Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
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Cartographies de l'emprise de l'activité des hommes sur la Terre

Cartographies de l'emprise de l'activité des hommes sur la Terre | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Ce site en anglais propose des visions cartographiques du monde et de la mondialisation à l'oeuvre originales et esthétiquement réussies. L'impact de l'homme sur la surface de la Terre prend un relief tout particulier et saississant. Belle découverte et ballades sur la Terre et ses connexions.


Via Matthieu CLEMENT
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Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie  rassemblées par François Arnal
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« Enseigner le paysage en hypokhâgne : une des clés de compréhension de la géographie.

« Enseigner le paysage en hypokhâgne : une des clés de compréhension de la géographie. | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Débattre du paysage.  Communication sous forme de poster scientifique

Objectifs
Analyser les pratiques d'enseignement du paysage et leurs conséquences sur l'enseignement de la géographie. Découvrir la géographie, ses outils et ses méthodes en mettant l'accent sur la dimension paysagère et donc sur la subjectivité et les représentations. La découverte et l’enseignement de la géographie scientifique dans une classe post-baccalauréat nécessitent une remise à plat des outils, des méthodes et des représentations sur la question de l'espace du territoire.
En hypokhâgne, elle passe par une confrontation au paysage. J'ai pris l'habitude de faire découvrir la géographie, ses outils et ses méthodes en mettant l'accent sur la dimension paysagère et donc sur la subjectivité et les représentations.

Présentation du poster scientifique lors du Colloque de Genève DEBATTRE DU PAYSAGE. Enjeux didactiques, processus d’apprentissage, formations.
DEBATING ABOUT LANDSCAPE. Didactical issues, learning processes, training.
Ce colloque était organisé dans le cadre d’un programme de recherche financé par le Fonds national suisse de la recherche (FNS) : « Didactique du paysage. Mutualisation des expériences et perspectives didactiques à propos des controverses paysagères », qui regroupe une équipe internationale d’une dizaine de chercheurs et de formateurs autour des enjeux didactiques du paysage. Les 25-26-27 octobre 2017 à Genève, Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA), Genève – Suisse.
François Arnal's insight:
Le passage par le dessin du paysage et sa différenciation avec la carte permettent ils de mieux comprendre les enjeux de la géographie dans des études post baccalauréat (classe préparatoire littéraire dite « hypokhâgne ») ?
En quoi le passage par le dessin, le croquis, le schéma, le modèle aide t-il à savoir penser l'espace, à comprendre l'action d'aménager le territoire ? Quel peut être le recours au numérique et pourquoi le crayon garde t-il toute sa force ?
En quoi les techniques croisées du dessin imaginaire ou réel, de la carte ou du modèle sont-elles essentielles à la compréhension de l’espace ? Quels sont les outils, les stratégies d'apprentissage, pratiquées au lycée Claude Fauriel de Saint-Étienne, peuvent-ils servir de repère, de comparaison à toute situation d'apprentissage ? Nous proposerons à travers notre expérience en classe, ou sur le terrain d'analyser les pratiques d'enseignement du paysage et leurs conséquences sur l'enseignement de la géographie. La communication sous forme de poster est illustrée par des productions d'élèves (dessins cartes ou croquis) .

https://www.linkedin.com/pulse/enseigner-le-paysage-en-hypokh%C3%A2gne-une-des-cl%C3%A9s-de-la-fran%C3%A7ois-arnal/
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BnF -Tableaux de la France : géographie I L'héritage de Paul Vidal de La Blache (1845-1918)

BnF -Tableaux de la France : géographie I L'héritage de Paul Vidal de La Blache (1845-1918) | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it


L'héritage de Paul Vidal de La Blache (1845-1918)
Considéré comme le fondateur de la géographie moderne française jusque dans les années 1970, Paul Vidal de La Blache en a renouvelé le champ, scientifique, social et politique. Il a contribué au développement de la cartographie moderne avec la conception d’une soixantaine de cartes physiques, humaines et politiques qui seront utilisées dans toutes les écoles de France et d’un Atlas innovant. Son « Tableau » présentait une description inédite du paysage français et il a institutionnalisé une discipline universitaire nouvelle et indépendante de l’Histoire. Un siècle plus tard, la figure de la France a changé. Quel est aujourd’hui l’héritage de l’œuvre et de la pensée vidaliennes ? En quoi ont-elles été innovantes ?

François Arnal's insight:
Après avoir examiné au printemps dernier l’écriture de l’Histoire de France, c’est celle du territoire qui sera mise en débat lors de cette rencontre dédiée à la géographie.
Au service de la connaissance scientifique, la géographie, qui est une forme d'écriture et de déchiffrement du monde, a été continûment soumise à la pression des idéologies nationales et tributaire de la situation politique dans laquelle elle s’écrit. Les territoires bougent, se transforment, mondialisation et circulation bouleversent le paysage français.

 Comment questionner donc différemment la notion d’espace, de paysage, de territoire, de frontière et leurs nouvelles voies de représentation ? Au tournant des années 60/70, s’inscrivant dans le champ social, la discipline ouvrait largement le spectre de ses interrogations. Des champs nouveaux apparaissaient : comme ceux de l’appropriation culturelle, sociale et politique du territoire et de l’espace terrestre.

Une approche pluridisciplinaire de la géographie devrait contribuer à éclairer la question de fond : comment habiter le monde aujourd’hui ?

Les tables rondes seront animées par Sylvain Kahn, professeur à Science Po, producteur de Planète Terre sur France Culture de 2006 à 2016.

Table ronde avec Catherine Hofmann, chef du service du Dépôt légal et des fonds patrimoniaux au département des Cartes et plans de la BnF, Bernard Bezes, directeur-adjoint de la communication, chef de la cartothèque de l'IGN et Gilles Palsky, professeur de géographie à l'Université Panthéon-Sorbonne 
Habiter le paysage : l'art d'habiter le monde Dialogue avec Jean-Marc Besse, Directeur de recherche au CNRS, dirige l'équipe EHGO/UMR, Géographie-cités (CNRS/Paris I/Paris VII), co-directeur de la rédaction de la revue Les Carnets du paysage et Olivier Lazzarotti, professeur de géographie à l'Université de Picardie-Jules-Verne.
Enseigner le territoire : comment enseigner la géographie de la France à l'école aujourd'hui, quels en sont les nouveaux enjeux ? Entretien entre Magali Reghezza-Zitt, Maître de conférences à l'ENS et Michel Lussault, professeur à l'Université de Lyon (ENS).
Politiser le paysage : l'utilisation politique et sociale de la carte Dialogue entre Delphine Papin, Institut français de géopolitique, Université Paris 8, cartographe au journal Le Monde et Christian Grataloup, professeur émérite à l'Université Paris-Diderot et à Sciences Po
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Portraits de la France

Portraits de la France | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Ah ! la France éternelle, son petit clocher dominant un village entouré de vertes collines… Ce paysage rassurant et immuable, mythologie inscrite dans le roman national depuis la IIIe République, figurait encore sur l’affiche électorale de François Mitterrand en 1981. C’est pourtant sous son mandat que l’Etat décide d’en finir avec ce cliché, et d’interroger le paysage français grâce à la photographie. En 1984, la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar) a lancé une Mission photographique sans précédent, devenue depuis mythique : pendant quatre ans, 29 photographes ont arpenté chacun un morceau du territoire national, pour en capter les caractéristiques, mais surtout pour y exercer leur regard d’artiste, sans idée de promotion ou d’inventaire. Robert Doisneau s’est ainsi essayé à la couleur dans les banlieues, Sophie Ristelhueber a confronté les traces dues à l’homme et celles laissées par la nature…
François Arnal's insight:
Les géographes se sont toujours intéressés au paysage. A la fois concept et outil, il nous permet de comprendre les territoires et surtout la relation que la société entretient avec son territoire.

 La convention européenne du paysage définit le paysage comme « une partie de territoire tel que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations »


La grande exposition Paysages français présentée à la BNF du 24 octobre 2017 au 4 février 2018, rétrospective majeure qui retrace 30 ans de missions photographiques sur le territoire français (les missions photographiques de la DATAR, de France(s) territoire liquide, du Conservatoire du littoral ou de l’Observatoire photographique du paysage, notamment).
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Le pré-urbain : un territoire refuge aux confins du périurbain éloigné - Métropolitiques

Le pré-urbain : un territoire refuge aux confins du périurbain éloigné - Métropolitiques | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Le pré-urbain : un territoire refuge aux confins du périurbain éloigné
par Hervé Marchal & Jean-Marc Stébé, le 30/10/2017


Aujourd’hui semble émerger un nouvel espace entre les couronnes périurbaines traditionnelles et les territoires ruraux, le pré‑urbain, né, selon Jean-Marc Stébé et Hervé Marchal, du processus d’étalement urbain, de l’appauvrissement d’une partie des classes moyennes et de la pression foncière.
© Jean-Marc Stébé, 2016.

À n’en pas douter, un monde de villages reliés entre eux par tout un lacis de routes et de chemins traversant ici des prairies et des champs, là des bois et des sapinières, ailleurs des vallons et des plaines peut s’observer au sein du périurbain éloigné de l’agglomération de Nancy. Longeant parfois cours d’eau et étangs, ces routes et ces chemins mènent tantôt à des villages typiquement lorrains où les maisons se distribuent le long d’une seule rue, tantôt à des villages au sein desquels les maisons se rassemblent autour d’une place avec son monument aux morts ou autour d’une église avec son clocher en ardoise dominant le paysage. L’environnement champêtre et l’atmosphère paisible qui s’en dégagent ne doivent cependant pas faire oublier que la pression urbaine est manifeste, comme en témoignent les ponts d’autoroutes, les routes nationales au trafic dense, les éoliennes édifiées sur la ligne de crête des collines environnantes, ou encore les rames de TGV qui filent à vive allure à travers les champs. De même, les petites grappes de maisons individuelles construites ici et là à l’orée des villages sont autant d’expressions d’un mitage urbain rappelant que la ville ne cesse de s’inviter à la campagne et que se joue peut-être ici plus qu’ailleurs, à bien y regarder, ce que d’aucuns nomment une « nouvelle alliance » entre ville et nature (Bourdeau-Lepage 2017).

François Arnal's insight:
Dans la complexité territoriale de ce périurbain et de son évolution démographique récemment constatée par l’enquête, il semble qu’un nouveau territoire se dessine entre le périurbain traditionnel et l’espace rural. Ainsi est remis en question le découpage proposé par l’INSEE, puisqu’il occulte une réalité territoriale émergeant à la périphérie du périurbain, c’est-à-dire dans ce territoire encore mal connu se situant entre les couronnes périurbaines traditionnelles et les territoires ruraux. En effet, l’INSEE regroupe sous la notion générique de périurbain l’ensemble des couronnes périurbaines, qu’elles soient proches ou éloignées de la ville-centre, revêtant des réalités hétérogènes. Autrement dit, les données de terrain invitent à relativiser les catégories de l’INSEE n’identifiant jusqu’à présent aucune « espèce d’espace » entre le périurbain et le rural.

En effet, le pré-urbain n’est pas de la ville dans la mesure où ce nouveau territoire aux contours en devenir se caractérise par un environnement bucolique et un horizon champêtre, par une faible densité démographique et physique, par des relations sociales plus directes et de fait plus personnalisées, par une impossible gentrification, par un déficit des équipements et des services, et par des déplacements quotidiens contraints et en voiture individuelle le plus souvent.

Le pré-urbain n’est pas de la banlieue étant donné que la densité sociale et spatiale y est nettement moindre, qu’il accueille somme toute encore assez peu de logements sociaux – ici, pas de grands ensembles hérités du fonctionnalisme architectural des années 1960‑1970 –, qu’il n’est pas autant artificialisé, qu’il est dépourvu de vastes zones économiques et commerciales, qu’il ne comprend pas de grandes infrastructures routières, autoroutières et ferrées, et qu’il n’accueille ni gares routières et ferroviaires, ni équipements hospitaliers et culturels.
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La Corse en quête de solutions, après la sécheresse et les flammes de l'été

La Corse en quête de solutions, après la sécheresse et les flammes de l'été | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Des arbres rougis après les incendies de l'été près de Ocana, en Corse, dans le sud de la France, le 27 septembre 2017-AFP/PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Des arbres rougis, une végétation appauvrie, des réserves d'eau asséchées: après les incendies de l'été qui ont ravagé des milliers d'hectares, la Corse panse ses plaies, dans un environnement encore très marqué par la sécheresse des derniers mois.

"On a subi une très longue sécheresse, remarquable par sa précocité et son intensité", explique à l'AFP Philippe Caramelle, directeur adjoint de l'Office national des forêts (ONF) en Corse.

"En février, on a eu des précipitations très correctes et de fortes chutes de neige", rappelle cet ingénieur forestier, mais dès le mois de mars, l'île a fait face "à de fortes chaleurs qui se sont prolongées jusque début septembre".

"Les premières pluies mi-septembre, même si elles n'ont pas été énormes, ont calmé la situation sur le front des incendies et permis d'assurer l'approvisionnement en eau des végétaux", relève-t-il.

"Les végétaux commencent à récupérer", observe-t-il, mais le soulagement ne sera qu'éphémère, en l'absence de pluie importante attendue dans les semaines à venir.
François Arnal's insight:
La Corse a connu cette année 2007 une sécheresse marquée. Les incendies on été nombreux mais jamais catastrophiques grâce aux moyens au sol (pompiers et protection civile) et les moyens aériens. Le maquis formation végétale dégradée pourtant adaptée à la sécheresse estivale a pris des teintes rousses inhabituelles pour la Corse. Les précipitations d'automne sont pour l'instant insuffisantes. Lorsque le maquis est très dégradé, l'asphodèle se développe signe d'un appauvrissement du sol.
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Tourisme de masse, quelles solutions ?

Tourisme de masse, quelles solutions ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it


Marie-Line Darcy, Mégane De Amorim, Anne Le Nir , le 07/08/2017

Habitants excédés, sites naturels ravagés ou pollués, villages muséifiés, les dégâts du tourisme de masse sont légion.

Face à ce phénomène, plusieurs collectivités tentent de trouver une réponse conciliant accueil touristique et préservation de la qualité de vie sur place.

Pour Philippe Violier, spécialiste du tourisme, la capacité à résoudre cette équation est liée au niveau de développement du pays.

Les Baux-de-Provence. / Eric Fabrer
Les Baux-de-Provence veulent faire revenir des habitants

« Il passe près de 200 000 touristes devant ma porte en un an, c’est incessant », soupire Jacques Moniquet, habitant des Baux depuis 53 ans. Le village escarpé de Provence où vivent 380 personnes voit passer chaque année un million et demi de touristes, dont 80 % l’été. « Le village n’étant pas grand, cela pose des problèmes d’engorgement, de qualité d’accueil, de stationnement », énumère le maire, Michel Fenard. Il se souvient avoir dû appeler les pompiers, l’été dernier, « parce que des touristes en étaient venus aux mains pour une place de parking ». Sur ce point, la municipalité pense avoir trouvé une solution avec la construction prochaine d’un grand parking à 1,5 km du village.

François Arnal's insight:
Cet été dans de nombreux sites touristiques, la saturation a amené les habitants ou les acteurs locaux à s'interroger sur les nuisances associées au tourisme de masse. Aux Baux de Provence, le village est délaissé par ses habitants qui ne peuvent se loger (prix de l'immobilier trop élevés) ou sont excédés par les nuisances de la surfréquentation. A Lisbonne ou à Barcelone, la gentrification du centre devient un réel problème. Il fat désormais envisager des solutions de tourisme durable et équitable.
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Tempête Harvey : « La catastrophe n’était pas inattendue »

Tempête Harvey : « La catastrophe n’était pas inattendue » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Tempête Harvey : « La catastrophe n’était pas inattendue »


Les images sont si familières. Les rampes d'accès aux autoroutes émergeant à peine des eaux et, juste en dessous d'un panneau publicitaire arraché par le vent, une famille patauge jusqu'à la taille sous la pluie toujours battante. Des dizaines de héros ordinaires flottent sur leurs kayaks au hasard des rues inondées pendant que l'écheveau des responsabilités techniques et politiques de la crise s'embrouille un peu plus au hasard des reportages et des posts sur les médias sociaux. Bingo des mots-clés pour un désastre dont personne, étrangement, n'insiste sur le caractère " naturel " : " expansion urbaine incontrôlée ", " catastrophe technique ", " changement climatique causé par l'homme ".


Jusqu'à ce président bouffon, dont la plupart n'attendent plus grand-chose, et qui ne fera finalement que passer. Les parallèles avec Katrina et La Nouvelle-Orléans, presque douze ans jour pour jour avant le passage d'Harvey, sont tentants. La comparaison des causes qui ont mené à la sinistre répétition des images d'une métropole noyée sous les eaux d'une catastrophe pourtant annoncée de longue date permet de mettre en lumière les lignes de failles urbanistiques qui semblent traverser les villes américaines dans leur ensemble. Ces villes que l'on dit depuis longtemps " insoutenables ".


En effet, à Houston comme à La Nouvelle-Orléans, l'expansion urbaine s'est faite au prix d'une martingale jouée par les promoteurs urbains contre un site éminemment inondable. La métropole texane est pourtant située à plus de 15 mètres au-dessus du niveau de la mer et protégée des ondes de tempêtes par la baie de Galveston. L'avant-port du même nom, oblitéré par l'ouragan anonyme de 1900, a historiquement servi de leçon sur les bénéfices d'un repli stratégique de la ville à l'intérieur des terres. Mais malgré ce site moins vulnérable que le tristement célèbre " bol ", où se concentraient une bonne partie des habitants de La Nouvelle-Orléans, Houston partage avec la vieille cité créole les mêmes problèmes de gestion des eaux surnuméraires.

François Arnal's insight:
Dans une tribune au « Monde », Julie Hernandez, géographe établie à La Nouvelle-Orléans, estime que l’ouragan Harvey, qui a frappé Houston, au Texas, n’avait rien d’unique. Selon elle, il faut s’habituer aux catastrophes « ordinaires », aux Etats-Unis et dans le monde.
Et Harvey n'est pas Katrina. Pas de bourrasques à 280 km/h et pas d'onde de tempête de plusieurs dizaines de mètres. Juste une très, très, très grosse averse se déplaçant lentement au-dessus d'une métropole gigantesque, noyant indistinctement banlieues cossues et ethnoburbs mexicains ou chinois, coupant les routes d'une évacuation de toute façon impossible. On ne déplace pas 6 millions de personnes en moins de 48 heures. Il est tentant d'analyser l'unicité de l'événement climatique Harvey, plus forte chute de pluie jamais enregistrée aux Etats-Unis. Mais pour réfléchir aux vul-nérabilités des grandes métropoles à l'ère du changement climatique, peut-être vaut-il mieux penser qu'il n'est pas le seul mais le premier. Il n'y a d'ailleurs qu'à regarder Mumbai, ce même 28 août 2017. Chronique des catastrophes ordinaires…
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Jamin's curator insight, September 5, 1:26 AM
Dans une tribune au « Monde », Julie Hernandez, géographe établie à La Nouvelle-Orléans, estime que l’ouragan Harvey, qui a frappé Houston, au Texas, n’avait rien d’unique. Selon elle, il faut s’habituer aux catastrophes « ordinaires », aux Etats-Unis et dans le monde.
Et Harvey n'est pas Katrina. Pas de bourrasques à 280 km/h et pas d'onde de tempête de plusieurs dizaines de mètres. Juste une très, très, très grosse averse se déplaçant lentement au-dessus d'une métropole gigantesque, noyant indistinctement banlieues cossues et ethnoburbs mexicains ou chinois, coupant les routes d'une évacuation de toute façon impossible. On ne déplace pas 6 millions de personnes en moins de 48 heures. Il est tentant d'analyser l'unicité de l'événement climatique Harvey, plus forte chute de pluie jamais enregistrée aux Etats-Unis. Mais pour réfléchir aux vul-nérabilités des grandes métropoles à l'ère du changement climatique, peut-être vaut-il mieux penser qu'il n'est pas le seul mais le premier. Il n'y a d'ailleurs qu'à regarder Mumbai, ce même 28 août 2017. Chronique des catastrophes ordinaires…
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Le mot de la fin est donné à l'Atlas Obscura: une encyclopédie des lieux étranges et mystérieux

Le mot de la fin est donné à l'Atlas Obscura: une encyclopédie des lieux étranges et mystérieux | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Definitive guidebook and friendly tour-guide to the world's most wondrous places. Travel tips, articles, strange facts and unique events.

Via Les Imaginographes
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Les Imaginographes's curator insight, June 12, 8:21 AM
Pour notre dernier Scoop it, nous vous proposons de nouveau une ultime lecture qui saura vous convaincre de vous intéresser à la géographie des lieux merveilleux et légendaires. Atlas Obscura, ouvrage collectif écrit par Joshua Foer, Dylan Thuras (tout deux spécialisés dans la recherche de lieux merveilleux) et de la journaliste Ella Morton, vous fait découvrir pas moi de 650 lieux dissimulés dans le Monde et empreint d'histoires fascinantes. Vous serez embarqués pour un voyage extraordinaire grâce à ce guide unique de l'étrange, des mystères et des merveilles : celles qui sont juste à côté de chez vous, celles qui sont à l'autre bout du monde. Au fil des continents, vous découvrirez : la porte de l'enfer du Turkménistan, les secrets des catacombes de Paris, les écorchés de Fragonard, les tunnels abandonnés de la petite ceinture de Paris, les cercueils suspendus sur une falaise aux Philippines, un hôtel monumental en Corée du Nord, la crypte des capucins de Rome décorée d'ossements humains, le premier télégraphe optique à Saverne, le pont suspendu le plus vertigineux du monde, l'île des chats au Japon, la ville fantôme de Tchernobyl... Ainsi, c'est une véritable encyclopédie (non exhaustive bien évidemment) de lieux exceptionnels prouvant que notre planète est remplie de merveilles et curiosités... Ainsi donc, nous vous avons ajouté en plus un site qui regroupe une trentaine d'articles sur ces lieux mythiques où se côtoient merveilleux et étrange, magnifique et effrayant.

 Nous terminons donc cette année de voyage à travers le Monde par ce recueil, précieux livre pour quiconque souhaiterait s'intéresser et poursuivre cette étude de "l'imaginographie", néologisme que nous avons constitué pour tenter de comprendre ces lieux étranges qui sont des "anti-mondes" (pour reprendre le concept de Roger Brunet) ou au contraire des lieux extrêmement prisés. Merci à vous, curieux lecteurs, de nous avoir suivi durant cette année. Essayez de perpétuer cette assemblage cocasse de géographie et de merveilleux et faites vous à votre tour Imaginographes !
François Arnal's comment, June 16, 5:37 AM
L'année se termine mais le sujet n'est pas épuisé, à vous de poursuivre l'aventure...
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Le double effet TGV en France – Les Echos

Le double effet TGV en France – Les Echos | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Au fil du développement de la grande vitesse, le territoire français se rétrécit. Les nouvelles lignes TGV « rapprochent » les villes et dynamisent les métropoles, qui se retrouvent ainsi plus proches les unes des autres, et de la capitale. « Les Echos » a comparé les temps de trajets les plus courts possibles au départ de Paris en 2000 et en septembre 2017 (date de l'ouverture des nouvelles lignes vers Bordeaux et Rennes), et les résultats figurent sur le diagramme ci-dessous.

François Arnal's insight:
Le double effet TGV : Rétrécissement du territoire et dynamisation des métropoles. Une infographie remarquable réalisée par Bruno BATTAIL et Emre SARI pour le quotidien Les Echos.
Une ressource originale et disponible en HD.
Le principe de cette chronocarte est de modifier le territoire représenté par des temps de trajets. L'hexagone des Heures de parcours se trouve ainsi modifié par la grande vitesse qui a par exemple rapproché Mulhouse de Paris en temps de transport ferroviaire passant de 4 h 18 à 2 h 41. Cela a pu impacter les métropoles pour le prix de l'immobilier ou les investissement immobiliers de bureaux.
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Bilbao profite du succès du Guggenheim

Bilbao profite du succès du Guggenheim | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it



Le musée, construit par Frank Gerhy, inauguré en octobre 1997 soutient l’activité économique de la ville du Pays basque espagnol.

LE MONDE ECONOMIE | 06.05.2017 Par Nicole Vulser


Deux décennies après son ouverture en octobre 1997, le Musée Guggenheim de Bilbao, né dans l’adversité et les critiques, démontre l’importance des retombées économiques qui peuvent être générées par une institution muséale. De passage à Paris, Juan Ignacio Vidarte, directeur général de ce musée, assure au Monde que « l’impact du musée sur l’activité du pays basque a atteint, selon une enquête réalisée par le cabinet d’audit stratégique B + i Strategy, 485 millions d’euros en 2016. »

Des revenus liés au commerce, aux restaurants, aux hôtels, au transport. « Il a permis le maintien de plus de 9 000 emplois indirects. A quoi s’ajoutent des recettes fiscales de près de 66 millions. Rien que cette somme correspond à sept fois les subsides accordés chaque année par les pouvoirs publics au musée », explique M. Vidarte.

En termes de fréquentation, le Musée Guggenheim de Bilbao, construit par Frank Gehry, a rapidement trouvé son public : il reçoit plus d’un million de visiteurs par an, dont deux tiers d’étrangers. Ce rayonnement mondial s’accompagne d’un enracinement local – comme en témoigne l’importante association des amis du musée (17 000 adhérents), pour la majorité des Basques. Sur un total de 163 expositions temporaires, 25, dont des expositions thématiques comme « Chine : 5 000 ans » ou d’importantes rétrospectives (Andy Warhol, Louise Bourgeois, Yoko Ono, David Hockney ou Eduardo Chillida), ont attiré plus de 500 000 visiteurs.

François Arnal's insight:
Revitalisation urbaine
La culture et le renouvellement urbain
 Pour trouver une solution pendant les deux ans de travaux de rénovation de son musée à New York signé par Frank Lloyd Wright, la Fondation américaine Solomon R. Guggenheim, dirigée par Thomas Krens depuis 1988, a envisagé une stratégie mondiale d'expansion inédite dans la culture. L'idée fut de créer, par le biais d'un système de franchises, des satellites auxquels le musée new-yorkais pourrait prêter sa collection. Le prestige de la marque Guggenheim était tel que les candidats ne manquaient pas.
Si le monde culturel s'est élevé violemment contre ce qui apparaissait comme un acte d'impérialisme américain et si l'opposition parlementaire, le Parti populaire, s'est déchaînée contre ce projet dispendieux, le musée a réussi à voir le jour à la date prévue et surtout sans dépassement de budget (110 millions d'euros). Le financement a été assuré par le gouvernement basque, la province de Biscaye, et les terrains ont été mis à disposition par la ville de Bilbao. Ils sont propriétaires du musée, dont la gestion est assurée par la Fondation Guggenheim.
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Albanian Court stops dam project on the Vjosa | Save the Blue Heart of Europe

Albanian Court stops dam project on the Vjosa | Save the Blue Heart of Europe | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Albanian Court stops dam project on the Vjosa
Success for nature conservation and affected residents ++

Tirana, May 3, 2017. Big win for the protection of Europe’s last big wild river, the Vjosa in Albania! Yesterday afternoon, the judges of the Albanian Administrative Court in Tirana announced their decision against the construction of the projected hydropower plant “Poçem”: for the time being, the dam must not be constructed. According to the Court ruling, the basis of the construction licence, namely the Environmental Impact Assessment (EIA) as well as the public consultation process, was highly deficient.

François Arnal's insight:
La Cour albanaise arrête le projet de barrage sur le Vjosa.

Succès pour la conservation de la nature et les résidents touchés par le projet de barrage.

Tirana, 3 mai 2017. Grande victoire pour la protection de la dernière grande rivière sauvage d'Europe, la Vjosa en Albanie! Hier après-midi, les juges du tribunal administratif albanais de Tirana ont annoncé leur décision contre la construction de l'usine hydroélectrique projetée "Poçem": pour le moment, le barrage ne doit pas être construit. Selon la décision de la Cour, la base de la licence de construction, à savoir l'évaluation de l'impact sur l'environnement (EIE) ainsi que le processus de consultation publique, étaient très insuffisants. Le Vjosa est la dernière grande rivière sauvage en Europe, en dehors de la Russie. Le gouvernement albanais a commandé une société turque à la construction d'un grand barrage. L'organisation de conservation EcoAlbania. Riverwatch et EuroNatur, ainsi que 38 résidents touchés, ont intenté un recours contre ce projet. Pour  Vladimir Meçi, avocat des plaignants : «C'est une étape importante pour la protection de la Vjosa et une journée prometteuse pour la règle de droit dans notre pays. Cela signifie que les résidents et les ONG touchés peuvent effectivement s'attendre à ce que leurs préoccupations soient entendues et authentiquement examinées dans les tribunaux albanais ".
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Un sentier littoral à Murtoli ?

Un sentier littoral à Murtoli ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

L’accès libre à la mer, objectif principal d’un sentier littoral.


Une enquête publique est en cours. Son objectif ? un sentier littoral piétonnier sur le littoral de Murtoli, entre l’estuaire de l’Ortolo et la pointe de Murtoli (sud ouest de la Corse). Chacun s’en réjouira… si, et seulement si des modifications conséquentes sont apportées au niveau des “Grandes maisons” appelées “bergeries”.


En application de l’article L 121-31 du code de l’urbanisme, « les propriétés privées riveraines du domaine public maritime sont grevées sur une bande de trois mètres de largeur d’une servitude destinée à assurer exclusivement le passage des piétons. »

La photo 17 du diaporama montre que la végétation comprise autour des « bergeries » et de la maison de Mme de Carbuccia est du même type que celle que traverse le chemin depuis l’embouchure de l’Ortolo.

On voit mal en effet pourquoi le chemin qui part de l’embouchure de l’Ortolo ne nuit pas à l’environnement sur son parcours mais qu’il y aurait, en revanche, un risque pour la végétation, pourtant identique, mais ni en ZNIEFF, ni en APB, ni en Natura 2000 à partir du moment où ce sentier se rapprocherait de la zone des « bergeries » !


Le long détour, en réalité, n’a pas de justification sauf, effectivement, à « sanctuariser » une privatisation totale de l’espace, crique et plage de Murtoli comprises, réservées à quelques privilégiés et désormais totalement inaccessibles aux simples citoyens pourtant égaux devant la loi comme les clients du « Domaine de Murtoli ». Force est de constater que ce long détour imposé aux citoyens permet, de facto, de constituer une enclave dans ce site remarquable, enclave vouée aux seuls bénéficiaires de cette hôtellerie de luxe et qui prive les citoyens du droit de pouvoir cheminer sur un sentier en bord de mer dans cette zone aux paysages d’une beauté exceptionnelle. Affirmer, dans le diaporama, que « le tracé proposé prévoit 3 accès à la mer et permet des vues sur le littoral » occulte le fait que la vue et l’accès sur la crique emblématique située en contrebas de la maison De Carbuccia sont totalement impossibles. Le problème, c’est que ces « bergeries » n’en sont pas. Elles sont des constructions à vocation hôtelière qui se situent effectivement en plein site remarquable… et qui n’ont pas d’existence légale jusqu’à preuve du contraire.

François Arnal's insight:
U Levante est une association de protection de l'environnement en Corse. Elle est née en 1986, en Corse, pour empêcher l’urbanisation en haute montagne d’un site classé : la vallée de la Restonica.
Depuis cette date U Levante n’est jamais entrée en sommeil. U Levante, en collaboration avec le Collectif pour la loi Littoral en Corse, mène de nombreuses actions en vue du maintien de la protection des espaces remarquables de l’île (nombreuses conférences) et refuse le projet tout tourisme tel que le proposait le dernier Padduc (Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse.

Sur le Domaine de Murtoli connu pour accueillir des célébrités dans une hôtellerie de luxe au cœur d'un domaine fermé au public, l'association demande au préfet  de proposer un tracé beaucoup plus proche du littoral en ce qui concerne la zone des « bergeries de Murtoli » comprise entre les parcelles OC 1025, OC 998, OC 997 et OC996, comportant trois autres accès à la mer. L’accès libre à la mer, objectif principal d’un sentier littoral, pourra ainsi être concrétisé. Un sentier littoral n’est pas un “mare è monti” …
Le tracé proposé par la DDTM, s’il était accepté, pourrait faire “jurisprudence” et causer tout simplement la fin des sentiers réellement littoraux.
Cette étude montre l'intérêt des images satellites Google pour les associations de défense de l'environnement dans des sites fermés au public.
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Atelier de cartographie expérimentale - SAGE - Université de Strasbourg

Atelier de cartographie expérimentale - SAGE - Université de Strasbourg | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Atelier de cartographie expérimentale

À l'occasion de la venue de l'exposition Moving Beyond Borders à la galerie Stimultania (Strasbourg, 15 mars-30 avril 2017), orchestrée par le Service à l'action culturelle de l'université de Strasbourg/IdEx Culture, sciences et société et le laboratoire Sage, un atelier de cartographie expérimentale est proposé les 20-21-22 mars 2017, animé par Ph. Rekacewicz (VisionsCarto).
Présentation générale

La cartographie critique ou expérimentale est le fait de pratiques cartographiques développées individuellement ou collectivement par des géographes, des cartographes, des artistes, des journalistes, des activistes, des chercheurs en sciences sociales, des designers, des architectes, urbanistes, etc.
Cartographie engagée, politique, travaillant sur les codes et les conventions, en les renouvelant, les contournant, les détournant, les utilisant, elle s'engage en terme de justice sociale et environnementale et explore tous les phénomènes sociaux, économiques, politiques, humains attachés aux territoires en proposant une carte qui porte un message qui suscite la pensée, le débat, l’action.



Le principe de l'atelier est de permettre aux participant·es de rentrer "de plein fouet" dans la carte. C'est un exercice au cours duquel les participants(es) ont l'occasion de se projeter dans la carte, de trouver "des lieux d'habitation dans la carte", d'essayer d'exprimer visuellement les aspects émotionnels et sensibles de situations géographiques, en d'autres terme de réintroduire dans la carte les "sentiments" en plus des "informations".

François Arnal's insight:
L'atelier de cartographie expérimentale – avec Philippe Rekacewicz et la participation de Nicolas Lambert et Lucie Bacon, cartographes de l'exposition–, est proposé durant trois journées pour explorer et mettre en pratique cette démarche cartographique expérimentale.

Le principe de l'atelier est de permettre aux participant·es de rentrer "de plein fouet" dans la carte. C'est un exercice au cours duquel les participant·es ont l'occasion de se projeter dans la carte, de trouver "des lieux d'habitation dans la carte", d'essayer d'exprimer visuellement les aspects émotionnels et sensibles de situations géographiques, en d'autres terme de réintroduire dans la carte les "sentiments" en plus des "informations".

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Les multiples facettes de la curation

Les multiples facettes de la curation | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Il n’aura échappé à personne que depuis plus d’un an déjà, les termes « curation » et « curateur » sont de plus en plus présents sur le Web. Vous aurez lu au détour de vos navigations que la curation est l’avenir du Web ou, au contraire, qu’elle n’apporte rien et ne fait que générer de la surcharge informationnelle. Vous aurez entendu qu’elle permet à tout un chacun d’effectuer sa veille quotidienne et de la partager ou ... qu’elle fait perdre son temps ! Vous aurez lu aussi qu’elle est en mesure d’alimenter certains processus métier en informations dans les organisations et vous vous serez (légitimement) demandé s’il ne s’agissait pas de réinventer la roue... C’est à la fois pour lever le voile sur les nouvelles pratiques que recouvre la curation et pour vous permettre d’en tirer le meilleur parti que ce dossier a été conçu.


Le terme « curation » est issu du latin curare et désigne initialement le fait de soigner. Par extension, les Anglo-saxons utilisent le mot curator pour désigner celui dont le rôle est de sélectionner les œuvres artistiques qui seront présentées lors d’une exposition ou qui constitueront une collection de musée, d’en prendre soin donc, tout en prenant en compte les publics auxquels ces œuvres seront proposées. Par extension encore, ils ont choisi le terme de content curator pour qualifier l’internaute qui, par envie, passion ou besoin de reconnaissance (et souvent un peu des trois) partage et met en scène ses découvertes numériques sur un service de curation (cf. le comparatif des services présenté p. 40). Comme le souligne Véronique Mesguich dans l’article suivant, la pratique est intéressante en ce que, ainsi auto-investi de sa mission et au regard de son expertise, chaque curateur va « filtrer [les contenus numériques] les plus pertinents, […] les organiser, les structurer à travers un dispositif de scénographie ». L’internaute curieux ou souhaitant rester informé sur un sujet précis identifiera alors les curateurs experts du domaine afin de disposer d’informations qualifiées (cf. Camille Alloing p. 31 ainsi que l’interview d’Alexandre Serres p. 35).

François Arnal's insight:
Au lycée Claude Fauriel de St-Etienne (Loire), les élèves de classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) sont initiés à la curation de contenu dans le cadre de l’enseignement de géographie depuis plusieurs années.
 Cette approche de la curation de contenu peut faire l’objet d’une évaluation. Plusieurs plate-formes de curation sont utilisées. Scoop it, Pearltrees et Pinterest.

Quelle plus-value la curation de contenu apporte t elle à des étudiants en filière littéraire (Lettres supérieures prépa AL) ? Cette technique de veille électronique et de traitement de l’information est peu utilisée dans les classes préparatoires en France alors qu’elle permet de s’approprier des compétences numériques (la littéracie numérique), pourquoi ne se diffuse t elle pas plus largement ?
Est elle valorisée et utile dans les cadre d’études littéraires post baccalauréat et plus précisément en géographie, discipline qui nécessite un renouvellement des savoirs et un suivi de l’actualité ?
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Gilbert C FAURE's curator insight, December 10, 5:12 AM
Merci François! c'est très long à venir...
Gilbert C FAURE's comment, December 10, 5:13 AM
c'était en 2012!
Gilbert C FAURE's comment, December 10, 5:16 AM
https://www.scoop.it/t/notebook-by-gilbertcfaure?page=9&q=curation
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Ces si (extra)ordinaires alchimistes du sol - Agnès Stienne - Visionscarto

Ces si (extra)ordinaires alchimistes du sol - Agnès Stienne - Visionscarto | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
La lumière se fait plus douce, les températures fraîchissent, les jours raccourcissent. Ici dans la forêt, la palette de couleur des feuilles se réchauffe dans un dernier soupir avant la chute : ocre, ocre jaune, ocre rouge, terre de Sienne naturelle, terre de Sienne brûlée, bronze, oxyde de fer, terre d’ombre, terre d’ombre brûlée… C’est l’automne. Du sol se dégage une chaleur humide et une forte odeur de matières en décomposition, de champignons et de terre envahit nos sens. Ce sont des bactéries (actinomycètes) qui émettent cette molécule, la géosmine, qui donne à la terre cette senteur si particulière.

Au pied d’un chêne séculaire, s’échappant d’un épais tapis de feuilles à moitié décomposées, trois petits chapeaux, d’un brun velouté sur le dessus, jaune et mousseux sur le dessous, trahissent la présence d’un coin à cèpes. Des cèpes mais pas l’ombre d’une trompette de la mort ! Mais enfin pourquoi ? Parce que.
François Arnal's insight:
Agnes Stienne est une artiste cartographe, c'est aussi une cartographe en colère qui défend la biodiversité et les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement. Si la pédologie est une science obscure à vos yeux lisez son article et contemplez ses belles cartes et illustrations à la découverte des inconnus qui assurent l'équilibre et la fertilité de nos sols mis à mal par les pratiques de l'agriculture productiviste.
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Gilles Clément : "Celui qui s'occupe d'un jardin vit dans la surprise heureuse"

Gilles Clément : "Celui qui s'occupe d'un jardin vit dans la surprise heureuse" | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it


03/11/2017

Qu’est-ce qu’un jardinier planétaire ? Comment le devient-on ? Peut-on l’être seul ? Sans le soutien des collectivités territoriales ?


Au fil du temps, je me suis rendu compte qu'en valorisant le métier de jardinier, je sortais de mon rôle et que c'était la force du concept : associer des personnes qui ne se rencontrent jamais, trouver une passion commune, faire collaborer les différences pour faire voir et sentir. On peut ainsi rompre l'isolement, casser l'ennui, quitter les habitudes et s'exposer pour être soi-même. "Des jardins et des hommes", Gilles Clément

Dans quelle mesure cette notion de jardinier planétaire requestionne-t-elle en retour les autres notions-clés proposées par Gilles Clément, à commencer par celle de "Jardin planétaire", dont on peut s’interroger sur son apparente tendance à escamoter l’enjeu des échelles (locale, nationale, supranationale, ...), et donc la possibilité de faire aussi "jardins en politique" à travers la mise en réseau (rhizome ?) d’initiatives même très localisées ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond Gilles Clément à la lumière de l’état de sa réflexion et de ce qu’il a "butiné" au fil des ses rencontres.

François Arnal's insight:
Gilles Clément est le plus grand paysagiste français, ardent défenseur du Jardin en Mouvement et du Jardin Planétaire. Ancien professeur à l'ENSP (Ecole Nationale Supérieure du Paysage), se qualifiant de jardinier paysagiste, cet ingénieur horticole ne cesse de revendiquer une écologie humaniste et défend le jardin naturel ou le Tiers Paysage.

Pour Gilles Clément, la planète est un jardin. Ce constat du jardin Planétaire s'explique de trois façons.
La planète est désormais anthropisée (nous sommes entrés dans l'anthropocène)
La planète est brassée.
Le brassage planétaire est partout. Des espèces ont voyagé, se sont échappées des jardins. Le jardin est le lieu initial du brassage. C'est un enclos où l'on garde le meilleur, on y amène des chose venues d'ailleurs.
 Le jardin veut dire enclos et aussi paradis. On y enferme ce que l'on juge meilleur et plus beau.

Ainsi le jardin est partout, de même que le brassage. Il suffit de voyager pour se rendre compte que les lupins de Californie sont en Nouvelle Zélande, que les griffes de sorcières d'Afrique du sud sont en Corse ou dans les Maures, ou encore au Mexique. Ce sont des échappées du jardin que l'on ne contrôle parfois plus et que l'on qualifie d'invasives.

La planète est finie, les géographes le savent eux qui raisonnent en termes de distances, de limites et de territoires. Ce sentiment de finitude rejoint la définition du jardin cet enclos. Aujourd’hui on sait que sur la terre tout n’est pas infini et renouvelable. Les habitants de la terre sont comme des jardiniers puisque la planète est un jardin. Ils sont des jardiniers sans forcément le savoir. Le jardinier planétaire est simplement celui qui a pris conscience de ce fait qu’il est un jardinier dans son action.

La question est donc de savoir, peut on jardiner correctement ? Cette métaphore du jardin nous apprend quoi ? Peut jardiner autrement ? et faire que l’on aille avec la nature et jamais contre elle.

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Le dégel du permafrost, l’autre menace climatique qui inquiète les chercheurs

Le dégel du permafrost, l’autre menace climatique qui inquiète les chercheurs | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Naviguer entre les 1 500 îles disséminées dans le delta de la Léna requiert une concentration sans faille, un œil fixé sur le radar du bateau pour éviter les bancs de sable, un autre à l’affût des amers côtiers qui ponctuent cette immensité de terre et d’eau. Avant de se jeter dans la mer de Laptev, au nord de la Sibérie, le fleuve est si large que ses rives dessinent un trait flou sur la ligne d’horizon.


L’île de Samoïlov est reconnaissable à la cabane en bois, construite près du rivage, où cohabitent quelques scientifiques et les gardes de la réserve naturelle qui couvre l’embouchure du fleuve et les contreforts des monts Karaoulakh. Or une lente et irréversible érosion menace de livrer le petit édifice aux flots de la Léna.


A terme, c’est l’île elle-même qui pourrait disparaître. Les fortes crues qui suivent la fonte des glaces, au printemps, fragilisent les côtes de Samoïlov. Mais l’îlot de 5 km2 pâtit surtout de la dégradation du permafrost sous l’effet du réchauffement climatique. Appelés aussi pergélisol, ces sols dont la couche supérieure dégèle en saison chaude conservent en profondeur une température en dessous de zéro degré pendant au moins deux ans consécutifs. 

François Arnal's insight:
La fonte du sol gelé en permanence (le permafrost en anglais et le pergélisol en français) est un sujet préoccupant concernant le réchauffement climatique.

 Sur l’île de Samoïlov, les chercheurs de l’AWI (l’Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine) et leurs partenaires russes de l’Institut de recherche sur l’Arctique et l’Antarctique de Saint-Pétersbourg et de l’Institut Melnikov du permafrost de Iakoutsk sont présents sur le terrain pour anlyser les effets du dégel. Les chercheurs se relaient chaque été pour mesurer et étudier l’altération des sols sédimentaires, les transformations du paysage et les interactions entre réchauffement du climat et dégel du permafrost.

« Le permafrost sibérien (différent du permafrost alpin) est à certains endroits très ancien, pouvant remonter au pléistocène [– 2,6 millions d’années à – 11 000 ans], avance Julia Boike. Il est très froid, à une température de – 9 °C environ, et il est très profond. On en a trouvé à près de 1 500 mètres de profondeur dans le nord de la Iakoutie. » Le réchauffement du sol est confirmé par les chercheurs qui redoutent une libération de GES (Gaz à Effet de Serre) avec un effet amplificateur (une boucle de rétroaction positive) sur les réchauffement global. Les sols gelés stockeraient 1 500 gigatonnes de carbone, le double de la quantité de carbone dans l’atmosphère. Dernière inquiétude, la libération de bactéries.

 Après un été 2016 anormalement chaud, la péninsule de l’ouest de la Sibérie a subi une épidémie d’anthrax. A cela se rajoute l’érosion côtière et le possible déplacement de villages côtiers. « Qu’il existe une interaction entre réchauffement du climat et dégel du permafrost, cela ne fait plus aucun doute », affirme Peter Schreiber.
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Alpes : quand la montagne s'effondre

Alpes : quand la montagne s'effondre | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it


Une large partie du village de Bondo (GR) est actuellement ensevelie sous les pierres et les débris. Une coulée de boue dévastatrice a coûté la vie à huit personnes. Ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’un tel drame se produit. Le changement climatique met les Alpes à rude épreuve et le permafrost dégèle. Pourquoi? 


 Pourquoi les coulées de boue dévastatrices risquent de devenir de plus en plus fréquentes.


Les Alpes s’effondrent.

Le permafrost – la glace contenue dans le sol des hautes montagnes, soudant roches et parois et permettant à l'ensemble de tenir – se réchauffe de plus en plus vite. Et ce pour une simple raison: nos étés sont de plus en plus chauds, nos hivers de plus en plus courts. L’été 2017 a encore battu des records de chaleur, et les températures du sol n’ont jamais été aussi élevées. Cette tendance a une conséquence dramatique sur le sol des hautes montagnes: il fond. Les chutes de pluie se font plus intenses, remplaçant la neige, l’eau s’infiltre dans les roches, accroissant la pression dans les sols montagneux. Ces derniers deviennent ainsi meubles, instables… et commencent à s'effriter.

François Arnal's insight:
par Mathias Bader (Blick) • Janine Gygax (Blick) • Simon Huwiler (Blick) • Adrian Meyer (Blick) • Adaptation pour Le Temps par Célia Héron et César Greppin

Les images de cette coulée de boue mélangée à de la roche nous ont marqué cet été.
L'article du Temps (Suisse) avec d'excellentes infographies nous permet de comprendre l'aléa et les risques qui en découlent.

La question du réchauffement est complexe et parfois paradoxalement l'absence de neige liée au réchauffement climatique en début d'hiver renforce à certains endroits le gel du sol. La question du permafrost (pergélisol en français) est cruciale dans la prévention des risques en montagne.

«A plus de 2500 mètres d’altitude, le permafrost n’a pas arrêté de se réchauffer ces dernières années, souligne Marcia Philipps, à la tête d’un groupe de recherche à l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches WSL à Davos (Grisons). Les conséquences sont visibles à l'œil nu: les Alpes se transforment.»
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Connaissez-vous la veille de l'académie de Rennes en histoire-géographie ? — Géoconfluences

Connaissez-vous la veille de l'académie de Rennes en histoire-géographie ? — Géoconfluences | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Sources importantes de la veille d'actualité de Géoconfluences, et relais réguliers de nos publications, les scoop-it de l'académie de Rennes partagent quotidiennement leurs trouvailles, dans la presse scientifique ou d'actualité, intéressant l'enseignement de l'histoire-géographie-EMC.


Un scoop-it est une page internet de curation, c'est-à-dire qui récolte des articles sur internet en rapport avec un sujet. Elle est alimentée par un responsable qui sélectionne les ressources lui semblant pertinentes. C'est un moyen d'accéder à une information filtrée et d'éviter de se perdre dans l'abondance des ressources existantes.

Il est également possible de s'y abonner via Twitter.

François Arnal's insight:
Merci à Géoconfluences de citer les Scoop.it intéressant les CPGE en géographie.
La présentation de la curation a eu lieu hier en réunion de rentrée pour les hypokhâgnes du lycée Fauriel. Cette année encore ils seront invités à devenir des apprentis curateurs, spécialiste le temps d'une année d'un sujet choisi en lien avec la géographie.
Nouveauté de 2017/2018, le lien avec les langues vivantes. Une partie du Scoop it devra être rédigée dans une langue étrangère, avec un suivi de la presse internationale.
 
Découvrez les curateurs en géographie sur cet article de Géonconfluences le site de ressources en géographie de l'ENS.


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Atlas sonore des langues régionales de France

Atlas sonore des langues régionales de France | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Une même fable d'Esope peut être écoutée et lue en français (en cliquant sur Paris) et dans une centaine de variétés de langues régionales (en cliquant sur les différents points de la carte)

Via Elena Buric
François Arnal's insight:
Régalez vous et écoutez la même fable dans différentes langues régionales.
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marieangemat's curator insight, June 22, 11:01 AM
Un atlas sonore des langues régionales en France, créé par des membres du CNRS, où une même fable d’Ésope peut être entendue en 126 langues, dialectes et patois différents.
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CARTE. Découvrez la France vue de l'espace en 61 photos de Thomas Pesquet

CARTE. Découvrez la France vue de l'espace en 61 photos de Thomas Pesquet | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it


Parmi les centaines de photos prises depuis la Station spatiale internationale, l'astronaute a fait la part belle au territoire français.


Bientôt de retour. Après six mois passés à bord de la Station spatiale internationale (ISS), Thomas Pesquet retrouvera la Terre, vendredi 2 juin. Pendant tout son séjour, l'astronaute français a abreuvé ses abonnés sur Flickr, Twitter et Instagram de photos de la Planète bleue, prises à 400 km d'altitude et à 28 000 km/h.

Au mois de février, Thomas Pesquet confiait à franceinfo ses secrets de fabrication et le fait qu'il n'avait "jamais fait de photographie avant" mais qu'il avait bénéficié de quelques cours de photographie pour se servir des appareils photo "compliqués" embarqués à bord de l'ISS. "Ce sont de grands reflex. Il y a de nombreux objectifs différents", décrivait-il.

François Arnal's insight:
Les photos satellites de Thomas Pesquet sont devenues célèbres grâce aux réseaux sociaux. Prises à 400 km d'altitude avec un vrai appareil photo (contrairement aux satellites de télédétection qui enregistrent des images satellites avec un capteur automatique en orbite polaire régulière sous le même angle), ces photos donnent un nouveau visage de la terre et permettent une prise de conscience de l'anthropisation de la planète bleue.
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Jamin's curator insight, June 7, 8:13 AM
Les photos satellites de Thomas Pesquet sont devenues célèbres grâce aux réseaux sociaux. Prises à 400 km d'altitude avec un vrai appareil photo (contrairement aux satellites de télédétection qui enregistrent des images satellites avec un capteur automatique en orbite polaire régulière sous le même angle), ces photos donnent un nouveau visage de la terre et permettent une prise de conscience de l'anthropisation de la planète bleue.
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Des banlieues aux centres-villes, Richard Ferrand devra réparer les fractures territoriales du pays

Des banlieues aux centres-villes, Richard Ferrand devra réparer les fractures territoriales du pays | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Réparer les fractures territoriales : ce sera le chantier prioritaire de Richard Ferrand, nommé ministre de la cohésion des territoires. Le secrétaire général d’En marche ! reprend un périmètre proche de celui de sa prédécésseure Emannuelle Cosse, ex-ministre du logement et de l’égalité des territoires. Ainsi, Richard Ferrand, élu de Bretagne, devra s’employer à réparer les fractures territoriales : centres-villes en voie de désertification, rénovation des banlieues, créer un « choc de construction » dans les zones tendues, quitte à bousculer les élus locaux.

Emmanuel Macron, à peine élu à la tête du pays, déclarait dans les colonnes de Businness Immo le 8 mai : « Dans les zones moins tendues, l’enjeu principal est la rénovation pour revitaliser les centres-villes, éviter l’étalement urbain, réduire les charges des personnes aux revenus modestes, et répondre au défi de la transition écologique. Les habitants vivent un sentiment d’abandon croissant, à mesure que les commerces ferment, que les logements se vident et que le patrimoine se dégrade. Cette désespérance peut pousser certains vers les extrêmes. Il faut agir. »
François Arnal's insight:
Obtenir des résultats rapides, développer la construction mais aussi aider les jeunes. Telle est la feuille de route de Richard Ferrand, qui devrait logiquement hériter aussi du logement, bien que cela ne figure pas dans l’intitulé de son portefeuille, à moins que ce dossier soit confié à Nicolas Hulot, nouveau ministre de la transition écologique et solidaire.

Emmanuel Macron a annoncé une loi mobilité et logement pour l’automne, où devrait figurer le « bail mobilité ». Cette mesure dérogatoire au bail de trois ou six ans est destinée à des personnes en stage, en mission ou en mutation professionnelle pour leur permettre de trouver facilement un logement en contractant un bail de trois à six mois. Cette novation augure d’une discussion musclée avec les associations de locataires qui redoutent un détricotage de la protection.


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Rescooped by François Arnal from Quoi de neuf sur le Web en Histoire Géographie ?
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Contre le déclin, la ville compacte. Retour sur quinze années de « recentralisation urbaine » au Japon - Métropolitiques

Contre le déclin, la ville compacte. Retour sur quinze années de « recentralisation urbaine » au Japon - Métropolitiques | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

La première raison du succès politique de la notion de ville compacte, définie comme « villes des petites distances » (entre domicile, lieux d’emploi, commerces, hôpitaux, etc.), est qu’elle apparaît comme un instrument efficace pour réduire les effets négatifs de la décroissance urbaine sur la vie quotidienne des Japonais. À l’instar de ce qui est observé dans les villes en décroissance européennes (Baron et al. 2010), le déclin progresse en perforant les tissus urbains japonais : des commerces ferment, faute d’usagers, ce qui allonge les distances à parcourir pour trouver des magasins ouverts (Iwama 2011) ; une maison vacante non entretenue se détériore et nuit à la qualité de l’environnement résidentiel, etc. La dispersion conséquente des habitants et des ressources est d’autant plus complexe (à repérer, à anticiper) que les agglomérations japonaises présentent traditionnellement une forte parcellisation foncière ainsi qu’une densité humaine et bâtie élevée. Par ailleurs, l’extension des villes japonaises a reposé sur les stratégies de croissance de compagnies ferroviaires privées : dans la conurbation d’Osaka–Kyoto–Kobe, dès les années 1920, ces compagnies aménagent autour de leurs réseaux des zones résidentielles et gèrent des activités de commerce, de loisir et de tourisme (Aveline 2003). Une baisse de la fréquentation des quartiers de gare – et de leurs rues commerciales adjacentes – peut dès lors pousser ces compagnies à réduire leur trafic ferroviaire, alors que les collectivités locales en déclin démographique ont besoin de conserver une desserte efficace pour attirer de nouveaux habitants.


Via HG Académie de Rennes
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HG Académie de Rennes's curator insight, May 4, 2:03 AM
Confronté à un phénomène de déclin urbain généralisé, le Japon a mis en œuvre des politiques visant à promouvoir la « ville compacte ». Quinze ans après le lancement de cette stratégie de recentralisation urbaine, ses soubassements politiques néolibéraux et ses effets mitigés sur l’accès aux ressources urbaines d’une population très vieillissante sont aujourd’hui soumis à débat. Un article proposé par Sophie Buhnik. A découvrir.
Jamin's curator insight, May 4, 3:38 AM
Confronté à un phénomène de déclin urbain généralisé, le Japon a mis en œuvre des politiques visant à promouvoir la « ville compacte ». Quinze ans après le lancement de cette stratégie de recentralisation urbaine, ses soubassements politiques néolibéraux et ses effets mitigés sur l’accès aux ressources urbaines d’une population très vieillissante sont aujourd’hui soumis à débat. Un article proposé par Sophie Buhnik. A découvrir.
TRUCHOT Sébastien's curator insight, May 10, 9:04 AM

Cet article peut présenter un intérêt dans le cadre du programme de seconde, concernant le thème "Villes et développement durable"

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Territoire frugal. La France des campagnes à l'heure des métropoles

Territoire frugal. La France des campagnes à l'heure des métropoles | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it




La France des campagnes à l'heure des métropoles
Éditeur(s) scientifique(s): Antoine Brès, Béatrice Mariolle, Francis Beaucire
Collection: vues Densemble
Date de publication: 21.03.2017
Nombre de pages: 256



Les caractéristiques spatiales et les pratiques locales des territoires qui s’étendent au-delà de l’urbain aggloméré restent encore, pour l’essentiel, à explorer. L’équipe FRUGAL – associant des chercheurs issus de l’architecture, de la géographie, de l’urbanisme, de l’écologie et de l’économie – a entrepris d’étudier ces figures dispersées de l’urbain généralisé, en partant du constat que toute politique d’aménagement durable doit impliquer l’ensemble des composantes du territoire.

Quatorze périmètres, situés entre des villes de plus de 20 000 habitants, ont ainsi été identifiés et soumis à l’observation microlocale, permettant d’analyser les établissements humains et les dispositifs d’imbrication des espaces bâtis et ouverts.


François Arnal's insight:
Territoire frugal présente les résultats de trois années de relevés cartographiques, d’investigations et d’enquêtes sur le terrain. Si les données statistiques collectées révèlent la vulnérabilité écologique, économique et sociale de nos urbanités, nous confrontant à l’épuisement de la nature et de ses ressources, elles fournissent également une base essentielle au développement d’une véritable recherche pluridisciplinaire et aux études qualitatives des territoires, notamment en termes morphologiques et ethnographiques.


Table des matières

I PAYSAGES DE LA DISCONTINUITÉ
II  ARCHITECTURES HABITÉES
III  RESSOURCES ET MOBILITÉS
IV  VISION ET FABRIQUE TERRITORIALES

Contributions de Francis Beaucire, Sandrine Berroir, Antoine Brès, Ludovic Chalonge, Damien Delaville, Xavier Desjardins, Isabelle Geneau de la Marlière, Bernadette Lizet, Béatrice Mariolle, Pauline Mayer, Erwann Minvielle, Nicolas Persyn, Christophe Quéva. Cahiers photographiques réalisés par Elsa Brès et Cécile Simon.
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Jamin's curator insight, April 25, 9:01 AM
Territoire frugal présente les résultats de trois années de relevés cartographiques, d’investigations et d’enquêtes sur le terrain. Si les données statistiques collectées révèlent la vulnérabilité écologique, économique et sociale de nos urbanités, nous confrontant à l’épuisement de la nature et de ses ressources, elles fournissent également une base essentielle au développement d’une véritable recherche pluridisciplinaire et aux études qualitatives des territoires, notamment en termes morphologiques et ethnographiques.


Table des matières

I PAYSAGES DE LA DISCONTINUITÉ
II  ARCHITECTURES HABITÉES
III  RESSOURCES ET MOBILITÉS
IV  VISION ET FABRIQUE TERRITORIALES

Contributions de Francis Beaucire, Sandrine Berroir, Antoine Brès, Ludovic Chalonge, Damien Delaville, Xavier Desjardins, Isabelle Geneau de la Marlière, Bernadette Lizet, Béatrice Mariolle, Pauline Mayer, Erwann Minvielle, Nicolas Persyn, Christophe Quéva. Cahiers photographiques réalisés par Elsa Brès et Cécile Simon.
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A Saint-Etienne, une troupe de théâtre réinvente la ville avec ses habitants

A Saint-Etienne, une troupe de théâtre réinvente la ville avec ses habitants | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Par Lisa Burek dans Le Monde


Le théâtre, laboratoire urbain de participation citoyenne ? Depuis 2013, la compagnie stéphanoise « Collectif X » monte des spectacles avec les habitants afin de réfléchir à l’avenir de leur quartier.



« Quand on arrive dans un quartier, on essaye de le comprendre. » Arthur Fourcade n’est pas urbaniste mais comédien et metteur en scène au sein de la compagnie de théâtre stéphanoise Collectif X, ce qui ne l’empêche pas de mener une « réflexion sur le devenir de sa ville ».

A chaque quartier sa problématique urbaine, à chaque citadin sa vision de la ville. Depuis 2013, dans le cadre de son projet « Villes », la troupe arpente les quartiers, rencontre ceux qui y résident, joue cette vie locale sur les planches sous forme de spectacles dont les répliques et le scénario sont directement inspirés des propos des habitants.

Dans la compagnie d’une vingtaine de personnes, on trouve des comédiens mais aussi un maître de conférences à l’Ecole d’urbanisme de Paris et un diplômé de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon, département « génie civil et urbanisme ». Car la démarche se veut aussi scientifique. Yoan Miot, co-metteur en scène du projet et urbaniste, a établi « un outil d’enquête sociale » en quatre temps : une balade urbaine pour connaître le quartier, des entretiens avec les habitants sur leur vie quotidienne, puis un « chœur public » où chacun peut inscrire sa définition de la ville sur des panneaux. Enfin des débats sont organisés sur un sujet qui suscite la polémique dans le quartier.


Pendant un mois, les comédiens mènent scrupuleusement cette « enquête ». Ils recueillent les histoires des résidents puis les mettent en scène. A la fin, ils présentent le portrait du quartier dans le cadre de deux ou trois représentations. Que ce soit au contact des acteurs locaux, dans les centres sociaux ou les écoles, au hasard de rencontres dans la rue ou grâce au bouche-à-oreille, la bande « tente de recueillir les paroles les plus diverses possible pour construire une superposition de discours du quartier, parfois contradictoires, parfois convergents, explique Arthur Fourcade. Et faire entendre ceux qui n’ont pas forcément l’occasion de s’exprimer dans l’espace public ».

Participer ? Réfléchir sur la ville, aussi. « Le théâtre est un bon moyen pour aborder des sujets sérieux comme la politique urbaine », raconte Hervé Ménard, habitant du quartier Tarentaize-Beaubrun-Severine, à l’ouest de Saint-Etienne, qui a participé aux débats. « La transposition de leur vie en jeu théâtral aide les gens à s’impliquer et à dialoguer », constate Arthur Fourcade.


L’initiative culturelle se veut un outil de participation citoyenne dans l’élaboration des politiques urbaines. En janvier 2017, la ville de Billom, à une trentaine de kilomètres de Clermont-Ferrand, a fait appel aux comédiens dans le cadre d’une étude sur le logement en centre-ville. Sur une durée plus courte, la troupe y a expérimenté les mêmes méthodes qu’à Saint-Etienne. Le mercredi 22 mars, une représentation finale était ouverte aux Billomois. « J’étais un peu inquiet au début, raconte Jacques Fournier, adjoint au maire à l’urbanisme, l’environnement et les patrimoines. Mais au final, le projet a permis de connaître ce que pensent les habitants de manière plus diversifiée que lors de réunions “sérieuses” qui n’intéressent pas beaucoup les gens et où ce sont toujours les mêmes qui prennent la parole. »

Arthur Fourcade, prudent, voit la troupe comme « un organe de médiation » qui n’est pas là pour « conclure ou influencer la décision des élus ». Pour le Stéphanois Hervé Ménard, ce sont les récits joués sur scène qui l’ont marqué : « Un peu comme des interviews de grands personnages à la radio. Sauf que là, c’était les tranches de vie de nos voisins. »


Smart Cities : « Le Monde »  décrypte les mutations urbaines

Le Monde organisera vendredi 7 avril à Lyon une journée de débats sur le thème « Gouverner la ville autrement : les villes peuvent-elles réenchanter la démocratie ? ». Entrée gratuite sur inscription ici.

A cette occasion, Le Monde récompensera avec ses partenaires les lauréats de la deuxième édition des Prix européens de l’innovation Le Monde-Smart Cities pour leurs projets innovants améliorant la vie urbaine. Les candidatures aux prix internationaux (hors Europe) sont encore ouvertes.

Retrouvez l’actualité des villes décryptée par les journalistes du Monde dans la rubrique « Smart cities » sur Lemonde.fr. : http://www.lemonde.fr/smart-cities/

Lisa Burek
Journaliste au Monde


Via Le spectateur de Belleville
François Arnal's insight:
Une initiative culturelle pour comprendre la ville un quartier et ses problèmes urbains. Quand l'urbanisme et le théâtre se rencontrent.
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