Altea, la perle de la Méditerrannée. | fabricemartin | Scoop.it
Altea est à 30 ou 40 minutes d'Alicante. Une petite ville, une station balnéaire à taille humaine. Idéologiquement très éloignée de sa voisine Benidorm où le tourisme de masse est parfois suffocant. Bien que sa population soit composée d’un tiers d’étrangers, Altea a su garder ses racines tout en laissant généreusement une place aux étrangers adoptant facilement le mode de vie espagnol.
Dans les années 60/70, la petite cité était le rendez-vous de tous les hippies de la région. Une population qui se mélangeait à des peintres, musiciens, et autres artistes de toutes nationalités. Et il n’est pas rare de voir encore quelques motards toujours alertes, traverser la bourgade sous un soleil de plomb.
La ville hautement blanche d’Altea.
Laissons de côté la ville basse, la moderne avec son grand port de plaisance. Prenons les chemins de la ville haute. L’historique. La blanche. L’éclatante, qui se donne en couleur à ses visiteurs. Son point dominant est l’église VIRGEN DEL CONSUELO Reconnaissable à ses 2 toitures bleu saphir. C’est autour du lieu de culte, dans les petites rues en pente et biscornues qu’il faut oublier le reste du monde. Les rues San Miguel et San José sont sans doute les plus caractéristiques d’Altea. Façades blanches, grille en fer forgé noir, parsemées de palmiers, jasmins verts et blancs et bougainvilliers violets. Désertes au pic du soleil, elles renaitront de leur canicule à la fraicheur. Vers 19 heures, les fenêtres commenceront à s’entrouvrir et sortiront de ces maisons jusque-là muettes, les palabres des vieilles valenciennes. Les habitants emprunteront les ruelles pavées, les rues en escalier pour envahir les nombreuses terrasses des bars, les ateliers d’artistes et les magasins d’artisanat. Place de l’église, l’agitation se fait sentir. Ici, un Français baragouine l’espagnol et fini par se faire comprendre du serveur toujours bienveillant. Quand vous faites l’effort de parler la langue nationale, soyez assuré de recevoir un sourire, une amabilité en retour. Plus loin, un « local » disserte sur la politique actuelle. Un marin assis près de l’immense ancre trônant sur la place regarde passer un jupon blanc et léger….avec imagination. On ne savait pas que les gars de la marine s’intéressaient à la mode.
Vous serez attiré, aussi, à la sortie du café el racó par la vue imprenable qu’offre Altea. A vos pieds, la ville basse puis la Méditerranée et enfin au loin la montagne qui accueille les buildings de Benidorm. Le touriste y trouvera la photo qu’il ramènera dans son pays. Profitez-en pour regarder sur votre gauche, un escalier en pierres sinueux vous guide vers le paseo. L’occasion d’y déguster quelques tapas ou autres mets à prix abordables. N’oubliez pas que la paella est d’origine valencienne. Qu’elle est composée exclusivement de fruits de mer. Soyez curieux, demandez aussi à gouter la fideua. Beaucoup de restaurants la proposent. C’est une sorte de paella qui remplace le riz par des pâtes cuisinées dans un bouillon de poissons. Un délice ! Maintenant, il ne vous reste plus qu’à longer la mer pour une promenade digestive. Enfin, quand vous viendra nous voir.

A VOIR ET SAVOIR.
Deux marchés se tiennent le mardi matin. Le premier alimentaire, se tient dans une petite rue en contrebas de la ville historique. (40 cts le kilo d’orange, 80 cts pour les tomates.) Le second, un marché de vêtements, sacs, ceinture, lunettes. Etc..
-Deux fêtes se détachent du calendrier d’Altea :
Le feu d’artifice du Castell de L’Olla est tiré de la baie le 15 d'août.
La fête des Maures et des Chrétiens, fin septembre.
-A la sortie de la ville, se dresse une église à l’architecture étrange. Il s’agit d’un lieu de culte orthodoxe russe dont la communauté est très présente dans la région.
-Un peu plus de 300 français résident à Altea.
-Altea possède le titre de capitale culturelle de Valence. Le centre des arts accueille expositions, conférences, concerts et représentations théâtrales. Rostropovitch, Lluis Llach, José Carreras et d’autres artistes de renom ont foulé sa scène.
À la maison de la culture, vous trouverez une exposition permanente des œuvres du peintre Navarro Ramón. Deux autres salles sont réservées pour d’autres expositions.

Fabrice Martin.