La lettre de Toulouse
50.8K views | +0 today
Follow
 
Scooped by Jacques Le Bris
onto La lettre de Toulouse
Scoop.it!

Cession de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : des réactions entre réticence, vigilance et optimiste

Cession de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : des réactions entre réticence, vigilance et optimiste | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Au lendemain de l'annonce par l'État de la cession de 49,99% de l'aéroport de Toulouse-Blagnac au consortium Symbiose, formé par les Chinois Hi Speed Group et FPIG et le Canadien SNC-Lavalin, les réactions ont fusé dans la Ville rose ce vendredi 5 décembre.

Les réactions n’ont pas manqué, au lendemain de l’annonce par l’État de la cession de 49,99% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac au consortium Symbiose, formé par les Chinois Hi Speed Group et FPIG et le Canadien SNC-Lavalin. La plus tranchée étant venue du maire PRG de Blagnac, directement concerné puisque le terminal se situe sur sa commune, tout comme les sites principaux des avionneurs Airbus et ATR notamment.

« Je regrette ce choix. Je regrette que le critère essentiel du choix affiché par le ministre de l’Économie soit le prix. Cette offre n’est pas, pour moi, la meilleure au regard de nos attentes économiques et sociales », a commenté Bernard Keller, qui « note néanmoins avec satisfaction qu’il ne s’agira que d’une privatisation partielle ». « Nous pouvons constituer un pacte d’actionnaires majoritaires avec les collectivités publiques et la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse », a-t-il ajouté.

Une déclaration qui vient en écho à celle de Martin Malvy. Quelques minutes seulement après l’annonce par le gouvernement, le président socialiste de Région Midi-Pyrénées - actionnaire à hauteur de 5% - déplorait que les acteurs locaux n’aient été consultés « ni sur le montant proposé par chacun des pétitionnaires, ni sur le choix ».


« Vigilance »

Dans ce contexte, le terme de « vigilance » quant au respect des engagements du nouvel actionnaire principal est celui qui revient avec le plus d’insistance. A commencer par Pierre Izard, le président PS du conseil général, également détenteur de 5% des parts : « Aujourd’hui, la question de la majorité publique reste néanmoins posée de par la nature de la relation entre l’État (qui conserve 10,01% du capital, NDLR) et le consortium privé. Car dans une entreprise, la majorité dépend plus des accords passés entre les actionnaires que de la répartition des actions. Ce sont les raisons pour lesquelles le conseil général s’est battu avec ses partenaires publics, et il continuera de se battre pour renouveler une minorité de blocage publique qui était vouée à disparaître. »

Même son de cloche du côté de l’opposition à la communauté urbaine de Toulouse Métropole. « Au-delà des déclarations des uns ou des autres, nous devrons demain être vigilant quant à la pérennité de la présence de l’État au capital de l’aéroport. C’est à cette unique condition que les collectivités territoriales et les acteurs publics de notre territoire conserveront la maîtrise des choix stratégiques de cet équipement structurant », souligne le chef de file socialiste, Claude Raynal.

Également attentive au rôle des pouvoirs publics dans la gouvernance de cet « outil essentiel pour le développement économique de notre territoire », la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse, actionnaire à 25%, prépare déjà la suite. "La cession d’une partie des 49,9%, qui pourrait atteindre 16%, est une opportunité donnée par Symbiose pour réaliser un pacte local qui pourrait détenir, si le montage financier et juridique l’autorise, la majorité du capital et des droits de vote d’ATB (la société gestionnaire de l’aéroport, NDLR).La CCI de Toulouse travaille activement sur cette possibilité", a déclaré le président de la chambre consulaire, Alain Di Crescenzo.

 

Wiseed toujours candidat, « si l’occasion se présente »

Du côté de Wiseed également, on s’interroge sur la gouvernance. La plateforme toulousaine de financement participatif avait proposé à la foule de racheter une partie du capital de l’aéroport et avait réuni plusieurs milliers d’intentions. Au 25 novembre, cela représentait un potentiel de 16 millions d’euros à investir. « En tant qu’ancien membre d’un grand groupe du CAC 40 et ayant participé à des opérations de prise de participations, j’avoue être très étonné qu’un consortium ou un grand groupe fasse l’acquisition de 49,99% d’une société sans être assuré d’en détenir le contrôle. J’ai appris qu’un pacte d’actionnaires liera les parties. Il serait intéressant d’y avoir accès et de lire l’engagement de l’État vis-à-vis de son vote », a réagi le cofondateur de Wiseed, Thierry Merquiol.

Tout en rappelant que le Canadien SNC Lavalin est « en délicatesse avec la Banque Mondiale », le dirigeant reste mobilisé : « L’offre que j’ai remise le 1er décembre dernier à l’Agence des participations de l’État avec copie au secrétariat général de l’Elysée est restée lettre morte : aucun accusé de réception, aucun contact à cette heure-ci… », poursuit Thierry Merquiol, qui entend réitérer sa demande. « Les acteurs régionaux semblent vouloir faire une offre pour acheter 16% qui seraient revendus par le consortium chinois. Même si je doute un peu de la véracité de cette option, il y a une possibilité pour que nous nous positionnions. Je porterai donc notre offre si l’occasion se présente », a ajouté le dirigeant.

Sixième aéroport de l’Hexagone, Toulouse-Blagnac a enregistré plus de 7,5 millions de passagers en 2013 et un chiffre d’affaires de 117,4 millions d’euros pour 5,2 millions d’euros de résultat net. L’augmentation du trafic, souhaitée par le nouvel actionnaire principal, reste également un sujet de vigilance pour les acteurs locaux. Notamment sur la question des nuisances pour les riverains.
T.G.

more...
No comment yet.
La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse?

Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

ToulÉco le Mag n°19 :

Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ?

Autant de questions auxquelles cette enquête répond.


VERSION NUMERIQUE :  3,50 €


En savoir plus

Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ? Autant de questions auxquelles cette enquête répond.

Retrouvez également un large dossier sur l’économie toulousaine à l’heure de la Grande guerre. Entre histoire et portraits d’entreprises plus que centenaires, vous découvrirez comment la mobilisation industrielle de 14-18 a représenté un bon économique pour Midi-Pyrénées.

Le traditionnel cahier ToulEmploi offre quant à lui des pistes pour parfaire son anglais en immersion… dans la région ! Tandis que la biodiversité est au menu de ToulÉco Green ou que la page Réseaux est consacrée à Antoine Jouin, le PDG de Continental Automotive France qui vient de fêter les 35 ans de son usine toulousaine.


Jacques Le Bris's insight:


Pour le fun , j'ai moi aussi une rubrique Made_in_Toulouse ; vous pouvez jeter un oeil  par ici :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Made_in_Toulouse


Ma rubrique Entreprise  :

http://www.scoop.it/t/la-lettre-de-toulouse/?tag=Entreprise


Ma rubrique Start-up :

http://www.scoop.it/t/toulouse-networks/?tag=Start-Up


Hélas, La Ville Rose n'est pas toute rose.

Attention aux âmes sensibles, ma rubrique Mad_in_Toulouse :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Mad_in_Toulouse

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Toulouse Canopée veut combattre les îlots de chaleur en déployant des îlots de fraîcheur en ville

Toulouse Canopée veut combattre les îlots de chaleur en déployant des îlots de fraîcheur en ville | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Dessin en perspective du bouquet de Canopée qui sera installé Place Roghuet en septembre 2018.

 

Installé en septembre Place Roguet, Toulouse Canopée sera le premier démonstrateur de Canopée : une solution végétalisée déployée par la start-up parisienne éponyme pour combattre les îlots de chaleur en créant des îlots de fraîcheur.

 

Adapter les villes au réchauffement climatique, c’est notamment lutter contre les phénomènes d’îlots de chaleur. Ces hausses de températures localisées sont provoqués par les activités humaines et l’urbanisme notamment les surfaces qui absorbent la chaleur comme le goudron. Le projet Toulouse Canopée lancé le 24 mai dernier veut lutter contre ce phénomène en installant dès septembre sur la place Roguet sa première Canopée : un bouquet de trois corolles végétalisées soit 100 mètres carrés de plantes.

« Cette place est recouverte d’un dallage en pierre et non végétalisée et fait partie des zones d’ilots de chaleur de la métropole », explique Céline Massarutto, ambassadrice du projet Toulouse Canopée. « La végétalisation sur les corolles va remplir trois fonctions dans la lutte contre les îlots de chaleur : augmenter la réverbération de l’énergie solaire vers le ciel, ce qui limite le stockage de chaleur dans le sol, créer de l’ombrage et rafraîchir l’air ambiant de façon totalement naturelle via l’évapotranspiration des plantes. »

Soutenu par Toulouse Métropole et plusieurs partenaires privés ainsi que l’école d’ingénieurs de Purpan, ce projet est porté depuis un an par la Commission « lutte contre le réchauffement climatique » des jeunes bénévoles de la Jeune chambre économique (JCE) de Toulouse en liens étroits avec la start-up parisienne Urban Canopee qui a conçu le prototype.

 

Le premier démonstrateur de Canopée en France

Depuis quelques temps, les jeunes bénévoles de JCE souhaitaient trouver une solution pour lutter contre les ilots de chaleur urbain. « Nous nous sommes rendus compte que tout le monde cherchait à innover dans les capteurs. Inutile de refaire la roue », raconte Céline Massarutto. La jeune femme décide d’interroger les scientifiques de l’école d’ingénieurs de Purpan à Toulouse et des Ponts et Chaussées à Paris. Elle entre alors en relation avec Hubert Chaumet, ingénieur de l’école parisienne et fondateur d’Urban Canopee qui cherchait justement à trouver l’endroit propice à l’installation de son premier démonstrateur. Tout va très vite : les jeunes bénévoles investis sur le projet contactent la Mairie de Toulouse qui accepte de soutenir le projet.

Les essences végétales qui seront installées en septembre sur la structure autonome en eau et énergie fournie par Canopee, seront sélectionnées par des élèves de l’école d’ingénieurs de Purpan. Ils effectueront également les relevés des capteurs installés sur le dispositif. « L’idée est de mesurer comment grandissent les plantes pendant trois ans et comment elles absorbent la chaleur et rejettent de la fraicheur », précise Céline Massarutto. Afin de fournir à la start-up Urban Canopee les données utiles au déploiement de sa solution dans d’autres villes.
Toulouse Canopée espère lever 10.000 euros sur la plateforme Ulule tout en mobilisant les toulousains. D’autres partenaires financiers complèteront ce montant pour réunir les 23.000 euros nécessaires.


A. de V.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Frédéric Pochet-Reynes, nouveau président de l'Institut aéronautique et spatial

Frédéric Pochet-Reynes, nouveau président de l'Institut aéronautique et spatial | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Frédéric Pochet-Reynes remplace Anne Tauby au poste de président de l'IAS.

 

Frédéric Pochet-Reynes a été élu président de l’Institut aéronautique et spatial (IAS) jeudi 24 mai. Il remplace Anne Tauby qui occupait le poste depuis janvier 2016. Par la même occasion, il devient également président du conseil d'administration de cet organisme.

 

L'Institut aéronautique et spatial (IAS) a un nouveau président. Frédéric Pochet-Reynes a été désigné à ce poste lors du conseil d'administration du jeudi 24 mai. Il succède à Anne Tauby qui occupait cette fonction depuis janvier 2016.

Diplômé de l'École polytechnique et de l'École nationale des ponts et chaussées, Frédéric Pochet-Reynes a vécu à Tokyo où il a d'abord exercé les fonctions d'attaché pour la science et la technologie à l'ambassade de France, avant de devenir représentant permanent d'aérospatiale au Japon et en Corée du Sud. De retour à Toulouse en 1994, il a occupé diverses fonctions liées au programme de l'A320.

Il rejoint Airbus en 2000 en tant que directeur de cabinet du PDG. En 2004, toujours chez Airbus, il occupe le poste de directeur du projet stratégique industriel global, responsable de la définition et de la mise en œuvre de la stratégie industrielle de l'entreprise dans les pays clés. De 2010 à 2017, il est vice-président coopération internationale et développement d'Airbus Commercial Aircraft. Il est depuis vice-président coopération internationale en charge des opérations de coopération transverses au sein du département international et présence globale d'Airbus.

Créé en janvier 1980, l'Institut aéronautique et spatial (IAS), basé à Toulouse, est l'agence de formation continue à l'international de la filière industrielle aéronautique et spatiale française. En 2017, son chiffre d'affaires était de 3,6 millions d'euros.

 

Israa Lizati

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Toulouse. Une boulangerie offre un an de baguettes gratuites : comment participer

Toulouse. Une boulangerie offre un an de baguettes gratuites : comment participer | La lettre de Toulouse | Scoop.it

C’est cette baguette traditionnelle que le gagnant du grand jeu de la boulangerie-pâtisserie Saint-Georges pourra déguster gratuitement pendant un an

 

 

Jusqu'au samedi 19 mai 2018, une boulangerie de Toulouse organise un grand tirage au sort avec un enjeu de taille : gagner un an de baguettes gratuites. Comment participer.

 

Jusqu’au dimanche 20 mai 2018, c’est la 23e édition de la Fête du Pain partout en France. À cette occasion, une boulangerie de Toulouse propose de faire gagner un an de baguettes gratuites à celui qui remportera le grand tirage au sort qu’elle organise.

La baguette haut de gamme

C’est la Boulangerie-Pâtisserie Saint-Georges qui est à l’origine de cette initiative. Christine Le Galo, la gérante, fait ainsi saliver :

Cela fait trois ans que nous proposons ce tirage au sort dans le cadre de la Fête du Pain. La baguette que nous mettons en jeu est vendue 1,20 euro. C’est notre baguette traditionnelle haut de gamme au levain naturel. Celui qui gagnera au tirage pourra manger gratuitement une baguette chaque jour d’ouverture de notre boulangerie, ceci pendant un an. 

Tirage au sort samedi

Pour participer au tirage au sort qui aura lieu à la boutique, samedi 19 mai à 17 heures, il n’est pas nécessaire d’être un habitué des lieux. Vous avez deux possibilités.

 

Première possibilité : remplir et déposer un bulletin dans l’urne mise en place à la boulangerie (6, place Saint-Georges), ou remplir un formulaire sur le site Internet de l’enseigne.

 

Deuxième possibilité : rejoindre la page Facebook de la Boulangerie Saint-Georges, « taguer » trois amis de votre choix et partager ce post.

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Job dating. Un millier d’emplois à pourvoir dans l’hôtellerie et la restauration, à Toulouse

Job dating. Un millier d’emplois à pourvoir dans l’hôtellerie et la restauration, à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Vendredi 25 mai, le Club hôtelier Toulouse Métropole organise un Job dating et propose plus de 1000 contrats autour de l'hôtellerie et de la restauration. Les détails.

 

L’hôtellerie et la restauration (ainsi que le tourisme) figurent toujours en bonne place des offres d’emploi à pourvoir à Toulouse et dans la métropole. La dernière enquête de Pôle Emploi à ce sujet confirme une nouvelle fois la tendance.

 

LIRE AUSSI : Emploi. Voici les secteurs qui recrutent le plus à Toulouse et en Occitanie

 

Vendredi 25 mai 2018, le Club hôtelier de Toulouse Métropole va tenter de faire se rencontrer les entreprises qui recrutent avec des candidats potentiels lors de la 2e édition de son Job dating.

 

CDD, CDI, extra, stages…

Le rendez-vous est fixé à l’hôtel Mercure de Saint-Georges, de 14h à 17h. Aucune pré-inscription préalable n’est demandée, si ce n’est, évidemment, de se munir d’un CV voire d’une lettre de motivation. Le Club hôtelier annonce « plus de 1000 contrats à décrocher » lors de cette journée :

Les candidats auront l’opportunité de rencontrer et de convaincre pas moins de 20 directeurs et responsables RH d’établissements hôteliers adhérents. À la clé : des CDD, CDI, extra, stages et alternances ».

Déjà, le Club hôtelier publie régulièrement, le vendredi, des « Friday’s Job Deal », pour annoncer les établissements qui recrutent.

 
Offres d’emploi du Club hôtelier de Toulouse Métropole sur sa page Facebook, le 27 avril 2018. (©Capture d’écran)

En 2017, plus de 200 candidats s’étaient déplacés lors de la première édition du Job dating.

Des projets hôteliers dans le futur

Ce type de rencontres autour de l’emploi dans ce secteur est amené à se reproduire. D’ici 2025, de nombreux hôtels doivent sortir de terre dans la métropole, notamment autour du futur Parc des expositions de Beauzelle. Toulouse Métropole, de son côté, avait dévoilé en février 2018 son plan hôtelier pour les prochaines années, avec la volonté de créer 1600 chambres d’ici 2025.

 

LIRE AUSSI : Toulouse : la Métropole souhaite créer 1 600 chambres hôtelières d’ici 2025

 

Infos pratiques.
Job dating, vendredi 25 mai 2018 à l’hôtel Mercure de Saint-Georges. De 14h à 17h.
Rue Saint-Jérôme, 31 000 Toulouse


Plus d’infos sur la page Facebook du Club hôtelier

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Enercoop Midi-Pyrénées inaugure son premier parc solaire 100% citoyen dans le Gers

Enercoop Midi-Pyrénées inaugure son premier parc solaire 100% citoyen dans le Gers | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La coopérative Enercoop Midi-Pyrénées inaugure le 5 mai son premier projet auto-financé de production d’énergie renouvelable dans une logique de circuit-court : un parc solaire au sol d’une puissance de 250 kilowatts-crêtes à Auterive, dans le Gers.

 

Pari gagné pour la coopérative Enercoop Midi-Pyrénées qui milite depuis trois ans pour promouvoir l’énergie renouvelable 100% citoyenne, sans faire appel aux mécanismes de soutien public, dans une logique de circuit-court de l’énergie. Le parc solaire situé sur la commune d’Auterive dans le Gers inauguré le 5 mai est le premier ouvrage financé à 100% par la Scic Enercoop.

« Le site choisi est une ancienne carrière non cultivable. Les travaux ont démarré en décembre dernier. Environ 1500 mètres carrés de panneaux solaires photovoltaïques ont été posés ssur un terrain de 9000 mètres carré », raconte Loïc Blanc, coordinateur général de la coopérative. « Cet ouvrage devrait produire environ 300.000 kilowattheures par an soit la consommation de 250 personnes ». L’électricité produite sera commercialisée par Enercoop aux consommateurs de la coopérative régionale. « La priorité est que les citoyens deviennent co-propriétaires des moyens de production d’énergie sur le long terme », ajoute le responsable.

Dix parcs photovoltaïques similaires d’ici 2020

Pour mener à bien son programme, Enercoop Midi-Pyrénées a noué un partenariat avec un acteur engagé, Soleil du Midi (SDM), qui développe depuis 2007 les premiers petits parcs solaires français au travers d’une approche adaptée aux territoires proche des valeurs portées par Enercoop.

« La coopérative a financé les 300.000 euros nécessaires au développement de ce projet sur fonds propres », précise Loïc Blanc. « Cette autonomie nous a permis d’aller plus vite. Nous prévoyons de refinancer ce projet via un prêt, sans doute par la Nef, afin de réinvestir les fonds dans d’autres projets. » Dès sa création en 2015, la Scic s’est engagée sur un programme de dix parcs photovoltaïques similaires d’ici 2020 en mobilisant les capitaux investis par ses sociétaires - 285.000 euros ont été collectés en 2017-, ainsi que les revenus assurés par les infrastructures de production, de l’ordre de 3 à 4% par an, selon le coordinateur. Un second projet devrait prendre corps fin 2018 à Cintegabelle en Pays Sud Toulousain et six autres sont en cours de finalisation d’études. En montant en compétences sur ses propres projets, la coopérative veut montrer l’exemple et promouvoir son projet de boucles énergétiques locales, sans aucun mécanisme de soutien public.

 

Enercoop Midi-Pyrénées est actuellement portée par plus de 4 500 clients, 1 500 sociétaires, 27 producteurs et 7 salariés,

Depuis dix ans, le prix du kilowattheure Enercoop est fixé à 11 centimes hors taxes soit 17 centimes TTC.


A. de V.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Systra et Arcadis retenus pour la troisième ligne de métro de Toulouse

Systra et Arcadis retenus pour la troisième ligne de métro de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'ensemble des systèmes de la troisième ligne du métro toulousain a été confié à Systra et Arcadis

 

Le groupement composé de Systra et Arcadis s'est vu attribuer le marché d'assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) systèmes du projet de la troisième ligne de métro de l'agglomération toulousaine par Tisséo Collectivités et Tisséo Ingénierie.

 

Le marché d'assistance à maîtrise d'ouvrage systèmes de la troisième ligne du métro toulousain a été attribué au groupement composé de Systra (mandataire) et Arcadis.

En les choisissant, Tisséo Collectivités et Tisséo Ingénierie leur ont confié une mission qui porte sur la définition de l'ensemble des systèmes de la ligne, des stations et du site de maintenance et de remisage.

"Celui-ci comprend notamment le matériel roulant, les automatismes de pilotage et de contrôle, les systèmes de commande centralisée et les portes palières, mais aussi la voie, l'alimentation électrique et les équipements de maintenance", précisent dans un communiqué de presse commun les deux entreprises.

 

Fidèles partenaires de la Métropole

Systra et Arcadis collaborent avec la Métropole toulousaine depuis de longues années déjà. En effet, elles ont toutes les deux travaillé sur les avant-projets de la ligne A et B du métro de Toulouse.

Systra spécialiste des transports publics et des solutions de mobilité emploie 6100 collaborateurs dans 80 pays. Elle a été classée dans les trois premières entreprises d'ingénierie au monde spécialisées dans le transport de masse et le rail par la revue Engineering News-Record.

Arcadis spécialisée en conception et en conseil de l'environnement naturel et construit emploie 27 000 personnes dans plus de 70 pays et génère 3,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Le début des travaux de la troisième ligne de métro est prévu en 2019 pour une mise en service en 2024-2025.

 

Par Priscille Lacombe  |  18/04/2018

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Hyperloop TT : les premiers tubes de la future piste d'essais arrivent à Toulouse

Hyperloop TT : les premiers tubes de la future piste d'essais arrivent à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Fabriqués en Espagne, les premiers tronçons de la piste d’essais d’HyperloopTT sont arrivés mercredi 11 avril en soirée sur le site de Toulouse-Francazal.

 

Hyperloop TT, l’une des principales entreprises porteuses du projet de train futuriste à grande vitesse Hyperloop, vient de réceptionner les premiers tubes pour sa piste d’essais à taille réelle de Toulouse-Francazal. La capsule passager est attendue pour cet été.

 

Le projet commence vraiment à devenir réalité. Les trois premiers tubes de la pistes d’essais que la société américaine Hyperloop Transportation Technologies veut construire sur son nouveau site de Toulouse-Francazal ont été livrées par camion dans la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 avril. Treize autres tubes fabriqués en Espagne par Haizea Group, seront livrés dans les prochaines semaines.

Ces tronçons de 20 mètres de long, 65 tonnes et d’un diamètre intérieur de 4 mètres, serviront au montage d’une piste d’essais fermée de 320 mètres. Conçue pour transporter passagers et marchandises, elle sera opérationnelle dès cette année. Un second système grandeur nature de 1 kilomètre, surélevé par des pylônes à une hauteur de 5,8 mètres, devrait être achevé en 2019. La capsule de passagers à taille réelle est en cours de finition en Espagne dans les ateliers de Carbures, un partenaire industriel de Boeing et Airbus. Elle devrait pour sa part être livrée à Francazal cet été en vu de l’assemblage final.

 

40 millions d’euros d’investissements

Le centre de recherche et développement de Toulouse pour lequel Dirk Ahlborn, PDG d’Hyperloop TT, a prévu d’investir 40 millions d‘euros sur cinq ans, est situé sur l‘ancienne base militaire 101 de Francazal dont une partie a été reconvertie en véritable pépinière des transports du futur. Il est censé accueillir à terme une cinquantaine de doctorants et ingénieurs et un incubateur de start-up travaillant sur des technologies connexes au projet Hyperloop. Ce programme de recherche lancé en 2013 par Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, s‘appuie sur des capsules lévitant dans des tubes à base pression à une vitesse pouvant atteindre 500km/h. Hyperloop TT et Hyperloop One figurent parmi les sociétés les plus avancées sur cette technologie.

 

Des accords dans neuf pays

« Construire à grande échelle est une preuve d’engagement et d’innovation sur le long terme », a indiqué jeudi dans un communiqué Bibop Gresta, président d’Hyperloop TT. « Nous avons été les pionniers de cette technologie, prouvée et assurée par la plus grande compagnie de réassurance au monde, Munich RE. Nous avons aujourd’hui des accords dans neuf pays où nous travaillons sur des études de faisabilité et sur la mise en place de nouvelles réglementations. Nous disposons d’un centre de recherche et développement à Toulouse et d’un autre dédié au fret et à la logistique au Brésil. Hyperloop n’est plus seulement un concept, c’est aujourd’hui une véritable industrie commerciale », affirme le dirigeant.

Créée en 2013, Hyperloop TT s’appuie sur une équipe internationale composée de 800 ingénieurs, créatifs et techniciens. Depuis son siège de Los Angeles, la société a ouvert des bureaux à Abu Dhabi et Dubai, Barcelone ou encore Bratislava autour d’un projet de liaison ultra-rapide entre la ville de Brno, en République Tchèque et la capitale slovaque.


Johanna Decorse

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Toulouse. Scopelec construit un nouveau site et lève 25 millions d’euros

Toulouse. Scopelec construit un nouveau site et lève 25 millions d’euros | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Pose de la première pierre avec Dominique Faure, maire de Saint-Orens de Gameville et Pierre-Yves Fargeas, membre du directoire.de Scopelec et Jean-Louis Chauzy, président du Ceser.
 
>  Le spécialiste des réseaux télécom se dote d’un nouveau site en région toulousaine, embauche et vient de réaliser une importante levée de fonds pour accompagner une croissance record.
 

En forte progression, notamment grâce au déploiement de la fibre optique, le groupe Scopelec vient de poser il y a quelques semaines la première pierre de son nouveau site dont la construction a démarré à Saint-Orens dans la banlieue de Toulouse. Acteur majeur des infrastructures et services de télécommunications, l’entreprise coopérative née à Revel déploie son savoir-faire dans la France entière. Scopelec investit 6 millions d’euros dans un nouveau bâtiment de 4500 m², construit par le promoteur Pacfa, sur un terrain cédé par la municipalité.

Il abritera 200 salariés, aujourd’hui répartis sur trois sites à Ramonville et à Labège. « Au vu de notre développement, nous avons décidé de repenser notre implantation sur la région toulousaine en constituant un pôle qui regroupe nos métiers et compétences et permettra de renforcer la visibilité de l’entreprise dans la métropole », assure Pierre-Yves Fargeas, membre du directoire. « En Occitanie, région très dynamique, nous avons créé 100 emplois en 2017, ce qui porte nos effectifs à 700 personnes. »

 

Branché sur l’avenir

Lancée en 1973, la petite société coopérative, dont le siège est toujours basé à Revel, est devenue la première Scop de France en nombre de salariés, puisqu’elle emploie 3500 personnes sur quatre-vingt sites en France. Elle affiche un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros et a créé 500 emplois en 2017. Pour accompagner sa croissance et diversifier ses activités, Scopelec vient de lever 25 millions d’euros auprès des fonds d’investissement Zencap AM et Schelcher Prince.

« Le groupe a pris une nouvelle dimension en 2017 et a connu une forte évolution liée à l’aménagement numérique du territoire », explique Pierre-Yves Fargeas. « Pour préparer l’avenir, nous misons sur les services à forte valeur ajoutée associés à cette transition technologique, avec des solutions globales et sur-mesure pour tous types de PME. Nous devons donc élargir nos compétences en interne et développer de nouveaux partenariats en externe avec d’autres entreprises complémentaires. »

Aux côtés des jeunes pousses

 

Acteur clé de l’économie sociale et solidaire, Scopelec s’appuie sur les valeurs coopératives, en plaçant l’homme au centre de sa stratégie : 68% des parts sont détenues par les salariés. Sur le nouveau site qui sera mis en service en octobre 2018, le groupe veut favoriser les liens avec des entreprises partenaires et jeunes scop de la Région dans le secteur d’activités réseaux et télécom. « En partenariat avec la commune de Saint-Orens et l’Union Régionale des Scop, un incubateur pourrait voir le jour, permettant d’accueillir et d’accompagner des jeunes pousses innovantes », se félicite Pierre-Yves Fargeas.


Marc Pouiol

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

L'eau sous haute surveillance, au Réseau de Stations d'Alerte de Haute-Garonne

L'eau sous haute surveillance, au Réseau de Stations d'Alerte de Haute-Garonne | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La ressource en eau est un marqueur sensible d’un territoire. A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau ce 22 mars, le département de Haute-Garonne présente un dispositif important de sa politique de l’eau : son Réseau de Stations d’Alerte chargé de surveiller l’eau potable.

 

Pour alimenter en eau potable près d’1,4 millions d’habitants, la Haute-Garonne dispose de quinze usines de traitement dont trois alimentent plus de 50% de la population. Avec une spécificité que souligne Nicolas Sauthier, Responsable du pôle de gestion des alertes sanitaires à l’Agence régionale de santé (ARS). « Dans le département, plus de 90% de l’eau consommée est de l’eau de surface (fleuves, canaux, rivières et barrages) quand la moyenne française est à 33% ce qui implique une surveillance accrue de la qualité de l’eau potable d’où la mise en place il y a vingt ans d’un réseau de stations d’alerte chargé de surveiller en continu les ressources provenant de la Garonne ».

Le dispositif intègre actuellement six stations d’alerte dont quatre sont gérées par le Conseil départemental pour un budget annuel de 500.000 euros. Trois sont situées sur la Garonne à Montespan, Saint-Julien et Toulouse (au Bazacle) et une à Lherm sur le canal de Saint-Martory. Les deux autres stations sont gérées par Veolia et se situent sur la Garonne à Portet-sur-garonne et sur l’Ariège à Lacroix-Falgarde. Equipées d’analyseurs en continu, ces stations scrutent 24 heures sur 24 heures la qualité des eaux brutes dans l’espace et dans le temps.

Détecter une pollution et alerter

« Nous surveillons dix paramètres tels que le niveau d’eau, le pH, la température, le Carbone organique total, l’azote ammoniacal et les hydrocarbures dissous », précise Patrice Paiusco, chef de service au sein du laboratoire départemental 31 EVA (Eau Vétérinaire Air) qui exploite le réseau. « Les données sont sur un serveur web à disposition des traiteurs d’eau, industriels,collectivités locales etc. En cas d’alerte, notre équipe prévient les autorités sanitaires ainsi que les exploitants d’unités d’eau potable. »

« Ces stations sont utiles pour détecter une pollution, le plus fréquent étant un déversement d’hydrocarbures, par exemple à l’occasion du démantèlement d’un ancien site industriel. Egalement pour suivre une pollution accidentelle comme cela a été le cas après l’accident de l’usine AZF en 2001 », ajoute Nicolas Sauthier. Une nappe d’azote ammoniacal s’était propagée sur la Garonne entrainant des perturbations dans le réseau d’alimentation en eau potable des habitants désservis par les stations d’eau potable situées à l’aval de Toulouse.

 

Connaitre et préserver le milieu

Au-delà de la surveillance, ce réseau est un outil précieux pour la préservation de la ressource. « Les études de risques que nous réalisons permettent de définir les paramètres à surveiller avec du sur-mesure selon les stations », explique Patrice Paiusco. « Le Réseau est important aussi dans la connaissance du milieu, les mesures réalisées permettant de connaitre la variabilité de la ressource dans l’espace et dans le temps ». De quoi mettre en évidence des variations ou des phénomènes naturels sur différentes échelles de temps difficilement observables sans ces moyens.

le Réseau de Stations d’Alerte est hautement impliqué dans la réflexion menée actuellement au sein du département de Haute-Garonne pour construire Schéma départemental d’alimentation en eau potable pour 2030. Dans le contexte du réchauffement climatique, l’eau est désormais au centre de toutes les attentions. Selon les prévisions de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, 1,2 milliards de mètres cubes d’eau viendront à manquer dans le Bassin d’ici 2050.


Aurélie de Varax

Jacques Le Bris's insight:

Ami.e.s Toulousain.e.s, si j'étais à votre place, je ne quitterais pas des yeux les évolutions de la guerre des étrons qui se déroule en amont de Toulouse.

 

Consultez notre dossier STEP.

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Restructuration à Météo-France : "cinq sites menacés de fermeture en Occitanie"

Restructuration à Météo-France : "cinq sites menacés de fermeture en Occitanie" | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les syndicats de Météo-France appellent à la grève le 22 mars prochain.

 

Le service national de météorologie devrait perdre 500 postes sur 3000 d'ici 2022. En Occitanie, les centres d'Albi, Blagnac, Montpellier, Nîmes et Perpignan pourraient disparaître. Météo-France veut les remplacer par des prévisions automatisées par ordinateur.

En février dernier, en plein chassé-croisé des vacances d'hiver, les prévisionnistes de Météo France dans les Alpes se sont mis en grève pendant plusieurs jours. "En temps normal, un prévisionniste local corrige les données brutes issues des modèles informatiques suivant les phénomènes qu'il a pu observer par le passé. Pendant la grève, sans prévisionniste, les bulletins météo ont été automatisés mais le supercalculateur a fourni des informations erronées. Résultat, des automobilistes ont été bloqués sur la route car il a neigé dès 200 mètres d'altitude au lieu des 1200 mètres annoncés par le modèle informatique", raconte Lionel Althuser, délégué CFDT à Météo France.

L'idée pour les grévistes était de montrer ce que pourrait devenir le service national de météorologie si le plan de réforme de la fonction publique (baptisé Action publique 2022) lancé par le gouvernement est mis en application. Selon l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Solidaires) de Météo France qui appelle à nouveau à la grève ce jeudi 22 mars, "95 emplois seront supprimés dès 2018 et 500 au total d"ici 2022 (sur plus de 3000 postes) alors que Météo-France en a déjà perdu environ 700 au cours des 10 dernières années". Interrogé par Le Monde, le PDG de Météo-France Jean-Marc Lacave précise que 700 départs à la retraite sont prévus sur la période, "personne ne partira donc de manière forcée".

 

Les sites locaux d'Albi, Blagnac, Montpellier, Nîmes et Perpignan amenés à disparaître

Reste que "dans la seule région Occitanie, cinq sites locaux sont menacés de fermeture à terme" selon l'intersyndicale : Albi (8 postes selon Solidaires), Blagnac (18), Montpellier (10), Nîmes (6) et Perpignan (8).

"En France, le nombre de centres locaux de prévision a déjà été divisé par deux depuis les années 2000, passant de 108 à 55 aujourd'hui. Ces dernières années, en Occitanie, des sites ont fermé à Montauban, Saint-Girons et Carcassonne", rappelle Clément Pesta, délégué CGT.

En revanche, difficile de connaître l'impact de la restructuration sur la Météopole de Toulouse, centre névralgique de Météo-France avec 1000 agents représentant un tiers de l'effectif français.

 

Le métier de prévisionniste bouleversé

Surtout, les syndicats s'inquiètent du devenir du métier de prévisionniste. Selon eux, la direction de Météo-France privilégie une automatisation des prévisions en se basant sur des algorithmes. "C'est possible sur des territoires très plats. En Angleterre, par exemple, il n'y a plus de centres locaux et cela fonctionne très bien. En revanche, sur les reliefs, les modèles informatiques fournissent des prévisions moins fines, ils peinent par exemple à déceler la limite pluie-neige en montage", décrit Lionel Althuser.

D'autant qu'avec le réchauffement climatique, les besoins en climatologie pourraient grandir. "Dans les Pyrénées, pour s'adapter au changement climatique (et sortir d'une économie locale dépendante du ski, ndlr), les élus ont besoin de connaître des modèles climatiques. Comment faire avec moins d'effectifs ?", s'interroge-t-il.

Enfin, le syndicaliste alerte sur le devenir de l'École nationale de la météorologie implantée à Toulouse et chargée de former les futurs agents de Météo France. "La direction parle d'un rapprochement entre l'école et la recherche". L'intersyndicale défilera avec le cortège du service public le 22 mars dans les rues de Toulouse.

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Météo France pourrait supprimer 500 postes, dont une partie à Toulouse

Météo France pourrait supprimer 500 postes, dont une partie à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Une grande partie des services de Météo France est installée à Toulouse.

 

Lancé en 2017 par le gouvernement, le programme « Action publique 2022 » prévoit une baisse d'effectif de 500 personnes chez Météo France. Toulouse est concernée.

 

Avis de tempête chez Météo France. L’établissement public chargé des prévisions météorologiques devrait voir ses effectifs s’effriter.

Lancé en 2017 par le gouvernement, le programme « Action publique 2022 » prévoit une baisse d’effectif de 500 personnes chez Météo France, sur un effectif total d’environ 3 000 agents.

Un millier d’agents dans la Ville rose 

Toulouse, qui compte environ un millier d’agents chez Météo France, devrait logiquement être impactée. Depuis 1982, une grande partie des services (centre de recherche, centre national de prévisions, services informatiques…) sont en effet installés dans la Ville rose. 

François Giroux, au nom de l’intersyndicale de Météo-France, précise à Actu Toulouse :

Sur les services centraux de prévision, qui emploient 300 personnes (prévisionnistes, développeurs) à Toulouse, il y a une baisse de 5% des effectifs dès cette année. Cela aura inéluctablement un impact sur les bulletins météo, avec une dégradation du service rendu. 

Vers une automatisation des prévisions

Dans le cadre « d’Action Publique 2022 », la direction générale de Météo France prévoit en effet l’automatisation des bases de données. En clair, la très grande majorité des prévisions météorologiques devraient être directement produites à partir des modèles de prévision numérique et des algorithmes associés.

Pour de nombreux agents de Météo France, cette évolution comporte « des risques majeurs », en particulier « la diffusion de prévisions erronées ». 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le Small Business Act à la toulousaine tient ses promesses

Le Small Business Act à la toulousaine tient ses promesses | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La charte des marchés publics a généré un investissement de 1,019 milliard d'euros en 2017

 

Le 3ème bilan annuel de la charte des marchés publics a été présenté le 14 février par Toulouse Métropole. Avec une croissance tant au niveau des investisseurs (publics comme privés) que des entreprises locales bénéficiaires, elle semble tenir son pari : donner un nouveau souffle aux PME régionales grâce à une pléiade d'aides.

Avec plus d'un milliard d'euros investis pour 2017, la Charte des marchés publics de Toulouse est en constante progression depuis son lancement en décembre 2014.

 

[...]

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Diaporama : à la découverte du chantier du Parc des Expositions

Diaporama : à la découverte du chantier du Parc des Expositions | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Plus de trois ans de travaux seront nécessaires pour voir naître le nouveau Parc des Expositions de Toulouse Métropole.

 

Depuis décembre 2016, a été lancé au nord-ouest de l'agglomération toulousaine, sur les communes de Beauzelle et Aussonne, le plus important chantier en France menée par des collectivités locales. Il s'agit de celui du futur Parc des Expositions de Toulouse Métropole, appelé plus communément "PEX". Étalé sur 100 hectares, ce chantier dont la fin est prévue pour fin février 2020, aura coûté 311 millions d'euros hors taxe.

 

Ce futur Parc des Expositions de Toulouse Métropole doit accueillir son premier événement à la rentrée 2020. Mais au total, il est espéré 80 événements par an pour 230 jours d'occupation, avec un million de visiteurs attendus chaque année.

Financé par Toulouse Métropole, le Département de la Haute-Garonne, la Région Occitanie et Tisséo, le site sera exploité et commercialisé par GL Events, l'actuel exploitant du parc des expositions situé sur l'île du Ramier en plein cœur de Toulouse.

Jugé obsolète, le parc des expositions du centre-ville sera détruit une fois que le nouveau site sera ouvert, pour laisser place à un espace nature et loisirs, notamment dédié au sport.

 

Le diaporama du chantier du futur Parc des Expositions à découvrir en cliquant ici.

 

Jacques Le Bris's insight:

Depuis décembre 2016, a été lancé au nord-ouest de l'agglomération toulousaine, sur les communes de Beauzelle et Aussonne, le plus important chantier en France menée par des collectivités locales. Il s'agit de celui du futur Parc des Expositions de Toulouse Métropole, appelé plus communément "PEX". Étalé sur 100 hectares, ce chantier dont la fin est prévue pour fin février 2020, aura coûté 311 millions d'euros hors taxe.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Assemblés à Toulouse, les deux premiers Airbus A380 vont finir en pièces détachées

Assemblés à Toulouse, les deux premiers Airbus A380 vont finir en pièces détachées | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les deux A380, qui vont être vendus à la découpe, appartenaient à Singapore Airlines.

 

Assemblés à Toulouse et exploités pendant dix ans par Singapore Airlines, les deux premiers Airbus A380 à entrer en service vont être démantelés et finir en pièces détachées.

 

 

Difficile pour les passionnés d’aéronautique de ne pas avoir un pincement au cœur après cette annonce. Assemblés à Toulouse et exploités pendant dix ans par Singapore Airlines, deux Airbus A380 vont être démantelés et finir en pièces détachées.

LIRE AUSSI : Découvrez l’intérieur du nouvel A380 (de luxe) inauguré à Toulouse

Ils furent les deux premiers à entrer en service commercial en 2007 et en 2008. Loués par Singapoure Airlines, les avions avaient été rendus début 2018 à son propriétaire, la société de leasing Dr Peters Group

 

Ils sont pourtant quasiment neufs

« Après de longues et intenses négociations avec diverses compagnies aériennes telles que British Airways, Hi Fly et Iran Air, Dr Peters Group a décidé de vendre les composants de l’avion », peut-on lire dans un communiqué en date du 5 juin 2018.

Les deux avions de ligne sont actuellement stationnés près de Tarbes (Hautes-Pyrénées).

Welcome to our second #A380! As we announced recently, our dedicated parking areas are now fully operational. #AircraftStorage #TarmacAerosave #FeatureFriday #FF

�➡️https://t.co/acu90xEt0G

 

— Tarmac Aerosave (@TarmacAerosave) 9 février 2018

 

Ces deux appareils sont pourtant quasiment neufs… Mais faute de repreneur, le superjumbo n’a visiblement pas d’autre avenir que de terminer à la découpe après seulement dix ans d’exploitation. Le propriétaire espère récupérer près de 100 millions de dollars de pièces détachées.

 

Deux autres A380 en cours de négociations

Cette vente de pièces sera confiée à l’Américain VAS Aero Services, rapporte Air Journal, sur son site internet. Les Rolls Royce Trent 900 ont déjà été démontés et renvoyés au motoriste britannique. Les principaux composants, tels que le train d’atterrissage ou l’APU, seront vendus « très rapidement ».

Deux autres A380 sont encore en cours de négociations.

 

LIRE AUSSI : Airbus : La compagnie Emirates commande 36 A380

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Latécoère inaugure une nouvelle usine dernier cri à Toulouse

Latécoère inaugure une nouvelle usine dernier cri à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La nouvelle usine est implantée sur la zone d'activités de Montredon à Toulouse.

 

L'équipementier aéronautique Latécoère a inauguré ce mardi 22 mai uneusine automatisée de 6 000 m2 à Toulouse-Montredon. Cette nouvelle unitéde production qui emploie une centaine de personnes et qui a demandé 37millions d'euros d'investissements s'inscrit dans le plan Transformation2020 lancé il y a deux ans par l'industriel.

Fondé en 1917, Latécoère s'est imposé comme l'un des pionniers de l'aéronautique en développant des hydravions. Un siècle plus tard, l'industriel toulousain est devenu sous-traitant aéronautique de rang 1 pour Airbus et Boeing, produisant en série notamment des portes d'avion et des câblages de trains d'atterrissage. En inaugurant sa nouvelle usine toulousaine ce mardi 22 mai, Latécoère voulait montrer que même après 101 ans d'existence, le groupe reste à la pointe de l'innovation. "C'est une usine 4.0, connectée digitalisée et automatisée", scande Richard Montanel, le directeur du site. Implantée sur la zone d'activités de Montredon à Toulouse, cette nouvelle unité de production de 6 000 m2 a été pensée grâce à la modélisation 3D. "Une maquette numérique du site a été réalisée. Cela a permis de construire plus vite : entre la pose de la première pierre en juillet 2017 et la fabrication de la première pièce en février dernier, il s'est écoulé seulement huit mois", poursuit le dirigeant.

Robot de la nouvelle usine (Crédit : Rémi Benoit).

Le projet a demandé 37 millions d'euros d'investissements. Plusieurs machines du site historique de la rue de Périole à Toulouse ont été transférées vers le site de Montredon. Par ailleurs, Latécoère a investi dans trois nouvelles machines pour l'usinage de pièces d'aluminium dotées d'une autonomie de 18 heures. La robotisation est également utilisée en amont et en aval de la fabrication avec des engins permettant le chargement et le déchargement de matière (voir photo ci-dessous). Une machine dont la livraison est prévue fin 2018 devrait également automatiser le contrôle des pièces produites.

Machine de déchargement de la matière (Crédit : Rémi Benoit).

"La robotisation nous permet d'être plus performant. Nous tablons à terme sur 500 000 pièces produites par an, soit une par minute. Nous allons pouvoir aussi réinternaliser la fabrication de pièces que nous achetions auparavant à des sous-traitants", précise Richard Montanel. L'usine automatisée emploie une centaine de personnes, chargées principalement de la maintenance des machines. L'effectif devrait passer à 150 personnes à l'horizon 2020 avec une extension de 3000 m2 du site (représentant 10 millions d'euros d'investissements supplémentaires) pour accueillir les activités de traitement de surface et de peinture. Par ailleurs, le département chaudronnerie sera également transféré depuis le site de Périole l'année prochaine.

 

La CGT dénonce "un paravent pour masquer ce qui se trame sur les autres sites du groupe"

L'ouverture de cette nouvelle usine s'inscrit dans le plan Transformation 2020 annoncé par l'équipementier en juin 2016 en raison notamment de l'absence de nouveaux programmes dans l'aéronautique. Initialement, il prévoyait 236 suppressions de postes, la fermeture du site de Tarbes et la création d'une nouvelle usine en Bulgarie. "Le plan est terminé. 130 postes ont été supprimés à Toulouse Périole, 40 transférés vers le site de Gimont dans le Gers, et 10 personnes ont été licenciées, a précisé ce mardi 22 mai Yannick Assouad, directrice générale du groupe." Les effectifs sont actuellement de 650 salariés au siège historique de Périole et pourraient s'élever à 800 à terme avec le rapatriement des collaborateurs de la branche interconnexion basée à Labège.

Pièces fabriquées via l'usinage numérique (Crédit : Rémi Benoit).

"Cette nouvelle usine est présentée comme une vitrine alors qu'il s'agit plutôt d'un paravent pour masquer ce qui se trame sur les autres sites, déplore le délégué CGT de Latécoère Florent Coste. Latécoère a ouvert une usine à Plovdiv en Bulgarie dont les effectifs seront bientôt supérieurs à ceux de Montredon. La vraie innovation aurait été de concevoir grâce à la fabrication additive en grande série, quelque chose qui n'existe pas ailleurs. Ce n'est pas parce qu'on met des machines neuves qu'on est forcément innovant." Latécoère emploie 4400 salariés dans 10 pays différents.

 

@florinegaleron

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Santé. Le Toulousain Hemodia complète sa trousse en rachetant Pharmaset

Santé. Le Toulousain Hemodia complète sa trousse en rachetant Pharmaset | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Hemodia compte un site de production à Labège et deux usines en Tunisie dédiées aux sets de soin à usage unique et aux tubulures pour les pompes d’arthroscopie.

 

 

Dix ans après son rachat par Mölnlycke, la société Pharmaset change de mains pour intégrer le groupe toulousain Hemodia spécialisé dans les dispositifs médicaux. Cette opération permet la reprise de vingt-et-un salariés.

 

Changement de périmètre pour Pharmaset. Le fabricant de kits médicaux jetables créé en 1993 à Toulouse et acquis en 2008 par le groupe suédois Mölnlycke Health Care, a été racheté fin mars par Hemodia. Le contrat porte sur l’intégration de vingt-et-un salariés, une distribution des produits Pharmaset - à l’exception des packs de chirurgie dont l’activité est arrêtée - jusqu’en septembre, avant un passage définitif sous la bannière Hemodia à l’automne.

« PharmaSet est spécialisée dans les sets de soin à emballage rigide alors que nous sommes davantage positionnés sur les emballages souples et elle est mieux implantée dans le secteur des soins à domicile. Nos activités sont complémentaires », explique Pierre Montoriol, fondateur et président d’Hemodia.

Numéro un français en matière de kits de soins pour l’hémodialyse avec quelque quinze millions de sets vendus par an et 20 millions de mètres de tubulures médicales, le groupe toulousain poursuit sa stratégie de croissance. Après avoir investi en 2017 dans de nouveaux bâtiments sur son site de Labège et dans une machine de suremballage et un complexe de stérilisation, Hemodia mise maintenant sur ses synergies avec Pharmaset pour renforcer ses parts de marché.

 

Cap sur les Etats-Unis

« Ce rachat était une opportunité à un moment où nous avons la nécessité de croître. Nous devons atteindre une taille critique pour faire face à l’évolution réglementaire et une forte bataille des prix », ajoute Pierre Montoriol. Fondé en 1985, le groupe toulousain qui compte deux usines en Tunisie et réalise 25 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 300 collaborateurs, prévoit une croissance de 20% sur le prochain exercice. Il vise une première place nationale pour les sets en soin à domicile grâce à l’acquisition de Pharmaset et environ 2 millions d’euros de commandes supplémentaires pour ses pompes d’arthroscopie dont il a lancé la fabrication en 2015.

L’export, qui représente actuellement 12% de son volume d’activité, fait également partie du plan de développement d’Hemodia. Implantée depuis trois ans en Grande-Bretagne où quatre personnes travaillent à la commercialisation de ses produits, la société toulousaine devrait bientôt arriver sur le marché américain. Il ne lui manque plus pour cela que l’agrément de la Food and Drug Administration, l’agence américaine des denrées alimentaires et des médicaments.


Johanna Decorse

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Conflit Airbus-Boeing sur les subventions : les vaches à lait d'Airbus épargnées par l'OMC

Conflit Airbus-Boeing sur les subventions : les vaches à lait d'Airbus épargnées par l'OMC | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Selon un proche du dossier européen, la décision de l'OMC a, en pratique, rejeté 94% des demandes américaines.

 

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a jugé mardi que l'Union européenne (UE) n'avait pas tenu compte des demandes de suppression de toutes les aides publiques à Airbus, incitant Washington à brandir la menace de sanctions visant des produits européens tant que l'UE continuerait de "porter atteinte aux intérêts des États-Unis". Néanmoins, l'organisme genevois n'a pas retenu les plaintes américaines selon lesquelles les prêts aux modèles les plus vendus d'Airbus, A320 et A330, avaient un impact important sur les ventes de Boeing, limitant ainsi la portée de l'une des plus longues et coûteuses batailles commerciales de l'histoire.

Nouveau round dans la longue bataille entre l'Union européenne et les États-Unis au sujet des aides financières que chacun accorde à l'industrie aéronautique, essentiellement à Airbus et Boeing. Quatorze ans après des plaintes respectives déposées à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) qui avaient conduit celle-ci à reconnaître en 2011 l'existence de tels soutiens financiers et à exiger la fin de ces pratiques des deux côtés de l'Atlantique, de nouvelles plaintes en appel avaient été déposées par Bruxelles et Washington pour dire que ces subventions n'avaient pas toutes été supprimées.

 

Jugement final pour Airbus, celui de Boeing prévu en fin d'année

Dans son jugement final concernant Airbus, l'instance d'appel de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'OMC s'est prononcée ce mardi sur la plainte américaine et a affirmé que l'UE n'avait toujours pas supprimé l'ensemble de ces aides illégales à Airbus, un verdict final donnant le droit aux États-Unis d'appliquer des sanctions commerciales évaluées à plusieurs milliards de dollars par an selon Washington.

"L'Union européenne et certains États membres ne se sont pas conformés aux recommandations et décisions de l'ORD", a indiqué ce dernier.

L'UE ne peut pas faire appel de ce jugement. D'ici à la fin de l'année, l'ORD se prononcera sur la plainte européenne contre les États-Unis.

Dans sa décision, l'OMC "déclare que l'UE n'a pas respecté ses nombreux jugements antérieurs et a versé plus de 22 milliards de dollars [18,6 milliards d'euros] en subventions illégales au constructeur d'avions européen Airbus", a indiqué Boeing.

 

Sanctions commerciales

Pour l'avionneur américain, ce verdict autorise les États-Unis "à appliquer des mesures de rétorsion douanières sur les importations de produits européens" dont le montant "devrait atteindre plusieurs milliards de dollars par an jusqu'à ce qu'Airbus remédie aux subventions illégales reçues de la part des gouvernements européens pour ses avions lancés récemment". Washington pourrait l'utiliser pour peser dans ses discussions avec Bruxelles concernant les taxes douanières américaines sur les importations européennes d'acier et d'aluminium.

"Le président Trump a clairement indiqué que nous utiliserons tous les instruments disponibles pour garantir que le commerce libre et équitable bénéficie aux travailleurs américains", a déclaré le représentant américain au Commerce (USTR), Robert Lighthizer.

L'OMC ayant déjà rappelé à l'ordre les Européens à ce sujet, les États-Unis ont en effet désormais le droit d'établir des sanctions commerciales, dont le montant doit toutefois être validé par l'OMC. Selon le règlement de l'OMC, ces sanctions, également appelées mesures de rétorsion, seront annulées une fois que le pays concerné s'est "intégralement conformé aux recommandations et décisions" de l'OMC. En outre, les mesures de rétorsion, qui ne peuvent pas être rétroactives, ne doivent pas dépasser le niveau du préjudice.

 

Les vaches à lait d'Airbus épargnées

Côté européen, on se déclare satisfait que l'OMC ait "rejeté la vaste majorité des revendications américaines", notamment celles qui concernaient l'A320 et l'A330, les vaches à lait d'Airbus. L'organisme genevois n'a en effet pas retenu les plaintes américaines selon lesquelles les prêts aux modèles les plus vendus d'Airbus, A320 et A330, avaient un impact important sur les ventes de Boeing, limitant ainsi la portée de l'une des plus longues et coûteuses batailles commerciales de l'histoire. L'avionneur européen a précisé de son côté que "l'OMC confirme que tous les aspects liés aux programmes A320 et A330 sont désormais en totale conformité, et que l'A380 n'exige plus que quelques mesures correctives mineures".

 

"Victoire à la Pyrrhus"

Selon un proche du dossier européen, la décision de l'OMC a ainsi rejeté 94% des demandes américaines et il ne reste plus, selon lui, que « la partie la plus petite du gâteau pour laquelle des correctifs vont être apportés. Vu l'échec commercial de l'A380 et le fait que les avances remboursables accordées pour l'A350 ont été négociées pendant la crise financière (2008-2009), à un moment où les taux bas étaient proches de ceux accordés à Airbus, il sera compliqué aux Américains de démontrer que les aides accordées pour l'A380 et l'A350 ont créé des dommages à l'industrie à américaine. La victoire de Boeing est une victoire à la Pyrrhus », explique la même source à La Tribune.

 

Bruxelles prône un accord négocié

Alors que la plainte européenne contre Boeing sera tranchée d'ici à la fin de l'année, le camp européen tend à la main à Washington pour négocier un modèle de financement du secteur aéronautique compatible avec les règles de l'OMC et applicable à tous les États de l'OMC, comme l'ont fait, il y a une dizaine d'années, le Brésil et le Canada après la bataille sur le même sujet qui a opposé Embraer et Bombardier sur les avions régionaux.

L'idée qui se profile derrière, c'est de pouvoir disposer d'outils face aux subventions massives que la Chine accorde à son industrie aéronautique.

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus ouvre un hub logistique de 36 000 m2 pour ses cabines d'avion

Airbus ouvre un hub logistique de 36 000 m2 pour ses cabines d'avion | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Airbus lance une plateforme de 36 000 m2 afin de regrouper toutes les activités logistiques pour les cabines d'avions sur un même site.

 

L'avionneur européen a inauguré ce vendredi 4 mai Airlog 2, une plateforme de 36 000 m2 qui lui permet de regrouper toutes les activités logistiques pour les cabines d'avions sur un même site à Cornebarrieu. Airbus doit s'organiser face à la montée des cadences de production de l'A320 et de l'A350.

 

"Les sièges, toilettes et cuisines sont les derniers éléments qu'il faut assembler sur un avion", rappelle Olivier Yulrazi, responsable des surfaces logistiques d'Airbus. Entre le moment où ces pièces sont livrées par les sous-traitants et celui où elles entrent sur les chaînes d'assemblage, elles sont stockées dans des entrepôts. Jusqu'à présent, l'avionneur européen dispatchait ses activités de logistique cabine entre plusieurs sites éloignés des lignes d'assemblages : Montauban (pièces de cabine pour les A350), Eurocentre à Castelnau-d'Estrétefonds (sièges et monuments A350 et sièges A320) et Portet-sur-Garonne (cabines A320). Les cabines A330 transitaient jusqu'à présent via Airlog 1, une première plateforme logistique implantée à Cornebarrieu.

Fin 2015, Airbus a décidé de créer Airlog 2, un deuxième hub destiné à regrouper toute la logistique cabine dans un site unique également à Cornebarrieu et inauguré ce vendredi 4 mai. "Cela nous permettra de nous rapprocher des lignes d'assemblage. Jusqu'à présent certains fournisseurs basés dans l'agglomération toulousaine devaient aller jusqu'à Montauban pour livrer les pièces. Cette localisation va nous permettre aussi de ne plus dépendre de la circulation toulousaine pour les livraisons", a détaillé Olivier Yulrazi. Airlog 2 doit aussi permettre à Airbus de faire face à la montée des cadences sur l'A320 et l'A350. L'avionneur table ainsi sur 63 avions A320 produits par mois d'ici 2019 contre 50 actuellement.

Augmenter l'efficacité de la logistique

Le groupe a investi 30 millions d'euros dans la construction de cet entrepôt. Alors que les activités de logistique cabine occupaient 50 000 m2 répartis entre quatre sites, ce hub disposera seulement de 36 000 m2. Il a donc fallu trouver de nouvelles manières de gagner de la place. "Nous avons supprimé les allées de circulation. Les racks de stockage sont collés les uns aux autres pour gagner de l'espace et lorsque nous avons besoin d'accéder à l'un d'eux, à l'aide d'une télécommande il est possible de les déplacer", explique Emmanuel de la Sayette, chef de projet Airlog 2.

 

Des racks de stockage mobiles ont été installés pour gagner de l'espace (Crédit : Rémi Benoit).

200 personnes vont travailler sur cette nouvelle plateforme qui devrait atteindre son rythme de croisière d'ici le mois d'octobre. Ce sont principalement des salariés de Daher, le prestataire d'Airbus pour ces activités, et 20 collaborateurs d'Airbus pour le management.

 

Par Florine Galéron  |  04/05/2018

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Des cheffes d'entreprise témoignent de leur parcours d'entrepreneur

Des cheffes d'entreprise témoignent de leur parcours d'entrepreneur | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Elles restent souvent sous-représentées dans le haut des organigrammes. Ces cheffes d’entreprises ont pourtant réussi à se hisser « numéro une » et témoignent de leur parcours, de leurs difficultés. Elles nous livrent aussi les clés d’un leadership au féminin.

 

Avez-vous rencontré des difficultés pour créer votre entreprise ou en prendre les commandes ?

Sophie Berdoues (Groupe Berdoues, parfums et cosmétiques, 100 salariés) : J’ai repris le groupe en 2009 et je me retrouvais la première femme à la tête de l’entreprise créée par mon arrière-grand-père en 1902. Je devais prouver à mon père que j’étais capable de la diriger. En vingt ans, j’ai occupé tous les postes dès la fin de mes études de pharmacie. J’ai donc été bien acceptée. Clémence Brachotte (Mapaero, fabricant de peintures aéronautiques, 120 salariés) : Mon père, le fondateur, m’a donné l’opportunité de comprendre son entreprise. Je suppose qu’il avait un but de transmission, moi non. J’ai démarré au standard, puis je suis passée par tous les services. J’ai donc assis ma légitimité, avant d’être nommée présidente.

Corinne Mascala (université Toulouse Capitole, 1500 salariés)  : Nous sommes dix présidentes sur quatre-vingt-huit universités françaises. Lors de la campagne, la question était de savoir si j’avais les épaules, et non pas les compétences. Je me suis défendue par un programme et une vision. Je me suis sentie mise à l’épreuve, surtout par les bruits de couloirs, des lettres anonymes et des procédés d’intimidation peu élégants.

Sophie Garcia (présidente Medef Occitanie, directrice générale PSL (sécurité incendie), quatorze salariés)  : Quand j’ai créé la société il y a dix-sept ans, les investisseurs et les banquiers étaient rassurés de voir le projet porté par une femme. Il y a une espèce de confiance qui s’installe comme quand on dit que les filles travaillent mieux à l’école.

Caroline et Sophie Monné (Caso Patrimoine, foncière immobilière, quinze salariés) : Notre père Robert Monné, qui a fondé Caso Patrimoine en 2002, nous a fait confiance et nous a laissées libres. Il reste toujours disponible si nous avons des questions à lui poser. Avec son appui, nous sommes plus légitimes.

Carole Zisa-Garat (Telegrafik, services IOT pour de nouvelles offres de téléassistance, douze salariés) : Être une créatrice d’entreprise dans les nouvelles technologies a été un atout car j’étais visible. Mais lors d’une levée de fonds, j’ai senti une différence de regard. Je présentais mon projet de manière pragmatique, étapes par étapes quand les hommes vendent plus facilement la lune aux investisseurs. Cela a joué contre moi car le projet pouvait apparaître moins ambitieux.

 

Avez-vous eu la confiance de l’écosystème entrepreneurial ?

Sophie Berdoues : En 2009, lors de la transmission, le contexte de crise était difficile. Il m’a fallu renégocier avec les banques et les fournisseurs. Le fait d’être une femme a joué dans les deux sens : je ressentais parfois un manque de crédibilité mais aussi souvent, un regard plus indulgent, presque affectif ou amical.

Clémence Brachotte  : Être "fille de" ne m’a pas servi à mon arrivée. J’ai senti la méfiance des salariés. Ils me testaient Désormais, mon statut joue en ma faveur. Par contre, c’est compliqué de trouver sa place dans les milieux industriel et aéronautique, dominés par les hommes. Nous ne sommes pas à l’abri de remarques.

Corinne Gaillard (Centre de développement chorégraphique national de Toulouse, neuf salariés)  : Les tutelles m’ont choisie et soutenue car elles sont sensibles aux candidatures de femmes si elles tiennent la route. Comme la culture est encore très inégalitaire au niveau des postes à responsabilité, il y a du retard à rattraper.

Corinne Mascala  : Le personnel administratif et les étudiants ne se sont pas posé la question de ma légitimité. Mais mes collègues enseignants, les maîtres de conférences et surtout les professeurs, oui. Mon adversaire, un homme, a même utilisé mon genre comme un argument de campagne. Du côté des entreprises et des collectivités, j’ai eu un soutien sans faille.

Caroline et Sophie Monné  : Nous avons été cataloguées « idiotes » et « filles » de par des clients. Peut-être parce que nous étions de jeunes héritières. Nous sommes mamans et il nous arrive de partir plus tôt pour récupérer nos enfants. On sent encore du dédain de la part d’avocats et de clients sur les chantiers.

Carole Zisa-Garat : Les salariés me font confiance. C’est plutôt du côté de certains fournisseurs, comme ce fabricant de capteurs lituanien, que l’étonnement s’est manifesté. J’ai aussi subi quelques remarques machistes de certains clients.

 

 

À votre tour, faites-vous la promotion de l’égalité femmes-hommes dans votre entreprise ?

Sophie Berdoues  : Il y a 60% de femmes dans l’entreprise. Notre comité de direction compte quatre femmes et un homme. Et il n’y a pas d’écarts de salaires femmes-hommes à compétence égale.

Corinne Gaillard  : Le ministère de la Culture défend la parité et il y a une commission sur ce sujet. Je n’ai donc pas vraiment besoin de faire la promotion de l’égalité. D’autant que notre conseil d’administration est déjà paritaire. Nous avons embauché des techniciennes. Chez nous, les deux plus petits salaires sont des hommes, à temps partiel.

Sophie Garcia  : Il y a un vrai souci sur ces questions. Mais je n’irai pas juqu’à la parité car lors des dernières élections à la CCI (novembre 2016) on a fait sortir des hommes de valeur. On tombe dans le travers inverse. Pourquoi avoir 50% de chefs d’entreprises en terme de représentation alors qu’on ne pèse que 14% des chefs d’entreprise ? Je suis davantage pour l’égalité que pour la parité.

Emma Haziza (Mayane, spécialisée dans la prévention des risques climatiques, cinquante salariés) : Nous faisons toujours nos choix de recrutement en fonction des personnes et des valeurs qu’elles dé- gagent, sans particulièrement être focalisés par la notion de quotas et les choses se répartissent de manière assez juste avec un équilibre qui se crée naturellement. Cependant, actuellement, nous avons un léger déséquilibre avec un nombre de femmes plus important que d’hommes.

Corinne Mascala  : L’université est un monde dans lequel la grille de salaires est équitable et la parité imposée dans les conseils. Mais il faut surtout veiller à l’égalité chez les étudiants et dans le fonctionnement de l’université. J’essaie de motiver les maîtresses de conférences à aller vers le professorat car elles y sont moins nombreuses. Il faut encourager les femmes à préparer les concours administratifs.

Caroline et Sophie Monné : Sur les quinze salariés, douze sont des femmes. Nous sommes attentives au temps de travail des mamans et à leurs horaires. Nous ne leur mettons pas la pression. Mais nous aimerions qu’il y ait davantage d’hommes.

 

Vos conseils pour déjouer les pièges ? Etes-vous membres de réseaux, clubs d’affaires ?

Sophie Berdoues  : Il faut mener une carrière à l’égal des hommes, avec l’obligation de travailler autant. Un partage des tâches domestiques est nécessaire, tout comme dire aux jeunes filles que tout est possible. Concernant les réseaux, j’ai intégré la CCI de Toulouse. Ces élections se sont déroulées au forceps car il fallait appliquer des quotas. Sur une soixantaine d’élus, une trentaine d’hommes ont dû être écartés. Le regard fut ensuite ironique sur notre légitimité ou compétence.

Clémence Brachotte  : La femme doit prendre sa place, avec des risques, car elle a tout à y gagner.

Corinne Gaillard  : Je pense que les femmes doivent veiller à ne pas s’auto-censurer. Je l’ai fait moi-même. Aujourd’hui, je préfère m’affirmer en douceur.

Sophie Garcia  : Le fait d’imposer des femmes dans les CA et les institutions fera bouger les choses, les hommes vont être challengés, le ménage va être fait. Un homme qui n’est pas compétent ou pas à sa place cela se verra. Ce qui manque dans les clubs de chefs d’entreprises femmes… ce sont les hommes  : la diversité et les échanges avec les hommes sont importants .

Corinne Mascala  : Il faut peut-être arrêter de s’attarder sur le sexe, et raisonner en compétences. Les réseaux permettent un partage d’expériences. Ils sont importants une fois qu’on est en fonction. J’appartiens à la coordination des universités de recherche intensive françaises (CURIF) mais pas à des clubs de femmes.

Caroline et Sophie Monné : La femme doit être épaulée par son conjoint à la maison. Nous, notre force est d’être deux afin de se relayer pour gérer l’entreprise.

Carole Zisa-Garat : Il faut forcer des quotas dans les comités de direction intermédiaires et pas seulement aux conseils d’administration, inciter aussi les médias à inviter plus d’experts féminins. Je crois beaucoup au mouvement #JamaisSansElles, porté par des décideurs qui refusent de participer à des débats si des femmes n’y sont pas invitées.


Propos recueillis par Philippe Font, Isabelle Meijers, Armelle Parion et Audrey Sommazi.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Olivier Cahuzac : « la Foire de Toulouse doit être le reflet de la société de demain »

Olivier Cahuzac : « la Foire de Toulouse doit être le reflet de la société de demain » | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Olivier Cahuzac, directeur des salons à Toulouse

 

Considéré comme le premier événement économique de la région Occitanie, la Foire internationale de Toulouse est ouverte jusqu'au 16 avril. Olivier Cahuzac, directeur des salons à Toulouse Évènements, dresse un premier bilan et se projette déjà sur le déménagement de la Foire.

 

Quel premier bilan faites-vous des premiers jours de la foire internationale de Toulouse  ?
Cette année nous avons fait un pari avec le thème du street-art. En faisant venir trente artistes de toute l’Europe, nous avons fait bouger les codes et montré que la Foire peut évoluer. Concernant les exposants, ils sont 600 cette année, avec un renouvellement de 20 à 25% comme chaque année. Je note que parmi les professionnels il y a un souci de montée en gamme, avec un soin particulier sur la tenue des stands qui s’apparentent plus à des show-room. Avec la concurrence d’Internet, les professionnels sont tenus de faire cet effort, tout comme ils sont obligés de bien préparer cet événement en amont. Selon l’Unimev, l’Union française des métiers de l’évènement, 42% du chiffre d’affaire sur la foire internationale de Toulouse est réalisée pendant la manifestation. Ce qui nécessite de bien préparer les équipes commerciales qui doivent prendre le relais après l’événement.

 

Comment faites-vous pour renouveler un événement qui en est à sa 85e édition ?
Il faut suivre l’actualité, trouver de nouvelles thématiques et s’inscrire dans l’air du temps. C’est ce que nous avons fait cette année en faisant venir quarante YouTubeurs. Au niveau des exposants, nous avons amené cette année des stands consacrés à l’innovation, et aux énergies renouvelables. Il faut tout le temps innover, la foire doit être le reflet de la société de demain. Par exemple des produits comme les spas, jacouzis ou pergolas n’avaient pas le droit de cité il y a quelques années, aujourd’hui ils sont très présents. Au contraire, les produits issus de l’artisanat du monde rencontrent davantage de difficultés dues à la concurrence du Web.

 

Comment va évoluer la Foire internationale avec l’ouverture du Pex en 2020 ?
S’il est encore trop tôt pour se projeter, nous savons déjà qu’il faudra faire preuve d’agilité et de souplesse car la configuration sera totalement différente : actuellement nous avons plusieurs halls, au Pex il n’y en aura qu’un seul. Les accès et le stationnement seront différents. A partir de la première édition en 2021 au Pex il y aura 300 places au dessus du hall principal. On s’attend à changer de dimension : le rayonnement de la Foire ira largement au delà des frontières du département, actuellement 74% des visiteurs viennent de Haute-Garonne, et de la région, d’autant que nous serons situés à proximité de l’aéroport. De foire régionale nous allons devenir une foire nationale.

 


Propos recueillis par Philippe Font

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Hyperloop TT : ce que prévoit le permis de construire à Francazal

Hyperloop TT : ce que prévoit le permis de construire à Francazal | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Hyperloop TT va construire une piste d'essais à Francazal. Plus d'un an après l'annonce de l'implantation d'un centre européen de R&D de la société californienne Hyperloop TT à Francazal, on en sait un peu plus sur la forme que vont prendre les travaux sur le site. La Tribune a pu consulter la délibération qui sera étudiée par Toulouse Métropole mi-avril et vous en livre les détails.

Le 24 janvier 2017, Hyperloop TT avait annoncé en grande pompe l'installation d'un centre européen de R&D près de Toulouse pour tester la faisabilité de l'hyperloop, ce nouveau mode de transport urbain imaginé par Elon Musk et qui doit permettre de projeter des capsules dans un tube à plus de 1 200 km/h par lévitation magnétique. Mais depuis, peu d'informations filtrent sur ce qui va réellement être réalisé sur l'ancienne base militaire de Francazal.

La Tribune a eu accès à la délibération qui sera présentée au conseil de Toulouse Métropole le 12 avril prochain. Elle porte sur "un bail à construction conclu entre la société HTT, l'État et Toulouse Métropole pour l'occupation par l'entreprise du mess des sous-officiers et des espaces attenants, ainsi que d'une partie de la voie royale qui dessert l'ensemble du site et accueillera les pylônes supportant le tube". Par ailleurs, Toulouse Métropole s'engage à "acquérir auprès de l'État ce foncier dans un délai de 4 ans, si la cession globale du site n'est pas intervenue avant".

 

Un bâtiment de 2560 m2 et une piste d'essais de 300 mètres

Les permis de construire accordés par la municipalité de Cugnaux le 12 mars dernier autorisent la reconversion (élaborée par l'agence d'architecture Patriarche) de l'ancien mess des sous-officiers "de 2560 m2 en un centre de recherche et développement" ainsi que la construction d'"une piste d'essais provisoire au sol de 300m de long".

Pour mettre au point cette piste d'essais, les travaux prévoient "l'implantation de 25 pylônes ancrés sur plusieurs mètres de profondeur pour soutenir le tube. Ils seront espacés de 40 mètres, sur 1 km de linéaire. La piste tubulaire aérienne sera positionnée à 5 mètres de haut, trois passerelles permettront d'y accéder ponctuellement". L'alimentation de cette piste se fera à terme par panneaux photovoltaïques positionnés au dessus du tube. En bout de piste, sera installée une plateforme de chargement de "capsules". Selon les dernières informations livrées par HTT en mars 2017, ces dernières mesureront une trentaine de mètres de long pour un diamètre de 2,7 mètres. Chaque capsule pourra embarquer à bord 28 à 40 passagers.

Par ailleurs, "une bande de trois mètres au nord de la voie royale est réservée à l'usage d'Easymile afin que cette société puisse continuer à expérimenter ses véhicules autonomes en toute sécurité".

 

D'importants travaux de dépollution

"Ce projet prend du temps car nous sommes confrontés à plusieurs formes de complexités : la dépollution, la convention tripartite entre l'État, Toulouse Métropole et HTT mais aussi parce qu'il s'agit d'un terrain d'expérimentation", estime Dominique Faure, vice-présidente de Toulouse Métropole en charge du développement économique.

En effet, avant de construire les installations, il faudra désamianter l'ancien mess des officiers et vérifier la pollution des sols en hydrocarbures (dépollution chimique). Par ailleurs, la dépollution dite pyrotechnique doit permettre de détecter de potentielles bombes de la Seconde guerre mondiale.

La dépollution chimique sera prise en charge par l'État, un marché est en cours pour désigner le prestataire. "De son côté, Toulouse Métropole va assurer la maîtrise d'ouvrage de la dépollution pyrotechnique et les sommes viendront en déduction du prix d'acquisition du terrain faisant l'objet de la convention tripartite entre HTT, l'État et Toulouse Métropole. Nous attendons les autorisations préalables de l'État", précise l'élue. Aucun montant de ces travaux de dépollution n'est pour le moment divulgué.

 

Début des travaux à l'automne 2018

"Malgré ces complexités, la relation partenariale que nous avons noué entre HTT, l'État et Toulouse Métropole nous permet de très bien avancer. Les travaux de dépollution devraient intervenir dans le courant de l'été 2018 afin que la construction de la piste d'essais puisse démarrer à l'automne", ajoute-t-elle.

 En attendant la fin des travaux, depuis le mois d'octobre 2017, une petite équipe d'Hyperloop TT s'est installée sur 90 m2 de bureaux au premier étage d'un bâtiment à proximité de la tour de contrôle de Francazal. La direction d'Hyperloop TT ne souhaite pas donner pour l'instant plus de détails sur le nombre de collaborateurs déjà recrutés et qui intégreront le site de Francazal. Dans un entretien accordé à la Tribune en mai 2017, le PDG d'Hyperloop TT Dirk Ahlborn indiquait :

"Dans un premier temps, nous allons embaucher au minimum 30 techniciens et ingénieurs qui seront salariés de HTT et nous visons, à terme, 50 emplois. En plus de ces embauches, il y aura également des "team members" qui, eux, seront rémunérés sous forme de stock options et qui pourront donner leur expertise sur des thèmes très variés en rapport avec l'aéronautique".

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

L'État dissout les conseils de l'université Jean-Jaurès, Daniel Lacroix n'est plus président

L'État dissout les conseils de l'université Jean-Jaurès, Daniel Lacroix n'est plus président | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'université Jean-Jaurès n'a pas pu adopter son budget 2018.

 

Dans l'incapacité depuis plusieurs mois de réunir son conseil d'administration et d'adopter son budget, la présidence de l'université Jean-Jaurès a été dissoute par l'État. Démis de ses fonctions, Daniel Lacroix est remplacé temporairement par Richard Laganier, le temps de nouvelles élections prévues sous trois mois.

C'est une première dans l'histoire de l'université du Mirail à Toulouse. La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé ce mardi 20 mars la dissolution des conseils centraux et l'organisation de nouvelles élections à l'université de Toulouse Jean-Jaurès (nouveau nom de l'université du Mirail, nldr).

"Le conseil d'administration de l'université de Toulouse Jean-Jaurès qui s'est réuni aujourd'hui, n'a pu se tenir dans des conditions normales et ce, pour la cinquième fois consécutive. Il en résulte des perturbations graves et durables du fonctionnement pédagogique et administratif de l'établissement", justifie le ministère dans un communiqué.

Depuis des mois, une partie des élèves et du personnel milite contre le rapprochement des universités toulousaines dans l'optique de décrocher le label Idex (la candidature toulousaine a finalement été rejetée a-t-on appris lundi). En signe de protestation, les représentants syndicaux membres du conseil d'administration boycottent les diverses réunions empêchant la tenue de tout vote et prise de décision, le quorum (nombre de participants minimum obligatoire pour valider un vote) n'étant pas atteint.

 

Impossible d'adopter le budget de l'université

L'impossibilité de réunir le conseil d'administration bloque aussi l'adoption du budget de l'université Jean-Jaurès pour l'année 2018 (environ 170 millions d'euros par an, nldr). Depuis début janvier, le rectorat de l'académie avait accordé à l'établissement un budget dit "provisoire" lui permettant de payer les salaires mais pas d'engager des dépenses d'investissements comme des travaux par exemple. Mais ce budget provisoire était conditionné à la régularisation de la situation, à savoir l'adoption d'ici la mi-mars du budget, faute de quoi l'université serait mise sous tutelle.

Mardi 20 mars, le ministère fait remarquer que "le budget de l'université pour 2018 n'a pu ni être examiné ni être adopté. Les organes statutaires de l'établissement n'ont pas permis de régler cette situation de paralysie. De fait, aucune sortie de crise n'apparaît pour l'heure envisageable".

 

Des élections anticipées d'ici trois mois

La ministre Frédérique Vidal a donc décidé de prononcer ce jour la dissolution des conseils centraux de l'université Toulouse Jean-Jaurès et le président Daniel Lacroix, dont les manifestants demandaient le départ, est démis de ses fonctions.

"Cela permettra la tenue d'élections qui conduiront la communauté universitaire à se prononcer à nouveau sur le projet de l'établissement et de favoriser le rétablissement du bon fonctionnement des conseils. Ces élections auront lieu dans un délai de trois mois. Dans l'attente du scrutin, l'administration provisoire de l'université Toulouse Jean-Jaurès a été confiée à Richard Laganier, professeur des universités et ancien président de l'université de Guyane", annonce le ministère.

"Une décision exceptionnelle" selon le rectorat

Interrogée par La Tribune, la rectrice de l'académie de Toulouse précise :

"C'est une décision exceptionnelle puisque la situation était exceptionnelle. Richard Laganier sera le garant du bon déroulement des prochaines élections. En attendant, j'ai arrêté un budget pour l'ensemble de l'année 2018 qui va permettre d'assurer la paie des salaires mais cela ne permet pas d'embaucher un vacataire ou de postuler à un appel à projets. Une fois les élections passées, un budget rectificatif pourra être adopté".

La rectrice pointe un autre impact du blocage de l'université : "Depuis la fin du premier semestre, les notes des élèves ne remontent plus. Cela impacte directement les étudiants en 3e année de licence qui ne peuvent pas postuler en master car ils ne peuvent pas apporter des éléments factuels de leur réussite". Par ailleurs, elle réfute toute intervention à venir des forces de l'ordre dans l'enceinte de l'université.

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

ATR, Zénith, Scopelec... les ambitions des nouveaux décideurs économiques d'Occitanie

ATR, Zénith, Scopelec... les ambitions des nouveaux décideurs économiques d'Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les nouveaux décideurs économiques d'Occitanie ont été reçus dans les bureaux de la Tribune à Toulouse le 6 mars dernier.

 

 

 

Ils ont été nommés il y a quelques semaines ou quelques mois et viennent de prendre leurs fonctions au sein d'entreprises ou d'institutions économiques locales ou régionales. La Tribune Toulouse les a invités le 6 mars dernier à un petit-déjeuner au cours duquel ils se sont confiés sur leurs missions et leurs ambitions.

Un vent de fraîcheur souffle sur les différents acteurs qui composent le paysage économique local à Toulouse et dans sa région. Afin de connaître leurs missions et leurs priorités, la Tribune Toulouse a organisé le 6 mars dernier un moment d'échanges avec ces nouvelles personnalités incontournables de l'écosystème toulousain. Voici leur portrait respectif.

 

Claire Haurié, directrice de la communication de la Safer Occitanie

 

(Crédit : Rémi Benoit).

"Peu de gens connaissent la Safer ou alors très mal", glisse Claire Haurié, nouvelle responsable communication de la structure en Occitanie. La Safer pour société d'aménagement foncier et d'aménagement rural met en relation les propriétaires de terres agricoles avec des acheteurs. L'une de nos missions est de s'assurer qu'une terre agricole va le rester. Si ce n'est pas le cas, nous avons un droit de préemption pour stopper la vente. C'est très rare que nous l'utilisions, cela arrive seulement dans 5% des cas". Pourtant, ce droit a été très médiatisé dernièrement après l'acquisition par un investisseur chinois de 1700 hectares de terres à blé dans l'Indre à destination des consommateurs chinois et de 900 hectares dans l'Allier. Suite à une faille juridique, la Safer n'a pas pas pu mettre en oeuvre son droit de préemption. Le 22 février dernier, Emmanuel Macron a promis de mettre "des verrous réglementaires" de travailler "avec les Safer pour mettre fin à ce qui est en train de se passer". La Safer Occitanie pourrait faire beaucoup parler d'elle dans les années à venir.

 

Vincent Bronet, directeur de la transformation chez Scopelec

"Notre rentabilité s'étiole, en raison notamment de notre modèle économique qui s'est développé autour de la croissance externe (rachat d'entreprises, ndlr)", explique Vincent Bronet, arrivé un an plus tôt au sein de l'une des plus puissantes Scop de France, Scopelec, en tant que directeur de la transformation. Après une récente levée de fonds de 25 millions d'euros, "ma mission consiste à diversifier l'offre de Scopelec en développant de nouvelles offres à destination des entreprises notamment autour du numérique, de la cybersécurité, de la téléphonie, ou encore dans l'optimisation du réseau informatique. Il y a un petit virage à opérer", concède le dirigeant. L'entreprise spécialisée dans la conception, l'exploitation et la maintenance d'infrastructures de télécommunication voit ces dernières années son activité exploser, grâce notamment au plan France très haut débit. "Mais dès 2022, la construction des réseaux numériques et fibres va diminuer. Il faut trouver des relais de croissance", conclut Vincent Bronet.

Lire aussi : Scopelec, la puissance montante des Scop en France

 

 

Maguelone Pontier, directrice générale du Min Toulouse-Occitanie

Maguelone Pontier a pris les rênes fin 2017 du Marché d'intérêt national, surnommé "le ventre de Toulouse". "Avec 333 millions d'euros de chiffre d'affaires, c'est le deuxième marché après Rungis (qui totalise de son côté un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros). Mais si la quasi totalité des Français connaissent Rungis, à peine 5% des Toulousains connaissent le Min". L'une des priorités de la nouvelle directrice générale est donc de mieux faire connaître le marché toulousain. "En tant que fille d'agriculteurs sétois, je souhaite également qu'il y ait plus de local parmi les produits proposés au Min", ajoute-t-elle. Maguelone Pontier avait déjà mis en avant cet axe de développement en septembre dernier lors de la présentation de la feuille de route de Lumin', le nouveau gestionnaire du marché d'intérêt national de Toulouse. "Nous voulons favoriser les transports propres pour la logistique du dernier kilomètre en expérimentant une flotte de drones pour desservir le centre de Toulouse", avance-t-elle.

Lire aussi : Lumin' veut plus de bio et de local au Min de Toulouse

 

 

Anne-Cécile Brigot, directrice Occitanie de BPI France

 

(Crédits : Rémi Benoit)

L'antenne régionale d'Occitanie de la Banque Publique d'Investissement dispose depuis le 1er janvier 2018 d'une nouvelle directrice à sa tête, en la personne d'Anne-Cécile Brigot. Après 15 ans passés dans l'organisme public qui accompagne les entreprises notamment dans leur financement, elle remplace Laurent de Calbiac à la direction régionale de BPI France. Face au déficit de la balance commerciale française, "mon objectif à la tête de cette antenne régionale est de faire rentrer une logique de marché international dans les entreprises du tissu économique toulousain, en renforçant leur accompagnement mais aussi nos partenariats avec la Région Occitanie", explique la nouvelle dirigeante. Ainsi, BPI France propose pour les entreprises des garanties pour leurs prêts bancaires ou bien des financements pour divers projets industriels et de développement à l'international notamment.

 

Philippe Lasterle, délégué général du Medef Occitanie

Il a été nommé par la nouvelle présidente du Medef Occitanie, la première femme élue à la tête d'un comité régional de l'organisation patronale. Philippe Lasterle est le nouveau délégué général du Medef Occitanie. "Je vais notamment apporter à Sophie Garcia tout mon réseau constitué autour des élus locaux et régionaux de notre territoire. Un réseau qui peut permettre de porter les problématiques des entreprises dans le débat politique et ainsi modifier la loi", ajoute Philippe Lasterle. Bras droit de décideurs et d'élus locaux dans l'ex-région Midi-Pyrénées depuis douze ans, il a acquis une expérience reconnue du lobbying, des relations publiques et des acteurs institutionnels. En poste depuis le 5 mars, le nouveau délégué général en a profité pour rappeler l'une des principales lignes directrices du mandat de la nouvelle élue : créer le lien entre tous les 14 Medefs territoriaux et les 22 branches professionnelles pour parler d'une seule voix.

 

Yann Barbaux, président d'Aerospace Valley

 

(Crédit : Rémi Benoit)

Ancien directeur de l'innovation d'Airbus, Yann Barbaux a succédé en septembre dernier à Agnès Paillard à la tête du pôle de compétitivité Aerospace Valley. "Nous regroupons 840 membres, notamment de grands groupes comme Airbus, Thales, Latécoère. Le pôle est étendu à la fois sur la région Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine, un territoire qui totalise 38% de l'emploi national dans les secteurs aéronautique et spatial". Mais 13 ans après la création des premiers pôles de compétitivité, les structures se sont multipliées, à tel point que la France en compte désormais 72. Trop pour le gouvernement qui cherche à réduire leur nombre. "L'idée serait de ne garder que 20 pôles sur 72 existants. Aerospace Valley est dans le top 3 français donc nous ne sommes pas menacés", assure Yann Barbaux. Reste que si l'État décide de couper dans les subventions accordées aux pôles, ces derniers devront trouver de nouvelles sources de financement. Du côté des projets, le pôle spécialisé dans l'aéronautique, le spatial et les systèmes embarqués, soutient désormais des initiatives en faveur de l'avion électrique à hydrogène et de la voiture connectée. Une diversification qui coïncide avec l'arrivée de nouveaux acteurs dans la région à l'image d'Hyperloop TT à Francazal ou l'implantation de Renault et le développement de Continental dans la voiture de demain.

 

Frédéric Torréa, secrétaire général d'ATR

Frédéric Torréa est le nouveau secrétaire général d'ATR. Le constructeur aéronautique spécialisé dans les avions de transport régional mise depuis son origine sur une technologie d'aéronef à hélices (ou turbopropulseurs). "Cela peut sembler aujourd'hui une technologie surannée mais elle permet de réduire de 50% la consommation de carburant par rapport à un jet", note Frédéric Torréa. Les turbopropulseurs ont le vent en poupe alors que l'industrie aéronautique est incitée à réduire son impact environnemental. "ATR livre 80 avions par an et a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de deux milliards de dollars. L'entreprise emploie 1300 personnes et génère sur l'industrie régionale 3000 emplois indirects", précise le dirigeant. Leader sur les avions de transport régional, ATR est également porté par la croissance de la demande dans les pays asiatiques. Ainsi, la compagnie aérienne low-cost Indigo a commandé 50 ATR. Par ailleurs, Frédéric Torréa relève que "Fedex a commandé 50 avions cargo, pour la première fois l'avion sera conçu directement pour la version cargo".

 

Patrick Vergondy, directeur du Zénith Toulouse Métropole

 

D'une capacité de 11 000 personnes, le Zénith de Toulouse situé à proximité de l'hippodrome a connu un changement de gouvernance en septembre 2017 suite à un renouvellement de la DSP (délégation de service public, ndlr). Ainsi, Daniel Colling, le célèbre créateur du festival Le Printemps de Bourges notamment est devenu le nouveau président du Zénith toulousain et a nommé Patrick Vergondy comme directeur de cette enceinte culturelle avec une feuille de route claire. "Notre ambition est d'améliorer grandement l'accueil du spectateur en développant de nouveaux services dont notamment une offre de restauration. Ensuite, le Zénith est perçu comme coupé de la culture toulousaine. L'objectif est que les Toulousains sentent un renouveau en ouvrant cette grande salle à des acteurs de la culture toulousaine, aussi bien pour les jeunes artistes comme pour les petits groupes de musique", développe Patrick Vergondy. La nouvelle direction du Zénith promet un certain accompagnement et une tarification spéciale pour ces acteurs afin que le Zénith soit accessible à tous.

 

Denis Tessier, directeur Toulouse pour Suez France

 

(Crédits : Rémi Benoit)

En poste depuis mai 2017, Denis Tessier a été nommé à Toulouse par les dirigeants de Suez pour gérer le dossier de la DSP (délégation de service public) toulousaine de la gestion de l'eau, qui comprend l'assainissement et la distribution. "Nous avons un important dossier à monter en ce moment pour faire notre proposition à Toulouse Métropole et nous devons rendre notre copie à la fin du mois de mai", précise Denis Tessier. Actuellement détenue par Véolia, la DSP à Toulouse pourrait laisser place à une régie. Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole a en effet lancé une étude sur la possibilité de passer en régie publique la gestion à Toulouse. C'est le scénario à éviter pour Suez et tout l'enjeu pour Denis Tessier.

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus planche sur une hausse de la production de plus de 40%

Airbus planche sur une hausse de la production de plus de 40% | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Sur l'A320, l'avionneur planche sur le passage à une production de 70 A320 par mois au cours de la prochaine décennie, contre 50 aujourd'hui et 60 déjà prévus au deuxième semestre 2019. (Crédits : Luke MacGregor)

 

Airbus va trancher cette année sur une augmentation de la cadence de production de l'A320 et de l'A350. Il vise notamment une cadence de 70 appareils par mois pour l'A320, sans donner de calendrier.

 

Alors que les moteurs Pratt & Whitney de l'A320neo rencontrent de nouveaux problèmes, Airbus travaille sur un nouveau plan d'augmentation de la production qui lui permettra de produire peu ou proue 1.000 appareils par an contre 718 en 2017 et environ 800 cette année (sous réserve de la capacité des motoristes à livrer en amont leurs réacteurs). En effet, Airbus doit trancher cette année sur une augmentation de cadences colossales de l'A320 et de l'A350.

 

Quel calendrier pour la montée en cadence de l'A320 ?

Sur l'A320, l'avionneur planche sur le passage à une production de 70 A320 par mois au cours de la prochaine décennie, contre 50 aujourd'hui et 60 déjà prévus au deuxième semestre 2019. Ce qui correspond à une hausse des cadences de 40% par rapport à aujourd'hui. Aucun calendrier n'a été donné pour atteindre cette « cadence 70 », mais cette nouvelle augmentation va se faire de manière progressive sur plusieurs années à partir de 2020. En début d'année déjà, Airbus a annoncé une hausse d'activité dans son usine chinoise de Tianjin à partir de 2019 (qui entre dans le plan de production en cours) et 2020. Après un passage de 4 à 5 avions par mois début 2019 en effet, la production de l'usine chinoise d'Airbus passera à 6 appareils début 2020.

Certains observateurs estiment qu'elle pourrait s'étaler sur toute la prochaine décennie  en raison d'une demande qui pourrait perdre de son dynamisme du fait du renchérissement des prix d'acquisition avec la remontée des taux d'intérêt, et de l'hypothèse d'un ralentissement du trafic aérien, aujourd'hui exceptionnelle (autour de 7%). A voir cependant. Car pour Tom Enders, le directeur général d'Airbus, la demande est telle que la cadence 70 pourrait être largement dépassée s'il n'y avait pas les contraintes industrielles. Au regard du carnet de commandes de la famille A320 (plus de 6.000 appareils), Airbus doit écouler la production pour améliorer les ventes en proposant des délais de livraisons beaucoup plus courts qu'ils ne le sont aujourd'hui (10 ans). En tout cas, Airbus est capable de monter en cadence rapidement. Pour rappel, le plan en cours de hausse de la production, dont la croissance se situe à un niveau similaire à celle qui est envisagée, s'étale sur une période de 4 ans seulement. Annoncé en 2015, il vise une cadence 60 en 2019, contre 42 en 2015.

Airbus travaille déjà depuis pas mal de temps sur cette cadence 70. Selon certaines sources, la direction avait renoncé à un tel projet à l'automne en raison des difficultés de certains fournisseurs. Pour la chaîne des fournisseurs, il s'agit d'un défi, notamment pour ceux qui travaillent également pour d'autres constructeurs.

 

Produire plus d'A350

Airbus entend également trancher cette année une hausse de la production de l'A350 au-delà du niveau de 10 par mois attendu en 2018, sans chiffrer l'objectif à atteindre. Pour rappel, cette décision aurait probablement déjà été prise s'il n'y avait pas les difficultés rencontrées dans la production à cause des problèmes de livraisons rencontrés par des fournisseurs comme Zodiac. En 2015, dans nos colonnes, Didier Evrard, le directeur général de la production d'Airbus, avait déclaré qu'Airbus envisageait d'augmenter la production à un niveau inférieur à « 5 appareils par mois » au-delà de 2018. Ce qui n'est pas neutre. Une hausse de production de 3 ou 4 appareils par mois par exemple permettrait à Airbus de livrer 36 ou 48 appareils supplémentaires sur une base annuelle, soit 156 ou 168 appareils par an. Boeing, quant à lui, passera de 12 à 14 B787 par mois à partir de 2019.

 

Réduction de voilure pour l'A380

En revanche, Airbus va baisser sa production d'A380 lui permettant de produire l'avion jusqu'au jour où de nouvelles technologies de moteurs émergeront (à partir de la moitié de la prochaine décennie), et permettront d'envisager une remotorisation de l'appareil, voire son allongement pour baisser les coûts au siège. Avec la nouvelle commande de 36 appareils d'Emirates, Airbus s'est assuré 10 ans de production. Après avoir livré 15 A380 l'an dernier, l'avionneur européen prévoit d'en construire 12 en 2018, 8 en 2019 et devrait descendre à 6 à partir de 2020. Ce niveau sera être maintenu au cours des prochaines années mais pourrait augmenter à nouveau si de nouvelles commandes voient le jour, non seulement des compagnies déjà clientes (des campagnes sont en cours selon Tom Enders), mais aussi de nouvelles compagnies, notamment chinoises.

 

Quant à la production de l'A330, elle ne change pas pour l'instant. Elle reste à 6 appareils par mois.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Social. Pourquoi la colère des agriculteurs est plus importante en Occitanie

Social. Pourquoi la colère des agriculteurs est plus importante en Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Depuis plusieurs jours, les agriculteurs de la région Occitanie sont particulièrement mobilisés contre la carte qui doit déterminer les zones agricoles défavorisées de France. Près de 85% du territoire régional sont éligibles à ces aides.

 

La grogne des agriculteurs d’Occitanie s’intensifie. Après avoir mené des actions coup de poing ce week-end, notamment sur la route des stations de ski, les agriculteurs ont manifesté leur mécontentement lundi 5 février matin en trois endroits : sur la rocade de Montauban, à Auch et sur l’A68 à hauteur de la commune de Montastruc-la-Conseillère qui a été fermée toute la journée. « Sur la seule région Occitanie ce sont près de 800 communes qui ont été exclues des critères des zones défavorisées, seule la partie pyrénéenne de la Haute-Garonne a été rattrapée, mais pour les secteurs du Lauragais et du nord toulousain, nous n’avons rien obtenu », regrette Christian Mazas, président de la FDSEA Haute-Garonne.

Alors que la région Nouvelle Aquitaine, notamment le département des Deux-Sèvres, est particulièrement touchée par la révision de la carte des zones défavorisées, c’est en Occitanie que la mobilisation est la plus importante. « Avec une région où l’on retrouve à la fois de l’élevage et des céréales, cette diversification de la production agricole pénalise les communes », ajoute Christian Mazas. La crainte du leader syndical de Haute-Garonne mais aussi des élus de la région est de voir une partie de la région, 85% du territoire est éligible à des aides aux zones défavorisées, tomber en « jachère » en raison de l’arrêt de l’activité de certains agriculteurs en difficulté.

 

« Les agriculteurs sacrifiés par le gouvernement »

« Les jeunes agriculteurs auront davantage de difficultés à s’installer tandis que certains éleveurs devront mettre la clé sous la porte ». Une situation sombre que confirme Vincent Labarthe, vice-président de la région Occitanie en charge de l’agriculture. Ce dernier estime qu’avec la révision de la carte des zones agricoles défavorisées, « valable pour les trente prochaines années, les agriculteurs d’Occitanie ont été sacrifiés par le gouvernement au profit d’une agriculture productiviste ».

« Dans la région, le revenu annuel moyen est de 12.000 euros. Sans ces aides les agriculteurs ne peuvent plus pratiquer leur métier », avance encore l’élu qui estime que le manque à gagner pour la région est de 11 à 12 millions d’euros par an. Les prochaines réunions de négociations qui se dérouleront mercredi 7 février avec le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert seront déterminantes. Pour rappel, la carte doit être validée le 15 février et devrait entrer en vigueur dès le printemps.


Philippe Font

more...
No comment yet.