Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ?

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ? | Japan Tsunami | Scoop.it

[Note du Curateur] :

 

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/

remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon :
http://on.doi.gov/aIqFNL

 

 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la !
En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*

 

♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺

Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc.
http://fleep.com/earthquake/

Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain

Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées
http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help
If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.

Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !

http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami


♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars :
This event has been reviewed by a seismologist.
Magnitude
9.0
Date-Time
Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC
Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter
Time of Earthquake in other Time Zones
Location
38.322°N, 142.369°E
Depth
32 km (19.9 miles) set by location program
Region
NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Distances
129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan
177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan
177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan
373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan
Location Uncertainty
horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program
Parameters
NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°,
M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A
Source
USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID
usc0001xgp

Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.

♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques

 

♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01

 

 

* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :

http://www.scoop.it/t/bugarach ;

 

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Nouvelle catastrophe au Japon, l'île d'Hokkaido frappée par un séisme

La série noire continue sur l'archipel japonais. Après les inondations et vagues de chaleur meurtrières, le passage du typhon Jebi, un tremblement de terre endeuille le pays. …

 

LIRE L’ARTICLE : http://fr.euronews.com/2018/09/06/nou...

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Les conséquences du séisme de magnitude 6,7 au Japon

Le Japon a été secoué par un tremblement de terre de magnitude 6,7, dont l'épicentre a été localisé sur l’île d'Hokkaidō.

 

En savoir plus: https://sptnkne.ws/j3xy

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Que faire en cas de séisme

Que faire en cas de séisme | Japan Tsunami | Scoop.it

Réflexes et consignes face à un tremblement de terre

Un séisme de magnitude de 9,1 a frappé le Japon vendredi 11 mars 2011 dans l'après-midi. Des répliques sont apparues bien longtemps après et d'autres tremblements de terre importants ont eu lieu depuis :

L'archipel japonais est très sujet aux secousses sismiques à cause de sa position géographique. Le Japon est en effet situé à la frontière de 4 grandes plaques tectoniques : la plaque pacifique, la plaque nord-américaine, la plaque eurasienne et la plaque philippine.

Ceux qui vivent au Japon ont vraisemblablement déjà connu des tremblements de terre. De même, beaucoup de touristes étrangers de passage au Japon en ont déjà fait l'expérience.

Les Japonais sont préparés dès l'école à ces situations de catastrophe naturelle, mais pas les étrangers. Voici donc quelques informations à connaître pour se préparer aux séismes au Japon, et comment réagir pendant un tremblement de terre.

Préparation en prévision des tremblements de terre

Préparez un grand sac de sécurité, que vous entreposerez dans un lieu sûr et facile d'accès. Celui-ci devra contenir :

  • de la nourriture qui se conserve et qui n'a pas besoin d'être cuite + de l'eau pour au moins 3 jours (prévoir 4 litres par personne et par jour)
  • un kit de premiers secours + une trousse à pharmacie
  • une trousse de toilette adaptée aux personnes du foyer
  • des papiers d'identité
  • une liste des numéros d'urgence : Police (110), Ambulance (119), Ambassade de France au Japon ((03) 5798-6000)
  • des vêtements adaptés à la saison + un sac de couchage par personne du foyer
  • des allumettes ou un briquet + une lampe torche avec des piles
  • des gants et des masques de protection + des piles de rechange
  • une carte du quartier / de la ville avec le trajet vers le lieu d'évacuation le plus proche de votre lieu de résidence
  • une radio portable à piles avec les radios en anglais : Eagle (810AM), InterFM (76.1FM), Japan FM (81.3FM)

La plupart de ces objets peuvent se trouver facilement dans des konbini et/ou des 100-Yen Shop.

Connaissez et adaptez votre logement au risques liés aux séismes :

  • ne mettez pas d'objets lourds en haut des étagères ou des meubles
  • sachez couper le gaz, l'eau et l'électricité tout(e) seul(e)
  • installez des extincteurs et sachez les utiliser
  • vérifiez et ayez en tête les sorties de secours de votre bâtiment
  • visitez le centre de prévention des catastrophes ("bôsai") local où vous pouvez connaître toutes les consignes en cas de séisme ou d'incendie, et faire l'expérience d'une simulation de séisme
  • connaissez par cœur la route à pied vers votre logement depuis le bureau / l'école
  • familiarisez-vous avec les messages d'urgences de NTT et autres opérateurs téléphoniques : NTT, Softbank, Docomo, AU KDDI...

Consignes et bons réflexes en cas de séisme

Si vous êtes à l'intérieur d'un bâtiment / dans une maison :

  • restez calme
  • ne courez pas
  • ne vous précipitez pas à l'extérieur
  • si vous êtes dans une pièce, ouvrez la porte
  • coupez le gaz et l'électricité
  • éloignez-vous des objets qui pourraient tomber ou se casser
  • réfugiez-vous sous une table, un bureau ou des encadrements de porte
  • protégez-vous la tête
  • éteignez les petits feux si possible
  • n'utilisez jamais d'ascenseur (si vous êtes dans un ascenseur pendant un séisme, appuyez sur tous les boutons des étages et sortez dès que la porte s'ouvre, mais n'arrêtez jamais l'ascenseur de vous même)

 

Si vous êtes à l'extérieur :

  • restez calme
  • soyez attentif(ve) aux objets qui pourraient tomber, aux vitres et aux poteaux électriques
  • protégez-vous la tête, par exemple avec un sac
  • réfugiez-vous dans un bâtiment moderne à l'air robuste
  • évitez les ruelles étroites ; marchez au centre des rues
  • évitez les distributeurs automatiques et les murs en béton
  • en cas d'incendie, faites attention au sens du vent
  • si vous êtes dans un magasin, cinéma, etc., suivez les instructions du personnel
  • si vous êtes proches de la mer ou d'une rivière, éloignez-vous en
  • ne vous approchez pas des bâtiments signalés par un panneau rouge : ils risquent de s'effondrer

 

Si vous êtes en voiture ou à bord d'un train :

  • restez calme
  • arrêtez votre véhicule du côté gauche de la route, pour laisser le passage central aux véhicules d'urgence
  • écoutez la radio pour connaître les instructions données à la population
  • si vous devez quitter votre véhicule, laissez les clés dessus et ne fermez pas les portes à clé
  • en cas de fort séisme à Tokyo, sachez que la plupart des grandes routes seront fermées aux véhicules personnels
  • si vous êtes dans un train, agrippez-vous à une barre, poignée ou autre et suivez les instructions du personnel

 

D'autres consignes :

  • signalez-vous dès que possible à l'Ambassade de France au Japon : téléphonez au (03) 5798-6000
  • contactez au minimum un membre de votre famille ou un ami pour lui indiquez que vous êtes sain et sauf
  • si le réseau téléphonique est saturé, NTT rendra gratuites toutes les cabines téléphoniques (c'est ce qui s'est passé le 11 mars)
  • vous pouvez également utiliser Twitter qui est un des meilleurs moyens d'informer et de s'informer
  • les séismes créent des vertiges et déshydratent. Buvez beaucoup d'eau et apprenez la recette de la solution saline de ré-hydratation : 1 litre d'eau pour 4,5 cuillères à soupe de sucre et 1/2 cuillère à café de sel
  • apprenez du vocabulaire en japonais qui pourra vous aider dans cette situation, par exemple "tasskété !" ("au secours !" / 助けて), "itaï" ("j'ai mal" / 痛い), "daïjobou" ("je vais bien" / 大丈夫), "abounaï !" ("attention !" / 危ない)...
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Japon: Après le tremblement de terre, de fausses rumeurs attisent la peur des étrangers

Japon: Après le tremblement de terre, de fausses rumeurs attisent la peur des étrangers Quand la terre qui tremble ébranle même le bon sens. Après le séisme de magnitude 5,3 qui a secoué la région d’Osaka (ouest du Japon) lundi, qui a fait quatre morts, les autorités locales ont mis en garde contre les rumeurs qui ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Certaines faisant notamment état de crimes – imaginaires – commis par des « étrangers ». Le Huffington Post Japon rapporte que dix minutes seulement après le séisme, lundi matin, des messages ont commencé à circuler sur Twitter...

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Fukushima : "Une catastrophe nucléaire peut créer l'apocalypse dans la moitié d'un pays", prévient l'ex-Premier ministre japonais

Fukushima : "Une catastrophe nucléaire peut créer l'apocalypse dans la moitié d'un pays", prévient l'ex-Premier ministre japonais | Japan Tsunami | Scoop.it

Naoto Kan, l'ancien Premier ministre japonais qui avait géré la catastrophe de Fukushima en 2011 a indiqué lundi sur franceinfo que "l'erreur humaine est possible n'importe où".

 

Sept ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, l'ancien Premier ministre du Japon alors en poste, est en déplacement lundi 12 mars en France. Naoto Kan entame une tournée qui passera de l'Assemblée nationale, à Flamanville (Manche), jusqu'au Parlement européen. Devenu fervent militant anti-nucléaire, l'ex-chef du gouvernement japonais est revenu lundi sur cette catastrophe sur franceinfo.

 

franceinfo : Malgré la catastrophe, le Japon est-il passé près du pire ?

Naoto Kan : Si la radioactivité avait continué à s'étendre, si on n'avait pas pu contrôler certains éléments, on aurait dû évacuer une zone de 250 kilomètres autour de Fukushima. La population de Tokyo aurait dû être évacué pendant une période de 30 à 50 ans. Grâce à beaucoup de petits coups de chance, au vent, aux efforts des employés de la centrale et des pompiers, le drame a pu être évité. Si ce scénario du pire avait été réalisé, il aurait fallu évacuer 50 millions d'habitants, soit 40% de la population japonaise. Cela aurait été pire qu'en cas de défaite dans une grande guerre. L'apocalypse du Japon. Dans la mesure où on a évité cela, on peut dire qu'on a eu de la chance.

 

Quel regard portez-vous sur le nucléaire aujourd'hui ? Vous dites avoir fait un virage à 180 degrés, pourquoi ?

Jusqu'au 11 mars 2011, j'avais confiance en la technologie japonaise. Je pensais qu'il n'arriverait jamais au Japon une catastrophe comme Tchernobyl [en 1986 en Ukraine], que nos ingénieurs étaient tout à fait compétents et que la technologie était au point. Avec Fukushima, j'ai vu qu'une catastrophe nucléaire pouvait créer l'apocalypse dans la moitié d'un pays. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. Il faut absolument changer notre politique énergétique, faire une transition énergétique, du jour au lendemain comme certains pays d'Europe. J'essaye de faire en sorte que le Japon change de voie. Des pays comme la France doivent également changer. Même d'un point de vue économique, la transition énergétique peut créer de l'emploi et de la richesse. C'est le moment ou jamais. Le risque est beaucoup trop grand, on ne peut plus prendre ce risque. Ce n'est pas possible.

 

Au Japon aussi on redémarre des réacteurs nucléaires ?

Actuellement il n'y a que cinq réacteurs sur 54 qui fonctionnent au Japon. La population japonaise est vraiment contre les centrales, il y a des mouvements, des procès, des collectivités locales qui freinent par tous les moyens possibles. Dans les sept ans suivant l'accident de Fukushima, peu de centrales ont fonctionné et pourtant l'économie est prospère. C'est la preuve qu'on n'a pas besoin des centrales. Un pays peut se porter très bien sans nucléaire. Le Premier ministre Shinzo Abe n'en a relancé que cinq, il a du mal à en relancer plus, et il n'y arrivera pas.

 

En France nous avons 58 réacteurs, mais avec moins de risques de tsunami et de séisme qu'au Japon. Pensez-vous que nous courons tout de même un risque ?

Il y a eu des accidents comme Tchernobyl ou Three Mile Island [en 1974 aux États-Unis], et c'était des erreurs humaine. L'erreur humaine est possible n'importe où. La question n'est pas de savoir si on risque un accident de tel ou tel type. Le risque est beaucoup trop grand pour être pris, les conséquences sont beaucoup trop grandes. Quand une centrale explose, c'est trop tard, trop grand. On a les énergies renouvelables pour remplacer le nucléaire. On va dans le sens de l'histoire en les adoptant. Je suis très optimiste pour l'avenir.

Jacques Le Bris's insight:
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Après Fukushima, le Japon se reconstruit grâce aux énergies renouvelables

Après Fukushima, le Japon se reconstruit grâce aux énergies renouvelables | Japan Tsunami | Scoop.it

Une catastrophe est parfois l’occasion de repartir sur le bon pied. C’est exactement ce qu’a fait le Japon en sortant du nucléaire et en misant à fond sur les énergies vertes.

 

Un pays mis à terre. 11 mars 2011. Le Japon est touché par un séisme de magnitude 9. Grâce à des bâtiments rigoureux en terme de normes parasismiques, le tremblement de terre fait des dégâts relativement limités. Malheureusement, il en va autrement avec le tsunami qui en résulte et ravage le pays. Plus de 18 000 morts sont recensés, des bâtiments s’écroulent partout, et un accident nucléaire – l’un des pires de l’histoire de l’humanité – se produit à Fukushima.

Savoir voir le soleil et non le nuage qui le cache… Dans la ville de Higashi-Matsushima (40 000 habitants), sur la côte Est du pays, en plus des 1 100 morts recensés, 75% des maisons ont été détruites. Alors il a fallu tout reconstruire, et quitte à repartir de zéro, autant faire en sorte d’apprendre des erreurs du passé pour bâtir un futur désirable. Cela a donné naissance à une nouvelle politique énergétique : construire un peu partout des mini-réseaux solaires autonomes. Chacun permet d’alimenter une centaine de foyers en moyenne. Mis bout à bout, ces réseaux confèrent la capacité pour la ville de produire 25% de son énergie seule et de manière propre.

Autonomie résiliente. Higashi-Matsushima n’est qu’un exemple parmi des dizaines de villes petites et moyennes au Japon qui poursuivent la même destinée. Dans les mois qui ont suivi la catastrophe, un grand « Programme de Résilience Nationale » – avec environ 30 milliards d’euros à la clé – a été lancé pour mettre en œuvre un printemps des énergies renouvelables au sein de ces communautés de taille moyenne.

Surtout, l’idée est aussi d’apprendre des traumatismes. En plus de conférer de l’autonomie à ces municipalités en produisant, ces mini-réseaux permettent également de stocker de l’énergie pour plusieurs jours. Autrement dit, en cas de nouvelles catastrophes qui viendraient à affecter le système principal, la ville est assurée de pouvoir continuer à fonctionner et distribuer de l’énergie grâce à ses mini-centrales autonomes.

C’est une véritable solution alors que le problème d’énergie centralisée avait largement contribué à empirer la situation en paralysant le pays lors du drame de 2011. Cette logique de décentralisation à petite échelle répond à la volonté à terme de se passer complètement de grosses centrales d’électricité. C’est la porte ouverte à un monde où nous produirions tous notre énergie, dans le respect de l’environnement. Ça a du bon la résilience.

 
Par Joseph de Carme
02 octobre 2017
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Japon: une bombe de la 2e guerre mondiale dans la centrale de Fukushima

Japon: une bombe de la 2e guerre mondiale dans la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Tokyo - Une bombe datant probablement de la Seconde guerre mondiale a été découverte jeudi au Japon dans l'enceinte de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, a indiqué l'exploitant.

L'engin "a été repéré vers 07H30 locales (mercredi 22H30 GMT) par un employé d'une société sous-traitante au cours de travaux pour créer un parking", a expliqué à l'AFP un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco). 

La bombe, d'une longueur d'environ 85 centimètres pour 15 cm de diamètre, se trouvait dans le sol à une distance d'un kilomètre des bâtiments des réacteurs 2 et 3 du site", a-t-il précisé. 

 
 

"Nous avons prévenu les services de police de Futaba qui sont désormais chargés de suivre le dossier", a ajouté le porte-parole. 

Ce sont les forces d'autodéfense, nom de l'armée japonaise, qui devraient prendre en charge l'opération de retrait après avoir vérifié les risques d'explosion de l'engin. 

 

La région où est implantée la centrale Fukushima Daiichi, à cheval sur les localités côtières de Futaba et Okuma (nord-est), hébergeait en temps de guerre une base aérienne de l'armée nippone et a subi des bombardements américains, selon les informations dont dispose Tepco.  

Ces deux agglomérations ont été entièrement évacuées dans les jours suivants la catastrophe atomique de mars 2011 et demeurent désertes et inhabitables. 

La centrale nucléaire Fukushima Daiichi fait actuellement l'objet d'importants travaux en vue du démantèlement de ses six réacteurs, dont quatre ont été sévèrement saccagés par des explosions d'hydrogène à la suite des violents séisme et tsunami survenus il y a six ans. 

La découverte de la bombe jeudi a conduit à mettre en place un périmètre de sécurité sur une petite partie de l'immense site, mais n'a pas perturbé le travail des équipes oeuvrant ailleurs, notamment près des réacteurs, selon la compagnie. 

Jacques Le Bris's insight:

Le sérieux de l'industrie japonaise en prend un sérieux coup, lorsqu'on s'aperçoit, à son démantèlement, que l'on a construit une centrale atomique sur un tapis de bombes !!!

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Fukushima : un retour forcé en terre irradiée

Fukushima : un retour forcé en terre irradiée | Japan Tsunami | Scoop.it
Près de Tomioka, dans la préfecture de Fukushima. Extrait de l’exposition «Fukushima no go zone», à la galerie 247 (Paris XVIIIe) jusqu’au 13 mai. Photo Carlos Ayesta et Guillaume Bression. Hans Lucas
 

Six ans après la catastrophe, le gouvernement japonais vient de lever l’ordre d’évacuation dans quatre districts autour de la centrale nucléaire. Une abrogation qui met fin aux aides financières et pourrait précipiter la réinstallation de la population dans des lieux encore contaminés.

  •  
    Fukushima : un retour forcé en terre irradiée

En apparence, c’est un retour à la normale. Le gouvernement japonais a levé, entre vendredi et samedi, l’ordre d’évacuation imposé aux populations de quatre districts autour de la centrale de Fukushima Daiichi au pire de la crise nucléaire en mars 2011 - trois communes depuis vendredi, la quatrième ce samedi. Mais loin d’être anodine et purement formelle, la décision a des airs de contrainte, voire de menace. Elle va se traduire par la perte automatique de subventions et d’aides financières, notamment au relogement, pour environ 32 000 personnes qui résidaient avant 2011 dans les communes de Tomioka, Namie, Iitate et Kawamata. Et elle risque surtout de précipiter le retour de ces habitants dans des zones où les niveaux de contamination radioactive demeurent élevés et sources d’inquiétude pour la santé. Alors que la Commission internationale de protection radiologique recommande une exposition maximale de 1 millisievert (mSv) à l’année, l’Etat japonais a poussé ce seuil jusqu’à 20 mSv pour ses populations. Soit la limite autorisée pour les travailleurs du nucléaire.

 

«Pressions»

Les choix du gouvernement de Shinzo Abe ont été jugés suffisamment graves pour que quatre grandes ONG japonaises lancent un appel à plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations unies. Dans un courrier en date du 17 février, Greenpeace Japan, Friends of the Earth Japan, Green Action et Human Rights Now leur demandent de «prendre des mesures urgentes» face à ce qu’elles considèrent comme une «réinstallation forcée dans des zones qui restent inadaptées à l’habitat humain». Jeudi, à la veille de l’abrogation de l’ordre d’évacuation, Greenpeace Japan s’est à nouveau manifestée. «Les violations des droits de l’homme résultant de la politique de reconstruction du Premier ministre Abe sont calculées et délibérées», écrit l’ONG avant de faire état de «pressions», «d’informations trompeuses» et de «coercition économique» sur des populations contraintes au retour en raison d’une baisse drastique des indemnisations.

Pour mesurer les enjeux, il faut se pencher sur une carte de la préfecture de Fukushima. Après mars 2011, les territoires pollués par les rejets radioactifs ont été répertoriés en trois zones tenant compte des niveaux de contamination. Dans le secteur A où l’exposition externe est inférieure à 20 mSv à l’année, le retour est autorisé, comme dans certaines parties de Tomioka, Namie, Iitate et Kawamata ce week-end. En zone B, où le niveau d’exposition est compris entre 20 et 50 mSv, aucune réinstallation n’est possible pour l’instant, mais des travaux de décontamination sont entrepris pour faire baisser les taux. Environ 55 000 personnes vivaient dans ces régions avant mars 2011 et recevaient 100 000 yens (837 euros) par personne et par mois depuis la catastrophe. L’Etat japonais cessera ces aides en mars 2018.

Reste la zone C avec une exposition supérieure à 50 mSv où les retours seront difficiles à moyen terme, sinon impossibles. Environ 23 000 personnes résidaient dans ces endroits (Futaba, Okuma, certaines parties de Tomioka, Namie, Katsurao, Minamisoma). Ils ont chacun reçu une compensation de 14,5 millions de yens (121 000 euros) versés par Tepco, la compagnie électrique qui gère la centrale. «Le gouvernement Abe s’active pour que la question de Fukushima apparaisse résolue et faire croire qu’à partir de 2018, avant les JO de Tokyo en 2020, on pourra tourner la page de la catastrophe nucléaire», juge Christopher Cade Mosley, conseiller juridique à l’ONG japonaise Human Rights Now.

Signe que l’Etat est pressé d’en finir et d’économiser, il va également couper l’aide au logement à 27 000 personnes qui, au printemps 2011, avaient fait le choix de fuir les retombées radioactives dans des lieux non désignés comme des zones d’évacuation obligatoire. A compter du 1er avril, ces déplacés de l’atome, qui refusent d’être étiquetés «volontaires» comme le clament les autorités, ne pourront plus compter que sur d’hypothétiques aides d’administrations locales.

Noriko Matsumoto en fait partie. En 2011, elle a quitté Koriyama pour fuir les radiations avec sa fille atteinte de diarrhées et de saignements. «L’Etat japonais se conduit de manière criminelle en forçant les habitants à rentrer dans des endroits contaminés puisqu’il arrête de verser des aides financières», expliquait-elle au début du mois de mars lors d’une conférence de presse à Tokyo. «Dans plusieurs communes, des habitants se sont déjà réinstallés, répond Shinya Fujita, directeur des affaires internationales à l’Agence nationale de la reconstruction, basée à Tokyo. Nous n’obligeons évidemment personne à revenir.»

 

«L’œuf et la poule»

 

Le fonctionnaire se garde bien de commenter le seuil d’exposition aux rayons radioactifs conséquent qui inquiète habitants et associations. Le gouvernement japonais s’est donné comme objectif d’atteindre la recommandation de 1 mSv établie par la Commission internationale de protection radiologique. Mais n’a jamais fourni de calendrier pour ce retour à la normale, ni évoqué un quelconque principe de précaution sur l’effet méconnu des faibles doses, c’est-à-dire l’exposition prolongée et répétée aux radiations, un sujet qui mobilise de plus en plus la communauté scientifique. «Des gens ont peur de la contamination, mais nous leur disons que dans la majorité des cas, les relevés d’exposition tournent autour de 2, 3, 4 ou 5 mSv à l’année, reprend Fujita. Ce sont des petites quantités qui ne présentent pas de risques. Après, bien sûr, se sentir en sécurité reste une question personnelle.»

Shinya Fujita est convaincu que les habitants qui reviennent «peuvent profiter d’une vie normale, souvent plus prospère et plus heureuse qu’avant». Il liste les travaux pour remettre en route les circuits d’eau, de gaz et d’électricité, tout comme les infrastructures. Enumère les nouveaux équipements, les programmes d’aides pour relancer le commerce, les «incitations et assistances très généreuses pour les hommes d’affaires qui veulent investir». Le discours tient parfois de la méthode Coué, mais il ne cache pas les difficultés. «Il faut relancer le commerce, c’est le grand défi», insiste le haut fonctionnaire de l’Agence de la reconstruction. Il dit se retrouver en permanence face à la «douloureuse question de l’œuf et de la poule : si les gens ne reviennent pas, on ne peut pas ouvrir de commerce. Et s’il n’y a pas de boutiques, les évacués ne rentrent pas. Il faut que les habitants reviennent. Nous devons être optimistes.»

A Namie, dans cette longue commune qui s’étire du littoral balayé par le tsunami jusqu’aux collines contaminées de la région rurale de Tohoku, 590 habitants doivent revenir dans les jours qui viennent, selon la mairie. Soit une infime partie des 21 434 résidents enregistrés avant le 11 mars 2011. Ils pourront s’approvisionner dans une dizaine de commerces provisoires, se rendre à la mairie, aller consulter à la clinique, retirer de l’argent dans deux banques. Mais ils prendront soin de ne pas s’égarer car plus de 80 % du territoire est très contaminé avec des «hot spots» à plus de 80 mSv dans cette commune où le radiamètre tinte et fait du yo-yo avec les isotopes dispersés en taches de léopard. «Nous ne savons pas combien d’années seront nécessaires pour nettoyer cette zone», reconnaît aujourd’hui Takayuki Nakano, directeur adjoint en charge de la décontamination à la mairie de Namie. Malgré les réunions de terrain, ce fonctionnaire dévoué ne fait pas mystère des difficultés pour convaincre les habitants : manque de vrais commerces, infrastructures limitées ou en réparation, peur des radioéléments.

 

Une affaire d’anciens

Yoko Oka, une agricultrice, ne rentrera pas tout de suite à Namie. Plusieurs fois décontaminée, sa maison est en zone B, avec des niveaux d’exposition compris entre 20 et 50 mSv, rendant impossible tout retour. «Je m’inquiète de l’eau contaminée qui descend de la montagne. Nous produisions du riz et des légumes, mais nous ne pouvons plus le faire, ça ne se vendra pas. On n’a plus de plaisir pour la récolte. Mais si on ne s’occupe plus de nos terres, ce sera rapidement laissé à l’abandon. Alors, nous allons désherber de temps en temps notre rizière et nettoyer autour de notre maison.» Mais Yoko Oka s’inquiète pour ces deux filles et refuse qu’elles s’occupent de leur maison.

Quand il a lieu, le retour est d’abord une affaire d’anciens et s’effectue au compte-gouttes. A Naraha, où l’ordre d’évacuation a été levé en septembre 2015, seuls 818 des 7 400 habitants de 2011 étaient revenus à la date du 3 mars 2017. L’écrasante majorité a plus de 60 ans. Et pourtant, cette commune a été relativement épargnée par les retombées de la centrale et vite décontaminée. Malgré cela, «les parents sont inquiets des taux de radiation pour leurs enfants. C’est dur de les convaincre, expliquait l’année dernière Michihiro Igari, directeur du département de reconstruction à la mairie. Trop de temps a passé. Les gens ont refait leur vie ailleurs. Certains sont revenus, puis finalement repartis.» Aujourd’hui, il se démène pour ouvrir des commerces coopératifs pérennes, se félicite de l’ouverture d’une infirmerie et du «rétablissement de toute l’infrastructure publique». S’il a lieu un jour, le retour à la normale sera long et lent.

 

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Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome

Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome | Japan Tsunami | Scoop.it

Des ouvriers de Tepco sur le site de Fukukshima, en novembre 2014.

 

Un documentaire diffusé dimanche dans l'émission «Cellule de crise» expose comment la France a œuvré dès le 11 mars 2011 pour «sauvegarder les intérêts du nucléaire».

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    Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome

L’affaire est entendue. La catastrophe de Fukushima, qui a eu lieu il y a près de six ans, est un «désastre créé par l’homme» comme l’a écrit noir sur blanc Kiyoshi Kurokawa, le président de la commission d’enquêteparlementaire. Depuis le 11 mars 2011, les rapports, les investigations, les documentaires japonais et internationaux n’ont pas manqué pour décrire l’enchaînement des faits, l’impréparation, les erreurs en série et la panique qui s’est emparée du pouvoir politico-industriel nippon dans les premiers jours de la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl.

Le mérite de cette enquête n’est pas tant dans ce rappel de ces jours de mars ayant donné des sueurs froides à toute la planète et au cours desquels le pire a été évité de peu. Même s’il est toujours nécessaire de se remémorer que les autorités japonaises ont envisagé le scénario catastrophe : une perte totale de contrôle de la centrale de Fukushima-daiichi et une crise nucléaire qui aurait condamné pour des décennies une grande partie du Japon et contraint les autorités à évacuer plus de 50 millions de personnes, comme l’a raconté dans ces colonnes Naoto Kan, le Premier ministre de l’époque.

La journaliste Linda Bendali qui signe cette enquête a certes eu accès des témoins de premier plan dans l’équipe de Naoto Kan, chez les secouristes, les militaires et parmi des membres de Tokyo Electric Power Company (Tepco) qui gère la centrale. Mais si ce documentaire révèle des secrets, c’est surtout sur son volet français qu’il apporte un éclairage bienvenu. En construisant un récit croisé entre le Japon et la France, il expose la «stratégie du gouvernement français pour sauvegarder les intérêts du nucléaire». Et montre comment Paris s’est lancé dans une «bataille diplomatique et industrielle cruciale pour la France».

«Risques de contamination en Europe»

Même si EDF, François Fillon – alors Premier ministre –, ses conseillers et Eric Besson, le ministre de l’Industrie de l’époque ont refusé les demandes d’interview, la journaliste a pu reconstituer le récit côté français. Informé par une source interne à Tepco, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait partie des premiers à avoir été informé de la crise.

A Paris, l’IRSN mobilise son centre de crise avec 40 ingénieurs, des traducteurs pour tenter de comprendre la situation à la centrale et pour faire face à de possibles «risques de contamination dans toute l’Europe». Chez Areva, huit ingénieurs donnent l’alerte en bouclant leurs valises. «Les Japonais ont perdu le contrôle de la centrale», déclarent-ils en quittant le Japon en toute hâte. La panique s’empare des expatriés à Tokyo.

Dès le 12 mars, les explosions causées par l’hydrogène concentré dans les installations de Fukushima et le bricolage des interventions vont faire «très très peur», comme le dit Anne Lauvergeon, alors la présidente d’Areva. La France, pays du nucléaire avec les géants EDF et Areva, voit chuter les cours en bourse de ses entreprises et de l’uranium. Il faut réagir. Les ministères de l’Industrie et de l’Ecologie, l’IRSN et Matignon vont monter au front pour faire «faire baisser la pression et l’angoisse».

 

Conférence de presse, éléments de langage, audit des réacteurs français, etc. Paris manœuvre pour que le «nucléaire ne devienne pas un sujet de débat» et que «la place de l’atome ne soit pas remise en cause en Europe». Elle s’oppose à la «décision hallucinante de l’Allemagne», selon les mots de Frank Supplisson, directeur de cabinet d’Eric Besson, de débrancher ses centrales. N’hésite pas à menacer ses partenaires européens qui n’ont pas l’heur de partager ses vues. Et fait pression sur ses diplomates.

Beau fiasco français

A Tokyo, l’ambassadeur de France, Philippe Faure, met en ligne un communiqué recommandant aux ressortissants français de s’éloigner quelques jours de la capitale nippone. Le Quai d’Orsay lui intime l’ordre de retirer le texte. Puis, avec retard, Paris dépêche un avion d’aide avec des «tonnes de matériels inutiles», raconte un membre de l’ambassade. «Au pays de Nissan et de Toyota, ce qu’on envoyait c’était du vrac, pas éblouissant», se souvient Philippe Faure.

Le documentaire raconte également un beau fiasco quand l’aide technique française a été refusée par le Japon. Paris a loué un très coûteux Antonov pour acheminer ses robots capables d’intervenir en milieu contaminé, mais Tokyo souhaitait que des experts français viennent les piloter. «Les ingénieurs acceptaient de venir à Tokyo, raconte Linda Bendali, mais pas au pied des réacteurs.» Les Japonais ont décliné l’offre.

Dans cette offensive diplomatico-industrielle, l’Elysée n’a pas été en reste. Nicolas Sarkozy a fait des pieds et des mains pour être le premier chef d’Etat à venir au Japon. Vingt jours après le 11 mars, il débarque à Tokyo et rappelle la nécessité de poursuivre le nucléaire. Naoto Kan accepte finalement de l’accueillir malgré un emploi du temps surchargé. Ce jour-là, «j’étais convaincu qu’il fallait arrêter» l’utilisation de l’atome, déclare aujourd’hui l’ex-Premier ministre devenu l’un des plus ardents militants antinucléaires de l’archipel. Mais face à Nicolas Sarkozy le 31 mars 2011, il s’est tu.

 

Cellule de crise. De Paris à Fukushima, les secrets d’une catastrophe. 

Dimanche 12 février à 22h40. France 2.

Rediffusion, jeudi 16 février à 1h40.

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon

 

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À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté

À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté | Japan Tsunami | Scoop.it

Six ans après la catastrophe de Fukushima, la centrale nucléaire japonaise présente des niveaux de radiations record, a annoncé, jeudi, l'opérateur Tepco. Les niveaux relevés sont tels qu'ils mèneraient à mort les hommes exposés.

Au Japon, la compagnie Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé avoir observé des niveaux de radiations record à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 2.

VOIR AUSSI : Un costume de robot géant pourrait servir à nettoyer la zone contaminée de Fukushima

Une petite caméra a été envoyée fin janvier dans cette unité et l'analyse des images filmées à l'intérieur permet de déduire que règne dans une partie de l'enceinte de confinement "des radiations qui peuvent atteindre 530 sieverts par heure". Un homme exposé à une telle radioactivité se dirigerait vers une mort certaine après d'atroces souffrances.

"Il y a une marge d'erreur qui fait que le niveau peut aussi être inférieur d'environ 30 %, mais il reste élevé", a confirmé par téléphone un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), Tatsuhiro Yamagishi. Le précédent relevé, constaté en 2012 en un autre endroit du réacteur 2, était de 73 sieverts. "Le niveau extrêmement élevé de radiation mesuré à un endroit, s'il est exact, peut indiquer que le combustible n'est pas loin et qu'il n'est pas recouvert d'eau", a déclaré à la chaîne publique NHK Hiroshi Miyano, professeur de l'Université Hosei qui préside une commission d'étude pour le démantèlement de la centrale ravagée. 

 

Le niveau élevé de radiation mesuré peut indiquer que le combustible n'est pas loin

Un trou dans une partie de l'enceinte de confinement

Par ailleurs, un trou carré d'un mètre de côté a été constaté sur une plateforme métallique située dans l'enceinte de confinement, sous la cuve qui contient le cœur du réacteur. "Il peut avoir été causé par la chute du combustible qui aurait fondu et percé la cuve, mais ce n'est à ce stade qu'une hypothèse", a souligné le porte-parole. "Nous estimons que les images recueillies cette fois constituent de précieuses informations, mais il nous faut encore investiguer, sachant qu'il est difficile de présupposer l'état réel à l'intérieur", a souligné M. Yamagishi.

 

VOIR AUSSi SUR FRANCE 24 : 5 ans après Fukushima, ils reviennent dans une ville fantôme

 

Tepco avait déjà présenté, en début de semaine, d'autres images prises le même jour dans le réacteur 2 montrant pour la première fois la présence possible de combustible fondu.

Le réacteur 2 est, à l'instar des 1 et 3, l'un des plus endommagés et responsables de dégagements massifs de substances radioactives dans la nature, après la mise en péril du site par le tsunami gigantesque de mars 2011. Jusqu'à présent, les examens n'ont pas permis de localiser précisément le combustible supposé fondu dans ces trois unités sur les six que compte la centrale.

 

– Avec AFP

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Fukushima : des saumons irradiés en Colombie-Britannique

Fukushima : des saumons irradiés en Colombie-Britannique | Japan Tsunami | Scoop.it

Des traces de radiation provenant de la catastrophe nucléaire de Fukushima ont été détectées pour la première fois dans des saumons en Colombie-Britannique, annonce l'Université de Victoria (UVic).

 

Le cesium-134 est précisément l’empreinte isotope de Fukushima, une sorte de carte d’identité permettant d’affirmer que la minuscule quantité de radiation trouvée dans des saumons sockeye britanno-colombiens provient bel et bien de la catastrophe nucléaire nipponne survenue en 2011.

C’est dans le lac Okanagan, durant l’été 2015, que les poissons irradiés ont été prélevés : un total de 8 sur 156 ont présenté des traces de radiation au cesium-137, un autre isotope radioactif généré par l’activité humaine, mais pas nécessairement rattaché à Fukushima. Assez, tout de même, pour tirer la sonnette d'alarme et éveiller la curiosité des chercheurs.

 

Des radiations présentes durant 60 ans

« Le cesium-137 se trouve dans l’environnement depuis une trentaine d’années. Il provient de Tchernobyl [en Ukraine] et des essais nucléaires menés au 20e siècle et devrait demeurer présent pendant encore 30 ans », explique Jay Cullen, l’océanographe de l’UVic à la tête de l'InFORM coastal network dont la mission est de surveiller la radioactivité marine sur les côtes britanno-colombiennes et américaines.

L’équipe de l’océanographe a utilisé les huit mêmes poissons irradiés pour conduire des analyses plus poussées, à la recherche de cesium-134. « Les mesures ont pris 60 fois plus de temps que nécessaire pour l’empreinte de Fukushima. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin », explique Jay Cullen, qui se veut rassurant.

À ce niveau de contamination, il vous faudrait manger 1000 à 1500 kg de saumon durant une très petite période de temps pour augmenter votre dose de radiation comme peut le faire un simple vol en avion de 5 heures.

Jay Cullen, océanographe UVic

Pas de risque de santé publique

Selon Jay Cullen, le niveau de cesium-134 relevé dans les saumons du lac Okanagan est 10 000 fois plus bas que les normes maximales imposées par Santé Canada, et ne pose donc aucun risque pour les consommateurs.

D’autres saumons sockeye prélevés en 2016 dans le lac Sproat, sur l’île de Vancouver, présentent des traces de cesium-137. Des tests sont en cours pour déterminer s’ils contiennent aussi du cesium-134 relatif à Fukushima.

 

Pic de radioactivité à venir

D’après les chercheurs de l’UVic, les traces de radioactivité de Fukushima ont atteint les côtes est du Pacifique, de l’Alaska à la Californie, depuis déjà quelque temps, mais le pic de concentration des particules radioactives est attendu cette année et l’année prochaine.

« Nous allons continuer de surveiller de très près les niveaux de radioactivité. Mais nous avons toutes les raisons de penser, au vu des niveaux observés jusqu’à présent, qu’il n’y aura aucun risque pour la santé publique ou la vie marine en Colombie-Britannique », conclut Jay Cullen.

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Le Japon double l’estimation de la facture de Fukushima

Le Japon double l’estimation de la facture de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

La catastrophe nucléaire provoquée par un violent séisme en 2011 va coûter quelque 170 milliards d’euros au pays.

 

Le gouvernement japonais a presque doublé son estimation du coût de la catastrophe nucléaire de Fukushima, a rapporté dimanche 27 novembre le quotidien des affaires Nikkei.

Les fonds nécessaires notamment à l’indemnisation des victimes et au démantèlement de la centrale de Fukushima Daiichi sont désormais estimés à plus de 20 000 milliards de yens (170 milliards d’euros).

En 2013, le ministre du commerce avait estimé à 92 milliards d’euros le coût de la catastrophe, dont 45 milliards d’indemnisations, 21 milliards pour la décontamination, 9,2 milliards pour la construction d’un lieu de stockage des sols contaminés et 16,8 milliards pour le démantèlement de la centrale.

Lire aussi :   Un fort séisme au Japon ravive le souvenir de la catastrophe de 2011

 

Coûts de l’électricité

L’indemnisation des victimes est désormais estimée à 67 milliards d’euros, tandis que la décontamination nécessiterait de 33 à 42 milliards et que le budget du démantèlement subit une hausse du même ordre. Selon plusieurs sources proches du dossier citées par le Nikkei, une partie de cette augmentation sera reportée sur les coûts de l’électricité. Le ministère du commerce n’a pas fourni de commentaire.

Le 11 mars 2011, un violent séisme de magnitude 9 puis un tsunami dévastateur ont abouti à l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi, la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986.



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Hors de contrôle - Séisme à Fukushima

Dans l'après-midi du 11 mars 2011, un séisme de magnitude 8,9 s'est produit au large des côtes de l'île du Honshu. Moins d'une heure après, la déformation de la croûte terrestre sous l'océan Pacifique a provoqué un tsunami. Des vagues de 30 mètres ont parcouru jusqu'à 10 kilomètres à l'intérieur des terres. La centrale nucléaire de Fukushima, située à 145 kilomètres au sud-ouest de l'épicentre, a été très endommagée. L'Agence de sûreté nucléaire japonaise a classé cette catastrophe au niveau 7, le plus élevé sur l'échelle des accidents radioactifs. Le bilan du raz-de-marée est de 15 881 morts et 2 668 disparus.
 
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Japon : des maisons englouties par un glissement de terrain après tremblement de terre

Un puissant tremblement de terre sur l’île de Hokkaido, au nord du Japon, a provoqué un glissement de terrain qui a englouti plusieurs maisons, jeudi
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18 juin Un tremblement de terre mag.6 frappe Osaka au Japon

Au moins trois personnes sont mortes et plus de 200 autres ont été blessées après un puissant tremblement de terre qui a frappé la préfecture d'Osaka au Japon lundi à 7h58 heure locale, a rapporté la presse locale.

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Séisme à Osaka – point de situation

Séisme à Osaka – point de situation | Japan Tsunami | Scoop.it

Un séisme de magnitude 6,1 a frappé la région d’Osaka lundi matin causant des dégâts matériels et la mort d’au moins trois personnes. Du fait notamment du risque important de réplique, il est nécessaire de se tenir informé, rester prudent et suivre les consignes des autorités japonaises.

Un séisme de magnitude 6,1 a frappé la région d’Osaka, lundi 18 juin à 7h58, causant des dégâts matériels et la mort d’au moins trois personnes. On déplore également des blessés. L’épicentre de ce tremblement de terre se situe à treize kilomètres de profondeur, près de la ville de Takatsuki, dans la préfecture d’Osaka. Aucune anomalie n’a été constatée dans les centrales nucléaires environnantes. Aucune alerte au tsunami n’a été lancée. Il convient néanmoins de rester vigilant, des répliques importantes pouvant se produire dans les heures et jours à venir ainsi que des glissements de terrain. Les autorités japonaises invitent à rester attentif aux alertes en suivant les recommandations qu’elles émettent.

L’ambassade et le consulat général de Kyoto se sont mobilisés afin de contacter les Français se trouvant dans la région du Kansai et diffuser des consignes de sécurité. À ce stade, nous ne déplorons aucune victime française et le Lycée Français du Kansai a ouvert ses portes à Kyoto normalement ce matin. Si les aéroports du Kansai et de Kobe ont repris un fonctionnement normal, des vols subissent des perturbations à l’aéroport d’Itami. Les transports routiers et ferroviaires peuvent éventuellement encore connaitre des difficultés. Nous invitons néanmoins les Français à rester prudent, suivre les consignes des autorités japonaises et se tenir informés, notamment via les réseaux sociaux de l’ambassade et du Consul général.

Jacques Le Bris's insight:

Message de condoléance et de solidarité de l’ambassadeur Laurent Pic suite du séisme qui a frappé ce matin la ville d’Osaka et sa région, faisant plusieurs victimes.

« La ville d’Osaka et sa région ont été frappées ce matin par un fort tremblement de terre de magnitude de 6,1 (NB : magnitude corrigée par la JMA ce matin). Ce séisme a causé la mort d’au moins trois personnes et plusieurs autres se trouvent dans un état grave. On compte par ailleurs des dégâts matériels. Dans ce contexte, j’adresse mes condoléances aux familles des victimes et toute la solidarité de la France auprès du gouvernement et du peuple japonais. »

Laurent Pic
Ambassadeur de France au Japon
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Sept ans après Fukushima, l’opposition japonaise se mobilise pour la sortie du nucléaire

Sept ans après Fukushima, l’opposition japonaise se mobilise pour la sortie du nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it

Malgré les réticences de la population, le premier ministre Shinzo Abe continue de vouloir relancer 42 réacteurs.

 

Défi au gouvernement. Volonté de relancer le débat sur l’usage de l’atome pour la production d’électricité. Véritable ambition politique. Il y a un peu de tout cela dans le projet de loi prévoyant la sortie du nucléaire déposé, vendredi 9 mars, par quatre partis de l’opposition japonaise, à commencer par le Parti démocrate constitutionnel (PDC), qui avait fait campagne sur ce point lors des législatives d’octobre 2017.

Le texte prévoit d’arrêter tous les réacteurs d’ici à cinq ans et de réduire de 30 % les besoins annuels en électricité d’ici à 2030, par rapport au niveau de 2010. Il souhaite porter à 40 % la part des renouvelables. Pour financer le démantèlement des réacteurs, leur nationalisation est envisagée. « Le nucléaire pose des problèmes comme l’accumulation des déchets ou l’exposition des travailleurs aux radiations, a expliqué Yukio Edano, le dirigeant du PDC, qui a fait une tournée dans tout le Japon pour promouvoir ce texte. L’idée se généralise qu’il représente un risque pour l’humanité et dépasse les connaissances actuelles. »

 

Sept ans après la catastrophe de Fukushima de mars 2011, la défiance des Japonais envers l’atome reste réelle. Dimanche 11 mars, jour anniversaire de la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, une cérémonie officielle s’est tenue à Tokyo, en présence du premier ministre Shinzo Abe, du prince Akishino, fils cadet de l’empereur Akihito, et de son épouse Kiko, tous deux représentant le couple impérial, ainsi que de survivants. Les opposants à l’atome ont également appelé à manifester.

Indépendamment de l’initiative du PDC, la sortie du nucléaire est aussi promue par les anciens premiers ministres, Junichiro Koizumi – mentor de Shinzo Abe, l’actuel premier ministre –, Morihiro Hosokawa ou encore Naoto Kan, qui dirigeait le gouvernement au moment de la catastrophe.

L’unanimité à soutenir l’atome semble se fissurer dans le cabinet du premier ministre japonais

MM. Koizumi et Hosokawa ont eux aussi travaillé sur un projet de législation pour sortir du nucléaire avec l’ONG Genjiren. « Les défenseurs du nucléaire privilégient leurs propres intérêts à ceux de la population et de l’environnement », a déploré M. Koizumi lors d’une conférence de presse, le 7 mars, au Club des correspondants de la presse étrangère.

 

Un point qui rappelle les critiques formulées au moment de la catastrophe sur l’opacité du « village nucléaire » nippon, une coterie de politiciens, d’industriels et d’universitaires jugée responsable du drame dont la résolution devrait prendre une quarantaine d’années et coûter, selon une estimation d’avril 2017 du Centre d’études économiques JCER, 70 000 milliards de yens (624 milliards d’euros). Le gouvernement, lui, l’estime à 22 000 milliards de yens (196 milliards d’euros).

A la centrale, les progrès pour le démantèlement sont réels mais lents. La Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco, responsable de Fukushima) doit notamment résoudre les problèmes de l’extraction du corium, le combustible fondu de trois réacteurs, et de l’eau contaminée, issue du refroidissement des réacteurs endommagés. 850 000 tonnes ont été accumulées.

La relance du débat intervient au moment où le gouvernement Abe prépare un nouveau cadre d’orientation pour l’énergie. La dernière révision date de 2014. Elle fixait la part du nucléaire à 20-22 % en 2030 – contre 28 avant Fukushima –, celle des renouvelables à 22-24 %, celle du gaz à 27 % et celle du charbon à 26 %. L’atome était alors considéré comme l’une des sources d’énergie « de base ». Ce texte avait enterré l’objectif, fixé en 2012 par l’administration précédente, d’une sortie du nucléaire d’ici à 2040.

« Lamentables »

Au sein du cabinet Abe, l’unanimité à soutenir le nucléaire semble se fissurer. Le ministre des affaires étrangères, Taro Kono, connu pour son hostilité à cette énergie, a profité d’une conférence à Abou Dhabi, le 17 janvier, pour critiquer les objectifs d’utilisation des énergies renouvelables, les qualifiant de « lamentables » et en retard car « le pays privilégie le statu quo par peur du changement ».

 

En janvier, quand MM. Koizumi et Hosokawa ont abordé leur projet, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, maintenait de son côté l’objectif de redémarrage des réacteurs. « Nous cherchons également à réduire la dépendance au nucléaire autant que possible en augmentant l’usage des renouvelables et par la mise en œuvre de mesures d’économies d’énergie », avait-il toutefois nuancé.

Proche d’une industrie inquiète des conséquences financières d’une sortie du nucléaire, le gouvernement Abe cherche à relancer 42 réacteurs sur les 54 en fonctionnement avant le 11 mars 2011. Après la catastrophe, l’ensemble du parc avait été mis à l’arrêt, faisant bondir les importations de combustible pour centrales thermiques. Mais le processus de redémarrage reste lent et complexe. Cinq réacteurs ont repris du service, 19 autres attendent une autorisation de redémarrer.

Outre les coûts d’adaptation aux nouvelles normes de sécurité édictées après Fukushima, qui s’élèveraient à près d’un milliard de dollars par réacteur, la relance se heurte aux réticences des populations. A la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, gérée par la Tepco, le gouverneur du département de Niigata, Ryuichi Yoneyama, s’y oppose. Il estime que les causes réelles de la catastrophe de Fukushima restent à déterminer, de même que l’impact réel d’un accident nucléaire sur le corps humain et la vie quotidienne.

(...)

Jacques Le Bris's insight:

Lire aussi :   Japon : premier feu vert depuis 2011 pour le redémarrage de réacteurs nucléaires Tepco

 

Lire aussi :   Une bombe de la deuxième guerre mondiale découverte dans l’enceinte de la centrale de Fukushima

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M 6.1 - 281km ESE of Kamaishi, Japan

M 6.1 - 281km ESE of Kamaishi, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it

Description OFF THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN

ID :  us2000arxv

Magnitude 6.1

Depth 10.0 km

Longitude 144.669°E

Latitude 37.982°N

Origin Time 2017-09-20T16:37:16Z

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Début du 1er procès de la catastrophe de Fukushima

Début du 1er procès de la catastrophe de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

L'ex-président du conseil d'administration de Tepco, Tsunehisa Katsumata, arrive au tribunal, le 30 juin 2017 à Tokyo.

 

Trois ex-dirigeants de la compagnie exploitante de la centrale de Fukushima saccagée en 2011 par un gigantesque tsunami ont plaidé non coupables vendredi à l'ouverture du premier procès pénal lié à cette catastrophe.

 

TSUNAMI. Le 11 mars 2011, un séisme suivi d'un tsunami frappait la côte Est du Japon et un mur d'eau de 14 mètres de haut atteignait la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Parce qu'elle est alors privée de courant, les coeurs non refroidis de trois de ses six réacteurs entrent en fusion. S'ensuivra une série d'explosions dans les bâtiments des réacteurs et un dégagement massif de substances radioactives dans l'environnement. Une catastrophe technologique classée au niveau 7 (comme Tchernobyl) dont les effets sont encore loin d'être contenus. 

 

L'ex-président du conseil d'administration de Tepco, Tsunehisa Katsumata, arrive au tribunal, le 30 juin 2017 à Tokyo. Crédit : JIJI PRESS/AFP.

Les dirigeants de Tepco en accusation

Dès 2012, une plainte est déposée par des citoyens contre des responsables de Tepco, des représentants de l'Autorité de sûreté nucléaire et des experts. Elle sera classée sans suite pour la plupart des personnes visées mais en 2015, au terme d'une procédure complexe, un comité juridique composé de citoyens estime que les trois anciens dirigeants de Tepco doivent être inculpés "pour négligence" ayant entraîné la mort. Il s'agit du président du conseil d'administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (77 ans), ainsi que deux ex-vice-PDG, Sakae Muto (66 ans) et Ichiro Takekuro (71 ans).

Ce vendredi 30 juin 2017, leur procès vient de s'ouvrir et les trois ex-dirigeants ont décidé de plaider non coupable. Il est reproché aux trois hommes l'absence de dispositions supplémentaires face au risque d'un raz-de-marée dépassant les standards de construction initiaux de la centrale. "Je présente mes excuses pour les énormes soucis causés aux résidents de la région et à travers le pays", a déclaré M. Katsumata devant les magistrats, tout en réfutant toute responsabilité pénale.

"Il était impossible de prévoir l'accident", a-t-il plaidé. M. Takekuro, qui supervisait les opérations nucléaires, a tenu des propos similaires, et Sakae Muto a renchéri : "Quand je me souviens de ce moment-là, je pense toujours qu'un accident comme celui-ci n'était pas prévisible". Dans une déclaration préliminaire, le procureur a indiqué qu'il entendait démontrer que le risque de tsunami était pourtant connu mais que les dispositions nécessaires n'ont pas été prises. Et de présenter devant la cour 230 documents selon lui probants, dont des courriels échangés entre deux des accusés et des spécialistes suggérant des craintes grandissantes et la nécessité de prendre des mesures anti-tsunami.

 

De la fumée s'échappe des réacteurs 3 et 4 de la centrale quelques jours après le tsunami. Crédit : AIR PHOTO SERVICE/ AFP

Un risque de tsunami évoqué dès 2008

Les trois accusés étaient en outre, selon le procureur,"présents lors de réunions de sécurité" où les experts ont présenté des simulations faisant état de la possibilité d'un tsunami atteignant 15,7 mètres près de la centrale, zone où celui du 11 mars 2011 a été de 14 mètres. Une étude interne à Tepco datant de 2008, révélée ultérieurement, évoquait cette hypothèse d'un raz-de-marée dépassant de loin la hauteur prise en compte pour construire la centrale, "mais la diffusion de ce rapport s'est arrêtée à la direction de la division nucléaire et il n'est pas remonté jusqu'à moi", a assuré par le passé M. Katsumata. "Si ces trois dirigeants avaient assumé pleinement leur devoir en matière de sécurité, l'accident ne se serait jamais produit", a asséné le procureur.

Ces mots sont proches de ceux de la meneuse des plaignants, Ruiko Muto, résidente de la préfecture de Fukushima, présidente de l'association à l'origine des poursuites. Avec elle, une centaine de personnes étaient présentes tôt vendredi matin devant le tribunal. "Qui est fautif, quel enchaînement de faits ont conduit à cet accident ? On ne le sait toujours pas", a-t-elle a déclaré à l'AFP. Les opérations d'évacuation conduites dans l'urgence, sans préparation, ont causé le décès de 44 personnes de l'hôpital de Futaba, à quelques kilomètres du site. Treize autres personnes (des militaires et personnels de Tepco) ont été blessées. C'est sur ces éléments que s'appuie essentiellement la plainte.

Mais "au-delà, la vie de nombreuses personnes a été bouleversée, et je veux que les prévenus prennent conscience de leur colère et chagrin", a insisté Mme Muto, qui porte le même nom qu'un des prévenus sans qu'il y ait de lien de parenté. "Ce que j'ai perdu le 11 mars 2011, c'est une vie normale. Moi, qui ignorais tout du danger des réacteurs nucléaires, en suis à ma septième année d'évacuation", a témoigné pour l'AFP une autre victime patientant devant le tribunal, Yoshiko Furukawa, qui habitait près de la centrale.

"Assurément, les trois personnes visées ne sont pas les seules responsables, mais il est extrêmement important qu'elles aient à répondre sur le rôle qu'elles ont joué", a réagi Hisayo Takada, de Greenpeace Japon, cité dans un communiqué. Les autorités, elles, insistent sur le fait qu'aucun mort n'est directement dû aux radiations dégagées par les trois réacteurs entrés en fusion à la centrale Fukushima Daiichi. Mais elles reconnaissent officiellement des "décès liés" aux évacuations qui s'en sont suivies

 

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Greenpeace reports jump in radioactive contamination in Fukushima waterways 

Greenpeace reports jump in radioactive contamination in Fukushima waterways  | Japan Tsunami | Scoop.it

Greenpeace Japan member Mai Suzuki removes sediment samples from a remotely operated grabber at Lake Biwa in Shiga Prefecture on March 22.

 

The radioactive contamination in Fukushima's riverbanks, estuaries and coastal waters was at a scale hundreds of times higher than pre-2011 levels.

 

OSAKA – Greenpeace Japan on Thursday said it has discovered radioactive contamination in Fukushima’s riverbanks, estuaries and coastal waters at a scale hundreds of times higher than pre-2011 levels.

One sample of sediment taken along the Niida River, less than 30 km northwest of the crippled Fukushima No. 1 power plant, revealed the presence of cesium-134 and cesium-137 at levels of 29,800 becquerels per kilogram.

That was just one of 19 samples of dried sediment and soil the environmental activist group took and analyzed from the banks of the Abukuma, Niida, and Ota rivers. The samples were collected by Greenpeace in February and March.

All of the samples but one exhibited more than 1,000 Bq/kg of radioactive material. The lowest level, 309 Bq/kg, was logged at a spot along the Abukuma River.

 

Cesium-134 has a half-life of about two years, but cesium-137 has a half-life of 30 years and is considered particularly hazardous. The standard limits set for radioactive cesium in Japan are 100 Bq/kg for general foods and 10 Bq/kg for drinking water.

“The radiological impacts of the Fukushima nuclear disaster on the marine environment, with consequences for both human and nonhuman health, are not only the first years. They are both ongoing and future threats, principally the continued releases from the Fukushima No. 1 plant itself and translocation of land-based contamination throughout Fukushima Prefecture, including upland forests, rivers, lakes and coastal estuaries,” the report said.

Greenpeace Japan also published the results of tests on dried marine sediment samples collected at 25 points off the Fukushima coastal area, including three river estuaries, during this same period, at depths of between 7.4 and 30.6 meters. The results showed that the highest level of cesium was 144 Bq/kg taken from a sample collected off the coast from the Fukushima power plant, while the lowest total cesium figure was 6.5 Bq/kg off Nakanosaku, well to the south of the plant.

 

In addition to Fukushima, Greenpeace Japan took dried sediment samples from Lake Biwa at three locations near the shore. The results showed cesium levels to be between 7.1 Bq/kg and 13 Bq/kg at two locations, and negligible at the other two.

The safety of Lake Biwa, which provides drinking water for about 14 million people in the Kansai region, has become a major bone of contention between Kansai Electric Power Co., which wants to restart reactors in neighboring Fukui Prefecture, and residents in and around Lake Biwa who are fighting to keep them shut down.

 

BY ERIC JOHNSTON

STAFF WRITER

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Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Vue de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2016. 
 

La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

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    Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain.

Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

 

Un magma très radioactif

Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur.

 

Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteurs.

En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

 

Robots en rade

Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.

Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

 

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon
 
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L'animation est réalisée par l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) qui recense les séismes dans le mondeDurée: 01:16Lien vers l'article de «20 Minutes»:http://www.20minutes.fr/insolite/1984523-20161221-video-images-hypnotisantes-tous-seismes-depuis-2001
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