Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Après Fukushima, le Japon se reconstruit grâce aux énergies renouvelables

Après Fukushima, le Japon se reconstruit grâce aux énergies renouvelables | Japan Tsunami | Scoop.it

Une catastrophe est parfois l’occasion de repartir sur le bon pied. C’est exactement ce qu’a fait le Japon en sortant du nucléaire et en misant à fond sur les énergies vertes.

 

Un pays mis à terre. 11 mars 2011. Le Japon est touché par un séisme de magnitude 9. Grâce à des bâtiments rigoureux en terme de normes parasismiques, le tremblement de terre fait des dégâts relativement limités. Malheureusement, il en va autrement avec le tsunami qui en résulte et ravage le pays. Plus de 18 000 morts sont recensés, des bâtiments s’écroulent partout, et un accident nucléaire – l’un des pires de l’histoire de l’humanité – se produit à Fukushima.

Savoir voir le soleil et non le nuage qui le cache… Dans la ville de Higashi-Matsushima (40 000 habitants), sur la côte Est du pays, en plus des 1 100 morts recensés, 75% des maisons ont été détruites. Alors il a fallu tout reconstruire, et quitte à repartir de zéro, autant faire en sorte d’apprendre des erreurs du passé pour bâtir un futur désirable. Cela a donné naissance à une nouvelle politique énergétique : construire un peu partout des mini-réseaux solaires autonomes. Chacun permet d’alimenter une centaine de foyers en moyenne. Mis bout à bout, ces réseaux confèrent la capacité pour la ville de produire 25% de son énergie seule et de manière propre.

Autonomie résiliente. Higashi-Matsushima n’est qu’un exemple parmi des dizaines de villes petites et moyennes au Japon qui poursuivent la même destinée. Dans les mois qui ont suivi la catastrophe, un grand « Programme de Résilience Nationale » – avec environ 30 milliards d’euros à la clé – a été lancé pour mettre en œuvre un printemps des énergies renouvelables au sein de ces communautés de taille moyenne.

Surtout, l’idée est aussi d’apprendre des traumatismes. En plus de conférer de l’autonomie à ces municipalités en produisant, ces mini-réseaux permettent également de stocker de l’énergie pour plusieurs jours. Autrement dit, en cas de nouvelles catastrophes qui viendraient à affecter le système principal, la ville est assurée de pouvoir continuer à fonctionner et distribuer de l’énergie grâce à ses mini-centrales autonomes.

C’est une véritable solution alors que le problème d’énergie centralisée avait largement contribué à empirer la situation en paralysant le pays lors du drame de 2011. Cette logique de décentralisation à petite échelle répond à la volonté à terme de se passer complètement de grosses centrales d’électricité. C’est la porte ouverte à un monde où nous produirions tous notre énergie, dans le respect de l’environnement. Ça a du bon la résilience.

 
Par Joseph de Carme
02 octobre 2017
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Début du 1er procès de la catastrophe de Fukushima

Début du 1er procès de la catastrophe de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

L'ex-président du conseil d'administration de Tepco, Tsunehisa Katsumata, arrive au tribunal, le 30 juin 2017 à Tokyo.

 

Trois ex-dirigeants de la compagnie exploitante de la centrale de Fukushima saccagée en 2011 par un gigantesque tsunami ont plaidé non coupables vendredi à l'ouverture du premier procès pénal lié à cette catastrophe.

 

TSUNAMI. Le 11 mars 2011, un séisme suivi d'un tsunami frappait la côte Est du Japon et un mur d'eau de 14 mètres de haut atteignait la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Parce qu'elle est alors privée de courant, les coeurs non refroidis de trois de ses six réacteurs entrent en fusion. S'ensuivra une série d'explosions dans les bâtiments des réacteurs et un dégagement massif de substances radioactives dans l'environnement. Une catastrophe technologique classée au niveau 7 (comme Tchernobyl) dont les effets sont encore loin d'être contenus. 

 

L'ex-président du conseil d'administration de Tepco, Tsunehisa Katsumata, arrive au tribunal, le 30 juin 2017 à Tokyo. Crédit : JIJI PRESS/AFP.

Les dirigeants de Tepco en accusation

Dès 2012, une plainte est déposée par des citoyens contre des responsables de Tepco, des représentants de l'Autorité de sûreté nucléaire et des experts. Elle sera classée sans suite pour la plupart des personnes visées mais en 2015, au terme d'une procédure complexe, un comité juridique composé de citoyens estime que les trois anciens dirigeants de Tepco doivent être inculpés "pour négligence" ayant entraîné la mort. Il s'agit du président du conseil d'administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (77 ans), ainsi que deux ex-vice-PDG, Sakae Muto (66 ans) et Ichiro Takekuro (71 ans).

Ce vendredi 30 juin 2017, leur procès vient de s'ouvrir et les trois ex-dirigeants ont décidé de plaider non coupable. Il est reproché aux trois hommes l'absence de dispositions supplémentaires face au risque d'un raz-de-marée dépassant les standards de construction initiaux de la centrale. "Je présente mes excuses pour les énormes soucis causés aux résidents de la région et à travers le pays", a déclaré M. Katsumata devant les magistrats, tout en réfutant toute responsabilité pénale.

"Il était impossible de prévoir l'accident", a-t-il plaidé. M. Takekuro, qui supervisait les opérations nucléaires, a tenu des propos similaires, et Sakae Muto a renchéri : "Quand je me souviens de ce moment-là, je pense toujours qu'un accident comme celui-ci n'était pas prévisible". Dans une déclaration préliminaire, le procureur a indiqué qu'il entendait démontrer que le risque de tsunami était pourtant connu mais que les dispositions nécessaires n'ont pas été prises. Et de présenter devant la cour 230 documents selon lui probants, dont des courriels échangés entre deux des accusés et des spécialistes suggérant des craintes grandissantes et la nécessité de prendre des mesures anti-tsunami.

 

De la fumée s'échappe des réacteurs 3 et 4 de la centrale quelques jours après le tsunami. Crédit : AIR PHOTO SERVICE/ AFP

Un risque de tsunami évoqué dès 2008

Les trois accusés étaient en outre, selon le procureur,"présents lors de réunions de sécurité" où les experts ont présenté des simulations faisant état de la possibilité d'un tsunami atteignant 15,7 mètres près de la centrale, zone où celui du 11 mars 2011 a été de 14 mètres. Une étude interne à Tepco datant de 2008, révélée ultérieurement, évoquait cette hypothèse d'un raz-de-marée dépassant de loin la hauteur prise en compte pour construire la centrale, "mais la diffusion de ce rapport s'est arrêtée à la direction de la division nucléaire et il n'est pas remonté jusqu'à moi", a assuré par le passé M. Katsumata. "Si ces trois dirigeants avaient assumé pleinement leur devoir en matière de sécurité, l'accident ne se serait jamais produit", a asséné le procureur.

Ces mots sont proches de ceux de la meneuse des plaignants, Ruiko Muto, résidente de la préfecture de Fukushima, présidente de l'association à l'origine des poursuites. Avec elle, une centaine de personnes étaient présentes tôt vendredi matin devant le tribunal. "Qui est fautif, quel enchaînement de faits ont conduit à cet accident ? On ne le sait toujours pas", a-t-elle a déclaré à l'AFP. Les opérations d'évacuation conduites dans l'urgence, sans préparation, ont causé le décès de 44 personnes de l'hôpital de Futaba, à quelques kilomètres du site. Treize autres personnes (des militaires et personnels de Tepco) ont été blessées. C'est sur ces éléments que s'appuie essentiellement la plainte.

Mais "au-delà, la vie de nombreuses personnes a été bouleversée, et je veux que les prévenus prennent conscience de leur colère et chagrin", a insisté Mme Muto, qui porte le même nom qu'un des prévenus sans qu'il y ait de lien de parenté. "Ce que j'ai perdu le 11 mars 2011, c'est une vie normale. Moi, qui ignorais tout du danger des réacteurs nucléaires, en suis à ma septième année d'évacuation", a témoigné pour l'AFP une autre victime patientant devant le tribunal, Yoshiko Furukawa, qui habitait près de la centrale.

"Assurément, les trois personnes visées ne sont pas les seules responsables, mais il est extrêmement important qu'elles aient à répondre sur le rôle qu'elles ont joué", a réagi Hisayo Takada, de Greenpeace Japon, cité dans un communiqué. Les autorités, elles, insistent sur le fait qu'aucun mort n'est directement dû aux radiations dégagées par les trois réacteurs entrés en fusion à la centrale Fukushima Daiichi. Mais elles reconnaissent officiellement des "décès liés" aux évacuations qui s'en sont suivies

 

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Greenpeace reports jump in radioactive contamination in Fukushima waterways 

Greenpeace reports jump in radioactive contamination in Fukushima waterways  | Japan Tsunami | Scoop.it

Greenpeace Japan member Mai Suzuki removes sediment samples from a remotely operated grabber at Lake Biwa in Shiga Prefecture on March 22.

 

The radioactive contamination in Fukushima's riverbanks, estuaries and coastal waters was at a scale hundreds of times higher than pre-2011 levels.

 

OSAKA – Greenpeace Japan on Thursday said it has discovered radioactive contamination in Fukushima’s riverbanks, estuaries and coastal waters at a scale hundreds of times higher than pre-2011 levels.

One sample of sediment taken along the Niida River, less than 30 km northwest of the crippled Fukushima No. 1 power plant, revealed the presence of cesium-134 and cesium-137 at levels of 29,800 becquerels per kilogram.

That was just one of 19 samples of dried sediment and soil the environmental activist group took and analyzed from the banks of the Abukuma, Niida, and Ota rivers. The samples were collected by Greenpeace in February and March.

All of the samples but one exhibited more than 1,000 Bq/kg of radioactive material. The lowest level, 309 Bq/kg, was logged at a spot along the Abukuma River.

 

Cesium-134 has a half-life of about two years, but cesium-137 has a half-life of 30 years and is considered particularly hazardous. The standard limits set for radioactive cesium in Japan are 100 Bq/kg for general foods and 10 Bq/kg for drinking water.

“The radiological impacts of the Fukushima nuclear disaster on the marine environment, with consequences for both human and nonhuman health, are not only the first years. They are both ongoing and future threats, principally the continued releases from the Fukushima No. 1 plant itself and translocation of land-based contamination throughout Fukushima Prefecture, including upland forests, rivers, lakes and coastal estuaries,” the report said.

Greenpeace Japan also published the results of tests on dried marine sediment samples collected at 25 points off the Fukushima coastal area, including three river estuaries, during this same period, at depths of between 7.4 and 30.6 meters. The results showed that the highest level of cesium was 144 Bq/kg taken from a sample collected off the coast from the Fukushima power plant, while the lowest total cesium figure was 6.5 Bq/kg off Nakanosaku, well to the south of the plant.

 

In addition to Fukushima, Greenpeace Japan took dried sediment samples from Lake Biwa at three locations near the shore. The results showed cesium levels to be between 7.1 Bq/kg and 13 Bq/kg at two locations, and negligible at the other two.

The safety of Lake Biwa, which provides drinking water for about 14 million people in the Kansai region, has become a major bone of contention between Kansai Electric Power Co., which wants to restart reactors in neighboring Fukui Prefecture, and residents in and around Lake Biwa who are fighting to keep them shut down.

 

BY ERIC JOHNSTON

STAFF WRITER

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Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Vue de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2016. 
 

La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

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    Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain.

Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

 

Un magma très radioactif

Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur.

 

Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteurs.

En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

 

Robots en rade

Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.

Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

 

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon
 
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Le Japon double l’estimation de la facture de Fukushima

Le Japon double l’estimation de la facture de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

La catastrophe nucléaire provoquée par un violent séisme en 2011 va coûter quelque 170 milliards d’euros au pays.

 

Le gouvernement japonais a presque doublé son estimation du coût de la catastrophe nucléaire de Fukushima, a rapporté dimanche 27 novembre le quotidien des affaires Nikkei.

Les fonds nécessaires notamment à l’indemnisation des victimes et au démantèlement de la centrale de Fukushima Daiichi sont désormais estimés à plus de 20 000 milliards de yens (170 milliards d’euros).

En 2013, le ministre du commerce avait estimé à 92 milliards d’euros le coût de la catastrophe, dont 45 milliards d’indemnisations, 21 milliards pour la décontamination, 9,2 milliards pour la construction d’un lieu de stockage des sols contaminés et 16,8 milliards pour le démantèlement de la centrale.

Lire aussi :   Un fort séisme au Japon ravive le souvenir de la catastrophe de 2011

 

Coûts de l’électricité

L’indemnisation des victimes est désormais estimée à 67 milliards d’euros, tandis que la décontamination nécessiterait de 33 à 42 milliards et que le budget du démantèlement subit une hausse du même ordre. Selon plusieurs sources proches du dossier citées par le Nikkei, une partie de cette augmentation sera reportée sur les coûts de l’électricité. Le ministère du commerce n’a pas fourni de commentaire.

Le 11 mars 2011, un violent séisme de magnitude 9 puis un tsunami dévastateur ont abouti à l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi, la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986.



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La centrale de Fukushima, gravement endommagée, au centre d’une nouvelle polémique

La centrale de Fukushima, gravement endommagée, au centre d’une nouvelle polémique | Japan Tsunami | Scoop.it

La centrale de Fukushima Dai-ichi, gravement endommagée lors du tsunami de 2011, est au centre d’une nouvelle polémique: faut-il ou non rejeter les eaux contaminées par le tritium dans l’océan? Le matériel radioactif est presque impossible à retirer des énormes quantités d’eaux utilisées pour le refroidissement des réacteurs, et déjà nettoyées de leur césium et de leur strontium.Cette eau continue de s’accumuler dans d’énormes réservoirs, car la centrale a besoin chaque jour de 300 tonnes d’eau pour rafraîchir le réacteur en fusion. Une partie de cette eau fuit déjà dans l’océan Pacifique.La décontamination des eaux peut être réalisée en laboratoire, mais c’est une opération très couteuse en raison de la quantité d’eau à traiter. En outre, beaucoup de scientifiques pensent que les risques liés au déversement du tritium dans l’Océan Pacifique seraient minimes. Selon Rosa Yang, experte nucléaire californienne, les autorités japonaises devraient simplement boire publiquement un peu d’eau contaminée pour convaincre la population.Mais en ce qui concerne le nucléaire, les limites sont peu claires et les enfants sont les plus vulnérables. Selon Robert Daguillard, porte-parole de l’US Environmental Protection Agency, toute exposition au tritium comporte des dangers et une exposition prolongée augmente les risques de cancer.La nouvelle d’un déversement pourrait dévaster les pêcheries locales et les communautés, dans un Japon encore marqué par le désastre de 2011.La quantité totale de tritium de Fukushima est de 57 millilitres et se situe en-dessous des normes mondiales permises dans l’eau (??). Elle sera sans doute relâchée par étapes dans l’océan cette année.

 

Lire aussi : 

Fukushima a maintenant contaminé 1/3 de la surface des océans dans le monde ( 30/07/2015)

Japon – centrale nucléaire : Toutes les leçons de Fukushima n’ont pas été tirées (14/03/2016)

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A Fukushima, les souris sont aveugles et les oiseaux ne chantent plus

A Fukushima, les souris sont aveugles et les oiseaux ne chantent plus | Japan Tsunami | Scoop.it

Le Japon commémore ce vendredi les cinq ans de la catastrophe de Fukushima. Aujourd'hui, l'environnement reste très contaminé autour de la centrale comme l'ont expliqué à France Info plusieurs chercheurs.

 

Tim Mousseau de l'université de Columbia et Anders Moller de celle de Paris-sud ont enregistré les oiseaux de Fukushima en juin dernier. Là où la contamination est la plus forte, ils n’enregistrent plus rien comme si les oiseaux évitaient la radioactivité. "Nous avons aussi constaté, chez les rongeurs, une augmentation de la cataracte, a expliqué Anders Moller à France Info. Les petites souris sont aveugles comme les oiseaux d’ailleurs."

C'est dans les forêts que l'on trouve le plus haut niveau de contamination. "On trouve encore des champignons avec des taux de contamination dix fois voire cent fois supérieurs aux normes de commercialisation", ajoute Philippe Renault de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

 
A Fukushima, les souris sont aveugles et les oiseaux ne chantent plus - Anne-Laure Barral
 
 

Le 11 mars 2011, le nord-est du Japon était frappé par un séisme de magnitude 9, un tsunami dévastateur (près de 20.000 morts) et un accident majeur à la centrale nucléaire de Fukushima.

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Les forçats du nucléaire : "La Désolation" d'Arnaud Vaulerin

Les forçats du nucléaire : "La Désolation" d'Arnaud Vaulerin | Japan Tsunami | Scoop.it

 

Le sous-titre de l’enquête journalistique d’Arnaud Vaulerin condense en trois termes une réalité terrifiante. « Fukushima », tout d’abord, raccourci facilement prononçable dans toutes les langues du monde, et synonyme de catastrophe. La centrale de Fukushima-daiichi a été frappée, le 11 mars 2011, par les vagues du tsunami consécutif au séisme qui s’était produit au large du Japon moins d’une heure auparavant. Des vagues dépassant parfois 15 mètres de hauteur. « Humains » et « jetables », ensuite, deux mots que l’on voudrait antinomiques, mais en l’occurrence l’oxymore ici est d’actualité. Car après la catastrophe, et ses réactions en chaîne inévitables – arrêt des réacteurs, arrêt de l’alimentation électrique, groupes électrogènes noyés, combustible impossible à refroidir, température montant à 2300 °C, fuites dans l’enceinte de confinement, explosions, etc. –, il faut évacuer les zones proches, puis les zones plus éloignées. Il faut aussi, après avoir stabilisé au mieux, ou au moins mal, une situation que l’on décrète acceptable, démanteler la centrale. Les hommes employés au démantèlement subissent des niveaux de radioactivité élevés et sont bringuebalés d’un poste à l’autre. Ce sont eux, les « humains jetables ».

Arnaud Vaulerin est le correspondant au Japon du journal Libération. Il est allé à la rencontre de ces forçats du nucléaire, et en a rapporté une enquête qui tient du récit post-apocalyptique. Dans le livre, nous sommes plus de deux ans après le tsunami, mais ce n’est pas de l’histoire ancienne. C’est même de l’histoire à venir : le travail de démantèlement est prévu pour durer jusqu’en 2040. Autant dire que des hommes auront passé leur temps d’activité à détruire au lieu de construire, à vivre sur les ruines d’un désastre au péril de leur vie, quand le monde autour d’eux s’emploiera à oublier ou faire oublier, à faire comme si. En 2020, par exemple, se tiendront à Tokyo les Jeux Olympiques. C’est à ces anonymes soumis à « l’ennemi invisible », à ces sans-grades que l’on sacrifie pour sécuriser « le Titanic atomique », qu’Arnaud Vaulerin consacre son enquête. Même si les circonstances de la catastrophe sont très différentes, on ne peut s’empêcher de songer, par ricochet, aux sacrifiés de Tchernobyl.

Il n’est pas facile d’approcher les démolisseurs de Fukushima. Une chape de silence – de plomb – emprisonne la parole, due autant à la culture japonaise qu’aux injonctions de la Tepco (Tokyo Electric Power Company). La communication autour du nucléaire n’est jamais simple, toujours considérée comme biaisée. Le nucléaire fait peur et induit la paranoïa. Dans l’inconscient collectif, il a des résonances apocalyptiques, définitives comme une fin du monde annoncée et programmée. Le nucléaire, c’est la bombe. Fukushima rime avec Hiroshima. Tchernobyl, c’est un coup des Russes. Les coups de grisou, dans les mines de charbon, tuent encore de nos jours, mais sans autre conséquence que le deuil immédiat des familles des mineurs. L’accident nucléaire, lui, a des retombées invisibles qui terrifient. Dès lors, comment communiquer ? Arnaud Vaulerin souligne, à juste titre, que la filière française du nucléaire « n’est pas franchement réputée pour son ouverture et sa transparence. » Le premier ministre japonais affirme, lors de la candidature de Tokyo au J.O., que « la situation est sous contrôle » et que « aujourd’hui, sous le ciel bleu de Fukushima, il y a des petits garçons qui jouent au football et regardent l’avenir et pas le passé ». D’ailleurs, le slogan choisi par le Japon pour cette candidature est « Découvrir demain ».

La Désolation nous invite à découvrir non pas demain, mais aujourd’hui. Hic et nunc. Enfin, hic, c’est là-bas, au bord du Pacifique, là où des milliers d’hommes s’emploient, nunc, à nettoyer et décontaminer. Le temps du sauvetage est révolu, il s’agit à présent de balayer et de déblayer. Le premier de ces ouvriers que l’on rencontre est appelé Shota. Il a 20 ans, une femme et un enfant, est tout à fait conscient du travail qu’il effectue, et de sa dangerosité. Il fait plus vieux que son âge, il n’a rien d’un jeune homme insouciant, il n’y a presque plus rien de jeune en lui. Il dit : « Mon travail n’est pas dur, c’est pire. » Un autre de ces forçats se nomme Tetsuya Hayashi. Lui, il illustre les méandres de la sous-traitance et leurs corollaires : les infractions à la législation du travail. 800 sociétés travaillent sur le site de Fukushima, et emploient environ 7 000 ouvriers chaque jour. Tepco est incapable de superviser ce labyrinthe, dans les allées duquel s’insinue, bien entendu, la mafia. Sous-payés, surexposés, les ouvriers sont « embringués dans un labeur qui relève de l’abatage ». Au fil des mois, la situation n’évolue guère, ou alors en pire. Un avocat spécialisé dans le droit du travail, et qui s’occupe du cas de Tetsuya Hayashi, déclare que « Tepco est en état de mort cérébrale depuis des mois » et que « le gouvernement ne sait plus quoi faire avec Fukushima ».

Le lecteur sort sonné de l’enquête d’Arnaud Vaulerin, qui est peut-être le premier roman vrai de Fukushima. L’enquête se clôt sur le soudain silence de Shota, le jeune homme qui, le premier, avait osé parler. Un des mérites de La Désolation est de donner vie, corps et parole à des hommes invisibles et interchangeables. Vaulerin écrit en journaliste, sur des bases solides et vérifiées. Il écrit aussi en faisant entendre un « je » concerné et un « je » sensible. Le journaliste fouille l’obscurité pour découvrir la mer, trouve les mots justes pour évoquer l’odeur d’un wagon de train ou la solitude d’un parking de supermarché, et remercie « François Bon, Michaël Ferrier, Elisabeth Filhol et Daniel de Roulet pour leurs récits et romans qui [l]’ont accompagné ces dernières années ».

Extrait :

« Il ne devrait pas être face à nous, attablé devant un café brûlant d’un restaurant de quartier d’Ueda, cette bourgade éteinte à 20 kilomètres au sud d’Iwaki. Si la catastrophe du 11 mars 2011 n’avait pas eu lieu, Akihiro Yoshikawa serait sans doute encore employé par Tepco et, ce matin, probablement dans les murs de Fukushima-daiini, l’autre site géré par la compagnie électrique à 10 kilomètres au sud de Fukushima-daiichi.

Ces deux centrales établies sur la côte pacifique, cet homme les connaît comme sa poche. Il y a passé la moitié de sa vie à travailler. D’abord dix ans à Fukushima-daiichi, puis ensuite quatre à Fukushima-daiini. Des années qui comptent, qui forment une raison d’être, sinon une existence. Originaire d’Ibaraki, il s’est installé avec sa femme dans cette plaine boisée et horticole en lisière de l’océan. Il a emménagé d’abord à Futuba, puis à Namie, un gros bourg aux portes de cette zone nucléaire. Sa maison se situe à 7 kilomètres de la centrale. Jusqu’au 11 mars, Akihiro Yoshikawa a vécu là en ouvrier dévoué, puis en cadre très investi. La famille, le travail, les amis, la maison, la mer, la campagne, tout était là. Tout était simple. La centrale était au cœur de cette évidence. »

(Pages 153-154, chapitre « L’Enfant de Fukushima »)

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Japon: citant les leçons de Fukushima, la justice ordonne l'arrêt de réacteurs nucléaires

Japon: citant les leçons de Fukushima, la justice ordonne l'arrêt de réacteurs nucléaires | Japan Tsunami | Scoop.it

Tokyo - Un tribunal japonais a ordonné mercredi pour des raisons de sûreté l'arrêt de deux réacteurs nucléaires à peine relancés, appuyant son jugement sur les leçons tirées de l'accident de Fukushima survenu il y a cinq ans.

Sont visées par cette décision de justice les unités 3 et 4 de la centrale de Takahama (ouest), qui ont pourtant obtenu les feux verts techniques et politiques pour redémarrer.

A la lumière de l'accident de Fukushima (...) il reste des interrogations sur les mesures de protection vis-à-vis d'un tsunami et concernant les plans d'évacuation, a souligné le juge, selon des propos rapportés par la chaîne publique NHK.

On ne peut pas dire que la compagnie ait fourni suffisamment d'explications sur le plan de la sûreté, a estimé le juge.

Les plaignants, un groupe de 29 personnes de la préfecture de Shiga, contiguë à celle de Fukui où se trouvent les réacteurs de Takahama, ont crié leur joie devant les caméras à la sortie du tribunal, brandissant des banderoles où l'on pouvait lire nous sommes très heureux et saluons le courage du jury.

Ce rebondissement dans la saga judiciaire de Takahama constitue un revers pour le gouvernement du Premier ministre conservateur Shinzo Abe. Celui-ci assure que les installations nucléaires japonaises peuvent redémarrer sans craintes à partir du moment où l'Autorité nucléaire a délivré son certificat de conformité à de nouvelles normes durcies.

Le jugement (de l'Autorité nucléaire) selon lequel ces réacteurs répondent à des standards qui sont les plus stricts du monde ne change pas, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors de son point de presse régulier.

La compagnie exploitante, Kansai Electric Power, va devoir se conformer à cette injonction qu'elle a qualifiée de regrettable et inacceptable et qui vient perturber son calendrier de relance progressive, du moins en attendant un éventuel retournement de jugement en appel.

Nous allons faire notre possible pour prouver la sûreté des réacteurs Takahama 3 et 4, a insisté un porte-parole, réagissant par téléphone pour l'AFP.

- Un an de bataille judiciaire -

C'est la première fois qu'un ordre d'arrêt vise une installation nucléaire relancée.

Au grand dam des organisations écologistes, Takahama 3 avait été remis en service en janvier et l'électricité qu'il produit est utilisée depuis fin février sur le réseau commercial.

Takahama 4 a été réactivé fin février, mais a été victime d'un problème technique qui a entraîné un arrêt inopiné trois jours plus tard. De facto, il n'est pas opérationnel mais la compagnie était en train de poursuivre les opérations pour le ranimer au plus vite.

Le redémarrage de Takahama témoigne de l'échec total de l'autorité de réglementation nucléaire du Japon à faire de la sécurité du public une priorité, avait réagi le groupe antinucléaire Greenpeace lors de la remise en service de ces unités.

L'organisation s'est aussi inquiétée du fait qu'une partie du combustible des réacteurs 3 et 4 de Takahama soit un mélange d'oxydes (Mox) fabriqué par le groupe français Areva et en partie issu du recyclage.

Le redémarrage de Takahama 3 et 4 avait déjà été retardé de plusieurs mois à cause d'une précédente bataille juridique devant un tribunal de Fukui, procédures dont la compagnie Kansai Electric était sortie gagnante en décembre en appel.

L'Autorité de régulation avait confirmé en février 2015 que ces deux tranches répondaient aux critères plus sévères imposés aux centrales nucléaires pour faire face aux risques de catastrophes naturelles et d'accidents critiques.

Ce couple de deux unités de Takahama avait été le deuxième parmi les rares à avoir obtenu le certificat de sûreté après les deux unités Sendai 1 et 2 (sud-ouest), qui sont actuellement les seules autres à avoir été remises en exploitation au Japon. Il ne reste dans le pays que 43 unités potentiellement exploitables, contre 54 avant Fukushima.

Fervent partisan de l'atome pour des raisons économiques (l'industrie a besoin d'énergie et l'importer coûte cher), le gouvernement Abe plaide depuis trois ans pour que tous les réacteurs jugés sûrs par l'Autorité de régulation nucléaire soient relancés, en dépit d'une opinion publique majoritairement contre.

kap/uh/sg

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Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon

Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it
Malgré les doutes persistants sur la sûreté et les réticences de la population, le Japon poursuit son lent retour au nucléaire. La Compagnie d’électricité du Kansai (Kepco) a redémarré le 29 janvier le réacteur 3 de la centrale de Takahama, dans le département de Fukui (Centre). Elle devrait faire de même en février avec le réacteur 4 de la même centrale.

Après Sendai dans le département de Kagoshima (sud-ouest) en août 2015, Takahama est la première centrale à reprendre une activité depuis l’arrêt progressif du parc nucléaire nippon qui a suivi la catastrophe de Fukushima de mars 2011. A Takahama, la « nouveauté » est qu’il s’agit de réacteurs utilisant du MOX, un combustible constitué d’uranium et de plutonium produit pour le Japon en France et en Grande-Bretagne.

Lire aussi : Le Japon relance le nucléaire, malgré l’hostilité de sa population

Kepco a tout fait pour obtenir le droit de relancer son installation et travaille également au redémarrage de la centrale d’Ohi, également dans le département de Fukui. Parmi les neuf compagnies d’électricité du Japon, elle est celle qui dépend le plus du nucléaire. L’arrêt du parc a lourdement pesé sur ses finances. L’entreprise qui alimente des groupes comme Panasonic ou Sharp, basés dans la région d’Osaka, mais qui a vu la consommation reculer de 10 % en raison notamment des mesures d’économie d’énergie, avait accumulé des pertes nettes à 148 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) à l’exercice clos fin mars 2015.

 

Appui du lobby industriel

Même si sa situation s’est améliorée par la suite avec la baisse des prix du pétrole, l’entreprise a augmenté les prix de 8,36 % entre juin et octobre 2015 pour les particuliers. Ses tarifs sont les plus élevés du Japon, un foyer moyen client de la compagnie ayant payé 8 058 yens (63 euros) pour son électricité en décembre 2015.

La relance des deux réacteurs entrés en service en 1985 devrait augmenter de 144 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) ses profits opérationnels et l’entreprise envisage de réduire ses prix de 5 % à partir d’avril.

Le redémarrage de Takahama a été permis car l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN) a estimé que le site respectait les nouvelles normes de sûreté. Kepco a par ailleurs obtenu l’aval du gouverneur de Fukui Issei Nishikawa et du maire de Takahama Yukata Nose. Le ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie Motoo Hayashi est intervenu pour obtenir l’accord des autorités locales. Soucieux notamment d’exporter ses technologies, le gouvernement, avec l’appui du puissant lobby industriel nippon, fait tout pour relancer le nucléaire, qui générait 28 % de l’électricité nippone avant Fukushima.


Lire aussi : Fukushima : première reconnaissance d’un cancer

Kepco a également obtenu le feu vert de la justice. En décembre, une décision en appel du tribunal de Fukui a invalidé un jugement rendu en avril qui interdisait le redémarrage de Takahama. A l’époque, répondant à une plainte déposée par neuf opposants à la relance de ces installations, le tribunal avait considéré que les normes de sécurité établies en 2013 « manquaient de rationalité ». La sous-estimation du risque sismique par Kepco et l’absence plans d’évacuation en cas de catastrophe avaient également été évoquées pour justifier cette décision.

 

Concentration de réacteurs

Le tribunal avait pris une décision similaire en mai 2014 pour deux réacteurs de la centrale d’Ohi. Il avait qualifié les installations « de simples outils de production d’électricité, de ce fait moins importantes que le droit fondamental [à la vie] de la population ».

Au sujet de la relance de Takahama, le quotidien de centre gauche Asahi pointait dans un éditorial du 28 janvier les problèmes soulevés. Outre la défiance persistante d’une majorité de Japonais, il soulignait les limites des plans d’évacuation pour les 180 000 personnes habitants dans un rayon de 30 kilomètres autour du site, l’absence de réelle concertation avec les communautés locales et surtout les problèmes de Kepco pour un projet de site temporaire de stockage des déchets nucléaires. L’entreprise s’est engagée sur sa construction d’ici 2030 mais se heurte à l’opposition des municipalités.

L’Asahi soulignait également les risques liés à la situation de la centrale. « Quinze réacteurs sont installés dans la baie de Wakasa de Fukui, l’une des concentrations les plus importantes au monde », écrit le quotidien. Et le journal de s’interroger sur les risques en cas de catastrophe naturelle majeure. « La sinistre leçon de Fukushima est que des accidents nucléaires dépassant tous les scénarios envisagés peuvent survenir. »

Lire aussi : Nucléaire : le retour en arrière du Japon

L’ancien premier ministre Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe de Fukushima, a réagi le 26 janvier depuis Washington à l’annonce de la relance en rappelant que la catastrophe de Fukushima était « toujours d’actualité et loin d’être réglée ». Il a ajouté que le projet du gouvernement de porter la part du nucléaire à 20-22 % de la production d’électricité d’ici à 2030, comme prévu dans le projet gouvernemental de bouquet énergétique, était « irréalisable » à moins de construire de nouvelles centrales ou de prolonger la durée d’utilisation des réacteurs.



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Fukushima Tomioka the abandoned city

Ajoutée le 2 mai 2014

2011年の日本の大地震、大津波から3回めの春が来た。
津波によってひどく破壊された広い地域は、絶え間ない努力により少しずつ回復しつつあ­る。
だが、哀しいことに。
福島には、今は住めないと判断された地域が存在している。
放射線の数値の高さによって全く入れない地域と、
少しの立ち入りは許されるが、そこに居住することはできない地域が、ある。
そんな居住制限区域、福島県富岡町。
名所として有名な桜並木は、震災前と変わらない美しさで咲き誇る。
だがその下に楽しく集うはずの人々の影は、今はない。
でも、きっと、いつの日か。何年か何十年か……の後にきっと、人々は失われた故郷に帰­るだろう。
今は手を付けることのできない津波の爪痕を、いつかきれいに片付けて、桜の下に集うだ­ろう。
鎮魂と、未来への希望を込めて。 

2015Version
https://vimeo.com/126904080

In 2011 a magnitude 9 megathrust earthquake off the pacific coast of Japan known as" the Great East Japan Earthquake" hit Japan. It was the largest earthquake in Japanese history (4th largest in recorded world history) and its force moved the main Island (Honsu) 2.4 meters East shifting the earths axis 10 cm. The Quake triggered a tsunami which devastated north eastern Japan.
This footage of Fukashima is taken in Spring 3 years on.
Wide areas of the city were destroyed badly by the tsunami and although parts of the city are recovering gradually, there is little or no effort placed on the monumental effort to rebuild after such devastation.Sadly the Fukushima region has now been determined uninhabitable as nationally Japan comes to terms with the enormity of the decimation and loss of life.Some regions have lower numerical values of the radiation displayed on public indicators. There is still much official restrictive secrecy from the intrusive realisation of unhindered public cameras seeking truth.
Great tracts of the once busy landscape are desolate and uninhabitable. Residence is restricted to defined areas like Tomioka town, Fukushima Prefecture .The Famous cherry blossom trees, once admired by people celebrating their beauty in bloom before the disaster, now flourish in the stillness of the deserted post earthquake, apocalyptic landscape.
My hope is that one day after years or several decades people will return to their hometown that was lost to the fury of nature . The Traces of tsunami cannot by human hands be put neatly away , they gather under the beauty of the spring blossoming cherry tree as requiem and in great hope for the future.

Jacques Le Bris's insight:

The devastated Fukushima nuclear power plant in Japan has been releasing radioactive water into the Pacific Ocean for a number of years, and into the atmosphere as well. As of now there is still no concrete clean-up plan for dealing with the disaster.

As we noted last week with the Chernobyl disaster that occurred in 1986, the abandoned nuclear fallout zone has been retaken by nature, and recent drone footage from Fukushima shows another place where time has completely frozen.

Photographer Arkadiusz Podniesinski published the following video, and a series of photos through The Guardian, showing what the Fukushima area looks like now that it is uninhabited.

The photos and video show scenes of abandoned cars in traffic, entirely overgrown with grass and leaves. You can also see ghost towns with broken down buildings and businesses, and everything pretty much the same as it was left years ago, aside from the obvious wear and tear.



Read More: http://www.trueactivist.com/incredible-new-drone-footage-shows-the-abandoned-fukushima-wasteland/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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Au Japon, le Typhon Etau oblige 170000 personnes à être déplacées et menace la centrale de Fukushima

Au Japon, le Typhon Etau oblige 170000 personnes à être déplacées et menace la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Une ville de l'est du Japon a été brusquement envahie jeudi par les eaux d'une rivière en furie qui a détruit maisons et voitures sur son passage, tandis que des habitants appelaient désespérément à l'aide, selon des images diffusées en direct.

  

Le Typhon Etau qui traverse actuellement le Japon a provoqué des dégats extrêmement importants. Des pluies torrentielles continuaient de s'abattre ce jeudi sur le pays , faisant déborder des cours d'eau et provoquant des glissements de terrain. Une personne disparue a été déclarée par les autorités et des «alertes spéciales» ont été diffusées pour les préfectures de Tochigi et Ibaraki.

Plus de 170 000 personnes ont dû être évacuées d'urgence, y compris dans certains arrondissements de la capitale Tokyo, étaient déjà concernées depuis mercredi par des recommandations de quitter leur domicile.

La chaîne publique NHK a montré la rivière Kinugawa rompant une de ses rives dans la ville de Joso (65 000 habitants) et lâchant une gigantesque vague à travers une partie de l'agglomération, à la suite des pluies diluviennes cette semaine sur le pays.

Plusieurs vidéos amateurs montrent un gigantesque torrent de boue déferler dans les rues de la ville.

Des images aériennes montrent la ville envahie d'eau boueuse à perte de vue.

Des maisons ont été emportées par les cours d'eau, transformés en gigantesques torrents, ou renversées par des glissements de terrain, selon les autorités de Tochigi et d'après des images diffusées à la télévision.

«Ces intempéries sont d'une ampleur que nous n'avons encore jamais connue et elles présentent un danger immédiat», a averti un responsable de l'agence nationale de météorologie. 

«Il faut être aussi très vigilant aux alentours de ces régions même si l'alerte spéciale n'est émise que pour ces deux provinces», a-t-il insisté, ajoutant que «le danger de glissements de terrain est extrêmement important».

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Japon: une bombe de la 2e guerre mondiale dans la centrale de Fukushima

Japon: une bombe de la 2e guerre mondiale dans la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Tokyo - Une bombe datant probablement de la Seconde guerre mondiale a été découverte jeudi au Japon dans l'enceinte de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, a indiqué l'exploitant.

L'engin "a été repéré vers 07H30 locales (mercredi 22H30 GMT) par un employé d'une société sous-traitante au cours de travaux pour créer un parking", a expliqué à l'AFP un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco). 

La bombe, d'une longueur d'environ 85 centimètres pour 15 cm de diamètre, se trouvait dans le sol à une distance d'un kilomètre des bâtiments des réacteurs 2 et 3 du site", a-t-il précisé. 

 
 

"Nous avons prévenu les services de police de Futaba qui sont désormais chargés de suivre le dossier", a ajouté le porte-parole. 

Ce sont les forces d'autodéfense, nom de l'armée japonaise, qui devraient prendre en charge l'opération de retrait après avoir vérifié les risques d'explosion de l'engin. 

 

La région où est implantée la centrale Fukushima Daiichi, à cheval sur les localités côtières de Futaba et Okuma (nord-est), hébergeait en temps de guerre une base aérienne de l'armée nippone et a subi des bombardements américains, selon les informations dont dispose Tepco.  

Ces deux agglomérations ont été entièrement évacuées dans les jours suivants la catastrophe atomique de mars 2011 et demeurent désertes et inhabitables. 

La centrale nucléaire Fukushima Daiichi fait actuellement l'objet d'importants travaux en vue du démantèlement de ses six réacteurs, dont quatre ont été sévèrement saccagés par des explosions d'hydrogène à la suite des violents séisme et tsunami survenus il y a six ans. 

La découverte de la bombe jeudi a conduit à mettre en place un périmètre de sécurité sur une petite partie de l'immense site, mais n'a pas perturbé le travail des équipes oeuvrant ailleurs, notamment près des réacteurs, selon la compagnie. 

Jacques Le Bris's insight:

Le sérieux de l'industrie japonaise en prend un sérieux coup, lorsqu'on s'aperçoit, à son démantèlement, que l'on a construit une centrale atomique sur un tapis de bombes !!!

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Fukushima : un retour forcé en terre irradiée

Fukushima : un retour forcé en terre irradiée | Japan Tsunami | Scoop.it
Près de Tomioka, dans la préfecture de Fukushima. Extrait de l’exposition «Fukushima no go zone», à la galerie 247 (Paris XVIIIe) jusqu’au 13 mai. Photo Carlos Ayesta et Guillaume Bression. Hans Lucas
 

Six ans après la catastrophe, le gouvernement japonais vient de lever l’ordre d’évacuation dans quatre districts autour de la centrale nucléaire. Une abrogation qui met fin aux aides financières et pourrait précipiter la réinstallation de la population dans des lieux encore contaminés.

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    Fukushima : un retour forcé en terre irradiée

En apparence, c’est un retour à la normale. Le gouvernement japonais a levé, entre vendredi et samedi, l’ordre d’évacuation imposé aux populations de quatre districts autour de la centrale de Fukushima Daiichi au pire de la crise nucléaire en mars 2011 - trois communes depuis vendredi, la quatrième ce samedi. Mais loin d’être anodine et purement formelle, la décision a des airs de contrainte, voire de menace. Elle va se traduire par la perte automatique de subventions et d’aides financières, notamment au relogement, pour environ 32 000 personnes qui résidaient avant 2011 dans les communes de Tomioka, Namie, Iitate et Kawamata. Et elle risque surtout de précipiter le retour de ces habitants dans des zones où les niveaux de contamination radioactive demeurent élevés et sources d’inquiétude pour la santé. Alors que la Commission internationale de protection radiologique recommande une exposition maximale de 1 millisievert (mSv) à l’année, l’Etat japonais a poussé ce seuil jusqu’à 20 mSv pour ses populations. Soit la limite autorisée pour les travailleurs du nucléaire.

 

«Pressions»

Les choix du gouvernement de Shinzo Abe ont été jugés suffisamment graves pour que quatre grandes ONG japonaises lancent un appel à plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations unies. Dans un courrier en date du 17 février, Greenpeace Japan, Friends of the Earth Japan, Green Action et Human Rights Now leur demandent de «prendre des mesures urgentes» face à ce qu’elles considèrent comme une «réinstallation forcée dans des zones qui restent inadaptées à l’habitat humain». Jeudi, à la veille de l’abrogation de l’ordre d’évacuation, Greenpeace Japan s’est à nouveau manifestée. «Les violations des droits de l’homme résultant de la politique de reconstruction du Premier ministre Abe sont calculées et délibérées», écrit l’ONG avant de faire état de «pressions», «d’informations trompeuses» et de «coercition économique» sur des populations contraintes au retour en raison d’une baisse drastique des indemnisations.

Pour mesurer les enjeux, il faut se pencher sur une carte de la préfecture de Fukushima. Après mars 2011, les territoires pollués par les rejets radioactifs ont été répertoriés en trois zones tenant compte des niveaux de contamination. Dans le secteur A où l’exposition externe est inférieure à 20 mSv à l’année, le retour est autorisé, comme dans certaines parties de Tomioka, Namie, Iitate et Kawamata ce week-end. En zone B, où le niveau d’exposition est compris entre 20 et 50 mSv, aucune réinstallation n’est possible pour l’instant, mais des travaux de décontamination sont entrepris pour faire baisser les taux. Environ 55 000 personnes vivaient dans ces régions avant mars 2011 et recevaient 100 000 yens (837 euros) par personne et par mois depuis la catastrophe. L’Etat japonais cessera ces aides en mars 2018.

Reste la zone C avec une exposition supérieure à 50 mSv où les retours seront difficiles à moyen terme, sinon impossibles. Environ 23 000 personnes résidaient dans ces endroits (Futaba, Okuma, certaines parties de Tomioka, Namie, Katsurao, Minamisoma). Ils ont chacun reçu une compensation de 14,5 millions de yens (121 000 euros) versés par Tepco, la compagnie électrique qui gère la centrale. «Le gouvernement Abe s’active pour que la question de Fukushima apparaisse résolue et faire croire qu’à partir de 2018, avant les JO de Tokyo en 2020, on pourra tourner la page de la catastrophe nucléaire», juge Christopher Cade Mosley, conseiller juridique à l’ONG japonaise Human Rights Now.

Signe que l’Etat est pressé d’en finir et d’économiser, il va également couper l’aide au logement à 27 000 personnes qui, au printemps 2011, avaient fait le choix de fuir les retombées radioactives dans des lieux non désignés comme des zones d’évacuation obligatoire. A compter du 1er avril, ces déplacés de l’atome, qui refusent d’être étiquetés «volontaires» comme le clament les autorités, ne pourront plus compter que sur d’hypothétiques aides d’administrations locales.

Noriko Matsumoto en fait partie. En 2011, elle a quitté Koriyama pour fuir les radiations avec sa fille atteinte de diarrhées et de saignements. «L’Etat japonais se conduit de manière criminelle en forçant les habitants à rentrer dans des endroits contaminés puisqu’il arrête de verser des aides financières», expliquait-elle au début du mois de mars lors d’une conférence de presse à Tokyo. «Dans plusieurs communes, des habitants se sont déjà réinstallés, répond Shinya Fujita, directeur des affaires internationales à l’Agence nationale de la reconstruction, basée à Tokyo. Nous n’obligeons évidemment personne à revenir.»

 

«L’œuf et la poule»

 

Le fonctionnaire se garde bien de commenter le seuil d’exposition aux rayons radioactifs conséquent qui inquiète habitants et associations. Le gouvernement japonais s’est donné comme objectif d’atteindre la recommandation de 1 mSv établie par la Commission internationale de protection radiologique. Mais n’a jamais fourni de calendrier pour ce retour à la normale, ni évoqué un quelconque principe de précaution sur l’effet méconnu des faibles doses, c’est-à-dire l’exposition prolongée et répétée aux radiations, un sujet qui mobilise de plus en plus la communauté scientifique. «Des gens ont peur de la contamination, mais nous leur disons que dans la majorité des cas, les relevés d’exposition tournent autour de 2, 3, 4 ou 5 mSv à l’année, reprend Fujita. Ce sont des petites quantités qui ne présentent pas de risques. Après, bien sûr, se sentir en sécurité reste une question personnelle.»

Shinya Fujita est convaincu que les habitants qui reviennent «peuvent profiter d’une vie normale, souvent plus prospère et plus heureuse qu’avant». Il liste les travaux pour remettre en route les circuits d’eau, de gaz et d’électricité, tout comme les infrastructures. Enumère les nouveaux équipements, les programmes d’aides pour relancer le commerce, les «incitations et assistances très généreuses pour les hommes d’affaires qui veulent investir». Le discours tient parfois de la méthode Coué, mais il ne cache pas les difficultés. «Il faut relancer le commerce, c’est le grand défi», insiste le haut fonctionnaire de l’Agence de la reconstruction. Il dit se retrouver en permanence face à la «douloureuse question de l’œuf et de la poule : si les gens ne reviennent pas, on ne peut pas ouvrir de commerce. Et s’il n’y a pas de boutiques, les évacués ne rentrent pas. Il faut que les habitants reviennent. Nous devons être optimistes.»

A Namie, dans cette longue commune qui s’étire du littoral balayé par le tsunami jusqu’aux collines contaminées de la région rurale de Tohoku, 590 habitants doivent revenir dans les jours qui viennent, selon la mairie. Soit une infime partie des 21 434 résidents enregistrés avant le 11 mars 2011. Ils pourront s’approvisionner dans une dizaine de commerces provisoires, se rendre à la mairie, aller consulter à la clinique, retirer de l’argent dans deux banques. Mais ils prendront soin de ne pas s’égarer car plus de 80 % du territoire est très contaminé avec des «hot spots» à plus de 80 mSv dans cette commune où le radiamètre tinte et fait du yo-yo avec les isotopes dispersés en taches de léopard. «Nous ne savons pas combien d’années seront nécessaires pour nettoyer cette zone», reconnaît aujourd’hui Takayuki Nakano, directeur adjoint en charge de la décontamination à la mairie de Namie. Malgré les réunions de terrain, ce fonctionnaire dévoué ne fait pas mystère des difficultés pour convaincre les habitants : manque de vrais commerces, infrastructures limitées ou en réparation, peur des radioéléments.

 

Une affaire d’anciens

Yoko Oka, une agricultrice, ne rentrera pas tout de suite à Namie. Plusieurs fois décontaminée, sa maison est en zone B, avec des niveaux d’exposition compris entre 20 et 50 mSv, rendant impossible tout retour. «Je m’inquiète de l’eau contaminée qui descend de la montagne. Nous produisions du riz et des légumes, mais nous ne pouvons plus le faire, ça ne se vendra pas. On n’a plus de plaisir pour la récolte. Mais si on ne s’occupe plus de nos terres, ce sera rapidement laissé à l’abandon. Alors, nous allons désherber de temps en temps notre rizière et nettoyer autour de notre maison.» Mais Yoko Oka s’inquiète pour ces deux filles et refuse qu’elles s’occupent de leur maison.

Quand il a lieu, le retour est d’abord une affaire d’anciens et s’effectue au compte-gouttes. A Naraha, où l’ordre d’évacuation a été levé en septembre 2015, seuls 818 des 7 400 habitants de 2011 étaient revenus à la date du 3 mars 2017. L’écrasante majorité a plus de 60 ans. Et pourtant, cette commune a été relativement épargnée par les retombées de la centrale et vite décontaminée. Malgré cela, «les parents sont inquiets des taux de radiation pour leurs enfants. C’est dur de les convaincre, expliquait l’année dernière Michihiro Igari, directeur du département de reconstruction à la mairie. Trop de temps a passé. Les gens ont refait leur vie ailleurs. Certains sont revenus, puis finalement repartis.» Aujourd’hui, il se démène pour ouvrir des commerces coopératifs pérennes, se félicite de l’ouverture d’une infirmerie et du «rétablissement de toute l’infrastructure publique». S’il a lieu un jour, le retour à la normale sera long et lent.

 

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Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome

Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome | Japan Tsunami | Scoop.it

Des ouvriers de Tepco sur le site de Fukukshima, en novembre 2014.

 

Un documentaire diffusé dimanche dans l'émission «Cellule de crise» expose comment la France a œuvré dès le 11 mars 2011 pour «sauvegarder les intérêts du nucléaire».

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    Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome

L’affaire est entendue. La catastrophe de Fukushima, qui a eu lieu il y a près de six ans, est un «désastre créé par l’homme» comme l’a écrit noir sur blanc Kiyoshi Kurokawa, le président de la commission d’enquêteparlementaire. Depuis le 11 mars 2011, les rapports, les investigations, les documentaires japonais et internationaux n’ont pas manqué pour décrire l’enchaînement des faits, l’impréparation, les erreurs en série et la panique qui s’est emparée du pouvoir politico-industriel nippon dans les premiers jours de la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl.

Le mérite de cette enquête n’est pas tant dans ce rappel de ces jours de mars ayant donné des sueurs froides à toute la planète et au cours desquels le pire a été évité de peu. Même s’il est toujours nécessaire de se remémorer que les autorités japonaises ont envisagé le scénario catastrophe : une perte totale de contrôle de la centrale de Fukushima-daiichi et une crise nucléaire qui aurait condamné pour des décennies une grande partie du Japon et contraint les autorités à évacuer plus de 50 millions de personnes, comme l’a raconté dans ces colonnes Naoto Kan, le Premier ministre de l’époque.

La journaliste Linda Bendali qui signe cette enquête a certes eu accès des témoins de premier plan dans l’équipe de Naoto Kan, chez les secouristes, les militaires et parmi des membres de Tokyo Electric Power Company (Tepco) qui gère la centrale. Mais si ce documentaire révèle des secrets, c’est surtout sur son volet français qu’il apporte un éclairage bienvenu. En construisant un récit croisé entre le Japon et la France, il expose la «stratégie du gouvernement français pour sauvegarder les intérêts du nucléaire». Et montre comment Paris s’est lancé dans une «bataille diplomatique et industrielle cruciale pour la France».

«Risques de contamination en Europe»

Même si EDF, François Fillon – alors Premier ministre –, ses conseillers et Eric Besson, le ministre de l’Industrie de l’époque ont refusé les demandes d’interview, la journaliste a pu reconstituer le récit côté français. Informé par une source interne à Tepco, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait partie des premiers à avoir été informé de la crise.

A Paris, l’IRSN mobilise son centre de crise avec 40 ingénieurs, des traducteurs pour tenter de comprendre la situation à la centrale et pour faire face à de possibles «risques de contamination dans toute l’Europe». Chez Areva, huit ingénieurs donnent l’alerte en bouclant leurs valises. «Les Japonais ont perdu le contrôle de la centrale», déclarent-ils en quittant le Japon en toute hâte. La panique s’empare des expatriés à Tokyo.

Dès le 12 mars, les explosions causées par l’hydrogène concentré dans les installations de Fukushima et le bricolage des interventions vont faire «très très peur», comme le dit Anne Lauvergeon, alors la présidente d’Areva. La France, pays du nucléaire avec les géants EDF et Areva, voit chuter les cours en bourse de ses entreprises et de l’uranium. Il faut réagir. Les ministères de l’Industrie et de l’Ecologie, l’IRSN et Matignon vont monter au front pour faire «faire baisser la pression et l’angoisse».

 

Conférence de presse, éléments de langage, audit des réacteurs français, etc. Paris manœuvre pour que le «nucléaire ne devienne pas un sujet de débat» et que «la place de l’atome ne soit pas remise en cause en Europe». Elle s’oppose à la «décision hallucinante de l’Allemagne», selon les mots de Frank Supplisson, directeur de cabinet d’Eric Besson, de débrancher ses centrales. N’hésite pas à menacer ses partenaires européens qui n’ont pas l’heur de partager ses vues. Et fait pression sur ses diplomates.

Beau fiasco français

A Tokyo, l’ambassadeur de France, Philippe Faure, met en ligne un communiqué recommandant aux ressortissants français de s’éloigner quelques jours de la capitale nippone. Le Quai d’Orsay lui intime l’ordre de retirer le texte. Puis, avec retard, Paris dépêche un avion d’aide avec des «tonnes de matériels inutiles», raconte un membre de l’ambassade. «Au pays de Nissan et de Toyota, ce qu’on envoyait c’était du vrac, pas éblouissant», se souvient Philippe Faure.

Le documentaire raconte également un beau fiasco quand l’aide technique française a été refusée par le Japon. Paris a loué un très coûteux Antonov pour acheminer ses robots capables d’intervenir en milieu contaminé, mais Tokyo souhaitait que des experts français viennent les piloter. «Les ingénieurs acceptaient de venir à Tokyo, raconte Linda Bendali, mais pas au pied des réacteurs.» Les Japonais ont décliné l’offre.

Dans cette offensive diplomatico-industrielle, l’Elysée n’a pas été en reste. Nicolas Sarkozy a fait des pieds et des mains pour être le premier chef d’Etat à venir au Japon. Vingt jours après le 11 mars, il débarque à Tokyo et rappelle la nécessité de poursuivre le nucléaire. Naoto Kan accepte finalement de l’accueillir malgré un emploi du temps surchargé. Ce jour-là, «j’étais convaincu qu’il fallait arrêter» l’utilisation de l’atome, déclare aujourd’hui l’ex-Premier ministre devenu l’un des plus ardents militants antinucléaires de l’archipel. Mais face à Nicolas Sarkozy le 31 mars 2011, il s’est tu.

 

Cellule de crise. De Paris à Fukushima, les secrets d’une catastrophe. 

Dimanche 12 février à 22h40. France 2.

Rediffusion, jeudi 16 février à 1h40.

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon

 

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À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté

À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté | Japan Tsunami | Scoop.it

Six ans après la catastrophe de Fukushima, la centrale nucléaire japonaise présente des niveaux de radiations record, a annoncé, jeudi, l'opérateur Tepco. Les niveaux relevés sont tels qu'ils mèneraient à mort les hommes exposés.

Au Japon, la compagnie Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé avoir observé des niveaux de radiations record à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 2.

VOIR AUSSI : Un costume de robot géant pourrait servir à nettoyer la zone contaminée de Fukushima

Une petite caméra a été envoyée fin janvier dans cette unité et l'analyse des images filmées à l'intérieur permet de déduire que règne dans une partie de l'enceinte de confinement "des radiations qui peuvent atteindre 530 sieverts par heure". Un homme exposé à une telle radioactivité se dirigerait vers une mort certaine après d'atroces souffrances.

"Il y a une marge d'erreur qui fait que le niveau peut aussi être inférieur d'environ 30 %, mais il reste élevé", a confirmé par téléphone un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), Tatsuhiro Yamagishi. Le précédent relevé, constaté en 2012 en un autre endroit du réacteur 2, était de 73 sieverts. "Le niveau extrêmement élevé de radiation mesuré à un endroit, s'il est exact, peut indiquer que le combustible n'est pas loin et qu'il n'est pas recouvert d'eau", a déclaré à la chaîne publique NHK Hiroshi Miyano, professeur de l'Université Hosei qui préside une commission d'étude pour le démantèlement de la centrale ravagée. 

 

Le niveau élevé de radiation mesuré peut indiquer que le combustible n'est pas loin

Un trou dans une partie de l'enceinte de confinement

Par ailleurs, un trou carré d'un mètre de côté a été constaté sur une plateforme métallique située dans l'enceinte de confinement, sous la cuve qui contient le cœur du réacteur. "Il peut avoir été causé par la chute du combustible qui aurait fondu et percé la cuve, mais ce n'est à ce stade qu'une hypothèse", a souligné le porte-parole. "Nous estimons que les images recueillies cette fois constituent de précieuses informations, mais il nous faut encore investiguer, sachant qu'il est difficile de présupposer l'état réel à l'intérieur", a souligné M. Yamagishi.

 

VOIR AUSSi SUR FRANCE 24 : 5 ans après Fukushima, ils reviennent dans une ville fantôme

 

Tepco avait déjà présenté, en début de semaine, d'autres images prises le même jour dans le réacteur 2 montrant pour la première fois la présence possible de combustible fondu.

Le réacteur 2 est, à l'instar des 1 et 3, l'un des plus endommagés et responsables de dégagements massifs de substances radioactives dans la nature, après la mise en péril du site par le tsunami gigantesque de mars 2011. Jusqu'à présent, les examens n'ont pas permis de localiser précisément le combustible supposé fondu dans ces trois unités sur les six que compte la centrale.

 

– Avec AFP

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Fukushima : des saumons irradiés en Colombie-Britannique

Fukushima : des saumons irradiés en Colombie-Britannique | Japan Tsunami | Scoop.it

Des traces de radiation provenant de la catastrophe nucléaire de Fukushima ont été détectées pour la première fois dans des saumons en Colombie-Britannique, annonce l'Université de Victoria (UVic).

 

Le cesium-134 est précisément l’empreinte isotope de Fukushima, une sorte de carte d’identité permettant d’affirmer que la minuscule quantité de radiation trouvée dans des saumons sockeye britanno-colombiens provient bel et bien de la catastrophe nucléaire nipponne survenue en 2011.

C’est dans le lac Okanagan, durant l’été 2015, que les poissons irradiés ont été prélevés : un total de 8 sur 156 ont présenté des traces de radiation au cesium-137, un autre isotope radioactif généré par l’activité humaine, mais pas nécessairement rattaché à Fukushima. Assez, tout de même, pour tirer la sonnette d'alarme et éveiller la curiosité des chercheurs.

 

Des radiations présentes durant 60 ans

« Le cesium-137 se trouve dans l’environnement depuis une trentaine d’années. Il provient de Tchernobyl [en Ukraine] et des essais nucléaires menés au 20e siècle et devrait demeurer présent pendant encore 30 ans », explique Jay Cullen, l’océanographe de l’UVic à la tête de l'InFORM coastal network dont la mission est de surveiller la radioactivité marine sur les côtes britanno-colombiennes et américaines.

L’équipe de l’océanographe a utilisé les huit mêmes poissons irradiés pour conduire des analyses plus poussées, à la recherche de cesium-134. « Les mesures ont pris 60 fois plus de temps que nécessaire pour l’empreinte de Fukushima. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin », explique Jay Cullen, qui se veut rassurant.

À ce niveau de contamination, il vous faudrait manger 1000 à 1500 kg de saumon durant une très petite période de temps pour augmenter votre dose de radiation comme peut le faire un simple vol en avion de 5 heures.

Jay Cullen, océanographe UVic

Pas de risque de santé publique

Selon Jay Cullen, le niveau de cesium-134 relevé dans les saumons du lac Okanagan est 10 000 fois plus bas que les normes maximales imposées par Santé Canada, et ne pose donc aucun risque pour les consommateurs.

D’autres saumons sockeye prélevés en 2016 dans le lac Sproat, sur l’île de Vancouver, présentent des traces de cesium-137. Des tests sont en cours pour déterminer s’ils contiennent aussi du cesium-134 relatif à Fukushima.

 

Pic de radioactivité à venir

D’après les chercheurs de l’UVic, les traces de radioactivité de Fukushima ont atteint les côtes est du Pacifique, de l’Alaska à la Californie, depuis déjà quelque temps, mais le pic de concentration des particules radioactives est attendu cette année et l’année prochaine.

« Nous allons continuer de surveiller de très près les niveaux de radioactivité. Mais nous avons toutes les raisons de penser, au vu des niveaux observés jusqu’à présent, qu’il n’y aura aucun risque pour la santé publique ou la vie marine en Colombie-Britannique », conclut Jay Cullen.

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Fukushima : Tokyo craint une envolée de la facture

Fukushima : Tokyo craint une envolée de la facture | Japan Tsunami | Scoop.it

Les travaux sur le site de Fukushima-Daiichi doivent durer de trente à quarante ans. - AFP

 

Le gouvernement japonais estime que le coût du chantier débordera largement les 17 milliards d’euros.

Lorsqu'il avait nationalisé Tepco en 2012 pour l'aider à surmonter la catastrophe de Fukushima Daiichi, l'Etat japonais avait promis de se désengager rapidement du plus grand électricien de l'Archipel. Mais cette perspective semble de plus en plus hypothétique, tant sa situation se dégrade. Dans un rapport intermédiaire sur Tepco publié mardi, un panel d'experts a pointé la grave envolée du coût du démantèlement de la centrale ravagée en 2011 par un tsunami.

Avare en chiffre sur ce dossier sensible, Tokyo a, pour l'instant, travaillé sur l'hypothèse d'une facture supérieure à 2.000 milliards de yens (soit 17,6 milliards d'euros) pour Tepco. Ces montants, qui incluent le démantèlement de quatre réacteurs ainsi que la gestion des eaux contaminées, ne prennent pas en compte les 9.000 milliards de yens nécessaires au paiement des compensations pour les populations victimes de la catastrophe et au programme de décontamination des territoires irradiés, qui sont financés pour le moment par des prêts de l'Etat.

 

Un chantier pharaonique

Selon le panel, c'est le montant des travaux dans la centrale elle-même qui devrait enfler. Tepco avait planifié une facture de 80 milliards de yens par an (700 millions d'euros), mais le ministère de l'Industrie, qui suit les travaux des experts, évoque maintenant des coûts annuels supérieurs à plusieurs centaines de milliards de yens, soit plusieurs milliards d'euros, sur les trente ou quarante ans que doit durer ce chantier pharaonique. Ils estiment que la récupération du corium dans les trois réacteurs dont le coeur avait fondu en mars 2011 va nécessiter des dépenses colossales que Tepco ne pourra pas affronter seul.

Si l'électricien continue d'alimenter en courant la partie du nord de l'Archipel et se développe même à l'international, il ne retrouve pas ses niveaux de revenus passés. Le groupe souffre du lent redémarrage du parc nucléaire. Il a investi massivement dans la modernisation de ses autres réacteurs pour suivre le durcissement des standards de sûreté, mais il se heurte à l'opposition d'autorités locales.

 

A la mi-octobre, Tepco a appris avec dépit que les électeurs avaient élu un gouverneur très hostile à la relance du nucléaire dans la préfecture de Niigata, où il contrôle la plus grande centrale du monde. Jusqu'à ce scrutin, le groupe avait espéré bénéficier financièrement d'un rallumage partiel de certaines des 7 tranches du site de Kashiwazaki-Kariwa. Un blocage prolongé sur ce dossier risque d'accélérer le débat sur une restructuration du groupe, sur laquelle le gouvernement planche déjà.

 

Yann Rousseau (Correspondant à Tokyo)

 

 

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11 nouvelles victimes des séismes au Japon

11 nouvelles victimes des séismes au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Onze personnes sont décédées des suites de la dégradation de leurs conditions de vie dans le sud-ouest du Japon, après la série de séismes dans lesquels avaient déjà péri 47 personnes.

Selon la cellule de crise de la préfecture de Kumamoto (la plus touchée), ces personnes ont succombé à différents symptômes (stress, troubles circulatoires, manque de sommeil, etc.), du fait des changements brutaux survenus à la suite des tremblements de terre incessants.

Plus de 600 secousses, dont deux extrêmement fortes, ont été ressenties entre jeudi dernier et mercredi matin dans la préfecture de Kumamoto où des milliers d’habitations ont été détruites.

Près de 100.000 personnes vivent depuis hors de leur demeure, dans des conditions pénibles, à l’intérieur de refuges ou dans leur voiture.

Ont été signalés des cas (dont au moins un mortel) de thrombose veineuse, ou phlébite, dus à la position assise prolongée qui fait stagner le sang dans les membres inférieurs.

 

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Fukushima : il y a toujours des fuites radioactives dans l'océan. En voici la preuve

Fukushima : il y a toujours des fuites radioactives dans l'océan. En voici la preuve | Japan Tsunami | Scoop.it
5 ans après le tsunami, les mesures sur la radioactivité des eaux de l’océan Pacifique montrent un relargage continu de strontium et de césium par la centrale nucléaire japonaise de Fukushima.

 

INDICATEURS. Depuis le 11 mars 2011 – et uniquement sur fonds privés– le chercheur Ken Buesseler du Wood Hole Oceanographic Institution (WHOI) de Boston (Massachusetts)sillonne l’océan Pacifique pour quantifier les émissions radioactives dans l’eau. Il traque trois indicateurs. Le césium 137 a l’avantage d’avoir une radioactivité qui ne faiblit que de moitié sur une période de 30 ans, mais il a le désavantage de ne pas être spécifique à la catastrophe nucléaire de Fukushima puisque, sur une telle période, ce radioélément peut aussi provenir d’autres sources nucléaires. Le césium 134 est lui spécifique à Fukushima car sa rémanence dans l’environnement n’est que de deux ans. En l’absence de toute autre source possible d’émissions sur un laps de temps aussi court, seule la centrale nucléaire japonaise peut être à l'origine de la présence de cet élément. Enfin, le strontium 90 est un élément lui aussi spécifique de la catastrophe, mais ses teneurs sont 40 fois plus faibles que les deux isotopes du césium et donc plus difficilement détectable.

Ken Buesseler devant les côtes du Japon. © WHOI

Tous les ans depuis cinq ans, Ken Buesseler et son équipe prélèvent des échantillons d’eau près des côtes du Japon et en plein océan. Pour les côtes américaines, les chercheurs ont fait appel aux usagers de la mer. Baigneurs, plaisanciers, employés de la marine marchande, sont invités à remplir des bouteilles d’eau et à indiquer le lieu exact du prélèvement avant de l’envoyer au laboratoire via un site de science participative, "our radioactive ocean". En tout, plus d’un millier échantillons ont ainsi pu être collectés.

Une radioactivité en forte baisse mais des fuites toujours non contrôlées

Les résultats montrent que la radioactivité relâchée est aujourd’hui des centaines de fois plus faible qu’au moment de l’explosion des trois réacteurs. Cependant, les teneurs restent désormais constantes. "Nous ne constatons pas la baisse continue à laquelle on pourrait s’attendre si toutes les fuites avaient été stoppées, affirme Ken Buesseler dans une communication du 8 mars. Au contraire, nous trouvons encore des valeurs élevées ce qui confirme qu’il y a toujours des rejets en provenance de la centrale". Les émissions ne sont donc pas encore "sous contrôle" comme l’affirment les autorités japonaises qui s’appuient sur le fait que les teneurs relevées sont en dessous des limites réglementaires.

Au moment de la catastrophe, l’eau de mer en face de la centrale a contenu jusqu’à 50 millions de becquerels par m3 (Bq/m3). Les teneurs les plus élevées relevées en 2015 n’ont pas excédé 200 Bq/m3, et ce après le passage d’un typhon ayant provoqué d’importantes précipitations, soit dans des circonstances très particulières. Cette radioactivité est plus importante qu’avant l’accident nucléaire, mais elle reste cependant 40 fois inférieure aux limites réglementaires américaines pour l’eau potable et bien en dessous des normes de salubrité pour les bains de mer. Le césium provenant de Fukushima a été enregistré pour la première fois en février 2015 sur la côte ouest d'Amérique du nord. Les teneurs les plus élevées trouvées dans la zone est du Pacifique n’excèdent pas les 11 Bq/m3. C’est 50 fois plus que la situation antérieure à l’accident, mais 500 fois moins que les limites sanitaires américaines.

ÉROSION. Les chercheurs s’interrogent sur l’évolution du strontium 90. Ce radioélément pose un problème de santé publique important. Au contraire du césium qui est vite éliminé par l’organisme, le strontium se fixe dans les os. Il est donc difficilement éliminé par les poissons et coquillages et peut ainsi affecter la santé humaine. Or, les teneurs en strontium baissent beaucoup moins vite que celles du césium. Alors qu’il y avait 40 fois plus de césium que de strontium en 2011, il n’y en avait que dix fois plus en 2013. Ce strontium pourrait provenir de l’érosion des sols japonais contaminés par la pluie. Des quantités énormes de cet élément sont présentes dans les milliers de réservoirs d’eau radioactive qui se multiplient près de la centrale et dans les sols pollués.

Selon Ken Buesseler, la radioactivité des eaux du Pacifique devrait encore augmenter en 2016 avant de commencer à décroître. Pas question donc de stopper les mesures mêmes si les quantités retrouvées ne posent pas de problème sanitaire. Dès cet été, l’équipe du WHOI va proposer aux baigneurs et plaisanciers de la côte ouest des bracelets-capteurs capables d’enregistrer la radioactivité de l'eau en temps réel.

 

Par Loïc Chauveau

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Fukushima set to become hydrogen production center

Fukushima set to become hydrogen production center | Japan Tsunami | Scoop.it

The Yomiuri ShimbunPrime Minister Shinzo Abe on Saturday revealed a plan to make Fukushima Prefecture a center for the development of hydrogen energy technology in Japan.

According to his plan, dubbed “Fukushima new energy society initiative,” facilities will be developed in the prefecture by 2020 to produce enough hydrogen for annual consumption by 10,000 fuel-cell cars. Electricity to provide hydrogen would be generated by renewable energy sources such as wind power. Part of the hydrogen produced will be used for the 2020 Tokyo Olympic and Paralympic Games, he said.

A public-private task force for the initiative, with the addition of the Fukushima prefectural government and electric power companies, will be established by the end of March to work on details of the plan.

 

Water will be electrolyzed to produce hydrogen by using 10,000 kilowatts of electricity collected from renewable energy sources such as wind power stations, according to the plan. Technology for efficient transportation of liquefied hydrogen will also be developed. The liquefied hydrogen will be used to run fuel-cell cars transporting athletes at the Tokyo Olympics and generate electricity at the Olympic village.

Hydrogen does not emit carbon dioxide (CO2) when it burns. However, CO2 is emitted in the production process because fossil fuels are currently used. If renewable energy such as wind power is used instead, it will help to reduce CO2 emissions.

“I would like to make Fukushima a major place of hydrogen production,” said the prime minister when he visited Naraha in the prefecture for inspections. Since the prefecture is a suitable region for wind power generation, the government plans to help the development of wind power stations in its coastal areas and Abukuma mountains.

If realized, the initiative will help the promotion of fuel-cell cars that run on hydrogen. Toyota Motor Corp. put Mirai, the world’s first fuel-cell car, on sale in December last year, and the government is supporting the dissemination of such cars. Development of facilities for the stable supply of hydrogen is also said to be essential for the growth strategy of Japan.

However, there were only 41 hydrogen stations open around the country as of Feb. 17. If the hydrogen supply system is improved, it is expected that it will become easier to open more hydrogen stations. At present, hydrogen is made mainly from fossil fuels such as oil. If it is produced from water using wind power and other renewable energy sources, the impact will be significant. But the method still has many problems, including those related to technology and high production costs.

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Fukushima : trois ex-dirigeants de Tepco vont être jugés

Fukushima : trois ex-dirigeants de Tepco vont être jugés | Japan Tsunami | Scoop.it

Pour la première fois la justice japonaise va devoir se prononcer sur la culpabilité de plusieurs personnes dans le cadre de l’accident nucléaire de Fukushima, en mars 2011.

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Japon: Des robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima

Japon: Des robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima
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Le nombre de cancer de la thyroïde chez les enfants de Fukushima lié à la catastrophe nucléaire selon des chercheurs

Le nombre de cancer de la thyroïde chez les enfants de Fukushima lié à la catastrophe nucléaire selon des chercheurs | Japan Tsunami | Scoop.it

Quatre chercheurs japonais ont attribué la plupart des cas de cancer de la thyroïde détectés chez les enfants et les adolescents de la région de Fukushima à la crise nucléaire de mars 2011.

Le nombre de nouveaux cas de cancer de la thyroïde chaque année à Fukushima est 20 à 50 fois supérieur que la moyenne du Japon entier depuis 2011 qu'avant l'accident selon une équipe dirigée par Toshihide Tsuda, professeur d'épidémiologie environnementale à l'Université d'Okayama.

La conclusion se base sur le dépistage des 370,000 résidents de Fukushima âgés de 18 ans ou moins au moment de l'accident. "Il est peu probable que seul le grand nombre de personnes dépistées soit suffisant pour expliquer ces données», ajoutent les chercheurs, accusant l'exposition à une radioactivité importante d'être le facteur majeur de la hausse du nombre de cancer de la thyroïde.

Ces conclusions sont réfutées par d'autres experts en épidémiologie, y compris Shoichiro Tsugane du Centre national du cancer, qui a déclaré que les résultats de l'analyse des chercheurs d'Okayama étaient prématurées.

"A moins que les données d'exposition aux radiations ne soient vérifiés, toute relation spécifique entre le taux de cancer et la radioactivité ne peut être établie," a déclaré Tsugane, directeur du Centre de recherche pour la prévention et le dépistage du cancer. Il a également fait référence à une tendance mondiale de surdiagnostic du cancer de la thyroïde.

À la fin août, le gouvernement de la préfecture de Fukushima a identifié 104 cas de cancer de la thyroïde dans la préfecture.

Mais le gouvernement de la préfecture et de nombreux experts ont douté que ces cas soient liés à la catastrophe nucléaire car le volume d'iode radioactive (iode 131) libéré pendant la catastrophe a été plus faible comparé au niveau suivant l'accident nucléaire de Tchernobyl en 1986.

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