L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Pourquoi il faut substituer au “roman national” l'enseignement d'une “histoire émancipatrice” - Les Inrocks : magazine et actualité culturelle en continu

Pourquoi il faut substituer au “roman national” l'enseignement d'une “histoire émancipatrice” - Les Inrocks : magazine et actualité culturelle en continu | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans son nouvel ouvrage, l’historienne et enseignante Laurence De Cock retrace plus de deux siècles de “passion française” pour cette discipline scolaire régulièrement au centre des polémiques, qu’elles soient politiques ou médiatiques. L’occasion de démonter quelques idées reçues, et de promouvoir l’enseignement d’une “histoire émancipatrice” en redonnant la parole “aux grands absents de ces débats”.
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Un journaliste raconte comment il est devenu prof de maths en 10 minutes - Les Inrocks

Un journaliste raconte comment il est devenu prof de maths en 10 minutes - Les Inrocks | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it


Un manque d’expérience certain, des connaissances bancales, et un entretien raté… Un journaliste d’Envoyé Spécial raconte comment il a réussi à se faire engager comme enseignant contractuel malgré tout. Dans son numéro diffusé le jeudi 3 novembre, l’émission de France 2 s’est intéressée au recrutement des contractuels, ceux qui viennent remplacer les enseignants absents.…


Le journaliste a tout d’abord passé un entretien pour un poste de prof de français à l’académie de Créteil. Il envoie son vrai CV, et se présente “comme un journaliste en reconversion”. Après un entretien costaud sur ses méthodes pour lequel il confie avoir “bien ramé” et des questions d’orthographe et de grammaire sur lesquelles il s’est “complètement planté”, il finit tout de même par être sélectionné. Mais la date d’affectation ne correspond pas avec celle du reportage, il décide alors de re-postuler, mais en mathématiques. “Un domaine où je n’ai vraiment aucune compétence et où je suis très mauvais”, explique-t-il. Une fois encore, il candidate avec son vrai CV, mais cette fois-ci il invente “un faux diplôme de commerce, dans une école qui n’existe pas”. Après un entretien de 11 minutes, où sa seule bonne réponse porte sur le théorème de Pythagore, il est engagé pour enseigner au collège, “en me disant qu’il faudrait quand même réviser un peu pour le lycée”, précise-t-il....

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Les Inrocks - Au lycée Bergson, le calme est revenu après les violences policières

Les Inrocks - Au lycée Bergson, le calme est revenu après les violences policières | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La nouvelle journée de manifestation contre la loi Travail s'est déroulée dans le calme au lycée Bergson malgré le traumatisme des récents événements.


Sous la devanture de la piscine Pailleron, en face du lycée Bergson dans le 19ème arrondissement, une dizaine de journalistes patientent à l’abri de la pluie. A ce même endroit, quelques jours auparavant, les images d’une altercation entre des policiers et des jeunes avaient submergé les réseaux sociaux. Mais ce jeudi, la rue est déserte. Le calme semble être revenu. A l’entrée de l’établissement, une silhouette, isolée sous son parapluie orange, veille. Impassible et lapidaire, le proviseur Patrick Hautin, distille quelques renseignements : les cours sont suspendus mais une salle a été mise à la disposition des professeurs grévistes et des lycéens pour préparer le défilé.


Gwenaël Cau, une élue de la Fédération des Conseils des Parents d’élèves (FCPE), est venue pour anticiper de possibles débordements. Déjà signataire d’une tribune contre les bavures policières dans le Huffington Post, la mère de famille ne dissimule pas ses inquiétudes. ‘’Nous avions peur d’un effet de masse, nous voulions que les lycéens puissent manifester sans la présence de casseurs. ‘’ Car les parents d’élèves ne craignent pas seulement l’attitude des policiers. ‘’Certains actes contre les commissariats ont été revendiqués par des groupes d’ultra, donc des adultes’’, précise la membre de la FCPE en s’indignant que les lycéens puissent être assimilés à des actions dont ils ne sont pas forcément responsables. Une petite dizaine de parents était donc présente pour éviter que les jeunes ‘’se fassent embarqués’’ par des ‘’casseurs’’.....

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Les Inrocks - "L’école est de plus en plus perçue comme une compétition de tous contre tous"

Les Inrocks - "L’école est de plus en plus perçue comme une compétition de tous contre tous" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
"Le Parisien" publie aujourd'hui une enquête qui témoigne d'une grande défiance des Français vis-à-vis de l'Education nationale. Pour comprendre les ressorts de ce désenchantement, nous avons interrogé le sociologue François Dubet, auteur récemment de "La Préférence pour l’inégalité" (éd. Seuil).

 

D’après une enquête publiée par Le Parisien ce 27 novembre, 69 % des Français estiment que l’Education nationale ne garantit plus l’égalité des chances, et 67 % des Français ayant des enfants scolarisés sont demandeurs d’un soutien scolaire. Comment vous interprétez cette défiance ?


François Dubet – Je l’interprète de deux manières. D’abord, la confiance dans l’égalité des chances à l’école reposait sur une certaine ignorance. Pendant très longtemps il n’y avait pas d’études sur le système scolaire, on pouvait donc penser que toutes les écoles se valaient, que tous les établissement étaient comparables et que l’école traitait tout le monde de la même manière. Je crois que les enquêtes PISA, les livres des sociologues, des économistes et des journalistes ont fait que cet enchantement de l’école s’est beaucoup effrité. Aujourd’hui pour croire dans l’égalité des chances scolaires il faut d’une certaine manière ne jamais ouvrir un journal.

  

La deuxième raison qui me paraît beaucoup plus profonde c’est que le rapport à l’école s’est complètement transformé. Pendant très longtemps l’école était considérée comme la machine qui permettait aux enfants d’entrer dans la société, mais qui ne déterminait pas fondamentalement leur destin social. C’est-à-dire que les enfants de la bourgeoisie allaient dans les écoles bourgeoises, les enfants du peuple dans les écoles plus populaires, pour se retrouver à peu près là où ils étaient au départ, à l’exception de quelques héros venus du peuple qui franchissaient les échelles de la société. Mais pour l’essentiel on attendait de l’école qu’elle éduque, qu’elle fabrique des Français, qu’elle créé une morale commune, mais pas véritablement qu’elle permette aux gens de trouver une place dans la société....

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Les Inrocks - Les campus américains mis en cause pour leur traitement des victimes de viol

Les Inrocks - Les campus américains mis en cause pour leur traitement des victimes de viol | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des graffiti listant les "violeurs du campus" sont apparus cette semaine dans la prestigieuse université de Columbia, accusée de tenir à sa réputation plus qu'à la sécurité de ses élèves.
Rarement des graffitis auront causé autant de polémiques que ceux découverts, mercredi 7 mai, dans les toilettes des filles de trois bâtiments du campus de la prestigieuse université américaine de Columbia, et celui, voisin, du college pour femmes de Barnard. Sous les inscriptions de “violeurs du campus” ou “responsables d’agressions sexuelles sur le campus”, des listes de jeunes étudiants à Columbia. Des listes similaires ont aussi été retrouvées sur des flyers. La direction du campus a promptement fait effacer les inscriptions, mais les responsables de cette dénonciation publique n’ont pas été identifiés. Si les médias et les journaux étudiants de Columbia, qui ont révélé l’affaire, ont plutôt condamné la méthode, cet épisode est la dernière manifestation d’un problème manifeste lié au traitement des victimes de viol dans l’établissement, et dans les facs américaines en général. 55 d’entre elles font actuellement l’objet de plaintes auprès du gouvernement américain de la part d’étudiants, accusées de ne pas respecter les consignes du ministère de l’Éducation des États-Unis qui demandait, en 2011, plus de sévérité pour punir le harcèlement et les agressions sexuelles. C’est le cas, depuis le mois d’avril, de Columbia et Barnard, après une plainte déposée par 23 étudiants. Aux États-Unis, les étudiants peuvent choisir entre porter plainte pour viol auprès de la police ou de l’administration de leur campus, qui juge alors l’affaire en interne. Les sanctions peuvent aller d’un simple avertissement à l’expulsion de l’élève mis en cause (comparativement, la justice de l’Etat de New York peut punir un viol d’une peine de prison allant jusqu’à 25 ans). Une solution prisée par certaines étudiantes interrogées par une journaliste de The Blue and White, un des journaux du campus de Columbia. Réticentes à l’idée d’envoyer un camarade en prison, ou échaudées par la mauvaise réputation de la police, elles s’imaginaient qu’elles seraient mieux entendues au sein d’un justice de proximité comme celle de Columbia...
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oliviersc's comment, May 18, 2014 11:40 AM
Si ce n'est pas un hoax, c'est à ne pas ignorer : https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/XDXo7bNmBhD
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Les Inrocks - L'étrange vague de suicides dans les universités chinoises

Les Inrocks - L'étrange vague de suicides dans les universités chinoises | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Victimes des pressions sociales et familiales, de plus en plus de jeunes Chinois se suicident pendant leur scolarité. Et le phénomène s'amplifie d'année en année.

 

Attention, danger de mort. Au City College of Dongguan University of Technology, les étudiants sont prévenus : poser un premier pied à l’université, c’est encourir le risque de craquer, disjoncter et se tuer. Un risque contre lequel l’établissement s’est protégé dès le mois de septembre en demandant à ses nouveaux étudiants de signer une clause de “non-suicide”, inscrite dans un “accord de gestion et d’autodiscipline”. Légal, ce contrat permet à l’université de se décharger de toute responsabilité juridique et financière en cas de suicide. Pour les employés de l’université, rien d’alarmant, il s’agirait d’un “simple code de conduite dans les dortoirs”. Bien moins sereine, Maman Li, dont le fils est en première année, confie au Times : “Je pense que ce genre d’accord est injuste. (…) L’école devrait fournir des services de conseil aux étudiants au lieu de se dédouaner de ses responsabilités.”

Pour Rémi, 23 ans, tout juste rentré de cinq années d’études à l’université de Hainan, rien d’étonnant : “Tous les ans dans ma fac, il y avait une histoire glauque de suicide. Il y en a qui craquent et déconnectent total.” Etranglés par la pression, les étudiants seraient de plus en plus nombreux à passer à l’acte. Dès 2010, tianya.cn, l’un des blogs chinois les plus populaires, tient le décompte : “31 janvier, 14 h, une fille de 21 ans s’est pendue dans son lit avec une serviette, a laissé une note de suicide, problèmes émotionnels (…), 2 mars, université de Hong Kong, jeune homme, 23 ans, retrouvé pendu dans un bâtiment de Hoi Yuen (…), 28 mars, université forestière de Nanjing, une étudiante retrouvée pendue dans le dortoir pour filles, stress…” De page en page, les cas désespérés se succèdent.


Dès la naissance, chaque Chinois est lancé dans une course effrénée à la performance. Bousculé par sa “tiger mum”, ces mères-tigresses qui misent tout sur leur enfant – une restriction démographique imposée à partir de 1979 par la politique de l’enfant unique –, il travaille nuit et jour. Xhang, un graphiste venu en France pour intégrer les Beaux-Arts, raconte : “La Chine, c’est pas la France, vraiment pas. Ici, l’école est très facile. En Chine, on a beaucoup de travail, beaucoup de devoirs. On travaille tout le temps, tous les jours, tous les soirs, sans aucun moment de répit.”

Et à partir de 13 ans, il faut être le premier de la classe pour espérer intégrer une université. En commençant par obtenir l’équivalent du baccalauréat, infiniment plus difficile qu’en Europe. Les amis chinois de Rémi, jusqu’à 18 ans, ne “font que préparer le bac, en travaillant les maths et encore les maths. Une fois qu’ils l’ont obtenu, ils ont perdu le contact avec la réalité. En France, à 19 ans, t’es un adulte, là-bas, pas du tout. A l’université, il y en a qui lâchent, perdus et seuls, sans pouvoir jamais rien dire à leur famille. Impossible de reconnaître un échec.” Un manque de communication qui oppresse et stresse....

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Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire."

Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire." | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En France, en 2013, 70 % des enfants d’ouvriers n’ont pas d’opportunités de promotion sociale. Face à ce constat, le sociologue Camille Peugny appelle à réinventer une école “vraiment” démocratique.

 

Dénoncé dès 1970 par Pierre Bourdieu, le mécanisme du déterminisme social se perpétue depuis les années 80. Selon le sociologue Camille Peugny, pour déjouer les pièges de notre école méritocratique et élitiste, il faut mettre l’accent sur le primaire et promouvoir la formation tout au long de la vie.

 

Qu’avez-vous voulu démontrer avec votre nouveau livre ?

Camille Peugny - Que la France de 2013 est loin d’être un paradis de la mobilité sociale et de l’égalité des chances. Quelques années après la fin de leurs études, 70 % des enfants d’ouvriers exercent aujourd’hui un emploi d’ouvrier ou d’employé. A l’inverse, 70 % des enfants de cadres exercent un emploi d’encadrement. C’est dire à quel point la reproduction des inégalités demeure forte. En réalité, depuis le début des années 1980, elle n’a pas diminué. Cela a des conséquences importantes en termes de défiance, de pessimisme, de cohésion sociale.

 

Est-ce un constat partagé par tous les sociologues, même par ceux qui insistent sur la mobilité sociale ?

La mobilité sociale existe : 30 % des enfants d’ouvriers connaissent une vraie promotion sociale et il n’y a heureusement pas de déterminisme absolu. Mais personne ne peut nier que notre milieu social a une influence sur nos destins et nos parcours. En trente ans, l’égalité des chances entre les enfants favorisés et les défavorisés n’a pas du tout progressé. Ce qui interroge notamment notre système éducatif. L’école s’est largement massifiée mais cela ne s’est pas traduit par une augmentation de la mobilité sociale. C’est un constat qui doit interpeller la société tout entière....

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Le Dakota du Sud autorise les enseignants à être armés au travail - Les Inrocks

Le gouverneur républicain Dennis Daugaard a promulgué hier une loi autorisant les enseignants à être armés en classe dans le Dakota du Sud, qui devient le premier Etat des Etats-Unis a se doter d’une telle législation. Il reviendra aux districts scolaires d’autoriser ou non les personnels de leurs établissements scolaires à venir armés au travail.

Les partisans de cette loi arguent du fait que plusieurs écoles du Dakota du Sud, un Etat rural situé au nord du pays, se trouvent très loin des services d’urgence, qui peuvent parfois mettre jusqu’à 45 minutes pour atteindre certaines zones reculées. Mais la loi est loin de faire l’unanimité. Certains auraient préféré que l’Etat dote les écoles de policiers armés.

Si c’est la première fois qu’un Etat autorise explicitement les enseignants à venir au travail armés, ce n’est pas la première fois qu’ils pourront le faire. A Hawaï et dans le New Hampshire, il n’existe aucune interdiction concernant le port d’armes sur le lieu d’un établissement scolaire, pour ceux qui possèdent un permis. Au Texas, s’il est interdit de porter une arme à l’école, les établissements scolaires peuvent contourner la loi et autoriser certaines personnes à en avoir une....

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Les Inrocks - Aux-Etats-Unis, un Français fait entrer le hip-hop à l'université

Les Inrocks - Aux-Etats-Unis, un Français fait entrer le hip-hop à l'université | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'université d'Arizona est la première à ouvrir un parcours dédié à la culture hip-hop. Au programme : du rap, du street art, du cinéma, de la danse et des va-et-vient entre la France et les États-Unis.

 

Explications avec Alain-Philippe Durand, responsable du parcours.

Ça vous dirait d’étudier Jay-Z, NTM ou encore Grandmaster Flash à la fac ? C’est désormais possible à l’université d’Arizona, aux États-Unis, où le Français Alain-Philippe Durand, auteur de Black, Blanc, Beur. Rap Music and Hip-Hop Culture in the Francophone World (Scarecrow Press, 2002) et professeur de français à l’université, a ouvert avec l’aide de ses collègues un programme de six cours sur la culture hip-hop au sein d’un diplôme baptisé “Africana Studies”. Un projet universitaire qui fait saliver et qui constitue une grande première, mais qui en laisse plus d’un sceptique. Et il y a de quoi. Car comment  étudie-t-on le hip-hop à l’université ? Pour Alain-Philippe Durand, il faut tout d’abord définir ce qu’est le hip-hop, à savoir “une culture à l’intérieur de laquelle il y a plusieurs modes d’expression, comme le rap, la danse ou encore l’art de rue”. Le rap ne sera donc pas la seule forme étudiée. Loin de là. Seront aussi décortiqués, dans une logique d’inter-disciplinarité, les rapports entre le hip-hop et le cinéma, et le hip-hop et l’Amérique latine. Un beau programme en perspective.


De Grandmaster Flash à Public Enemy

Dans son cours, Alain-Philippe Durand se concentrera, lui, sur l’étude de morceaux de rap, d’un point de vue socio-historique plus que littéraire, avec pour référent la notion de paradoxe, sur laquelle repose selon lui la culture hip-hop :

“Le hip-hop a commencé avec des laissé-pour-compte qui prenaient le micro pour se faire entendre. Mais, pour être entendus, ils devaient rentrer un peu dans le système. Certains l’ont fait à 150%, d’autres ont essayé de maintenir une autonomie.”...

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Marie Zantedeschi's curator insight, November 14, 2015 5:35 AM

L'entrée du hip-hop dans les institutions dépasse les frontières françaises.

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Les Inrocks - L’université de Yale : un repaire de dépravés ?

Les Inrocks - L’université de Yale : un repaire de dépravés ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans son livre "Sex and God at Yale", un ancien étudiant de la célèbre université s’insurge contre la perversité du système. Conférences d’experts en porno, présence de talibans sur les bancs de l’université…Yale ne répond plus ?

 

Lorsqu’on pense à Yale, le sexe n’est pas spécialement la première chose qui nous vienne en tête. Et pourtant, ces dernières années, la prestigieuse université américaine s’est re-positionnée comme leader dans un domaine paradoxal pour elle : l’éducation sexuelle. Avec en prime des présentations de sex toys, des conférences de stars du porno et des démonstrations de fellations : véridique !

En cause : la « Sex Week », un soi-disant programme interdisciplinaire d’éducation sexuelle dans le but d’éveiller l’intérêt des étudiants à travers une programmation créative, interactive et excitante. Créée en 2002 par des étudiants de Yale, Eric Rubenstein et Jacqueline Farber, la Sex Week donne la parole aux professionnels du sexe à travers des conférences ou des démonstrations de techniques sexuelles. Et les anciennes stars du porno telles que Sasha Grey, Ron Jeremy ou encore Buck Angel font partie des « happy few » pour éduquer les étudiants de Yale.

Mais quel est le rapport avec la mission première de Yale ? A savoir entre autre donner des cours de qualité et former les leaders US de demain. L’université de prestige, qui fait partie de l’Ivy League (un groupe de huit universités américaines d’excellence), est en effet renommée pour être le berceau des présidents et personnalités politiques américaines tels que les Bush (père & fils), le couple Clinton ou encore John Kerry (parmi d’autres). Il suffit de voir comment les films et séries américaines ne manquent pas de souligner combien il est difficile d’être accepté à Yale. Alors comment l’université de prestige est devenue un “nouveau repaire de la débauche” : c’est ce que Nathan Harden, ancien étudiant conservateur diplômé en 2009, a cherché à savoir – en se faisant un coup de promo au passage – dans son nouveau livre paru la semaine dernière aux Etats-Unis : Sex & God at Yale: Porn, Political Correctness, and a Good Education Gone Bad (Le Sexe et Dieu à Yale : du porno, du politiquement correct et une bonne éducation devenue mauvaise)....

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Les Inrocks - Les collégiens napolitains luttent contre la fraude fiscale

Les Inrocks - Les collégiens napolitains luttent contre la fraude fiscale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cet été, les collégiens de Naples s’attelleront à des devoirs de vacances bien particuliers : essayer d’obtenir un reçu des commerçants, à chacun de leurs achats.

 

Cet été, les boutiques napolitaines vont faire face à deux cents enfants de 9 et 10 ans susceptibles de traquer les tickets de caisse. Car les étonnants devoirs de vacances des élèves du collège Maurizio De Vito Piscicelli consisteront à contrer la fraude fiscale en s’assurant, à chacun de leurs achats, que le commerçant leur délivre le reçu. A la rentrée, lors d’une rencontre avec les représentants du fisc, ils gratifieront parents et camarades de leurs comptes-rendus.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du Fiscoe Scuola (fisc et école), projet d’éducation à la légalité fiscale promu par le bureau d’imposition en collaboration avec le ministère de l’Instruction.

“Nous l’avons rebaptisé, par plaisanterie, Uno scontrino per l’estate (“un reçu pour l’été”- ndlr)”, raconte Enrico Sangermano, directeur de la trésorerie régionale. “Ce n’est qu’une goutte d’eau dans la mer, mais elle développe une conscience civique auprès des citoyens de demain.”

Un thème auquel le directeur de la région Campanie est particulièrement sensible. “La fraude fiscale en Italie prive l’Etat de plusieurs milliards d’euros. Une plaie encore plus insupportable en période de crise économique”, explique-t-il. Pour lui, la solution passe par la promotion d’un changement culturel dans la société civile....

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Bac philo 2012 : le corrigé en chansons

Bac philo 2012 : le corrigé en chansons | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le jour du bac philo, les plus de 25 ans font semblant de réfléchir les sourcils froncés aux lointains concepts que sont la vérité, l’art, le bonheur, l’histoire ou la morale.

Nous n’échapperons pas à la règle en balançant pour chaque sujet de dissertation des séries L, S et ES, quelques éléments de réponses appuyés par les Beach Boys, Raoul Vaneigem, Disiz, Deerhunter, Ciara et Missy Elliott.

 

6 clips à voir ou à revoir.

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La française coincée dans l’érable en colère « C'est vous qui le dites

La française coincée dans l’érable en colère « C'est vous qui le dites | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Je lis beaucoup de choses sur la grève au Québec. On parle de « printemps érable » au sein des articles français mais rendez vous bien compte qu’il ne s’agit point d’une grève banale à base d’érable. Ce sirop est doux alors que la colère est dure.

Selon un certain nombre de québécois, nous, les français, faisons la grève pour tout et pour rien. Peut-être que ceci n’est pas faux mais nous n’avons pas la même histoire. Pour ma première année au Québec, je suis arrivée en échange universitaire. A première vue, le québécois est gentil, doux, pacifique et ne « chiale » pas comme nous autres les maudits français. Lorsque j’ai entendu parler du mouvement de grève et du résultat de l’assemblée générale, je me suis dit automatiquement: « Fuck, je change de continent mais ces putains de grèves me poursuivent ». Je ne savais même pas pourquoi ils faisaient grève mais je suis tombée sur des panneaux « 1625 $ de frais supplémentaires ». Je ne savais même pas le prix d’une année dans une université québécoise mais ce prix dépassait ce que je payais pour mes trois ans de licence en France.

J’avoue bien volontairement que je n’étais pas impliquée dans les mouvements de grèves étudiantes mais aujourd’hui, je veux prendre position contre la répression qui sévit au Québec. La loi 78 est bien entendue une entrave à la liberté d’expression....

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Marine Le Pen prône la fin de l’éducation gratuite pour les enfants étrangers - Les Inrocks

Marine Le Pen prône la fin de l’éducation gratuite pour les enfants étrangers - Les Inrocks | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Marine Le Pen a sonné brusquement “la fin de la récréation“, ce 8 décembre, lors d’un petit-déjeuner organisé par l’institut de sondage BVA, à Paris. A cette occasion, elle a en effet affirmé vouloir mettre un terme à la gratuité de l’éducation pour les enfants étrangers en situation irrégulière, et demander une “contribution” pour ceux dont …


“C’est l’honneur de la République que bafoue Marine Le Pen”


Voilà le vrai visage d'un parti politique qui se dit républicain. A bon entendeur.

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Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3

Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it


Véronique Decker, institutrice et directrice d'une école primaire à Bobigny, évoque dans son livre "Trop classe" une vie de luttes et de solidarité pour sauver l'école. Rencontre avec une femme de valeurs.


On peut survivre à trente ans d’enseignement en Seine-Saint-Denis, Véronique Decker en est la preuve. Cette institutrice raconte dans Trop classe (éditions Libertalia) sa longue carrière au sein de ce département de mauvaise réputation. Militante, syndiquée, elle est aussi directrice d’une école primaire à Bobigny qui use de la pédagogie dite Freinet. Une méthode où les élèves apprennent à leur rythme, par “tâtonnement expérimental”, en coopérant. Cette pédagogie a pour objectif de développer la créativité et l’autonomie des enfants. Femme de valeurs, après s’être beaucoup exprimée dans des blogs, elle a voulu avec ce livre pousser un cri d’alarme et exprimer son mécontentement face aux dérives du système. La situation qu’elle dénonce ne se résume pas au 9-3. Ce triste portrait de notre société va bien au-delà du débat éducatif. Depuis plusieurs années, les réformes concernant le système éducatif et scolaire se succèdent. Ce débat passionne toujours autant, pourtant nous avons tendance à croire en la stabilité de nos institutions. L’école publique n’a pas toujours existé et pourrait ne pas survivre à ces bouleversements…...

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Les Inrocks - Sarah K., 15 ans, aurait été exclue de son collège pour une jupe jugée trop longue

Les Inrocks - Sarah K., 15 ans, aurait été exclue de son collège pour une jupe jugée trop longue | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon le quotidien régional L'Ardennais, une collégienne musulmane de 15 ans, Sarah K., aurait été exclue à deux reprises de son collège à Charleville-Mézières au motif qu'elle portait une jupe trop longue. Depuis, des internautes lui apportent leur soutien sur Twitter sous le hashtag #JePorteMaJupeCommeJeVeux.

 

La photo publiée par L’Ardennais montre une jeune fille souriante, portant un voile et une jupe longue, tous deux noirs, assortis d’une veste rose poudrée. C’est Sarah K., 15 ans, scolarisée au collège Léo La Grange de Charleville-Mézières (Ardennes). Selon le quotidien régional, l’adolescente se serait vue exclure à deux reprises de son établissement. Non pas, comme on pourrait le croire, pour le port du voile, qu’elle enlève “tous les matins avant d’entrer au collège” assure-t-elle, mais en raison de sa jupe, jugée “trop longue” par la principale du collège Maryse Dubois.

Dans un courrier adressé le 24 avril aux parents de la jeune fille, que s’est procuré le quotidien, la principale de l’établissement se réfère à la loi sur la laïcité à l’école et affirme que le “caractère religieux [de la jupe] est manifeste”, et demande donc de “faire rectifier la tenue vestimentaire de la jeune fille [s’ils] souhaite[nt] qu’elle poursuive sa scolarité au collège”.

 

La loi sur la laïcité votée en 2004 dispose que “dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.” Dans quelle mesure une jupe longue constitue-t-elle un signe ostensiblement religieux? Interrogé par Buzzfeed France, Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité auprès du Premier ministre Manuel Valls, n’est pas convaincu:

“Ce que dit la loi de 2004 c’est que les signes et tenues qui sont portés pour revendiquer une appartenance religieuse sont interdits. On pense évidemment au voile, à la kippa, à une grande croix, à un turban sikh ou une tenue de moine bouddhiste. Une jupe noire ne contrevient donc pas à la loi à priori.”

Sarah K. ne comprend pas non plus la décision de sa principale. Elle raconte à L’Ardennais avoir acheté sa jupe “chez Kiabi, pour deux euros“, et ne rien lui trouver “de particulier”:

“Elle est toute simple, elle n’a rien d’ostentatoire. Il n’y aucun signe religieux du tout.”..;

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Les Inrocks - A Paris, la manifestation lycéenne contre les violences policières a dégénéré

Les Inrocks - A Paris, la manifestation lycéenne contre les violences policières a dégénéré | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La mobilisation des lycéens contre les violences policières s’essouffle à Paris. Ce jeudi 13 novembre, des éléments radicaux en ont profité pour prendre la tête du cortège et appeler à l’affrontement avec la police.

 

Le triomphe de la République, la statue monumentale qui orne la place de la Nation à Paris, a pris un coup de jeune : ce jeudi 13 novembre des lycéens l’ont investi. Du haut de ce promontoire, entre l’allégorie de la Justice et le génie de la Liberté, l’un d’entre eux enchaîne les slogans à l’aide d’un mégaphone : “Lycéens en colère, contre les violences policières !”, “Police partout, justice nulle part !”, “Grenades, flashballs, on n’en veut pas !”. A sa gauche, un individu caché sous le masque des Anonymous brandit une pancarte ornée de boutons d’or : “Rémi on ne t’oublie pas”. Rémi Fraisse, le jeune manifestant mort suite à l’explosion d’une grenade offensive à Sivens le 26 octobre, participait à un groupe de protection de cette plante. Son visage est aussi dessiné sur une banderole que tiennent les manifestants.

 

Ils seront 250 tout au plus à se rassembler pour cette troisième manifestation lycéenne à Paris contre les violences policières, alors qu’entre huit et dix lycées ont été bloqués le matin-même à Paris selon la police. “C’est limite si devant Voltaire il n’y avait pas plus de monde”, lâche une lycéenne visiblement déçue par la désaffection du mouvement. L’indignation est cependant toujours palpable.

Au milieu de la petite assemblée, un autre nom surgit des slogans, celui de Yero, un étudiant Mauritanien sans papiers de 17 ans qui avait trouvé refuge dans un hôtel mis à disposition par le SAMU social, et qui a été placé en rétention depuis vingt jours. “Le préfet veut l’expulser au Sénégal. Nous avons eu une réunion avec lui, mais il ne veut rien entendre”, déplore Mai Linh, du lycée Voltaire.....

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Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres

Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Si le programme Erasmus est connu dans toute l’Europe, le petit nouveau, "Erasmus+", a beaucoup moins fait parler de lui. Il devrait pourtant entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Décryptage de ce nouveau programme en 5 chiffres.

 

On l’a cru un temps en danger, il est finalement renforcé. Le programme Erasmus continuera bien à aider des centaines de milliers d’étudiants à se former à l’étranger, parmi les 33 pays partenaires (les 28 Etats membres de l’Union européenne plus l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et la Turquie).

Mais par souci de simplification, “Erasmus” va être regroupé avec d’autres programmes d’échange européens sous l’appellation “Erasmus+”. Si le Parlement européen a adopté la proposition le 19 novembre dernier, le Conseil (Etats membre) devrait donner son accord le 11 décembre prochain.

Décryptage du nouvel “Erasmus+” en 5 chiffres.

 

 

• 7 programmes réunis en un

Si le programme garde le nom du fameux philosophe humaniste, il regroupera tous les dispositifs mis en place par l’Union européenne en faveur de la formation des jeunes. “Comme nous ne voulions pas perdre l’étiquette d’Erasmus, nous avons nommé le nouveau programme Erasmus+“, confie Doris Pack, député Parti Populaire Européen (PPE) rapporteur du texte sur Erasmus+.

Sous ce label seront regroupés :

- Erasmus

- Erasmus Mundus, qui permet à des étudiants européens de partir dans des pays non-européens

- Leonardo da Vinci, qui permet à des étudiants d’aller se former professionnellement en tant qu’apprentis à l’étranger

- Comenius, destiné aux élèves de la primaire jusqu’au lycée

- Grundtvig, pour les adultes ayant décidé de reprendre leurs études

- Jeunesse en Action, pour les jeunes de 13 à 30 ans qui souhaitent faire du volontariat à l’étranger

- Un volet sportif (développé ci-dessous)

 

 

• 14,7 milliards d’euros

C’est le budget alloué au programme Erasmus+ pendant les sept prochaines années (2014-2020). Cela équivaut à une augmentation de 40% par rapport aux budgets cumulés alloués aux programmes pour la période précédente, de 2007 à 2013. Le programme Erasmus seul, par exemple, disposait de 3,1 milliards d’euros pour 2007-2013.

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Sciences Po : l’après Clément Méric - Les Inrocks

Sciences Po : l’après Clément Méric - Les Inrocks | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Plus d’une semaine après la mort de Clément Méric, élève à Sciences Po, l’Institut est toujours sous le choc. Reportage.


Le grand hall est désert, les couloirs sont vides, la bibliothèque aussi : Sciences Po est en vacances. Pourtant, il y a une semaine, une série de rassemblements mobilisait la communauté étudiante du 27 rue Saint-Guillaume : la mort de Clément Méric, un jeune homme de 18 ans en première année dans l’établissement. Le principal suspect a été mis en examen. Il s’agirait d’un militant proche des JNR (Jeunesses nationalistes révolutionnaires). Un drame qui a profondément choqué la communauté de Sciences Po.

Clémence, 19 ans, a intégré l’Institut d’Etudes Politiques parisien en même temps que Clément, l’année dernière. Quand elle a appris la nouvelle, l’étudiante venait de terminer un partiel à Paris IV :

“J’ai d’abord eu du mal à me dire que c’était possible. Ce qui vient après l’émotion, c’est le dégoût. Je suis écœurée qu’en 2013, des jeunes gens se fassent assassiner pour les idées, alors qu’ils se battent pour leurs rêves.”

“Ce qui a marqué les gens de Sciences Po, c’est cette phrase forte, qu’il aimait dire : ‘Je suis intolérant avec les intolérants’”, raconte Clémence. Mais pas au point d’opter pour la violence. “C’était loin d’être une tête brûlée”, selon Claire. Clément était même “extrêmement calme, réservé, pas du genre à attaquer quelqu’un”, ajoute un professeur d’histoire de Sciences Po qui le connaissait très bien. Un autre camarade militant, Paul*, commente :

“Clément et moi n’avions pas exactement la même culture politique mais c’était facile de discuter. il était respectueux, contrairement d’ailleurs à ce que certains voudraient relayer, ce n’était pas quelqu’un de bagarreur.”

Au contraire, “c’était plutôt le genre de garçon a montrer son désaccord en manifestant”, explique Clémence. A deux reprises, Clément Méric s’était interposé face au comportement violent de certains étudiants lors de manifestations mouvementées à Sciences Po. Malgré ses différends, il avait à chaque fois fait en sorte de calmer le jeu. “A l’IEP, on nous apprend à confronter nos points de vues, débattre et à trouver des solutions consensuelles” nous dit Clémence. Mais, après ce qui s’est passé, elle avoue ne plus vraiment avoir envie de discuter avec “ces gens-là”- comme ces groupuscules d’extrême-droite dont est issu celui qui a frappé son camarade : “On a envie qu’ils soient punis, c’est humain !”


Ses camarades militants rappellent que, même si les jours ont passé, il ne faut pas occulter la dimension politique de la mort de Clément :

“Je pense qu’il ne voudrait pas qu’on en fasse des caisses de pathos. Bien sûr il faut parler du drame humain mais il ne faut pas oublier la dimension politique et le fait qu’il est mort à cause de ses idées”, explique Paul.

L’étudiant en deuxième année décrit aussi une “forte solidarité entre les syndicalistes”, mais pas seulement :

“Le meurtre de Clément a une résonance pour n’importe quel militant de gauche, bien au-delà de l’extrême-gauche. Pour avoir discuté avec des gens qui ne le connaissaient pas, à Sciences Po ou dans les syndicats, sa mort invite à ne pas désarmer et à continuer le combat contre l’extrême-droite.”

A ce propos, Clémence est sans appel : “mon engagement politique sera d’autant plus fort maintenant”. Pour l’étudiante, le décès de Clément n’est malheureusement pas un cas isolé : “Il est mort parce qu’il avait été reconnu comme militant antifa”....


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Les Inrocks - Les écolières japonaises se prennent pour des personnages de Dragon Ball Z

Les Inrocks - Les écolières japonaises se prennent pour des personnages de Dragon Ball Z | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les petites japonaises veulent épater les garçons en réalisant des Kamé Hamé Ha. Et elles l'immortalisent en photo.

 

Le 30 mars 2013 sortira le nouvel épisode de la saga Dragon Ball Z intitulé  ”Battle of Gods“, dans les salles de cinéma japonaises. Pour l’occasion, les jeunes japonaises veulent impressioner les garçons en lançant une nouvelle mode sur les réseaux sociaux.

Les écolières nippones diffusent des photos d’elles en train de réaliser des figures d’art martial propre à la série culte. Avec ou sans montage, elles imitent les attaques comme le “Kamé Hamé Ha” de Sangoku, le tout dans leur uniforme scolaire traditionnel. Parues d’abord sur 2ch – un textboard très populaire au Japon – les photos font maintenant le tour du monde.

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Les Inrocks - Aide alimentaire, difficultés de logement... enquête sur la précarité étudiante

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En 2011, 60 % des étudiants estimaient que leurs ressources ne leur permettaient pas de vivre dans de bonnes conditions. Reportage à Nantes dans la première banque alimentaire créée au profit des étudiants les plus modestes.

 

Chaque jeudi soir, ils sont au rendez-vous. Un sac de courses à la main, des dizaines d’étudiants font la queue derrière la cité universitaire Launay-Violette, à Nantes. L’objet de leur venue ? Une distribution alimentaire au profit des plus modestes, organisée à l’initiative de l’Association pour la solidarité étudiante en France (Asef). Moyennant un euro symbolique, chacun remplit son cabas de fruits, légumes, laitages, conserves, plats surgelés, viande… Des denrées fournies par la Banque alimentaire de Loire-Atlantique.


“Au début, on n’accueillait qu’une cinquantaine d’étudiants. Depuis deux ans, ils sont entre 200 et 250 selon les semaines“, estime Cécile Hellegouarch, vice-présidente de l’Asef, qui a fêté ses dix ans en 2012. Certains arrivent par le bouche à oreille, d’autres sont orientés par les assistantes sociales du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous). C’est le cas de Shérérazade, vingt ans, qui, en cette veille des vacances d’hiver, y fait ses courses pour la deuxième fois : “Mes parents ne peuvent pas trop subvenir à mes besoins, ils ne roulent pas sur l’or“, se justifie la jeune femme, en deuxième année de langues étrangères appliquées.

Un moyen pour elle comme pour tous les bénéficiaires d’alléger leur budget nourriture, de manger équilibré et de repartir avec des produits habituellement sacrifiés. “Surtout la viande, le poisson et les desserts“, précisent Cristina, Maria et Laura, originaires d’Espagne, venues accompagnées de Moira et Maria, d’Italie. “En Espagne et en Italie, ce genre d’initiatives existe mais pas pour les étudiants. C’est dommage car la situation est encore pire qu’ici“, déplorent les cinq étudiantes en échange Erasmus.


Sur le modèle nantais, première banque alimentaire étudiante créée en France, d’autres antennes ont vu le jour : Saint-Nazaire, Strasbourg, Pau et même Bruxelles. Lutter contre la précarité des jeunes, c’est l’un des chantiers prioritaires du Secours populaire (SP) pour les deux ans à venir. L’association tire le même constat : les étudiants sont de plus en plus nombreux à faire appel à ses services, tant pour une aide alimentaire, un soutien, une écoute, que pour l’accès à la culture et aux loisirs. A ce jour, sur les 8 500 personnes accueillies régulièrement par la Fédération de Loire-Atlantique du SP, 1 363 sont des étudiants, soit environ 16 %.

“Jusqu’en 2011-2012, cette proportion était de l’ordre de 10 %”, signale Nathalie Boyer, la directrice départementale. Là où l’on constate de façon la plus flagrante que la part des étudiants augmente parmi nos bénéficiaires, poursuit-elle, c’est au niveau de l’aide vestimentaire.”...

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Les Inrocks - Hollande veut "transmettre" la mémoire de la Shoah

Les Inrocks - Hollande veut "transmettre" la mémoire de la Shoah | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le chef de l’Etat a inauguré vendredi matin à Drancy le Mémorial de la Shoah, un "lieu de la mémoire nationale".

 

“Il ne s’agit plus d’accuser. La justice est passée. Ou est arrivée trop tard. Il ne s’agit plus d’établir la vérité : nous la connaissons, nous en savons l’horreur. Il s’agit de transmettre.”

En inaugurant vendredi matin le Mémorial de la Shoah à Drancy, d’où 63.000 juifs ont été déportés vers les camps d’extermination pendant l’Occupation, François Hollande a voulu s’attacher à définir le devenir du devoir de mémoire.

Le chef de l’Etat est arrivé en milieu de matinée devant le Mémorial, un bâtiment de béton aux larges baies vitrées, situé juste à côté de la cité de la Muette, où subsiste au pied des bâtiments un des wagons plombés utilisés pour la déportation. Les immeubles n’ont pas changé depuis la guerre, quelques fenêtres ont été changées et on continue de découvrir les graffitis des internés. François Hollande a été accueilli par des enfants des écoles, qui ont entonné la Marseillaise. “Vous l’avez bien chantée, sans une seule faute. Si tous les Français la savaient comme vous…”, leur dit-il. Une dizaine d’entre eux sont des lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation. “Vous devez absolument continuer à parler aux survivants et ensuite transmettre à d’autres”, leur explique François Hollande, qui consacre ensuite l’essentiel de son discours à cette thématique de la transmission.

 

Le président confie son “émotion” de se trouver là “au milieu de rares survivants, des familles, des enfants” pour évoquer “un crime abominable”.

“Six millions de juifs – près des trois quarts des juifs d’Europe – ont été assassinés par les nazis. 76 000 d’entre eux venaient de France. Parmi ceux-ci, 63 000 ont été déportés depuis le camp de Drancy. De tous âges, de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes conditions sociales, ils n’avaient qu’un point commun, ils n’allaient être frappés que pour une seule raison : ils étaient juifs. Cela suffisait pour qu’on les envoie à la mort. Drancy était la dernière étape avant l’enfer des wagons à bestiaux et des camps d’extermination. Drancy, c’était la porte de l’enfer.”...

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Les Inrocks - La lutte des étudiants de l'Ecole d'art d'Avignon se poursuit devant les tribunaux

Les Inrocks - La lutte des étudiants de l'Ecole d'art d'Avignon se poursuit devant les tribunaux | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En lutte depuis fin mai, les étudiants de l'Ecole Supérieure d'Art d'Avignon sont convoqués au tribunal aujourd'hui. En cause : le nom de domaine de leur blog, géré par le syndicat Sud Etudiant.

 

Depuis fin mai, un mouvement de contestation sévit au sein de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon (Esaa) : les étudiants dénoncent les dysfonctionnements de l’école et les méthodes de gestion du directeur, Jean-Marc Ferrari. Ce dernier contre-attaque aujourd’hui en portant plainte contre le syndicat Sud Etudiant, convoqué aujourd’hui au tribunal d’Avignon. L’audience a finalement été reportée au 29 août. Le directeur de l’Esaa reproche aux étudiants d’utiliser le nom de domaine www.esa-avignon.fr pour leur blog d’information. En choisissant cette adresse, très proche de celle de l’Ecole d’Art - www.esa-avignon.org -, le collectif d’étudiants aurait ”tenté de créer une confusion dans l’esprit des internautes”.

“Il nous semble pourtant évident que les internautes sont capables de voir la différence entre un blog syndical et le site officiel d’une école, rétorque le syndicat dans un communiqué. Le choix du nom de domaine a simplement été fait selon des critères de techniques de référencement visant à augmenter la visibilité du site.

 

Pour les étudiants du collectif, cette plainte témoigne surtout de ”la volonté de la direction de l’école de vouloir étouffer [leur] colère par des procédures juridiques plus que douteuses.”

“Nous avons reçu la convocation samedi, explique Laurent Santi, du syndicat Sud Etudiant, contacté par les Inrocks. Clairement, ils [Jean-Marc Ferrari et son avocat, ndlr] espéraient qu’on ne soit pas là, pour pouvoir nous juger en notre absence, sans qu’on puisse se défendre. On s’attendait à un petit coup mesquin dans ce genre.”

Entre les plaintes pour harcèlement déposées par quatre étudiants en juin, une première contre-attaque de Jean-Marc Ferrari en forme de plainte pour diffamation – à la suite d’une tribune publiée par le collectif, et cette dernière convocation au tribunal, la confrontation entre les étudiants et leur directeur se transforme en véritable bras de fer judiciaire. Évoquant des “motifs fallacieux“, les étudiants et leur avocat se disent ”sereins” à l’approche de l’audience. “Leur défense ne tient pas la route, c’est n’importe quoi. Ils veulent nous faire peur, mais ça ne marche pas“, analyse Laurent....

 

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Les Inrocks - Printemps érable: la plus cool des révoltes

Les Inrocks - Printemps érable: la plus cool des révoltes | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A Montréal, les étudiants, soutenus par les Québécois, ont inventé la plus cool des révoltes.

 

Gabriel Nadeau-Dubois, 21 ans, étudiant en histoire, star du mouvement étudiant québécois, a presque les mêmes lunettes de soleil que Ryan Gosling dans Drive. Il nous reçoit dans l’arrière-cour d’un café du quartier Latin de Montréal, et lorsque notre photographe l’emmène quelques instants dans la rue pour le photographier, l’un des porte-parole de la Classe (Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante) fait son petit effet. “Gabriel, Gabriel !” Des filles l’interpellent gentiment et se pincent de l’avoir vu – comme dans un teen movie. Quelques heures avant notre rencontre, une Montréalaise d’un âge respectable nous a confié : “Il est tellement hot.”

Celui que l’on surnomme GND essaie pourtant de ne pas tout prendre sur ses jeunes épaules : à notre rendez-vous – fixé avec son attaché de presse Ludvic, coiffé à la semi-iroquoise et fan de Sonic Youth (difficile de faire plus hype) -, il vient en compagnie de Camille Robert, jolie rousse aux yeux translucides. A la Classe, pas de hiérarchie, pas de personnification de la lutte et la parité surtout, nous dit-on. Dans toutes les interviews qu’il a données à la presse – un paquet depuis le 13 février, date du début du printemps érable -, l’ange Gabriel affirme qu’il ne poursuivra pas la politique. Pas de plan de carrière. En revanche, l’engagement, lui, semble durable. Une bonne partie du Québec se montre prête à poursuivre l’aventure, ou du moins à continuer à la dessiner, collectivement....

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“Occupy Graduation”: le ras-le-bol étudiant gagne les Etats-Unis

“Occupy Graduation”: le ras-le-bol étudiant gagne les Etats-Unis | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Etranglée par ses emprunts estudiantins, la jeunesse américaine commence à se mobiliser dans les universités.

Alors que la dette globale des diplômés a dépassé le billion de dollars cette année, “Occupy Graduation” dénonce l’augmentation hallucinante des frais de scolarité, véritable frein pour l’avenir.

Dans l’ombre du « printemps érable », une nouvelle vague de protestation déferle sur les États-Unis. La révolte pacifique des québécois contre l’augmentation de leurs frais de scolarité fait des émules au sein d’une douzaine d’universités américaines. Pas de cris, de panneaux ou de slogans lors des cérémonies. Le principe du mouvement « Occupy Graduation » se veut respectueux du protocole et des élèves non concernés : lors de la remise des diplômes, les étudiants mobilisés arborent sur leurs chapeaux si caractéristiques le montant de leurs emprunts. Certains trainent un boulet de bagnard gonflable symbolisant le poids de la dette qu’ils s’apprêtent à supporter en entrant sur le marché du travail.

 

La contestation née avec “Occupy Graduation” résulte d’une émulation collective, fomentée par les antennes du mouvement “Occupy” (Occupy Wall Street, Occupy Colleges, Occupy Student Debt, Occupy Together). Ce mouvement silencieux a reçu le soutien de Ben Cohen, cofondateur de l’entreprise de crèmes glacées Ben & Jerry’s et défenseur des plus faibles. L’homme d’affaires avait déjà usé de sa notoriété pour donner du poids à « Occupy Wall Street ». Approché pour offrir de faux boulets de bagnard aux diplômés, il n’a pu trouver de fournisseur suffisant. Persévérant, il a donc décidé de les faire fabriquer par son propre bureau et de proposer le pack de dix à 25 dollars sur la toile.....

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