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[FR] 1350 French soldiers in #Djibouti in 2017, they were 3000 in 2004 #Horn2025 AP 02/03/17

[FR] 1350 French soldiers in #Djibouti in 2017, they were 3000 in 2004 #Horn2025 AP 02/03/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

© FELIN-openphotonet PICT6032 / Wikipédia


Visite du président djiboutien en France: priorité à la défense

La visite officielle du président djiboutien en France s’est achevée mercredi soir 1er mars, une visite tournée vers les questions économiques et de défense. Mercredi, Ismail Omar Guelleh a rencontré (avec une délégation de ministres et chefs d’entreprises) le patronat français au siège du Medef avant de s’entretenir avec le président du Sénat français puis avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, l’occasion de s’assurer du maintien du partenariat franco-djiboutien. Présente à Djibouti depuis plus d’un siècle et demi, l’armée française s’y maintient depuis l’indépendance par un accord de coopération militaire. Un accord revu à plusieurs reprises, avec récemment une réduction des effectifs, mais qui comprend toujours une clause d’assistance automatique en cas de déstabilisation du régime.

Depuis une décennie la France réduit ses dépenses militaires. En 2004 il y a 3 000 soldats français à Djibouti. Paris souhaite descendre en dessous du millier d’hommes, mais un rapport parlementaire s’y oppose et le chiffre est fixé à 1 350 pour 2017. La 13e demi-brigade de la Légion étrangère rejoint Abou Dhabi, l’hôpital militaire Bouffard est rétrocédé à Djibouti mais les bases aériennes et navales sont maintenues ainsi que le 5e régiment interarmées (héritier du bataillon des somalis), quatre hélicoptères Puma, une Gazelle et quatre Mirage 2000-5.

Pour les députés, il s’agit d’honorer l’accord de défense entre les deux pays. La France assure le contrôle de l’espace aérien et doit intervenir en cas de déstabilisation du régime comme en 2008 lors du conflit avec l’Erythrée.

Par ailleurs, à Djibouti les conditions sont extrêmes, semblables à celles que l’on rencontre au Sahel où est déployée l’opération Barkhane. La France y forme donc ses propres soldats, l’armée djiboutienne et parfois ses alliés comme les Etats-Unis ou encore le contingent ougandais de l’AMISOM.

Un territoire qui suscite des convoitises

Les intérêts stratégiques vont bien au-delà du petit pays, car Djibouti est un véritable pivot pour se déployer sur le continent, vers l’océan Indien et au Moyen-Orient. Les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) ont été déployées récemment en Centrafrique, en Irak, au Yémen et au Mali. Djibouti, c’est aussi un poste décisif pour sécuriser le commerce d’hydrocarbure, et le point d’entrée des câbles de communication vers l’Afrique de l’Est.

Le territoire suscite donc bien des convoitises. Les Etats-Unis y ont aussi une base d’où ils déploient leurs drones vers le Yémen. Djibouti abrite également l’opération européenne Atalante qui lutte contre la piraterie, la seule base japonaise hors de l’Archipel et la toute première installation militaire chinoise en Afrique.

Face à la concurrence, Paris décide de conserver sa base opérationnelle avancée. Le terrain est loué à l’Etat pour un montant annuel de 30 millions d’euros auxquels s’ajoute l’aide au développement sous forme de prêts mais aussi de dons. Les opposants accusent Paris de « financer » un régime qu’ils jugent « dictatorial ». Les loyers des bases américaine (4 000 hommes) et chinoise seraient respectivement deux et trois fois supérieurs.

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[FR] #Ethiopia expects tourism revenue of $ 29.8 billion in 2017 Ethiopia2025 LaTribune 23/02/17

[FR] #Ethiopia expects tourism revenue of $ 29.8 billion in 2017 Ethiopia2025 LaTribune 23/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

© Reuters


Le ministère éthiopien de la culture et du tourisme veut booster l'activité touristique pour atteindre une recette de 29,8 milliards de dollars en 2017, apprend-on du rapport de Jumia Travel. Le document précise que les autorités éthiopiennes comptent accueillir au moins un million de touristes durant l'année en cours.

C'est un grand défi que l'Ethiopie se lance par rapport à ses activités touristiques. Le gouvernement espère faire du pays la 5ème destination du continent africain en faisant une recette de 29,8 milliards de dollars et enregistré l'arrivée du million de touristes.

« Le pays est à la recherche d'un changement qui portera le secteur touristique à un niveau supérieur, localement et à l'échelle internationale, pour que l'Ethiopie figure parmi les cinq principales destinations africaines. Nous sommes également en train d'intégrer la technologie dans l'industrie touristique », a affirmé Solomon Tadesse, président-directeur général de la Société éthiopienne du tourisme (SET).

Selon lui, l'Ethiopie dispose des moyens et de la matière pour atteindre ses objectifs dont Ethiopian Airlines, sa compagnie aérienne réputée être la plus dynamique sur le continent. En outre, l'Ethiopie dispose d'un profil touristique très intéressant avec Addis Abeba (la capitale), ''Nouvelle fleur'' en Amharique, et ses anciens palais, Lalibela, la cité monastique classée au patrimoine mondial de l'humanité, célèbre pour ses 11 églises taillées dans la roche au XIIe siècle, Bahar Dar, le lac Tana et ses 37 îles, les ruines de la ville d'Aksoum, qui représentent l'Ethiopie antique, la ville historique fortifiée de Harar Jugol et ses 82 mosquées, dont trois datent du Xe siècle et les murs construits entre le XIIIe et le XVIe siècle, etc.

Cette richesse a permis au pays d'attirer depuis 2013 plus d'environ 700.000 touristes chaque année. Malgré son niveau moins élevé par rapport à la dizaine de millions de touristes de l'Afrique du sud et du Maroc, les géants de l'Afrique, l'Ethiopie a été classée par le Conseil européen sur le tourisme et le commerce (CETC, ndlr) comme la ''meilleure destination touristique'' au monde. Un classement que le CETC justifie par ''l'excellente conservation de l'état des monuments de ce pays''. Mais le défi que se lance le gouvernement éthiopien n'est pas seulement qu'une ambition de devenir plus populaire, mais aussi une ambition d'appuyer sa croissance économique.


Le tourisme, troisième source de recettes pour l'Ethiopie

A en croire les chiffres du ministère éthiopien des finances, le tourisme est la 3ème source de recettes de l'économie du pays après l'agriculture et l'industrie. Il s'agit d'une économique très dynamique selon le Fonds monétaire international (FMI) avec un taux de croissance moyen entre 8,6% et 10,5%. L'augmentation des recettes touristiques du pays comme elle l'a montré ces derniers temps, pourrait effectivement permettre à l'économie de franchir un autre cap.

« La croissance de l'industrie touristique a entraîné une réduction de la dépendance de l'Ethiopie au secteur agricole », a expliqué Alexander Burtenshaw, directeur de Jumia Travel Ethiopia.

L'Ethiopie a été classée en 2015 parmi les cinq pays les plus dynamiques du monde par le Fmi. Avec ces 96 millions d'habitants, elle s'est révélée comme un modèle de développement sans les ressources naturelles abondantes. Un défi que certains pays n'ont pas pu relever. Sa méthode, une industrialisation rapide, une agriculture diversifiée et très prisée et enfin un tourisme sans cesse fortifié et mieux organisé.

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[FR] The future of #Djibouti is written with China  #Horn2025 LesEchos 01/03/17

[FR] The future of #Djibouti is written with China  #Horn2025 LesEchos 01/03/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Anne Bauer -

© Nichole Sobecki / PANOS-REA -


Présente depuis 1862, la France continue de voir ce bout de terre comme une grande caserne alors que la Chine investit massivement dans cette porte d’entrée de l’Afrique de l’Est.

C'est la première visite officielle depuis dix ans ! Le président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, est à Paris pour renouer les liens avec l'ancienne puissance coloniale. Mardi matin, l'homme fort de Djibouti, au pouvoir depuis dix-huit ans après une quatrième réélection en avril 2016, a été reçu à l'Elysée par François Hollande. L'occasion pour le gouvernement de réaffirmer son appui aux forces armées djiboutiennes, notamment dans la lutte contre le terrorisme.

Mercredi, le président démarre sa journée par une rencontre au Medef, histoire de rappeler aux entrepreneurs français que Djibouti n'est pas qu'une terre brûlée où Arthur Rimbaud a perdu sa plume et sa fortune, mais aussi la sentinelle du détroit de Bab-El-Mandeb entre l'Afrique et le Moyen-Orient, par lequel transitent 20 % des exportations mondiales et 10 % du transit pétrolier

Ce petit pays créé de toutes pièces par les Français à la fin du XIXe siècle va fêter le 27 juin 2017 ses quarante ans d'indépendance. Quarante ans, l'âge adulte et le temps des reproches à la France. « A Djibouti, les habitants m'interpellent et me disent : "Hooyo - c'est-à-dire maman, alias la France - nous a quittés" », constate Sonia Le Gouriellec, chercheuse à l'Irsem, l'institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire.

« Il y a beaucoup de ressentiment contre la France à Djibouti », souligne un diplomate, pour qui Paris manque de vision et de stratégie en Afrique de l'Est. La France maintient à Djibouti sa base armée, mais ses investissements dans le dernier territoire africain décolonisé - encore considéré à Paris comme une simple d'instabilité et de radicalisme islamiste - sont dérisoires.

« Tiraillé entre la défense des droits de l'homme et ses intérêts militaires, le gouvernement navigue à vue à Djibouti, la rencontre avec François Hollande est une ultime séance de rattrapage », ajoute un autre spécialiste de l'Afrique, qui préfère garder l'anonymat.

L'ambassadeur actuellement en poste, Christophe Guilhou, n'a pas ce genre de pudeur : « La France regarde les trains passer en mode défensif et continue de percevoir Djibouti comme une grande caserne, alors qu'il y a des enjeux économiques majeurs et qu'on a l'avantage de la langue», alertait-il en janvier dernier.

De fait, seul l'état-major des armées se passionne encore pour ce bout de territoire de la Corne de l'Afrique, où des soldats français se relaient sans discontinuer depuis... 1862 ! Les forces françaises de Djibouti (FFDj) forment toujours la plus grande garnison française en Afrique.

Pour la défense, elle permet d'être présent dans une zone d'intérêt stratégique majeur avec l'accès à la mer Rouge et au golfe Persique, d'avoir une base relais utile pour des opérations éloignées de France et de disposer d'un terrain d'entraînement sans équivalent pour entraîner les soldats français au combat.

Une fois par an en janvier, l'exercice interarmées mené en présence des auditeurs de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) permet à la France de montrer son savoir-faire. Véhicules blindés, chars et canons, hélicoptères et mirages s'exercent ensemble dans les montagnes rocailleuses d'Arta. « C'est le seul endroit au monde où des exercices interarmées en grandeur nature peuvent être mis en oeuvre afin d'aguerrir nos hommes pour le combat dans le désert », explique le commandant des FFDj, Thierry Duquenoy.

Les facilités opérationnelles accordées aux forces françaises stationnées dans la capitale ont été inscrites dans un traité de coopération en matière de défense entre Paris et Djibouti entré en vigueur il y a deux ans et qui fera l'objet d'une évaluation lors d'un déjeuner entre le président Guelleh et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.


Restrictions budgétaires

A Djibouti pourtant, on se plaint de la disparition des Français. Avec les restrictions budgétaires, les FFDj ont perdu plus d'un millier d'hommes et ne comptent plus que 1.450 soldats, dont une moitié à peine sont en mission longue, de deux à quatre ans, et donc accompagnés de leur famille. L'ambassade estime la communauté française à 5.000 habitants, dont l'impact économique s'élèverait à 125 millions d'euros par an.

Un institut culturel, le seul cinéma de la ville, un lycée, une poignée d'entreprises comme CMA CGM et quelques autres créées il y a longtemps par des ressortissants français, comme le groupe logistique Coubèche, rappellent en centre-ville l'emprise française. Le français est encore la langue officielle du pays à côté de l'arabe, mais les liens s'estompent. « La perte d'influence française fait mal au coeur », raconte Sonia Le Gouriellec.


Incroyable tour de passe-passe

En dix ans, tout a basculé très vite. D'abord parce que Djibouti, ce désert sans eau, ni végétation, brûlé par des températures insupportables l'été et peuplé d'à peine un million d'habitants - dont la moitié vit sous le seuil de pauvreté dans des huttes en tôle et en carton -, a réussi un incroyable tour de passe-passe. Jouer de sa position géographique stratégique à l'entrée de la mer rouge pour devenir le hub des armées étrangères et s'assurer ainsi de confortables recettes budgétaires.

Dans la foulée des attentats du 11 Septembre et pour les besoins de la lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis ont établi en 2002 leur unique base africaine à Djibouti. Le camp Lemonnier (5.000 soldats) jouxte l'aéroport. Puis la lutte menée par la communauté internationale contre la piraterie au large de la Somalie a attiré d'autres pays.

Les Japonais ont ouvert une base d'un millier de soldats. « 10 % des bateaux qui passent devant Djibouti ont un lien avec le Japon », justifie Tatsuo Arai, ambassadeur du Japon dans la petite république. D'autres Européens (Allemands et Italiens) sont en poste dans le cadre de l'opération Atalante (lutte contre la piraterie). L'Arabie saoudite souhaite à son tour s' implanter, mais désormais, c'est l'expansionnisme chinois qui préoccupe les uns et les autres.
Car la Chine a choisi Djibouti pour installer sa première base extérieure. On murmure qu'elle pourrait accueillir jusqu'à 10.000 hommes ! Située entre le port, la ligne de chemin de fer Addis-Abeba - Djibouti et une immense zone franche - trois projets financés par Pékin -, le nouveau camp, opérationnel à la fin de l'année, devrait vite accueillir des navires militaires chinois, nouveaux venus dans cette région du monde.

L'ambassadeur japonais ne cache pas son inquiétude devant la construction de cette forteresse tandis que le commandant des FFDj craint un possible effet d'éviction. Si la Chine, qui tient désormais l'essentiel de la dette du pays, réclamait les terrains d'entraînement utilisés par la France, aurait-on les moyens de s'y opposer ?

Quant aux Américains, ils ont l'impression d'être les dindons de la farce. En 2014, le pays a signé un bail de vingt ans et doublé la mise, à 63 millions de dollars de loyer annuel, afin de dissuader Djibouti de donner son accord à une base russe !


Nouvelle route de la soie

Les détracteurs d'Ismaïl Omar Guelleh l'accusent de vendre le pays à la Chine. Ses partisans, au contraire, le félicitent de donner corps à un rêve fou : faire de Djibouti un « Singapour » de la mer Rouge. Au port historique de Djibouti s'ajoute désormais le terminal de Doraleh, administré par China Merchant Holdings International, tandis que trois autres terminaux sont en projet ou en construction...

Pour Bourham Gadileh, vice-président de la Chambre de commerce de Djibouti, son pays est en train de basculer dans une autre dimension après deux événements majeurs : le rapprochement avec l'Ethiopie à la suite de la guerre d'Erythrée (1998-2000) et l'arrivée de la Chine en Afrique de l'Est.

Djibouti est un élément clef de la nouvelle route de la soie voulue par Pékin. Sans accès à la mer, l'Ethiopie a en effet besoin de ce pays. Or l'Ethiopie, c'est 100 millions d'habitants, le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique et un taux de croissance annuel de l'ordre de 7 à 8 % , rappelle l'ambassadeur Christophe Guilhou. A Addis-Abeba comme à Djibouti, on se félicite d'avoir trouvé les capitaux chinois. Grâce à eux, les trains circulent à nouveau depuis janvier entre les deux capitales.

Les travaux, financés à hauteur de 4 milliards de dollars, ont été menés par China Civil Engineering Construction Corp, après le refus du FMI et de l'Union européenne de contribuer au projet. Le 16 janvier a aussi été posée la première pierre d'une zone franche internationale de 42 km2 : 530 entreprises chinoises se sont enregistrées et la Chine compte développer à Djibouti un centre financier pour l'Afrique de l'Est qui fera directement de la compensation des francs djiboutiens en yuans.

Avec des investissements estimés à 14 milliards de dollars, la Chine construit un nouvel empire dans la Corne de l'Afrique... En Ethiopie, la Chine a déjà financé 10 parcs industriels et certaines grandes marques, comme H&M, ont d'ailleurs délocalisé leurs activités de Chine vers l'Ethiopie. La Turquie, qui a aussi investi dans le textile et l'agro-alimentaire en Ethiopie, s'intéresse aussi au développement de sa propre zone franche à Djibouti.


Départs d'entreprises françaises

Signe d'un changement, les Néerlandais, toujours bons commerçants, viennent de négocier le passage par Djibouti de milliers de conteneurs de fleurs cultivées sur les hauts plateaux d'Ethiopie. A l'inverse, la ville enregistre les départs d'entreprises françaises - Total, Colas - tandis que les banques françaises sont supplantées par de nouveaux établissements arabes et chinois. « Deux délégations allemandes sont venues récemment, aucune française », note Bourham Gadileh.

Alors que Paris s'inquiète du surendettement de Djibouti - la dette ayant doublé en trois ans à 80 % du PIB -, le vieux président (69 ans) répond que, pour combattre la radicalisation, rien ne vaut le développement. Dans un pays où l'opposition est muselée et où le dirigeant, sa famille et quelques milliers de personnes accaparent les richesses du pays, l'argument peut prêter à sourire.

Mais, dans la Corne de l'Afrique, tout va vite, très vite : fin de la piraterie, nouvelle paix signée en Somalie, décollage de l'Ethiopie. Même la guerre au Yémen ne semble pas pour l'heure déstabiliser l'autre rive du Golfe. Les difficultés du port d'Aden bénéficient au concurrent djiboutien.

Culture, formation, professionnalisme de ses armées, la France a encore quelques atouts pour sauver un reste d'influence dans un pays qui appartient encore à la francophonie. Est-ce trop tard ? Sans doute, si la France ne change pas ses lunettes pour voir au-delà de la ville de garnison... l'Afrique de l'Est.

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[FR] Manpower is 3 times more expensive in #Djibouti than in Mumbai in India #Horn2025 SciDev 21/02/17

[FR] Manpower is 3 times more expensive in #Djibouti than in Mumbai in India #Horn2025 SciDev 21/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Julien Chongwang -

© Flickr / Juju Films -


Les villes d’Afrique jugées surpeuplées, déconnectées et chères


- Des experts de la Banque mondiale ont passé au peigne fin l’urbanisation de l’Afrique

- Nos villes se sont surpeuplées et ne facilitent pas le développement des affaires

- Il est recommandé aux autorités de régler le problème foncier et d’investir tôt

"Ouvrir les villes africaines au monde", tel est le titre quelque peu directif du tout dernier rapport que la Banque mondiale vient de produire sur les villes d’Afrique subsaharienne.

Parue le 9 février dernier à Washington, cette étude a porté sur l’analyse de quelques 64 agglomérations de plus de 800 000 habitants réparties dans une trentaine de pays du continent.

Ce travail débouche sur un diagnostic sans complaisance selon lequel "les villes africaines sont surpeuplées, déconnectées et coûteuses".

Au sens de cette étude, la surpopulation dont il est question ici se réfère à l’"entassement" des populations dans des maisons souvent "rudimentaires" au centre-ville pour être proches de leurs lieux de travail.

Ainsi, peut-on lire dans ce document : "à Dar es Salam (Tanzanie), 28 % des résidents vivent à trois au moins dans une seule pièce, tandis qu’à Abidjan (Côte d’Ivoire), ils sont 50 % à vivre dans ces conditions. À Lagos, au Nigéria, deux personnes sur trois habitent dans des bidonvilles".

Une surpopulation que les auteurs de l’étude mettent sur le compte "de l’absence de logements formels planifiés à proximité des emplois et des services."

En effet, les auteurs du rapport trouvent que l’urbanisation de la population ne s’est pas accompagnée d’une urbanisation des capitaux. En conséquence, le logement et les autres infrastructures font défaut.

Pire, l’on apprend que "sur l’ensemble du continent, l’investissement dans l’immobilier urbain a neuf ans de retard".

En outre, les cités du continent sont perçues comme étant déconnectées "en ce sens qu’elles sont caractérisées par une dispersion spatiale".

"Sans routes adéquates ni transports en commun, les trajets pour se rendre au travail sont longs et coûteux, ce qui empêche les travailleurs d’accéder aux emplois répartis dans l’ensemble de l’agglomération urbaine", écrivent les auteurs du rapport.

Pour ces chercheurs, cette absence de connexion entre les quartiers des villes africaines a pour conséquences leur plus faible exposition et une plus forte fragmentation de leurs populations.

Et ils expliquent : "La faible exposition aboutit au fait que les individus sont déconnectés les uns des autres. À une distance donnée (généralement 10 km), ils ne peuvent pas interagir avec autant de personnes que dans une ville caractérisée par une exposition plus élevée".

Fragmentation

Quant à elle, "la fragmentation élevée signifie que dans une zone donnée, la variation de la densité de population est importante : ses pics sont dispersés et non groupés d’une manière qui pourrait favoriser les économies d’échelle."

Car, peut-on lire, "la fragmentation accroît les coûts des infrastructures tout en allongeant les temps de déplacement entre le domicile, le lieu de travail et le site de l’entreprise".

Ede Ijjasz-Vasquez, directeur principal du pôle Développement social, urbain et rural, et résilience de la Banque mondiale, se veut plus précis sur les inconvénients d’un tel phénomène.

"La fragmentation du développement urbain en Afrique, qui est 20 % supérieure à celle observée en Asie ou en Amérique latine, porte préjudice à la productivité et aux conditions de vie dans les villes", estime-t-il.

A en croire le rapport, c’est d’ailleurs ce niveau élevé de leur fragmentation qui rend les villes de l’Afrique subsaharienne plus coûteuses que celles des autres parties du monde.

Car, peut-on lire, "des densités spatiales supérieures semblent réduire les coûts. L’indice de Puga montre ainsi qu’une réduction de 1 % de la fragmentation spatiale est associée à une réduction de 12 % des coûts urbains".

Concrètement, les coûts en question se ressentent aussi bien sur le loyer que sur les denrées alimentaires et sur les autres biens et services échangés dans ces villes.

Mais, ils affectent aussi les entreprises et leurs performances : "le coût de la vie élevé pèse non seulement sur les ménages, mais également sur les entreprises qui doivent verser des salaires supérieurs dans les villes, car le coût de la vie y est élevé", peut-on lire.

Fermées au commerce

Ainsi, "les entreprises manufacturières établies dans les villes africaines versent des salaires nominaux plus élevés que les entreprises urbaines d’autres pays ayant des niveaux de développement comparables".

A titre d’exemple, le rapport établit que les coûts de main-d’œuvre unitaires sont trois fois plus élevés à Djibouti (Djibouti) qu’à Mumbai (Inde) et 20 % plus élevés à Dar es Salaam (Tanzanie) qu’à Dhaka (Bangladesh).

Pour ne rien arranger, la Banque mondiale trouve que les villes d’Afrique sont "fermées au commerce et hors service" du fait que ces caractéristiques ne favorisent pas la compétitivité des entreprises condamnées, dès lors, à n’alimenter que des activités d’envergure locale, non échangeables.

Or, "les villes d’Afrique doivent développer une activité exportatrice compétitive sur les marchés internationaux pour offrir un environnement propice aux affaires", indique Somik Lall, économiste principal à la Banque mondiale spécialisé dans le développement urbain et un des auteurs du rapport.

Le tableau de l’urbanisation de l’Afrique est encore plus sombre quand on le rapproche beaucoup plus près de la situation qui a prévalu dans les autres parties du monde au même stade de leur évolution.

Ainsi, les investissements sont restés relativement faibles sur le continent au cours des quatre dernières décennies, à seulement 20 % environ du produit intérieur brut (PIB). Alors qu’en comparaison, les pays urbanisés d’Asie de l’Est, tels que la Chine, le Japon et la République de Corée, ont augmenté leurs investissements pendant les périodes d’urbanisation rapide.

"Entre 1980 et 2011, remarque l’étude, les dépenses d’investissement en Chine (infrastructures, logements et immobilier de bureau) sont passées de 35 à 48 % du PIB, tandis que la population urbaine augmentait de 18 à 52 % entre 1978 et 2012. Dans l’ensemble de la région est-asiatique, les dépenses d’investissement sont restées au-dessus de 40 % du PIB à la fin de cette période".

Solutions

Pour les experts de la Banque mondiale, ces indicateurs prouvent que l’Afrique s’urbanise tout en demeurant pauvre.

Illustration : en 1968, lorsque les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont atteint un taux d’urbanisation de 40 %, leur PIB par habitant était de 1 800 dollars. Et en 1994, les pays de l’Asie de l’Est et du Pacifique ont dépassé ce même seuil d’urbanisation avec un PIB par habitant s’élevant à 3600 dollars.

"En revanche, l’Afrique a aujourd’hui un PIB par habitant de 1 000 dollars seulement, avec un taux d’urbanisation de 40 %", regrette le rapport.

Au final, dans le communiqué de presse que la Banque mondiale a publié à l’occasion de la sortie de ce rapport, deux priorités s’imposent désormais à l’Afrique comme solutions pour sortir de ce "mode de croissance qui entrave le développement économique".

D’une part, il est question de régulariser les marchés fonciers, de clarifier les droits de propriété et d’instituer des politiques efficaces d’aménagement urbain.

"L’Afrique doit renforcer les institutions qui régissent les marchés fonciers et coordonner l’aménagement du territoire et la planification des infrastructures", précise Ede Ijjasz-Vasquez.

D’autre part, il s'agit d'investir tôt et de manière coordonnée dans les infrastructures, "afin de relier ensemble tous les éléments du développement urbain : résidentiel, commercial et industriel.

Somik Lall précise : "les dirigeants et responsables publics africains doivent s’attacher en priorité à investir tôt et de manière coordonnée dans les infrastructures. Faute de quoi, les villes d’Afrique resteront des villes “locales”".

En un mot, "la clé de la transformation des économies africaines réside dans un développement urbain mieux maîtrisé", proclame Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.
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Références
Le rapport entier de la Banque mondiale sur les villes africaines en anglais est téléchargeable ici : [EN] https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/25896/9781464810442.pdf?sequence=11&isAllowed=y ;


Mais, son résumé est également disponible en français [FR] https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/25896/211044ovFR.pdf?sequence=13&isAllowed=y


et en anglais {EN] https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/25896/211044ov.pdf?sequence=12&isAllowed=y

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[FR] Organization of Francophonie wants to strengthen its cooperation with #Djibouti #Horn2025 Xinhua 03/02/17

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LIANG Chen -

La secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Mme Michaelle Jean, a clôturé jeudi sa visite de travail qu'elle a entamée le 31 janvier dernier dans la capitale djiboutienne.

Cette visite, la première de Mme Jean dans la capitale djiboutienne depuis sa nomination à la tête de cette organisation, a notamment permis de sceller les contours d'une nouvelle coopération entre Djibouti et l'OIF qui se veut être diversifiée, renforcée et surtout en phase avec les attentes et les besoins ainsi que les spécificités de Djibouti, seul pays francophone de cette région du monde.

La secrétaire générale de l'OIF qui a loué les efforts de Djibouti pour "affirmer et préserver son identité dans cette océan anglophone" a soulevé avec les autorités djiboutiennes l'idée de mettre Djibouti en réseau avec les autres grands espaces francophones afin de "faire rayonner le modèle djiboutien qui devrait servir d'exemple à d'autres entités francophones enclavées", a-t-elle dit.

"Djibouti constitue une enclave francophone qu'il nous faut soutenir dans tous les domaines. En dépit de son enclavement, Djibouti représente la Francophonie dans toute sa dimension. C'est pourquoi il est nécessaire de mettre en place un "pacte de coopération" entre la République de Djibouti et l'OIF", a-t-elle préconisé.

Mme Michaelle Jean, qui a rencontré en premier le ministre djiboutien de la Justice, Moumin Ahmed Cheick, a annoncé d'emblée que le département ministériel de la justice fait partie des secteurs prioritaires dans le cadre de la mise en œuvre du programme quadriennal de l'OIF pour la période 2015-2018.

Elle a également pris notes des doléances émises par le ministre djiboutien de la Justice pour "bien orienter " la décision de l'OIF de soutenir la justice djiboutienne.

Devant les représentants des acteurs économiques de Djibouti, réunis à la Chambre de Commerce de Djibouti, la patronne de la Francophonie a fait savoir que l'OIF est disposée à se mettre au service des entrepreneurs djiboutiens pour apporter l'accompagnement nécessaire et faciliter les démarches des acteurs économiques qui en ont besoin et qui le souhaitent.

Mme Jean a précisé à cette occasion qu'elle aimerait compter Djibouti parmi les pays bénéficiant de la nouvelle stratégie économique de l'OIF. Il s'agit en effet d'un vaste programme destiné à aider les jeunes et les femmes entrepreneurs à structurer leurs plans d'affaires, et les faire sortir de l'informel pour qu'ils puissent se lancer de manière plus compétitive dans des marchés existants dans l'espace francophone.

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[FR] Recruitment of an international technical expert financed by AFD in #Djibouti #Horn2025 CCD 21/02/17

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Appel à manifestations d’intérêt

Prestations de services : Assistance technique
La Chambre de Commerce (CCD) a reçu un concours financier de l’Agence française de Développement (AFD) et envisage d’utiliser une partie du montant de cette subvention pour financer un contrat de prestation de service – Assistance Technique (AT) résidente, en appui à la mise en œuvre du Projet d’Appui au Renforcement des capacités des acteurs Djiboutiens du Commerce International.

L’objectif poursuivi par le projet est de contribuer au développement économique et social de Djibouti par le renforcement des entreprises et de la fonction de hub commercial régional, en s’appuyant sur : (1) le renforcement des capacités de la Chambre de Commerce de Djibouti (CCD) au service d’entreprises compétitives ; (2) l’amélioration du maillon djiboutien dans la chaine logistique régionale.

Le projet est articulé autour de trois composantes :

Composante I : Renforcement des capacités de la Chambre de Commerce de Djibouti (CCD). Cette composante a pour objet l’appui du rôle de la CCD en matière de conseils aux pouvoirs publics. Cet appui institutionnel porte sur le renforcement des capacités internes de la CCD (Assemblée générale des élus, bureau et Secrétariat général, centre de formation, centre agréé de gestion) et vise également l’amélioration et la professionnalisation des services rendus aux entreprises.

Composante II : Appui à la communauté portuaire dans son ensemble (acteurs économiques et institutionnels dont l’activité concourt au fonctionnement du port : la société de gestion du port (Port de Djibouti SA / PDSA), l’Autorité de régulation du Port et des Zones Franches (APZF), l’administration des Douanes, et les entreprises (transitaires, entreposeurs, manutentionnaires) qui sont toutes membres de la CCD. Il est prévu dans cette principale composante, la réalisation d’une étude de faisabilité pour la création d’un centre de formation d’excellence aux métiers portuaires, du transport et de la logistique ainsi que l’élaboration du cahier des charges d’une plateforme intégrée d’informations pour la communauté portuaire. La mise en place de cette plateforme permettra à tous les acteurs du commerce international de mieux gérer les flux de marchandises (manutention, transit, dédouanement) et les diverses fonctions y afférentes.

Composante III (transversale) : Coordination et diverses études en appui. Outre l’assistance technique résidentielle et / ou ponctuelle, cette composante comprend la coordination et la gestion technique et financière, l’audit et l’évaluation du projet.

L’expert sera positionné auprès du Secrétariat Général de la CCD qui assure la maîtrise d’ouvrage du projet pour une mission d’assistance technique résidentielle d’une durée de 12 mois en tranche ferme et de 8 mois en tranche optionnelle.
L’AT est affecté à Djibouti, au siège de la CCD. Il pourra cependant être amené à effectuer en cas de besoin, des missions sur le terrain. Des locaux climatisés à la CCD seront mis à la disposition de l’AT. Il disposera d’un ordinateur portable pour usage professionnel et d’une connexion internet.

L’AT devra parfaitement maîtriser le français à l’écrit comme à l’oral et être un spécialiste des questions relatives au Commerce International et au développement du secteur privé dans les pays en voie de développement. Une maîtrise de l’outil bureautique et une qualification dans la planification, la gestion, et le reporting des projets sont attendues de l’expert. IL/Elle devra avoir une expérience en matière d’appui institutionnel / de renforcement des capacités des institutions et organismes représentatifs du secteur privé
Une expérience d’au moins 10 ans, dans le secteur cité ci- dessus, et notamment dans un pays en développement en Afrique, est requise.

La CCD invite les bureaux d’études internationaux à manifester leur intérêt et à fournir les services décrits ci- dessus. Afin de confirmer leur éligibilité à un financement de l’AFD, les consultants devront joindre à leur candidature la Déclaration d’intégrité (en annexe à ce document) dûment signée.

Les bureaux d’études internationaux intéressés doivent fournir les informations justifiant qu’ils sont qualifiés pour exécuter les services, notamment :

– leurs références concernant l’exécution de contrats similaires ;
– leurs expériences en Afrique et dans le secteur du Commerce International et du soutien au secteur privé en particulier ;
– la capacité à mobiliser l’expertise qualifiée nécessaire.

La CCD dressera une liste restreinte d’environ 6 candidats, présélectionnés sur la base de candidatures reçues, auxquels il dressera le Dossier d’Appel d’Offres pour la réalisation des services requis.

Les manifestations d’intérêt doivent être déposées aux adresses ci-dessous pour le 13/03/2017 par courrier et par email.

Par courrier : A l’attention de Mme la Secrétaire Générale de la Chambre de Commerce de Djibouti, Place Lagarde, Boîte Postale n° 84, Djibouti, République de Djibouti.

Par email :
 Secrétariat Général de la Chambre de Commerce : ccd@ccd.dj
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[FR] IMF wants to help #Somalia to print new banknotes and cancel debt #Horn2025 LaTribune 21/02/17

[FR] IMF wants to help #Somalia to print new banknotes and cancel debt #Horn2025 LaTribune 21/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Emmanuel Atcha -

© Reuters -


Afin d'appuyer une opération gouvernementale visant à remplacer les billets vieux de 27 ans et freiner la circulation de fausse monnaie en Somalie, le Fonds monétaire international s'est dit prêt à accompagner le pays. L'institution internationale envisage aussi d'annuler la dette somalienne devenue étouffante pour l'économie du pays.

Bientôt la Somalie aura les moyens de remplacer les faux et les vieux billets qui circulent sur son territoire. Le Fonds monétaire international (FMI) s'est dit prêt à accompagner l'opération mise sur pied par les autorités pour épurer le pays des faux billets et par la même occasion des billets vieux d'au moins 27 ans. Complètement submergée par les fausses monnaies, l'économie somalienne a de la peine à s'imposer dans un contexte de paralysie des banques. Ce qui motive l'engagement du FMI.

« Environ 98% de la monnaie circulant dans le pays est fausse. Les 2% restants ont été imprimés durant la période 1990-1991 et sont en très mauvais état » a déclaré Samba Thiam, Représentant-pays du FMI pour la Somalie.

Selon lui, une nouvelle opération d'émission de billets rafraîchira le système monétaire et permettra de restaurer la capacité de la banque centrale à mettre en œuvre une politique monétaire. Samba Thiam a rapidement fait le lien entre la situation compliquée du pays et la longue guerre civile de près de 25 ans. La situation monétaire actuelle de Mogadiscio s'explique effectivement par le long quart de siècle que la Somalie a passé à guerroyer.

« La Somalie se relève lentement de près de 25 années de guerre civile. De faibles capacités institutionnelles, des politiques claniques complexes et une difficile situation sécuritaire ont compliqué la reconstruction économique du pays », avait indiqué le FMI dans un communiqué en mai 2016.

Selon cette déclaration de l'institution, les derniers vrais billets avaient été édités au début de la guerre. Depuis, la paralysie administrative a figé la planche à billet. Selon Samba Thiam, même si actuellement le FMI désire accompagner le processus d'épuration et d'émission de nouveaux billets, il ne dispose par encore des financements nécessaires pour cela. L'institution fait confiance à ses partenaires techniques et financiers qui sont, eux, disposés à accompagner la réforme et apporteront les capitaux dès que le gouvernement se sera décidé pour un régime à taux de change soit fixe soit flottant.


Décision d'annulation de la dette de la Somalie

Dans sa volonté d'accompagner la relance économique de la Somalie, le FMI entend mettre tous les moyens en oeuvre. A en croire son représentant en Somalie, outre l'aide à l'émission de nouveaux billets, l'institution s'est déclarée disposée à annuler la dette du pays. Élevée à 5,3 milliards de dollars, elle est répartie entre le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Pour le représentant-pays du FMI, la Somalie remplit les conditions pour jouir de cette annulation, sauf qu'elle est aussi conditionnée par les progrès du pays en matière de la lutte contre la corruption, l'introduction d'une nouvelle devise et la mise en œuvre d'une politique monétaire effective.

« Il y a des obstacles, néanmoins il y a également une volonté des créanciers d'annuler cette dette quand viendra le moment opportun. Personne ne va demander à la Somalie de payer sa dette demain. Le pays a tout le temps de consolider son économie. La dette est une question qui sera résolue en son temps », a explicité Samba Thiam.

Retenons que ces nouvelles dispositions du FMI confirment le nouveau rapprochement entre l'institution et le pays depuis 2016, après une interruption de leur relation qui a duré 22 ans. Le FMI avait alors déclaré qu'il allait fournir une assistance technique à la Somalie pour la première fois en près d'un quart de siècle et aider à sa reconstruction économique.

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[FR] Multi-sectoral mission from 3 to 6 April 2017 in #Ethiopia #Ethiopia2025 CCIParis 02/02/17

[FR] Multi-sectoral mission from 3 to 6 April 2017 in #Ethiopia #Ethiopia2025 CCIParis 02/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it
Une économie en pleine mutation

Du 3 au 6 avril 2017 - Participez à cette mission pour découvrir les mécanismes du marché et identifier des partenaires en Ethiopie
Comprendre le marché éthiopien et ses enjeux

Depuis près d’une dizaine d’années, l’Ethiopie affiche une croissance moyenne de son PIB de l’ordre de 10 %. Le pays se positionne parmi les 5 premières économies sur les 48 pays d’Afrique Sub-Saharienne et talonne de près le Kenya. L’Etat a fermement dirigé la politique économique du pays dans le cadre de la mise en œuvre du plan quinquennal de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan – GTP) lancé en novembre 2010 afin d’atteindre les objectifs de développement du millénaire.

Pour découvrir les mécanismes du marché et identifier des partenaires en Ethiopie, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Ile de France et les Chambres régionales de commerce et d’industrie de Haut de France et de Normandie en partenariat avec Business France vous proposent de participer à une mission de prospection.

Le programme d’accompagnement proposé vous permettra de comprendre le marché éthiopien, ses enjeux, et ainsi d’optimiser vos rendez-vous de prospection personnalisés avec vos futurs partenaires commerciaux locaux.

> Quels sont les secteurs porteurs ?

BTP Infrastructure, Agriculture et industrie Agro, Santé, Pharmaceutique, Transports, Télécoms et TIC, Traitement eaux usées, environnement « traitement des déchets », Biens de consommation…


> Chiffres clés

Son PIB a atteint 70,17 milliards de dollars en 2015, soit une croissance de 10,2 %, et 770 USD par habitant.
102 millions d’habitants
Inflation réduite à 8,2 % en 2015 (près de 21% en 2012)
En 2013, l’Éthiopie a bénéficié de plus de 3,8 milliards de dollars d’aide nette (5e pays récipiendaire d’aide).

> Objectifs de la mission

Comprendre le marché éthiopien et ses enjeux, détecter les opportunités d’affaires, trouver vos partenaires en les rencontrant en face à face et vous permettre de présenter votre activité, vos produits et vos marques à un public de professionnels en Ethiopie.


Descriptif de la mission


> En amont de la mission

Ateliers de présentation du marché éthiopien et des opportunités d’affaires et d’investissement
Un rendez-vous préparatoire avec le conseiller de la CCI Paris IDF,
La validation de votre projet sur la base de votre cahier des charges, vos documents commerciaux et un entretien téléphonique avec notre partenaire en charge de votre programme pour mieux définir votre projet et vos attentes.
L’identification des partenaires et ciblage et qualification des contacts à prendre

> Pendant la mission

La logistique liée à la mission : hébergement, réservation, etc.
L’organisation de votre programme de rendez-vous B2B avec les cibles identifiées et intéressées par votre activité
La mise à disposition d’un interprète pendant les rendez-vous (en option)
Des événements de networking sur place
Une réunion et un entretien de suivi (après un premier bilan sur place).

> Apres la mission

Un atelier sur « comment s’implanter en Ethiopie »

> Nos partenaires en ethiopie

Business France Ethiopie
Le Service Economique de l’Ambassade de France en Ethiopie
EA Gate Consulting

Informations & inscription

Cout atelier informations pays/marches (inclus pour les participants à la mission) 108 € TTC (90 € HT)
Cout pre-mission et mission : 3 060 € TTC 2 550 € HT
Cout d’inscription pour une seconde personne a la mission : 480 € TTC 400 € HT
Cout atelier post mission « s’implanter en ethiopie » en option : 108 € TTC 90 € HT

Téléchargez le bulletin et inscrivez-vous avant le 17 mars 2017 : http://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/c/document_library/get_file?uuid=e6e14de4-8123-4cdb-85c5-e170b1bd078b&groupId=10139

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Dora Garreau's curator insight, February 27, 2017 3:34 AM
Ethiopie et économie : rendez-vous en avril 2017 #events #worldeconomy #economie #business
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[FR] ᐅ US congratulates #Somalia for its presidential election #Horn2025 Africanews 09/02/17

[FR] ᐅ US congratulates #Somalia for its presidential election #Horn2025 Africanews 09/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Brice Kinhou -

Les États-Unis se félicitent de la conclusion du processus électoral en Somalie. Washington réitère sa volonté de travailler en étroite collaboration avec le nouveau président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed.

Les champs de coopération identifiés sont la promotion de la réconciliation, de la sécurité et la construction d’institutions solides pour assurer la bonne gouvernance et le développement socio-économique.

Les États-Unis ont aussi exhorté la nouvelle administration de la Somalie à prendre des mesures crédibles pour éradiquer la corruption et pour établir des institutions électorales solides pour permettre un scrutin libre et équitable d’ici 2020.

Les forces de sécurité somaliennes et la mission de l’Union africaine en Somalie ont été également félicitées pour leurs efforts au cours des six derniers mois pour permettre le déroulement du processus électoral dans un environnement relativement sécurisé.

Cette transition avec le nouveau gouvernement fédéral somalien représente une étape importante pour le pays confronté à l’insurrection islamiste des milices Shebab.

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[FR] Kenya cancels the decision to close Dadaab camp of 200,000 refugees from #Somalia #Horn2025 Anadolu 09/02/17

[FR] Kenya cancels the decision to close Dadaab camp of 200,000 refugees from #Somalia #Horn2025 Anadolu 09/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Abduljabbar Aburas -


La justice annule la décision de fermer le camp de réfugiés de Dadaab - Ce camp, le plus grand au monde, abrite environ 200 mille Somaliens


La justice kenyane a annulé, jeudi, une décision du gouvernement de fermer le camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand au monde, et de renvoyer 200 mille réfugiés somaliens dans leur pays.

Le juge John Mativo a qualifié la décision prise par le gouvernement de «discriminatoire», indiquant qu’elle contredit la Constitution kenyane et les traités internationaux.

Mativo a ajouté que la Somalie, ravagée par une guerre civile, n’est pas un pays sûr pour que les réfugiés somaliens puissent y retourner.

L’année dernière, le ministère kenyan des Affaires étrangères a annoncé son intention de fermer tous les camps de réfugiés se trouvant sur son territoire, évoquant «des motifs économiques et sécuritaires».

Le Kenya accueille plus de 600 mille réfugiés en provenance de la Somalie et du Soudan du Sud, deux pays déchirés par la guerre.

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[FR] Do you know #Djibouti ? #Horn2025 JeuneAfrique 20/02/17

[FR] Do you know #Djibouti ? #Horn2025 JeuneAfrique 20/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

François Soudan -

© Vincent Fournier / JA -


Posée d’une voix grave par un vétéran de l’armée américaine assis sur son rocking-chair dans un clip publicitaire pour Coca-Cola, la question ne cesse d’obséder le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG), que François Hollande recevra la semaine prochaine à l’Élysée. « Connaissez-vous Djibouti ? » ou comment faire exister un micro-État scandaleusement doté par la géopolitique et donc objet de toutes les convoitises. IOG a trouvé la réponse : l’indépendance dans la multidépendance. Français, Américains, Japonais, Européens de l’opération Atalante y ont installé des bases ou des facilités militaires, en échange d’un loyer et d’une sorte de protection partagée de l’intégrité territoriale de Djibouti, toute l’habileté de Guelleh étant d’intégrer très tôt le fait que l’ex-puissance coloniale ne pouvait à elle seule garantir l’avenir sécuritaire du pays.L’ancienne métropole en eût-elle été capable d’ailleurs que cette indépendance aurait eu quelque chose de profondément malsain – comme la perpétuation sous un autre nom du « Territoire français des Afars et des Issas ». De la France, outre les Marsouins du quartier Monclar, Djibouti a conservé un butin de guerre : la langue. Avec bien du mérite d’ailleurs, Paris et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) n’ayant pas fait grand-chose pour préserver cette enclave où le français fait foi dans tous les documents officiels, y compris pour les contrats conclus avec des investisseurs américains ou asiatiques.

C’est donc sans complexe aucun qu’IOG a inséré Djibouti dans la stratégie de la route de la soie élaborée par le président Xi Jinping, en tant que maillon essentiel du réseau planétaire de maintenance et de protection des lignes de communication maritimes chinoises. Bientôt, 80 % des bateaux en transit dans le détroit de Bab al-Mandeb seront chinois : pour la future première puissance du monde (dixit Mahathir Mohamad, le père de la Malaisie moderne), la question « Do you know Djibouti ? » ne se pose donc pas. Pas plus qu’elle ne se pose pour Bill Gates, qui citait récemment en modèle d’intégration régionale réussie « la connexion Djibouti-Éthiopie, avec capitaux chinois ».

En termes d’investissements économiques, Paris a ici deux trains de retard et, à force d’oubli, de frilosité et de négligence, la prochaine génération de Djiboutiens pourrait bien à son tour se demander : « Do you know France ? » En anglais dans le texte.

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[FR] 3 Accor hotels and 500 additional rooms by 2020 in Ethiopia #Ethiopia2025 LaTribune 15/02/17

[FR] 3 Accor hotels and 500 additional rooms by 2020 in Ethiopia #Ethiopia2025 LaTribune 15/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Khadim Mbaye -

© Reuters -


Le groupe AccorHotels renforce sa présence en Afrique anglophone et un pays, l’Ethiopie, attire particulièrement l’attention du premier opérateur hôtelier international. La chaîne hôtelière déjà présente dans 19 pays du continent – principalement au Maghreb et au sud de l’Afrique, a conclu 3 accords de partenariats avec des investisseurs éthiopiens pour la construction et la gestion de 3 hôtels à Addis-Abeba.

Riche d'une histoire de cinq décennies, le groupe français voit encore « très haut ». Abay Technic Trading, est le plus haut édifice (22 étages) que l'acteur majeur de l'hôtellerie en Afrique veut sortir de terre en 2021. C'est un ibis de 230 chambres situé à 200 mètres du siège de l'Union africaine.

Mais ce n'est pas tout. Pour offrir plus d'espace et de disponibilité à ses clients, le groupe français compte construire un Mercure de 162 chambres à proximité de la commission économique des Nations Unies pour l'Afrique dont l'ouverture est prévue en 2020, ainsi qu'un ibis Styles de 135 chambres. Celui-ci situé à proximité du siège de l'ONU, intègre un éventail complet de services (F&B /espace de conférences). Il sera finalisé à l'horizon 2019.


Une position forte en Ethiopie

Ces projets contribueront à introduire de nouvelles marques internationales sur ce marché et participeront ainsi à l'élargissement de l'offre hôtelière du segment économique à Addis-Abeba.

« Nous sommes ravis de la signature de ces 3 projets représentant plus de 500 chambres, ce qui permettra de renforcer le leadership de tous les segments de AccorHotels sur ce marché en forte croissance et prometteur à l'horizon 2020 ; et ce, après la signature d'un Pullman de 330 chambres en 2014 et d'un Novotel de 156 chambres en 2015 », a déclaré Steven Daines PDG de AccorHotels pour l'Afrique et le Moyen-Orient lors de la cérémonie officielle de signature de la construction des trois hôtels.

Leader en Afrique, Accor gère 111 hôtels (19 600 chambres) couvrant tous les segments du marché allant du luxe à l'économique à travers 21 pays et emploie plus de 10 000 collaborateurs.

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[FR] World's fastest growth in 2017 for #Ethiopia #Ethiopia2025 LePoint 29/09/17

[FR] World's fastest growth in 2017 for #Ethiopia #Ethiopia2025 LePoint 29/09/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Le Point Afrique -
© AFP / Zacharias Abubeker


Malgré la sécheresse et la baisse des prix des matières premières, l'Ethiopie a réussi à être le pays à la croissance économique la plus rapide du monde.


D'après l'édition de juin 2017 du Global Economic Prospects de la Banque mondiale, l'Éthiopie, avec 95 millions d'habitants, serait le pays à la croissance économique la plus rapide au monde en 2017. Estimée à 8,3 %, l'augmentation du PIB du géant est-africain durant cette année est trois fois supérieure à la moyenne mondiale, qui s'élève à 2,7 %. « L'économie éthiopienne a fait preuve d'une grande résistance en 2016-2017, dans un contexte de faiblesse persistante des prix mondiaux des principaux produits d'exportation de l'Éthiopie, et de réapparition de situations de sécheresse dans plusieurs parties du pays. Le produit intérieur brut (PIB) affiche une croissance de 9 % sur l'exercice 2016-2017, selon les estimations », a déclaré le chef de l'équipe du FMI, à l'issue d'une mission achevée le 26 septembre à Addis-Abeba.


L'Éthiopie en mode résilience
Entre 2004 et 2016, la croissance moyenne annuelle de l'Éthiopie s'est élevée à 10,5 %. Le Fonds monétaire international (FMI) a salué l'économie éthiopienne pour sa résistance solide au cours de cette année, face à un contexte de faiblesse persistante des prix mondiaux des principaux produits d'exportation éthiopiens et à la sécheresse qui a frappé plusieurs parties du pays. Dans un rapport d'évaluation publié ce 27 septembre, l'équipe a félicité l'économie éthiopienne pour avoir assuré cette résistance solide malgré les périodes de sécheresse consécutives qui ont semé la dévastation dans plusieurs parties de ce pays d'Afrique de l'Est. Il faut reconnaître que le gouvernement a fait preuve d'une forte volonté pour répondre à ces immenses défis. « Les interventions du gouvernement pour atténuer l'impact social de la sécheresse, en collaboration avec les partenaires de développement, ont été déployées au bon moment et avec efficacité, limitant ainsi le coût humain », a estimé Escolano. L'exécution prudente du budget s'est soldée par un déficit budgétaire inférieur aux prévisions, estimé à 2,5 % du PIB, indique cette évaluation. Le FMI a également conseillé au gouvernement éthiopien de pratiquer un resserrement monétaire en complément de sa politique budgétaire stricte. Dans le cadre de son évaluation, le FMI a jugé que les perspectives de croissance à moyen terme, confortées par des investissements privés importants, par l'achèvement de projets d'infrastructures importants et par la hausse de la productivité, étaient favorables et placées sous le signe d'une consolidation des industries d'exportation.


Le plus dur reste à venir...


Toutefois, le responsable du FMI a souligné que les exportations de ce pays d'Afrique de l'Est continuaient de stagner en raison de la faiblesse des marchés mondiaux des matières premières, et des retards dans la réalisation de principaux projets associés. Une utilisation étendue des partenariats publics-privés, des concessions privées et des produits de la privatisation, en accord avec les politiques des pouvoirs publics, permettra de préserver les ressources publiques tout en contribuant au développement du secteur privé. « Le sentiment positif des investisseurs envers l'Éthiopie actuellement pourrait être encore renforcé par des réformes destinées à améliorer le climat des affaires. Un taux de change plus flexible favoriserait la compétitivité. L'amélioration des statistiques économiques soutiendrait la prise de décisions politiques et la confiance des investisseurs », détaille le rapport. Car l'objectif ultime du pays est de parvenir à s'industrialiser. Pour l'instant, l'industrie et les services représentaient, en 2014, respectivement 14,7 % et 43,4 % du PIB. Dans le cadre des consultations de l'article 4, le FMI s'efforce d'évaluer la situation économique de chaque pays membre concerné pour l'aider à anticiper les défis financiers à venir.

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[FR] [AUDIO] ᐅ The new international role of #Djibouti #Horn2025 FranceCulture 01/03/17

[FR] [AUDIO] ᐅ The new international role of #Djibouti #Horn2025 FranceCulture 01/03/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Thierry Garcin -

© Turkish Economy Ministry / Mesut / Anadolu / AFP -


Djibouti est presque un cas d’école pour les amateurs de géopolitique, car sa situation géographique est unique. Et sur le plan économique, c’est le modèle type du nouveau « comptoir », que semble vouloir s’acheter la Chine.

À l’entrée de la mer Rouge via le canal de Suez ; à la sortie de la mer Rouge via le détroit de Bab el Mandeb ; entre la Méditerranée et l’Asie du Sud puis l’Asie du Sud-Est ; point de passage obligé d’une quantité impressionnante d’hydrocarbures et de marchandises ; promontoire, pont et carrefour d’une Corne de l’Afrique exténuée de violences et démembrée : bref, Djibouti est unique en son genre.

De plus, elle ne cesse vouloir attirer tout le monde, ou presque, achetant sans doute ainsi la longévité de son régime. Pullulent bases et facilités militaires (importantes, ambitieuses ou modestes), chinoises, japonaises, italiennes, jusqu’aux allemandes, et les Russes sont demandeurs. L’ancien colonisateur français est bien sûr présent. En un mot, Djibouti paraît s’offrir à tous, voulant séduire et, dit-on, ressembler à Singapour, autre détroit maritime légendaire.

En même temps, Djibouti, très endettée après avoir tant investi dans l’avenir, est profondément liée à l’avenir de l’Éthiopie et à celui de la Chine, son nouveau parrain. À terme, on peut se poser des questions sur ce montage audacieux, mais qui rapporte beaucoup d’argent. (Th. G.)


Djibouti prépare son avenir. Ce petit pays de la Corne de l’Afrique s’est fixé une série d’objectifs ambitieux qu’il espère atteindre à l’horizon 2035. Avec l’appui de la Banque mondiale, les autorités de ce pays ont entrepris des études pour identifier les secteurs de l’économie sous-exploités mais offrant un réel potentiel de croissance. La Banque mondiale a collaboré avec le gouvernement de Djibouti dans la préparation d’un échange Sud-Sud et a invité des représentants du Cap-Vert, de Dubaï et de l’île Maurice à venir partager leur expérience

La RTD - RADIO TÉLÉVISION DE DJIBOUTI diffuse chaque soir un journal télévisé en langues somali, afar, arabe et française. Voici l'édition francophone diffusée le lundi 27 février 2017, où il est, entre autres, question de la traite des être humains et de l'émigration des populations locales, mais aussi du difficile accès des jeunes à l'emploi

Intervenants

Sonia Le Gouriellec : enseignante à Sciences Po Paris

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[FR] Transport and humanitarian on the agenda of discussions Azerbaijan-#Djibouti #Horn2025 Azertag 24/02/17

[FR] Transport and humanitarian on the agenda of discussions Azerbaijan-#Djibouti #Horn2025 Azertag 24/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Nous ferons tout notre possible pour transmettre la position équitable de l’Azerbaïdjan à la communauté internationale. La coopération entre l’Azerbaïdjan et Djibouti a été lancée depuis les années 1990. La position de Djibouti concernant l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan est inchangée. C’est ce qu’a déclaré Mahmoud Ali Youssouf, ministre djiboutien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lors d’une conférence de presse avec le chef de la diplomatie azerbaïdjanaise Elmar Mammadyarov.

Il a noté que les consultations politiques s’étaient tenues entre les deux pays, soulignant l’augmentation de la réputation de l’Azerbaïdjan dans l’arène internationale. Il a également souligné l’importance du développement de la coopération économique.

« Djibouti est une île de stabilité dans une région compliquée. L’Azerbaïdjan est un pays paisible. La distance géographique n’est pas importante. Nous coopérons dans le domaine de la gestion des ports. Nous pouvons coopérer dans un certain de nombre de sphères et cela servira les intérêts des deux peuples», a indiqué le ministre djiboutien.

Le ministre azerbaïdjanais a noté que les relations entre les deux pays étaient depuis de longues années en phase de développement. Il a fait savoir que Djibouti soutenait toujours l’Azerbaïdjan dans le conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh, mettant en valeur la prise d’une décision par le parlement djiboutien concernant la reconnaissance du génocide de Khodjaly.

« Djibouti envisage de signer un accord avec l’Azerbaïdjan en matière de transport. Il y a des plans pour la coopération en marge des zones de libre-échange à Djibouti. Les deux pays ont l’intention de développer la coopération humanitaire », a marqué le chef de la diplomatie azerbaïdjanaise.

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[FR] #Djibouti President Ismail Omar Guelleh visits France #Horn2025 JeuneAfrique 01/03/17

[FR] #Djibouti President Ismail Omar Guelleh visits France #Horn2025 JeuneAfrique 01/03/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Fatoumata Traore / Olivier Caslin -

© Susan Walsh / AP / SIPA -


 Pour la première fois depuis dix ans, le président djiboutien Guelleh a été reçu à l'Élysée par le président français Hollande. Un voyage officiel connu depuis novembre dernier. Plusieurs fois annoncée, toujours repoussée, la rencontre officielle entre le président français François Hollande et son homologue djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, a enfin eu lieu mardi 28 février, à 9 h30, en toute discrétion, au palais de l’Élysée à Paris. Durant cet entretien de quarante-cinq minutes, les deux chefs d’État ont parlé du renforcement des relations bilatérales, des questions de sécurité régionale (lutte contre le terrorisme et crise au Yémen), de l’aide au développement et de la Francophonie.

La visite d’IOG s’est poursuivie mercredi matin au Medef. Dès 8h30, il a rencontré de nombreux chefs d’entreprises présents dans le secteur des énergies renouvelables. Il a été accueilli au siège de l’organisation patronale par son vice-président Patrick Lucas. L’occasion pour le chef d’État djiboutien d’inviter le secteur privé français à venir investir dans son pays, « aux côtés des Chinois ». Il s’est ensuite rendu au Sénat où il a rencontré son président, Gérard Larcher, avant de se rendre, à 13h, à l’hôtel de Brienne, où il était invité à déjeuner par le maître des lieux, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Ensemble, ils ont signé une série d’accords, visant notamment à faciliter l’utilisation des installations portuaires djiboutiennes par la Marine française. Après deux jours de visite privée, le chef de l’État djiboutien décollera du Bourget le dimanche 5 mars pour rentrer dans son pays.

Retrouvailles

Invité officiellement en novembre dernier par Jean-Marie Le Guen, alors secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, lors d’une visite à Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh n’avait pas fait de déplacement officiel en France depuis dix ans. Au lendemain de sa réélection en avril 2016, il avait préféré réserver sa première visite d’État au président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.
C’est donc sous le signe des retrouvailles entre les deux pays que se sont déroulées ces deux journées. Liés par des accords de sécurité, signés entre les deux États, la France dispose à Djibouti d’une base militaire de 1 400 hommes et participe également à la force internationale de lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden. Un malentendu s’était pourtant installé entre Paris et Djibouti ces dernières années suite au désintérêt du secteur privé et au manque de considération des pouvoirs publics français. En invitant son homologue, François Hollande a certainement tenté de renforcer des liens séculaires entre les deux partenaires. Deux mois avant la fin de son mandat.

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[FR] Haile Gebrselassie, the runner of all records #Ethiopia #Ethiopia2025 GlobeRunners 24/02/17

[FR] Haile Gebrselassie, the runner of all records #Ethiopia #Ethiopia2025 GlobeRunners 24/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Kévin Blondelle -


Haile Gebreselassie, il est l’homme de tous les records de l’athlétisme moderne, 27 au total dans une carrière riche de médailles mondiales et olympiques du 5000m au marathon. Un athlète exceptionnel qui a définitivement marqué de son empreinte l’histoire de la course à pied.

Tout commence dans un petit village éthiopien, Asella, en 1973. L’école est à 10km, le petit Gebre se familiarise donc à la course à pied en bouclant cette distance deux fois par jour. Il se passionne pour la course dès ses 7 ans, en écoutant à la radio les exploits de son modèle, l’éthiopien Miruts Yifter, champion olympique du 10 000 mètres en 1980.

Ses débuts à lui sont aussi très encourageants : à 16 ans il boucle son premier marathon en 2h42′ ! Et dire que son père le freine à l’époque, jugeant que la course à pied est une perte de temps. Face à ces premiers résultats, il finira par céder.

Il devient champion du monde junior du 5000 et 10 000 à 19 ans, puis champion du monde senior l’année suivante, en 1993 à Stuttgart. Bref, Haile comprend vite que les titres ne suffiront pas à le rassasier et se lance dans une chasse aux records. Le premier ? Un 5000 bouclé en 12’56″, qui le fait définitivement entrer chez les grands.

Il fera tomber pas moins de 27 records mondiaux au total dans sa carrière. Tout en glanant deux titres de champion olympique sur 10 000, dont l’un à Sydney remporté en 2000 à l’issue d’une remontée fantastique sur Paul Tergat dans les derniers mètres .

Mais Gebreselassie, c’est aussi une histoire magistrale sur marathon. Il retrouve cette distance en 2002 à Londres, sorte de seconde carrière qui n’a rien d’une retraite. Il termine 3ème en 2h6’35″, un temps plus qu’encourageant pour un novice sur la distance reine.

A l’époque, les observateurs comprennent vite que désormais tout est possible niveau chrono. Il est effectivement le premier homme à passer sous les 2h04’, pour une toute petite seconde, au marathon de Berlin qu’il remportera quatre fois.

En 2010, il annonce une première fois la fin de sa carrière, lui qui vient d’abandonner à New-York et qui mène à côté un business florissant en Ethiopie qui lui prend beaucoup de temps. Il tente finalement un come-back en 2012 dans l’espoir de se qualifier pour les JO de Londres. Mais il échoue avec un chrono de 2h08′, toujours impressionnant après deux ans de semi-retraite, mais pas suffisant.

On le voit ensuite sur quelques courses ici ou là jusqu’en 2015. Il annonce en mai qu’il termine sa carrière, lui qui détient toujours deux records du monde : celui du 20 000m (56’26″) et de l’heure (21,185km).


Kévin Blondelle Rédacteur pour Globe Runners. Journaliste radio le jour, coureur tôt le matin et tard le soir... Ses préférences ? Un peu de route, et beaucoup de trail, avec une appétence particulière pour le format 40 à 80km. Son format ? 1m75 pour 69kg les bons jours. Pour lui, courir est la plus importante des choses très secondaires.

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[EN] I really did get the feeling that #Ethiopia cares about its citizens #Ethiopia2025 HuffPost 15/10/15

[EN] I really did get the feeling that #Ethiopia cares about its citizens #Ethiopia2025 HuffPost 15/10/15 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Jennifer Schwab -

Made in... Ethiopia? Yes, Ethiopia


So we got used to “Made in Japan,” “Made in China,” “Made in Hong Kong” and most recently “Made in Vietnam.” There’s going to be a new kid in town, but he’s not Asian. Prepare yourselves for “Made in Ethiopia.”

Much has been written about the “BRIC” countries — Brazil, Russia, India and China - saying these giants would lead the new world economy. And certainly to some extent, they are. However, the next wave may well be the “EMIC” countries - Ethiopia, Myanmar, Iran and Colombia. I wrote about the prospect of EMIC coming on strong last summer.

With this in mind, I ventured to Ethiopia to investigate further the economic and sustainability potential of this large and populous nation. Ethiopia is best known for its deceased long-term ruler, Haile Selassie, who was credited with embracing multilateralism and Collective Security which led to Ethiopia becoming a charter member of the U.N. While he passed in 1975, he is still a national hero and is widely hailed as the face of the first free nation in Africa. In the early 70s, with the cold war and socialist/Marxist views spreading across the globe, the disenfranchised sector of the Ethiopian population namely the farmer, with the support of the young university students started revolting. Soon, a handful of army leaders joined in the anti-monarchy movement which quickly led to the demise of the Haile Selassie regime, replaced by the Derg Regime, which some call, one of the most violent regimes in Ethiopian history. The Derg ruled the country from 1973 to 1992 until it was ousted by the EPRDF (Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front) which still leads the country following ethnic federalism ideology and a market led economy. The country of 90 million is now truly independent, and while still technically an LDC, or less developed country, the EPRDF is on a mission to bring long term, sustainable economic growth and expansion. I found that while it is not open season for “carpetbaggers,” anyone with a great business idea that can help elevate Ethiopia’s economy will have a legitimate shot at admission.
I started my due diligence on how things have changed with a member of the Ethiopian diaspora, San Diego-based entrepreneur, Feben Yohannes. Upon reentering Addis Ababa after 15 years of absence, she commented, “My people have much to be proud of, the development that has occurred over the past 15 years is by Ethiopians, for Ethiopians. And knowing that Rome wasn’t built in a day, the city will continue to improve.” She was visibly awestruck by the airport expansion, extensive roads, bridges and freeways constructed or currently under way.

She also noted, “kids on the street looked clean, well-fed and well-dressed compared to 15 years ago. The heart of the city is beating with an air of opportunity. Addis used to be the playground for the few, now it is a thriving cosmopolitan city for the masses, this makes me very happy.”

Next I looked for boots on the ground, folks ingrained in the community. “Ethiopia is serious about forming a green economy,” says Omar Bagersh, scion of a family that has conducted business in Ethiopia for three generations. “The government wants to do manufacturing the right way, with an eye toward sustainable processes and truly green materials with little byproduct or waste. We want to safeguard our trees and foliage, and new development will only be allowed after careful environmental scrutiny. At the same time, we are attempting to create a self-sufficient economy and feeding our people is of primary importance. Thus while we are very conscious of GMOs, we have to feed many people and the need is urgent so while organic farming is preferred, other options may be considered.” Thus there exists a natural tension between sweeping development vs. sustainable development that will be good for the environment as well as the population in the long term.
Bagersh was educated in the U.S. He and his family are primarily engaged in running coffee plantations, among other businesses. I visited him in his spacious Addis Ababa home, decorated with gorgeous African artwork and looked after by a generous fulltime staff. “We are entering the next phase of our Growth and Transformation Plan (aka GTP2),” Bagersh explains. “This reflects the government’s desire to build and strengthen the private sector leading to more jobs. Foreign investment is encouraged, and this will be supported by additional public sector spending. Addis Ababa suffers from pollution; the government is aware of this and wants to eradicate this problem.” I did get the feeling that the regime will not allow environmental abuses such as strip mining, and that it will definitely not be open season for anyone with a checkbook. Indeed, the government’s vetting process for new businesses from abroad is time consuming, detailed and slow-moving, which can be frustrating to many investors. Thus patience is a virtue in this regard.That said, the Chinese have a huge head start on the West in terms of investment and this is visibly apparent. China is building roads, schools, hospitals and other infrastructure in a highly noticeable way throughout the Addis Ababa metro area. One can assume that in return, they have negotiated a mutually beneficial relationship in industry, agriculture, as well as real estate projects. “We are open to Western investment but many deals are just now in the feasibility stage. Meanwhile, Chinese investments are making sizable investments that are directly impacting the lives of our citizens,” Bagersh said. A few moguls of Ethiopian business do exist, among them is Mulugeta (aka known as Mole by close friends), who has interests in real estate development, night clubs, mining, logistics and stone quarries. Although diminutive in stature, Mulugeta cuts a striking figure nonetheless with his lengthy white beard and Gucci wardrobe. His office is sleek and filled with large format oil paintings by many of Africa’s most noted artists; his collection of African art is said to be among the best on the continent. He was educated in the U.S. and has been in Ethiopia for 18 years. Among his varied interests is a local winery, with his partner, rock musician and entrepreneur Bob Geldof. He employs over 2,000 people combined, and is married with five children. “We have very little crime here,” Mulugeta states definitively. “Electricity is very cheap. Our government is stable. Our people want to work...we want to feed ourselves. Our education system is beginning to produce results. The government is providing healthcare and trying to teach the principles of birth control. If not for this, our population would be over 120 million already. So we are making progress. We need infrastructure and we want foreign investment.” I also wanted to speak with an expatriate living in Ethiopia. Who better than a fair skinned, blonde German named Frank Michel. 50ish Frank runs a mid-sized IT business in Addis. He is married to an Ethiopian woman and has lived between Addis Ababa and Munich for 23 years. “Ethiopia has averaged 9 percent GNP growth over the last decade, which is among the highest in the world. This should hopefully lead to what we need most here, which is the emergence of a legitimate middle class. The government here would love to elevate a significant percentage of its population to this level,” Michel said. Of the 90 million Ethiopians, about six million reside in the Addis metro area. Average income here is about $50 per month, and while the cost of living is proportional to this, over 29% are still living below any type of measurable poverty level (World Bank, 2010). There is a broad and growing network of schools and universities, and while the Ethiopians are proud of this, the literacy and depth of knowledge of their graduates still pales in comparison to Western education, thus many high performers seemingly seek out schools abroad. This is a key factor for foreign investors, as in, is there a capable, educated, trainable base of employees that can be hired to run and staff your Ethiopian branch?

So what is Ethiopia really like? Meaning, could someone from a large American city make a go of it here? The answer is, only if you are adventurous, flexible, have a stomach for exotic spices and very different foods, and can appreciate the growing pains of an economy in transformation. Power outages are frequent, rainy season is sometimes relentless, neither motorized transportation nor the roads are anywhere near what we are accustomed to, and “luxury” accommodations are not readily available. (I stayed at a Hilton which was a decently appointed business and expat hostelry...as is the Addis Ababa Sheraton which was costlier and a bit nicer but sorry no Aman or Four Seasons...yet). The food is different, strongly spiced, and one has to be careful with the fresh fruits and vegetables as some are not grown and washed to our cleanliness standards - I noticed that even the locals will eat them only at certain restaurants that boast organic veggies. Meats are a central part of the diet, along with injera, an Ethiopian bread made from teff flour that serves as a tasty crepe-like shell for “tibs” (Ethiopian filet) and/or “shiro” (Ethiopian lentils). A good strong 4x4 vehicle is recommended as roads are often unpaved, filled with potholes, and generally very rough. Public transportation is also sporadic at best. The people of Ethiopia seem happy and proud of their country. They are open and friendly to Americans. They express a willingness to work with foreign business interests if new jobs can be created. They are artistic, with many interesting takes on indigenous painting, sculpture and crafts...the best of which command Western pricing. They do speak English although Ethiopia has a staggering 88 languages and 200 dialects. Amharic is known as the official language of the country and is a bit similar to Arabic. A variety of different dialects are spoken throughout the many villages that dot the hinterlands.

Perhaps most importantly, I really did get the feeling that the Ethiopian government cares about its citizens and wants to feed them, wants to get them jobs, wants to educate them, wants to teach them family planning, and more. Which is a lot different from other developing countries that exist primarily to line the pockets of their dictator-leaders and their cronies, at the expense of the actual citizens whom the aid was intended for. While there is rumor of a large “secret police” force, and in a recent election the EPRDF received 100 percent of the vote, I have no evidence other than my impressions but it seems to me that the government has support of its citizens not by fear of the sword but by its desire to provide better lives for the citizens of Ethiopia. What a concept!

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[FR] Renewable energy on the agenda of a German delegation in #Djibouti Horn2025 CCD 21/02/17

[FR] Renewable energy on the agenda of a German delegation in #Djibouti Horn2025 CCD 21/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it
Le PDG de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la SAAR reçu à la Chambre de Commerce de Djibouti En visite de travail à Djibouti, le Président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Sarre (SAARLANDES), Dr. Arnd Klein-Zirbes, a été reçu le dimanche 19 Février 2017 par le Président de la Chambre de Commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh en présence de l’Ambassadeur Allemand à Djibouti, Dr Volker Berresheim, et du président de l’Université de Djibouti, Dr Djama Mohamed Hassan. Au menu des discussions, le Projet de Promotion des Énergies Renouvelables à Djibouti (PERD) soutenu par la coopération allemande via la chambre des métiers et de l’artisanat de la Sarre.

Accompagné des responsables du centre de l’environnement de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Sarre, le président directeur général de ladite institution, Dr. Arnd Klein-Zirbes, est arrivé à Djibouti pour une visite officielle et des rencontres de hauts niveaux. Dimanche dernier, il a été reçu par le président de la chambre de commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh en présence de l’Ambassadeur Allemand, Dr Volker Berresheim et du président de l’Université de Djibouti, Dr Djama Mohamed Hassan. L’occasion pour le Dr Arnd Klein-Zirbes de s’entretenir longuement avec son hôte du jour sur la phase finale du projet PERD, soutenu par son institution depuis plusieurs années à Djibouti.

Le président de la CCD, M. Youssouf Moussa Dawaleh a d’abord tenu à exprimer ses sincères remerciements au visiteur de marque pour le PERD qui touche un domaine sensible et porteur pour la République de Djibouti qui bénéficie d’un environnement géographique et climatique avec un fort potentiel en énergies renouvelables. Il a souhaité que cette coopération se poursuive et s’étende à d’autres secteurs tout aussi porteurs et utiles à la jeunesse djiboutienne comme les Transports et le Logistique.

Youssouf Moussa Dawaleh a par ailleurs, mis l’accent sur la forte croissance et l’embellie économique de notre pays qui est incitatrice pour les investisseurs désireux d’entreprendre à Djibouti dans les domaines intéressant. Enfin, le président de la CCD s’est félicité d’avoir pu servir d’intermédiaire entre la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Sarre et l’Université de Djibouti dans ce projet partenarial.

Le Président-directeur général de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Sarre, Dr Anrd Klein-Zirbes et l’Ambassadeur d’Allemagne à Djibouti, Dr Volker Berresheim se sont dit réjouis du succès du projet PERD qui a été très utile et ouvre la voie à l’utilisation massive des énergies renouvelables et notamment l’éolienne et le photovoltaïque. Les deux personnalités ont assuré que ledit projet constitue une base de travail qui va servir dans des partenariats tout aussi fructueux à l’avenir. Le projet PERD ont-ils dit, est un incubateur pour des projets similaires qui pourront éclore grâce à l’énorme capital expérience qu’il a engrangé chez les institutions comme la CCD ou l’UD ainsi que les jeunes universitaires qui ont pu être formés aux énergies renouvelables. A noter que pour une large partie de la jeunesse Djiboutienne désabusée face à un taux de chômage estimé à 42 %, le besoin de formation reste prégnant et les autorités publiques sont engagées dans une lutte sans merci contre ce fléau.

…Une immersion au campus de l’UD à Balbala. Hier, la délégation conduite par le PDG de la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Sarre, Dr Anrd Klein-Zirbes s’est rendu au site du campus de l’Université de Djibouti, sis à Balbala, pour se rendre compte de visu et in situ de l’avancement du projet PERD et ses nombreux avantages pour l’UD qu’il alimentera pour partie. Les installations des équipements éoliennes comme les hélices géantes et les énormes panneaux solaires qui fourniront une énergie électrique renouvelable à moindre coût.

Lors de cette visite, le Dr Anrd Klein-Zirbes, a exprimé son satisfecit devant l’achèvement du projet dont la seconde phase arrive à terme. Car faut-il rappeler que la Chambre de commerce de Djibouti met en œuvre le projet de promotion des énergies renouvelables à Djibouti qui jouit d’un soutien financier de la coopération allemande depuis l’année 2011. La CCD s’est associée à l’Université de Djibouti et le LIC pour former des formateurs qui ont eu à charge de transmettre la maitrise des techniques d’installation et de maintenance des équipements et des systèmes d’exploitation de l’énergie photovoltaïque et éolienne ou géothermique.

Ces jeunes formateurs ont reçu des certificats de complétion des mains du président de la CCD, M. Youssouf Moussa Dawaleh et l’Ambassadeur Allemand, Dr Volker Berresheim, tout récemment. Le président de la chambre des métiers et de l’artisanat s’est dit heureux de voir la seconde phase du projet PERD arriver à son terme avec la mise en place d’une mini centrale hybride de production énergétique combinant le photovoltaïque et l’éolienne. Les machines et les systèmes d’exploitation de ces deux types d’énergie ont été installés dans le campus de l’UD à Balbala. Dans l’école-chantier installée au sein du campus, des techniciens Allemands ont travaillé avec des graines de formateurs sur les techniques de montage et d’installation des équipements et des systèmes d’exploitation des énergies photovoltaïque et éolienne.

Le Dr Klein-Zirbes a salué le travail des jeunes certifiés qui ont permis au projet PERD de suivre son cycle normal dans cette seconde phase. Il a souligné également l’importance de la question de l’énergie qui est «depuis longtemps une préoccupation nationale». Des propos partagés par l’ambassadeur Berresheim qui a loué la dynamique et la force de volonté qui animent les autorités et les Djiboutiens en particulier, qui sont toujours prêts à relever des défis nouveaux.

Le Doyen de l’Institut Universitaire de Technologie, Dr Hassan Ali Barkhat a exprimé ses sincères remerciements aux visiteurs Allemands qui ont porté à bout de bras le projet PERD et a annoncé pour bientôt l’inauguration officielle de la mini-centrale hybride de production d’énergie combinant l’éolienne et le photovoltaïque qui alimentera pour partie le nouveau campus de l’UD. Il a insisté également sur l’apport en formation de ce projet novateur qui est représentatif du modèle allemand dans la formation professionnelle et la haute technicité des produits Allemand.

Plus généralement, le projet PERD d’un montant de près de 400 millions de nos francs, a d’ores et déjà permis à la Chambre de Commerce de Djibouti de mettre sur pied un pôle de consultance en énergies renouvelables en 2012. Ce pôle compte à son actif des actions de promotion et des prestations dans les énergies renouvelables. Il s’agit principalement d’études sur les pratiques énergétiques comportant notamment un bilan énergétique du bâtiment sur une année au profit des entreprises et particuliers, un diagnostic de la Performance Énergétique (DPN), autrement dit un audit des équipements énergétiques dans les entreprises et bâtiments privés, des propositions pratiques pour économiser la consommation énergétique, et enfin des études de faisabilité pour l’installation d’un système hybride avec énergie solaire et électrique, sans compter les calculs pour faire estimation du coût des équipements et des conseils et orientation pratique pour l’installation des équipements.

Grâce à ce projet, la chambre de commerce entend accroître l’exploitation des énergies renouvelables grâce à la coopération allemande et la collaboration des instituions comme l’Université de Djibouti. Le projet PERD commence déjà à donner ses premiers résultats escomptés avec les formations des pionniers en matière de maîtrise de l’installation et la maintenance des systèmes et des matériels d’exploitation de l’énergie photovoltaïque, éolienne ou géothermique.
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[FR] Turkey to open a 30,000 m² school in September 2017 in #Djibouti #Horn2025 Anadolu 22/02/17

[FR] Turkey to open a 30,000 m² school in September 2017 in #Djibouti #Horn2025 Anadolu 22/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

Selma Kasap,Ayvaz Çolakoğlu -

© Ahmet İzgi / Anadolu -


Un protocole sera signé entre le ministère turc de l'Education et la fondation turque Maarif pour le lancement de la construction d'une école à Djibouti qui devrait ouvrir ses portes en septembre prochain.


 Le Ministre turc de l'Education nationale, Ismet Yilmaz, a indiqué que dans le courant du mois prochain, un protocole sera signé avec la fondation turque Maarif pour le lancement de la construction d'une école à Djibouti qui devrait ouvrir ses portes la prochaine année scolaire, en septembre.

Ismet Yilmaz et son homologue djiboutien Mustapha Mohamed Mahmoud ont signé un protocole de collaboration dans le domaine de la formation professionnelle et technique, mercredi à Ankara.

Yilmaz a profité de l'occasion pour remercier le peuple et le gouvernement djiboutiens pour le soutien apporté à la Turquie lors de la tentative de putsch du 15 juillet.

Le ministre turc a précisé que l'école serait construite sur un terrain de 30 mille m2 attribué par les autorités djiboutiennes et qu'elle serait prête pour la prochaine rentrée scolaire au mois de septembre 2017.

Le protocole signé aujourd'hui prévoit également l'augmentation de nombre de bourses attribuées par la Turquie aux étudiants djiboutiens, la formation du personnel enseignant et un soutien matériel.

Mustapha Mohamed Mahmoud a, pour sa part, insisté sur l'importance d'une telle coopération rappelant que de solides liens existent entre les deux pays.

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[FR] From 28 to 46 $ / month salary in the rose sector in #Ethiopia #Ethiopia2025 BastaMag 14/02/14

[FR] From 28 to 46 $ / month salary in the rose sector in #Ethiopia #Ethiopia2025 BastaMag 14/02/14 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it
Ivan du Roy -
© CC Frédéric Le Gac -

Saint-Valentin : dans les coulisses pas très romantiques du business de la rose

Des centaines de millions de roses sont importées en Europe à l’occasion de la fête des amoureux. Elles viennent du Kenya, d’Éthiopie et d’Amérique latine, cultivées dans des fermes géantes. Malgré les efforts réalisés par certains groupes horticoles, les conditions de travail y demeurent pénibles. Et l’irrigation intensive met en péril les ressources en eau. En France, en l’absence de labels clairs, impossible pour le consommateur de faire la différence entre une rose cultivée dans des conditions convenables et les autres.

Plus de 600 millions de roses vont se vendre en France cette année [1]. Près de 10 par habitant, dont une partie non négligeable est offerte à la Saint-Valentin, puis lors de la Fête des mères. Des roses rouges pour l’amour « passionné », blanches pour l’amour « courtois » ou jaunes pour célébrer une amitié… La fête des amoureux est aussi celle du marché de la « transmission florale ». Une journée qui pèse fortement sur le marché international, célébrée en même temps en Europe et en Amérique du Nord. « A partir du moment où une grande partie des roses est vendue sur deux jours dans l’année, une gigantesque production doit s’organiser pour disposer de la quantité de fleurs nécessaires », précise Christophe Alliot, co-fondateur du Bureau d’analyse sociétal pour une information citoyenne (BASIC). Exemple chez un fleuriste parisien qui commande habituellement un millier de tiges de roses par jour d’ouverture. En prévision de la Saint-Valentin, il en achètera 8 500 à son grossiste de Rungis.

D’où viennent ces millions de roses cultivées spécialement pour colorer un dîner romantique ? Environ une rose sur quatre commercialisée en France aura fleuri dans l’Hexagone, principalement dans le Var et le Finistère. Et les autres ? Qu’on les achète directement chez un fleuriste ou que l’on commande un bouquet en ligne, la route de la rose mène aux Pays-Bas. Le secteur horticole s’y porte plutôt bien. Les Pays-Bas en sont les leaders au sein de l’Union européenne, qui reste le premier producteur de fleurs et de plantes ornementales avec 42% de la production mondiale en 2012 [2].


La route de la rose mène en Afrique

Si les Pays-Bas continuent d’alimenter le marché de la rose, le vieux continent en importe la plus grande partie. D’Amsterdam, où arrivent par avion les colis de fleurs, la route de la rose nous emmène ensuite vers les pays qui bordent l’équateur : en Afrique de l’Est d’abord, au Kenya (31% des importations européennes de fleurs coupées, des roses dans leur grande majorité) et en Éthiopie (12%). En Amérique latine ensuite, principalement en Équateur (8%) et en Colombie (7%). L’ensoleillement et l’altitude y permettent de cultiver des roses toute l’année.

Lorsqu’un joli bouquet arrive chez vous, la probabilité est donc grande qu’il soit composé de roses kényanes. Elles auront voyagé environ 72h, et parcouru plus de 7 000 km. Les roses sont d’abord coupées dans un champs à proximité du lac Naivasha (à 2000 mètres d’altitude), où se concentre la plus grande partie des plantations horticoles du pays. Elles sont ensuite transportées dans des camions réfrigérés pour éviter qu’elles ne se dégradent. Puis prennent l’avion, destination Amsterdam. Les deux tiers seront vendus aux enchères à des grossistes qui les revendront à des fleuristes indépendants, à des enseignes comme Interflora, Florajet ou Monceau fleurs, qui les commercialiseront via leur réseau de détaillants, ou à des grandes surfaces. D’autres prendront directement la route vers un atelier, comme celui d’Aquarelle dans l’Oise, où elles seront assemblées en bouquets par une centaine de salariés. Pour être à leur tour livrées à leurs destinataires, quelque part entre Dunkerque et Perpignan, quitte à reprendre l’avion. A chaque étape, la chaîne du froid doit être maintenue pour éviter que les roses ne fanent trop vite.


Fermes et serres géantes de 5 000 ouvrières

C’est dans les années 90 que de grands groupes investissent dans des fermes florales le long de l’équateur : la compagnie fruitière états-unienne Dole Food en Amérique latine, des compagnies britanniques, néerlandaises ou indiennes au Kenya puis plus récemment en Éthiopie. Au bord du lac Naivasha, des fermes géantes peuvent employer jusqu’à 5 000 travailleurs. Ce business mondialisé de la rose a bien évidemment des conséquences sociales et écologiques. Le coût climatique n’est pas forcément le problème le plus grave : même en incluant le transport aérien vers l’Europe, une rose kényane émet six fois moins de CO2 qu’une rose néerlandaise, qui fleurit à l’abri de serres chauffées au gaz naturel [3]. « La dépense énergétique engendrée par l’achat d’un bouquet de 25 roses, équivaut à une balade en voiture de 20 kilomètres », estimait cependant un article de Terra Eco [4].

Au Sud, d’autres problèmes se posent. La ville de Naivasha a ainsi dû faire face à l’afflux de travailleurs pour les plantations et de leurs familles : en deux décennies, sa population est multipliée par 40, passant de 6 000 à 240 000 habitants ! Les infrastructures ne suivent évidemment pas. Les écoles accueillent 80 enfants par classe, les lits d’hôpitaux doivent être partagés à deux. Les tensions s’accroissent entre locaux et migrants. Et les conditions de travail dans les plantations sont particulièrement pénibles. En Colombie, « les heures de travail peuvent être longues, jusqu’à 60 heures par semaine », avec « six à dix heures supplémentaires par jour durant la saison de pointe dans les semaines précédant la Saint-Valentin », décrit en 2010 une ONG québécoise, le Comité pour les droits humains en Amérique latine (la moitié des fleurs importées par le Canada viennent de Colombie).


3 centimes par rose pour les employées des plantations

En Afrique de l’Est, les salaires des employés des serres – principalement des femmes – ne suffisent pas à couvrir les besoins de base, constate une étude de l’organisation Women Working Worldwide réalisée auprès de 38 000 femmes travaillant dans des fermes horticoles en Afrique de l’Est [5] : entre 59 et 94 dollars par mois pour une ouvrière kényane, entre 28 et 46 dollars pour une Éthiopienne. Lorsqu’un consommateur en Europe achète une rose à 1,5 €, seulement 0,03 € arrivera dans la poche de ceux qui l’ont fait pousser, soit 2% du prix de vente final. Une rose est vendue 0,12 € à la sortie de la ferme. Après son arrivée à Amsterdam, elle est achetée 0,8 € par les détaillants. Entre les deux bouts de la chaîne, le coût se répartit entre les marges des éventuels intermédiaires, ainsi que le prix du transport, surtout aérien [6].

A cette faible rémunération du travail, s’ajoutent des risques importants pour la santé, causés par l’usage intensif de pesticides et d’engrais chimiques. « En Colombie, on utilise une moyenne de 200 kilos de pesticides par hectare, soit le double de la quantité utilisée aux Pays-Bas pour la même superficie, et environ 75 fois plus que l’agriculture conventionnelle dans les pays industrialisés », pointent les Québécois. « En Équateur, nous avons observé plusieurs cas de travailleuses atteintes de cancer vers 45 ans. Comme elles n’étaient pas déclarées, elles n’avaient droit à rien », raconte Christophe Alliot, qui s’était rendu sur place dans le cadre d’une mission de Max Havelaar, l’une des principales organisations de commerce équitable. En France, pas moins de 26 herbicides, insecticides et fongicides peuvent être épandus sur les cultures de fleurs.


Vers l’assèchement du lac Naivasha ?

Les roses sont aussi gourmandes en eau : 7 à 13 litres sont nécessaires pour qu’un bouton arrive à maturité. Résultat : le niveau du lac Naivasha, où les fermes puisent leur eau, baisse inexorablement. Une baisse « qui coïncide avec le début des cultures horticoles dans la région en 1982 », estime une étude de l’Unesco, publiée en 2010. Une recherche plus récente menée conjointement par l’Université de Bonn (Allemagne) et de Twente (Pays-Bas) montre que le lac ne serait plus qu’à 60% de son volume initial. Le second lac kényan connaîtra-t-il le funeste destin de la mer d’Aral ? Le péril pèse aussi bien sur l’économie de la rose, sur les habitants de la zone, que sur les tribus pastorales masaï dont les troupeaux viennent s’abreuver sur les rives du lac. En attendant, la situation « crée des tensions entre les éleveurs et les fermes capitalistiques », pointe Christophe Alliot.

Face au risque d’épuisement de la ressource en eau et aux indignations provoquées par les conditions de travail, plusieurs groupes horticoles assurent avoir adopté des pratiques un peu plus responsables. En Suisse, une mobilisation d’organisations non gouvernementales puis un travail entrepris par Max Havelaar, avec le soutien des enseignes de grande distribution et l’appui des pouvoirs publics, ont permis à ce qu’une première ferme importante soit certifiée « commerce équitable », dès 2005 (la ferme Panda Flowers). Au Royaume-Uni, le groupe Flamingo, qui produit chaque année 120 millions de roses à Naivasha destinées au marché britannique, assure avoir diminué de moitié la consommation d’eau, réduit l’épandage de pesticides et amélioré les conditions de travail.


Invisibilité des roses labélisées

Et en France ? La PME Aquarelle, l’une des principales enseignes de vente de fleurs en ligne, se fournit directement auprès d’une demi-douzaine de fermes au Kenya et en Éthiopie [7] « Nous essayons d’être attentifs. Nous allons voir sur place. Nous travaillons avec des fermes qui tentent de ne pas utiliser de pesticides. Et quand nous ne pouvons pas rencontrer le personnel, nous ne retenons pas la ferme parmi nos fournisseurs », répond François de Maublanc, le PDG d’Aquarelle, qui reconnaît cependant ne pas avoir mis en place de charte éthique ni procéder à des évaluations objectives de ses fournisseurs. « Entre les normes objectives et ce que font les gens, il y a toujours un écart », se défend le PDG.

Plusieurs certifications existent en matière de qualité des fleurs, de critères sociaux et environnementaux [8], mais elles sont invisibles pour le consommateur. « Il existe plusieurs labels, qui ne sont pas valorisés par le marché. Dans ces conditions, il est difficile d’avoir un cercle vertueux qui entraînerait les producteurs de fleurs », explique Christophe Alliot. D’autant qu’il faut se méfier des « bonnes pratiques » un peu trop paternalistes. Investir dans des écoles ou des dispensaires autour des fermes, c’est bien. « Mais cela crée un phénomène de dépendance. Un salarié qui est en désaccord avec son employeur risque de tout perdre : son salaire, l’école pour ses enfants, son centre de santé, et parfois sa maison », prévient Christophe Alliot. « Ces certifications n’auront un effet levier que si elles s’accompagnent d’un véritable travail avec le producteur et les employés, et pas seulement d’un audit une fois dans l’année. Pour les fermes certifiées en commerce équitable, trois ans de travail ont été nécessaires pour organiser des réunions avec les salariés, leur expliquer leurs droits, leur donner envie de se syndiquer. » Aujourd’hui, 20 plantations de fleurs sont certifiées Fairtrade/Max Havelaar au Kenya, dont la ferme Oserian qui compte 4 300 salariés.

Des efforts sont donc entrepris. Mais en l’absence de labels clairs, impossible pour le consommateur de faire la différence entre une rose cultivée dans des conditions convenables et les autres. La multinationale indienne Karuturi, qui produit 580 millions de roses par an au Kenya et en Éthiopie, dont une partie est exportée vers l’Europe, a ainsi été accusée d’évasion fiscale par l’administration kényane. Depuis cet hiver, elle est aussi l’objet de grèves et de protestations de ses salariés kényans, qui dénoncent le non-paiement des salaires, l’absence de protection contre les pesticides ou le harcèlement sexuel de la part des managers. « Karuturi veille à ce que ses employés aient de bonnes conditions de travail et une rémunération équitable », a répondu la firme, par publicité interposée. Karuturi fournit-elle le marché français ? « On ne traite pas avec eux. Ce mouvement social, c’est la meilleure nouvelle qui puisse arriver », commente François de Maublanc, pour la société Aquarelle. « Quand bien même une moitié de producteurs seraient vertueux, si l’autre moitié fait n’importe quoi, cela n’est pas suffisant. C’est l’ensemble du secteur qui doit arrêter les pratiques les plus néfastes, par la régulation publique si nécessaire », conclut Christophe Alliot. Alors, quelle sorte de roses offrirez-vous à la personne que vous aimez ?



Notes


[1] Selon la dernière étude de référence disponible, publiée par FranceAgriMer en 2009, 190 millions de roses ont poussé en France – une production en déclin depuis 20 ans – et plus de 470 millions ont été importées. 65% des fleurs coupées achetées sont des roses.

[2] En son sein, la France arrive en quatrième position, derrière les Pays-Bas, l’Italie et l’Allemagne, au coude à coude avec l’Espagne.

[3] Comparative Study of Cut Roses for the British Market Produced in Kenya and the Netherlands, Department of Natural Resources Cranfield University (février 2007).

[4] Article publié en 2007, à lire ici en accès abonné.

[5] Achieving a Living Wage for African Flower Workers, printemps 2013.

[6] Source : A Study on the Kenyan-Dutch Horticultural Supply Chain, une étude publiée en mai 2012 par le ministère de l’économie néerlandais.

[7] Nous avons également contacté par courriel Interflora, qui n’a pas répondu.

[8] Florimark MPS, la certification la plus répandue, Fair Flowers Fair Plants (FFP), Ethical Trade Initiative (ETI), Flower Label Program (FLP) et les normes des Fairtrade Labelling Organizations (FLO) avec le label Fairtrade (Max Havelaar) destiné au consommateur.

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[EN] Mapping of social entrepreneurs - Markos Lemma of IceAddis in #Ethiopia #Ethiopia2025 F&BKP 16/02/17

[EN] Mapping of social entrepreneurs - Markos Lemma of IceAddis in #Ethiopia #Ethiopia2025 F&BKP 16/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it

© SocietyWorks -


Mapping of social entrepreneurs in food value chains within their supporting ecosystems

On a global scale, more and more people are making the decision to become social entrepreneurs in business while aiming for impact in food security. Those entrepreneurs are trying to fill gaps that the private sector, public sector, and civil society actors have left open; issues that need improvement when tackling food insecurity and malnutrition. To gain more insight into their potential contributions, within the F&BKP, social entrepreneurs that work in food value chains in the seven Dutch partner countries (Kenya, Ethiopia, Bangladesh, South Sudan, Indonesia, Ghana and Benin) and their related challenges and opportunities have been mapped within their supporting and surrounding ecosystems.

The report that synthesises the mapping results has revealed that resource, awareness, and knowledge gaps exist between the social entrepreneurs’ demand for support and the supply of support to them. Also, alignment with the surrounding ecosystems in the seven countries leaves opportunities open for improvement. The study provides unique insights and recommendations for social entrepreneurs and the organizations that support them. These findings can be used to bridge existing gaps and increase the impact of social entrepreneurship for food security.
More than 250 social entrepreneurs mapped

The mapping project was conducted by SocietyWorks in close collaboration with seven local project teams, the so called “Linking Pins”, that are directly linked to social entrepreneurs and their local support organizations. The results were analyzed by Evert-jan Quak and designed by Bas Oosterwal. More than 250 social entrepreneurs working in various parts of food value chains have been mapped in an online Ushahidi tool. Of these entrepreneurs that are working on food security in the seven countries, 150 of them have shared even more insights through online and telephone surveys. Additionally, in each country the Linking Pins organized focus group discussions with a number of social entrepreneurs and representatives of their support organizations. They shared a lot of information on who is supporting them, how this support meets their biggest challenges, and what their main threats and opportunities are in the wider context.
Main project conclusions

Some important conclusions from the project are:

If the social entrepreneurs realize that they are part of a bigger movement, they might be willing to share more information due to the greater good. Therefore, self-organization and coaching of social entrepreneurs in groups is important.
Support organizations recognize many opportunities for social entrepreneurship in food value chains. However, they admit that they are less connected with the rural areas and need to understand their own specific challenges of reaching and delivering support to social enterprises working in rural areas or with rural stakeholders.
Within the wider ecosystem, Communities of Practice are needed, along with dialogue between public and private stakeholders and social entrepreneurs to improve coordination and cohesion. Embassies and international aid agencies could increase awareness on social entrepreneurship in the food value chain, paired with efforts to establish or improve networks. Private sector actors could partner or cooperate with social entrepreneurs to implement and scale up inclusive business models.

Unique mapping process

The uniqueness of this mapping project is for a large part due to the collection of a diverse group of social entrepreneurs in the food value chain through a bottom-up approach, that also strengthened their community spirit. An analysis of from whom and how they receive their support was additionally valuable in its design. Also the conversations that took place during the focus group discussions between the social entrepreneurs and their support organizations revealed important insights. The project showed that the added value of support for the social enterprises is not related to the distinguished kinds of support the entrepreneurs are seeking. Yet it does relate to the recognition as a group of entrepreneurs that deal with far more complex challenges and those that take more risks than others. Social entrepreneurs indicated that this acknowledgement requires special expectation levels from support organizations towards the social enterprises in the food value chain.


Follow-up


To forward the information and knowledge exchanges between social entrepreneurs, support organizations, and other stakeholders (e.g. Dutch Embassies and larger private enterprises), SocietyWorks is working on a follow-up trajectory based on the recommendations, insights and conclusions from this mapping report. It will aim at giving the Linking Pins and stakeholders the best possible starting position to succeed in their efforts to find partners and financiers to independently continue a dialogue, a Community of Practice, information and knowledge exchanges and implementing practices.

Follow this link to download the synthesis report “Mapping of social entrepreneurs in food value chains within their supporting ecosystems” (PDF) : http://knowledge4food.net/wp-content/uploads/2017/02/170216_report-social-entrepreneurship_print.pdf


Background information

Follow this link to the F&BKP preceding literature review on social entrepreneurs as change makers for food security : http://knowledge4food.net/new-fbkp-literature-review-social-entrepreneurs-change-makers-food-security/

Please find below links to presentations of the country findings, drafted by the Linking Pins:

Kenya
Ethiopia : http://knowledge4food.net/wp-content/uploads/2017/02/170216-societyworks-presentation-ethiopia.pdf
Bangladesh
South Sudan
Indonesia
Ghana
Benin

For questions, suggestions or interest to join the follow up of the project, please contact Knowledge Broker Vanessa Nigten at vanessa.nigten@knowledge4food.net.


Download the report here : [EN] https://louisagbokou.files.wordpress.com/2017/02/report_social_entrepreneurship.pdf

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[FR] -25% harvest in 2016 and doubling of grain prices in #Somalia #Horn2025 Ecofin 15/02/17

[FR] -25% harvest in 2016 and doubling of grain prices in #Somalia #Horn2025 Ecofin 15/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it
Entamée vers la fin de l’année 2016, la hausse des prix des céréales s’est poursuivie dans le mois de janvier. C’est ce que révèle le dernier Bulletin de suivi et d'analyse des prix des produits alimentaires de l’Organisation des nations unies pour l’agriculture (FAO) publié hier.

Cette situation est la conséquence de la réduction des stocks céréaliers, due à la sécheresse engendrée par la faiblesse de la pluviométrie d’octobre à décembre 2016.

« Cette augmentation brutale des prix restreint l’accès de nombreux ménages aux denrées alimentaires avec des conséquences alarmantes sur le plan de la sécurité alimentaire », a déclaré Mario Zappacosta (photo), économiste principal de la FAO.

Parmi les pays de la région les plus touchés par cette flambée des prix figurent la Tanzanie, le Kenya, la Somalie et l’Ouganda. Dans ce dernier pays, le prix du maïs fait partie des plus élevés dans le mois de janvier avec une hausse de 75% par rapport à leur niveau enregistré l’année précédente.

Pour sa part, la Somalie a vu les prix de certaines céréales secondaires telles le maïs et le sorgho doubler en raison de la sécheresse qui a réduit de 25% la récolte de céréales de la campagne secondaire "Deyr" de la saison 2016/2017.

Au Kenya, les prix du maïs ont augmenté de 30% par rapport à la moyenne de 2016. Cela tient pour l’essentiel à l’insuffisance des précipitations enregistrées durant la petite saison pluvieuse.

Enfin, en Tanzanie, les prix du maïs ont presque doublé par rapport à leur niveau précédent dans la ville d’Arusha, au nord-est, alors qu’ils ont augmenté de 25 % au niveau de la capitale Dar es Salam.
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[EN] #Djibouti moves to improve business climate #Horn2025 OBG 15/02/17

[EN] #Djibouti moves to improve business climate  #Horn2025 OBG 15/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it
A $5.1m funding boost from the International Development Association (IDA), a member of the World Bank, was approved late last year to help enhance Djibouti’s business environment and increase the private sector’s contribution to economic growth.


Commenting in mid-December after the agreement was signed, Mehdi Benyaghoub, task team leader at the World Bank, told press that the benefits of the financial support would be wide ranging and significant, particularly for smaller enterprises.

“Improving the business climate will help small and medium businesses that are the engines of growth, transition from the informal to the formal sector, giving them better access to financing and public market opportunities,” he said.

This latest wave of financing constitutes additional funding under the Governance for Private Sector Development (GPSD) project launched by the World Bank, which has committed roughly $37m to the near 800,000-person country since the initiative was launched in 2014.


Reforms a priority

Administrative restructuring and the streamlining of registration and permitting procedures are key aims of the GPSD project. To this end, around $2m of the new funding has been allocated to help reduce start-up and electricity costs, improve application procedures for construction permits and property registration, and bolster legal protection for investors.

These reforms are being rolled out in conjunction with the Economic Development Council of Djibouti – an executive body established in September last year to improve the business environment.

The largest portion of the IDA funding – roughly $2.6m – will go towards the development of an automated national payment system, which will subsequently pave the way for the development of an interbank market. Under the current system, cheques are still processed manually. In addition, $500,000 will be set aside for project coordination and management.


Building on past efforts

The GPSD project also looks to help sustain broader efforts by Djibouti’s government to expand the private sector, reduce the level of direct state intervention in the economy and lower the cost of doing business.

As part of this, a number of reforms have been put in place in recent years, including the establishment of a single-window mechanism in 2016. This was achieved by the National Agency for Investment Promotion (Agence Nationale de Promotion des Investissements, ANPI), the Djiboutian Industrial and Commercial Property Office and the tax authority.

The single window centralises a variety of tasks that had previously required visits to each agency, including authorising work, land concessions, visas, licences and building permits.

Talking to OBG last year, Mahdi Darrar Obsieh, director-general of the ANPI, was confident that the one-stop shop mechanism would reduce the length of time it takes companies to register, “improve the overall business climate and make it easier for investors to set up their businesses”.

In late November the ANPI issued its first approval via the single-window mechanism to Zhong Yang Construction Group for the construction of 10,000 homes. The project is thought to be worth an estimated $600m.

Other reforms include the establishment of a new High Council for Private-Public Dialogue to expand the involvement of the private sector in policy-making, as well as the creation of a centre for arbitration under the Intergovernmental Authority on Development – an eight-country East African trade block.


Business-friendly drive

While Djibouti’s outlook for 2017 is strong – with a government forecast of 7% growth, up from 6.5% in 2016 – the continued success of the country’s reform efforts will be crucial in lifting it in the World Bank’s ease of doing business index, where Djibouti placed 171st of 190 countries in the “Doing Business 2017” report – a three-place drop on the previous year’s ranking.

The report found that the cost of starting a business in Djibouti remained relatively high at 167% of income per capita, compared to a MENA average of 26.3%. The private sector also faces challenges in accessing banking credit, high interest rates and costly and time-consuming licensing and arbitration procedures.

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[FR] 20% of investments following the 2016 protests in #Ethiopia #Ethiopia2025 FinancialAfrik 15/02/17

[FR] 20% of investments following the 2016 protests in #Ethiopia #Ethiopia2025 FinancialAfrik 15/02/17 | Horn Ethiopia Economy Business | Scoop.it
En Éthiopie, les manifestations anti-gouvernementales ont fait chuter de 20% les investissements directs étrangers. Les protestations violentes qui ont eu lieu tout au long de l’année 2016, ont pris les entreprises étrangères en cible. Pour palier aux pertes subies, le gouvernement annonce une compensation au profit des structures étrangères victimes.

Les investissements étrangers (IDÉE) ont baissé de 300 millions de dollars comparativement à l’année fiscale précédente selon Fitsum Arega, commissaire de la Commission éthiopienne des investissements, cité par les médias locaux. Aussi, le gouvernement éthiopien pourrait manquer son objectif annuel de mobiliser 3,5 milliards de dollars d’IDE.

Parmi les entreprises touchées, celles du Milliardaire Nigérian Aliko Dangote et des entités Hollandaises de transformation de fruits. « Les compensations devraient tourner autour de 100 millions de birr (4,4 millions de dollars) déjà décaissés, » a déclaré Fitsum.

Les manifestations ethniques des Oromo et Amhara ont poussé le gouvernement à déclarer l’Etat d’urgence en octobre dernier. Les révolutions qui sévissent depuis la fin 2015 ont été causées par la dépossession présumée des terres, la marginalisation politique et de la répression étatique à l’endroit de ces groupes linguistiques minoritaires. Quelque 600 personnes ont trouvé la mort des mains des forces de sécurité selon les associations des droits de l’homme.

Néanmoins, la dynamique économique éthiopienne se poursuit avec une augmentation de 7.5% contre 9.1% sur les cinq dernières années.
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