Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Fukushima: des travailleurs en colère après la mort d’un des leurs

Fukushima: des travailleurs en colère après la mort d’un des leurs | Japan Tsunami | Scoop.it

Des employés de la centrale de Fukushima manifestent devant le siège de l'opérateur Tepco à Tokyo le 14 mars 2014


Des travailleurs de la centrale accidentée de Fukushima ont fait savoir leur colère après le décès vendredi de l’un des leurs, blâmant l’absence de moyens de secours rapides pour venir à l’aide de blessés.

L’un d’eux, qui se fait appeler TS-san, s’est énervé sur internet dès qu’il a appris la mort de son collègue sur le site de la centrale.

«C’est insupportable, combien de fois faudra-t-il que cela arrive ?», a-t-il écrit.

«Ce qui est le plus tragique, ce n’est pas tant que le démantèlement coûte cher, que les travaux n’avancent guère, qu’il y ait de l’eau contaminée, non, ce qui est le plus tragique, c’est qu’on ne sauve pas la vie de ceux qui oeuvrent là», a-t-il ajouté.

Un ouvrier est décédé vendredi après-midi à Fukushima Daiichi après la chute de terre et de béton dans le trou d’une profondeur de deux mètres environ dans lequel il se trouvait pour renforcer les fondations d’un bâtiment.

«Il a été transporté inconscient à l’hôpital où son décès a été confirmé», a expliqué Tepco.

Mais pour TS-san et d’autres, les moyens de secours affectés sont insuffisants. Et les mêmes de réclamer l’emploi d’un hélicoptère médicalisé.

Lors de l’accident de vendredi, le blessé, un quinquagénaire, a été transporté par ambulance dans un hôpital à plus de 40 kilomètres de la centrale isolée dans une zone désertée. Il a fallu plus d’une heure de route pour atteindre l’établissement où son décès a été confirmé. Il s’était alors écoulé plus de trois heures depuis l’accident.

«Quand ce genre d’accident mortel arrive, que dire ? Tristesse, colère, abattement», témoigne aussi Happy, un vétéran qui oeuvre à Fukushima depuis avant le tsunami du 11 mars 2011.

D’autres décès d’ouvriers avaient eu lieu auparavant, mais pas nécessairement sur le site et pas à cause d’un problème matériel lié à leur activité à ce moment-là.

Quelque 3.000 personnes de centaines d’entreprises oeuvrent chaque jour à la centrale Fukushima Daiichi, ravagée le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami.

Les conditions de travail y sont le plus souvent très rudes, à cause notamment du port obligatoire de masques et combinaisons et en raison de l’état déplorable du site détruit.

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Au Japon, Sendaï revit et rebondit

Au Japon, Sendaï revit et rebondit | Japan Tsunami | Scoop.it

Une station de taxis à proximité de la gare de Sendaï, véritable centre commercial et cœur  de la ville (Dorian Malovic).

 

Meurtrie par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011, la préfecture de Miyagi au Japon se relève lentement et sa capitale, Sendaï, profite à plein de la reconstruction.

 

Ambiance festive et débridée, légèrement alcoolisée. Le soir, dans certaines rues de Sendaï où se concentrent les restaurants, se bouscule, en toute civilité, une foule de jeunes, de couples, d’hommes d’affaires ou d’employés de bureau, sollicitée par des serveurs polis et avenants vantant la gastronomie de leur chef cuisinier.

Rires et cris joyeux sous des lanternes rouges rendent l’atmosphère détendue en cette fraîche soirée d’automne, alors que tout le monde vient de terminer une journée de dix heures de travail. Entre le grand magasin de luxe Mitsukoshi et les arcades commerçantes, à deux pas de la gare de la capitale de la préfecture de Miyagi, une clientèle tout aussi bigarrée et impatiente se presse dans les boutiques encore ouvertes à 21 heures.

 

L’économie tourne à plein régime

Image d’une société de consommation japonaise de province euphorique qui se relève du tsunami du 11 mars 2011, qui a fait plus de 10 000 morts à Miyagi. Dans les quartiers sud en bord de mer, touchés par le tremblement de terre et le tsunami qui a suivi, au moins un millier de personnes ont trouvé la mort et des milliers de maisons ont été détruites.

Le cœur de la ville de Sendaï, fissuré mais très vite restauré, connaît depuis un étonnant dynamisme économique.  « Grâce à la catastrophe,  reconnaît Hidetaka Yanatsu, responsable économique à la mairie de Sendaï, la ville connaît une prospérité nouvelle et son économie tourne à plein régime », dit-il en soulignant d’un petit sourire le paradoxe d’une telle situation.

Ville paisible et calme de un million d’habitants, Sendaï avait refusé il y a quarante ans l’industrialisation forcenée de ses consœurs de la région du Kansaï, comme Osaka et Kobé, pour privilégier l’environnement. « Les terrains ici sont rares et donc chers, explique encore Hidetaka Yanatsu, et 90 % de notre économie concerne le secteur des services. Le tourisme, l’agriculture et la manufacture se partagent les 10 % restants. Aujourd’hui, notre ville bénéficie des conséquences des immenses plans de reconstruction lancés dans toutes les villes détruites de la côte au nord. » 

 

La gare, au cœur d’une activité trépidante

De fait, les réceptionnistes des centaines d’hôtels de Sendaï vous annoncent « hôtel complet pour les trois semaines à venir ». L’activité trépidante de la grande gare, véritable centre commercial et cœur de la ville, n’a jamais connu une telle intensité. 

Sous les quais de la station où un Shinkansen (TGV japonais) part toutes les heures pour Tokyo, quatre niveaux de commerces offrent tout ce que le citadin japonais peut se procurer : du supermarché à la bijouterie, en passant par les traiteurs de luxe, les brasseries ou pâtisseries, sans parler des dizaines de petits restaurants de sushis, de nouilles, de langue de bœuf (gyutang, spécialité de la région). 

Au dehors, le terminal des bus a vu son activité croître de 20 % depuis deux ans, et les dizaines de taxis parfaitement alignés à la sortie de la gare n’attendent jamais plus de quinze minutes pour prendre des clients.

 

Tout s’est concentré ici

 « Les compagnies d’assurances ont dépensé des fortunes en envoyant dans toutes les villes du nord sinistrées leurs experts », raconte le P. Charles Aimée Bolduc, des Missions étrangères du Québec, qui vit au Japon depuis des décennies. « Leur base ne pouvait être que Sendaï, seule ville du département suffisamment grande pour les accueillir, les loger, les nourrir… Les procédures juridiques japonaises sont si strictes qu’ils ont dû rechercher toutes les familles touchées, les retrouver dans les villages d’habitations provisoires, contacter des descendants lorsque des personnes étaient mortes… C’est long et tortueux mais la légalité et le droit priment. Ici, tout doit être fait selon les lois de succession en vigueur. » 

Le même modèle s’applique pour les centaines de sociétés sollicitées pour la reconstruction des villes et villages anéantis par le tsunami.

 « Rebâtir les routes, ponts, digues, voies de chemin de fer, immeubles et maisons dans toute la région demande des dizaines de milliers d’ouvriers, d’architectes, d’artisans. La main-d’œuvre manque localement », explique encore le prêtre, impliqué dans l’aide distribuée par Caritas depuis la catastrophe et qui connaît parfaitement tout le diocèse qui s’étend jusqu’au nord de l’île de Honshu.

 

Le secteur de la construction explose

De retour de mission dans les trois autres départements touchés par le tsunami et la catastrophe nucléaire (Aomori, où il y eut peu de dommages, Iwate, très touché et Fukushima, irradié), Hidetaka Yanatsu confirme la situation très favorable de Sendaï. « Avant la catastrophe de 2011, nous avions mené une enquête auprès de cent entreprises de la ville en leur demandant si elles jugeaient que l’économie allait bien, explique-t-il, et seulement 25 % d’entre elles avaient répondu “oui”. Fin 2012, nous avons mené la même enquête et plus de 50 % ont jugé que l’économie allait très bien. L’optimisme est revenu. Le secteur de la construction explose et la ville est saturée de bureaux… » 

Immédiatement Hidetaka Yanatsu fait la comparaison avec la ville de Kobé, qui a subi un terrible tremblement de terre en 1995 (plus de 6 000 victimes et de gros dégâts matériels urbains). L’économie y avait là aussi rebondi mais durant peu de temps et moins que dans les grosses villes voisines d’Osaka et Kyoto. « Cette fois, Sendaï est la seule grosse ville du département de Miyagi ; la seconde ne compte que 300 000 habitants. Donc nous sommes les seuls à profiter du boom économique. » 

Officiellement la population de Sendaï, auparavant en baisse, a augmenté de plus de 20 000 personnes depuis 2011. Des familles qui ont perdu leur maison sur la côte sont venues y loger. Des professionnels y ont trouvé un emploi à cause du manque de main-d’œuvre. Enfin une population de retraités est venue de Tokyo, trouvant la ville de Sendaï particulièrement attirante pour y couler des jours paisibles, après une longue vie de travail à la capitale.

 

L’une des trois villes les plus agréables du Japon

D’ailleurs, selon une enquête menée au niveau national, Sendaï fait partie des trois villes jugées les plus agréables à vivre au Japon, avec Fukuoka et Sapporo. Pas trop étouffante, remplie d’espaces verts, proche de la campagne, de la mer et de la montagne, « Sendaï a un charme fou », confie un professeur européen en poste dans l’une des 17 universités de la ville. « Une ville d’étudiants jeunes et dynamiques qui font de la recherche dans les meilleures universités du pays, à niveau égal avec celles de Kyoto, Tokyo et Kobe », ajoute cet ingénieur américain.

Hidetaka Yanatsu modère cet optimisme sur la pérennité du boom économique. « Dans quatre ans maximum, tous les grands projets de reconstruction de la préfecture, financés par l’État ou le privé, seront terminés, et l’activité va décroître », prévient-il. Mais il ne peut s’empêcher de conclure en parlant du dynamisme sportif de sa ville. « Il y a vingt ans, nous n’avions aucune équipe sportive professionnelle, dit-il en riant, mais la nouvelle équipe de football a été vice-championne du Japon l’année dernière et notre équipe de base-ball (sport national au Japon, NDLR), créée il y a seulement neuf ans, est devenue la semaine dernière championne de la ligue ! » De quoi aider à surmonter les traumatismes encore palpables du tsunami.

DORIAN MALOVIC (à Sendaï ) .

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Santetsu – 11 Mars 2011

Santetsu – 11 Mars 2011 | Japan Tsunami | Scoop.it

11 mars 2011. À l’heure de la surmédiatisation, à une époque où tout un chacun dispose d’un téléphone permettant de prendre des photos et des vidéos, la planète découvre avec horreur et quasiment en direct les images d’un Japon ravagé par le tremblement de terre le plus meurtrier de son histoire moderne, suivi d’un tsunami destructeur.

Au-delà de la grande Histoire, que tous ont vue, ce moment a révélé aussi le courage des hommes, leur capacité à se fédérer face à l’inéluctable, et cette volonté farouche typiquement japonaise de ne jamais cesser de reconstruire ce qui fut détruit, de toujours remporter cette ultime victoire face à un destin implacable.

Santetsu, de Koji Yoshimoto, qui vient de paraitre chez Glénat manga, raconte ainsi les efforts immenses déployés par les équipes du chemin de fer japonais afin de rétablir les voies de communications, et donc la vie, d’une région ravagée par la nature.

Entièrement tiré d’une histoire vraie, ce manga s’offre comme un témoignage poignant et efficace de la détermination d’individus faisant la force d’un peuple.

Un ouvrage en one-shot, complété de nombreuses pages de bonus, témoignage recueillis, cartes et photos.

 

Jacques Le Bris's insight:

 

Santetsu 11 mars 2011 – Après le cataclysme, de Koji Yoshimoto, Editions Glénat Manga, 192 pages, 9,15€.

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Tsunami: retour sur les lieux - Making-of

Tsunami: retour sur les lieux - Making-of | Japan Tsunami | Scoop.it
Un an après avoir couvert le séisme et le tsunami dans le nord du Japon, Toru Yamanaka, photographe basé à Tokyo, est retourné sur place.
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Fukushima : niveaux très élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée

Fukushima : niveaux très élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée | Japan Tsunami | Scoop.it

Un rapport d'étape du ministère de l'environnement japonais, rendu public vendredi 24 février, confirme des niveaux très élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée autour de la centrale nucléaire de Fukushima, théâtre d'un accident après le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars. Ce document, qui se fonde sur des mesures effectuées entre le début de novembre 2011 et la mi-janvier 2012, vient corroborer les résultats antérieurs.
Le rapport met en avant des niveaux de radioactivité pouvant atteindre 470 millisieverts par an, comme dans la ville de Futaba, au nord de Fukushima, alors que la norme habituelle en conditions normales n'excède pas 1 millisiervert par an. Toutefois, précise le rapport, les taux enregistrés varient énormément, même au sein de la même commune, ce qui prouve une dispersion très hétérogène de la contamination. Ainsi certaines mesures prises à Futaba mettent en avant des niveaux parfois proches de la normale.

 

RAPPORT FINAL DANS LES PROCHAINES SEMAINES

La zone interdite et évacuée s'étend aujourd'hui sur un rayon de 20 kilomètres autour du complexe atomique de Fukushima-Daïchi, à laquelle s'ajoutent quelques localités plus distantes mais fortement touchées. Le gouvernement japonais entend redécouper cet ensemble en fonction des niveaux de contamination réellement constatés à chaque endroit. Le rapport final du ministère de l'environnement est attendu dans les prochaines semaines. Il devrait déclarer inhabitables les lieux qui présentent une radioactivité supérieure à 50 millisieverts par an.

Une zone dite "de préparation au retour" devrait également être créée là où la dose d'exposition aux radiations est comprise entre 1 et 20 millisieverts par an. Cette aire sera en priorité décontaminée, pour s'approcher le plus possible de 1 millisievert par an, limite légale habituelle. Toutefois, pour rendre les lieux vivables, il faudra aussi remettre en état les infrastructures, fortement endommagées par le séisme et le tsunami et laissées à l'abandon pendant neuf mois.

Une zone "d'habitat limité" est également en projet. Elle devrait voir le jour là où la dose de radiations se situe entre 20 et 50 millisieverts par an. Les localités concernées seront encore interdites plusieurs années, mais la décontamination y sera entreprise pour ramener le niveau en deçà de 20 millisieverts annuels et permettre à plus long terme le retour des résidents.

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JO 2020: les Japonais appuient la candidature de Tokyo - Cyberpresse

JO 2020: les Japonais appuient la candidature de Tokyo - Cyberpresse | Japan Tsunami | Scoop.it
Un sondage mené à l'échelle nationale a démontré que les Japonais appuient la candidature de Tokyo pour l'obtention des Jeux d'été de 2020 dans une proportion de 65,7%.

Pour le président du Comité olympique japonais (COJ), Tsunakaza Takeda, cela signifie que «80 millions de personnes sont derrière nous», ajoutant qu'il s'agit «d'une excellente nouvelle pour Tokyo 2020».

La capital nippone sera opposée à Doha (Qatar), Bakou (Azerbaïdjan), Istanbul (Turquie), Madrid (Espagne) et Rome (Italie). Les villes candidates soumettront leurs documents au Comité international olympique (CIO) en février. Ce dernier sélectionnera la ville hôtesse en septembre 2013.

Tokyo fait la promotion de sa candidature comme étant le symbole de la récupération du Japon aux tremblement de terre et tsunami qui ont frappé le pays l'an dernier. Les séismes ont fait plus de 20 000 morts et disparus dans l'archipel.

Rio de Janeiro a battu Tokyo pour l'obtention des Jeux de 2016, en partie en raison d'un appui de la population moins important que prévu. Les dirigeants ont dit viser un appui de 70% pour l'obtention des Jeux de 2020.

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Fukushima : le Japon entre lentement dans un après-Fukushima très incertain : Libres pensées

Fukushima : le Japon entre lentement dans un après-Fukushima très incertain : Libres pensées | Japan Tsunami | Scoop.it
« Fukushima : le Japon entre lentement dans un après-Fukushima très incertain » Après ces huit mois de chaos et d’incertitude causés par la catastrophe naturelle et nucléaire du nord-est, le Japon s’organise tant bien que mal et entre dans ce que l’on pourrait appeler un après-Fukushima (ou post-Fukushima).

 

Il est dommage de constater que certaines autorités ne veulent pas prendre toute la mesure des dangers que courent la population et les jeunes japonais, en particulier. La dernière énormité en date, c’est l’organisation du 23rd Annual Eastern Japan Women’s Ekiden – Marathon relay, une course interscolaire de neuf tronçons d’un total de 42,195 km autour de la ville de Fukushima. Cette manifestation annuelle est réservée aux adolescentes et jeunes femmes âgées de 13 à 27 ans provenant de 17 départements de l’est du Japon. Une équipe spéciale a été créée pour la commémoration du 11 mars avec les trois départements les plus sinistrés par le Tsunami. L’organisateur a étrangement fait signer aux participantes une décharge pour les risques qu’elles pourraient prendre. La ville de Fukushima fait partie des « hot spots » de la préfecture avec une valeur de débit de dose se situant entre 0,5 à 1,5 microSv/h à hauteur d’homme (comme à la frontière de la zone interdite, 20 km de Daiichi). Au niveau du terrain d’entraînement, des valeurs de l’ordre de 10 à 20 microSv/h sont mesurées. Il est à noter que les valeurs d’exposition globale ont été modifiées par le gouvernement suite à la catastrophe à 20 mSv/an de 1 mSv/an. Le lieu de cette compétition se trouve à 60 km du site de Daiichi. Nombreuses sont les compétitrices ayant participé à cette manifestation sans avoir été informées des risques radiologiques.

Les médias japonais semblent diffuser maintenant des informations concernant des troubles de la santé chez certains enfants du nord-est, comme des saignements de nez, diarrhées, maux de tête, grande fatigue etc. L’étonnement est de mise mais aucune conclusion n’est donnée quant à ces manifestations étranges.

Il a été vu dans certains magasins de Tokyo (supermarchés standards) la mise sur le marché de produits alimentaires provenant de zones fortement touchées par les retombées radioactives. Aucune analyse de radioactivité n’est mentionnée sur les emballages alors qu’il n’y a pas de doute sur la provenance.

Quel bilan peut-on tirer de ces huit mois après la destruction partielle du complexe de Daiichi ?

Il faut avant tout relever le caractère exceptionnel du tremblement de terre du 11 mars dernier et du Tsunami qui a suivi. Cette événement cataclysmique et relativement rare ne doit pas amender Tepco, Areva ou le gouvernement japonais de leur manquement dans l’anticipation et la gestion des catastrophes extrêmes. En général, les autorités gouvernementales n’ont pas vraiment cru au risque nucléaire ou n’ont pas voulu montrer que le risque existait. Il en résulte une surexposition de la population et des enfants à des doses de radioactivité inacceptables. Les principes de base de la radioprotection ont souvent été ignorés par inconscience, calcul politique ou intérêts économiques. Des enfants n’ont pas reçu leur tablette de sels d’iode ou n’ont pas été évacués à temps sinon pas du tout.

a. La décontamination semble se passer de façon très inégale suivant la décision des autorités locales, un certain chaos existe plus que jamais.
b. La contamination radioactive pourrait s’étendre petit à petit à tout le pays, ce qui rendrait à terme la lutte contre la dissémination radioactive inutile dans les faits...
c. Des erreurs regrettables sont commises dans la gestion des déchets moyennement radioactifs. Des erreurs avaient déjà été relevées à Tchernobyle quant à l’enfouissement de matériaux très radioactifs et le risque d’intoxication des nappes phréatiques ou des eaux de surface.
d. Une catastrophe du type de Tchernobyle implique une échelle de temps considérable (plusieurs générations au moins) dans son après. Par exemple, les zones contaminées le seront pour des millénaires. Le corium du réacteur accidenté de Tchernobyle (une sorte de magma radioactif plus ou moins informe d’actinides divers d’environ 75 t) ne peut toujours pas être effacé et doit être surveillé en permanence ceci depuis près de 25 ans. Des travaux de maintenance coûteux doivent être réalisés. Ce type de catastrophe est un gouffre financier mais également humain. Un cauchemar. De plus, le corium en question pourrait un jour s’effondrer et engendrer une masse critique de plutonium-239 et/ou d’uranium-235… Le sarcophage n’est de loin pas la seule mesure à prendre contre ce monstre radioactif endormi.
Dans le cas de Fukushima Daiichi, le constat est vraisemblablement le même. Le site demeurera longtemps un trou noir financier et une menace pour les générations futures. Les trois coriums 1,2 et 3 de Daiichi avec des masses respectivement d’environ 70 t, 90 t et 90 t sont plus importants que celui de Tchernobyle. Leur structure, leur composition et leur dynamique neutronique demeurent encore inconnues. Le futur reste très incertain.
e. La catastrophe de Fukushima a entériné une crise politique larvée et a démontré le besoin de réformes profondes dans la gestion démocratique du pays. En ces temps troublés, il n’est pas certain que le Japon puisse rénover son système de façon efficace.

Les notes contenues dans ce blog concernant Fukushima sont données en titre et date. Le webinar pourra y trouver des infos, des commentaires ou des impressions couvrant cet événement dont la portée est historique pour le Japon mais aussi pour le monde entier. Ces notes contiennent rétrospectivement des contradictions, quelques erreurs a posteriori. Elles n’ont pas la prétention d’expliquer, de juger ou de trouver des solutions magiques mais plutôt d’apporter un point de vue totalement libre mais sensible au principe de précaution en matière de nucléaire civil.

 

(...)

 

 

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The Frame: Japan marks 6 months since earthquake, tsunami - sacbee.com

The Frame: Japan marks 6 months since earthquake, tsunami - sacbee.com | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO (AP) -- six-month anniversary of the day the massive earthquake and tsunami devastated Japan's northeast coast.
Some 20,000 people are dead or missing. More than 800,000 homes were completely or partially destroyed. The disaster crippled businesses, roads and infrastructure. The Japanese Red Cross Society estimates that 400,000 people were displaced.
Half a year later, there are physical signs of progress.
Much of the debris has been cleared away or at least organized into big piles. In the port city of Kesennuma, many of the boats carried inland by the tsunami have been removed. Most evacuees have moved out of high school gyms and into temporary shelters or apartments.
Last week the Kyodo News agency distributed an amazing group of combination photographs showing three scenes. The first scene is right after the earthquake and tsunami hit, then three months later and finally, how the scene looks now. (44 images)

Read more: http://blogs.sacbee.com/photos/2011/09/japan-marks-6-months-since-ear.html#ixzz1c3xfMU5l

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Séisme au Japon: 7 mois après l’horreur

Séisme au Japon: 7 mois après l’horreur | Japan Tsunami | Scoop.it
  La vingtaine de centres de réfugiés qui étaient encore ouverts dans la ville d'Ishinomaki, la plus meurtrie par le séisme et le tsunami du 11mars au nord-est du Japon, ont fermé lundi, sept mois jour pour jour après la tragédie.

 

 Japonation :

 

Plus de 250 personnes étaient encore hébergées dimanche dans ces lieux d’accueil temporaires, dans des conditions toujours difficiles, faute d’avoir été relogées chez des parents ou dans des habitations provisoires après la perte de leur maison et de la plupart de leurs biens.
Lundi matin, elles ont dû faire leurs valises pour quitter les écoles, gymnases et autres bâtiments collectifs réquisitionnés depuis le 11 mars, jour du tremblement de terre et du raz-de-marée qui ont rasé une partie de la ville.

 

Près de 70 personnes, qui doivent trouver plus tard un point de chute, resteront toutefois hébergées quelque temps encore dans quatre lieux provisoires.
Certaines ont encore besoin d’un peu de temps pour réparer leur maison afin d’y retourner prochainement, et d’autres sont sur une liste d’attente pour déménager dans un lieu qui corresponde à leurs attentes, a expliqué à l’AFP le responsable des centres de réfugiés d’Ishinomaki, Nobuyuki Takahashi.
Nous espérons qu’elles seront en mesure de partir d’ici à deux mois, a-t-il précisé.

Au pire moment, en mars, Ishinomaki comptait plus de 50.000 réfugiés abrités dans 250 centres. Quasiment tous ont été relogés depuis dans des logements préfabriqués ou auprès de parents.
Toutefois, certains n’ont quitté les lieux qu’avec réticence, ayant la hantise d’être seuls ou entourés de voisins inconnus.
Sur les quelque 20.000 personnes tuées par le désastre, 4.000 étaient originaires d’Ishinomaki, une cité portuaire qui comptait alors 165.000 habitants.

Plusieurs centaines de personnes restent encore dans des centre de réfugiés dans d’autres villes de la vaste zone ravagée du Tohoku (nord-est), mais la plupart des sinistrés du séisme ou victimes de l’accident nucléaire de Fukushima sont désormais à l’abri dans des logements individuels.

Par ailleurs, trois établissements scolaires ont rouvert mardi pour la première fois à moins de 30 kilomètres du complexe atomique mis en péril par le séisme et le tsunami.
Situés à Iwaki, les deux écoles primaires et le collège de l’arrondissement Hisanohama ont de nouveau accueilli les élèves qui avaient dû être scolarisés ailleurs pendant plusieurs mois, à cause de la contamination radioactive.
Selon la mairie d’Iwaki, les trois établissements comptent au total quelque 360 élèves, un nombre inférieur à ce qu’il était avant le désastre, des habitants ayant préféré déménager.

La ceinture de 20 à 30 kilomètres de la centrale de Fukushima, dans laquelle se trouve une partie de l’agglomération d’Iwaki, avait été placée en état d’alerte peu après l’accident, les résidents devant se tenir prêts à évacuer en cas de danger imminent à Fukushima.
Cette mesure a été levée le 30 septembre, ce qui a aussi permis la réouverture mardi de jardins d’enfants à Minamisoma.

 

Le Japon n’abandonne pas le nucléaire

 

Depuis la catastrophe de Fukushima, le nucléaire est en disgrâce au Japon, ce qui n’empêche pas le gouvernement nippon d’encourager ses entreprises à revendre leur technologie en la matière à d’autres pays, note le New York Times. Tokyo s’intéresse notamment à des petits pays émergents avec de forts besoins énergétiques, comme le Vietnam, la Turquie ou la Lituanie.

La première carte officielle qui confirme l’existence des « points chauds

Lien vers la carte
Le gouvernement vient de publier une première carte officielle montrant le bilan de la propagation de la radioactivité sur le territoire Nord-est de l’île de Honshu. Etablie à partir des chiffres mesurés depuis un hélicoptère, la carte montre le niveau de contamination des dix préfectures autour de Fukushima, y compris celles de Tokyo, de Chiba et de Kanagawa.

« On y retrouve les régions désignées comme ‘points chauds’ où s’est déposée une quantité relativement élevée de césiums (134 et 137) malgré le fait qu’elles soient éloignées de la centrale, comme l’arrondissement de Okutamamachi [au nord est de Tokyo], où l’on a relevé entre 60 000 et 100 000 becquerels par m2 et entre 0,2 et 0,5 micro sievert par heure » rapporte le Nihon Keizai Shimbun [la dose de radiations naturelle sur le territoire japonais est en moyenne 0,05 micro sievert].
Les autorités envisagent de publier d’ici la fin de l’année une carte faisant le bilan de la contamination de 22 préfectures, allant du Nord-est jusqu’à la région centrale de Honshu.

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Japon : le premier ministre Yoshihiko Noda présente son gouvernement‎

Japon : le premier ministre Yoshihiko Noda présente son gouvernement‎ | Japan Tsunami | Scoop.it
Yoshihiko Noda, le nouveau premier ministre japonais a présenté vendredi la composition de son gouvernement.

Aux affaires étrangères, il a désigné Koichiro Gemba pour diriger la diplomatie japonaise.

Mais le poste le plus important est le ministère des Finances, dans un pays englué dans la récession. Il était occupé jusqu‘à présent l’actuel premier ministre Yoshihiko Noda. Pour le remplacer, il a nommé Jun Azumi. Un choix qui peut paraître surprenant, étant donné l’inexpérience de ce dernier et l’ampleur de la tâche qui l’attend. Mais c’est une façon pour le premier ministre de garder la main sur les affaires économiques.

Il va falloir faire des efforts budgétaires pour financer la reconstruction dans le Nord-Est dévasté par le tsunami et l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima-Daiichi.

C’est justement la mauvaise gestion de la catastrophe qui a coûté sa place à l’ancien premier ministre Naoto Kan, visiblement dépassé par l’ampleur du désastre.

Une résignation qui a abouti à la formation d’un sixième gouvernement en l’espace de seulement cinq ans.

Copyright © 2011 euronews

 

[Note du Curateur] Le titre et la photo donnent accès à la vidéo du reportage.

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AFP: Tsunami au Japon: les communautés locales doivent être plus impliquées

AFP: Tsunami au Japon: les communautés locales doivent être plus impliquées | Japan Tsunami | Scoop.it

Le tsunami atteint la ville de Kesennuma, dans la préfecture de Miyagi, le 11 mars 2011 (AFP/Yomiuri Shimbun)

 

STOCKHOLM — Les solutions pour prévenir et réagir à de nouveaux tsunamis doivent être confiées davantage aux communautés locales, selon des études réalisées après la catastrophe naturelle du 11 mars au Japon et présentées lundi à Stockholm.
"Le format de la communauté locale est crucial" pour répondre aux conséquences du tsunami ayant frappé le littoral nord-est du Japon, a estimé Yoshiyuki Kawazoe, professeur à l'Institut de sciences industrielles à l'Université de Tokyo, dans le cadre de la Semaine de l'eau (World Water Week) qui a ouvert lundi dans la capitale suédoise.
A l'échelle nationale, "nous devons mieux tirer les leçons des expériences locales", a estimé Makoto Taniguchi, un chercheur à l'Institut de recherche pour l'humanité et la nature (RIHN) de Kyoto.
Ainsi, le 11 mars dernier, le village de Yoshihama n'a-t-il connu aucune perte humaine grâce à la planification urbaine locale, a expliqué M. Kawazoe.
"Les zones de résidence ont été construites à l'écart de la zone d'inondation prévisible. Personne n'habitait derrière la digue anti-marée. Les gens ont accepté l'idée de perdre les champs de riz mais pas les zones d'habitation", a-t-il expliqué lors d'une conférence.
Si le tremblement de terre et le tsunami qui ont détruit une partie du littoral nord-est du Japon constituent un phénomène d'une ampleur "très rare, y compris pour le Japon", a-t-il ajouté, il faut d'ores et déjà se préparer à de nouvelles épreuves.
"Nous devons repenser l'ingénierie après ce désastre", a ajouté ce professeur japonais.
Selon lui, "c'est aux communautés locales de décider à l'avenir de la taille des digues anti-marées qui les protégeront", ce qui n'était pas le cas auparavant.
"Empêcher les tsunamis exige des investissements énormes qui ne sont pas réalisables d'un point de vue économique ou social. Vivre avec le risque et l'incertitude est une approche plus réaliste", selon les conclusions des études présentées par le RIHN de Kyoto.
"Nous devons connaître les contextes historiques et culturels et les pratiques de vie dans les communautés locales" pour mettre en place des solutions adéquates, selon ces conclusions.
Le 11 mars, un séisme de magnitude 9 dans l'océan Pacifique a déclenché un tsunami géant qui a dévasté les côtes du nord-est du Japon, faisant plus de 20.000 morts et disparus et provoquant à Fukushima Daiichi la plus grave catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans.

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Le Japon adopte un budget pour la reconstruction post-séisme

Le Japon adopte un budget pour la reconstruction post-séisme | Japan Tsunami | Scoop.it
- Le Monde :

Le Parlement japonais a définitivement adopté, lundi 25 juillet, un collectif budgétaire de 2 000 milliards de yens (17 milliards d'euros environ) pour financer la reconstruction des zones dévastées par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars (cinq jours après son adoption par la chambre basse).

Cette allocation de crédits supplémentaires est perçue comme un compromis d'attente, après une première de 4 000 milliards de yens (35 milliards d'euros) et avant les discussions afférentes à une troisième qui devrait se monter à environ 10 000 milliards de yens (87,5 milliards d'euros). Les dégâts provoqués par le séisme sont estimés par le gouvernement à 16 900 milliards de yens (150 milliards d'euros). Mais ce coût n'inclut pas les conséquences économiques indirectes (perturbations des transports, du réseau électrique, du fonctionnement des entreprises, etc.) ni les dépenses afférentes à l'accident nucléaire de Fukushima.

UN DÉPART CONDITIONNÉ
Pour financer cette rallonge budgétaire, le gouvernement envisage d'émettre des emprunts d'Etat courant sur cinq ans, et réduire parallèlement d'autres dépenses publiques. Mais les incertitudes sur le sort du premier ministre, Naoto Kan, risquent d'en reporter la préparation. Le chef du gouvernement japonais, très critiqué pour sa gestion de la catastrophe et de l'accident dans la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ichi, a promis de démissionner une fois passé l'essentiel de la crise. Il est cependant resté vague sur le calendrier.

Deux autres projets de loi vont être examinés ces prochaines semaines : l'un sur l'émission d'obligations, l'autre sur le développement des énergies renouvelables. Naoto Kan a indiqué qu'il s'effacerait lorsque ces deux lois, de même que le collectif budgétaire adopté lundi, auront été entérinées par le Parlement. Au sein de son Parti démocratique (PDJ), les plus optimistes pensent que cela sera chose faite d'ici à la mi-août.
Mais la coopération nécessaire de l'opposition parlementaire n'est pas assurée. Elle réclame notamment, en échange de son soutien, une réduction des dépenses consacrées aux subventions à la petite enfance.
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Japon: le ministre de la Reconstruction a tenu une semaine

Japon: le ministre de la Reconstruction a tenu une semaine | Japan Tsunami | Scoop.it
Euronews.net :

Offenser les victimes du tremblement de terre et du tsunami, c‘était sans aucun doute la dernière chose à faire pour le tout nouveau ministre japonais de la Reconstruction…

Son attitude est un coup de plus porté au très critiqué Premier ministre Naoto Kan, qui l’avait nommé la semaine dernière.

Ryu Matsumoto a dû démissionner et a présenté ses excuses aux personnes touchées par la catastrophe de mras dernier qui a fait près de 23.000 morts: “Pardon d’avoir heurté les sentiments des victimes par ma maladresse ou pour avoir utilisé des mots durs.”

Dimanche, Ryu Matsumoto avait notamment refusé de serrer la main du gouverneur de Miyagi car ce dernier l’avait fait attendre.

Il avait aussi déclaré que le gouvernement allait aider les municipalités qui amènent des idées et pas les autres, et que l’Etat ne ferait rien à moins que les autorités locales se mettent d’accord sur la manière de refonder les pêcheries détruites par la vague géante.
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Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia

Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia | Japan Tsunami | Scoop.it

En regardant les conditions de travail à Fukushima, Reuters a interviewé plus de 80 ouvriers, employeurs et officiels participant à ce nettoyage nucléaire sans précédent. Plainte courante : la dépendance des opérations à un réseau tentaculaire et peu regardant de sous-traitants – dont beaucoup sont inexpérimentés concernant le travail du nucléaire et dont certains, dit la police, ont des liens avec le crime organisé.

Tepco siège au sommet d’une pyramide de sous-traitants qui peut se composer de sept niveaux ou plus et qui inclut au premier niveau des géants du bâtiment comme Kajima Corp et Obayashi Corp. L’exploitant en difficulté reste responsable du travail de démantèlement des réacteurs endommagés de Fukushima, travail subventionné par l’état, prévu durer au moins 30 ans.

En dehors de la centrale, les « quatre grandes « entreprises de construction japonaises – Kajima, Obayashi, Shimizu Corp et Taisei Corp – supervisent des centaines de petites sociétés travaillant sur contrat financés par le gouvernement pour l’enlèvement de la terre et des débris radioactifs dans les villages et entreprises agricoles pour que les évacués puissent rentrer chez eux.

Tokyo Electric, largement connu sous le nom de Tepco, dit qu’il ne pouvait surveiller complètement les sous-traitants mais qu’il a pris des dispositions pour limiter les abus envers les ouvriers et juguler l’implication du crime organisé.

« Les contrats que nous signons avec les sociétés sont basés sur le coût nécessaire pour effectuer une tâche », a dit à Reuters Masayuki Ono, responsable général de l’énergie nucléaire chez Tepco. « Les sociétés embauchent ensuite leur propres employés en prenant en compte notre contrat. Il nous est très difficile d’aller vérifier leurs contrats ».

Le nettoyage nucléaire sans précédent de Fukushima aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site fait face à une pénurie d’ouvriers. Il y a environ 25 % plus de postes que de candidats dans la préfecture de Fukushima, selon les données du gouvernement.

Augmenter les salaires pourrait encourager davantage d’ouvriers mais ce ne fut pas le cas, montrent les données. Tepco est sous pression pour faire ressortir un bénéfice pour l’année fiscale allant jusqu’à mars 2014 en vertu du plan de redressement de grandes banques japonaises qui l’ont récemment financé à hauteur de 5,9 milliards de dollars en nouveaux prêts et refinancement. En 2011, à la suite de la catastrophe, Tepco a diminué de 20 % le salaire de ses ouvriers.

Avec les salaires bas et une pénurie d’ouvriers, les bureaux de placement ont pris la relève, recrutant des gens dans l’impasse ou qui ont du mal à trouver du travail en dehors de la zone sinistrée.

Ce qui a donné une prolifération de petites sociétés – de nombreuses n’étant pas enregistrées. Quelque 800 sociétés sont actives au sein de la centrale de Fukushima et des centaines d’autres travaillent à l’effort de décontamination en dehors du site, selon Tepco et des documents passés en revue par Reuters.

Tepco, le plus gros fournisseur d’énergie de l’Asie, a longtemps apprécié des liens étroits avec les régulateurs et une supervision laxiste du gouvernement. Ce qui a fait l’objet d’un examen rigoureux après le séisme de 9 et le tsunami qui ont frappé la centrale en mars 2011. La catastrophe a déclenché le meltdown de 3 réacteurs, une série d’explosions et une fuite de radiations qui ont forcé 150.000 personnes à fuir les villages des alentours.

Les efforts malchanceux de Tepco pour stabiliser la situation ont fait penser à une séquence du « tonneau des Danaïdes », a déclaré Toshimitsu Motegi, ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie.

 

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Fukushima : « Notre vie, désormais, c’est de creuser notre tombe »

Fukushima : « Notre vie, désormais, c’est de creuser notre tombe » | Japan Tsunami | Scoop.it

Madame Kowata devant son logement provisoire à Aizu Wakamatsu

 

Les autorités vont rouvrir discrètement la zone interdite entourant la centrale nucléaire. Les réfugiés pourront retrouver leur domicile, à leurs risques et périls.

 

Repeupler pour relancer l’économie

 

« Nous n’y arrivons pas »

 

« Même les corbeaux sont partis »

 

« Les chiens savent »

 

« Notre génération ne retournera pas à Okuma »

Jacques Le Bris's insight:

Selon le nouveau découpage, en place dès le 28 mai, il n’y aura donc plus :

la zone interdite : celle qui regroupe les villages situés à moins de dix kilomètres de la centrale où on ne se rend que de temps en temps avec combinaisons et masques ;

et le reste de la zone évacuée.

 

Mais plutôt :

la « zone de retour indéterminé » dans laquelle les allers-retours en journée sont autorisés sur des durées courtes et contrôlées, sans date prévue d’accès libre. La contamination y est supérieure à 50 millisieverts par an et il n’y a aucun espoir d’ici cinq ans de retrouver le seuil de radioactivité de 20 millisieverts par an – seuil autorisant le « retour à la vie normale » et malgré tout vingt fois supérieur au seuil d’inadmissibilité recommandé par la CIPR (Commission internationale de protection radiologique) ;

 

et la « zone de préparation à l’annulation de la directive d’évacuation » où un « retour à la normale dans les deux ans est prévu ». Les réfugiés pourront y vaquer à leurs activités professionnelles et y effectuer librement des allers-retours. Puis, lorsque le taux de radioactivité situé entre 20 et 50 millisieverts par an sera ramené à moins de 20 millisieverts par an, y résider sans contrainte.

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Japon: élites et population divisées sur la relance de réacteurs nucléaires

Japon: élites et population divisées sur la relance de réacteurs nucléaires | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO - Politiciens, intellectuels, industriels ou simples citoyens japonais, tous étaient divisés après la décision du Premier ministre de relancer deux réacteurs nucléaires de l'archipel, alors même que les mesures nouvelles de sécurité ne seront achevées que dans trois ans.

Les manoeuvres de redémarrage du réacteur 3 de la centrale d'Ohi (ou Oi) dans l'ouest du Japon ont débuté samedi, celles pour le numéro 4 sont prévues pour jeudi, s'est félicité l'opérateur Kansai Electric Power, qui avait tempété tant et plus auprès du gouvernement pour obtenir le feu vert final.

La décision définitive des autorités a été prise samedi matin au terme d'un long processus protocolaire, en dépit des protestations d'une partie de la population.

Le chef du gouvernement, Yoshihiko Noda, avait clairement exprimé une semaine auparavant son intention d'autoriser les réacteurs 3 et 4 d'Ohi, jugés sûrs par les autorités compétentes, à refonctionner.

Il s'agit du premier réel redémarrage de réacteur depuis la catastrophe de Fukushima survenue le 11 mars 2011 à la suite du séisme et du tsunami qui ont dévasté le nord-est de l'archipel.

Le jugement du gouvernement est cependant loin de faire consensus, bien que M. Noda eût auparavant promis de ne prendre de décision "qu'après avoir obtenu la compréhension de la population".

(...)

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Un photographe immortalise le Japon détruit par le tsunami

Un photographe immortalise le Japon détruit par le tsunami | Japan Tsunami | Scoop.it
Un photographe immortalise le Japon détruit par le tsunami

Avant le 11 mars 2011, M. Yamanaka avait déjà couvert un désastre au Japon, le tremblement de terre de Kobe en 1995 qu'il avait été l'un des premiers à fixer sur la pellicule.

 

Près d'un an après son expédition dans le nord-est du Japon dévasté par le tsunami du 11 mars, Toru Yamanaka, photographe de l'AFP, est retourné sur ses pas afin de constater les progrès réalisés. Mais pour ce journaliste chevronné, cette mission ne fut pas une partie de plaisir.
Lors d'une récente journée d'hiver, M. Yamanaka était à Rikuzentakata, cité réduite à l'état de terrain vague. Tous les débris jonchant le sol juste après la catastrophe avait disparu: les planches des maisons de bois et les carcasses de voiture ont été enlevées. Mais la ville elle-même n'existe plus.

"Cela symbolise parfaitement ce désastre", explique le photographe, 53 ans. "Il y avait jadis une communauté, des gens. Ils avaient des maisons, des familles et des entreprises où travailler.

 

Maintenant il n'y a plus rien".

 

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Japon : des millions de tonnes de déchets - contaminés - à gérer

Japon : des millions de tonnes de déchets - contaminés - à gérer | Japan Tsunami | Scoop.it
Le tremblement de terre du 11 mars 2011 et son tsunami de dizaines de mètres de haut, ont généré des millions de tonnes de déchets. Ces derniers émanent de la destruction de nombreux foyers ainsi que de l’effondrement de nombreuses infrastructures. Près d’un an après, la question de leur gestion reste posée.

L’enjeu du traitement de ces incroyables quantités de déchets est primordial à l’heure de la reconstruction. Comment retrouver un environnement « normal » alors que des volumes faramineux de matières hors d’état d’usage, encombre encore et toujours ?

Pourquoi le gouvernement japonais n’accélère pas les choses ?

Le ministre de l’Environnement nippon, Goshi Hosone, a récemment indiqué avoir pris « des dispositions supplémentaires, comme la construction de sites temporaires d’incinération » tout en précisant que cela ne suffirait pas.

Problématique, dans la province de Fukushima, « une bonne partie » – quelle proportion ? – de ces déchets est contaminée par des éléments radioactifs. Cela nourrit une inquiétude au sein des habitants de cette région qui craignent la dispersion de cette radioactivité lors du retraitement des déchets par incinération. Le gouvernement assure pourtant prévoir l’installation de « filtres très fins destinés à capturer les particules radioactives »… Oui, mais est-ce suffisant ? Qui peut répondre précisément ?

Pour l’instant, on filtre les détritus « très méticuleusement ». Une partie d’entre eux est traitée, l’autre « stockée en attendant les résultats des tests de radioactivité ». On notera les précautions prises pour les déchets identifiés comme « sans risque », dont les opérations d’incinérations font tout de même l’objet de « mesures de radioactivité » dans « quatre directions différentes ».

Manifestement, la reconstruction, ce n’est pas pour demain…
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Au Japon, la chasse à la baleine profite de l’argent de la reconstruction

16.11.2011 (Philippe Mesmer, Le Monde). Tokyo Correspondance – Contestées, les activités japonaises de chasse à la baleine, officiellement présentées comme faisant partie d’un programme de recherche, suscitent de nouvelles critiques. De façon pour le moins inattendue, une partie du financement de la campagne 2011 dans l’Antarctique, dont la tenue a été confirmée le 4 octobre par le ministre de l’agriculture et des pêches, Michihiko Kano, sera assurée par des fonds prélevés sur le troisième budget supplémentaire consacré à la reconstruction des zones dévastées le 11 mars.

 

Pour établir le lien avec le séisme, le tsunami et la crise nucléaire, l’agence des pêches a rappelé qu’Ishinomaki, l’une des villes les plus touchées de la préfecture de Miyagi, est connue pour sa tradition ancienne de chasse baleinière. Elle abritait d’ailleurs un parc à thème sur cette activité, le Oshika Whale land, aujourd’hui détruit.

Fort de cet argument, l’agence a obtenu une enveloppe de 2,3 milliards de yens (21,2 millions d’euros).

Or cet argent n’ira pas à la reconstruction d’installations, à l’achat de nouveaux bateaux, ni même au soutien des victimes. Il servira à « assurer la bonne exécution de la campagne 2011″ qui doit débuter fin novembre ou début décembre et à « renforcer les moyens de lutte contre les opérations de harcèlement menées par les activistes hostiles à la chasse à la baleine ».

Plus précisément, l’enveloppe financera le déploiement de navires d’escorte des baleiniers. Car les campagnes annuelles dans l’Antarctique sont soumises à rudes pressions. En février, Tokyo a été contraint de jeter l’éponge en suspendant la campagne pour raison de sécurité.

L’octroi de cette subvention a fait réagir les organisations de protection de l’environnement. Quatorze d’entre elles, dont Greenpeace Japan, ont adressé dès le 27 octobre une lettre ouverte aux autorités, les appelant à « consacrer cet argent aux victimes au lieu de le gaspiller dans une inutile mission de chasse baleinière ». Le document, s’appuyant sur des chiffres officiels, précise que chaque campagne coûte environ 3 milliards de yens et se termine sur un déficit de 1,9 milliard de yens.

 

Moratoire international

 

L’annonce de la nouvelle campagne avait auparavant suscité le mécontentement de l’Australie. Canberra, qui a déposé une plainte contre Tokyo en 2010 auprès de la Cour pénale internationale, a rappelé son opposition « à toute forme de chasse commerciale, y compris aux activités pseudo-scientifiques du Japon ».

La chasse baleinière fait l’objet d’un moratoire international depuis 1986. Mais des dérogations autorisent le Japon à s’y livrer sous couvert d’études scientifiques. Les Japonais ont pêché plus de 10 000 baleines depuis 1988. Le maintien de la chasse est aussi un enjeu de politique intérieure. Au point d’avoir convaincu les autorités d’autoriser une nouvelle campagne, mais au risque de voir le Japon perdre une partie du capital de sympathie suscitée par la catastrophe de mars.
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Fukushima: Tepco a fini de recouvrir le réacteur n°1 pour limiter les rejets

- 20minutes.fr :

 

L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé ce vendredi avoir achevé les travaux de couverture du réacteur n°1, afin de limiter les rejets radioactifs.

Par ailleurs, un comité d'experts mandatés par le gouvernement a compilé un rapport d'étape selon lequel il faudra 30 ans ou plus pour démanteler les réacteurs 1 à 4 du complexe atomique.

«Nous avons reçu aujourd'hui la confirmation de l'Agence de sécurité nucléaire validant la fin des travaux de couverture du réacteur 1», a expliqué Tepco dans un communiqué.

Les techniciens ont oeuvré masqués et en combinaisons spéciales pendant plus de cinq mois pour mettre en place une structure et des panneaux reconstituant quasiment, dans un matériau différent, le bâtiment qui a été soufflé en mars par une explosion due à l'accumulation d'hydrogène au-dessus du réacteur. Cette nouvelle couverture doit permettre de maîtriser la dispersion de particules radioactives, selon la compagnie.

Intervention future de robots

Il s'agit d'une nouvelle avancée importante dans le but d'atteindre la situation stable dite «d'arrêt à froid» prévue d'ici à la fin de l'année ou en janvier.

Il faudra ensuite plus de trente ans pour démanteler le site, selon les estimations d'un comité de spécialistes réunis par le gouvernement.

Trois des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi ont été endommagés, de même que la piscine du quatrième, après la rupture de leur alimentation électrique et l'arrêt de leur système de refroidissement, accidents provoqués par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est.

Selon les experts, le combustible qu'ils contenaient a fondu et est tombé au fond de la cuve. Les interventions pour retirer le combustible usé des piscines de désactivation pourraient débuter dans les trois ans suivant la stabilisation en situation d'arrêt à froid (soit vers 2015), et dans les dix ans (aux environs de 2022) concernant le combustible des réacteurs 1 à 3.

Dans le laps de temps, de nombreuses nouvelles technologies et des équipements spéciaux (robots entre autres) devront être développés pour permettre d'exécuter ces travaux sans précédents. Le comité est censé remettre un rapport définitif en fin d'année.

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François Fillon à Ishinomaki, ville portuaire japonaise dévastée par le tsunami

François Fillon à Ishinomaki, ville portuaire japonaise dévastée par le tsunami | Japan Tsunami | Scoop.it

AFP  :

 

ISHINOMAKI — Le Premier ministre français François Fillon s'est rendu samedi à Ishinomaki, une ville portuaire du Nord-Est du Japon entièrement dévastée par le séisme et le tsunami du 11 mars, a constaté un journaliste de l'AFP.
Sur les quelque 20.000 personnes tuées par le désastre, 4.000 étaient originaires d'Ishinomaki, une cité portuaire qui comptait alors 165.000 habitants.
Plus de sept mois après la catastrophe, la ville reste entièrement dévastée. Des milliers de mètres cubes de détritus forment des monticules hauts de plusieurs mètres. Des centaines de carcasses de voitures n'ont pu encore être évacuées. Les maisons restées debout gardent de profonds stigmates.
Les autorités locales évaluent à cinq ans les délais de reconstruction de cette ville sur laquelle a déferlé une vague de 14 mètres le 11 mars.
En déplacement jusqu'à dimanche au Japon, M. Fillon s'est rendu à Ishinomaki samedi matin où il a rencontré notamment des bénévoles, dont de jeunes Français, qui travaillent à la reconstruction.
"C'est un spectacle de désolation, il y a le choc immédiat et puis on pense que les choses vont se reconstruire et revenir à la normale. Mais il faudra ici des années. (...) Ce décor de désolation n'est pas moins brutal que les images du tsunami lui-même", a déclaré le chef du gouvernement français.
"Je venais au Japon pour parler du G20 (début novembre en France, NDLR), qui est très important pour l'avenir de l'économie mondiale, mais j'ai pensé qu'il n'était pas possible de venir au Japon sans venir ici, au coeur d'une des régions les plus touchées par le tremblement de terre", a expliqué M. Fillon.
"Nous avons tous été bouleversés par les images que l'on a vues à la télévision, par les témoignages", a-t-il ajouté.
"Puis ensuite le temps passe, un sujet chasse l'autre et ici la souffrance, la douleur, les difficultés de reconstruction sont toujours les mêmes", a regretté M. Fillon, pour qui "il est important de continuer à apporter un soutien moral, technique et matériel quand cela est nécessaire".
"La production industrielle japonaise est presque revenue au niveau d'avant le tsunami, c'est dire le dynamisme de cette économie", a salué M. Fillon. Mais "il y a des plaies qui seront très longues à se refermer, il y a des milliers de disparitions..."
Il a confié avoir suivi ces événements "avec un oeil un peu particulier" car un de ses frères, pianiste de jazz, est marié à une musicienne japonaise. Il va bientôt donner à Tokyo un concert, avec d'autres musiciens, dont les bénéfices seront reversés aux sinistrés.

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Japan tsunami, a timeline of the aftermath

Japan tsunami, a timeline of the aftermath | Japan Tsunami | Scoop.it
Japanese photo agency Kyodo documented several sites of the Tsunami that hit Japan in March, 2011 in three month intervals leading to the six-month anniversary.

 

National Post

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Japon et tsunami · L'État vise une restauration des terres agricoles ...

Japon et tsunami · L'État vise une restauration des terres agricoles ... | Japan Tsunami | Scoop.it

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, inspecte des terres à Soma.
© Agence QMI / Archives

 

Canoe le 26 août 2011 —

 

TOKYO - Le gouvernement japonais espère remettre en état dans les trois années à venir les neuf dixièmes des terres agricoles submergées par le tsunami géant du 11 mars et reconstruire les digues dans les cinq ans, selon une feuille de route de reconstruction présentée vendredi.

La remise en état des principaux ports commerciaux est quant à elle prévue dans les deux ans.

Ce plan concerne principalement les préfectures du Nord-Est de l'archipel les plus durement touchées par la catastrophe qui a fait plus de 20 000 morts et disparus, à savoir Iwate, Miyagi et Fukushima.

Selon le plan, les travaux consistent à retirer la boue des terres agricoles inondées, qui devront en outre être dessalées. Quant aux digues, elles seront reconstruites après examen des hauteurs souhaitables pour se prémunir contre d'éventuels tsunamis.

Un projet de loi devrait être présenté au cours d'une session parlementaire extraordinaire à l'automne afin de permettre la création d'ici au 1er janvier d'une nouvelle agence pour gérer la reconstruction.

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Fukushima, mélodie mortelle

Que voulez-vous, avec tout ça, la répression en Syrie, la guerre en Libye, le carnage en Norvège, les émeutes en Angleterre, la panique des marchés financiers, l'implosion de DSK et la grossesse de Carla, on avait oublié Fukushima.

 

Mais si, souvenez-vous : ce léger incident nucléaire à la suite du tsunami du 11 mars !La catastrophe nous est subitement revenue à l'esprit hier matin par le biais d'un séisme de magnitude 6,8 au large des côtes nord-est du Japon. La secousse s'est fait sentir jusqu'à Tokyo, à 250 km de là. La centrale de Fukushima n'a subi aucun dégât supplémentaire. Mais ce coup de semonce a ravivé le traumatisme, noyé par la dignité comme les piscines des réacteurs détruits par des tonnes d'eau.

Mercredi, deux jours avant ce nouveau tremblement, le Japon a procédé au redémarrage du premier réacteur depuis la catastrophe de Fukushima (35 sur 54 sont arrêtés). Loin, à Tomari, sur l'île d'Hokkaïdo, mais la coïncidence trouble.

« Par cette décision, le Meti (ministère de l'Économie) cherche visiblement à faire passer le message que Fukushima est une crise révolue. La catastrophe ne fait que commencer », s'insurge Réseau sortir du nucléaire.

Si la température des réacteurs semble être maîtrisée, plus de 100 000 tonnes d'eau radioactive continuent à contaminer la mer, la nappe phréatique peut-être. L'opérateur Tepco, gravement mis en cause lors de la crise, projette de chapeauter les piscines aujourd'hui à l'air libre. On fait face au danger à tâtons dans une forme de mélodie mortelle. Des secteurs de la centrale n'ont toujours pas été visités en raison d'un taux insupportable de radioactivité.

Le Japon tente de reprendre sa vie d'avant malgré deux tiers d'habitants opposés au redémarrage (un quart favorable à l'arrêt total). Près de la moitié des enfants des villages environnants de la centrale nucléaire montrent des traces de contamination au niveau de la glande thyroïde, augmentant le risque de cancer. Les taux seraient minimes, en dessous des normes dangereuses.

Les légumes et les fruits de Fukushima, une région agricole, ne sont plus interdits à la vente après avoir affiché des niveaux d'iode et de césium radioactifs inquiétants. Mais le doute subsiste dans l'esprit des Japonais marqués par cette épreuve nationale, digne des bombes d'Hiroshima et Nagasaki à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Il y a une semaine, la commission locale d'information nucléaire (CLIN) de la centrale du Blayais en Gironde a estimé que « les circonstances liées au retour d'expérience de l'accident de Fukushima devaient inciter EDF à prendre des mesures de sécurité supplémentaires ». Rien de bien grave : relever d'un mètre la route inondée par la tempête Martin de 1999 et revoir le risque sismique, « négligé dans le passé ». Ouh là, ça rassure.

« Le ministère cherche visiblement à faire passer le message que Fukushima est une crise révolue.

La catastrophe ne fait que commencer. »

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Japon: reprise de la production auto

- Le Figaro :

La production des constructeurs d'automobiles japonais s'est globalement reprise en juin, après avoir chuté lors des trois mois précédents à cause d'une pénurie de pièces détachées consécutive au séisme du 11 mars, selon des informations communiquées par les entreprises.
En juin, le premier d'entre eux, Toyota, a monté 7,9% de véhicules en moins dans le monde par rapport à juin 2010, à 680.968 unités (marques Daihatsu et Hino comprises), alors que cette baisse atteignait encore 48,1% en mai sur un an.Toyota estime que sa production devrait approcher 100% dès juillet et reviendrait complètement à la normale en novembre ou décembre.
Quant à Nissan, il a augmenté sa production de 18,5% sur un an, à 419.831 unités.
La production de honda encore perturbée
Des trois principales firmes nippones du secteur, seule la production de Honda est restée très perturbée, avec 44,5% de véhicules assemblés en moins, à 168.373 unités. Le groupe a expliqué avoir rencontré des difficultés à rétablir son approvisionnement en pièces détachées, notamment en composants électroniques et caoutchouc. "Notre fourniture en pièces détachées est revenue à la normale fin juin, aussi espérons-nous retrouver notre niveau de production d'avant le séisme en juillet ou août", a expliqué un porte-parole de la société.
La production de Honda, comme celle des autres constructeurs japonais, a été ralentie voire arrêtée pendant plusieurs semaines après le tremblement de terre de magnitude 9 et le tsunami géant qui ont dévasté la région du Tohoku (nord-est du Japon) le 11 mars.
Installées dans cette zone, de nombreuses usines de fournisseurs de l'industrie automobile ont subi des dommages, rompant l'approvisionnement en pièces détachées pour les constructeurs qui fonctionnent d'habitude en flux tendus.
La production a toutefois repris plus vite que prévu, grâce à la mobilisation de l'ensemble du secteur qui a envoyé du personnel aider à la remise en route des usines des fournisseurs les plus stratégiques.
Pénuries d'électricité en vue
Les constructeurs nippons pourraient souffrir cet été du manque d'électricité au Japon, en raison de l'arrêt de plus des deux-tiers des réacteurs nucléaires, à cause de séismes ou par précaution depuis l'accident de Fukushima.
Les autorités ont contraint les entreprises ou leur ont conseillé, selon les régions, de réduire leur consommation de courant pendant l'été afin d'éviter toute coupure. Cela pourrait avoir un effet néfaste sur la production, notamment pour Toyota qui assemble près de la moitié de ses véhicules au Japon.
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