L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés

La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Au pays de l’égalité républicaine, la discrimination finit par se voir. En tout cas, l’organisme France Stratégie, officiant auprès du premier ministre, l’a repérée dans son dernier travail intitulé « Jeunes issus de l’immigration : quels obstacles à leur insertion économique ? » « Une fois les effets de l’origine sociale des parents, du niveau de diplôme et du lieu de résidence neutralisés, le risque de chômage persiste pour les descendants d’immigrés », conclut l’étude. Le message est clair : à diplôme égal et même s’il habite en centre-ville, un enfant d’immigré connaît davantage de difficultés à trouver un emploi que ses camarades qui ont des parents nés en France.

 


Via Alcofribas
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L'insoutenable médiocrité de la lecture à l'école

Editorial. Les élèves français âgés de 10 ans maîtrisent moins bien la lecture que la moyenne des écoliers européens du même âge.

Si ce n'était une solide étude internationale, on pourrait croire que l'enquête Pirls a été commandée par le ministre de l'éducation nationale pour justifier sa politique. Et pour répondre à tous ceux qui s'affolent ou s'insurgent de voir le gouvernement déverser tant de milliards dans le tonneau des Danaïdes de l'école et recruter des enseignants par dizaines de milliers.

Vous avez dit Pirls ? Il s'agit du Programme international de recherche en lecture scolaire, coordonné tous les cinq ans dans 45 pays, dont 23 européens, par l'Association internationale pour l'évaluation des performances éducatives. Les résultats de sa dernière livraison viennent d'être rendus publics.

Que révèle-t-elle, cette enquête ? Que les élèves français âgés de 10 ans maîtrisent moins bien la lecture que la moyenne des écoliers européens du même âge. Et que, sur plusieurs points, leurs performances se sont dégradées depuis une décennie. Plus préoccupant encore : ce ne sont plus seulement les élèves des zones d'éducation prioritaire, les moins favorisées, qui tirent le niveau général vers le bas - tous les établissements sont touchés, et même le groupe des très bons élèves enregistre des résultats médiocres et en recul par rapport à la moyenne européenne.

Centrée sur la maîtrise de la lecture, qui est la clé de tous les apprentissages scolaires, cette enquête confirme d'autres évaluations internationales (comme l'enquête PISA de l'OCDE) ou nationales. Elle donne tout son sens à l'exposé des motifs du projet de loi d'orientation et de programmation auquel Vincent Peillon, le ministre de l'éducation nationale, met la dernière main : "Faire en sorte que tous les élèves maîtrisent les compétences de base en français et en mathématiques en fin de CE1, et les instruments fondamentaux de la connaissance en fin d'école élémentaire."

Cela paraît une évidence. Mais en faire un objectif témoigne que ce n'est pas la réalité. On le sait, en effet, depuis belle lurette, et chaque enquête le confirme : de l'ordre de 20 % des élèves n'ont pas, à l'entrée au collège, une maîtrise suffisante du français pour y réussir leur scolarité, ainsi qu'au lycée....
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Apprendre le francais avec le cinema francais - Isabelle Servant

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Via Aurélie Albisser
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L'éducation : un enjeu primordial pour la protection du français

Depuis le début des élections, l'éducation est un enjeu important au coeur des différents débats. D'entrée de jeu, je trouve que le français est une très belle langue et je me considère comme un privilégié de pouvoir bien la maîtriser.

 

J'ai souvent rencontré des gens qui n'avaient pas beaucoup d'éducation et qui avaient un français écrit et parler qui était horrible. J'ai également rencontré des étudiants qui avaient beaucoup de difficulté en français. Écoutez les gens parler et vous entendrez souvent des expressions comme : si j'aurais, avez-vous tu et le fameux verbe «jouser». Je ne suis pas fâché du tout contre eux ; je suis triste. Ce texte n'est pas non plus destiné aux professeurs, car ils pratiquent le plus beau et le plus difficile métier au monde. Je crois que le gouvernement ne donne pas les ressources nécessaires aux enseignants. Cela doit certainement avoir un impact sur les étudiants. Comment la ministre de l'Éducation peut-elle m'expliquer que des étudiants de niveau collégial ne maîtrisent pas leur langue maternelle ? Plus que jamais, l'éducation doit être un enjeu présent dans les débats.

La réforme scolaire a nui à l'apprentissage de plusieurs étudiants. Le gouvernement a carrément distribué des diplômes à rabais. Le Parti québécois a imposé un système bâclé où personne ne s'y retrouvait. Par après, le gouvernement libéral a improvisé dans ce dossier. Je ne me rappelle plus du nombre de fois où ils ont changé le bulletin. On ne sait plus si on doit parler de connaissances ou bien de compétences. Je crois que le gouvernement doit trouver des moyens de protéger la langue française et cela passe par un meilleur système d'éducation. Au lieu d'investir 240 millions dans des tableaux blancs interactifs, nous devrions investir dans des actions concrètes pour fournir des ressources ou de l'aide aux professeurs....

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"Refusons le sabordage du français", par Claude Hagège

Le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, toujours plus d'exceptions au principe du français langue de l'enseignement, pourrait nuir à la promotion de cette langue, estime Claude Hagège, professeur au Collège de France.

 

La France n'est certes que la source historique, et non la propriétaire exclusive de la langue française, que partagent avec elle, à travers le monde, les soixante-dix-sept Etats et gouvernements constituant ensemble l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Du moins jusqu'ici. Car le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, une très large extension des exceptions au principe du français langue de l'enseignement, des examens et des concours, pourrait avoir pour conséquence, du fait de la valeur symbolique d'un acte de sabordage du français par la France officielle elle-même, un doute croissant quant à la légitimité de la promotion de cette langue par les autres pays francophones. Heureusement, quelques espoirs subsistent : le directeur du Salon du livre du Beyrouth me disait, à la fin d'octobre 2009, en un français aussi classique que sa voix était sereine et teintée d'ironique mépris : "Laissez là vos alarmes : si la France torpille le français, d'autres pays seront toujours là pour le revigorer et galvaniser sa diffusion !"

On se demande, pourtant, d'où peut bien venir, en France, cet acharnement contre la langue française. De la monarchie à la République, surtout aux heures les plus tragiques de cette dernière, tout illustre ce dicton : "C'est par sa langue que vit une nation." Les dirigeants de la nation française sont-ils donc saisis d'une pulsion d'autodestruction ? A supposer que tel ne soit pas le cas, tout francophone lucide ne peut qu'adresser aux gens de pouvoir à Paris et aux intellectuels malvoyants qui les inspirent, le message suivant : "N'entendez-vous pas s'esclaffer les étudiants étrangers que votre exorbitante et naïve assurance prétend attirer dans vos universités et vos écoles par un enseignement en anglais, alors qu'il n'y est pas langue maternelle ? Ne voyez-vous pas que les mieux informés d'entre eux commencent à avoir pitié de votre dérisoire servilité face aux mécanismes du profit, et à se demander quelle déplorable aliénation vous torture, alors qu'ils respectaient jusqu'ici la culture et la langue françaises ? Allez-vous protéger enfin vos tympans contre les sirènes des universitaires liés par des conventions avec des établissements anglophones, et qui n'ont pas encore compris que c'est en utilisant le français qu'ils accroîtront le prestige de leurs travaux, et non en mordant le sol devant l'anglais ?"

Le français est depuis le XIIIe siècle une langue à vocation internationale, d'abord européenne, puis levantine, puis mondiale. Il est aujourd'hui la seule langue, avec l'anglais, qui soit présente sur les cinq continents....

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Prof en prison, une façon de croire au "cours des miracles"

Prof en prison, une façon de croire au "cours des miracles" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Aude Siméon a coutume de dire qu'elle a "trouvé la liberté en prison", loin du "carcan" de l'Education nationale, face aux condamnés de la centrale de Poissy où elle enseigne depuis une dizaine d'années la littérature et le français.

D'ici fin septembre, cette élégante agrégée de 54 ans fera sa "rentrée" au centre scolaire de l'établissement pénitentiaire des Yvelines, prévu pour accueillir 230 condamnés à de très longues peines.

Ils ne se seront pas plus de huit ou dix volontaires à franchir le seuil de sa salle de classe. C'est peu: "Je suis sidérée qu'en 2012, on se contente de laisser quelqu'un désoeuvré entre quatre murs et d'attendre qu'il sorte encore plus désocialisé", se désole Aude Siméon.

Mais c'est déjà beaucoup: "Ca demande quand même une grande humilité d'avouer à 30 ou 40 ans qu'on peut avoir besoin de l'école, surtout que la plupart d'entre eux n'en garde pas un très bon souvenir".

Alors qu'importe si certains détenus viennent moins pour réviser Rimbaud ou le passé composé que pour le café et les petits gâteaux qu'elle ne manque jamais d'apporter, Aude Siméon en fait son affaire.

"Rimbaud ou pas, l'important c'est la réflexion que le cours peut les amener à conduire sur eux-mêmes".

Au groupe qui suit deux heures par semaine de remise à niveau en français, l'enseignante tente d'apprendre à se "réapproprier le langage qui conditionne le rapport à autrui". ...

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L'ex-cancre qui veut réconcilier les élèves avec l'orthographe

L'ex-cancre qui veut réconcilier les élèves avec l'orthographe | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Anne-Marie Gaignard, 50 ans, évoque avec colère ses souvenirs d'école.

 

Petite, elle était celle qui se cache au fond de la classe pour ne pas qu'on la remarque. Celle qui fixe le bout de ses chaussures quand l'institutrice pose une question de français. Anne-Marie Gaignard était "nulle" en orthographe. "Egarée dans la forêt des mots", comme elle dit. Ses notes en dictée ne dépassaient pas le zéro. La pire de toutes fut - 85. Elle avait écrit : "Le générale Degole à sové la France. De puis langlètère, il a lencé un apelle au français." A ce niveau-là, "on n'explique plus, on constate", se désole-t-elle.

Aujourd'hui, à 50 ans, Anne-Marie Gaignard est réconciliée avec la langue française. Après un long combat pour dépasser ses blocages, elle a créé l'association Plus jamais zéro, pour transmettre ses solutions aux enfants en difficulté. Elle dirige un centre de formation continue pour adultes et publie, le 29 août, son sixième ouvrage : La Revanche des nuls en orthographe (Calmann-Lévy, 256 p., 16,90 €). Un message d'espoir pour tous les fâchés avec le français.

Mais ce livre, c'est d'abord sa revanche à elle. Quand Anne-Marie Gaignard évoque ses souvenirs d'école, il y a de la colère. A 6 ans, elle reçoit une gifle cinglante. "Anne-Marie a la tête comme une passoire, lâche son institutrice à ses parents. Si elle continue comme ça, elle ne sera même pas capable de balayer les couloirs d'un hôpital !" La fillette se catalogue cancre, nulle pour la vie. Elle invente alors toutes sortes de stratagèmes pour ne plus aller à l'école. Du thermomètre chauffé sous la lampe de chevet pour faire grimper le mercure à la tentative d'entrer au couvent...

 

Enseignante dans une maison familiale rurale, elle organise des séances de remédiation orthographique pour ses élèves, puis pour d'autres enfants qui lui arrivent par bouche-à-oreille. Pour leur expliquer la règle des accords, elle leur raconte que la grammaire est gouvernée par deux rois, Etre et Avoir. Le premier est gentil, prévisible, et aime se déguiser en "suis", en "furent" ou en "sommes". Le second est capricieux. Le héros, un petit garçon, déjoue les pièges de la langue avec l'aide d'une fée. De ce conte, Anne-Marie Gaignard fait un livre, Hugo et les rois, validé en 2002 par les spécialistes du dictionnaire Robert et écoulé aujourd'hui à plus de 200 000 exemplaires...

 

A chaque fois, sa colère la reprend. "Je suis atterrée en voyant ces enfants qu'on laisse passer dans la classe supérieure, alors qu'ils ont raté des moments fondamentaux du programme. Un CP raté, on le paye toute sa vie !" Les chiffres qu'elle avance font froid dans le dos : entre 30 % et 40 % des élèves de sixième seraient incapables d'écrire une phrase sans faute...

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