GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI
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Mali : Deux Casques bleus tchadiens tués par des tirs de mortier à Aguelhoc

Mali : Deux Casques bleus tchadiens tués par des tirs de mortier à Aguelhoc | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Si la force Barkhane et les forces armées maliennes (FAMa) ont infligé de lourdes pertes à l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS) dans la région de Ménaka, frontalière avec le Niger, la situation sécuritaire a été marquée, ces derniers jours, par plusieurs incidents dans le centre du Mali.

« Une école et la mairie de Dionna dans la région de Mop ont notamment été attaquées puis incendiées par six terroristes. Dans le même temps, deux véhicules civils étaient victimes d’engins
explosifs improvisés, faisant 2 blessés et deux tués », a ainsi détaillé l’État-major des armées (EMA), dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations. « Aucun incident notable n’est à relever dans le nord du Mali sur la semaine écoulée », a-t-il ajouté.

Seulement, ce compte-rendu à peine publié, une base de la Mission mutidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité du Mali (MINUSMA) implantée à Aguelhoc, au nord de Kidal, a été la cible de tirs de mortier, le 5 avril, à 18h45. Le bilan de cette attaque, probablement menée par Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (JNIM – Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) est lourd : deux casques bleus tchadiens ont été tués et l’on compte dix blessés, dont certains ont été touchés gravement.
D’après une source militaire africaine citée par l’AFP, « les tirs sont venus venus d’une zone à l’est du camp où avait été détecté plus tôt dans la journée un attroupement suspect. »

« La MINUSMA a immédiatement organisé les évacuations médicales nécessaires et renforcé la sécurisation du camp », a fait savoir la mission de l’ONU, via un communiqué.

Dans ce texte, et comme pour les précédentes attaques ayant visé les Casques bleus, le chef par intérim de la MINUSMA, Koen Davidse, a rappelé que « les attaques visant les forces de maintien de la paix des Nations unies peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international et que leurs auteurs doivent être appréhendés et poursuivis. »

Depuis juillet 2013, la MINUSMA a perdu plus de 155 Casques bleus, dont une centaine à cause d’actes hostiles. Et cela en fait la mission des Nations unies la plus coûteuse en vies humaines. En outre, le contingent tchadien est particulièrement éprouvé. À la fin de l’année 2017, sur les 57 décès de militaires et policiers tchadiens au service de l’ONU, 47 sont survenus au Mali.
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102 Casques bleus tués et 372 blessés dans des attaques au Mali depuis 2013

102 Casques bleus tués et 372 blessés dans des attaques au Mali depuis 2013 | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Au 7 avril, les pertes de la Minusma sont les suivantes:
- 102 morts (attaques), le dernier en date étant un Nigérien tué à Gao le 6 au soir
- 68 morts (autres causes non liées à des actes violents)
- 372 blessés (attaques)
- 154 blessés (autres causes non liées à des actes violents) .

En mars, la Minusma rassemblait 11 795 militaires, soit 88,8 % de l’effectif autorisé. L’effectif autorisé de la Mission, est fixé à 13 289 membres, dont 40 observateurs militaires, 421 officiers d’état-major et 12 828 soldats.

A lire ici le rapport onusien du 29 mars sur la situation au Mali.
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Mali-Burkina, un nouvel axe pour contrer le terrorisme dans le Sahel ?

Mali-Burkina, un nouvel axe pour contrer le terrorisme dans le Sahel ? | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Et si l’axe Ouagadougou-Bamako devenait une des places fortes dans la défaite des terroristes dans la région ? Sous le vocable de « visite de travail et d’amitié », c’est l’objet des deux jours de visite à Ouagadougou de Soumeylou Boubèye Maïga, le Premier ministre du Mali à son homologue du Burkina-Faso voisin, Paul Kaba Thiéba. Pour contrer le terrorisme qui écume les deux voisins, leurs chefs de gouvernement entendent faire renforcer leur coopération sécuritaire et créer une zone transnationale de développement économique et social. Sera-ce suffisant ?

On aurait pu inscrire cette visite dans le cadre de ces déplacements de Premiers ministres qui s'échangent des visites de courtoisie. Mais au-delà de l'appellation «visite d'amitié et de travail», Soumeylou Boubèye Maïga semble avoir emmené dans ses valises, un projet transfrontalier à son hôte du Burkina Faso, Paul Kaba Thiéba.
Coopération sécuritaire transfrontalière et riposte militaire au terrorisme

« Nous sommes tous conscients que la menace terroriste est un danger non seulement pour l'unité nationale, pour la cohésion sociale, mais aussi pour nos processus démocratiques et pour la stabilité de nos institutions étatiques. C'est fort de cela que nous avons développé de larges convergences et je pense que les recommandations issues de nos travaux seront utiles dans ce combat », fait savoir le Premier ministre malien lors de la conférence de presse conjointe ce mardi, à l'issue de la première journée de sa visite.

Arrivé en début de matinée dans la capitale burkinabè, Soumeylou Boubèye Maïga et sa forte délégation ont eu de longues séances techniques de travail avec le gouvernement burkinabé. Ouagadougou comme Bamako entendent fortifier leur coopération sécuritaire dans la lutte contre le terrorisme aux frontières souvent poreuses des deux voisins où pullulent les groupes terroristes pour ensuite frapper dans les villes.

Premier acte cette mesure forte, les sécurocrates de part et d'autre de la frontière vont désormais échanger directement leurs informations afin de contrer, en amont, les objectifs des groupes terroristes. A terme, l'objectif de cette coopération transfrontalière est de faire de l'axe Bamako-Ouagadougou, une sorte de « QG » sous-régionale d'où partira une riposte militaire et sécuritaire concertée à apporter aux terroristes de tout poil.
Une ZES contre la pauvreté dont se nourrit le terrorisme

La création d'une dynamique de task-force antiterroriste n'est pas le seul argument de Paul Thiéba Kaba et de son hôte Soumeylou Boubèye Maïga. Le Mali et le Burkina veulent contrer le terrorisme en créant une Zone économique spéciale (ZES) tripartite et intégrée afin, répètent-ils presque en chœur, « pour offrir plus d'opportunités à nos opérateurs économiques, ainsi qu'à nos entreprises ».

Et par un effet de ruissellement, nourrir les échanges commerciaux qui vont créer de l'activité économique et de l'emploi, pour contrer le terrorisme qui se nourrit de la pauvreté. Idée phare d'une vivification de l'activité économique, cette ZES sera implantée à la frontière commune, entre Sikasso (au Mali), Bobo-Dioulasso (au Burkina) et Korhogo (en Côte d'Ivoire).

« C'est souvent la désespérance, l'injustice, les iniquités, les frustrations, la pauvreté qui exposent souvent les populations à l'emprise des forces du mal. Il est donc important que nous puissions apporter, de manière concertée, un peu plus de développement, de mieux-être, d'espérance à nos populations afin qu'elles puissent être à l'abri de l'influence du mal. Nous devons donc entreprendre des actions transfrontalières pour améliorer les conditions de vie de nos populations, leur accès aux soins et à la scolarisation, pour les soustraire de l'emprise des groupes terroristes », analyse Paul Kaba Thiéba, le Premier ministre burkinabé.

« (...) la réponse au terrorisme est aussi une lutte contre les inégalités et l'injustice », ajoute-il. Et l'axe Bamako-Ouagadougou devra en être un des maillons forts. Dont acte !
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Mali: lorsque Al Hassan faisait régner la terreur à Tombouctou

Mali: lorsque Al Hassan faisait régner la terreur à Tombouctou | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Il est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013. « Al Hassan », un ancien membre présumé d’Ansar Dine, a été remis samedi 31 mars par les autorités maliennes à la CPI.

A Tombouctou, on se souvient d'Al Hassan comme un jeune homme de taille moyenne, âgé à l'époque d'une petite trentaine d'années. Souvent décrit comme « un être plutôt courtois au premier abord », ce présumé membre du groupe Ansar Dine a fait régner la terreur.

Entre avril 2012 et janvier 2013, il dirigeait la police islamique. « On le voyait souvent arpenter les rues à bord d'un pick-up », raconte un habitant. « Il chassait les contrevenants ». Interdiction de fumer, de boire de l'alcool ; obligation de porter le voile intégral pour les femmes. « Il disait : 'ici c'est la charia, pas les lois imbéciles de la démocratie' », explique un homme qui l'a jadis rencontré.

« On vivait dans la peur permanente », indique un intellectuel. « Il nous a privés de l'ensemble de nos libertés et contraints d'adhérer à des valeurs que nous ne connaissions pas (...) Tout était interdit sauf la mosquée ! » Un membre d'ONG renchérit : « Ses hommes de main prenaient les femmes, les violaient, les mariaient de force. C'était une véritable humiliation. »

Le président de l'Association malienne des droits de l'homme, Maître Moctar Mariko, voit dans le transfèrement d'Al Hassan à la CPI « une avancée très importante dans la lutte contre l'impunité ». « Nous avons porté plainte nommément contre cet individu suite aux récits et aux témoignages de certaines victimes (...) Nous ne pouvons que nous réjouir et les victimes peuvent commencer à souffler et à espérer », confie-t-il.

Si cette arrestation et ce transfèrement à la CPI d'Al Hassan sont vécus comme un immense soulagement, beaucoup d'habitants de Tombouctou espèrent que ses nombreux sbires seront eux aussi rapidement arrêtés et jugés.
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Deux marins au Sahel

Deux marins au Sahel | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Depuis le 2 février 2018, dans le cadre de la montée en puissance de la Force Conjointe du G5 Sahel, deux marins du Commandement Pour les Opérations Interarmées (CPOIA) sont engagés sous la bannière de l’opération Barkhane, ils sont implantés à Sévaré au Mali en qualité de conseillers auprès du poste de commandement interarmées de théâtre de cette Force Conjointe.

Au sein d’une équipe réduite, interarmées et pluridisciplinaire, ils portent haut et fier les couleurs de la Marine nationale au plus profond du Sahel et démontrent que les qualités des marins s’expriment autant sur terre que sur mer.

Engagés comme mentors dans les domaines de la logistique (J4) et des systèmes d’information et de communication (J6), les lieutenants de vaisseau Louis et Jémisson exploitent leur qualification opérative et leur expérience interarmées/interalliés pour la création du référentiel documentaire de la Force Conjointe. Ils appuient également les officiers des 5 nations du PCIAT pour la planification et la conduite des opérations dans la zone.

Expérience exceptionnelle d’accompagnement de la création d’une force armée multinationale, cette mission au cœur de l’état-major opératif de la Force Conjointe du G5 Sahel est au centre de l’enjeu que représente la sécurité dans la bande Sahélo-Saharienne.
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L'A400M se pose à Ménaka et Tessalit

L'A400M se pose à Ménaka et Tessalit | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Un A400M Atlas de l'armée de l'Air a réalisé des posers sommaires sur les terrains de Ménaka et Tessalit en soutien de l'opération Barkhane.

L'état major des armées (EMA) françaises a annoncé le 23 mars 2018 qu'un A400M Atlas de l'armée de l'Air a réalisé une mission de soutien logistique au profit des bases de Ménaka et Tessalit au Mali. Ces deux points d'appuis de l'opération Barkhane ne disposent que de pistes sommaires.

Selon l'EMA, l'A400M qui s'est posé à Tessalit transportait 26 tonnes de carburant qui ont été délivrées en une heure quinze. Toujours selon l'EMA la possibilité de ravitailler directement par avion des bases avancées tel que Tessalit et Ménaka évite le recours aux convois logistiques terrestres. Ceux-ci sont lents, nécessites des moyens humains et matériels importants et peuvent être la cible d'attaques ou d'engins explosifs improvisés.
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Petite volée d'obus sur le camp de Kidal tôt ce matin: cinq blessés chez les Français

L'EMA a confirmé que des tirs (5 ou 6 obus) ont visé l'emprise de Kidal (Mali), ce matin, vers 7h. Ce camp abrite des éléments français et des soldats de la Minusma.

Selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, cinq blessés légers sont à déplorer côté français. Il a aussi précisé que les assaillants ont été engagés rapidement et quatre hommes ont été interpellés; deux motos et un pick-up auraient été saisies.

Cette attaque, qui aurait fait d'importants dégâts matériels surtout sur la partie onusienne du site (des bâtiments du contingent cambodgien auraient été détruits), coïncide avec la première visite dans le nord du Mali du Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga. Le chef du gouvernement se rendra d’abord à Tessalit avant de partir pour Kidal mais cette étape aurait finalement été annulée.
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Le Canada va déployer des CH-147F Chinook et CH-146 Griffon au Mali

Le Canada va déployer des CH-147F Chinook et CH-146 Griffon au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Actuellement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dispose, entre autres, d'une flotte aérienne composée de deux hélicoptères NH90TTH et deux hélicoptères d'attaque Tigre UHT de l'Heeresfliegertruppe, de deux NH90TTH de la Composante Air belge stationnés à Gao, et de trois hélicoptères d'attaque MD-500E de la Force aérienne salvadorienne, basés à Tombouctou. Ces appareils assurent des missions de protection et d'escorte des convois terrestres des militaires de la MINUSMA, l'appui aérien lors de prise à partie par des jihadistes, ainsi que des missions de transport de troupes, de matériels et d'évacuation médicale.

Mais ces vecteurs aériens vont être renforcés avec le déploiement au Mali d'hélicoptères de transport lourd CH-147F Chinook et d'hélicoptères utilitaires de transport tactique CH-146 Griffon, issus de l'Aviation Royale Canadienne (ARC). En effet, dans un communiqué de presse publié le 19 mars 2018, le Ministère canadien de la Défense a officialisé l'envoi « d'une force opérationnelle aérienne (FOA) participera à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pendant une période de 12 mois ».

« La FOA comprendra deux hélicoptères CH-147F Chinook de l’Aviation royale canadienne, qui assureront une capacité urgente de transport et de logistique pour la MINUSMA, et quatre hélicoptères CH-146 Griffon, qui assureront une escorte et une protection armées, ainsi que les équipages et le personnel de soutien nécessaires », précise le communiqué, avant d'ajouter que « le déploiement comptera aussi un certain nombre de soldats des Forces armées canadiennes qui soutiendront les évacuations médicales de militaires au sol et apporteront un appui logistique ».

Acquis entre 2013 et 2014, les Chinook canadiens sont tous stationnés sur la base aérienne de Petawawa (Ontario), dans l'est du Canada. Après avoir été déployés de 2003 à 2011 en Afghanistan, les CH-147F vont retrouver le théâtre des opérations. Pour cela, ils disposent notamment « d'un système de contremesures de missiles actifs à laser, d'un système de largage de paillettes et de leurres infrarouges, d'un système d'alerte verrouillage par laser et radar, d'un blindage complet, de capteurs électro-optique et infrarouge, et de trois mitrailleuses d'auto-défenses (deux canons latéraux à l'avant et un sur la rampe arrière) ». Avec une vitesse maximale de 315km/h et d'une importante capacité d'emport, que ce soit en militaires ou en matériels, les Chinook ont un rayon d'action de plus de 1 100 kilomètres depuis la base de départ.

Les Griffon ont été acquis par l'ARC entre 1995 et 1997. Outre des missions d'assistance lors de catastrophes environnementales, des CH-146 sont actuellement déployés à Erbil, dans le nord de l'Irak, où ils assurent depuis 2016 des missions de transport de troupes et de matériels, ainsi que des évacuations médicales dans le cadre de l'opération internationale Inherent Resolve.

Ces hélicoptères utilitaires (ou polyvalents) sont capables de mener des missions variées avec du SAR (Search and rescue, recherche et sauvetage), de la surveillance et de la reconnaissance, des missions de formation, des évacuations médicales, ainsi que des opérations de lutte contre les trafics de drogue. Pour réaliser ces missions, les CH-146 sont équipés d’un système GPS, d'un radar Doppler et d’un treuil pour récupérer et acheminer du personnel et du matériel dans des endroits exiguës où l'atterrissage n'est pas possible.

En outre, pour renforcer leurs efficacités, les Griffon peuvent être équipés « d'un dispositif infrarouge à balayage frontal au pod ou en nacelle (FLIR), d'un système d’imagerie électro-optique Wescam MX-1, d'un puissant projecteur Nitesun et de planchers et sièges blindés ». Pour compléter ces équipements, le CH-146 peut emporter une mitrailleuse d'auto-défense en sabord. Avec les deux pilotes et le mécanicien de bord, l'appareil peut emporter en plus jusqu'à dix personnes dans sa soute. Il dispose d'un rayon d'action de 656km, pour une vitesse maximale de 260km/h et une charge d'emport maximale de 5 400kg.
© ARC - Un CH-147F Chinook du 450è Escadron tactique d’hélicoptères repart après avoir déposé des membres du 12è Régiment blindé.

© ARC - Un CH-147F Chinook du 450è Escadron tactique d’hélicoptères repart après avoir déposé des membres du 12è Régiment blindé.

Cette intervention canadienne se fait dans le cadre du « Programme pour la stabilisation et les opérations de paix », annoncé par le gouvernement canadien en 2017 et avec pour objectif d'obtenir un siège permanent en 2021 au Conseil de sécurité de l'ONU. Pour cela, le Ministère canadien de la Défense a dégagé trois axes sur lequel il va se concentrer avec d'abord les principes de Vancouver, qui visent à « mettre un terme au recrutement et à l’utilisation d’enfants‑soldats dans le monde », et l’Initiative Elsie, qui est « un projet pilote qui vise à accroître rapidement le nombre de policières et de femmes militaires affectées à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies ». Enfin via « une gamme d’engagements conjoints et des capacités militaires considérables seront déployées au cours des cinq prochaines années lors de rotations planifiées et prévisibles aux côtés d’autres pays membres, afin de mettre à profit l’expertise canadienne ».

Dans ce troisième et dernier objectif, les forces armées canadiennes vont mettre en place « une force de réaction rapide ainsi que l’équipement connexe, une force opérationnelle aérienne composée d’hélicoptères polyvalents armés de taille moyenne », ainsi qu'une capacité de « transport aérien tactique de soutien nécessaire pour combler les lacunes des Nations Unies quant à leur capacité de transporter du personnel, de l’équipement et des provisions à l'appui de leurs missions ».

Un volet est déjà en préparation puisqu'un CC-130 Hercules de l'Aviation royale canadienne va être déployé à Entebbe, dans le sud de l'Ouganda, au Centre de soutien régional des Nations Unies pour soutenir les actions de la MONUOR (Mission d'observation de l'ONU en Ouganda et au Rwanda).
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Mali: le Premier ministre évoque l’insécurité dans le Centre avec des députés

Mali: le Premier ministre évoque l’insécurité dans le Centre avec des députés | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Au Mali, pour tenter d’apaiser le climat toujours tendu dans la région du centre, le Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga, a reçu, samedi 17 mars, à Bamako, les députés locaux de la majorité et de l'opposition.

Devant les députés et élus du centre du Mali, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a tenu à rassurer : l’Etat prend les dispositions pour que le calme règne à nouveau entre les communautés.

Il a également tenu à évoquer la question des armes de guerre aux mains des milices.

« Tous les groupes armés signataires ou non signataires de l’accord ont utilisé les communautés du centre pour renforcer leurs effectifs. A un moment donné, les populations elles-mêmes, pour se défendre, ont mis en place des groupes d’auto-défense et tout cela a abouti à une militarisation de la société civile. Mais nous, nous allons non seulement combattre les groupes que nous combattons mais nous allons aussi désarmer tous ceux qui ne doivent pas porter des armes. Je le répète : l’Etat n’a armé aucune communauté », a déclaré le Premier ministre.

Présente à la rencontre, Diallo Aissata Touré, députée de la localité de Youwarou, dans le centre du pays, se dit satisfaite des entretiens. « Satisfaite et rassurée. A toutes les questions qui ont été soulevées, nous avons essayé de trouver des réponses », précise-t-elle.

Son collègue de l’opposition, Amadou Cissé, élu de la localité de Ténenkou, insiste sur une demande : « Certes la décision est très claire : celui qui sort avec sa moto est une cible pour les militaires mais qu'on ne brûle pas les motos des gens que l'on trouve dans leurs maisons, qu'on ne vole pas les bijoux des gens, le matériel des gens dans leurs maisons et que l'on ne crée pas l'amalgame. »

Et le Premier ministre a été clair, ceux qui n’honorent pas l’armée malienne seront durement sanctionnés.
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Le Canada va envoyer des Casques bleus et des hélicoptères au Mali

Le Canada va envoyer des Casques bleus et des hélicoptères au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
En août 2016, et avec l’intention d’obtenir un siège au Conseil de sécurité en 2021, Ottawa annonça la mise en place d’un « Programme pour la stabilisation et les opérations de paix » (PSOP) devant être conduit dans le cadre de l’ONU, avec une dotation de 450 millions de dollars canadiens sur trois ans.

L’on s’attendait alors à une participation imminente du Canada à la Mission multidimentionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA). Seulement, aucune annonce allant dans ce sens ne fut faite.

Un an plus tard, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, évoqua la création, avec 200 soldats, d’une « force de réaction rapide » au profit, là encore, de l’ONU. Il était question de pouvoir déployer cette dernière à « court préavis pour des missions ponctuelles », comme par exemple prendre le contrôle d’un point d’appui stratégique, pour faciliter ensuite les opérations de maintien de la paix et de stabilisation.

Mais, finalement, le Canada participera bien à la MINUSMA. Selon une source gouvernementale canadienne citée par l’AFP, Ottawa a officiellement « notifié » aux Nations unies son « intérêt » à prendre par à cette opération, en y envoyant des troupes et des hélicoptères. « Les détails sur les effectifs envoyés par le Canada seront fournis lundi [19 mars] par le ministre de la Défense, Harjit Sajjan », a précisé cette source.

Cet engagement devrait être « temporaire » puisqu’il est prévu que les militaires canadiens soient relevés au bout d’un an. D’après ce responsable, leur mission commencerait « autour de l’été ou de l’automne » et ce concentrera sur des tâches de « soutien logistique » et « d’assistance ».

A priori, les militaires canadiens devraient être déployés à Gao, où sont basés leurs homologues allemands et néerlandais. D’ailleurs, M. Trudeau s’est entretenu sur ce sujet avec la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

« D’autres alliés » seront consultés « dans les jours à venir », a indiqué le responsable canadien. « Le Mali est un endroit important où l’on collabore depuis longtemps » et « tout le monde a intérêt à participer à renforcer la sécurité dans le Sahel », a-t-il fait valoir.

Les militaires canadiens n’avaient plus participé à une mission de l’ONU en Afrique depuis 1994, année du génocide rwandais. La MINUSMA est actuellement la mission de la paix la plus dangereuse : 150 Casques bleus y ont laissé la vie depuis 2013.
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Barkhane : convoi logistique dans le désert malien

Barkhane : convoi logistique dans le désert malien | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
L’opération Barkhane est engagée depuis plusieurs semaines dans des actions de contrôle de zone dans la région dite des « trois frontières » (Mali – Niger – Burkina Faso), visant à neutraliser les foyers terroristes présents dans cette zone. Ces opérations à plusieurs centaines de kilomètres des principaux points d’appui de la force Barkhane nécessitent des convois logistiques réguliers pour ravitailler les unités engagées sur le terrain.

« Panthera » est le nom de code donné à l’un de ces convois, chargé de prendre la route depuis Gao pour ravitailler des unités déployées près de Ménaka. Escortés par une unité du train renforcée d’un groupe du génie et d’une équipe médicale mobile, ses camions tactiques doivent acheminer groupes électrogènes, eau, nourriture et matériel sanitaire à travers 290 km de pistes dans le désert.

Vérifier le sanglage du matériel sur les camions, réparer les avaries, reconnaître la route avant le passage du convoi, s’assurer de l’absence d’IED sur les passages exposés, prévenir et intervenir en cas de blessure... Chaque militaire connaît son rôle pour être en mesure d’éviter tout incident, alors que la chaleur dépasse largement les 40 degrés et met les organismes à rude épreuve.

La nuit tombée, les militaires mettent en place une base opérationnelle avancée temporaire, regroupant les véhicules du convoi pour réaliser une sorte de forteresse provisoire permettant à chacun de prendre un peu de repos avant de reprendre la route.

Après plusieurs jours de piste, le convoi arrive finalement à bon port. Le ravitaillement est distribué aux unités présentes dans la zone, leur permettant de poursuivre leurs opérations dans la durée.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 000 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.


Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense
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L'État-major des armées envisage de déployer plus de Véhicules de combat d'infanterie au Mali

L'État-major des armées envisage de déployer plus de Véhicules de combat d'infanterie au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Dans un message diffusé le 6 mars, Ayman al-Zawahiri, le chef d’al-Qaïda, a appelé les « musulmans » du Maghreb à combattre les soldats français au Sahel. Cela étant, le Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (JNIM ou GSIM pour Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), affilié à l’organisation fondée par Oussama ben Laden, a, en queque sorte, devancé cet appel.

Au cours de ces deux dernières semaines, le GSIM a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie à deux militaires du 1er Régiment de Spahis (RS) ainsi que les attentats commis à Ouagadougou contre l’ambassade de France et l’état-major burkinabè. Mais plus généralement, les groupes jihadistes, qu’ils soient membres du GSIM ou affiliés à l’État islamique, gagnent en influence au Mali. C’est, en tout cas, ce qu’affirme un rapport des Nations unies, dont le contenu a été évoqué par l’AFP le 2 mars.

En un mot, la menace évolue. Lors de l’opération Serval, lancée le 11 janvier 2013, les forces françaises déployèrent des moyens lourds, comme les chars AMX-10RC et les Véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI). Il s’agissait alors de reconquérir le terrain perdu par les Forces armées maliennes (FAMa) face aux jihadistes (bien aidés par les touareg indépendantistes de l’Azawad).

Puis, les 36 VBCI ont été retirés de ce théâtre au début de l’année 2014, la mission ayant changé de nature. En effet, il était alors question de faire du contrôle de zone, ce qui rendait la présence de ces véhicules moins pertinente.

Seulement, signe que la situation s’est dégradée au Mali, 16 VBCI ont de nouveau été engagés au titre de l’opération Barkhane en février 2017.

À l’époque, l’État-major des armées (EMA) avait expliqué que ces véhicules de 28 tonnes, disposant d’une puissance de feu largement supérieure aux Véhicules de l’avant blindé (VAB), allaient « apporter des capacités complémentaires à celles des blindés déployés jusqu’alors pour Barkhane. » Et d’insister sur « leur grande mobilité » ainsi que sur leurs « capacités d’emport, de franchissement, d’observation et de tir importantes et une empreinte logistique réduite. »

Sachant que, en 2017, 60% des blindés envoyés au Sahel n’était pas suffisamment protégés (dixit le général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées), le député François Cornut-Gentille a demandé au ministère des Armées la raison pour laquelle si peu de VBCI ont été envoyés au Mali, alors que l’armée de Terre en dispose de 625 exemplaires.

Dans sa réponse, le ministère des Armées a confirmé que le déploiement au Mali, l’an passé, de 16 VBCI visait à « répondre à l’évolution de la menace ». Et visiblement, il est question d’aller plus loin. « Une étude est actuellement conduite en vue d’un éventuel renforcement de ce dispositif au cours de l’année 2018 », a-t-il indiqué.

En outre, le ministère des Armées a également rappelé que la force Barkhane « a vu ses moyens accrus qualitativement et quantitativement » afin d’améliorer la protection des soldats et « d’adapter en permanence ses modes d’action aux exigences opérationnelles. »

Ainsi, les VAB Ultima, qui, avec le tourelleau téléopéré et les brouilleurs d’IED, disposent d’une meilleure protection que les versions précédentes du VAB, sont « affectés en priorité sur ce théâtre au fur et à mesure de leur sortie de la chaîne de fabrication ». En outre, des Petits véhicules protégés (PVP) « équipés au standard Mk3 qui permet une protection additionnelle contre les mines », les véhicules blindés hautement protégés ARAVIS et les systèmes d’ouverture d’itinéraire miné (SOUVIM) ont également été envoyés au Sahel.
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Mali: à Gao, couvre-feu et contrôle des armes pour calmer les tensions

Mali: à Gao, couvre-feu et contrôle des armes pour calmer les tensions | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Au Mali, pour calmer les tensions intercommunautaires qui secouent la ville de Gao, le gouverneur a décidé, vendredi 2 mars, de mettre en place un couvre-feu de 20h à 6h du matin pour une semaine. Il a aussi annoncé l’interdiction de circuler avec des armes à feu. Des dispositions qui commencent à être respectées.

Dans la nuit de vendredi à samedi, le couvre-feu n’était plutôt pas respecté dans la ville de Gao. Ce samedi nuit, dans l’ensemble, le message est passé même si des témoins ont vu une poignée d’habitants déambuler, ou devant leur concession. En tout cas, pas de circulation de véhicules privés, pas de manifestations nocturnes.

Des patrouilles sont organisées par l’armée malienne et les forces internationales. Le gouverneur de région, qui espère que ce couvre-feu d’une semaine contribuera à ramener le calme, a pris une seconde décision officielle : l’interdiction de circuler dans la ville de Gao en possession de tout type d’armes à feu.

Ne sont pas concernées par cette mesure les forces armées maliennes, les forces internationales, Barkhane et les casques bleus de l’ONU, ainsi que les forces du MOC, le Mécanisme opérationnel de coordination, au sein duquel on retrouve des éléments des groupes armés impliqués dans le processus de paix.

Interrogé par RFI, le chef coutumier songhaï de Gao, Moussa Soumah Maiga, estime que ces mesures permettront d’apaiser les tensions entre les communautés. Oui, pour ces mesures, mais si on veut régler en profondeur le problème, il faut arrêter et traduire devant la justice les auteurs de meurtres et d’assassinats, affirme de son côté Ould Mataly, un leader de la communauté arabe.
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Mali: un Casque bleu tué dans le Nord, l'ONU condamne

Mali: un Casque bleu tué dans le Nord, l'ONU condamne | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Un Casque bleu du Niger a péri à la suite d'une attaque à Gao, principale ville du nord du Mali, a annoncé la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) dans un communiqué, précisant avoir eu plus de 100 tués dans des "actes hostiles".

"Aujourd'hui à 19H00 (locales et GMT), deux hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur un véhicule de la Minusma dans la ville de Gao. Un Casque bleu qui occupait le véhicule a succombé à ses blessures ?lors de son transfert à l'hôpital", selon le texte.

Le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué, s'est dit "outré que l'on s'en prenne une fois de plus à des soldats de la paix", rappelant les tirs de la veille sur leur camp à Aguelhok (nord-est) qui ont coûté la vie à deux Casques bleus tchadiens et en ont blessé plusieurs autres.

Dans une déclaration adoptée à New York, les 15 membres du Conseil de sécurité ont "condamné dans les termes les plus forts l'attaque" survenue vendredi. La veille, le Conseil de sécurité comme le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avaient déjà dénoncé la mort des deux Casques bleus tchadiens dans le nord-est.

Le Conseil de sécurité doit tenir mercredi une réunion sur le Mali.

Dans son communiqué vendredi, il appelle "le gouvernement du Mali à enquêter rapidement sur l'attaque ayant coûté la vie à un militaire du Niger et à traduire en justice ses auteurs".

Le Conseil de sécurité "souligne aussi que tous ceux qui sont impliqués dans la préparation, la direction et la conduite d'attaques contre des Casques bleus de la Minusma peuvent s'attendre à des sanctions en vertu des résolutions de l'ONU".

- Réunion mercredi -

Le sujet de sanctions éventuelles doit être évoqué lors de la réunion mercredi du Conseil de sécurité, qui s'inquiète dans son communiqué de la "situation sécuritaire au Mali et de la dimension transnationale de la menace terroriste dans la région du Sahel". Les membres du Conseil "exhortent toutes les parties maliennes à appliquer pleinement l'accord de paix sans nouveau retard".

La "dernière attaque porte à 102 le nombre de Casques bleus ayant été victimes d'actes hostiles depuis leur déploiement au Mali en juillet 2013", selon le communiqué de la Minusma.

Cette force, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. Elle a perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.
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Barkhane : 30 jihadistes éliminés lors d'un accrochage avec les commandos parachustistes français et les forces maliennes

Barkhane : 30 jihadistes éliminés lors d'un accrochage avec les commandos parachustistes français et les forces maliennes | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Un communiqué publié par le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) a fait état, le 2 avril, de deux accrochages sérieux avec des « malfrats » dans la région de Menaka, dont un dans les environs d’Akabar, près de la frontière avec le Niger. Et ces deux organisations pro-gouvernementales ont donné le bilan d’une vingtaine de tués parmi leurs assaillants.

Ce 5 avril, l’État-major des armées (EMA) a donné des précisions au sujet des évènements du congé pascal. Ainsi, son porte-parole, le colonel Patrick Steiger, a parlé d’un accrochage sérieux ayant eu lieu dans la région d’Akabar, dans le cadre d’une « opération de reconnaissance et de contrôle de zone » menée depuis le 28 mars par un détachement de commandos parachutistes de la force Barkhane et les Forces armée maliennes (FAMa), en liaison avec les militaires nigériens et un « groupe d’autodéfense local ».

« Le 1er avril, ils ont été confrontés à un GAT [Groupe armé terroriste, ndr] estimé à une soixantaine d’individus, à environ 90 km au sud de Ménaka et à 3 km de la frontière nigérienne », a ensuite précisé le colonel Steiger. La zone où ont eu lieu les combats est connue pour abriter les combattants de l’État islamique au grand Sahara (EIGS), le groupe responsable de l’embuscade ayant coûté la vie à 4 militaires des forces spéciales américaines au Niger, en octobre dernier.

Au cours des combats, deux hélicoptères d’attaque Gazelle et deux Mirage 2000 ont été sollicités. Mais aucune frappe aérienne n’a été réalisée. Au total, 30 jihadistes ont été éliminés par les forces françaises et maliennes. Des « pertes » sont à déplorer « côté malien », a précisé le colonel Steiger, sans donner plus de détails. Cela étant, le communiqué du MSA et du GATIA parlait de 3 tués et de 5 blessés dans leurs rangs.

Cet accrochage s’est produit alors que, trois jours plus tôt, une autre opération, menée cette fois dans la région de Tombouctou, visait Saïd Dagdag (alias Abdourahmane Al Maghrebi), un jihadiste d’origine marocaine présenté comme étant un « redoutable formateur dans le maniement d’armes lourdes et des explosifs. » Ce dernier a été tué par, d’après la presse malienne, lors de « violents échanges de tirs » avec les militaires français.
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L'armée malienne soupçonnée de nouvelles exactions

Des villageois du centre du Mali ont déclaré que six hommes dont les corps ont été retrouvés il y a dix jours dans une fosse commune avaient été arrêtés trois jours plus tôt par l'armée malienne, lit-on dans un rapport d'Amnesty International publié mardi.

La découverte de la fosse commune dans la région de Mopti le 25 mars est le dernier évènement en date d'une série de meurtres et enlèvements de sympathisants présumés de groupes djihadistes, dont les organisations des droits de l'homme tiennent les forces de sécurité maliennes pour responsables à l'approche de l'élection présidentielle du mois de juillet.

L'armée et les autorités de Bamako n'ont pas répondu aux multiples sollicitations de Reuters.

Le gouvernement malien a reconnu que ses forces armées s'étaient rendues coupables d'exactions par le passé mais a rejeté les récentes accusations des défenseurs des droits humains.

"Les civils vivent dans la peur au Mali", dit Gaëtan Mootoo, chercheur d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest. "Nous appelons les autorités maliennes à enquêter sur les signalements de disparitions forcées et d'exécutions extrajudiciaires de civils dans la région centrale."

Le centre du Mali a été le théâtre ces derniers mois d'une recrudescence des activités des groupes djihadistes, près de cinq ans après l'intervention militaire française pour arrêter leur progression vers Bamako et les chasser des villes du nord du pays.

Dans son rapport publié mardi, Amnesty International dit avoir comptabilisé 65 victimes d'engins explosifs utilisés par les groupes armés depuis le début de l'année, ce qui pose la question de la capacité du gouvernement à organiser l'élection présidentielle à la date prévue, le 29 juillet.

Les experts indépendants des Nations unies sur la situation des droits de l'homme au Mali ont pour leur part répertorié 43 "disparitions forcées" lors d'opérations des forces de sécurité pendant les seuls mois de mai et juin l'année dernière.

Un parti d'opposition, le Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance), a accusé la semaine dernière l'armée malienne d'avoir exécuté sept civils qui participaient à une cérémonie religieuse musulmane dans un village de la région de Ségou.
(Sofia Christensen; Tangi Salaün pour le service français)
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Le Mali livre à la CPI un présumé jihadiste

Le Mali livre à la CPI un présumé jihadiste | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Al Hassan, un ancien membre présumé d’Ansar Dine, a été remis samedi par les autorités maliennes à la Cour pénale internationale. Il est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013.

Ce Malien de 40 ans, originaire de la région de Tombouctou, aurait été membre d’Ansar Dine et commissaire de la police islamique entre avril 2012 et janvier 2013. Al Hassan, de son nom complet Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud, est soupçonné d’avoir joué « un rôle de premier plan », selon les mots utilisés par la Cour pénale internationale, « dans la commission des crimes et la persécution religieuse et sexiste infligée par les groupes armés à la population civile de Tombouctou ».

A Tombouctou, on se souvient bien de Al-Hassan, très proche de Mohammed Moussa, une figure du groupe Ansar Dine très lié à Aqmi. Sa voiture de commandement, de couleur noire, a été réquisitionnée dans les locaux d'une ONG locale. Ses bureaux étaient abrités dans un bâtiment qui accueillait une caisse d'épargne au début de la crise. Al-Hassan faisait arrêter les femmes non voilées et les jetait en prison ou battre. Il aurait également procédé à de nombreux mariages forcés, se rappellent des témoins sur place.

« A cette époque, la ville était occupée par Aqmi et Ansar Dine, et M. Al Hasan faisait partie des personnes qui ont mené, selon nous, des actes de torture, de viols, d'esclavage sexuel, de persécution de la population de Tombouctou pour des motifs religieux, d'atteintes à l'intégrité des personnes, à des condamnations prononcées sans jugement et une attaque dirigée contre des bâtiments consacrés à la religion et des monuments historiques », explique Pascal Turlan, conseiller en coopération au bureau du procureur de la CPI.

L’homme est donc poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, soupçonné notamment de tortures, viols, esclavages sexuels. On l'accuse aussi d’avoir pris part à la destruction des mausolées des saints musulmans de Tombouctou, crime pour lequel un autre ancien membre d’Ansar Dine avait été condamné par la CPI en 2016.

D'après les informations de RFI, ce sont des Français de l'opération Barkhane qui l'ont arrêté dans le nord du Mali, avant de le remettre aux mains de la justice, il y a de ça plusieurs semaines, voire plusieurs mois. « Les autorités maliennes ont répondu à une demande d'arrestation et de remise émise par la cour après l'émission du mandat d'arrêt, le 27 mars dernier, et elles l'ont remis à la cour ce matin à Bamako », reprend Pascal Turlan. Al Hassan a été transféré samedi 31 mars au soir à La Haye. Son audience de première comparution est prévue pour le 4 avril prochain.
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Mali : L'Estonie va renforcer la force française Barkhane en déployant 50 soldats à Gao

Mali : L'Estonie va renforcer la force française Barkhane en déployant 50 soldats à Gao | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Que ce soit au sein de l’Otan ou de l’Union européenne, les pays membres ne partagent pas tous la même vision des enjeux et des menaces. Ainsi, en avril 2016, Witold Waszczykowski, alors chef de la diplomatie polonaise, avait estimé que le terrorisme était une « menace très sérieuse » sans pour autant être une « menace existentielle pour l’Europe », à la différence de celle incarnée par l’activité militaire russe.

« Tandis que certains Alliés ont le regard tourné vers l’Est, d’autres se concentrent au Sud, où l’instabilité et le terrorisme ne cessent de croître. C’est compréhensible. Mais dans cet environnement stratégique incertain et changeant, il est essentiel d’encourager une posture flexible, adaptée à toutes les menaces, quelle qu’en soit l’origine et quelle que soit leur nature », avait alors résumé Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, lors de la Leçon inaugurale de la Chaire « Grands enjeux stratégiques » à la Sorbonne.

Cependant, tous les pays d’Europe de l’Est ne partagent visiblement pas la position polonaise. Ainsi en est-il de l’Estonie où, au titre de la « Présence réhaussée avancée » (eFP) de l’Otan, la France a déployé le sous-groupement tactique interarmes (S/GTIA) Lynx en 2017. En effet, Tallinn va renvoyer l’ascenseur à Paris, à la hauteur de ses moyens.

Ainsi, le 22 mars, le gouvernement estonien a annoncé le déploiement prochain de 50 soldats au Mali. Ce détachement d’infanterie, inséré au sein de la force française Barkhane, aura la mission de protéger la base militaire de Gao et d’effectuer des opérations dans ses environs.

L’Estonie sera donc l’un des rares pays européens, avec le Royaume-Uni, qui va engager 3 hélicoptères CH-47 Chinook, à participer directement (et non via un soutien logistique) aux opérations de la force Barkhane.

Ce n’est pas la première fois que Tallinn soutient les opérations françaises en Afrique. Cela fut en effet le cas en 2014, avec l’envoi d’un détachement de 50 soldats en Centrafrique, au sein de l’EUFOR RCA. Et à l’époque, il avait été très difficile de trouver des pays contributeurs au sein de l’Union européenne… Au point qu’il fallut compter sur la Géorgie pour fournir un contingent.

Pour le Premier ministre estonien, Jüri Ratas, la décision d’envoyer des soldats renforcer la force Barkhane à Gao, qui doit encore être approuvée par le Parlement, est « une nouvelle preuve d’une excellente coopération entre l’Estonie et la France. »

« En participant à l’opération qui a pour but de stabiliser le flanc sud de l’Otan et de l’Union européenne nous soutenons notre allié important. Nous voulons renforcer notre image d’un pays prêt à s’engager pour stabiliser une région porteuse de risques pour l’Europe, indépendamment de sa localisation géographique », a fait valoir, de son côté, Jüri Luik, le ministre estonien de la Défense.

Les forces estoniennes prennent part à d’autres missions, comme au Liban (FINUL), au Mali (EUTM Mali et MINUSMA), au Moyen-Orient (ONUST), au Kosovo (KFOR), en Afghanistan (Resolute Support) et à la coalition anti-jihadiste au Levant (Inherent Resolve).
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Estonia to send 50 troops to reinforce French-led Mali mission

Estonia to send 50 troops to reinforce French-led Mali mission | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Estonia's government on Thursday agreed to send 50 troops from the Baltic state to Mali as part of France's Operation Barkhane anti-jihadist mission.

'By participating in an operation with the aim of creating stability on the southern edge of NATO and the EU, we support our strong European ally,' Estonian Defence Minister Juri Luik said in a government statement.

The country's parliament still has to green-light the year-long mission, in which an Estonian infantry unit on armoured personnel carriers would be tasked with ensuring the security of the Gao military base and its surroundings.

Around 4,000 French troops are deployed under Operation Barkhane alongside the United Nations 12,000-strong MINUSMA peacekeeping operation in Mali.

France launched an intervention to chase out jihadists linked to Al-Qaeda who had overtaken key northern cities in Mali in 2013.

That mission evolved into the current Barkhane deployment launched in 2014 with an expanded mandate for counter-terror operations across the Sahel.
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Mali : Cinq militaires français ont été blessés à Kidal

Mali : Cinq militaires français ont été blessés à Kidal | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
L’État-major des armées [EMA] a indiqué que cinq militaires français ont été blessés par des tirs contre le camp de la force Barkhane et des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA], à Kidal, où le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga était attendu, ce 22 mars.

« Ce matin à Kidal, sur la plateforme où sont colocalisées la Minusma et des unités de Barkhane, à 08h00 heure de Paris, cinq à six coups ont été observés, vraisemblablement venant de tirs de mortier déclenchés à distance », a en effet indiqué le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’EMA. Cette nouvelle attaque aurait par ailleurs fait d’importants dégâts matériels.

L’intervention immédiate de la force Barkhane a permis d’interpeller quatre individus, « en lien plus que probable avec ces tirs », a précisé le colonel Steiger.

Cette attaque rappelle celle qui avait été commise en juin 2017 contre le camp de la MINUSMA à Tombouctou. Plusieurs militaires français, appartenant alors au Détachement de Liaison et d’appui opérationnel n°4 affecté auprès du 51e régiment des forces armées maliennes (FAMa), furent blessés.

La MINUSMA et la force Barkhane sont régulièrement la cible d’attaques à Kidal, où elles ne sont pas forcément les bienvenues pour certains notables locaux, dont ceux proches du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), une formation touareg ayant « recyclé » les militants du groupe jihadiste Ansar Dine en 2013.
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Burkina Faso: un poste de douanes attaqué à la frontière malienne

Burkina Faso: un poste de douanes attaqué à la frontière malienne | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Au Burkina Faso, des agents de douanes du poste de Di, situé à 280 kilomètres de Ouagadougou la capitale, ont été attaqués par un individu armé. Après avoir blessé un douanier et emporté des armes, l'assaillant a été abattu par la police des frontières alors qu'il tentait de rejoindre le Mali voisin.

Selon un communiqué de la police nationale, l'homme armé s'est attaqué à une équipe du poste de douanes de Di, situé dans la province du Sourou à l'ouest du pays. L'équipe de douaniers s'était rendue au marché pour un contrôle. C'est au cours de cette opération que l'homme avec une arme blanche s'est attaqué aux agents.

Après avoir blessé un douanier, l'assaillant a pris la fuite avec des armes leur appartenant. Pris en chasse par une équipe du poste de police frontière de la localité, l'assaillant a immédiatement ouvert le feu sur les policiers à l'aide d'une Kalachnikov et d'un pistolet automatique. Selon la police nationale, il a ensuite tenté de traverser un fleuve à la pirogue pour rejoindre le Mali, mais il a été abattu. Côté police aux frontières, aucun blessé n'est à déplorer.

C'est la deuxième attaque contre les forces de sécurité burkinabè cette semaine. Jeudi dernier, huit assaillants armés de Kalachnikov avaient attaqué un poste forestier à l'est du pays. L'attaque avait fait un mort dans les rangs des forces burkinabè et les assaillants avaient réussi également à emporter des armes.
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Les sapeurs du génie de l'air remettent en état la piste de Ménéka

Les sapeurs du génie de l'air remettent en état la piste de Ménéka | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Après Tessalit, Kidal, Madama et Aguelal, c'est le tour de Ménaka. Une piste d'atterrissage vient d'y être réhabilitée.

Selon la DIA (division information aéronautique), cette piste à l'ouest de la ville mesure 1200m:

menaka.jpg

La force Barkhane est engagée depuis le mois de décembre dans une série d’actions de contrôle de zone dans la région des trois frontières. "L’existence d’une ancienne piste d’aviation dans la zone s’est donc révélée comme une opportunité intéressante pour le ravitaillement et l’appui des unités déployées sur le terrain", explique l'EMA sur le site web du ministère.

Des sapeurs du génie de l’air travaillé pendant dix jours à sa rénovation. En trois jours, le détachement du génie de l’air a d’abord nettoyé la végétation et les cailloux qui avaient envahis la zone de poser. Cette première opération a permis le poser d’un C160 (photo EMA).

Elle a été suivie de travaux de reprofilage de la piste, de la création de zones de retournement et de la mise en place d’un marquage de circonstance. Ces trois chantiers "permettant d’améliorer la capacité d’accueil de la piste et d’en faire un atout majeur pour les opérations de la force Barkhane et des forces partenaires dans la zone des trois frontières".

Lire l'article paru sur le site du Mindef ici.
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"Danger pay" pour les soldats US déployés au Niger, au Mali et dans le nord du Cameroun

"Danger pay" pour les soldats US déployés au Niger, au Mali et dans le nord du Cameroun | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Lundi dernier, le Pentagone a annoncé que la prime pour "danger immédiat" (la "imminent danger pay" ou IDP) sera désormais versée aux militaires et employés du DoD déployés dans trois pays du Sahel: le Niger (où 4 bérets verts ont été tués en octobre), le Mali et le nord du Cameroun (photo ci-dessus US Army Africa). Le droit à cette prime est rétroactif au 7 juin 2017.

La décision doit encore être approuvée par la Maison Blanche.

Cette IDP s'élève à 225$ par mois (7,50$ par jour) et est versée aux personnels qui évoluent dans des zones de combat, des pays où la menace terroriste est élevée, des pays en état de guerre civile etc.

Les employés du DoD qui étaient déployés dans ces trois pays recevaient déjà une prime de 150$ qui sera réduite d'un tiers.

Les militaires déployés dans plusieurs pays d'Afrique étaient déjà concernés par cette prime. Il s'agissait des pays suivants: Algérie, Burundi, RDC, Cote d'Ivoire, Djibouti, Erithrée, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Tchad.

Le dos verse pour sa part une prime baptisée "Danger Pay Allowance" (lire ici).
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Non! Barkhane n'est pas une "armée occupante" au Mali, s'insurge le sous-chef "opération" de l'État-major des Armées

Non! Barkhane n'est pas une "armée occupante" au Mali, s'insurge le sous-chef "opération" de l'État-major des Armées | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le sénateur Yannick Vaugrenard n’avait certainement pas l’idée de comparer la force Barkhane à une « armée occupante » au Mali quand il a posé une question au général Grégoire de Saint-Quentin, l’actuel sous-chef « opération » à l’État-major des armées (EMA), lors d’une audition de ce dernier par la commission des Affaires étrangères et des Forces armées.

« On sait que dans ce cadre-là, l’état d’esprit de la population est important. N’y-a-t-il pas un risque, qu’après avoir répondu à l’appel à l’aide du Mali, la France, avec le temps, soit perçue comme une armée occupante? », a ainsi demandé M. Vaugrenard, au sujet de l’opération Barkhane.

La réponse du général de Saint-Quentin a été directe. « Je crois qu’il faut faire très attention aux termes employés », a-t-il lancé. « Notre histoire nous a appris ce que veut dire être occupé par une armée étrangère et employer un tel terme pour définir Barkhane est très dur à entendre », a-t-il continué.

« Depuis cinq ans, à l’appel des autorités maliennes, nous payons le prix du sang au Sahel pour la stabilité de cette région et pour protéger la population des conséquences du conflit alors qu’elle est en proie à l’arbitraire des groupes armés et de leur violence indiscriminée, notamment par l’usage des mines. Cette réalité n’est pas celle d’une armée occupante », a fait valoir le général de Saint-Quentin, qui aurait pu aussi parler des nombreuses opérations civilo-militaires conduites par Barkhane (grâce, notamment, aux les personnels du Service de santé des armées)

Cependant, la question du sénateur Vaugrenard a effectivement soulevé un point d’attention. Ce qu’a reconnu le sous-chef « opération » de l’EMA. « Je partage votre point de vue sur le fait que la présence d’une force étrangère dans un pays peut toujours faire l’objet de tentatives d’instrumentalisation par des parties au conflit ou par leurs soutiens », a-t-il admis. « Nous devons être particulièrement vigilants sur ce point« , a-t-il dit.

Dans son propos liminaire, le général de Saint-Quentin a rappelé les rôles de la force Barkhane. Le premier est évidemment de contrer les groupes armés terroristes (GAT). Pour cela, « nous devons à tout prix inscrire nos opérations dans la durée », a-t-il affirmé.

Et cela a un lien avec un autre rôle de la force Barkhane, qui est de « contribuer au retour de l’État et du développement là où elle agit ». Avec « l’Alliance Sahel », la communauté internationale « dispose d’un outil qui permet d’engager des actions très significatives au niveau local à partir du moment où l’administration est présente sur le terrain », a expliqué l’officier. « La plus grande difficulté résulte dans la mise en cohérence de l’action de nombreux acteurs : forces de sécurité, administrations, acteurs du développement bi et multilatéraux », a-t-il ajouté.

Enfin, la troisième mission de Barkhane est d’accompagner la montée en puissance de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), ce qui entre dans le cadre des efforts visant à donner aux pays concernés les moyens d’assurer leur propre sécurité. « Le but recherché par toutes les parties prenantes est bien de permettre à cette force de s’autonomiser, et de progressivement mener à bien ses propres opérations. C’est une dynamique positive où Barkhane joue alors un rôle de réassurance », a détaillé le général de Saint-Quentin.
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Mali : « l’insécurité se développe et gagne le centre », selon l’ONU –

Mali : « l’insécurité se développe et gagne le centre », selon l’ONU – | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
L'insécurité au Mali « continue à se développer et gagne de façon progressive le centre du pays », affirme un rapport intermédiaire de l'ONU, en précisant que plusieurs signataires de l'accord politique de 2015 reconnaissent perdre de leurs pouvoirs.

Des représentants des groupes armés Plateforme et CMA (Coordination du mouvement de l’Azawad) ont constaté un « déclin progressif de leur influence dans des zones qui étaient traditionnellement sous leur contrôle direct ou indirect », précise ce rapport d’experts onusiens, remis aux 15 membres du Conseil de sécurité et auquel l’AFP a eu accès vendredi.

« De telles pertes de contrôle territorial, ajoutées à une fragmentation croissante des groupes armés en fonction de leurs ethnies, et en conséquence le développement de groupes armés non-signataires, représentent aujourd’hui la plus grande menace à l’application de l’accord » d’Alger de 2015, jugent ces experts.

Ces spécialistes sont chargés du régime de sanctions relatif au Mali institué l’été dernier par l’ONU afin de faire pression sur les signataires de l’accord de 2015, dont l’exécutif malien, pour qu’ils appliquent leurs engagements. A ce jour, aucune sanction contre un individu ou une entité n’a été prise et les experts n’en recommandent pas dans leur document intermédiaire.

Toutes les parties sont responsables des retards actuels

Selon un diplomate s’exprimant sous couvert d’anonymat, le groupe d’experts « juge que toutes les parties sont responsables des retards actuels » à l’application de l’accord. Mais qu’à ce stade, « le processus n’est pas bloqué à un point où aucune avancée ne pourrait plus être réalisée », estime la même source.

Le rapport final de ces experts est attendu d’ici au 1er septembre.

Leur document intermédiaire souligne aussi que la montée en puissance de la force multinationale antijihadiste G5-Sahel (Mali, Burkina, Niger, Tchad et Mauritanie) va de pair avec des « menaces terroristes croissantes de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (ISGS) et de Ansar al-Islam », notamment dans la région frontalière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Cette région est le cœur d’action de la force G5-Sahel en cours de création. Vendredi, un attentat à Ouagadougou à la voiture piégée visait « peut-être » une réunion militaire du G5-Sahel, selon le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

En dépit de l’accord de 2015, « la situation humanitaire dans le nord et le centre du pays reste volatile, instable et une détérioration continue persiste », ajoute le texte.

« A travers le pays, environ 4,1 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire », indiquent enfin les experts, qui prévoient dans les prochaines semaines de se rendre en Europe (Paris, Bruxelles, La Haye), avant un nouveau voyage au Mali et ultérieurement à Alger, Dakar, Niamey et Nouakchott.
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