Géographie et Imaginaire
6.9K views | +8 today
Follow
Géographie et Imaginaire
La géographie dans la littérature, le cinéma, la bande dessinée, les séries télévisées, les jeux vidéos... Comment les représentations imaginaires de l'espace nous permettent-elles de comprendre nos réalités spatiales ?
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

D’où vient notre carte de l’Antarctique ? Géohistoire polaire et dernier partage du monde (Cafés Géographiques)

D’où vient notre carte de l’Antarctique ? Géohistoire polaire et dernier partage du monde (Cafés Géographiques) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Pour beaucoup, la connaissance de l’Antarctique se réduit à celle d’un continent glacé autour du pôle Sud, son histoire à celle de quelques expéditions héroïques où des hommes d’exception (Amundsen, Scott…) ont lutté – victorieusement – contre des éléments hostiles. Pas de brutalité contre des populations indigènes, pas de cupidité dans la domination territoriale. L’Antarctique serait l’exemple même de la « bonne » conquête qui n’a laissé aucune culpabilité dans la mémoire des puissances occidentales.


Pourtant l’appropriation de l’Antarctique par quelques Etats s’insère bien dans une histoire coloniale secouée par les rivalités. Et cette histoire peut être divisée en plusieurs périodes : âge de l’exploration avant 1885, âge héroïque (1885-1922), âge mécanique (1922-1959), puis âge scientifique après la signature du Traité de l’Antarctique en 1959.


Mais comment délimiter un territoire impérial à une époque où les cartes ne montrent qu’un tracé très approximatif des côtes et où l’intérieur n’est pratiquement pas connu ?

more...
No comment yet.
Rescooped by Géographie de la Ville en Guerre from Géographie et cartographie
Scoop.it!

Dater un planisphère (en s’amusant) (La Géothèque)

Dater un planisphère (en s’amusant) (La Géothèque) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
La mode des objets issus de l’univers de l’école de la IIIe République (1870-1940) a couvert de nombreux murs de planisphères muraux aux couleurs pastels. Etalant une « vaste tache rose » sur l’Afrique Occidentale Française, tirant des câbles télégraphiques en traits fins entre les continents, ils révèlent le génie d’auteurs qui travaillaient à la main et sans avoir jamais vu une photographie de la terre vue de l’espace. Hélas, ces chefs-d’œuvre de la géographie scolaire, signés Vidal de la Blache ou Jean Brunhes, sont rarement datés. La date se doit au moins d’être discrète pour pouvoir faire durer les ventes, un peu comme les dates de péremption sur les produits alimentaires, et bien souvent elle est absente. La datation précise est un problème que connaissent tous les amateurs de cartes anciennes. Or, le site d’humour geek et scientifique XKCD a publié récemment un incroyable guide de datation des planisphères (en anglais) aussi loufoque que précis.

Ni une, ni deux, la Géothèque profite de la licence Creative Commons du document original pour en proposer une version librement adaptée en français (certaines parties sont très différentes de l’original. Cette version en A3 est pensée pour rester imprimable et lisible en A4.

Via Géographie de la ville en guerre
more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

« Caroline » et la montagne. Ces albums populaires pour enfants qui construisent la montagne (Revue de géographie alpine)

« Caroline » et la montagne. Ces albums populaires pour enfants qui construisent la montagne (Revue de géographie alpine) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Caroline est un personnage populaire de la littérature de jeunesse créé par Pierre Probst en 1953. Dans les 44 albums de la série qui lui est consacrée, l’héroïne promène ses lecteurs à travers différents espaces, qu’ils soient domestiques ou lointains, qu’ils soient urbains ou ruraux, de mer ou de montagne. Les albums de Pierre Probst représentent des personnages évoluant dans des paysages aménagés, pratiquant des territoires habités. Caroline aux sports d’hiver (1959), le septième album de la série, paraît au moment où le tourisme hivernal de montagne commence à se populariser. Caroline fait du cheval (1989), vingt-deuxième de la série, évoque un tourisme estival de montagne qui se popularise et se développe à son tour. Ces deux albums inscrits dans une temporalité et une spatialité particulières ont pourtant été réédités et traduits de nombreuses fois jusqu’à nos jours. Cet article se propose de montrer en quoi ces deux albums pour enfants constituent des produits culturels géographiques et d’étudier les procédés iconotextuels qui permettent à la fois de construire de l’espace montagnard et d’en donner des exemples de pratique, ce que nous nommons des spatialités.

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

House of Cards, un cas d’épure cartographique ((E)space & fiction)

House of Cards, un cas d’épure cartographique ((E)space & fiction) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Un point clignotant sur une carte et se déplaçant à l’écran pour signaler qu’un individu est pisté à son insu est devenu un plan cliché des séries policières ou d’espionnage. Dans le plan final très court de l’épisode 10 de la saison 2, la série House of Card renouvèle la figure d’une manière originale.

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

La toponymie dans la bande dessinée : quelques pistes de réflexion (Sciences dessinées)

La toponymie dans la bande dessinée : quelques pistes de réflexion (Sciences dessinées) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Des « paysages sans toponymie » dans Polka sur autoroute de Dup (Jessie Bi, 2014, « Polka sur autoroute de DUP« , du9, l’autre bande dessinée, mai 2014) aux toponymes fortement chargés de sens dans les villes imaginaires de Tapiocapolis chez Hergé (Tintin et les Picaros) et de Brüsel et Pâhry dans les Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters, l’utilisation (ou la non-utilisation) de la toponymie dans la bande dessinée n’est jamais neutre. L’IGN (Institut géographique national) définit ainsi le toponyme comme le « nom propre attribué à une entité géographique, qu’il s’agisse d’un détail naturel ou construit par l’homme » (IGN, « Toponymie : la science des noms géographiques« , Fiche thématique, rubrique Espace éducatif). L’auteur de bande dessinée choisit de fixer ou non des toponymes, de les ancrer dans le réel (ou a minima le réalisme) ou dans l’imaginaire, de leur donner un sens chargé de significations identitaires ou politiques…


La toponymie relève ainsi à la fois de la conscience territoriale (le territoire étant un espace spécifique caractérisé par la délimitation – les toponymes bornent l’espace -, l’appropriation – les toponymes participent de l’appropriation de l’espace par un groupe -, et l’appartenance – les toponymes participent de l’identité territoriale, de cette relation entre les hommes et leur espace qui fait identité) et de l’importance politique de l’espace. « Nommer, c’est prendre possession. A l’aune de cette définition, on mesure à quel point les dénominations géographiques ont de tous temps représenté un enjeu politique. Au-delà du mot, c’est la langue, l’origine du locuteur, le territoire de celui-ci qui s’impose » (Pierre Jaillard, « La toponymie ou l’importance politique des dénominations géographiques« , Canal Académie). De plus, la toponymie révèle les relations entre l’homme et l’espace, à savoir une (non-)sacralisation de l’espace, une (non-)influence de la religion dans l’appropriation de l’espace… Enfin, la toponymie est aujourd’hui au coeur de nombreux conflits territoriaux : le toponyme de « Macédoine » est refusé par la Grèce pour désigner l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (qui garde « ARYM » en français ou « FYROM » en anglais comme toponymes officiels dans les instances internationales) ; certaines cartes indiquent, pour le même territoire politique, « Territoires palestiniens » tandis que d’autres indiquent « Territoires occupés » ; le Maroc revendique à l’Espagne l’îlot qu’il nomme îlot Leila, tandis que l’Espagne l’appelle îlot Perejil (Persil)… Les exemples abondent. « Les mises en perspective géopolitiques et historiques s’appliquent notamment aux phénomènes de substitution ou de contestation de toponymes existants au nom de la restauration, de la restitution, de la contestation ou de l’instauration d’un ordre politique et identitaire » (Frédéric Giraud et Myriam Houssay-Holzschuch, 2008, « Néotoponymie : forme et enjeux de la dénomination des territoires émergents« , L’espace politique, n°5). Et les dessinateurs de bande dessinée usent de cette très forte symbolique du toponyme dans les mondes qu’ils nous donnent à voir, par l’absence comme la présence de la toponymie.


Sans prétendre (très loin de là !) faire le tour des questions que soulève cette absence/présence de la toponymie dans la BD, quelques pistes de réflexion peuvent être soulevées pour interroger le poids de la représentation de l’espace et du politique dans la bande dessinée. [...]

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

New-York-Liberty City, ville réelle-imaginée (1) (Monde géonumérique)

New-York-Liberty City, ville réelle-imaginée (1) (Monde géonumérique) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Retour début mai 2008. A moins de vivre sur une autre planète ou d’habiter dans une partie de la nôtre confrontée à des évènements dramatiques et pas du tout virtuels du genre tsunami ou tremblement de terre, il était impossible d’échapper à la sortie sur Sony PS3 et XBox360 du jeu vidéo Crand Theft Auto IV. Même ceux comme moi dont la dernière expérience de vidéo game remonte au génial mais antidéluvien Day of the Tentacle, n’ont pu ignorer à l’époque l’annonce de la sortie mondiale de GTA IV, amplifiée par la polémique menée sur toutes les télévisions et les médias grand public à propos de l’ultra-violence et de l’amoralité du jeu.


Le 2 décembre prochain le jeu sort sur PC (la publicité américaine est ici) . C’est l’occasion d’un billet en plusieurs parties qui s’interroge sur la représentation de la ville dans le jeu vidéo. [...]

more...
No comment yet.
Rescooped by Géographie de la Ville en Guerre from Géographie et imaginaire
Scoop.it!

Entre imaginaire et réalité: le climat londonien dans "Sherlock Holmes" de Conan Doyle (Géographie & cultures)

Entre imaginaire et réalité: le climat londonien dans "Sherlock Holmes" de Conan Doyle (Géographie & cultures) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Sherlock Holmes, premier grand détective de la littérature policière, exerce dans un univers historique et géographique bien précis : l’Angleterre victorienne. Ses aventures sont la chronique d’une époque, sorte d’âge d’or que le détective garantit en protégeant l’ordre social établi. En parallèle, la résolution de l’énigme utilise les propriétés de l’espace comme des éléments nécessaires à l’action. Le climat joue ici ce double rôle : il est à la fois le fidèle traducteur d’une météorologie britannique qui construit l’ambiance de l’aventure ; il engendre des événements extrêmes qui jouent un rôle dans la résolution des nombreuses énigmes. Dans ce cadre, le brouillard participe pleinement à la construction du mythe « holmésien » mais aussi à la sécurité des assassins.


Via Victor & Bérénice, Romane&Alice
more...
Victor & Bérénice's curator insight, April 18, 2016 9:05 AM
 Entre pluie, brouillard et tempêtes, Conan Doyle nous dépeint une Angleterre empreinte d'une atmosphère particulière.  Cet article nous expose alors la représentation de l'Angleterre victorienne, notamment par rapport au climat, à travers les aventures de Sherlock Holmes.
Romane&Alice's curator insight, April 22, 2016 4:34 PM
Pour tous les fans de Sherlock Holmes!
Rescoopé à partir de @Victor & Bérénice
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Dialectique du monstre. Enquête sur Opicino de Canistris (Mappemonde)

Dialectique du monstre. Enquête sur Opicino de Canistris (Mappemonde) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
Fonctionnaire de rang intermédiaire dans l'administration pontificale à Avignon, Opicinus de Canistris, né à Pavie en 1296 et mort en Avignon vers 1353, est l'auteur d'une œuvre textuelle et (carto)graphique très intrigante. Le clerc a disposé sur des papiers ou parchemins grand format des textes en latin autobiographiques, religieux et ecclésiologiques, des schémas symboliques ou figuratifs – personnages, saints, monstres, animaux réels ou mythiques – qu’il a superposés à des cartes extraordinaires, dressées selon les méthodes de la cartographie marine et qui font apparaître de saisissantes figures anthropomorphes aux motifs parfois explicitement sexuels. L'étrangeté de ce travail a attiré la curiosité des historiens de l'art, des artistes et des psychiatres, moins celle des cartographes ou des géographes. Opicinus n'apparaît dans aucune histoire de la cartographie (hormis une note dans l’histoire de la cartographie de Harley et Woodward). Christian Jacob ne le mentionne pas dans sa somme L'Empire des Cartes. La fameuse exposition Cartes et figures de la terre à Beaubourg en 1980 présenta pourtant au grand public une de ses cartes, «cas extraordinaire d’"art brut" et de folie cartographique» selon le visiteur Italo Calvino. 

L'œuvre d'Opicinus ne fut que très tardivement exhumée des archives. Les chercheurs du fameux « Warburg Institute » eurent vent dans les années 1910 de l’existence des 50 planches du Palatinus latinus 1993 à la Bibliothèque apostolique vaticane. Ils firent rapidement le lien avec l'auteur de traités religieux déjà répertoriés. Un codex sur papier, Vaticanus latinus 6435, fut découvert pendant la seconde guerre mondiale. C’est une sorte de journal intime en 80 feuillets composés de textes, dessins et cartes, auxquels est venu s'ajouter un nouveau feuillet volant découvert en 2003. Muriel Laharie a produit en 2008 une édition intégrale de ce codex, mais il n'existe pas d'édition critique exhaustive de l'œuvre d'Opicinus, dont une partie semble par ailleurs avoir été perdue. [...]
more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Carte : Nantes vue par les enfants de la Manufacture (Géographie subjective)

Carte : Nantes vue par les enfants de la Manufacture (Géographie subjective) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

The « Plan » of the Book /Le « plan » du livre. La cache (Boltanski) ((E)space & fiction)

The « Plan » of the Book /Le « plan » du livre. La cache (Boltanski) ((E)space & fiction) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Un  joli et original géodispositif graphique accompagne le texte de La cache, le roman de Christophe Boltanski.


Un dispositif spatial non encore documenté dans espace & fiction est celui qui gouverne l’organisation même du livre, quand le plan de l’ouvrage ou le découpage en chapitres adopte un itinéraire ou un plan géographique. polycavalier Polygraphie du cavalier (Perec, la vie mode d’emploi).


La référence ultime est bien sûr La vie mode d’emploi de Georges Perec. Celui-ci cherche à parcourir de manière systématique et dans un ordre arbitraire tous les lieux de l’immeuble haussmannien où vivent les protagonistes du roman. Perec utilise pour cela une forme de carré latin d’ordre 10, qu’il mis au point par tâtonnements et qui permet de parcourir l’ensemble des locaux sans jamais repasser par l’un d’entre eux selon un cheminement proche du cavalier aux échecs. Il consacre un chapitre à chacun, en se donnant pour rédiger son texte un ensemble de contraintes selon un très précis « cahier des charges ».


Moins mathématique et oulipienne est la solution adoptée par Jean-Christophe Boltanski dans son beau roman La cache (prix Femina 2015). Il s’agit encore de parcourir un immeuble parisien, celui de la rue oú vécut la famille de l’auteur depuis 1935. Famille atypique, puisque l’arrière grand-mère et la grand-mère de l’auteur furent des écrivaines un peu oubliées et les oncles un sociologue et un artistes tous les deux aujourd’hui reconnus. [...]

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Normandie sensible d’Armand Frémont (Géographie & cultures)

Normandie sensible d’Armand Frémont (Géographie & cultures) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Le texte propose de lire Normandie sensible d’Armand Frémont comme une égo-géographie. L’imbrication de l’activité scientifique de l’auteur avec la dimension spatiale de sa vie est étudiée de deux façons. La première s’attache au rapport entre les catégories de l’espace vécu et l’expérience de l’auteur en Normandie. La seconde s’interroge sur la fonction de l’ouvrage dans son contexte régional de réception. Elle souligne que l’espace vécu fut un programme politique, dont Normandie sensible serait une mise en œuvre pour la Normandie.

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Carte : Méditerranée sans frontières (Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles)

Carte : Méditerranée sans frontières (Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
Cette représentation de la Méditerranée a été réalisée par l’artiste marseillaise Sabine Réthoré qui détourne des cartes en les faisant tourner de façon à ce que le nord ne soit plus en haut. Comme elle le dit elle-même, « [s]on statut d’artiste [lui] offre la possibilité de proposer un travail cartographique sans que [s]es erreurs puissent déclencher un problème diplomatique concernant [s]on pays. [Elle a] considéré que cette irresponsabilité était une chance pour [lui] permettre de présenter la Méditerranée telle [qu'elle] la conçoit : une région ponctuées de villes reliées par des routes. Un lieu de mouvements autour d’une grande surface bleue. [Elle n'a] pas dessiné les frontières qui nous divisent (…) ». Bien que transcrits ici en alphabet latin, les toponymes sont tous locaux et un projet de transcriptions lisibles par toutes les populations du bassin est en cours.
more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Ville et géopoétique dans l'oeuvre de Kenneth White (Ville et géopoétique)

Ville et géopoétique dans l'oeuvre de Kenneth White (Ville et géopoétique) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Bertrand Levy, 2016, "Ville et géopoétique dans l'oeuvre de Kenneth White", dans Georges Amar, Rachel Bouvet et Jean-Paul Loubes (dir.), 2016, Ville et géopoétique, L'Harmattan, Paris, pp. 89-107.

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

La mise en récit du quartier dans le rap

La mise en récit du quartier dans le rap | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

« Les « jeunes des quartiers » dont la capuche rabattu sur la tête, la démarche nonchalante paraissaient les signes assuraient de leurs sournoiseries et de leurs paresses » Ernaux dans le dictionnaire Larousse à la définition du mot « quartier » 


Qu’est ce qu’un quartier si ce n’est la mise en scène, le décor d’un quotidien, d’usagers, dont chaque façade, chaque pavé, chaque angle est imprégné d’histoires, de souvenirs, en bref de la mémoire collective. C’est ces souvenirs qui vont nous permettent d’avancer, d’orienter nos pas au grès de nos préférences. Le visage des quartiers évolue et nos souvenirs s’estompent peut à peut.


L’idée de quartier est forte car elle renvoi à l’appartenance à un groupe, à une géographie. La frontière entre les différents quartiers peut être abstraite, comme dans le centre de Paris ou seul le plan du métro Parisien nous indique si nous sommes dans le 20e ou le 19e. Mais lorsque l’on se retrouve dans la banlieue de Paris ou la délimitation est réel, comme le périphérique, alors il y a un sentiment d’exclusion, un retranchement du quartier qui l’isole et accentue la solidarité de ses habitants.


Ces quartiers mis sous silence ou les jeunes se retrouvent désoeuvrés accroit la criminalité car tout être humain si il ne trouve pas d’occupation va utiliser son cerveau pour faire des « conneries » et pour certains, cela devient même une question de survie. Ces quartiers laissé à eux même voient leurs façades se décomposer progressivement.


Mais l’on peut également retrouvé d’autres types de problèmes, notamment dans les alentours de Versailles comme le décrit très bien Fuzati dans son titre Née sous le signe du V « Je suis inquiet, toute les rues d’ici semble avoir une maladie, je ne suis pas docteur des villes mais je crois bien que c’est l’ennuie ». [...]

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Carte : Berlin vue par des artistes nantais (Géographie subjective)

Carte : Berlin vue par des artistes nantais (Géographie subjective) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

New-York-Liberty City, ville réelle-imaginée (2) (Monde géonumérique)

New-York-Liberty City, ville réelle-imaginée (2) (Monde géonumérique) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Liberty City est une ville de fiction analysée dans ce très intéressant article de Wikipédia. Elle apparaît dans plusieurs versions du jeu depuis le premier GTA et se développe de manière plus ou moins cohérente d’épisode en épisode. Elle appartient à un univers fictionnel qui comprend d’autres villes comme Vice City et San Andreas mises en scène dans des versions précédentes de GTA ou Carcer City, qui sert de décor à un autre jeu de la même compagnie. Elle a une géographie propre bien que très évolutive au fur et à mesure des différentes versions du jeu.


Elle a même une histoire politique complexe, marquée par l’assassinat de son maire. C’est une ville réputée dangereuse, soumise à des bombardements, des attaques terroristes, une criminalité inquiétante et une guerre des gangs permanente.


Mais Liberty City c’est bien sûr aussi New-York. Les paysages et les monuments signent la ville. Cette vidéo sur Youtube invite ainsi à une visite touristique avec un accompagnement musical adéquat. [...]

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

L'expérience du voyage et son récit, à propos de L'usage du monde de Nicolas Bouvier (Bulletin de l'Association de Géographes Français)

L'expérience du voyage et son récit, à propos de L'usage du monde de Nicolas Bouvier (Bulletin de l'Association de Géographes Français) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
Nicolas Bouvier a publié en 1963 un très remarquable ouvrage L'usage du monde, récit d'un voyage de dix-huit mois (1953-1954) de Genève aux frontières du Pakistan. Plus qu'un récit de voyage classique, ce livre est une somme de réflexions où le géographe trouve des réponses à des questions qu 'il est nécessairement amené à se poser dans l'exercice de sa profession et dans son rapport au terrain : le rapport entre géographie et voyage, entre géographie et littérature et la place de l'expression du moi dans le discours scientifique.
more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Cartographie et imaginaire (Cafés géographiques)

Cartographie et imaginaire (Cafés géographiques) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Le café géo « Cartographie et Imaginaire » est animé par Christian Grataloup, professeur émérite, et Olivier Godard, de l’association « Cartographier au Collège ». Cette association, fondée il y a quatre ans par Olivier Godard et Marie Masson à Angers, réunit aujourd’hui une vingtaine de professeurs d’une quinzaine de collèges de 5 académies (Nantes, Rennes, Versailles, Paris, Créteil). L’objectif de l’association est de faire créer des cartes aux élèves de collège (10 à 15 ans environ). A travers la manipulation du langage cartographique, leur faire mieux appréhender le monde. Parfois le discours géographique est complexe et lointain pour des adolescents ; le langage cartographique, nouveau pour eux, leur permet de comprendre le monde qui les entoure. [...]

more...
No comment yet.
Rescooped by Géographie de la Ville en Guerre from Géographie et imaginaire
Scoop.it!

Les cartes de pays imaginaires - Voyage dans les contrées de l'utopie (Pacha cartographie)

Les cartes de pays imaginaires - Voyage dans les contrées de l'utopie (Pacha cartographie) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it


«Souvent, l’objet du désir, où le désir se transforme en espoir, devient plus réel que la réalité elle-même. »


Célèbre romancier italien, mais aussi philosophe, essayiste, critique littéraire, Umberto Eco a longtemps été fasciné par le symbolique et le métaphorique, qu’on retrouve par exemple dans ses livres pour enfants (les trois cosmonautes, la bombe du général,…).


Il revisite aujourd’hui ces allégories qui lui sont chères dans « Le Livre des terres légendaires »; un voyage illustré dans les plus grands lieux imaginaires de l’histoire, peuplés d’habitants fantaisistes et coutumes étranges, qui prennent place dans des lieux aussi différents que la mythique Atlantide ou le petit appartement de Sherlock Holmes. On peut également y découvrir le royaume de la Reine de Saba, celui du prêtre Jean, des îles de Gulliver, l’Eldorado et le Pays de Cocagne,… [...]


Via Romane&Alice
more...
Romane&Alice's curator insight, June 4, 2015 12:39 PM

Umberto Eco est surtout connu du grand public pour l'ensemble de ses œuvres romanesques, telle que Le Nom de la rose ou encore Le pendule de Foucault. Bien plus qu'un romancier, cet auteur italien est aussi un célèbre essayiste, linguiste et même philosophe. Ici, on découvre le récent travail de l'auteur mêlant cartographie et imaginaire, géographie et littérature : une étude des lieux mythiques ou utopiques.

Ce travail est paru dans son ouvrage Le livre des terres légendaires et propose un voyage dans les terres imaginaires de l'histoire. L'itinéraire nous fait voyager à la fois dans le temps et l'espace, parcourant la légendaire Atlantide, mais aussi les îles de Gulliver, l'appartement de Sherlock Holmes ou encore le monde souterrain de Jules Verne. Au-delà de la beauté des cartes présentées, on peut se concentrer sur le témoignage qu'elles apportent. En effet, ces mondes rêvés et idéalisés nous révèlent la nature de notre relation avec le réel, et notre constant désir de lui donner un sens, de trouver une place dans celui-ci.

Enfin, c'est une réflexion sur l'utopie en général qui est proposée par Umberto Eco, qui montre que finalement, la vie demeure difficile dans une société où la paix et l'harmonie règnent. Sorte de dictature du bonheur, les utopies se révèlent parfois comme de véritables oppressions, supprimant une part de liberté aux habitants de ces terres idéales.

Quoiqu'il en soit, les utopies semblent être une ressource fertile pour l'imaginaire géographique, permettant la création de cartes fascinantes.

Vincent Lahondère's curator insight, September 1, 2016 12:55 PM

Des cartes utilisables en Seconde (Thème Humanisme et Renaissance)

Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

« Supermap » returns ! (and « Batmap » as well…) ((E)space & fiction)

« Supermap » returns ! (and « Batmap » as well…) ((E)space & fiction) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

On soupçonnait que les super-pouvoirs devaient donner aux super-héros une expérience de l’espace un peu spécifique. Quelques exemples de dispositifs spatiaux présents dans les BD, comic books et films qui racontent leurs aventures sont là pour le confirmer. Ces super-héros sont souvent confrontés à des problématiques cartographiques originales et proposent des dispositifs géospatiaux parfois très précurseurs. Donc, place à Supermap et Batmap et, éventuellement plus tard, si vous fouillez dans vos vieux magazines Marvel et trouvez d’autres exemple de super-cartographes, à Spidermap, Iron Map, voire Maptain America et consorts… A vous de jouer!

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Subversive suburbia : L’effondrement du mythe de la banlieue résidentielle dans les séries américaines (TV/Series)

Subversive suburbia : L’effondrement du mythe de la banlieue résidentielle dans les séries américaines (TV/Series) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Ce texte s’appuie sur les propos échangés lors de la table ronde animée par les cinq auteurs dans le cadre de la soirée Grand Public du colloque » Les séries télévisées dans le monde » (Le Havre, 15 juin 2011). Les nouvelles séries télévisées américaines offrent une vision de plus en plus dévalorisante des banlieues résidentielles, traduisant une inversion du regard collectif porté sur ce lieu emblématique de l’American Way of Life. Ce renversement est visible à travers les multiples conflits, tensions et dérives auxquels les personnages de séries qui habitent les banlieues sembleraient aujourd’hui confrontés. À l’image de Wisteria Lane, où les rangées de maisons pimpantes, les allées coquettes et les pelouses impeccables dissimulent mal l’accumulation de trahisons et de meurtres en tous genres, la banlieue résidentielle se transforme désormais en théâtre des illusions, habitée par des êtres au destin tourmenté ou à la personnalité pervertie : de l’enseignant de chimie contraint de fabriquer des amphétamines pour payer sa chimiothérapie (Breaking Bad, AMC, 2008-) à la mère de famille trafiquante de marijuana (Weeds, Showtime, 2005-2012) ou encore aux Hells Angels ballotés entre le trafic d’armes et la vie de famille (Sons of Anarchy, FX, 2008-), du lotissement polygame (Big Love, HBO, 2006-2011) à la prison dorée pour mère au foyer délaissée (Mad Men, AMC, 2007-), l’image paisible et idyllique de la suburb semble plus que jamais s’effriter, laissant transparaître la faillite morale d’une société égarée dans la glorification d’une normalité pavillonnaire aussi factice qu’illusoire.

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Lecture géographique du film « Je suis le peuple » (Diploweb)

Lecture géographique du film « Je suis le peuple » (Diploweb) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Le film d’ Anna Roussillon « Je suis le peuple » permet de reconsidérer la représentation souvent trop schématique de lieux situés en périphérie du monde. Ici, en dépit de l’imbrication dans plusieurs degrés de périphérie, rurale, géographique à l’échelle de l’Egypte, et plus largement périphérie « Sud » par rapport au « Nord » à l’échelle mondiale, la démonstration est faite que les individus peuvent pleinement prendre la parole et participer aux débats qui les concernent.


Présentation géographique du film « Je suis le peuple », Anna Roussillon, 2015, 1 h 51, France.

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Snow Therapy (Cafés géographiques)

Snow Therapy (Cafés géographiques) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Station désintégrée 


Anti-panorama 

Une station de sport d’hiver dans les Alpes françaises (en fait un aggloméré des Arcs et de la Plagne), l’espace-temps d’une catastrophe… celle de la virilité patriarcale et du couple. Voilà la fraîche idée du réalisateur suédois primé avec Snow Therapy dans la sélection cannoise Un certain regard. Tout en installant caméra et scénario en haute-altitude, Ruben Östlund s’inscrit en terrain ciné géographique assez bien damé. Dans la veine tragi-comique travaillée par Jacques Tati notamment, son regard cynique se nourrit d’un malaise du lieu, figuré comme contexte inhabitable et matière à rire ou à sourire. On pourrait ainsi, à partir de « Tati, théoricien de l’urbain » établir une généalogie des lieux de la modernité envisagés depuis par les cinéastes comme des lieux de crises existentielles, rappelant de manière plus au moins éloignée celles d’ « Hulot habitant » (1): les suburbs, les aéroports, les parcs d’attraction, les malls (liste non exhaustive) dessinent un récurent aggiornamento du désir géographique au cinéma, une inversion de sens des configurations d’habiter. En travaillant les failles séparant le rêve d’une géographie planifiée, réglée et les problématiques appropriations existentielles, ces dispositifs jouent de l’opposition relevée par Michel de Certeau entre le point de vue surplombant et techniciste (celui des aménageurs) et son inadéquation avec les pratiques d’en «bas » (2). [...]

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Terre des hommes, enfants de la Terre. Quand le Père Castor se mêle de géographie (2/5) (Les territoires de l'album)

Terre des hommes, enfants de la Terre.  Quand le Père Castor se mêle de géographie (2/5) (Les territoires de l'album) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Des récits d’espace


Dans ce chapitre, j’ai décidé de m’intéresser à dix-sept albums sur les vingt que compte la collection. Ces dix-sept sont tous ceux qui n’appellent pas l’enfant-lecteur à voyager dans le temps mais bien davantage dans l’espace. J’exclus donc de mon corpus de travail présent Amo le Peau Rouge, Grégoire du Moyen-âge et Louis du Limousin. Le corpus se constitue donc de dix-sept albums qui évoquent quatre continents sur les six. Pour comparaison, j’ai reporté les volumes de la collection « Enfants du monde » :


Ainsi, constate-t-on que la collection du Père Castor se concentre majoritairement sur l’Europe et le continent américain alors que la collection de chez Nathan essaie de ventiler plutôt équitablement. Le continent asiatique est peu présenté dans « Les Enfants de la Terre » avec seulement un titre qui se passe au Japon. On pourrait conclure rapidement en disant que « Les Enfants de la Terre » veut présenter aux petits Français des territoires qui sont ou qui furent des territoires de l’ancien empire colonial français, je veux parler de la Tunisie, des Antilles, de la Corse, du Sénégal, du Congo-Brazzaville mais également de la Guyane, du Québec. Ce pôle d’intérêt est totalement absent chez « Enfants du monde ».


Dans cette partie de l’étude, je montrerai que les auteurs/illustrateurs ont recours à trois types de récits rendus possibles par l’objet album pour rendre compte de la diversité des milieux et des genres de vie. [...]

more...
No comment yet.
Scooped by Géographie de la Ville en Guerre
Scoop.it!

Carte : Rennes. La commune vue par ses habitants (Géographie subjective)

Carte : Rennes. La commune vue par ses habitants (Géographie subjective) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
more...
No comment yet.