Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Fukushima: décontaminer les régions irradiées, tâche titanesque aux résultats incertains

Fukushima: décontaminer les régions irradiées, tâche titanesque aux résultats incertains | Japan Tsunami | Scoop.it

Sous un soleil de plomb en plein été, des milliersd'hommes transpirent sous leur combinaison en matière plastique pour décontaminer la région irradiée de Fukushima, une tâche titanesque et fastidieuse réalisée avec soin, mais aux effets jugés très incertains.

Des pelleteuses raclent la terre dans les champs, autour des habitations (sur une distance de 20 mètres), dans les cours d'établissements scolaires et autres lieux de vie de la population rurale.

Les maisons et bâtiments sont lavés, comme les routes et parkings.

Seules les aires où les personnes sont censées vivre et se déplacer fréquemment sont nettoyées. Les forêts et autres étendues non cultivables sont laissées ainsi, comme l'a recommandé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Cette stratégie pour aller plus vite fait néanmoins craindre aux écologistes une recontamination ultérieure par migration de la radioactivité.

La terre, les herbes ou feuilles souillées sont enfermées dans 2,5 millions de gros sacs noirs qui patientent sur place ou dans un des 795 lieux d'entreposage temporaire, en plein air, que l'on voit aux environs de toutes les bourgades affectées, parfois même à proximité de l'océan Pacifique, comme à Naraha, à 20 km de la centrale accidentée.

D'importants sites d'entreposage pour une durée de 30 ans sont en cours de construction dans les bourgades inhabitables les plus proches du complexe atomique.

 

Les quelque 20.000 "décontamineurs" (selon les chiffres du ministère de l'Environnement) ont souvent appris sur le tas mais sont soumis à des règles a priori strictes de radioprotection obligeant notamment au port de combinaisons spéciales, masques, gants, bottes. Ils sont appelés à se soumettre à un suivi sanitaire, comme les travailleurs du secteur nucléaire.

La radioactivité ambiante est extrêmement variable dans les régions évacuées autour de la centrale Fukushima Daiichi et la décontamination ne concerne que les zones touchées jugées potentiellement réhabilitables à court terme.

La zone dite interdite dans les premiers mois suivant l'accident a ensuite été redécoupée en fonction du niveau d'exposition à la radioactivité, afin d'organiser la décontamination puis le retour progressif des habitants.

 

Le périmètre où l'exposition dépasse 50 millisieverts/an est pour le moment laissé ainsi, inhabitable.

En revanche, la décontamination progresse dans les onze localités où le niveau était compris entre 20 et 50 millisieverts par an, afin de le faire passer sous le bas de cette fourchette, une dose que les autorités jugent admissibles pour les habitants, au grand dam des écologistes.

La décontamination de ces lieux, qui totalisaient environ 70.000 administrés sur 25.000 hectares, est conduite par l'Etat.

Par ailleurs, 39 autres communes, non évacuées car présentant une exposition inférieure à 20 mSv/an, doivent aussi être assainies, un travail confié aux autorités locales.

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Nouveau scandale à Fukushima ?

Nouveau scandale à Fukushima ? | Japan Tsunami | Scoop.it
Près d'un an après, le Japon ne semble pas avoir tiré les leçons de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima le 11 mars 2001, à 220 km de Tokyo (équivalent à la distance séparant Paris du Havre). On retrouve la même improvisation, les mêmes erreurs pour le nettoyage des zones contaminées.

Kiyoshi Sakurai, un ancien chercheur de la Japan Atomic Energy Agency, qui supervise la phase de décontamination, résume la situation en une phrase lapidaire "l'industrie nucléaire japonaise est régie par le principe plus vous échouez, plus vous touchez d'argent".

Exemple frappant : les premiers contrats du programme de décontamination ont été donnés à trois géant du BTP, qui n'ont pas d'expérience dans la décontamination de la radioactivité, mais ont très largement profité du programme de construction de centrales nucléaires.

Ces trois compagnies ont, en effet, construit 45 des 54 installations nucléaires, y compris le batiment des réacteurs de Fukushima qui n'a pas pu résister aux conséquences du tsunami.

A Iitate, un village de 6 500 habitants situé à une trentaine de kilomètres de la centrale, un journaliste du New York Times a vu 500 ouvriers en tenue avec des superviseurs qui s'interrogent ouvertement : faut-il creuser à 10 ou 20 centimètres de profondeur ? Faut-il décontaminer ce bâtiment ? Ne va-t-il pas être démoli ? tandis qu'un des ouvriers dit "Nous sommes tous des amateurs".

Cela n'empêche pas le gouvernement de distribuer les premiers contrats d'un programme de décontaminatione stimé à 13 milliards de dollars, dans une région aussi étendue que l'état du New Jersey (plus de 22 000 kilomètres carrés).

(...)

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Fukushima: Areva propose de traiter les combustibles usés

- 20minutes.fr :

 

Le groupe d'énergie nucléaire français Areva s'est dit prêt jeudi, à traiter le combustible usé toujours présent sur le site de Fukushima et à proposer au gouvernement japonais et à la compagnie Tepco des solutions pérennes pour gérer l'après accident.

«Nous pourrions reprendre les combustibles usés», a expliqué le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, lors d'une conférence de presse à Tokyo, précisant qu'Areva était prêt à offrir d'autres équipements et prestations sur le site de l'accident, lequel va selon lui occasionner des «retards dans les projets de construction de nouvelles centrales.»

La récupération des combustibles usés «est prévue à moyen terme par Tepco (Tokyo Electric Power)», a indiqué Luc Oursel, précisant qu'il était toutefois prématuré de détailler les modalités concrètes et le calendrier qui pourraient être mis en oeuvre pour une telle opération, si Areva était impliqué.

«Il n'y a pas pour le moment de discussions actives sur le sujet» avec les autorités nippones, mais «nous avons rappelé au gouvernement japonais et à la compagnie Tepco que nous avons la compétence pour le faire», a précisé Luc Oursel.

Areva est intervenu sur le site de Fukushima après l'accident pour fournir des matériels divers et équipements de décontamination, en collaboration avec la société américaine Kurion et d'autres partenaire, dont EDF et Veolia.

Le groupe français se dit désormais disposé à déployer des équipements plus pérennes que ceux déployés en urgence pour traiter les eaux hautement radioactives résultant de l'arrosage massif des bâtiments, le système conventionnel de refroidissement des réacteurs ayant été mis hors service par le séisme et le tsunami du 11 mars.

© 2011 AFP

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Fukushima: une deuxième unité de décontamination d'eau radioactive fonctionne

Fukushima: une deuxième unité de décontamination d'eau radioactive fonctionne | Japan Tsunami | Scoop.it

Des membres de l’Autorité de régulation nucléaire du Japon inspectent les réservoirs d’eau contaminée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le 23 août 2013
© Autorité de régulation nucléaire du Japon/AFP/Archives Nuclear

 

Tokyo (AFP) – La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a indiqué avoir remis en service lundi une deuxième unité de décontamination de liquide radioactif, un système-clef pour tenter d’en finir avec la crise de l’eau contaminée.

L’unité A du « système avancé de traitement liquide (ALPS) » a été remise en exploitation (encore sous forme de tests à chaud) après avoir été stoppée plusieurs semaines à cause de divers problèmes.

Une autre unité similaire fonctionne aussi depuis la fin du mois de septembre, avec quelques soucis de temps à autre.

Une troisième unité devrait entrer en exploitation courant novembre, a précisé Tokyo Electric Power (Tepco).

En attendant, ces deux unités (A et C) couplées doivent permettre de traiter au total 500 mètres cubes d’eau contaminée par jour pour en extraire 62 des 63 éléments radioactifs restants, après l’extraction en amont avec un autre dispositif des césium 134 et 137.

Une fois passé par ALPS, le liquide résultant ne contient plus a priori que du tritium, mais en quantité encore trop importante pour rejeter l’eau en mer.

Il faudra réduire sa teneur avant d’envisager de relâcher l’eau dans l’océan Pacifique voisin, ce qui deviendra un jour inévitable, selon le président de l’Autorité de régulation nucléaire, Shunichi Tanaka.

ALPS, conçu avec le groupe japonais Toshiba, est un des rouages-clefs de la stratégie de Tepco pour traiter les quelque 400.000 tonnes d’eau radioactive accumulées du site de Fukushima, dont 300.000 dans des réservoirs, une quantité qui augmente de jour en jour et qui ne pourra pas être stockée indéfiniment, d’autant que certaines des citernes utilisées ne sont pas fiables.

Le gouvernement a déjà prévu d’affecter des fonds à la mise en place l’année prochaine de moyens additionnels et plus puissants de décontamination car ALPS ne saurait de toute façon suffire.

 

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Les déchets du tremblement de terre et du tsunami au Japon

Les déchets du tremblement de terre et du tsunami au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Rapport d’étape – septembre 2011 

 

- www.rezocitoyen.org :

 

1. La contagion radioactive :

 

Le 11 mars 2011, c’est le vide juridique au Japon pour les déchets radioactifs diffus d’une catastrophe nucléaire. La Loi en vigueur sur la gestion des déchets place sous la responsabilité technique et financière des collectivités territoriales les déchets des catastrophes naturelles à l’exclusion cependant des déchets radioactifs ; la Loi sur la réhabilitation des sols pollués exclut de son périmètre les sols et déchets radioactifs ; la Loi sur la gestion des matières et des déchets radioactifs concerne seulement l’emprise des établissements nucléaires.

Aucun enseignement n’a été tiré des accidents antérieurs sur le sol japonais et en Ukraine.

Le cas des fuites accidentelles d’un réacteur transformant bien au-delà de son périmètre les végétaux, le bâti, la voirie, les milieux urbains, naturels, aquatiques en déchets radioactifs n’est pas envisagé.

Au Japon, la principale voie d’élimination des déchets est l’incinération. Il y a plusieurs centaines d’incinérateurs établis en milieu urbain. Dès la fin du mois de mars sont repérées des cendres contenant 100.000 à 140.000 Bq/kg « d’une substance radioactive inconnue ». Avant l’alerte, une partie de ces cendres avait été incorporée selon l’usage dans la production commerciale de ciment. La contamination des cendres provient de la concentration de la radioactivité intégrée à la biomasse. Les végétaux, les feuilles des arbres, les écorces, les mousses, les haies, les herbes, les cultures servent de premier réceptacle aux dépôts atmosphériques radioactifs. Il semble que dans un réflexe de sauvegarde de la propriété privée les citoyens se soient rués sur les tondeuses, les tronçonneuses, les faucheuses, pour se débarrasser massivement des végétaux suspects juste avant ou après les premières explosions des réacteurs de Fukushima Daiichi. Dans un deuxième temps, ces déchets verts ont été brûlés dans les incinérateurs de déchets ménagers.

Les cendres concentrent dans un ordre de grandeur de 10 fois la radioactivité des déchets incinérés.

Depuis la mi-mars la contamination radioactive s’est répandue dans la moitié nord de l’archipel sans déclencher de mise en garde officielle, de consignes techniques et comportementales, ni même de solidarité interrégionale. Ainsi, conformément à un accord signé 10 jours avant la catastrophe, les incinérateurs de Matsudo dans la préfecture de Chiba ont exporté dans la préfecture d’Akita, distante au nord d’environ 500 km, 40 tonnes de cendres contenant près de 50.000 Bq/kg de césium 137. Elles ont été partiellement enfouies dans la décharge de déchets ménagers de Kosamachi. Six conteneurs non ouverts ont été renvoyés aux expéditeurs et la ville de Matsudo a ouvert sur un parking un entreposage provisoire de ces cendres tout en annonçant qu’à la fin du mois d’août il sera saturé.

Les boues de potabilisation des eaux destinées à la distribution et des stations d’épuration des eaux usées sont aussi devenues des déchets radioactifs. Elles ont concentré la radioactivité des eaux pluviales et superficielles provenant du lessivage des toitures, du bâti, de la voirie, des voitures, des milieux naturels et des eaux usées. Un rebond de radioactivité est prévisible après les inondations catastrophiques de cet été.

A la mi-juin, le ministère de l’Environnement japonais émet enfin des recommandations :

 

Entre 100 et 8.000 Bq/kg de césium 137, les cendres et les boues peuvent être déposées dans des décharges d’ordures ménagères. La circonscription de Tokyo en a enfoui 6.000 t dans un parc de décharges au bord de la baie.

 

Entre 8.000 et 100.000 Bq/kg, les déchets pourront être enfouis dans des sites sécurisés à désigner ou dans les sites existants dédiés aux déchets industriels. Des précautions constructives telles que des toitures, la pose de géomembranes d’étanchéité ou de conditionnement comme l’encapsulage des fûts de déchets dans du béton devront être prises pour réduire la pollution des eaux souterraines.

 

Au dessus de 100.000 Bq/kg, les déchets devront être confinés dans des emballages étanches et le périmètre d’entreposage sera entouré de palplanches en béton pour absorber les radiations. Les sites restent à désigner et les refus des populations riveraines commencent à affluer.

 

A titre de comparaison, en France, des déchets contaminés par 100 Bq/kg de césium 137 sont normalement considérés comme TFA (Très Faiblement Actifs) et à partir de 8.000 Bq/Kg comme des déchets Moyennement Actifs. Tous ces déchets sont destinés à être stockés dans les sites spécialisés de l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs).

Au 30 juillet, selon les informations diffusées par le ministère japonais de la Santé, 37.000 tonnes de boues doivent être considérées comme des déchets radioactifs.

Fin août, le ministère de l’Environnement déclare que les cendres de 42 incinérateurs dépassent le seuil de 8.000 Bq/kg et le service public de radio et télévision Nihon Hōsō Kyōkai (NHK) considère qu’il y a désormais 50.000 tonnes de boues radioactives.

 

Certaines stations de traitement des eaux ont dû suspendre leur activité, les travailleurs étant exposés à des doses inacceptables de radioactivité.

 

C’est seulement à partir du 28 juillet que le gouvernement japonais a envisagé d’élaborer une loi plaçant sous la responsabilité technique et financière de l’Etat les déchets radioactifs disséminés dans la préfecture de Fukushima et dans les autres préfectures impactées. Cette loi n’est pas encore promulguée et elle exigerait de TEPCO et de tous les exploitants de réacteurs nucléaires de financer la gestion des déchets.

Faute d’avoir anticipé ce type de contagion radioactive, le Japon est en train de contaminer ses moyens logistiques en même temps que son réseau de traitement des déchets ménagers et d’assainissement.

 

2. Par millions de tonnes

 

Au mois de mai 2011, le gouvernement a publié un plan de gestion de déchets du double désastre tremblement de terre et tsunami : le tri est encouragé. Les rôles des trois échelons, gouvernemental, préfectoral, territorial, sont rappelés et définis. La coopération pour l’élimination des déchets entre les préfectures et les régions est encouragée. Les risques amiante, bois traités, dioxines, déchets toxiques dans les épaves de voitures et de navires sont soulignés. Pas un mot sur la radioactivité.

 

Le bilan global des déchets post-tremblement de terre et tsunami reste imprécis : 25 millions de tonnes selon le gouvernement, 80 millions selon des experts du Japan Research Institute, 100 millions de tonnes selon la radiotélévision nationale japonaise, environ la moitié de la production annuelle de déchets ménagers sur l’ensemble de l’archipel japonais selon l’université de Kyoto ou 15 fois la production annuelle des trois préfectures les plus sinistrées, Fukushima, Iwate et Miyagi. Dans la commune portuaire d’Ishinomachi, les déchets du tsunami équivalent à 100 ans de collecte. Le regroupement des déchets bruts ou triés sur des sites provisoires prendra encore deux à quatre ans selon les estimations, sans parler de la phase complexe du recyclage, de l’élimination et de la surveillance qui s’étendra sur deux à trois décennies.

 

La phase préliminaire des regroupements se heurte à une crise des espaces disponibles. Les stockages provisoires s’installent dans les parcs, les stades, les friches, les tarmacs. Cet apport considérable et soudain s’inscrit dans une pénurie de décharges légales. Le recyclage de tous les matériaux est compliqué par la présence ou la suspicion de contamination radioactive et par les dépôts de sel pour les déchets végétaux ou de démolition submergés par le tsunami. L’incinération et la co-incinération dans les cimenteries sont encouragées par le gouvernement, par les préfectures et les collectivités pressées de réduire les volumes de déchets tandis que la contamination radioactive et les dépôts de sel ralentissent ou empêchent ces opérations. Le sel en excès est un polluant pour le ciment et les végétaux qui en sont imprégnés dégagent des dioxines au moment du brûlage. Le cumul des déchets de bois atteindrait 20 millions de tonnes. Il est aussi redouté et constaté autour des gravats de démolition une « ambiance » amiante élevée. La Loi sur l’interdiction totale de l’usage de l’amiante date seulement de 2006.

 

Dans les trois préfectures cibles du tsunami, un million de tonnes de déchets de métaux serait à terme disponible s’ils sont extraits du magma de démolition et triés mais là encore le recyclage en deuxième fusion va poser à cause de la radioactivité des problèmes d’acceptabilité technique et des risques ultérieurs pour les populations générales au Japon et ailleurs si ces ferrailles sont exportées.

Cet été un nouveau facteur aggravant est apparu. Les déchets ont été envahis par des millions de mouches ou autres insectes attirés par les produits alimentaires en décomposition et l’humidité. 200.000 tonnes de poissons et autres produits de la mer stockés dans les congélateurs industriels portuaires détruits ont été avariés. Des pulvérisations massives d’insecticide ont été réalisées par l’armée ou des travailleurs intérimaires dans les ports de pêche courant juin. Par dérogation du ministère de l’Environnement au moins 55.000 tonnes de produits de la mer en voie de décomposition ont été immergées à 50 milles du littoral.

Les boues et sédiments générés par le tsunami pourront être immergés sous certaines conditions susceptibles d’interprétations multiples, ce qui ouvre la voie à de nouvelles inquiétudes pour la mer et ses ressources.

130 usines mettant en œuvre et stockant des produits toxiques ont été dévastées ou endommagées par le tsunami.

Des centaines de marées noires ont été visibles à l’œil nu. 25.000 hectares de terre, de serres et de coopératives agricoles ont été lessivés. Les boues et les sédiments sont polypollués.

Le corps médical remarque chez les populations les plus exposées des problèmes respiratoires, asthmatiques, cutanés, oculaires, un ensemble de pathologies déjà remarquées après d’autres catastrophes où les rescapés ont été soumis à l’inhalation et aux envols de composés et poussières toxiques.

 

Ce rapport d’étape a été réalisé par Jonathan Senin, Miriam Potter, Charlotte Nithart, Christine Bossard et Jacky Bonnemains.

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