodémographique des habitants de sa commune.

Mais quelle est la portée réelle de ces considérations stratégiques ? Afin de le savoir, nous avons construit un modèle théorique cherchant à expliquer les choix politiques des élus locaux. Trois hypothèses ressortent de ce modèle.

Renforcer son électorat traditionnel

Si les élus locaux poursuivent réellement de telles stratégies électorales, ils auront tendance à adopter l’attitude attendue par leur électorat traditionnel. La sociologie électorale montre, par exemple, que les propriétaires de logements votent plus facilement pour un candidat de droite et qu’ils sont généralement plutôt opposés à la construction de logements sociaux car ils craignent que soit dégradée l’image de leur commune et donc la valeur de leur bien immobilier. Dès lors, un élu local de droite aura tendance à construire moins de logements sociaux qu’un élu de gauche. Ainsi, il pourra à la fois s’assurer les faveurs de cet électorat et en pérenniser la présence dans la commune.

Réagir aux choix politiques de ses voisins

Des élus locaux pensant de façon stratégique adapteront leurs décisions politiques à celles des communes proches. Par exemple, si une commune décide de construire des logements sociaux, elle risque de modifier non seulement son propre équilibre sociodémographique et électoral, mais aussi celui des communes aux alentours. Les maires voisins sont donc contraints de réagir en adaptant leur propre politique.

Être d’autant plus prudent que les électeurs sont mobiles

Enfin, ces interdépendances seront d’autant plus fortes que les électeurs déménageront facilement d’une commune à l’autre. S’ils sont mobiles, ils pourront changer de commune pour bénéficier d’un logement social ou profiter d’un logement libéré par la construction de logements sociaux, ou à l’inverse ils pourront quitter une commune pour fuir ce qu’ils considèrent être une détérioration de leurs conditions de vie. Donc plus cette mobilité est forte, plus la politique de logement social d’une commune représente un risque électoral pour les maires voisins, et plus ceux-ci se verront contraints d’adapter leur propre politique.

Un cas précis : le Grand Lyon

Ces trois hypothèses ont été testées empiriquement à partir de données concernant la construction de logements sociaux dans les communes du Grand Lyon sur la période 2002-2007. Les résultats concordent avec nos trois hypothèses. On peut en conclure que la décision d’un élu local de construire des logements sociaux dépend de l’impact supposé de cette politique sur l’évolution de sa base électorale dans la durée. La crainte d’une trop grande mixité sociale conduit donc les élus locaux, par mimétisme stratégique, à perpétuer les divisions sociales existantes. Les incitations réglementaires, formulées en termes de quotas, parviennent à atténuer ces comportements stratégiques sans pour autant les effacer complètement.

xavier alletru's insight:

Article parlant des politiques dévelopées pour permettre les logements sociaux .

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Education nationale: les nouveaux postes iront en priorité dans les quartiers ... - L'Express

Education nationale: les nouveaux postes iront en priorité dans les quartiers ... - L'Express | La mixité sociale dans la ville | Scoop.it
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Education nationale: les nouveaux postes iront en priorité dans les quartiers ...
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