GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI
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Accident d'un hélicoptère Tigre au Mali : La justice allemande ouvre une enquête pour "homicide par négligence"

Accident d'un hélicoptère Tigre au Mali : La justice allemande ouvre une enquête pour "homicide par négligence" | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le 26 juillet 2017, un hélicoptère d’attaque Tigre allemand, avec le capitaine Thomas Müller et le commandant Jan Färber aux commandes, s’écrasa dans la région de Gao, lors d’un vol réalisé au profit de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA]. Et il apparut que l’appareil avait chuté brusquement alors qu’il volait à 1.800 pieds d’altitude, à la vitesse de 250 km/h, et que son pilote automatique s’était éteint. En clair, son équipage n’avait pas eu la moindre chance de s’en sortir.

Après plus de 18 mois d’investigation, la Bundeswehr est arrivé à la conclusion que la cause de cet accident était dû à une erreur commise par trois techniciens d’Airbus Helicopters, lors d’une opération de maintenance. Ce qu’a reconnu l’industriel, via un communiqué diffusé le 12 décembre.

Désormais, cette affaire a un prolongement judiciaire. En effet, se basant sur les conclusions du rapport de la Bundeswehr, le parquet de Kempten a ouvert une enquête pour « homicide par négligence » à l’encontre des trois techniciens mis en cause, lesquels sont soupçonnés de n’avoir pas « correctement effectués les travaux de réglage de la commande du rotor principal » de l’appareil, quand il était en maintenace à Fritzlar.

« Le mauvais réglage du rotor a donc conduit à une situation qui ne pouvait plus être contrôlée par l’équipage de l’hélicoptère pendant le vol de routine et a donc mené à un accident », a expliqué le parquet de Kempten, qui n’exclut pas de s’intéresser à « d’autres personnes » potentiellement concernées.

Selon le magazine Der Spiegel, qui a eu accès au rapport, les trois techniciens mis en cause n’auraient pas eu toutes les qualifications nécessaires pour effectuer le réglage des commandes du rotor principal. Ou, du moins, ils auraient dû être encadrés par un « personnel expérimenté. »

Par ailleurs, ce mauvais réglage est passé totalament inaperçu avant l’envoi de cet hélicoptère au Mali. « Les techniciens [militaires] chargés d’inspecter les hélicoptères après leur livraison par l’industriel n’étaient pas encore suffisamment formés pour cette tâche exigeante », a souligné Der Spiegel.

En outre, avant de partir en mission, les deux officiers « expérimentés », avaient « testé les commandes avant le décollage » sans pour autant « remarquer que l’angle de flux d’air des pales avait été mal réglé. Ils supposèrent donc les réglages de base du Tigre étaient corrects », explique Deutsche Welle.
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BARKHANE : Installation d’un nouveau kit sanitaire dans des véhicules blindés

BARKHANE : Installation d’un nouveau kit sanitaire dans des véhicules blindés | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Des personnels de santé mieux protégés au combat, des véhicules de secours moins identifiables, le nouveau « KIT SAN », installé récemment sur un VBCI et un VAB Ultima sur la base de Gao au Mali, permet d’assurer au mieux la prise en charge des blessés en opération.

C’est à une petite révolution qu’ont assisté médecins, infirmiers et auxiliaires sanitaires du pôle médicale d’urgence (ROLE 1) de la base de Gao, le 31 octobre dernier. En effet, leur traditionnel véhicule de l’avant blindé sanitaire, qui les a accompagnés sur d’innombrables missions, s’apprête à laisser sa place à un véhicule de blindé de combat d’infanterie.

« Pour faire face à un déficit capacitaire en matière de véhicule sanitaire de combat, l’armée de Terre a proposé au service de santé des armées (SSA), d’équiper un Véhicule Blindé de combat de l’infanterie (VBCI) en version sanitaire, explique l’infirmier en soins généraux de 2e grade (ISG2) Benoit spécialiste des vecteurs au bureau emploi de la division opérations à la direction centrale du service de santé des armées. Nous nous sommes donc mis en relation avec la section technique de l’armée de Terre, la STAT, avec qui nous avons travaillé en étroite collaboration pour sortir le premier KIT SAN pour un VBCI. Dans le même esprit et en suivant la même méthodologie nous avons également conçu un KIT adaptable sur le VAB de la série Ultima, les plus durcis en termes de résistance contre les engins explosifs improvisés. »

Transformer un véhicule de combat de l’infanterie en véhicule sanitaire nécessite une procédure bien établie.
« Pour arriver à élaborer ces kits nous avons créé une équipe projet, une équipe de marque en terminologie militaire, composée de médecins et d’infirmiers, confie l’ISG2 Benoit. Nous avons visité des véhicules nus puis nous avons listé ce que nous souhaitions voir figurer dans ces engins. Les ingénieurs de la STAT ont ensuite pris le relai et ont planché sur le sujet qui a débouché sur une première maquette il y a quelques mois. Les kits que nous avons installés ici à Gao sont la finalité de ce processus qui doit maintenant être validé à l’épreuve du terrain », explique l’adjudant Elodie sous-officier expérimentateur en ergonomie à la section technique de l’armée de terre.

Après un voyage de près de 6000 km en avion de transport les « kits san » sont arrivés fin octobre à Gao. Avec eux deux sous-officiers de la STAT venus de Versailles pour faciliter les opérations de montage et de prise en main.

Cette nouvelle version d’engin blindé à vocation sanitaire permet un gain de place, et autorise une accessibilité rapide au matériel de soin, ainsi que de meilleurs espaces de rangement. Tout est fait pour qu’en intervention, le médecin ou l’auxiliaire sanitaire aient tout à leur disposition sans avoir à se contorsionner ou à chercher dans des sacs. « Dans ce type de projet, l’ergonome que je suis a pour mission, en fonction du profil des futurs utilisateurs du matériel, de faire en sorte qu’aucune contrainte liée au matériel ne vienne entraver l’action sur le terrain », précise l’adjudant Elodie. « Pour y parvenir je me base sur beaucoup de norme en termes de contrainte au choc, au bruit, de qualité d’assise, etc.… que l’on essaie d’appliquer pour le bénéfice des utilisateurs dans la durée. »

Après une première prise en main par les équipes de santé, les premiers retours sont positifs. « Il va falloir s’habituer, le brancardage s’avère assez technique, décrit un médecin du ROLE 1. Avec de l’entrainement cela ne devrait pas poser de problème. En revanche, nous avons gagné en place ». Médecins et infirmiers sont majoritairement satisfaits d’autant que ces nouveaux véhicules vont assurer une meilleure protection au combat, « nous verrons maintenant à l’usage si l’enthousiasme se confirme » conclut en souriant l’ISG2 Benoit.

Après une phase d’essai en condition réelle sur le terrain, plusieurs kits seront installés dans les semaines à venir afin d’équiper une demi-douzaine de véhicules sur la base de Gao.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 000 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.
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Non, cette photo ne montre pas des soldats français torturer un civil au-dessus d'un feu au Mali

Non, cette photo ne montre pas des soldats français torturer un civil au-dessus d'un feu au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Un cliché viral sur Facebook montre deux soldats qui ont suspendu un civil au-dessus d’un feu.
A en croire sa légende, il s’agirait de militaires français qui torturent un civil malien.
Il s’agit en réalité de soldats belges et d’un civil somalien, photographiés en 1993.

A en juger par leur visage hilare, les deux militaires visibles sur la photo partagée plus de 9.000 fois sur Facebook semblent particulièrement apprécier leur « jeu », consistant à suspendre un homme au-dessus des flammes. « 2 soldats français en train de torturer un citoyen du Mali au-dessus d’un feu. Les [salauds]. Pauvre homme. Patience… Tout se paie » indique le court texte de ce post.

Cependant, si le cliché est authentique, sa légende est trompeuse puisqu’il s’agit en fait de soldats belges en Somalie.
FAKE OFF

La photo est loin d’être récente : elle a été prise en novembre 1993, en pleine opération « Restore Hope » de l’ONU. Sous commandement américain, cette dernière visait à pacifier la Somalie, en pleine guerre civile, pour permettre d’assurer une aide humanitaire, notamment grâce aux plus de 650 soldats envoyés par la Belgique.

Mais plusieurs de ces militaires ont ensuite été accusés d’avoir commis des violences contre des civils. Au printemps 1997, alors que certains avaient déjà été condamnés pour leurs exactions, le quotidien flamand Het Laatste Nieuws publiait des photos de tortures rapidement reprises à l’international – de CNN à El Mundo. Dont celle de l’adolescent suspendu au-dessus du feu.

Les deux soldats en question, rapidement connus sous le surnom de « paras de la honte », ont ainsi été jugés par le Conseil de guerre de l’armée belge. Mais ils ont finalement été acquittés, au motif que leur victime n’avait pas subi de brûlures graves. La photo, elle, circule depuis de nombreuses années sur le web : on en trouve trace dès 2008. L’année suivante, cette séance de torture était déjà sortie de son contexte et attribuée à des soldats italiens.
20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre la désinformation. Grâce à ce dispositif, les utilisateurs du réseau social peuvent signaler une information qui leur paraît fausse.
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Barkhane/Mali : Le ministère des Armées confirme la mort du chef jihadiste Amadoun Kouffa

Barkhane/Mali : Le ministère des Armées confirme la mort du chef jihadiste Amadoun Kouffa | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Dans la nuit du 22 au 23 novembre, la force française Barkhane a lancé un audacieux raid contre le Front de libération du Macina [ou Katiba Macina], à l’origine de plusieurs attaques dans la région de Mopti depuis son apparition dans la mouvance jihadiste malienne en 2015. Dans un communiqué publié à l’issue, l’État-major des armées a ensuite indiqué que cette opération avait permis de mettre hors de combat une « trentaine » de jihadistes, dont « probablement » leur chef, Hamadoun Kouffa.

Prédicateur ayant un certain charisme, ce dernier cherchait à rallier les Peuls à la cause jihadiste. A priori très prudent dans ses déplacements et apparitions (l’hebdomadaire Jeune Afrique l’avait qualifié « d’insaisissable« ), Hamadoun Kouffa avait encore récemment appelé au jihad dans une vidéo dans laquelle il était apparu aux côtés des principaux chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn, affilié à al-Qaïda], dont Iyad ag Ghali et de l’Algérien Jamel Okacha [alias Yahia Aboul Hammam], « l’émir » d’al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI] au Sahara.

Après le raid de Barkhane, le GSIM a démenti la mort de Kouffa. Et la rumeur dit qu’il n’aurait pas été présent lors du raid français. Quand à l’état-major malien, il a indiqué que le chef jihadiste avait réussi à s’enfuir mais qu’il était ensuite décédé des suites de ses blessures.

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’EMA en a dit davantage. D’abord, ce raid est « un succès conjoint » car il est « le fruit coopération permanente » avec les Forces armées maliennes [FAMa], notamment dans le « domaine du renseignement. »

Ensuite, poursuit l’EMA, une « opération comme celle-ci est le point culminant de plusieurs mois de travail et notamment d’échanges avec les partenaires maliens ». Pour rappel, ce raid, qui a mobilisé de nombreux moyens, a commencé par des frappes aériennes de « sidération », suivies par des « assauts héliportés et par l’engagement au sol des militaires français ».

L’erreur de Kouffa, qui a été exploitée par la force Barkhane, aura été d’avoir voulu profiter de la fête musulmane relative à la naissance de Mahomet [la « Mawlid » pu » Maouloud », ndlr] pour réunir ses cadres et planifier les prochaines opérations de son groupe.

« Il y a eu pas mal de mouvements dans la journée du 23 novembre, certainement pour des préparatifs, du repérage et de la sécurisation. Ce genre de réunion a généralement lieu la nuit tard, dans des endroits stratégiques où ils sont sûrs de pouvoir se réunir dans une totale discrétion, quand tout est calme, pour avoir la capacité d’entendre tous les bruits », a expliqué un officier malien à l’hebdomadaire Le Point.

Quoi qu’il en soit, l’État-major des armées n’utilise plus le conditionnel pour évoquer la mort d’Hamadoun Kouffa. Le raid du 23 novembre « a permis de mettre hors de combat plus d’une trentaine de terroristes, parmi lesquels figurent le chef de la katiba Massina, Hamadoun Kouffa, et ses principaux cadres », écrit-il en effet. Sans doute que les tests ADN ont parlé…

Cela étant, la ministre des Armées, Florence Parly, avait été aussi affirmative lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le 28 novembre. Toutefois, elle s’était gardée de prononcer le nom du chef de la katiba Macina.

« Les forces Barkhane engagées au Sahel ont remporté un succès majeur contre un groupe terroriste dangereux, la katiba Macina. Le bilan est de 35 terroristes neutralisés – et, parmi eux, leur chef », avait en effet déclaré Mme Parly. Et d’ajouter : « Ce succès intervient après deux autres opérations qui l’avaient précédé, quelques jours auparavant. Grâce à lui, nous désorganisons les réseaux terroristes, en nous attaquant au sommet de la pyramide, ce qui est la meilleure façon d’affaiblir les bases du terrorisme, et nous marquons des points. »
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BARKHANE : Une opération chirurgicale conjointe à Gao

BARKHANE : Une opération chirurgicale conjointe à Gao | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le lundi 19 novembre 2018, alors qu’un militaire malien faisait son entrée au bloc opératoire de l’hôpital militaire de campagne de niveau 2 de Gao pour une chirurgie traumatologique du membre inférieur, deux chirurgiens l’attendaient. L’un était Malien, l’autre était Français. Depuis le début de l’opération en 2013, Barkhane agit en effet en coopération étroite avec les forces armées maliennes notamment dans le domaine sanitaire. Le déploiement de trois structures médicales de type ROLE 2 et de 31 équipes médicales permet au service de santé des armées (SSA) d’assurer le soutien médical de la force Barkhane et la prise en charge de blessés des forces partenaires quand celles-ci en font la demande. A Gao, les équipes du SSA se chargent également de développer les compétences des équipes médicales des forces armées maliennes.

Cette opération conjointe est le résultat d’échanges initiés au début de l’année 2018. Depuis, un véritable dialogue s’est institué entre les deux spécialistes, unis par leur solide formation et leur expérience du terrain. « Nous avons dépassé le stade des exercices et nous sommes en mesure d’agir concrètement en toute sérénité » confie le médecin français.

Après quelques dizaines de minutes d’opération, le patient a été transféré à l’hôpital militaire de campagne de niveau 1 de la Force Barkhane. Actuellement les forces armées maliennes dispose d’une structure du même type sur leur camp à Gao, un projet de construction de type ROLE 2 (réanimation et traitement de stabilisation) est en cours et permettra probablement au chirurgien malien d’y effectuer de prochaines interventions chirurgicales.

Dans la perspective de la prise en compte autonome de la lutte contre le terrorisme par les armées des pays partenaires, la Force Barkhane met tout en œuvre pour soutenir et accompagner les forces partenaires dans leur montée en puissance.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.
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Mali : Un raid français a mis hors de combat une trentaine de jihadistes, dont probablement un chef important

Mali : Un raid français a mis hors de combat une trentaine de jihadistes, dont probablement un chef important | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Dans la nuit du 11 au 12 novembre, dans la région du Gourma, au Mali, la force Barkhane a visé la katiba du Gourma [ou katiba 3-Alpha], qui fait partie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn], affilié à al-Qaïda. Le bilan a été d’au moins 7 jihadistes neutralisés, dont probablement leur chef, Almansour Ag Alkassam.

Un peu plus d’une semaine plus tard, la force Barkhane a de nouveau porté un coup sévère à au GSIM en menant une « action d’ampleur, complexe et audacieuse » dans la région de Mopti.

Ainsi, l’État-major des armées [EMA] a annoncé, ce 23 novembre, que la force Barkhane venait de mettre hors de combat une trentaine de jihadistes, dont très probablement le chef de la katiba « Massina », à savoir Hamadoun Kouffa, l’un des principaux adjoint de Iyad ag Ghali, qui dirige le GSIM.

Dans un premier temps, explique l’EMA, des « frappes aériennes ont permis de réaliser un effet de sidération sur l’objectif, puis d’exploiter cette action par des assauts héliportés et par l’engagement au sol des militaires français. »

Ce raid a mobilisé des Mirage 2000, des hélicoptères d’attaque (Gazelle et Tigre) et de manoeuvre, ainsi que des drones MQ-9 Reaper et un avion ravitailleur C-135.

Dans l’un des rares communiqués qu’il a publiés depuis son entrée en fonction, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, a souligné « la préparation minutieuse et la parfaite coordination de l’ensemble des forces françaises déployées au Sahel qui ont permis la réussite de cette opération. »

Pour la ministre des Armées, Florence Parly, ce raid porte « un coup sérieux à une organisation terroriste particulièrement brutale », qui « a visé répétitivement les civils et les symboles de l’autorité de l’État malien. » Et d’ajouter : « L’affaiblissement des groupes terroristes est essentiel pour envisager le retour des services publics, l’accès à l’éducation, la normalisation graduelle de la vie quotidienne. L’action militaire n’est efficace que si elle est suivie d’une politique de développement. C’est ainsi que Barkhane conçoit sa mission. »

Ces derniers mois, la force Barkhane avait notamment focalisé son attention sur l’État islamique au Grand Sahara [EIGS], alors très actif dans la région de Ménaka. En août, elle avait ainsi éliminé Mohamed Ag Almouner, impliqué dans une embuscade ayant coûté la vie à quatre commandos américains à Tongo Tongo, au Niger, en octobre 2017.

Pour autant, cette opération menée dans le secteur de Mopti montre que la force Barkhane maintient, dans le même temps, la pression sur le GSIM et son chef. En février, les militaires français avaient conduit un raid, tout aussi audacieux que celui du 23 novembre, entre Boughessa et Tin-Zaouatène, près de la frontière avec l’Algérie. « Vingt-trois terroristes, dont des chefs d’Ansar Dine ainsi que d’Al Mourabitoune, connus pour leurs exactions à l’encontre de la population malienne, ont été tués ou capturés dans cette opération », avait, à l’époque, précisé le CEMA.

Pour rappel, le GSIM est une alliance de plusieurs organisations jihadistes, dont Ansar Dine, la katiba Macina, al-Mourabitoune et des katiba d’al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI].
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Mali : un rapport documente les crimes de guerre et l’impunité à l’œuvre dans le centre du pays

Mali : un rapport documente les crimes de guerre et l’impunité à l’œuvre dans le centre du pays | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
20 novembre 2018 à 13h50 | Par Aïssatou Diallo
Mis à jour le 20 novembre 2018 à 14h05

Dans un rapport publié jeudi 20 novembre, la FIDH et l’AMDH dénoncent des violations des droits humains contre les populations dans le centre du Mali, pouvant être qualifiées de crimes de guerre. Ces régions en proie à des attaques jihadistes font également les frais de la lutte anti-terroriste dans un contexte de tensions intercommunautaires notamment pour l’accès aux ressources du fleuve Niger.

Le 8 novembre dernier, une vidéo du prédicateur et chef de la katiba Ansar Eddine Macina Amadou Diallo, dit Koufa, est mise en ligne. Il est aux côté de deux autres leaders du Groupe de soutien à l’islam et au musulmans (GSIM) : Iyad ag Ghali et Djamel Okacha dit Yahya Abou al-Hammam. Dans un message en langue peule ponctué de versés coraniques, Koufa appelle « les peuls de tous horizons au jihad ».

Depuis 2015, le centre du Mali, zone contrôlée par le chef jihadiste peul et ses hommes, surnommés « les hommes de la brousse », est touchée par la fièvre jihadiste. Si son influence prospère, c’est qu’il est en terrain fertile.

Le delta du Niger est le théâtre d’affrontements entre agriculteurs (majoritairement dogons et bambaras) et éleveurs (surtout peuls) notamment pour l’accès aux ressources naturelles, dans un contexte rendu d’autant plus tendu par les conséquences du changement climatique.

En prenant la défense des « pauvres » dans ses prêches et en tenant un discours « égalitariste », Koufa s’est façonné une image de justicier, en opposition à l’État souvent perçu comme prédateur, mais aussi de libérateur face à la mainmise des familles nobles. Il se pose également en défenseur des peuls, victimes selon lui des attaques des milices d’auto-défense des autres ethnies et de l’armée ainsi que de ses alliés français dans la lutte contre le terrorisme.

>>> A LIRE – Infographie : les organisations jihadistes gagnent du terrain au Mali

« Le centre qui concentre 40% des attaques dans tout le pays est devenu la zone la plus dangereuse du Mali », pointent la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH) dans un rapport publié le 20 novembre.

À travers des interviews de victimes, de témoins, d’anciens djihadistes, de responsables communautaires ou associatifs, d’autorités locales, ces organisations ont mené entre mai et juillet 2018 des recherches sur « les graves violations des droits humains et leurs auteurs présumés ainsi que sur les ressorts du conflit en cours au centre du Mali », en se focalisant sur les régions de Mopti et de Ségou. Elles dépeignent des populations prises au piège entre les groupes jihadistes, les milices d’auto-défense et l’armée.

Les violences dans le centre ont causé « 500 victimes civiles entre janvier et août 2018 ». Ces deux dernières années, 1 200 civils y ont été tués, une cinquantaine de villages brûlés, poussant au moins 30 000 personnes à fuir la région.

C’est également l’une des régions où l’on a le moins voté au cours de la présidentielle qui a reconduit Ibrahim Boubacar Keïta au pouvoir. À cause de l’insécurité, plusieurs bureau de vote n’ont pas pu ouvrir.
Des exactions de part et d’autre

Selon le rapport, les jihadistes sont les premiers responsables de la terreur et de l’instabilité dans la zone. Sous l’impulsion d’Amadou Koufa, la Katiba Macina a ciblé militaires, représentants de l’État, chefs traditionnels et religieux, et toute personne opposée à sa vision rigoriste de l’Islam.

Plusieurs dizaines de villages du Centre Mali vivent désormais sous son joug, caractérisé par « l’imposition de règles de vie totalitaires, des exactions graves et répétées (les enlèvements, la torture, les assassinats, les violences sexuelles) et la fermeture des écoles publiques ».

Selon l’ONU, 750 écoles étaient fermées en mai 2018 dans les régions de Kidal, Gao, Menaka, Tombouctou, Motpi et Ségou, et près de 225 000 enfants étaient privés de cours « en raison de l’insécurité ».

En mars 2018, près d’une école sur trois (264 sur 682) était fermée dans l’académie de Mopti, selon les chiffres de l’administration malienne. Aujourd’hui, le centre du pays concentre 65 % des écoles fermées du pays.

La passivité de l’État face aux exactions commises par plusieurs milices, notamment Donzos, questionne

La prolifération des milices d’auto-défense, essentiellement constituées sur des bases ethniques, pour pallier à l’absence de l’État depuis 2012 a également contribué à la détérioration de la situation sécuritaire. Qu’elles soient Peules, Bambaras, ou Dogons, elles ont contribué à l’infernal cycle d’attaques et de représailles. « La passivité de l’État face aux exactions commises par plusieurs milices, notamment donzos, questionne sur les soutiens politiques dont certaines bénéficient », souligne le rapport.

Si les liens entre gouvernement et milices dogons restent à démontrer, il est en revanche plausible que les donzos aient été dans un premier temps utilisés par les forces armées maliennes (FAMA), comme « éclaireurs ou informateurs, avant de participer plus activement aux combats – avec ou sans l’aval de l’état-major militaire ». Selon les enquêteurs, de nombreux témoins disent avoir vu des donzos mener des opérations militaires aux côtés des FAMA.

Le rapport fait également ressortir les abus de certaines opérations antiterroristes qui constituent un obstacle au retour de l’État. Au cours de l’opération « Dambé » lancée en février 2018 dans le cadre du « Plan de sécurisation intégré » des régions du Centre, près d’une centaine de personnes auraient été exécutées sommairement et de façon extra-judiciaire.

La FIDH et l’AMDH détaillent six opérations au cours desquelles « des unités des FAMA ont arrêté et exécuté 67 individus présentés comme des « terroristes » et ont fait disparaître leurs corps dans des fosses communes ». La majorité des victimes sont des civils Peuls assimilés aux djihadistes.

« Certaines opérations anti-terroristes des FAMA ont été de véritables expéditions punitives répondant au même mode opératoire : arrestations sur la base de liste de noms, exécutions sommaires, enfouissement des corps dans des fosses communes. Ces crimes n’ayant donné lieu à aucune condamnation risquent de se poursuivre, alors qu’ils sont commis contre des civils désarmés, qu’ils soient ou non des soutiens des djihadistes », estime Maître Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.
Crimes de guerre

En juin 2018, le ministère de la Défense et des anciens Combattants a reconnu l’existence de « fosses communes impliquant certains personnels FAMA dans des violations graves ayant occasionné mort d’hommes à Nantaka et Kobaka, dans la région de Mopti ». Les dépouilles de 25 personnes avaient été découvertes la veille par des riverains après une opération de l’armée malienne.
Ce communiqué était la première reconnaissance officielle d’une implication de FAMA dans des actes de violences contre des populations civiles dans la région. Le ministre de la Défense, Tiéna Coulibaly, avait alors « instruit au Procureur militaire d’ouvrir une enquête judiciaire » et « réitéré sa détermination et sa ferme volonté de lutter contre l’impunité, et engagé les FAMA au strict respect des conventions des droits de l’homme et du Droit international humanitaire dans la conduite des opérations ».

L’escalade des violences au centre du Mali est en passe de devenir hors contrôle et ne se résoudra pas à coup d’opérations militaires spectaculaires

La FIDH et l’AMDH évoquent cependant des crimes pour lesquels les responsables ne sont presque jamais punis. Le rapport documente ainsi plusieurs crimes commis par des éléments des forces présentes dans les régions de Ségou et de Mopti : groupe jihadiste de Koufa, milices communautaires et Forces armées maliennes, agissant notamment dans le cadre du G5 Sahel.

« Mais compte tenu de leur nature, de leur gravité et de leur ampleur depuis maintenant plus de trois ans », la FIDH et l’AMDH estiment qu’ils peuvent constituer « des crimes de droit international et notamment des crimes de guerre ». Ces derniers constituent des violations graves du droit international humanitaire commises à l’encontre de civils ou de combattants à l’occasion d’un conflit armé, qui entraînent la responsabilité pénale de leurs auteurs.

Les organisations appellent une réponse forte de la part des autorités politiques et judiciaires maliennes. « Tant pour répondre à l’obligation de l’État malien de juger des crimes de droit international que pour mettre un terme aux violences dans le centre du pays. »

Pour Maître Moctar Mariko, président de l’AMDH, « L’escalade des violences au centre du Mali est en passe de devenir hors contrôle et ne se résoudra pas à coup d’opérations militaires spectaculaires. Sans retour d’un État fort et juste, qui entreprendra de rétablir le lien entre toutes les communautés, la terreur jihadiste et les affrontements entre communautés continueront de prospérer ».
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Mali : le Canada ne prolongera pas sa mission de paix

Mali : le Canada ne prolongera pas sa mission de paix | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le Canada ne prolongera pas sa mission de paix au Mali a indiqué samedi le ministre canadien de la Défense en marge du Forum sur la sécurité internationale à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Interrogé par un journaliste de CBC, la radio anglophone publique d’État, sur la possible prolongation de la mission de paix du Canada au Mali, le ministre Harjit Sajjan a répondu que « les discussions » qu’il avait eues « avec d’autres membres de la sécurité des Nations unies n’avaient pas conduit à cela ».

« Chaque année, une nation prend ses responsabilités en déployant un contingent. Nous l’avons fait », a ajouté M. Sajjan. « Les Nations unies travaillent avec d’autres nations pour nous remplacer ».

La mission malienne du Canada s’achèvera en juillet, comme prévu initialement. Elle a débuté le 1er juillet 2018 dans le nord du Mali, à Goa, en remplacement de l’armée allemande.
250 soldats et huit hélicoptères

A l’heure actuelle, un contingent de 250 soldats canadiens et huit hélicoptères sont déployés dans le pays d’Afrique de l’Ouest pour effectuer notamment des évacuations médicales de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Cette mission de paix des forces armées canadiennes est la première depuis celle qui avait avorté au moment du génocide au Rwanda en 1994.

Le retour des Casques bleus en Afrique répond également à un engagement de campagne du Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui s’était fait élire en octobre 2015, avec la promesse, entre autres, de réengager le Canada dans les missions de paix des Nations unies.

Ottawa souhaite aussi obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU en 2021.
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Paris très inquiet de l'état de santé de Sophie Pétronin, retenue en otage au Mali

Paris très inquiet de l'état de santé de Sophie Pétronin, retenue en otage au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
La France a fait part, mercredi 14 novembre, de sa "profonde préoccupation" après la diffusion d'une vidéo des ravisseurs de la Française Sophie Pétronin, détenue au Mali depuis près de deux ans, qui laisse supposer une dégradation de son état de santé. "C'est avec une profonde préoccupation que nous avons pris connaissance du communiqué publié le 11 novembre par les ravisseurs de Mme Sophie Pétronin, enlevée au Mali le 24 décembre 2016", a relevé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll.

Cette dernière s'exprimait après la diffusion d'une nouvelle vidéo, où l'otage n'apparaissait pas, mais dans laquelle ses ravisseurs évoquaient la dégradation de son état de santé. "Nous prenons au sérieux leur affirmation que l'état de santé de notre compatriote s'est récemment dégradé et exprimons notre inquiétude à ce sujet", a ajouté Agnès von der Mühll.
Son fils craint pour sa vie

Cette nouvelle vidéo faisait suite à de précédentes images, reçues mi-juin, où l'otage de 73 ans apparaissait très fatiguée et le visage émacié, et en appelait au président Emmanuel Macron. Les autorités françaises "insistent sur la nécessité d'une libération immédiate pour des raisons évidentes d'humanité" et "continuent d'agir avec détermination et engagement pour la retrouver au plus vite", a-t-elle souligné.

Le fils de l'otage, Sébastien Chadaud-Pétronin, a dit craindre pour sa vie, Sophie Pétronin n'apparaissant pas dans la nouvelle vidéo. "C'est uniquement un message des gens qui la détiennent, on la voit en photo, elle est sur fond d'écran, et elle est alitée", a-t-il précisé. Son mari, qui s'est confié à France 3, se dit anéanti.

La septuagénaire qui, au moment de son enlèvement à Gao (nord Mali), dirigeait une association d'aide aux orphelins, affirmait, dans la vidéo reçue mi-juin, redouter de devenir une otage sacrifiée après avoir été une otage oubliée.
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La dépouille de Gilbert Rodrigues, ancien otage français au Mali, inhumée demain à Chirac

La dépouille de Gilbert Rodrigues, ancien otage français au Mali, inhumée demain à Chirac | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Gilbert Rodrigues-Leal avait disparu au Sahel en 2014 après avoir été capturé par des djihadistes. Ce Franco-Portugais alors âgé de 61 ans avait quitté la Mauritanie dans son camping-car pour entrer en territoire malien.

Le 22 avril 2014, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) avait annoncé le décès de l'otage lozérien Gilbert Rodrigues Leal. C'est ce même Mujao qui avait revendiqué l'enlèvement de Gilbert Rodrigues Leal le mardi 20 novembre 2012.

petition-img-10173.jpgLa dernière apparition de Gilbert Rodrigues Leal date du 25 novembre 2012, jour où l'agence mauritanienne Alakhbar avait relayé une vidéo publiée sur internet annonçant que l’otage français était en bonne santé : "Le 25 novembre 2012. Je m'appelle Rodrigues Leal Gilbert. J'ai été enlevé à Diema entre Nioro et Bamako par le Mujao" y déclarait l'otage encadré par des hommes armés.

"Je ne suis pas fautif dans cet enlèvement. Je place ma confiance dans mon gouvernement qui saura traiter rapidement ma situation et trouver une issue favorable. Pour ma famille, ne vous faites pas de souci. Je suis bien traité. Je vous embrasse et je vous aime tous", poursuivait-il.

Dix-mois de tractations n'avait pas abouti; une rumeur sur sa mort avait même couru fin 2013.

Depuis 2014, aucune information n'avait été confirmée sur l'endroit où son corps avait été enterré. Visiblement, sa dépouille a été découverte, identifiée et rapatriée en métropole pour y être inhumé mardi 13 novembre. Les causes de sa mort pourraient donc être connues.
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Au Mali, trois importants chefs djihadistes appellent à « poursuivre le djihad »

Au Mali, trois importants chefs djihadistes appellent à « poursuivre le djihad » | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Dans une vidéo, Iyad Ag Ghali, Djamel Okacha et Amadou Koufa s’adressent en particulier aux Peuls d’Afrique de l’Ouest.
Trois importants chefs djihadistes au Mali, l’ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghali, l’Algérien Djamel Okacha et le prédicateur radical peul Amadou Koufa apparaissent dans une vidéo diffusée jeudi soir 8 novembre, appelant à « poursuivre le djihad ». Leur message est adressé en particulier aux Peuls d’Afrique de l’Ouest.

Portant un turban noir sur la tête, Amadou Koufa, dont le groupe est apparu il y a trois ans dans le centre du Mali, est le seul à s’exprimer, en langue peule. Il est entouré du Touareg Iyad Ag Ghali, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), et de Djamel Okacha, dit Yahia Aboul Hammam, dirigeant d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

Amadou Koufa, qui dit parler « au nom d’Ag Ghali », invite les musulmans en général à « faire le djihad », avant de s’adresser en particulier aux membres de l’ethnie peule. « Mes frères peuls, où que vous soyez, souvenez-vous de ces mots : venez soutenir votre religion, car l’islam et les musulmans sont combattus, dévastés et brûlés », selon ses propos sous-titrés en anglais dans la vidéo. « J’en appelle aux Peuls où qu’ils se trouvent : au Sénégal, au Mali, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Nigeria, au Ghana et au Cameroun », poursuit-il, fustigeant en particulier la France.
Particulièrement recherchés

Traditionnellement, Djamel Okacha mène des opérations militaires dans la région de Tombouctou (nord-ouest), Iyad Ag Ghali dans la région de Kidal (nord-est), à la frontière entre le Mali et l’Algérie, tandis qu’Amadou Koufa est censé diriger ses troupes dans le centre du Mali. Les trois hommes, bien que particulièrement recherchés, réussissent un tour de force en apparaissant côte à côte et en affichant leur unité et leur détermination, démontrant leur connaissance du terrain et leur mobilité malgré la présence d’un important dispositif sécuritaire déployé par les autorités maliennes et par les forces internationales présentes depuis des années au Mali.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touarègue, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Cependant, les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.
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BARKHANE : Le chef d’état-major du commandement des opérations interarmées canadien en visite au ROLE 2 de Gao

BARKHANE : Le chef d’état-major du commandement des opérations interarmées canadien en visite au ROLE 2 de Gao | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Jeudi 18 septembre, le contre-amiral Brian Santarpia, chef d’état-major du commandement des opérations interarmées canadien est arrivé sur la base de Gao (Mali). L’antenne médico-chirurgicale (« ROLE 2 ») de la force Barkhane a été le point d’orgue de cette visite. Il tenait à s’y rendre car un contingent canadien est déployé dans le cadre de la MINUSMA, à Gao.

Après un bref exposé des missions du ROLE 2, le médecin-chef Pierre-Emmanuel a invité le contre-amiral Santarpia à découvrir le bloc opératoire et le scanner de dernière génération. Cette unité est en mesure d’opérer et de stabiliser un patient pendant 3 jours avant son évacuation vers les hôpitaux militaires parisiens. Comme le précise le médecin-chef : « Notre but ici est de faire des opérations qui durent entre 1 heure et 2 heures, de stabiliser le malade et dès que nous sommes en mesure de l’évacuer vers la France nous le faisons via grâce à un aéronef équipé que l’on nomme le « CASA nurse » jusqu’à Niamey où un Falcon médicalisé prend le relai ». Au fil de la visite le contre-amiral canadien a fait part de sa confiance : « c’est très impressionnant de voir un tel niveau de soin médical. Ce ROLE 2 est essentiel pour nous. Nous allons faire une mission pendant un an ici et si nous avons des blessés graves j’espère que c’est ici qu’ils seront évacués ».
À l’issue de cette visite, le contre-amiral Santarpia a remercié le colonel représentant le Commandant de la force Barkhane à Gao pour son accueil, en ajoutant : « si les soldats français ont besoin de soutien, nous serons toujours là ». Il a ensuite poursuivi sa visite au camp Castor, de la MINUSMA, qui jouxte la base française de Gao. Le détachement canadien y sera stationné pendant un an.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.
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Une erreur humaine dans l'accident du Tigre allemand

Une erreur humaine dans l'accident du Tigre allemand | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
C'est une erreur humaine qui serait à l'origine de l'accident de Tigre allemand qui avait coûté la vie aux deux personnels de la Bundeswehr en juillet 2017 au nord de Gao, au Mali. Selon les éléments du rapport qui a été transmis par le bureau d'enquête et d'analyse du ministère allemand de la Défense (General Flugsicherheit) au Bundestag, ni une défaillance technique, ni le matériel n'ont été mis en cause dans l'enquête sur les circonstances de l'accident.

Le rapport final du ministère allemand de la Défense indique comme « cause directe » de l'accident une erreur de calibrage des commandes du rotor lors d'une opération de maintenance, effectuée par des personnels du constructeur, Airbus Helicopters. Celui-ci a émis une ...
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Décès du brigadier-chef Karim EL ARABI

Décès du brigadier-chef Karim EL ARABI | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le 9 décembre, vers 00h45 heure de Paris, dans le cadre de l’opération BARKHANE, le brigadier-chef Karim El Arabi a été victime d’un accident de la route dans la région d’Aguelal au Niger. Il a été évacué en hélicoptère vers l’antenne médico-chirurgicale américaine d’Agadez où il est décédé à 3h43 heure de Paris.

Il était projeté au Mali depuis le 28 septembre comme équipier d’appui au recueil de l’information au sein du groupement de recherche multi capteurs (GRM).

Le brigadier-chef Karim EL ARABI est titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafes « Sahel », de la médaille de la défense nationale échelon argent, agrafe arme blindé cavalerie et mission d’opérations extérieures et de la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe « Sentinelle ».

Agé de 29 ans, célibataire, le brigadier-chef Karim EL ARABI est décédé en opération extérieure.

L’armée de Terre témoigne ses sincères condoléances à sa famille et ses proches.
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Des systèmes C-sUAS pour la MINUSMA

Des systèmes C-sUAS pour la MINUSMA | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le contingent allemand déployé au Mali devrait prochainement être doté de nouveaux moyens de lutte anti-drone. La Bundeswehr projette en effet l’achat de cinq systèmes C-sUAS (Counter-Small Unmanned Aerial System) fixes et de 30 fusils anti-drone destinés à protéger les troupes de la MINUSMA, révèlent deux annonces publiées le 1er décembre sur la plateforme européenne de marchés publics Ted.

Ces deux programmes d’achat, dont les budgets respectifs n’ont pas été dévoilés, visent à « améliorer la sécurité des troupes en les alertant et en contrant la menace à un stade précoce », précise la Bundeswehr. Ces deux systèmes appeler à lutter contre une seule et même menace: les drones de classe 1. Autrement dit, les micro, mini ou « petits » drones d’un poids maximal de 25kg. Hormis la date de remise des offres, fixée au 3 janvier, l’Allemagne n’a pour l’instant pas détaillé de calendrier précis concernant les essais et un déploiement futur dans la BSS. De fait, les deux systèmes sélectionnés devront être testés puis qualifiés, deux étapes essentielles menées au Centre technique de la Bundeswehr pour les armes et les munitions de Meppen (WTD 91), en Basse-Saxe.



C’est seulement après la réussite de cette phase préliminaire que Berlin actera l’achat des lots principaux ainsi que la signature d’un contrat de soutien pour une durée de un an. L’option retenue est celle d’une solution intégrée associant tant les capteurs actifs et passifs complémentaires, que des effecteurs portatifs, à savoir les fameux fusils anti-drone. Le système radar devra notamment assurer la détection et le suivi simultané « à une distance suffisante » de plusieurs cibles présentant une SER de 0,01m2. Il devra également être en mesure de discriminer les échos radar du bruit de fond ambiant, pour ensuite permettre une classification pertinente des différentes menaces. L’ensemble des données est automatiquement transmis aux opérateurs des fusils anti-drone, employés soit en coordination avec la suite de capteurs, soit de manière autonome. Enfin, l’effecteur portable « devra bloquer/brouiller de manière efficace et permanente » le drone dans un rayon et une gamme d’interférences déterminés en fonction de la menace. Cette arme pèsera un maximum de 10 kg et devra démontrer une autonomie de 10h en veille et de 1h en opération.
Étant donné l’environnement opérationnel extrêmement exigeant de la MINUSMA, les deux systèmes devront justifier les plus hauts degrés de robustesse et d’ergonomie. Outre une logique résistance à la poussière et au rayonnement solaire, l’ensemble des systèmes doivent pouvoir rester opérationnels 24/7 et ne nécessiter qu’un soutien logistique minimal. Enfin, le tout doit être aisément transportable par air, terre ou mer. Une fois acquises, ces nouvelles ressources complèteront le dispositif actuellement installé par la Bundeswehr, composé entre autres du système MANTIS et d’une tour de guet de 30 m équipée de capteurs et d’aérostats. Bien qu’étant parfaitement adapté à la lutte anti-aérienne, MANTIS, opérationnel depuis fin janvier, avait été déployé sans ses canons automatiques Oerlikon de 35 mm.

Inutile de dire que la classe de drones visée n’a pas été choisie au hasard. Peu chers et faciles à manier et à modifier, ces petits UAS ont rapidement été détournés de leur usage originel par les groupes terroristes pour devenir une « arme du pauvre » contre laquelle il n’existe pas encore de parade parfaite. Leur usage à des fins offensives est attesté dès 2012 par al-Qaida, puis s’est généralisé sur le front irako-syrien à partir de 2014, notamment durant le siège de Kobané par l’organisation État islamique. Cette tactique aura sans doute atteint son paroxysme en janvier 2018, lors de l’attaque coordonnée de 13 drones ayant visé les installations russes de Tartous et de Hmeimim. Une première du genre, qui n’a fait qu’exacerber le retard des armées européennes en matière de lutte contre ce type de vecteur. Un scénario inédit qui n’a, à présent, jamais été réédité par les groupes terroristes actifs dans la zone sahélo-saharienne. Jusqu’à la semaine passée et l’annonce par le président du Nigéria d’une utilisation des drones par le groupe Boko Haram. De là à ce que cette menace se répande dans toute la région, il n’y a qu’un pas que les groupes djihadistes chercheront à franchir.



Loin d’être un cas isolé, l’Allemagne rejoint une initiative menée dans d’autres armées d’Europe. Outre le Royaume-Uni et sa récente commande de systèmes DroneGuard auprès de l’israélien IAI, la France avait, elle, fait publicité de l’action de certains opérateurs EDSA au sein de Chammal, sur la BAP française en Jordanie. A contrario, les capacités françaises de lutte anti-drone sont jusqu’à présent restées très discrètes (voire inexistantes ?) sur Barkhane et l’ensemble de la BSS.
L’heure est donc à l’urgence car l’Allemagne reste l’un des principaux contributaires de la MINUSMA, avec près de 900 soldats présents à Camp Castor (Gao) jusqu’au 31 mai 2019. Présentée comme « l’opération la plus dangereuse de la Bundeswehr » par certains médias allemands, cette mission aura subi plus de soixante attentats depuis sa création en 2013, occasionnant la mort de plus d’une centaine de Casques bleus, malgré la signature d’un accord de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés il y a plus de trois ans. La situation sécuritaire du Mali, et tout particulièrement dans la région de Gap, ne devrait pas s’améliorer à moyen terme. Ainsi, les élections gouvernementales maliennes, en mai prochain, devraient à leur tour apporter leur lot de tensions, alors que certains contributeurs rechignent à maintenir des troupes sur place. Le Canada, par exemple, a annoncé en novembre le retrait des 280 militaires et de la dizaine d’hélicoptères déployés depuis mi-juin. Ils seront remplacés en juillet 2019 par un contingent roumain.
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La force Barkhane mène une vaste opération antiterroriste

La force Barkhane mène une vaste opération antiterroriste | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
On en sait enfin un peu plus sur l’opération rapidement relayée la semaine dernière par les grands médias généralistes français. Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 novembre 2018 des avions et hélicoptères de l’ALAT et de l’Armée de l’Air ont appuyé une opération tactique des forces spéciales visant à la neutralisation d’un groupe terroriste djihadiste dans la région de Mopti au Mali. Ce raid conjoint a permis la mise hors de combat d’une trentaine de combattants ennemis. Une opération qui a nécessité l’engagement massif de la force Barkhane.

Les services de renseignement français mais également ceux des pays du G5 Sahel avaient clairement identifié le chef terroriste Hamadou Kouffa comme une cible prioritaire pour les femmes et les hommes de la force Barkhane. Une fois sa base logistique localisée, grâce notamment à un drone Reaper de l’Armée de l’Air, il s’agissait cette fois de préparer l’attaque.

À bord d’hélicoptères de manœuvres Caïman et Cougar de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre les troupes françaises ont été déposé au plus près du quartier général de la katiba Macina, le groupe terroriste dont Kouffa était le commandant en chef. Auparavant des chasseurs-bombardiers Mirage 2000D et des hélicoptères d’attaque Tigre, accompagnés de Gazelle de reconnaissance ont ouvert le feu pour créer une diversion, le temps que les commandos français investissent la zone et identifie clairement les cibles à neutraliser : Hamadou Kouffa et ses lieutenants.
Au total une grosse trentaine de djihadistes ont été tué dans cette opération.

Que l’on ne se méprenne pas, ce type d’opération antiterroriste est long à mettre sur pied. Il faut recouper les renseignements et obtenir toutes les autorisations politiques et diplomatiques. C’est donc l’aboutissement de plusieurs mois de travail.
Il est à signaler qu’au moins un avion ravitailleur C-135FR a été engagé dans le soutien à ce raid aérien.

Pour mémoire le groupe djihadiste ciblée ici par les aéronefs et personnels de la force Barkhane est un des plus dangereux de la région. Il a à son active l’attentat contre l’hôtel Radisson Blu à Bamako où 22 innocents avaient trouvé la mort mais également le massacre de Nampala dans lequel 17 civils de la peuplade Peule avaient été lâchement assassiné.
C’est donc véritablement un coup d’arrêt au terrorisme djihadiste que les militaires français ont porté cette nuit là.
Aucun militaire français ne semble avoir été blessé.

Photo © Armée de l’Air
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BARKHANE : Patrouille sur le Niger

BARKHANE : Patrouille sur le Niger | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Amorcées lors du dernier mandat par le 17e régiment du génie parachutiste, les patrouilles fluviales sur le Niger, qui traversent le pays d’ouest en est, sont un complément indispensable des patrouilles terrestres que mènent les soldats de la Force au quotidien sur la région de Gao et permettent de contrôler ainsi un axe de communication majeur.

Il est tout juste 05h00 du matin quand le convoi des hommes de la Force Barkhane prend la direction du fleuve Niger. Une mission conjointe entre les sapeurs du 3e régiment du génie (Charleville-Mézières) et les fantassins du 1er régiment d’infanterie (Sarrebourg). À la manœuvre terrestre, le capitaine Jean-Patrick du 1er régiment d’infanterie : « pendant toute la navigation le chef d’embarcation est le patron de sa barge, s’il y a le moindre problème de sécurité il peut à tout moment arrêter la manœuvre. Dès que l’on débarque, l’infanterie reprend la main.». Des ordres qui conduiront toute cette matinée les hommes à enchainer les embarquements et les débarquements.

Pour le capitaine Jean-Patrick, « on peut dire que cette opération est une réussite, personne ne s’attendait ce matin à nous voir patrouiller sur le fleuve. Comme vous pouvez le voir cette opération a un double impact, le premier est de dire aux terroristes que nous sommes partout et qu’il n’y a aucune zone de non-droit, et le deuxième est de rassurer les gens, leur dire que nous sommes là pour eux, ça c’est très important ».

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.
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Le Mali confirme la mort du chef djihadiste Amadou Koufa

L'armée malienne a confirmé samedi qu'Amadou Koufa, l'un des principaux chefs djihadistes actifs dans le pays, avait été tué jeudi soir lors d'un raid mené par les forces françaises.

"Je confirme qu'Amadou Koufa a été tué au cours de l'opération", a déclaré à Reuters le porte-parole de l'armée malienne, le colonel Diarran Koné.

L'armée française avait annoncé vendredi qu'elle avait "mis hors de combat une trentaine de terroristes" au Mali, parmi lesquels, "probablement", le chef djihadiste Amadou Koufa.

Prédicateur islamique radical de Mopti, Amadou Koufa, qui dirigeait la katiba Massina, était l'un des proches lieutenants d'Iyad Ag Ghali, chef du groupe djihadiste GSIM (Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, soit Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans).


(Eric Faye pour le service français)
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L'armée malienne tue quatre membres d'un groupe armé au Mali

L'armée malienne tue quatre membres d'un groupe armé au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
''Dimanche dernier, des hommes armés non identifié ont réveillé les populations du village de Koromatintin par des coups de feu. Face à cette situation, les combattants de Dan Nan Ambassagou sont allés s’installer dans le village'', a confié à VOA Afrique Youssouf Toloba, chef d'Etat major de la milice dogon.

Le même jour, vers 5 heures du matin, cinq pick-up d’un détachement des Fama, basé à Koro et conduit par le Colonel Modibo Koné ont encerclé le village.

Selon le gouverneur de la région de Mopti, le général Sidi Aalassane Touré, des Fama étaient en patrouille dans le cercle de Koro quand ils ont entendu des coups de feu.

Ils se sont rendu dans la localité, mais dès que les chasseurs Dogon ont aperçu leur véhicule, ils ont immédiatement ouvert le feu.

L'armée a riposté et quatre chasseurs ont été tués. Cinq blessés ont été admis à l'hôpital de Mopti.​

Cessez-le-feu

Selon le responsable de Dan Nan Ambassagou, "le lendemain (lundi) des djihadistes armés sont venus occuper le village". Rappelant que la même unité avait confisqué ou détruit en juillet de nombreuses motos appartenant à son groupe, M. Toloba a appelé le gouvernement à muter l'officier qui la commande.

De son côté, le gouverneur a estimé que ces heurts ne remettaient pas en cause le cessez-le-feu annoncé en septembre par le groupe de chasseurs.

"C'est à eux de nous indiquer où ils sont basés. Mais ils ne peuvent continuer à tourner partout comme par le passé, parce qu'ils ont été clairs lors de la signature de la convention de cessez-le feu-avec le gouvernement", a-t-il néanmoins déclaré.

Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les djihadistes, par les autorités ou l'armée, ce que dément le gouvernement.

Par ailleurs, au moins trois civils sont portés disparus à la suite d'une attaque armée le 16 novembre contre les villages de Perga et de Perkoy, également dans le centre du Mali, selon des élus locaux et une source proche d'une ONG étrangère.
Le 2 octobre dernier, le groupe armé Dan Nan Ambassagou, a signé une convention de cessez-le-feu avec le gouvernement malien.​
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Mali: Barkhane met hors de combat un groupe de sept terroristes

Dans la nuit du 11 au 12 novembre 2018, dans la région du Gourma (nord sahélien) au Mali, les forces françaises de l’opération Barkhane ont mené une opération contre un groupe terroriste qui avait été formellement identifié comme tel. Cette opération a été menée par un raid héliporté appuyé par un drone Reaper.

Après des tirs de sommation effectués par les forces françaises, les terroristes ont violemment répliqué avec des armes légères et collectives. La riposte des militaires français a permis de mettre fin aux tirs et de neutraliser sept terroristes.

Des armes lourdes et légères, des composants servant à la fabrication d’IED et des moyens de communication ont été saisis.

A ce stade de l’évaluation de l’opération, il apparaît très probable que figure, parmi les terroristes neutralisés, le chef de la katiba du Gourma connu sous le nom de Almansour Ag Alkassam. La katiba du Gourma est un groupe armé terroriste, créé en 2014, membre du Rassemblement pour la Victoire de l’Islam et des Musulmans (RVIM). Il sévit dans la région du Gourma au Mali et privilégie l’affrontement indirect en ayant recours au piégeage ou au minage des axes de communication. Les premières victimes de ce mode d’action sont les populations civiles et les forces de sécurité maliennes.

La neutralisation probable chef de la katiba du Gourma est un nouveau coup sévère porté aux groupes terroristes de la région et en particulier au RVIM. Cette action ill
ustre la détermination des forces françaises à appuyer les pays de la région dans leur lutte contre ces groupes terroristes.
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Une société de déminage sous contrat avec la Minusma visée par un attentat à Gao

Une société de déminage sous contrat avec la Minusma visée par un attentat à Gao | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Lundi soir, une explosion a visé le compound de la société TDI spécialisée dans le déminage à Gao (Mali).

Le bilan est encore confus: de 3 à 8 morts (des civils maliens), plusieurs blessés dont des expatriés (on parle de deux Cambodgiens, d'un Sud-Africain et d'un Zimbabwéen).

L'attaque au véhicule piégé contre ce sous-traitant onusien (TDI travaille pour l'UNMAS) a été revendiquée:
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Les ministres française et allemande des armées au Mali

Les ministres française et allemande des armées au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Florence Parly et Ursula von der Leyen se sont retrouvées à Bamako pour discuter de l’application de l’accord de paix et de la force anti-djihadiste du G5 Sahel.

Le Monde avec AFP Publié hier à 17h17, mis à jour hier à 17h25

La ministre française des armées, Florence Parly, et son homologue allemande de la défense, Ursula von der Leyen, se sont retrouvées lundi 12 novembre à Bamako pour discuter de l’application de l’accord de paix au Mali et de la force anti-djihadiste du G5 Sahel. « Il faut la coopération avec les différents groupes qui ont souscrit à cet accord de paix afin qu’on progresse », a déclaré Mme von der Leyen, dont le pays participe à la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga.

« On a besoin d’avoir la connaissance et l’expérience des Maliens en ce qui concerne les conflits, qui sont non seulement des conflits avec des terroristes et la criminalité organisée, mais aussi des conflits entre différents groupes ici dans ce pays », a souligné la ministre allemande. Depuis la signature en mai-juin 2015 de l’accord de paix, les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais elles se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

Arrivée dimanche soir à Bamako pour assister notamment à la prise de commandement par l’Allemagne de la Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM), Mme von der Leyen a été rejointe lundi après-midi par Mme Parly. « Nous souhaitions pouvoir nous retrouver au Sahel, où l’Allemagne est présente, sous des formes différentes de la France mais complémentaires », a déclaré Mme Parly à l’AFP peu avant son arrivée à Bamako, en référence notamment aux 4 500 militaires de la force française « Barkhane », qui traquent les djihadistes dans cette région.
Remettre sur pied une armée malienne

« Cette passation de commandement était une très bonne opportunité », a souligné la ministre française, qui rencontrera après cette cérémonie M. Maïga. Les deux ministres s’entretiendront ensuite avec le général mauritanien Hanena Ould Sidi, commandant de la force conjointe du G5 Sahel, organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. « La communauté internationale est extrêmement attentive à la reprise des opérations de la force conjointe. Tout doit donc être fait pour que ces opérations puissent reprendre rapidement », a indiqué Mme Parly.
Lancée en février 2013, dans la foulée de l’opération militaire à l’initiative de la France pour chasser les djihadistes qui contrôlaient le nord du Mali, l’EUTM, qui compte quelque 600 personnels, réunit des militaires européens de 25 pays. Elle a pour objectif de remettre sur pied une armée malienne sous-entraînée et sous-équipée en apportant une expertise dans la préparation opérationnelle, le soutien logistique, le renseignement et la formation des unités combattantes sur le camp de Koulikoro, situé à 60 km au nord-est de Bamako.
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Dans le nord du Mali, l’incertitude du désarmement

Dans le nord du Mali, l’incertitude du désarmement | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
L’inauguration cafouilleuse du processus de désarmement accéléré, mardi, à Gao, révèle les failles profondes de ce volet majeur de l’accord de paix.

Dans le couloir cerné de fortifications de sable, il n’y a personne. Autour de l’entrée de la direction régionale de la police de Gao, quelques militaires juchés sur des tanks sécurisent le lieu. Mais, ce mardi 6 novembre, il manque l’essentiel. Aucun des 575 ex-combattants, membres des patrouilles mixtes, formant le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Gao, ne s’est présenté à la cérémonie. La délégation, conduite par Lassine Bouaré, le ministre de la réconciliation nationale, arrivera avec plusieurs heures de retard. C’est pourtant l’un des piliers de l’accord de paix de 2015 qui devait être inauguré ce mardi.

Conclu entre les autorités de Bamako et plusieurs groupes armés réunis au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), cet accord vise à installer la paix au nord du Mali, théâtre, en 2012 et 2013, d’une grave crise politico-militaire et d’une offensive de groupes djihadistes. Avec ce processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) accéléré, 1 600 ex-combattants, membres des trois MOC stationnés à Gao, Kidal et Tombouctou, doivent être désarmés et choisir entre l’intégration dans les forces de défense et de sécurité ou la réinsertion dans la vie civile. Ces premières unités de la nouvelle armée malienne reconstituée ont toute leur importance. Ce sont elles qui seront chargées de sécuriser une opération DDR similaire, à plus grande échelle, concernant plusieurs milliers d’ex-combattants.
Boycott et négociations

Mais à Gao, la tente chargée d’accueillir les ennemis d’hier est vide. Tout comme le container posé en face, où sont censées être stockées leurs armes. « Les membres du MOC et le gouvernement négocient. Il manque un ingrédient à la sauce », glisse un membre de la délégation, visiblement embarrassé.
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