La lettre de Toulouse
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La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
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Pour Pierre Hessler (Capgemini), en visite à Toulouse, l’entreprise de demain doit devenir "plus intelligente"

Pour Pierre Hessler (Capgemini), en visite à Toulouse, l’entreprise de demain doit devenir "plus intelligente" | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Pierre Hessler, censeur au sein du conseil d’administration de Capgemini.


 

De passage à Toulouse mercredi 8 octobre, Pierre Hessler, censeur au sein du conseil d’administration de Capgemini, a présenté sa vision de la transformation digitale des entreprises. Une révolution qui, selon lui, impactera directement les PME.

Devant un parterre d’une trentaine de collaborateurs toulousains, Pierre Hessler, censeur au sein du conseil d’administration de Capgemini, a livré mercredi soir un diagnostic sans appel : "La transformation digitale des entreprises est en marche." Un phénomène directement lié selon lui à la mutation de la société. "Nous sommes tous devenus plus conscients de notre environnement, nous sommes devenus sociaux, mobiles et hyper connectés, constate-t-il. Et les entreprises doivent devenir comme nous."


Lutte des pouvoirs entre l’entreprise et le consommateur
Pour Pierre Hessler, l’entreprise de demain devra avant tout devenir "plus intelligente". "Toutes les données du monde ne servent à rien si on ne les utilise pas de la bonne façon", analyse-t-il. L’entreprise digitale devra également être selon lui "plus connectée, plus mobile, plus disponible" et devra "inventer une manière différente d’interagir avec ses clients, qui sont devenus digitaux". Sans oublier un maillon essentiel de la chaîne : les collaborateurs eux-mêmes. "Beaucoup d’entreprises l’oublient", regrette-t-il.

Des changements importants sont aussi à anticiper en matière de relation entre les donneurs d’ordres et leurs partenaires. "Nous voyons naître une nouvelle distribution des rôles et de l’intelligence, explique Pierre Hessler. Mais il est toujours très difficile de bouleverser les équilibres de tout un écosystème."

Cette nouvelle donne induirait par ailleurs une lutte des pouvoirs entre l’entreprise et le consommateur lui-même. "On parle toujours des réseaux sociaux qui octroient davantage de pouvoir aux consommateurs, mais on ne parle pas des pouvoirs accrus des entreprises, pointe Pierre Hessler. Or, les firmes qui s’en tireront le mieux ne sont pas celles qui exerceront le plus leur pouvoir, mais celles qui l’exerceront de la façon la plus intelligente."

 

"Les PME doivent prendre l’initiative"
Nouveau contexte, nouveaux produits - plus connectés -, nouvelles cibles, nouvelle concurrence - notamment venue des pure-players du monde du numérique -... : la digitalisation des entreprises ne concernerait pas que les grands comptes. "Les PME et les ETI sont elles aussi impactées, estime Pierre Hessler. La 'contagion' va s’étendre partout. Et dans un monde digital, les petites entreprises auront un grand avantage à être en avance de phase, à prendre l’initiative." Des perspectives qui réjouissent le censeur de Capgemini. "Nous nous préparons à faire face à une demande explosive", sourit-il.

 

Alexandre Léoty

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Monique Dufresne, La Maison de l’Initiative, lauréate des Tribune Women’s Awards Objectif News, catégorie Responsable et solidaire

Monique Dufresne, La Maison de l’Initiative, lauréate des Tribune Women’s Awards Objectif News, catégorie Responsable et solidaire | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Monique Dufresne


 

Cofondatrice et gérante de la Scop La Maison de l’Initiative, Monique Dufresne est lauréate des Tribune Women's Awards Objectif News dans la catégorie Responsable et solidaire. Les 53 salariés/associés de La Maison de l’Initiative, basée à Toulouse, forment des porteurs de projets à la création d’entreprise. En 2013, la coopérative dont le leitmotiv est "l'égalité hommes/femmes", a affiché 2,7 M€ de chiffre d’affaires.

Jacques Le Bris's insight:

Voir la vidéo :

http://www.objectifnews.tv/index.php?&id=2108


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Lancement de l'Espace Clément Ader, vitrine du campus Toulouse-Montaudran Aerospace

L’Espace Clément Ader, dédié à la recherche en mécanique et composites, est opérationnel depuis mars. Mais ce premier symbole de la coopération entre Europe, Région, agglomération et université vient tout juste d’être inauguré en grandes pompes.

Ils sont tous là. Les représentants de l’Etat, de l’Europe, de la Région, de Toulouse Métropole, de l’université et même de Météo France… Tous parties prenantes dans le financement de 42 millions d’euros de l’Espace Clément Ader, inauguré ce jeudi 2 octobre. Cette célébration signe l’acte de naissance du campus Toulouse-Montaudran Aerospace, en lien avec le pôle de compétitivité Aerospace Valley dédié à l’aéronautique, l’espace et les systèmes embarqués. Suivront dans la même zone l’ouverture de l’Institut de recherche technologique et de la Maison de la formation Jacqueline-Auriol.
Même si l’inauguration officielle de l’Espace Clément Ader n’intervient que ces jours-ci, le bâtiment de 13.000 m² est déjà opérationnel depuis mars 2014. Dédié à la recherche en mécanique et composites ainsi qu’aux calculs grande puissance, il héberge près de 230 personnes, chercheurs et personnel technique. Il regroupe plus précisément dans ses murs l’Institut Clément Ader [1] (études sur les cycles de vie des pièces et structures aéronautiques et spatiales), le Critt Mécanique et matériaux composites [2] (véritable passerelle entre la recherche et les PME), une plateforme de micro-caractérisation des matériaux abritant un microscope capable d’analyser de la poussière d’étoiles au millionième pour une valeur de 2,4 millions d’euros, et une plateforme de calcul intensif comprenant les supercalculateurs de Météo France aux côtés de supercalculateurs universitaires.
« Nous avions besoin d’un nouveau centre pour notre calculateur intensif capable de donner en trente minutes des prévisions sur vingt-quatre heures analysées ensuite par nos ingénieurs avant diffusion. Nous sommes heureux d’avoir pu profiter de cette salle qui abrite aujourd’hui la moitié de la configuration du supercalculateur, l’autre moitié restant sur notre site de l’ouest toulousain », explique Jean-Marc Lacave, PDG de Météo France.

Financement et utilisation mutualisés

Le président de Région, Martin Malvy, n’a pas manqué de souligner la participation majoritaire de sa collectivité au financement du bâtiment pour 10 millions d’euros. Suivent l’État (9 millions d’euros) et, à égalité à hauteur de près de 7 millions d’euros chacun, la communauté urbaine de Toulouse-Métropole, l’Europe et Météo France. Le bâtiment sera géré par l’Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées et son entretien assuré grâce aux intérêts des crédits du Plan campus.
Marie-France Barthet, présidente de l’Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, a salué quant à elle la rapidité d’exécution des travaux en vingt-et-un mois ainsi que le défi technique relevé par le maître d’œuvre, le cabinet d’architecture toulousain Séquences. « Il a fallu isoler la zone du microscope surpuissant qui ne supporte ni vibration, ni champ électromagnétique interférent. Plus de 40.000 soudures ont été nécessaires pour le maillage de mise à terre et les câbles courent à cinq mètres sous terre pour l’isoler des champs magnétiques. » Le tout forme un plateau technique remarquable destiné à favoriser les échanges entre industrie et recherche.

Isabelle Meijers

Notes
[1] Né du rapprochement de trois structures de recherche en génie mécanique issues de l’Insa et l’université Paul-Sabatier, de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (Isae) et de l’Ecole des Mines d’Albi-Carmaux
[2] Centre régional d’innovation et de transfert de technologie

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À Toulouse, le président du Cnes confirme la responsabilité industrielle de Soyouz dans l'échec de Galileo

À Toulouse, le président du Cnes confirme la responsabilité industrielle de Soyouz dans l'échec de Galileo | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Jean-Yves Le Gall, président du Cnes.


 

À quelques jours de la réunion de la commission d'enquête chargée d'analyser l'échec de la mise en orbite de Galileo, Jean-Yves Le Gall, président du CNES, pointe "un problème de qualité sur l’étage supérieur Frégate" le remorqueur spatial du lanceur russe Soyouz. Avant la conférence ministérielle de l’Esa, il détaille les discussions en cours pour convaincre les Allemands de se rallier au projet Ariane 6. Il évoque la question d'une fusion entre Thales Alena Space et Airbus Defence and Space. 

La commission d'enquête chargée d'analyser l'échec de la mise en orbite des deux premiers satellites Galileo opérationnels, le 22 août, se réunira le 7 octobre. Confirmez-vous qu’il y a eu une panne d’alimentation sur l’étage supérieur du lanceur Soyouz ?
Il y a eu un problème de qualité sur l’étage supérieur Fregat du lanceur Soyouz, ce qui a conduit à une panne d'alimentation en hydrazine des moteurs de contrôle d’attitude. En fait, cette hydrazine a gelé pendant le vol en raison d’une trop grande proximité avec un tuyau d’alimentation en hélium, qui était particulièrement froid. Cette non-conformité est difficile à admettre mais ça peut arriver. En revanche, ce qui est plus grave de mon point de vue, c’est que le contrôle qualité ne l’a pas vue.

Les Européens vont-ils modifier leur stratégie de déploiement qui prévoyait de lancer les dix premiers satellites Galileo avec Soyouz et les douze suivants avec Ariane 5 ?
Mon sentiment est qu’il faut consolider la constellation Galileo avec rapidement, un ou deux lancements d’Ariane 5. Perdre deux satellites, ce n’est pas gravissime. Mais si on devait avoir un autre problème sur le prochain lancement, cela pourrait remettre en cause le programme. Et cela n’est pas possible car Galileo est pour l’Europe, une alternative au GPS, développé par et pour l’armée américaine. En outre, il permettra d’offrir une meilleure précision du signal et une meilleure datation.

Cet échec de Soyouz plaide-t-il en faveur d’Ariane 6 ?
Les difficultés de qualité de l’industrie spatiale russe sont connues. Jusqu’au 22 août, nous étions passés entre les gouttes. L’échec récent renforce notre analyse selon laquelle il faut avoir un lanceur européen de souveraineté. Ne pas être autonome pour lancer nos satellites gouvernementaux n’est plus possible. C’est tout le sens du développement d’Ariane 6.

Quelle est la proposition française pour Ariane 6 qui, à terme, remplacera Ariane 5 ?
Ariane 6 sera une synthèse entre Ariane 4 et Ariane 5. Ariane 4 était un lanceur modulaire, qui a marqué son époque, même si son dernier vol remonte à février 2003. Pour Ariane 6, nous allons reprendre pour le premier étage, le moteur Vulcain 2 d’Ariane 5 et nous lui adjoindrons un étage supérieur qui utilisera le moteur Vinci, en cours de développement. Ce corps central cryotechnique sera très simplifié par rapport à celui d’Ariane 5 et permettra d’avoir deux versions d’Ariane 6, l’une avec deux propulseurs à poudre pour lancer les satellites gouvernementaux et l’autre avec quatre propulseurs pour lancer les satellites commerciaux.

Pourquoi faut-il remplacer Ariane 5 ?
Le secteur spatial connait une révolution comparable à celle que l’informatique a vécue dans les années 70. En dehors d’IBM, les grands acteurs de l’époque ont tous disparu, remplacés par Apple, Microsoft et quelques autres. Aujourd’hui, dans le spatial, nous voyons l’arrivée de nouveaux acteurs comme SpaceX dont le parcours interpelle : huit lancements réussis en un an, pour la première année d’exploitation du lanceur. C’est pour faire face à cette nouvelle approche, appelée aux États-Unis, le NewSpace, que nous sommes en train de réagir. L’objectif est de diviser par deux, le coût de lancement au kilo, grâce à trois facteurs : un lanceur de conception simplifiée, une organisation industrielle optimisée et un soutien sans faille des pouvoirs publics européens. Prenons l’exemple du pas de tir : aujourd’hui, celui d’Ariane 5 ressemble à une petite ville alors que celui du lanceur de SpaceX tient sur un demi-terrain de football. Ariane 5 a été développée dans les années 80 avec une approche "technology driven". Avec Ariane 6, nous sommes définitivement dans le monde du "cost driven". Ariane 5 est aujourd’hui le meilleur lanceur du monde avec 61 succès d’affilée, mais il atteint la limite de sa compétitivité. C'est pour cela qu’il est urgent de développer Ariane 6.

Au sein de l’Europe spatiale, qui est pour et qui est contre Ariane 6 telle que vous la décrivez ?
Il y a un consensus sur ce projet entre l’Agence spatiale européenne, le CNES et l’industrie. Il reste à convaincre nos partenaires européens, notamment allemands. Pendant longtemps, on leur a expliqué qu’on allait fait Ariane 5 ME, une version améliorée d’Ariane 5. Maintenant on leur demande de passer directement à Ariane 6. L’Allemagne avait l’ambition de récupérer une part importante du développement d’Ariane 5 ME. Il faut la convaincre que si on saute cette étape, elle aura toute sa place dans le projet Ariane 6 et qu’in fine, elle sera gagnante.

Quel est le calendrier d’ici la conférence de Luxembourg le 2 décembre ?

Il y a eu une réunion des ministres le 8 juillet à Genève afin de prendre en compte les bénéfices de la nouvelle organisation industrielle entre Airbus et Safran. Les ministres se sont vus à nouveau le 23 septembre à Zurich où notre travail de l’été leur a été présenté. Ils se reverront en novembre pour, je l’espère, établir l’accord qui sera ensuite entériné le 2 décembre à Luxembourg.

La création de la joint-venture Airbus-Safran affaiblit-elle le CNES ?
Non, au contraire, elle le renforce parce que cette organisation industrielle est la seule façon d’avoir des lanceurs compétitifs en Europe et donc un avenir pour Ariane. Concrètement, l’industrie aura plus de marges de manœuvre mais elle prendra aussi plus de risques.

L’intégration d’Arianespace dans la joint-venture est d’actualité ? 


La question est en train d’être étudiée. Il est clair qu’il faut optimiser l’organisation industrielle, en particulier parce qu’il y a des entités différentes qui interviennent sur les mêmes sites. S’il y a une seule structure, on peut faire des économies, notamment sur le management. L’autre sujet, c’est l’actionnariat d’Arianespace et là aussi, une réflexion est en cours pour déterminer quel modèle sera le plus efficace.

Thales Alena Space et Airbus Defence and Space seront-ils amenés à fusionner ?
C’est vrai qu’il y a un débat. Certains disent qu’il ne faut pas avoir un monopole pour permettre aux gouvernements d’avoir le choix. D’autres disent qu’il faut réunir les maîtres d’œuvre pour améliorer la compétitivité. Et pendant ce temps, nous sommes en concurrence avec les États-Unis qui ont un budget consacré au spatial, sans commune mesure avec l’Europe. Si on devait arriver à une vraie crise de compétitivité, alors il faudrait arriver à un rapprochement entre nos maîtres d’œuvre. Mais il faut être bien conscient que cela aura un coût…

Ce « NewSpace » est-il applicable en Europe ?

Il faut s’en inspirer avec nos spécificités. Les entreprises américaines embauchent et licencient massivement. Ce n’est pas notre habitude. Il faut faire la synthèse entre une compétitivité qui permet de lutter avec les États-Unis et un certain nombre de contraintes qui sont à ce stade incontournables en Europe car nous n’avons pas le même modèle social. C’est ce à quoi nous réfléchissons pour nos projets d’avenir, notamment Ariane 6.


Le CNES prépare un événement majeur, l’atterrissage du robot Philae sur la comète Churyumov Gerasimenko, le 12 novembre. C’est un programme important ?
C’est un programme qui nous occupe depuis une vingtaine d’années. Nous devions lancer Rosetta le 12 janvier 2003 pour arriver sur une autre comète en 2010. En 2002, l’échec d’Ariane 5 nous a poussé à retarder le lancement de Rosetta jusqu’au 2 mars 2004 pour viser la comète Churyumov-Gerasimenko. Les scientifiques étaient un peu dépités de devoir attendre quatre années de plus. Aujourd’hui, ils sont enthousiastes car le noyau de cette comète est extraordinaire. Le 12 novembre, Philae va descendre pendant 7 heures pour se poser sur le noyau de la comète. Le CNES sera partie prenante de cet événement planétaire car nous avons développé Philae avec nos partenaires allemands du DLR. Aujourd’hui on pense que, s’il y a de la vie sur Terre, c’est parce que notre planète a été ensemencée par des bombardements cométaires il y a des milliards d’années. Les comètes ont probablement amené sur la Terre les molécules pré biotiques qui en se recombinant ont créé l’ADN, puis la vie. Cette opération sera à suivre en direct à la Cité de l’espace à Toulouse.

Propos recueillis par Emmanuelle Durand-Rodriguez et Denis Lacoste, directeur de la recherche de TBS, lors de la Matinale Objectif News le 2 octobre à Toulouse

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Appel à projets du FUI. Aerospace Valley se taille la part du lion

Appel à projets du FUI. Aerospace Valley se taille la part du lion | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Marc Péré, directeur général d’Aerospace Valley - Photo Hélène Ressayres

 

Les ministres en charge des pôles de compétitivité viennent de livrer les résultats du dix-huitième appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI). Sur les soixante-sept nouveaux projets de R&D retenus, neuf sont portés ou accompagnés par Aerospace Valley. La moisson est bonne pour Aerospace Valley.

 

La moisson est bonne pour Aerospace Valley. Sur les dix projets portés ou accompagnés par le pôle de compétitivité basé à Toulouse, neuf ont été retenus pour recevoir un soutien du Fonds unique interministériel (FUI), pour un montant estimé à 8,4 millions d’euros. Une manne à laquelle s’ajoute l’appui des collectivités territoriales (3,4 millions d’euros), ainsi que les fonds privés. Au total, ces neuf projets, qui mobilisent une trentaine de PME régionales, bénéficient d’une assiette de financement de 29 millions d’euros.

« Neuf projets financés sur dix, cela veut dire que le terreau est fertile », commente Marc Péré, directeur général du pôle dédié à l’aéronautique, au spatial et aux systèmes embarqués. « Nous sommes toujours capables de générer et d’accompagner des produits de qualité. »

Un renouvellement des thématiques de recherche

Depuis 2005, pas moins de 125 projets de R&D portés par Aerospace Valley ont été financés par le FUI, qui concentre les aides publiques accordées aux pôles de compétitivité. Si ce dix-huitième appel à projets aussi récompensé les autres acteurs de Midi-Pyrénées (lire ci-dessous), Aerospace Valley se taille donc la part du lion : 13% des projets en taille et en volume financiers, soit l’un de ses meilleurs résultats depuis la création des pôles.

Un résultat qui peut s’expliquer par les critères imposés. « Aerospace Valley est exigeant sur ses dossiers et a une procédure de sélection assez efficace des projets », poursuit Marc Péré. « De plus, nous connaissons actuellement un renouvellement des thématiques apportées, avec des projets sur la cybersécurité, les matériaux composites, ou encore les turbomachines. »

Ainsi, la palme des projets accompagnés en Midi-Pyrénées revient à Syrena 2, porté par Turbomeca (groupe Safran) et qui a fédéré Labinal Power System, basé en Haute-Garonne ou encore les PME Equip Aero et MEAS. Doté d’un budget de 7,5 millions d’euros, dont 3,1 millions d’euros d’aides publiques, Syrena 2 planche sur les systèmes de régulation des moteurs aéronautiques, afin de créer des turbines plus efficaces et moins gourmandes en énergie.
M.V.

Jacques Le Bris's insight:


Les autres pôles de Midi-Pyrénées ne sont pas en reste

Agri Sud-Ouest Innovation est le deuxième grand lauréat du dix-huitième appel à projets du FUI. Le pôle de compétitivité agricole et agroalimentaire, basé à Toulouse et couvrant les quatre régions du sud-ouest, a été retenu pour trois projets dont il est pilote : Mo2ve, Oviboost et Preamisse. Organocan2, porté par le pôle médical Cancer Bio Santé, figure également parmi les lauréats.
Enfin, Eau et Derbi, les deux pôles basés en Languedoc-Roussillon mais rayonnant aussi sur Midi-Pyrénées, figurent également au palmarès. Le premier, axé au tour de la filière de l’eau, en tant que pilote du projet Paris ; et le second, dédié aux énergies renouvelables, en tant qu’accompagnateur de l’initiative Sunagri2B.

Au total, 128 dossiers avaient été déposés pour ce dix-huitième appel à projets du FUI. Les soixante-sept lauréats vont se partager une dotation d’État de 42,8 millions d’euros. Outre cette aide, ils bénéficieront de celle des collectivités territoriales et des fonds européens à hauteur de 45,9 millions d’euros.

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Privatisation de Toulouse-Blagnac : Banque Populaire Occitane et Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées déposent la seule candidature "locale"

Privatisation de Toulouse-Blagnac : Banque Populaire Occitane et Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées déposent la seule candidature "locale" | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Le nouvel actionnaire d'ATB sera connu courant novembre


 

Deux banques régionales s’allient pour racheter les parts de l’État dans l’aéroport Toulouse-Blagnac. La Banque Populaire Occitane et la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées ont annoncé ce lundi qu’elles se portent candidates dans le cadre d’un consortium intitulé Capitole Alliance. Il regroupe également le concessionnaire d’aéroports allemand AviAlliance et le gestionnaire d’infrastructures Ofi InfraVia. Stratégie : l’expertise, la proximité et l'investissement de long terme.

L’aéroport Toulouse-Blagnac suscite les convoitises. Ce lundi, un nouveau consortium a annoncé sa candidature au rachat des parts de l’État (lire notre article La privatisation de l'Aéroport Toulouse-Blagnac est en marche, l'État cède 49,99 % du capital). Il s’agit de Capitole Alliance, composé de la Banque Populaire Occitane, de la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées, d’AviAlliance et d’Ofi InfraVia. C’est la seule candidature portée par des acteurs locaux.

Ce consortium souhaite apporter "une solution institutionnelle long terme, un projet industriel ambitieux axé sur le maintien de la qualité de services de l’aéroport et le développement de l’économie, de l’attractivité de Toulouse et de la région Midi-Pyrénées" explique un communiqué de presse commun. Autrement dit, "pas de course aux bénéfices, pas de hausse fulgurante des prix" traduit Alain Condaminas, président de la Banque Populaire Occitane.

Qui sont les membres du consortium
Aucun chiffre ne filtre sur le montant de la participation au capital de chacun des acteurs du consortium. "La répartition du capital se fait en fonction des moyens et de la stratégie de chacun", concède Vincent Levita, président d’Ofi InfraVia, "et les décisions se prennent tous ensemble". Ainsi les Toulousains Pierre Carli (Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées), et Alain Condaminas (BPO) font partie de la gouvernance de Capitole Alliance aux côtés de Vincent Lévita et du patron du concessionnaire AviAlliance, l’allemand Gerhard Schroeder (le porteur du projet auprès de l’État).

"AviAlliance et InfraVia sont à l’origine de ce projet, détaille Alain Condaminas. Ils m’ont sollicité, via Natixis, en juillet dernier. J’ai dit oui, à condition qu’il n’y ait pas d’autre offre locale. Puis j’ai proposé à la Caisse d’Épargne de s’associer au consortium." L’argument qui a fait mouche : le long terme. "Ofi InfraVia n’est pas un investisseur pur et dur dont le seul objectif est d’engranger le maximum de bénéfices en un minimum de temps. Nous nous sommes tous mis d’accord pour développer l’aéroport sur le long, voire très long terme." Ofi InfraVia se présente en effet comme "un leader français de l’investissement et de la gestion d’infrastructures" avec à son actif l’autoroute A150 en Normandie, Regaz le réseau de distribution de gaz à Bordeaux, ou encore le stade Vélodrome à Marseille.

"ATB n’a pas vocation à devenir un Hub. C’est un aéroport régional et c’est dans cette voie que nous le développerons, en suivant la stratégie menée par Jean-Michel Vernhes. Nous serons au service de Toulouse, dans une logique locale" insiste le président d’Ofi InfraVia.

Stratégie : aéroport de proximité
La composition du consortium reflète la stratégie menée : La Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées et la BPO assurent un ancrage et une représentation régionale pour défendre des intérêts locaux, "l’aéroport est vital pour l’économie de notre Région" rappelle Alain Condaminas.

AviAlliance (ex-Hochtief Airport), "c’est l’expérience et l’expertise" affirme de son côté Vincent Levita. Cette entreprise allemande est le concessionnaire des aéroports de Dusseldorf, Athènes, Budapest, et surtout Hambourg, ville d’implantation d’Airbus en Allemagne. "Avec la navette Toulouse-Hambourg, des synergies sont sûrement possible", anticipe Alain Condaminas. Par ailleurs, "AviAlliance a prouvé que dans chacun des aéroports dont elle est propriétaire, la société garde le management en place", argumente le président de PBO, qui insiste : "le plan de développement et l’équipe actuelle ne bougeront pas".

Le partenariat avec Airbus, qui utilise une partie du foncier de l’aéroport, ne sera pas remis en question. "Il reste du foncier disponible, il y a des moyens de le valoriser, que ce soit avec Airbus ou d’autres entreprises", annonce Vincent Levita.

Capitole Alliance, l’outsider ?
Entre 6 et 10 candidatures ont été retenues suite à une première sélection des services de l’État. Aujourd’hui, deux d'entre elles sont données favorites : celle du consortium Vinci / EDF / Caisse des Dépôts et celle d’Aéroports de Paris. "Notre candidature a sa place parmi les trois favorites", estime Alain Condaminas. "Les autres s’entraînent peut-être pour des aéroports plus gros comme Nice ou Marseille. C’est un galop d’essai. Nous, nous sommes pleinement investis dans ce projet régional", précise le président de BPO.

"Notre puissance de frappe locale, associée à l’expertise d’Ofi InfraVia et AviAlliance nous donne autant de chances, voire plus que nos concurrents", affirme enfin Stéphane Kolb, membre du Directoire de la Caisse d'Épargne de Midi-Pyrénées.

Capitole Alliance déposera son offre ferme avant le 31 octobre et le nouveau propriétaire des parts de l’État sera connu mi-novembre.

Sophie Arutunian

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La Tribune Women’s Awards 2014 : l'ambition et l'entrepreunariat des femmes au cœur du débat

La Tribune Women’s Awards 2014 : l'ambition et l'entrepreunariat des femmes au cœur du débat | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Quatre femmes manageures et cheffes d’entreprise ont échangé hier soir lors d'une la table ronde organisé par Objectif News – La Tribune lors des Tribune Women's Awards 2014 à Toulouse. Le thème : "Femmes cheffes d’entreprise, à quoi rêvez-vous ?". Au cœur du débat, ambition et respect.

 

Quel est le rêve d’une femme cheffe d’entreprise ? La question se pose davantage quand, autour d’une table, quatre femmes partagent leurs expériences de vie, dans le cadre de l’événement La Tribune Women's Awards, organisé par Objectif News et La Tribune, à Toulouse (lire notre article).

Carole Delga, secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, Typhaine Lebègue, chercheuse et professeure de Ressources humaines et Entrepreneuriat à France Business School (Tours) et auteure de la thèse Le processus entrepreneurial des femmes en France, Alexandra François Cuxac, présidente du groupe AFC Promotion et Virginie Malnoy, directrice générale adjointe d’Harmonie Mutuelle ont échangé avec Emmanuelle Durand-Rodriguez, rédactrice en chef d’Objectif News, autour de la question : "Femmes cheffes d’entreprise, à quoi rêvez-vous ?". D’une voix unanime, les quatre femmes affirment qu' il faut oser et cultiver une culture de la réussite.

 

S’autoriser à avoir des ambitions
Typhaine Lebègue assure que seulement 36 % des créateurs d’entreprise sont des femmes. Ce chiffre montre une évolution, mais il n’est pas encore suffisant, d’autant plus qu' "il y a beaucoup plus de femmes qui dirigent des PME que des grands groupes", comme le souligne Carole Delga. Pourquoi cette disparité ? Selon la secrétaire d’État le problème vient d'un complexe par rapport à la responsabilité. "Être une femme ne doit pas être un frein, au contraire. Il faut démontrer que tous les métiers sont ouverts à tout le monde. Hommes comme femmes, en entreprise ou en politique, doivent savoir prendre des risques et savoir manager, donc il faut lutter contre tous les stéréotypes."
 
Si elle avoue avoir eu des mains tendues de la part des hommes, Alexandra François Cuxac, qui a créé sa propre entreprise et l’a développée dans quatre régions du sud de la France, affirme également avoir vécu son parcours "comme un combat" : "Nous avons le devoir de continuer la lutte que nos mères ont entamée pour garantir les mêmes droits à nos filles, et encore plus. À mon avis il faut changer le regard, il faut que chacun assume sa part de féminité et sa part de masculinité. Quand on aura assumé cela, nous nous regarderons comme des personnes avec nos forces et faiblesses et nous pourrons oublier les stéréotypes."

 

Un combat dès la formation
Selon l'ensemble des femmes présentes, le combat commence sur les bancs de l’école. Former les jeunes filles à l'entrepreneuriat est, pour Typhaine Lebègue, l'une des actions prioritaires à mener dans les écoles, tout comme la formation aux métiers traditionnellement masculins. Le gouvernement, comme l'évoque Carole Delga, a d'ailleurs mis en place un plan de sensibilisation et d'accompagnement à l’entrepreneuriat féminin : "Entreprendre au féminin - des opportunités pour elles - une clé pour la compétitivité et l'emploi". "L'objectif de l'action est d'accompagner les femmes par la valorisation des compétences déjà existantes, mais aussi pour leur donner confiance et leur permettre de s'exprimer. Un site internet a été également lancé. Plusieurs actions seront mise en place dès l'enseignement supérieur afin de mobiliser l’ensemble des acteurs pour la sensibilisation des jeunes filles. Ce programme est évidemment soutenu par le ministère de l'Économie et la Caisse des Dépôts."

Toutefois, il n’est pas seulement question de différence de genre. L’égalité dans le monde professionnel, et surtout dans les rôles de responsabilité, peut être également le fruit d’un changement de rythme de travail et de management. C’est le propos de Virginie Malnoy, cadre à Harmonie Mutuelle. "J’ai eu de la chance car j’ai pu constater, en tant que manageure, qu’une femme qui travaille à la maison peut être aussi productive qu’un homme qui reste toute la journée au bureau, et vice-versa".

C’est Carole Delga qui revient sur le fond de la question. "Rien que d’entendre la fameuse phrase "en tant que femme" nous met dans une position d’embarras. Il faut revendiquer la nécessité d’être reconnues à part entière, en tant que personnes. Il ne faut pas oublier que le monde vous appartient."

 

Retrouvez le diaporama de la soirée.

 

Simona Pizzuti

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Deux entreprises de Midi-Pyrénées récompensées par EY lors du prix de l'Entrepreneur de l'année

Deux entreprises de Midi-Pyrénées récompensées par EY lors du prix de l'Entrepreneur de l'année | La lettre de Toulouse | Scoop.it


L'entreprise Delair-Tech, spécialiste des drones, a été récompensée du prix de "l'entreprise d'avenir"


 

Hier soir, à l’Institut culturel Bernard Magrez, à Bordeaux, EY a remis six prix à des entreprises du Grand Sud-Ouest. Le premier prix, celui d’entrepreneur de l’année, est revenu à Jean-Claude Fayat, président du groupe de BTP du même nom. Delair-Tech et AB7 Industries, deux entreprises midi-pyrénéennes, ont également été récompensées.

Hier soir, à Bordeaux, EY (ex-Ernst&Young) a remis le Prix de l'entrepreneur de l'année à Jean-Claude Fayat, président du groupe créé en 1957 par son père, Clément. Fayat (19.400 collaborateurs, 3,5 Md€ de CA) est le 1er groupe indépendant de construction en France, quatrième groupe de BTP en France. Le jury, présidé par Jean-Paul Calès, PDG de Cap Ingelec, a attribué cinq autres prix.

AB7 Industries et Delair-Tech
Le Prix de l'innovation revient à René Chelle (AB7 Industries),

celui du Prix de l'entreprise internationale à Daniel Harari, PDG de Lectra.

Le Prix de l'entreprise d'avenir est attribué à Michaël de Lagarde (Delair Tech).

Frédéric Conchy (Exosun) décroche le prix Born Global (croissance mondiale).

Le prix de l'engagement sociétal est décerné à Philippe Rambaud, président de 60.000 Rebonds.

La finale nationale du Prix de l'entrepreneur de l'année aura lieu à Paris le 13 octobre, au théâtre Mogador.


Pascal Rabiller

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Formation : des dispositifs centrés sur l'employabilité en Midi-Pyrénées

Formation : des dispositifs centrés sur l'employabilité en Midi-Pyrénées | La lettre de Toulouse | Scoop.it
État, Région, Opca, Pôle emploi, établissements publics et privés, entreprises… tous les acteurs de l'emploi et de la formation tendent aujourd'hui vers un même objectif : combiner formation et insertion.

 

La réforme de la formation professionnelle, les contrats aidés, le « Plan 100.000 formations » pour les demandeurs d’emploi, les dispositifs issus de la loi sécurisation de l’emploi… tout concourt aujourd’hui à rapprocher la formation au monde du travail. Et à en faciliter l’accès à ceux qui en ont le plus besoin.

240 millions d’euros affectés aux contrats aidés

Deux ambitions au cœur du « Plan 100.000 », lancé par le gouvernement à l’issue de la conférence sociale de juin 2013. Ce plan de formation prioritaire pour l’emploi vise, d’un côté, les chômeurs (la moitié des demandeurs d’emploi de la région Midi-Pyrénées possède un niveau inférieur ou équivalent au Bac). De l’autre, les offres d’emploi non pourvues (estimées à environ 6.000 dans la région). L’État et ses partenaires (Région, Opca, Pôle emploi…) assumant le coût des cursus jugés efficaces et pertinents au regard des besoins de chaque territoire.
Autres outils de la politique de l’emploi, les contrats aidés. Assortis pour la plupart d’une obligation de formation, ils s’adressent là encore aux plus fragiles : jeunes peu qualifiés, demandeurs d’emploi de longue durée, en situation de handicap, seniors… Rejoints depuis la fin 2012 par les emplois d’avenir, les contrats de génération, puis les emplois francs, les contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et contrats initiative emploi (CIE) ont également permis à des milliers de personnes d’accéder à un emploi l’année dernière, dans la région. Et à une formation ! Soit un « coup de pouce » de l’État de 240 millions d’euros.

Former ne suffit plus

Si l’alternance a perdu du terrain l’année dernière, apprentissage et contrats de professionnalisation continuent, eux aussi, à faire partie des priorités des politiques de l’emploi. État et Région ont affecté 100 millions d’euros à leur développement d’ici à 2015 en Midi-Pyrénées. Le principe même de l’alternance s’inscrit en effet dans cette volonté de connecter la formation au marché du travail, en combinant des périodes d’emploi en entreprise et des sessions en centre de formation. Un modèle qui a fait ses preuves (80% de taux d’insertion en moyenne), mais avec toutefois des résultats très variables selon les diplômes préparés, les organismes, l’accompagnement proposé… L’objectif de la réforme de l’apprentissage tend justement vers plus d’efficacité. Dans les établissements publics et privés aussi, un mouvement semble s’être engagé. « Nous avons une mission d’insertion, vers l’emploi mais également dans l’emploi, qui nous a par exemple conduit à mettre en place les « Mercredis de l’alternance » au sein des Greta, notre objectif étant d’accompagner le public à chaque étape de son projet professionnel », indique Jean-Louis Bonevie, directeur technique du Greta de Toulouse. Ailleurs, ateliers de techniques de recherche d’emploi, rencontres professionnelles et autres job dating se multiplient aussi pour lever les derniers freins à l’insertion.

Une façon de rappeler que la formation constitue un préalable pour décrocher un emploi (lire ci-dessous), si, et seulement si, elle correspond aux besoins du marché. Et d’inciter les candidats à bien s’informer sur les opportunités avant de s’engager…
Ingrid Lemelle

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Airbus Group lance un grand ménage dans ses activités Défense

Airbus Group lance un grand ménage dans ses activités Défense | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Airbus Group a annoncé ce mardi une réorganisation de ses activités de défense et spatiales qui se traduira par des cessions de filiales ou de participations jugées non stratégiques. Elle permettra également au groupe aéronautique de se recentrer sur les avions militaires, les missiles, les lanceurs et les satellites.

C'est un vrai leitmotiv chez Airbus Group : "Nous ne sommes pas encore assez rentable". C'est donc à l'aune de cet objectif financier en grande partie que Airbus Defence and Space (ADS) prévoit "de céder certains secteurs d'activité ne correspondant pas à ses objectifs stratégiques et pour lesquels un meilleur développement serait possible dans des structures différentes",

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Toulouse. La Palette Rouge déménage son siège social à Balma

Toulouse. La Palette Rouge déménage son siège social à Balma | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Xavier Goube, directeur général de la division LPR

En croissance constante depuis sa création en 1993, La Palette Rouge qui a conservé son siège social dans la région toulousaine, a progressivement imposé sa couleur de fabrique dans l'Europe entière auprès de toutes les enseignes de la grande distribution.

 

Ses palettes circulent dans l’Europe entière mais ses racines sont bien toulousaines. Fondée en 1993 dans la Ville rose et rachetée en 2011 par le groupe hollandais Euro Pool System, premier prestataire de services logistiques européen d’emballages réutilisables pour produits frais, La Palette Rouge (LPR) a profité de la période estivale pour déménager son siège social à Balma-Gramont, en périphérie.

Installée dans des locaux de plus de 1500m² au cœur d’un nouvel écoquartier, la société conforte ainsi son ancrage régional et sa politique en matière de responsabilité sociétale des entreprises qui passe notamment par l’utilisation depuis 2010 de bois certifié PEFC - c’est-à-dire issus de forêts gérées durablement - et par ses efforts pour réduire son empreinte carbone. « Notre logiciel d’optimisation logistique nous a permis de faire baisser de 10% en moins de trois ans les kilomètres moyens parcourus par palette et d’être ainsi plus efficaces tout en polluant moins », explique Xavier Goube, directeur général de la division LPR. Un enjeu majeur pour la société qui loue et gère quelque 60 millions de mouvements de palettes chaque année.

Numéro un en France pour les boissons

En croissance constante depuis plus de vingt ans, LPR a réalisé un chiffre d’affaires de 133 millions d’euros en 2013 - en hausse de 14,7% par rapport à l’exercice précédent - qu’elle pense doubler d’ici 2018. Son rachat par le groupe Groupe Euro Pool System, dont elle est devenue une division à part entière, ont permis à la société toulousaine de pérenniser durablement son capital et son financement et de gagner du terrain face à son concurrent historique, Chep, qui détient encore 80% du marché. Ce « mariage de raison » et les « synergies » réalisées entre les deux entités leur ont aussi permis de proposer à leurs clients des économies en termes de coût et de services, sur toute la chaîne logistique.

Organisée autour de ses filiales dans une dizaine de pays de l’Union européenne dont l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne ou encore la Pologne, la division LPR, qui compte 220 salariés dont une centaine basés à Toulouse, travaille avec toutes les enseignes de la grande distribution européenne et s’est imposée au premier rang français pour le transport des boissons.
Johanna Decorse

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Déjeuner avec… Valérie Patron, directrice générale de Dalkia Sud-Ouest

Déjeuner avec… Valérie Patron, directrice générale de Dalkia Sud-Ouest | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Au menu : ni vin ni apéritif, mais des assiettes en phase avec la saison : poissons et volailles légères.


Fraîchement nommée à la direction régionale de Dalkia Sud-Ouest, Valérie Patron connaît encore peu Toulouse. Son arrivée coïncide avec de nouvelles ambitions pour le groupe.

Ce qui est appréciable avec les déjeuners en terrasse, c’est qu’ils ont toujours un léger goût de vacances, que ce soit avant ou après les congés d’ailleurs. Celle du restaurant du Crowne Plaza, à un jet de caillou du Capitole, possède en plus le double avantage d’être calme et bucolique. J’y invite Valérie Patron, la nouvelle directrice régionale de Dalkia Sud-Ouest. À 45 ans, cette femme d’affaires a effectué toute sa carrière au sein de l’entreprise. Elle y connaît tous les rouages et épouse parfaitement la culture de la « famille Dalkia ». « Le métier a beaucoup évolué en vingt ans, mais le groupe reste centré sur l’optimisation des performances énergétiques de ses clients », explique-t-elle.

Née à Nice, Valérie Patron a réalisé l’essentiel de sa carrière entre sa région d’origine et celle de Nantes, où elle a passé huit ans. Son arrivée dans la Ville rose est le franchissement d’une étape : nouvelle ville, nouvelle équipe et nouvelles missions. À la tête d’un staff de direction de cinquante personnes, elle doit veiller sur une région redécoupée, dont le coeur névralgique, Toulouse, est loin de son barycentre naturel : Aquitaine, Midi-Pyrénées, Limousin et Poitou-Charentes, soit vingt départements, 820 collaborateurs et quelque 317 millions d’euros de chiffre d’affaires. Pas de quoi impressionner ma voisine de table : « Nous installer à Toulouse est un choix logique pour mieux y développer nos activités. Nous sommes effectivement plus présents en Aquitaine et Poitou-Charentes », poursuit-elle. Objectif visé ? « Les 500 millions d’euros de chiffre d’affaires ».

"À Toulouse, le contact est simple et facile"

Valérie Patron explique son métier et ses ambitions avec un sorte de force tranquille : pas d’effets de manche ni de fioriture dans ses propos. L’ingénieure de formation a appris à se concentrer sur l’efficacité, avec, pour toute méthode, la sobriété et l’économie dans le discours. Non qu’elle veuille dissimuler des choses, mais parce que la simplicité lui va bien. En ce sens, Toulouse lui plaît. « Le contact y est facile », dit-elle. En bonne dirigeante débutante, elle a commencé la tournée des décideurs
et des réseaux toulousains, et, en attendant son intégration au Cercle d’Oc, prêche autour d’elle la bonne parole Dalkia.

« Nous nous engageons à optimiser l’efficacité énergétique de nos clients, avec des réductions de consommation pouvant atteindre 20 à 30 % ». Un objectif en cours par exemple dans une soixantaine de lycées de Midi-Pyrénées, où Dalkia fait partie des opérateurs qui gèrent le chauffage des établissements. Le groupe, qui s’apprête à entrer officiellement dans le giron d’EDF, veut intensifier sa présence sur le territoire. Une mission taillée sur mesure pour cette femme de terrain.
Martin Venzal

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L'Institut aéronautique et spatial se restructure pour conquérir les pays émergents

L'Institut aéronautique et spatial se restructure pour conquérir les pays émergents | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Valenti, directeur général de l'IAS  

 

L'Institut aéronautique et spatial (IAS), basé à Toulouse, est en pleine restructuration. Malgré une diminution de ses subventions de 20 % et un chiffre d’affaires prévisionnel en baisse, l'agence de formation créée par le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (Gifas), multiplie les nouveaux contrats et annonce vouloir cibler davantage de pays émergents. À la tête de l'association depuis janvier 2014, Pierre Valenti est optimiste.

(...)


Jacques Le Bris's insight:

En savoir plus
Créé en janvier 1980 par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS), l'Institut aéronautique et spatial (IAS) est l'agence de formation continue de la filière industrielle aéronautique et spatiale française.
-    3500 personnes ont été formées à ce jour par l’IAS à travers 101 pays
-    L’IAS compte 14 salariés
-   L’IAS affiche un portefeuille de clients excédant les 150 noms, tous reconnus comme des acteurs majeurs du secteur aéronautique et spatial dans leurs pays respectifs
-    CA 2013 : 3,6 M€
Site internet : info@inst-aero-spatial.org - www.inst-aero-spatial.org

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À Toulouse, l'équipementier aéronautique Latécoère veut renégocier sa dette

À Toulouse, l'équipementier aéronautique Latécoère veut renégocier sa dette | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Toulouse : Latécoère veut renégocier sa dette


 

L'équipementier aéronautique français a engagé des discussions pour alléger le poids de son endettement. Le groupe a amélioré sa profitabilité et son carnet de commandes est bien fourni.

Latécoère va mieux mais traine toujours le poids de sa dette comme un boulet. L'équipementier aéronautique toulousain a annoncé ce lundi l'ouverture de discussions avec ses créanciers afin de revoir son financement de long terme. Il a désigné un mandataire ad hoc pour mener ces discussions.

"En réponse à des informations parues récemment dans la presse et comme annoncé à l'occasion de la publication des résultats semestriels le 3 septembre 2014, le Groupe Latécoère confirme être sur le point d'engager des discussions avec ses prêteurs afin de se doter d'une structure de financement de long terme à même de soutenir son développement et permettre son adéquation avec la nature long-terme de ses activités", écrit Latécoère dans son communiqué.

En décembre 2011, Latécoère avait déjà conclu avec ses banques un accord de refinancement de sa dette portant sur 96% de sa dette bancaire, et 60% de ses obligations convertibles. A l'époque, le groupe sortait d'une période difficile et cherchait un partenaire pour assurer son redressement.
 
Des indicateurs désormais au vert
Aujourd'hui, ce temps est révolu. La profitabilité de Latécoère s'est largement améliorée puisqu'au premier semestre le résultat net était ressorti à 5 millions d'euros, contre 1,3 million un an plus tôt. Certes, le résultat d'exploitation est en léger retrait à 16,4 millions d'euros (17,8 millions d'euros un an plus tôt), mais Latécoère estime que ce reflux ne sera pas "extrapolable" à l'ensemble de l'exercice 2014. Par ailleurs, le carnet de commandes a progressé à 2,61 milliards d'euros (+1,1%). En 2013, le chiffre d'affaires s'était élevé à 621 millions d'euros.

Nabil Bourassi - LaTribune.fr

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VélôToulouse : plus de 20.000 locations en une journée

VélôToulouse : plus de 20.000 locations en une journée | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Jeudi 2 octobre, 20.643 locations de VélôToulouse ont été réalisées. Le record avait été réalisé un mois plus tôt, le jeudi 11 septembre 2014, avec 18 686 locations. C’est la première fois que le seuil de 20.000 locations par jour a été dépassé.

 

Inauguré le 16 novembre 2007 par Jean-Luc Moudenc, le service VélôToulouse compte aujourd’hui 282 stations, 2 600 vélos en circulation et plus de 27 000 abonnés.

« Ce nouveau record prouve une fois de plus que VélôToulouse a su s’imposer comme un mode de transport durable dans Toulouse. VélôToulouse est littéralement plébiscité par les Toulousains et les visiteurs ! » a déclaré Jean-Michel Lattes.

« Avec ce système mis en place par Jean-Luc Moudenc lors de son premier mandat, ce sont des déplacements faciles, accessibles, efficaces … et propres ! Avoir développé un tel système dès 2007 démontre que la politique en faveur du vélo est dans l’ADN même de notre action municipale. » a-t-il conclu.

 

C de P

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Toulouse. Premiers tirs à la Cartoucherie : 520 logements et 1000 emplois

Toulouse. Premiers tirs à la Cartoucherie : 520 logements et 1000 emplois | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les maîtres d’ouvrage des quatre premiers programmes ont posé ensemble la première pierre d’un vaste chantier de 520 logements.

 

Cette fois, c'est vraiment parti. Le grand programme urbain toulousain de la Cartoucherie est entré dans la phase de construction. Quatre premières briques ont été posées. Premières livraisons fin 2015.

 

Un premier bâtiment commence à sortir de terre et de nouvelles grues vont apparaître très prochainement. Après une large redéfinition engagée par l’ancienne municipalité et de nombreux retards dus notamment à la dépollution du site de la Cartoucherie, la première tranche du tout nouvel écoquartier entre en phase de réalisation.

Fin septembre, le public avait été invité à découvrir les contours de cette vaste opération qui prévoit 3100 logements au cours d’une journée portes ouvertes. Les opérateurs des quatre premiers programmes représentant 520 logements - cinq promoteurs et quatre bailleurs sociaux - ont posé ensemble une première pierre commune, en présence d’élus, des partenaires et des urbanistes du projet.

90.000m² de bureaux

Ce nouvel écoquartier desservi par le métro prévoit 40% de logements en secteur libre, 35% d’habitat social et 25% en accession. 90.000 m² de bureaux et des équipements publics et culturels sont également au programme. Les travaux de l’École régionale de santé, réalisée par le conseil régional, sont lancés tout comme ceux du réseau de chaleur produite par l’usine d’incinération du Mirail.

Le défi des concepteurs est de de concilier densité, mixité et espaces naturels sur ce site de 33 hectares. Des bâtiments de dix étages vont fleurir mais aussi des programmes d’habitat participatif ou de logements évolutifs pour les séniors. Et une innovation, un parking en silo pour un stationnement mutualisé. La place de la voiture est cependant encore en question et doit faire l’objet d’une redéfinition.

« L’alternance aura des incidences »

« En onze mois, la moitié des programmes commercialisés ont été déjà réservés », s’est félicité Gilles Broquère, le nouveau PDG d’Oppidea, l’outil d’aménagement de la communauté urbaine de Toulouse Métropole. « Les travaux de ce grand projet représentent plus de 1000 emplois en équivalents temps plein. » Concernant l’évolution des autres nouveaux quartiers, « l’alternance (polotique, NDLR) aura des incidences », a précisé l’élu. « Les programmes ne seront pas freinés mais pourront évoluer car l’argent public va manquer durablement. Il faut construire des quartiers sobres en énergie et en coût. » Une politique qui pourrait notamment impacter l’accueil du collectif d’artistes Miix’Art Myrys dans la halle historique de la Cartoucherie, le budget étant jugé trop élevé.
Marc Pouiol

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Michael Page dresse le portrait robot des cadres informatiques

Michael Page dresse le portrait robot des cadres informatiques | La lettre de Toulouse | Scoop.it

David Majorel, directeur de la division systèmes d’information de Michael Page Neuilly-sur-Seine, et Laure Latrubesse, consultante en charge de la division systèmes d’information de Michael Page Toulouse.

 

Michael Page a présenté son baromètre sur les métiers informatiques à la Cantine de Toulouse, le 25 septembre dernier. Quels sont les grands enseignements de cette étude ?

 

Michael Page a pris le pouls des cadres informatiques, afin de mettre en avant leurs attentes, leurs motivations et les efforts qu’ils sont prêts à consentir pour évoluer. Laure Latrubesse, consultante en charge de la division systèmes d’information de Michael Page Toulouse, et David Majorel, directeur de la division systèmes d’information de Michael Page Neuilly-sur-Seine, sont venus présenter ces résultats à la Cantine, le 25 septembre.

Les cadres ont besoin de reconnaissance

461 personnes ont été interrogées pour dresser ce bilan. Un panel qui compte 91% de cadres, dont la moitié était en poste au moment du sondage. Cette étude couvre à la fois la région parisienne et la province, pour des résultats comparables, d’après David Majorel. Parmi les enseignements de ce baromètre, on retient que les candidats sont plus intéressés dans leurs choix professionnels par les projets que par la taille de la structure. La mission est ainsi ce qui compte principalement pour 72% d’entre eux dans le choix d’un poste, avant la rémunération (pour 63%) et les perspectives d’évolution (37%). « Il n’y a plus de règles qui voudraient, comme par le passé, que les profils experts préfèrent les grandes structures. Dans le même temps, on constate cependant que les start-up n’attirent pas forcément les cadres, ce qui est sans doute encore dû à l’explosion de la bulle du Net au début des années 2000 », constate David Majorel.
Les cadres informatiques sont également enclins à la mobilité, même si les femmes sont globalement moins mobiles que les hommes. Ils sont presque 80% à accepter de bouger pour un poste.

Malgré le climat morose, les cadres informatiques sont majoritairement confiants dans l’avenir, pour 67% d’entre eux (54% des sans emploi et 77% des actifs en poste). Ce qui s’explique certainement par le fait que les métiers de l’informatique restent très porteurs. 35.000 emplois ont été créés dans ce domaine en 2013, et le secteur a compté pour 21% de l’ensemble des embauches en France, tous métiers confondus. Leur motivation est aussi au beau fixe. Les cadres sont satisfaits globalement de leur rémunération et de leurs conditions de travail. Cependant, les responsabilités liées au poste, la rémunération et l’évolution comptent énormément dans leur choix de carrière. Ils sont 94% à estimer que la reconnaissance de leur travail est importante. « D’expérience, dans 70% des cas, si au bout de cinq, sept ou huit ans, ils ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur, ils s’en iront car ils savent qu’ils n’auront pas de difficultés à trouver un autre poste. Il faut donc insister sur la formation et la gestion des compétences en interne », conclut David Majorel.
Agnès Frémiot

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Chômage: l'Insee dévoile sa photographie du marché du travail en 2013

Chômage: l'Insee dévoile sa photographie du marché du travail en 2013 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La situation des hommes s'est fortement dégradée depuis 2011 en métropole, leur taux de chômage étant plus élevé que celui des femmes, qui elles, sont plus à temps partiel, selon l'Institut.

 

Le taux de chômage des hommes a dépassé celui des femmes en 2013, mais ces dernières sont restées plus touchées par le temps partiel et le "sous-emploi", selon une étude de l'Insee publiée mardi 30 septembre.

Selon la "Photographie du marché du travail en 2013" de l'Insee, la situation des hommes s'est fortement dégradée depuis 2011 en métropole, leur chômage augmentant de 1,5 point pour s'établir à 10% en 2013. Ce taux est désormais supérieur à celui observé chez les femmes (9,7%).

Tous les actifs confondus, le chômage s'élève en moyenne à 9,8% sur l'année 2013, en hausse de 0,4 point sur un an. Cela "masque toutefois une stabilisation en cours d'année", nuance l'Institut de la statistique.

Les hommes sont aussi "un peu plus touchés que les femmes par le chômage de longue durée", selon l'étude: 4,1% des hommes actifs sont chômeurs depuis un an ou plus, contre 3,9% des femmes actives.

18% de la population active à temps partiel

En revanche, "près de 80%" des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Parmi elles, près d'un tiers (32,5%) "souhaitent travailler davantage".

Par conséquent, les femmes sont également surreprésentées (71,7%) parmi les 1,68 million d'actifs "en sous-emploi". Cette catégorie regroupe des personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, ainsi que des personnes traversant une période de chômage technique ou partiel.

Au total en 2013, 18,4% de la population active est à temps partiel et 6,5% en sous-emploi, deux statistiques en hausse de 0,4 point sur un an. Les personnes à temps partiel travaillent en moyenne 23 heures par semaine (hors congés ou RTT), contre près de 41 heures pour les temps complets.

L'étude fait également un bilan plus général du marché du travail en 2013: en moyenne, la France métropolitaine comptait 28,6 millions d'actifs, dont 25,8 millions en emploi (dont 88,8% de salariés) et 2,8 millions au chômage au sens du Bureau international du travail.

22 millions d'"inactifs"

Parmi les salariés, 86,5% sont en contrat à durée indéterminée (CDI), 9,5% en contrat à durée déterminée (CDD), 2,2% en intérim et 1,8% en apprentissage. Ces parts sont stables sur un an.

Par secteur, le tertiaire regroupe 76,2% des emplois, l'industrie 13,5%, la construction 6,6% et l'agriculture 3,0%.

Toujours en 2013, l'Insee recense 22 millions d'"inactifs", qui "ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un". Parmi eux: des étudiants, des retraités, des parents au foyer ou encore des personnes en incapacité de travailler.

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Haute-Garonne : Unanimité pour couper les banques en deux !

Haute-Garonne : Unanimité pour couper les banques en deux ! | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Quarante-neuf pour et une abstention. C’est par ce vote que les conseillers généraux de Haute-Garonne ont adopté un vœu pour « séparer les banques de dépôts des banques d’affaires ».

 

Alors que le conseil municipal de Toulouse avait retoqué cette idée par une coalition PS-UMP, il y a neuf mois, le département n’a pas souhaité laisser plus de temps au gouvernement et à son simulacre de réforme bancaire. En juin, à la demande du conseiller écologiste Patrick Jimena, le département a affirmé à l’unanimité que « quelles que soient nos étiquettes politiques, nous demandons solennellement à tous les élus de la Nation et au Président de la République d’agir avec force pour une vraie séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires ».

Pourquoi estiment-ils la réforme bancaire de Moscovici inadmissible ?

« 1. L’économie réelle ne serait toujours pas protégée d’un possible tsunami sur les marchés financiers (faut-il rappeler que, en Grande-Bretagne, la dette du secteur financier atteint 600 % du PIB ?)

2. Les PME auront toujours autant de difficultés à se financer, alors qu’une vraie séparation obligerait les banques de dépôt à consacrer la totalité de leurs fonds au financement des PME et de l’artisanat.

3. L’argent des contribuables continuera à servir d’assurance tout-risque pour quelques milliers de traders et autres cadres dirigeants. »

La France compte désormais une région, trois départements et trente-huit communes qui exigent que l’on coupe les banques en deux.

 

Ce type d’initiative est à l’opposé même de la réforme territoriale en cours consistant à simplifier les institutions – comprenez faire des économies – en ramenant de 22 à 13 le nombre de régions, de 36 000 à 5000 celui des communes et en étouffant à petit feu les départements : imaginons que le département de Haute-Garonne ait été supprimé par cette réforme territoriale. Ce vœu n’aurait pas été voté et le débat politique qu’il a suscité n’aurait pas eu lieu. A contrario, on ne peut pas dire que le courage soit la caractéristique du débat politique national*. Alors, des élus de terrain capables d’animer une telle vie politique est tout sauf un luxe dont on doit se séparer en temps de crise sous prétexte que ça coûte cher !

Oui, le gouvernement obéit aux banques et soumet le peuple à l’austérité. Mais à l’échelle du monde, cette prise d’otage économique est devenue minoritaire depuis la mi-juillet : dorénavant, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) disent non aux puissances de chantage du fascisme financier.

Rendez public ce débat et allez à la rencontre des élus qui n’ont pas encore pris position.

* Cette réforme territoriale n’est pas une caractéristique de la politique française. Elle fait partie d’un vaste ensemble de réformes du même type promues partout en Europe.

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Premier vol réussi pour l'A320neo au-dessus de Toulouse

Premier vol réussi pour l'A320neo au-dessus de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it


1er vol de l'A320neo ce jeudi à Toulouse


Devant un parterre d'élus et les principaux dirigeants d'Airbus Group, l'A320neo a effectué ce matin son premier vol d'essai. Très attendu, ce premier test s'est parfaitement déroulé. Véritable réussite commerciale avec déjà plus de 3.250 commandes, le nouveau-né de la famille de monocouloirs d'Airbus permet d'économiser 20 % de carburant et 5.000 tonnes de CO2 par an.

How do you feel ? Comment tu te sens? En attendant le décollage de l'A320neo, les commentaires sont en anglais. Sous un ciel voilé, à 12h, le nouveau moyen-courrier de la famille Airbus a décollé pour la première fois au départ de Toulouse. Direction Bordeaux pour un vol d'environ deux heures. Parmi les personnalités présentes, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, Bernard Keller, maire de Blagnac et Laurence Arribagé, adjointe à la Marie de Toulouse et première secrétaire départementale UMP de la Haute-Garonne, ont assisté au décollage. Tom Enders, PDG d'Airbus Group, s'était lui mêlé aux salariés du groupe.

Ce premier vol a permis de tester les équipements, les systèmes et les modifications apportés au moyen-courrier. "C'est le début d'une success story", a annoncé Fabrice Brégier, PDG d'Airbus, en accueillant, après le vol, les 5 membres de l'équipe de pilotage. “J’adresse toutes mes félicitations à l’ensemble de l’équipe de
développement de l’A320neo, aux équipes sol et à l’équipage, grâce
auxquels cet événement a été possible”, a ajouté Fabrice Brégier.

Une efficience économique et écologique
Airbus a annoncé des performances "record" pour le nouvel avion qui a
déjà totalisé plus de 3.000 commandes fermes de 60 clients depuis son
lancement en décembre 2010, soit 60 % de part de marché dans sa catégorie. Le responsable de cette réussite, John Leahy, Chief Operating Officer - Customers d'Airbus, était lui aussi présent pour ce premier vol. Toutefois, avant d'être livré aux premiers clients, dont Qatar Airways
et Lufthansa, fin 2015, l'A320neo devra effectuer un an de tests en vol, soit près de 3.000 heures d'essai.

Plus silencieux et performant, le nouveau-né de la famille Airbus permet d'économiser 20 % de carburant par an. "L'efficience n'est pas qu'économique, mais aussi écologique", a affirmé
Klaus Roewe, vice-président A320neo family, en précisant que l'A320neo permet également de réduire les
émissions de CO2 de 5.000 tonnes par an
. Parmi les avantages de l'engin nouvelle génération, l'espace cabine. Des sièges plus larges et des coffres à bagages plus volumineux permettront une plus grande rapidité des opérations d'embarquement / débarquement.

"Ce vol inaugural marque le lancement d’une campagne d’essais rigoureuse
impliquant huit avions représentant tous les modèles ainsi que les deux
nouvelles options de motorisation : les turboréacteurs PW1100G-JM de
Pratt&Whitney et les LEAP-1A de CFM International", indique-t-on chez Airbus.

Simona Pizzuti

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Logement. Toulouse Village donne les clés de la Ville rose

Logement. Toulouse Village donne les clés de la Ville rose | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Gemma Serra et Marion Claudel Jourdan, fondatrices de Toulouse Village.

 

Toulouse Village est une société de relocation créée en 2014, avec l'ambition de faciliter l'installation et l'intégration des salariés en mobilité professionnelle.

 

Avec 10.000 nouveaux arrivants chaque année à Toulouse, les prestataires de mobilité ont le vent en poupe. Encore faut-il se démarquer sur ce secteur très concurrentiel. Marion Claudel Jourdan et Gemma Serra, les fondatrices de Toulouse Village, entendent séduire les nouveaux venus avec les clés d’un logement mais aussi celle de la ville de Toulouse. L’entreprise va en effet au-delà de la prestation usuelle - accompagnement dans la recherche d’un logement, formalités administratives et d’immigration, inscriptions scolaires ou questions relatives au patrimoine et à la fiscalité - en proposant un suivi longue durée.

Une fois le lien créé avec les familles dans le cadre de la recherche du logement, l’entreprise décline des prestations à la demande qui couvrent tous les besoins d’un nouvel arrivant : scolarisation et garde des enfants, architecture d’intérieur et achat d’ameublement, cours de langue française… « Nous nous différencions aussi des structures existantes par l’envie de donner à nos clients les clés de la ville grâce à nos adresses et bons plans accessibles sur notre site », ajoute Marion Claudel Jourdan.
Les fondatrices de Toulouse Village ne sont pas arrivées là par hasard puisque Marion Claudel Jourdan, toulousaine, est juriste en droit social européen et Gemma Serra, espagnole d’origine, architecte.

Une solution clé en main pour les entreprises

Les interlocuteurs clés de Toulouse Village sont les directions ressources humaines des entreprises qui cotisent au 1% patronal. Elles bénéficient d’une subvention pour financer les frais d’accompagnement à la recherche d’un logement locatif réalisé par un prestataire de mobilité. Toutes les sociétés de plus de dix salariés peuvent cotiser. « Notre tarif est aligné sur l’aide Mobili-Pass, qui se situe autour de 2000 euros. Si un DRH nous confie une mission et qu’elle réussit, l’aide nous est versée directement », explique Marion Claudel Jourdan. La société a réalisé ses premières missions avec succès et croit dur comme fer à son originalité. Elle cible tout nouvel arrivant français et les expatriés espagnols.
Aurélie de Varax

Avec 10.000 nouveaux arrivants chaque année à Toulouse, les prestataires de mobilité ont le vent en poupe. Encore faut-il se démarquer sur ce secteur très concurrentiel. Marion Claudel Jourdan et Gemma Serra, les fondatrices de Toulouse Village, entendent séduire les nouveaux venus avec les clés d’un logement mais aussi celle de la ville de Toulouse. L’entreprise va en effet au-delà de la prestation usuelle - accompagnement dans la recherche d’un logement, formalités administratives et d’immigration, inscriptions scolaires ou questions relatives au patrimoine et à la fiscalité - en proposant un suivi longue durée.

Une fois le lien créé avec les familles dans le cadre de la recherche du logement, l’entreprise décline des prestations à la demande qui couvrent tous les besoins d’un nouvel arrivant : scolarisation et garde des enfants, architecture d’intérieur et achat d’ameublement, cours de langue française… « Nous nous différencions aussi des structures existantes par l’envie de donner à nos clients les clés de la ville grâce à nos adresses et bons plans accessibles sur notre site », ajoute Marion Claudel Jourdan.
Les fondatrices de Toulouse Village ne sont pas arrivées là par hasard puisque Marion Claudel Jourdan, toulousaine, est juriste en droit social européen et Gemma Serra, espagnole d’origine, architecte.

Une solution clé en main pour les entreprises

Les interlocuteurs clés de Toulouse Village sont les directions ressources humaines des entreprises qui cotisent au 1% patronal. Elles bénéficient d’une subvention pour financer les frais d’accompagnement à la recherche d’un logement locatif réalisé par un prestataire de mobilité. Toutes les sociétés de plus de dix salariés peuvent cotiser. « Notre tarif est aligné sur l’aide Mobili-Pass, qui se situe autour de 2000 euros. Si un DRH nous confie une mission et qu’elle réussit, l’aide nous est versée directement », explique Marion Claudel Jourdan. La société a réalisé ses premières missions avec succès et croit dur comme fer à son originalité. Elle cible tout nouvel arrivant français et les expatriés espagnols.
Aurélie de Varax

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Alain Di Crescenzo, PDG d’IGE+XAO, annonce des résultats annuels en hausse de 6,9 %. Interview

Alain Di Crescenzo, PDG d’IGE+XAO, annonce des résultats annuels en hausse de 6,9 %. Interview | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Alain Di Crescenzo


 

La société de logiciels industriels IGE+XAO annonce des résultats en hausse de 6,9 % sur l'exercice 2013 / 2014. Avec 26,3 M€ de chiffre d’affaires, la société toulousaine présidée par Alain Di Crescenzo (le président de la CCI de Toulouse) envisage de nouvelles acquisitions et l'ouverture de sites à l’étranger. Interview du PDG de l'entreprise.

IGE+XAO affiche une hausse de 6,9 % du chiffre d’affaires pour l’exercice 2013/2014. Quelle est votre analyse ? 
Il n'existe pas de croissance durable sans croissance rentable. Dans un climat difficile ce résultat est encourageant. Cela nous demande beaucoup de travail, mais nous sommes récompensés. IGE+XAO a autant de réserves de cash que de chiffre d’affaires et nous avons donc la possibilité de faire d’autres acquisitions et d’ouvrir de nouveaux sites.

 

Quels sont vos projets de développement ?
Nous partons à la conquête de nouveaux territoires avec deux axes prioritaires. Premier objectif : développer davantage notre force commerciale en améliorant notre couverture internationale, alors que nous comptons déjà 30 sites dans 18 pays. Fin 2014, nous ouvrirons une filiale en Russie et nous allons également renforcer l'équipe en Chine. D’ici juillet 2015, une filiale au Brésil sera opérationnelle, de même qu’une en Argentine. Le deuxième axe de développement est la technologie. Notre activité est de concevoir, produire et commercialiser des logiciels qui aident les industriels à gérer la partie électrique de tout type d’installation. Nous sommes donc très impliqués dans la R&D. Nous investissons chaque année 25 % de notre chiffre d’affaires en R&D et l’objectif pour les années à venir est de maintenir ce pourcentage.

 

Quels sont les événements marquants de l'exercice 2013/2014 ?
Cette année a été marquée par deux opérations de croissance externe. IGE+XAO a acquis 51 % des parts sociales de IGE+XAO Nordic et contrôle ainsi à 100 % la société de diffusion de logiciels basée au Danemark. Cette filiale qui, en octobre, a affiché un chiffre d’affaires d’1,4 M€, nous appartenait déjà à 49 %. Désormais, nous sommes les numéros 1 dans le secteur de la diffusion des logiciels dans les pays du Nord de l’Europe.
La deuxième opération a été le rachat de 80 % des parts de la société Prosyst SAS. L’entreprise basée à Valenciennes, dans le Nord, est présente au Maroc et en Chine et affiche 1,5 M€ de CA. D’ailleurs, la société compte parmi ses clients de grands groupes comme Renault et Peugeot. Prosyst est spécialisée dans le développement de progiciels (contraction des mots produit et logiciel NDLR) dédiés à la simulation, au diagnostic et à la performance des processus industriels : des services complémentaires de ceux proposés par IGE+XAO. Nous allons donc compléter notre offre de services. Je peux également vous annoncer que nous avons racheté la filiale d'un partenaire en Grèce, à Thessalonique. Cette acquisition ne répond pas à des objectifs de croissance, mais plutôt à la volonté de respecter nos engagements envers nos clients sur ce territoire.  

 

Quelle est la politique de recrutement au sein d’IGE+XAO?
Quand nous ouvrons des nouvelles filiales, la politique est d'embaucher des équipes locales. En France, nous avons des prévisions d’embauche pour des postes de service ou de back office.

 

Comment votre entreprise a-t-elle réagi à la crise de 2008/2009?
Dans le pire de la crise, nous avons perdu 2 % du chiffre d’affaires global. Notre force est la diversification des marchés et des services. Nous avons 40.000 clients dans le monde entier et différentes activités. Cette stratégie nous permet de nous en sortir.

 

Propos recueillis par Simona Pizzuti

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Immobilier. Chute des ventes aux particuliers à Toulouse

Immobilier. Chute des ventes aux particuliers à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le marché du logement neuf a continué de s'effriter au second trimestre dans la métropole toulousaine. Le secteur peut encore compter sur les investisseurs qui compensent le recul des particuliers. 


La note de conjoncture de l’Observer de l’immobilier toulousain, qui analyse les tendances du marché local, fait apparaître un net fléchissement des ventes aux particuliers dans l’aire urbaine et ses 453 communes, avec une baisse de 4,1% par rapport au deuxième trimestre 2013. Sur une année mobile, les ventes sont en diminution de 16,4% (1401 ventes contre 1676). Sur cette même période de douze mois, recul des réservations de 20% sur la communauté urbaine (914 ventes contre 1146) et de 24% pour la ville de Toulouse.

Pour la Fédération des professionnels de l’immobilier (FPI) en Midi-Pyrénées, les évolutions de la loi Duflot, qui vient d’être recadrée, et nombre de mesures annoncées mais pas encore en vigueur ne contribuent pas à la stabilité dont aurait besoin le secteur immobilier, surtout en période de crise. Des professionnels qui réclament par ailleurs avec insistance des mesures permettant de favoriser l’accession, verrouillée par la rareté du crédit malgré des taux très bas. Rappelons que la Ville de Toulouse a proposé de mettre en place un prêt à taux zéro spécifique pour les primo-accédants et que d’autres communes de la métropole devraient s’associer à ce dispositif.

Les investisseurs représentent plus de 60% du marché

Les indicateurs sont heureusement beaucoup plus favorables pour les ventes à investisseurs qui ont progressé de 25% sur l’aire urbaine par rapport au second trimestre 2012 et de 6,5% sur douze mois (2688 ventes), ce qui représente 64% des ventes. Phénomène identique pour la communauté urbaine (+9,6% sur un an) et pour la ville de Toulouse (+2,6%) où ce segment se situe à un très haut niveau puisqu’il représente 79% du marché. Ce résultat permet de stabiliser le niveau global des ventes au détail sur l’aire urbaine (4086), note l’Observer.

Quant aux ventres en bloc aux bailleurs sociaux, elles sont en diminution de 32,6% sur un an sur le territoire de Toulouse Métropole (717 unités contre 1064).
« L’offre commerciale est en hausse, avec 4127 logements (+14,3% par rapport à fin décembre 2013, NDLR) sur la communauté urbaine », constate Patrick Saint-Agne, président de l’Observer et de la FPI. « Le prix de vente moyen augmente légèrement à 3 370 euros le mètre carré. Sur le territoire du Sicoval, où l’on se situe à 3212 euros le mètre carré, l’offre est en baisse mais ne concerne que des volumes très faibles. »
Dans ce contexte difficile, Toulouse reste attractive avec des prix stables inférieurs à d’autres grandes métropoles régionales.
Marc Pouiol

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Toulouse Cancer Santé lance une levée de fonds de 20 millions d’euros pour développer l'Oncopole

Toulouse Cancer Santé lance une levée de fonds de 20 millions d’euros pour développer l'Oncopole | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Philippe Douste-Blazy, ici aux côtés de Jean-Luc Moudenc, a annoncé le lancement d'une levée de fonds pour permettre le développement de la Fondation Toulouse Cancer Santé

 

La Fondation InnabioSanté, présidée par Philippe Douste-Blazy et rebaptisée Fondation Toulouse Cancer Santé, a lancé une levée de fonds dans le but de réunir 20 M€ en 5 ans. L'objectif de cette opération est de soutenir le développement du centre de recherches en cancérologie de Toulouse (CRCT) et de renforcer l'attractivité de l'Oncopole.

Recapitaliser avant tout. C’est l’objectif que la Fondation InnabioSanté, rebaptisée Fondation Toulouse Cancer Santé, s’est donné pour les 5 ans à venir. L’établissement, en partenariat avec l’Inserm, le CNRS et l’université de Toulouse Paul Sabatier, veut devenir un campus "respecté en Europe et dans le monde", comment l’a souligné le président de la fondation Philippe Douste-Blazy. "Une équipe de chercheurs coute environ 1,5 M€ par an, une recapitalisation est fondamentale", a-t-il affirmé. Afin d’atteindre l’objectif de 20 M€ d'ici 5 ans, la fondation fait appel à tout le tissu économique toulousain.

Une levée de fonds à l’américaine
Lors du lancement de la recapitalisation, qui s’est déroulé ce matin à l’Oncopole, Christophe Cazaux, directeur de la Fondation Toulouse Cancer Santé, est revenu sur le système mis en place pour la levée de fonds. Quinze premiers donateurs, parmi lesquels "Vinci, Thales et BNP Paribas", se sont déjà engagés. Ils seront également les ambassadeurs auprès d’autres chefs d’entreprise afin de mettre en place un "effet boule de neige", comme l’a défini Christophe Cazaux, qui rêve d’une fondation "à l’américaine". "La fondation a démarré avec 21,5 M€ en 2005. Maintenant, le but est de recapitaliser à cette hauteur afin de soutenir nos projets", a précisé le directeur.

La Fondation a pour mission d’attirer les talents du secteur médical et de la recherche, mais vise également le développement industriel des médicaments grâce au soutien apporté aux start-up issues des laboratoires de l’Oncopole (lire notre interview).

Un diner est prévu le 3 octobre afin d'accueillir les premiers ambassadeurs sur le site de l'Oncopole. Marie-France Baylet, présidente de la Fondation La Dépêche, Hubert Chevallier, directeur de BNP Paribas Midi-Pyrénées, Olivier Sadran, président de Newrest et Jean-Paul Viguier, architecte urbaniste du site de l'Oncopole, sont les premiers ambassadeurs de cette initiative. Cependant, les chefs d’entreprises ne sont pas les seuls à être concernés. "Nous faisons appel à toute la collectivité, à tous ceux qui souhaitent soutenir notre démarche", précise Christophe Cazaux. Le directeur a également annoncé que la fondation sera partenaire du marathon de Toulouse.

Objectif emploi
La recherche scientifique et médicale étant le premier objectif de la Fondation, l’enjeu de l’emploi s’inscrit également dans la feuille de route de Toulouse Cancer Santé. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui était présent lors du lancement de la levée de fonds, a souligné l’importance de la diversification de l’économie toulousaine. "La volonté de la métropole est de bâtir un vaisseau amiral de l’économie de la santé afin de créer de la richesse et de l’emploi", a affirmé le maire. Un avis partagé par le président de la fondation Philippe Douste-Blazy. "L’aéronautique est un pilier fondamental de l’économie locale, mais nous pouvons créer de l’emploi dans d’autres secteurs, notamment grâce au croisement des disciplines de la biotechnologie et de la nanotechnologie", a-t-il affirmé.

D’ailleurs, le souhait de Christophe Cazaux est également que Toulouse puisse être fière de sa filière médicale comme du secteur aérospatial. Une possible collaboration avec Sanofi compte parmi les projets prioritaires soutenus par la Métropole. "Même si la société a fait d’autres choix stratégiques, je crois que ce site peut les intéresser et la fondation est une porte d’entrée", a déclaré le maire qui a annoncé que des négociations sont en cours avec la société pharmaceutique.

Simona Pizzuti

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