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Quand l’IA aide à prédire le parcours de soin d’un patient  

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[FRANCE]

"En utilisant des outils de Process Mining, les chercheurs de Mines Saint-Étienne s’attachent à décrire les parcours de soin typiques de patients atteints d’une pathologie donnée. À partir de ces modèles, ils peuvent aider les praticiens à prédire les prochaines étapes de traitement ou les évolutions d’une maladie."


Via Lionel Reichardt / le Pharmageek
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L’ordre des médecins s’oppose à la publicité pour la télémédecine

L’ordre des médecins s’oppose à la publicité pour la télémédecine | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
[FRANCE]
Le Conseil national de l’ordre des médecins a décidé de mettre en demeure la société Qare pour qu’elle cesse la diffusion d’encarts publicitaires pour ses services de télémédecine. Des publicités que le Conseil juge fallacieuses.
 
« Satisfaits et remboursés ». C’est le titre de la publicité présentée par la société Qare dans le Journal du dimanche pour promouvoir son service de télémédecine. L’encart a été publié le 15 septembre, date à laquelle l’Assurance maladie a commencé à prendre en charge la télémédecine. Une publicité qui n’est pas du goût du Conseil national de l’ordre des médecins qui a annoncé, dans un communiqué publié lundi dernier, avoir pris la décision, lors de sa session plénière du 27 septembre, de mettre en demeure la société Qare de cesser la publication de ses encarts promotionnels.
 
Bien qu’il se félicite de l’essor de la télémédecine et de la téléconsultation, l’Ordre indique vouloir éviter que ces nouvelles pratiques entrainent une « ubérisation » de la médecine. Il insiste : « le développement d’offres de télémédecine ne saurait signifier un affranchissement des règles d’exercices de la profession ». Aussi, la télémédecine doit donc respecter le principe d’interdiction de la publicité en matière médicale.
 
Le Conseil estime également que ces publicités sont fallacieuses, quand elles laissent croire aux usagers de Qare que leurs dépenses de télémédecine seront remboursées par l’Assurance maladie. Or, l’accord conclu entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecin sur la prise en charge de la télémédecine n’inclut justement pas les services de télémédecine créés par des assurances et des sociétés privées, dont Qare, au grand dam de ces derniers qui investissent de plus en plus dans ces plateformes de télémédecine.
 
Le docteur Alexandre Maisonneuve, directeur médical de Qare admet une publicité maladroite mais estime qu’il ne s’agissait pas d’une « publicité commerciale concernant directement les médecins ». Il dénonce également le terme d’ubérisation, puisqu’ « on ne remplace pas des médecins par des non-médecins ».
 
La décision du Conseil national de l’ordre des médecins a en tout cas le mérite de relancer le débat sur la publicité en matière médicale, alors que le Conseil d’Etat a récemment exprimé l’idée, sous la pression de la Cour de Justice de l’Union Européenne, d’autoriser les médecins à « communiquer » avec le public.   
 

Quentin Haroche

Copyright © http://www.jim.fr


Via Vigipharm
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"DOSSIER Prise de rendez-vous médicaux en ligne" - Comment ça marche ?

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[FRANCE]

66 Millions d’IMpatients s’est penché de près sur les plateformes de prise de rendez-vous médicaux en ligne. Retrouvez dans le dossier issu de cette enquête les différentes fonctionnalités proposées par ces plateformes ainsi qu’une évaluation des outils les plus performants. Nous nous sommes également intéressés aux questions de confidentialité que pose le recours à ce type de plateforme ainsi qu’aux nouveaux services que certaines d’entre elles travaillent à mettre sur pied.

 

C’est un jeune marché en pleine mutation. La possibilité de prendre rendez-vous en ligne avec son médecin est proposée aux patients depuis environ 5 ans. Aujourd’hui, on compte plus d’une dizaine d’acteurs issus de divers horizons proposant ce type de service.

 

Médecins généralistes ou spécialistes mais aussi dentistes, ostéopathes, kiné ou autres paramédicaux… Ces plateformes, appelons les ainsi, permettent en quelques clics de prendre rendez-vous avec des professionnels de santé exerçant en ville ou bien dans des établissements de santé. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), par exemple; ou encore le CHU de Nîmes et d'autres hôpitaux de région ont opté pour ce mode de prise de rendez-vous.

Plus d’un Français sur quatre recourt à ce service

Plus d’un quart des patients auraient recours à ce type de service selon un sondage OpinionWay pour MonDocteur, publié au printemps dernier (voir ci-dessous pour plus de détails sur les résultats de ce sondage). On estime par ailleurs qu’environ 15% des professionnels de santé seraient adhérents à l’une ou l’autre de ces plateformes.

 

Doctolib est sans aucun doute la plus connue des patient(e)s. Et pour cause, puisqu’environ 60 000 professionnels et quelque 1 000 établissements proposeraient une prise de rendez-vous en ligne par son intermédiaire. Le site revendique plus de 20 millions de visites par mois.

 

Pour figurer dans le carnet d’adresses de la start-up, les praticiens sont tenus de s’acquitter d’un montant de 109 euros par mois. Le service est gratuit pour les patients. Le modèle économique adopté par les autres plateformes est similaire. Tant mieux pour l'utilisateur : ce mode de financement lui garantie la gratuité et l'absence de publicité. 

Un service mis sur pied avant tout pour les médecins

En 2017, l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) d’Île-de-France a publié les résultats d’une étude sur une quinzaine de plateformes visant à fournir aux médecins les outils permettant d’orienter leur choix vers l’un ou l’autre de ces services.

 

« Pour le médecin, gérer efficacement ses rendez-vous est crucial, explique-t-on à l’URPS. Que cette tâche soit assurée par lui-même, son secrétariat ou un télésecrétariat, l’organisation du planning de ses consultations et la présence effective des patients aux rendez-vous constituent des enjeux majeurs de son activité quotidienne. La prise de rendez-vous en ligne transforme l’organisation du travail des médecins ».

 

Ce type de service, pour les plateformes dont les fonctionnalités sont les plus avancées, permet au patient d’accéder en tout temps à l’agenda du médecin et de choisir dans le calme et le confort de son domicile la tranche horaire qui lui convient le mieux. L’enquête menée par l’URPS montre que 40% des prises de rendez-vous en ligne ont lieu en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux.

Confirmation par sms et possibilité d’annuler en ligne

En pratique, l’utilisateur est invité, après avoir fourni un certain nombre d’informations personnelles (nom, prénom, âge, coordonnées), à renseigner sur la page d’accueil le nom du professionnel, de l’établissement ou de la spécialité qu’il souhaite consulter, l’endroit où il se trouve et éventuellement le motif de la consultation.

 

Le site fournit la liste des praticiens correspondant à la recherche ainsi que les créneaux possibles de consultation. En quelques clics, l’internaute peut ensuite prendre rendez-vous. La plupart des services proposent l’envoi d’un sms de rappel la veille de la consultation et offrent également la possibilité d’annuler le rendez-vous en cas d’imprévu.

 

On l’a dit, certaines plateformes donnent la possibilité à l’internaute d’accéder à l’agenda des praticiens. Pour qui souhaite consulter une spécialité qui affiche de longues listes d’attentes (l’ophtalmologie, par exemple), cette fonctionnalité permet d’identifier les praticiens proposant des créneaux dans les meilleurs délais.

Des informations sur les praticiens parfois disponibles

Sur quelques plateformes, le patient peut également s’inscrire en liste d’attente dans l’espoir qu’un créneau se libère. Il est alors prévenu, là encore par sms. Selon les acteurs que nous avons audités au moyen d’un questionnaire, la prise de rendez-vous en ligne permet de diminuer considérablement le nombre de consultations annulées. Interrogé sur le sujet, Doctolib indique que son service permet d’éviter environ 3 rendez-vous non honorés sur 4.

 

Les plateformes aux fonctionnalités les plus avancées informent sur le secteur d’installation des praticiens inscrits et par conséquent s’ils sont susceptibles de facturer des dépassements d’honoraires (les montants facturés au-delà du tarif fixé par la Sécurité sociale et qui ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie).

 

Certaines fiches de médecins peuvent contenir les tarifs d’un ou plusieurs actes mais l’information est loin d’être exhaustive quelle que soit la plateforme dont il est question. Les plus avancées proposent également d’identifier les professionnels de santé qui acceptent la carte Vitale (ce qui permet un remboursement des soins plus rapide qu’avec l’émission d’une feuille de soins papier), ceux qui pratiquent le tiers payant ainsi que les modes de paiement possibles.

Des services amenés à se développer

On peut également trouver des précisions sur les spécialités d’exercice des médecins ou encore les actes qu’ils ne pratiquent pas. Il n’est en effet pas inutile de savoir avant de prendre rendez-vous avec un chirurgien quelles sont ses interventions de prédilection ou encore celles qu’il n’a pas coutume de pratiquer. C’est vrai par exemple dans le cas de l’orthopédie, un domaine où les praticiens peuvent s’être spécialisés sur des actes particuliers (la hanche mais pas l’épaule, la main mais pas le genou, etc.).

 

A noter, enfin, que certains éditeurs ont développé la possibilité pour le médecin de communiquer directement auprès de leurs patients. « Cette communication, explique l’URPS, est imaginée au service de campagnes de dépistage, de prévention ou de vaccination. Par exemple, une fonctionnalité permet aux praticiens d’exporter le fichier de toutes ses patientes éligibles à une mammographie de contrôle biennale dans le cadre d’une campagne de dépistage de cancer du sein ».

 

Le champ des possibles est bien plus vaste. Avec le lancement de la téléconsultation remboursée par l’Assurance maladie ou encore la généralisation du Dossier médical partagé (DMP) annoncées par les pouvoirs publics à la fin de l’été, les dents s’aiguisent. Une enquête à retrouver ici.

Qu’en est-il de l’éthique de ces plateformes ?

Nous nous sommes également penchés sur les questions éthiques soulevées par la collecte d’informations sensibles inhérentes à la mise en place de ces plateformes de rendez-vous en ligne. Pour ce faire nous avons sollicité le concours du Conseil national de l’Ordre des médecins qui s’est volontiers prêté au jeu de nos questions en la personne de Jacques Lucas (lire notre article "Cet outil pratique est-il véritablement éthique ?").

 

Ce dossier ne serait pas complet sans une évaluation de la qualité de ces différents sites de prise de rendez-vous en ligne. Nous avons donc passé au crible une dizaine d’entre eux après les avoir sollicités au moyen d’un questionnaire détaillé sur les différentes facettes de leur activité (retrouvez notre banc d'essai : "Quelle plateforme de prise de rendez-vous en ligne privilégier ?").

LE TÉLÉPHONE A (ENCORE) DE BEAUX JOURS DEVANT LUI
En juin 2016, le site MonDocteur, racheté cet été par Doctolib (lire ici pour plus de détails), publiait les résultats d’un sondage mené par OpinionWay auprès de 1 011 personnes intitulé « Les Français et leurs attentes à l’égard des médecins ». Selon cette étude, plus d’un quart des personnes interrogées indiquent avoir déjà eu recours à la prise de rendez-vous médical en ligne.
Le plus souvent, les Français décrochent leur téléphone pour réserver un créneau avec leur médecin (80% des personnes interrogées). Près de 6 patients sur 10 sont susceptibles de se rendre directement au cabinet du praticien pour s’enquérir de ses disponibilités. Pour OpinionWay, « la prise de rendez-vous via internet reste encore marginale mais se démocratise peu à peu ».
Contrairement aux idées reçues, les 50-64 ans recourent plus que la moyenne à la prise de rendez-vous en ligne (28%), quasiment au même niveau que les 25-34 ans (29%). Un temps d’attente trop long au téléphone, des difficultés à joindre le cabinet ou encore un accueil désagréable constitueraient les principales causes de recours aux plateformes en ligne selon les résultats de cette enquête.

 "Dossier – Prise de rendez-vous médicaux en ligne" :

 

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France Culture | Santé : nos données personnelles peuvent-elles sauver des vies ?

France Culture | Santé : nos données personnelles peuvent-elles sauver des vies ? | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]
Le Comité consultatif national d’éthique a rendu public cette semaine son rapport des États généraux de la bioéthique 2018, qui soulève de multiples problématiques, dont les enjeux liés au Big Data dans la santé. En quoi l'utilisation des données de santé peut-elle faire évoluer la médecine ?

 

C’est un étudiant chinois dont la presse a parlé, récemment, à l’occasion de son succès à l’examen de médecine.

 

Xiao Li est plus qu’un étudiant sérieux, c’est un bourreau de travail. Pour préparer l’épreuve écrite, il a lu, en un an : 53 000 ouvrages, deux millions de dossiers, plus de 400 000 documents et rapports médicaux, et visionné un petit million d’images… Son obstination s’est avérée payante puisqu’il a obtenu 456 points sur 600. Bon, ce n’est pas non plus sensationnel, mais c’est quand même mieux que la moyenne des étudiants.

 

Xiao Li, « petit docteur » en chinois, est un robot… Un humanoïde dressé à ingurgiter pour les analyser, toutes les données disponibles en matière de santé ; un cousin de Deep Blue en quelque sorte, moins doué que lui mais qui préfère sauver des vies plutôt que de passer la sienne à jouer aux échecs.

 

Impressionnant, mais pas tout-à-fait mature : un bon résumé des évolutions de l’intelligence artificielle dans le domaine de la médecine. En France, le Comité consultatif d’éthique en a fait état dans son rapport publié cette semaine : la collecte et l’exploitation des données de santé doivent apporter des « bénéfices remarquables » pour la prise en charge des patients, et pour la recherche médicale… (sous réserve que les patients puissent maîtriser les données qui les concernent) Pourquoi ? Parce que ces données viendront alimenter de savants calculs, des algorithmes et des machines sachant travailler sans relâche et produire un diagnostic « plus rapide et plus précis » selon les mots du Comité national d’éthique.

 

Les médecins se préparent à l’idée…

 

INTERVENANTS
  • Vice-président du Conseil National de l’Ordre des médecins, délégué général au numérique

 

 

  • Responsable de la plateforme data science de l’institut des maladies génétiques Imagine, et docteur en informatique médicale.
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Embleema met la blockchain au service de la pharmacovigilance

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[FRANCE]

PARIS (TICpharma) - La start-up Embleema a annoncé le 10 octobre le lancement d'un consortium de blockchain en santé pour collecter les données en vie réelle des patients et assurer notamment une meilleure pharmacovigilance, un projet qui sera soutenu par une campagne de financement en crypto-monnaie.

 

Depuis une dizaine d'années, la blockchain prend une place de plus en plus importante dans la galaxie numérique et après avoir conquis le monde de la finance, elle séduit désormais celui de la santé.

 

Pour rappel, la blockchain consiste à inscrire dans une chaîne de blocs informatiques inaltérable toute transaction d'un objet numérique, et à la faire approuver de façon traçable et décentralisée par l'ensemble des acteurs membres de la chaîne.

 

Avec son carnet de santé numérique PatientTruth, la start-up franco-américaine Embleema est en pointe sur le sujet (voir dépêche du 12 janvier 2018).

Elle vient aujourd'hui de lancer Embleema Health Network, un consortium autour de la blockchain en santé qui doit permettre de récupérer les données en vie réelle issues des dossiers médicaux des patients mais aussi de leurs objets connectés, afin qu'ils les partagent "volontairement" avec la recherche clinique pour vérifier l’efficacité des nouveaux médicaments et dispositifs médicaux.

 

Ce "réseau" porté par Embleema réunira notamment les laboratoires Pierre Fabre mais aussi "plusieurs autres laboratoires, des associations de patients, des organisations chargées de définir des standards et un spécialiste de la régulation: le Dr Vahan Simonyan, ancien responsable de la bio-informatique à la Food and Drug Administration (FDA) américaine, qui nous a rejoint", a détaillé Robert Chu, fondateur de la start-up, à TICpharma.

 

Les laboratoires Pierre Fabre participeront à la construction du réseau décentralisé de blockchain et mettront leurs serveurs à disposition pour stocker et partager des données en vie réelle des patients participants.

 

Le processus de pharmacovigilance obligatoire pour les laboratoires fait aujourd’hui l’objet d’une collecte "coûteuse, lente et manuelle, monétisée par des intermédiaires", a noté Alexis Normand, en charge du consortium chez Embleema.

 

"La plupart des études destinées à vérifier l'efficacité d'un médicament se font dans un environnement de recherche très contrôlé. Aujourd’hui, les données des patients issues de leurs objets connectés ou contenues dans les dossiers médicaux qu'ils récupèrent eux-mêmes sont sous-exploitées, alors le régulateur américain (la FDA, ndlr) a décidé qu'elles pouvaient servir à la pharmacovigilance", a-t-il poursuivi.

Rétablir la confiance entre les patients et les laboratoires

Embleema Health Network ambitionne plus largement de "simplifier et apporter de la transparence dans le commerce des données patients, en créant un marché décentralisé sans intermédiaire pour permettre à chaque patient d’exercer la pleine souveraineté sur ses données".

 

Pour cela, le consortium va proposer aux patients d’agréger toutes leurs données en vie réelle et d’y accéder plus facilement et de manière sécurisée grâce à des smart contracts (ou "contrats intelligents"), qui permettent l'exécution automatique des termes du contrat établi préalablement entre le patient et les autres participants de la blockchain.

 

Le développement de cette nouvelle blockchain concernera, dans un premier temps, les patients atteints de maladies rares ou de pathologies pour lesquelles il existe peu de traitements.

 

Pour l'heure, Embleema peut lancer son projet aux Etats-Unis, où les patients disposent déjà de toutes leurs données médicales.

 

En France, la généralisation du dossier médical partagé (DMP) prévue le 8 novembre prochain pourrait permettre à la start-up d'envisager un projet similaire, mais le DMP pose néanmoins le problème de données non-standardisées et parcellaires.

 

"L’enjeu fondamental est de compenser le processus de validation de médicament qui est long et de faire gagner jusqu'à un an à la recherche, grâce à l'exploitation des données en vie réelle", a souligné Alexis Normand.

 

La disponibilité de données patients en temps réel permettra donc d’accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits de santé et de faire réaliser des économies substantielles aux acteurs publics et privés de la recherche.

 

"Reconstituer un dossier patient complet pour des personnes atteintes de mucoviscidose coûte aujourd'hui 10.000 dollars et pour un patient atteint de la maladie de Parkinson, il faut compter jusqu'à 20.000 dollars", a précisé Alexis Normand.

 

Avec son projet, Embleema Health Network entend créer "une relation plus transparente et équitable avec les laboratoires", en impliquant directement les patients comme acteurs de la recherche. "La blockchain est la meilleure technologie pour rétablir la confiance entre les patients, les laboratoires et le régulateur", a observé Robert Chu.

Une campagne de financement en crypto-monnaies pour soutenir le consortium

Embleema a choisi de soutenir son nouveau consortium avec une levée de fonds en crypto-monnaie lancée mercredi depuis Paris. Dans le cadre de cette ICO (Initial Coin Offering), la start-up va émettre des jetons numériques (tokens) appelés RWD (Real-World Data).

 

Les crypto-monnaies ou crypto-actifs sont des monnaies virtuelles, privées, qui permettent à leurs détenteurs d'effectuer des transactions sur des places de marché en ligne et d'échanger leurs jetons numériques contre de l'argent réel lorsqu'ils le souhaitent, rappelle-t-on.

 

Dans le cadre du consortium, les patients verront leur implication dans la recherche récompensée par des jetons RWD, également utilisés par les autres participants d’Embleema Health Network, et seront donc rétribués en échange de leurs données.

 

"La valeur du jeton va évoluer au fur et à mesure que les échanges de données patient augmenteront. Plus le patient injectera de données dans la blockchain, plus ce sera intéressant", a expliqué Robert Chu.

 

Dans le cadre de son ICO, Embleema va émettre 150 millions de jetons RWD sur la plateforme de crypto-monnaies Ethereum, "avec une vente minimum attendue de 15 millions de RWD". Les jetons sont vendus au prix public initial hors taxes (HT) de 17,34 centimes d’euros.

 

La souscription de jetons RWD démarre avec une phase de souscription privée uniquement sur invitation, en attendant la promulgation de la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), dont l'article 26 doit venir encadrer l'utilisation des crypto-actifs. Et permettre à Embleema de lancer une ICO de plus grande envergure en juillet 2019.

 

Wassinia Zirar
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TecHopital - "Avec l'ambulatoire, nous sommes à la veille d'une révolution organisationnelle" (François Crémieux, DGA à l'AP-HP)

TecHopital - "Avec l'ambulatoire, nous sommes à la veille d'une révolution organisationnelle" (François Crémieux, DGA à l'AP-HP) | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

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PARIS-LA DEFENSE, 12 octobre 2018 (TecHopital) - "Avec l'ambulatoire, nous sommes à la veille d'une révolution dans l'organisation des hôpitaux et les techniciens vont devoir accompagner ces changements", a expliqué François Crémieux, directeur général adjoint (DGA) à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), le 10 octobre, en introduction des journées Hopitech 2018.

 

"La période qui va venir est exceptionnelle", a souligné François Crémieux, aux journées Hopitech 2018 organisées du 10 au 12 octobre à Paris-La Défense. "Dans les années 1970, la construction des hôpitaux se faisait dans une logique normative. Les années 1980, 1990, ont vu une transformation technologique majeure, de l'imagerie, du bloc opératoire. Les hôpitaux de demain seront radicalement différents car nous sommes en pleine 'bascule ambulatoire'", a-t-il indiqué.

 

"A la veille d'une transformation majeure de ce qu'est un hôpital, il va falloir que les ingénieurs hospitaliers s'emparent de cette question car l'ambulatoire aura des conséquences majeures sur le fonctionnement technique des hôpitaux. La technique devra accompagner les enjeux organisationnels", a-t-il poursuivi.

Les hôpitaux "devront prendre en charge de plus en plus de patients". Fin septembre, "l'AP-HP a accueilli 1.000 patients de moins en hospitalisation complète, 11.000 patients de plus en hospitalisation partielle", a détaillé François Crémieux. "On accueille de plus en plus de patients qui entrent le matin et sortent le soir", qui séjournent sur des séquences beaucoup plus brèves, ce qui a des "conséquences sur la logistique, la restauration, le linge, l'organisation des blocs opératoires, etc.".

 

De plus en plus, l'organisation se fera à "flux tendu" et "une heure perdue aura des conséquences majeures sur l'organisation des prises en charge."

Un hôpital "transit"

La transformation de notre système de santé implique, "pour schématiser, que l'on passe d'un hôpital de stock à un hôpital de flux", a complété Alexandre Mokede, directeur adjoint de la Fédération hospitalière de France (FHF). "Ce qui est contre-intuitif car derrière la notion d'hôpital il y a la notion d'hospitalité. Il va donc falloir redéfinir l'hospitalité pour passer d'une notion de séjour à une notion de transit", a-t-il fait remarquer.

 

"Nous allons vers un hôpital 'hub', un lieu de transit, un lieu où l'on gère des flux, des flux de données, des flux de denrées, des flux de patients. Et le flux temporel sera le flux le plus important mais aussi le plus difficile à gérer", a-t-il poursuivi.

 

"L'hôpital de demain se consacrera essentiellement à la gestion des flux, c'est à dire gérer ses interfaces, les différents partenaires. Il se caractérisera par son ouverture à tous ses partenaires" : la médecine de ville, les patients, une ouverture au domicile du patient, au tissu économique local, "et à l'ensemble des partenaires du parcours de santé" pour "assurer la qualité et la sécurité des soins mais également l'efficience du système de santé".

 

Parlant d'efficience, il a évoqué la médecine de ville et l'optimisation des flux d'informations avec l'hôpital, et de la difficulté d'avoir accès aux informations médicales. "C'est le flux majeur que nous allons devoir maîtriser et gérer." Quant au lien avec les patients, il implique de gérer "sa satisfaction", non seulement en termes d'hospitalisation, mais aussi sur "la restauration", sur la "prestation hôtelière".

 

"La mutualisation dans le cadre des groupements hospitaliers de territoire (GHT), le virage ambulatoire, la révolution digitale et lien hôpital-ville", sont les enjeux actuels et futurs, a-t-il rappelé. De même, il faudra savoir "comment faire en sorte que les achats gardent leur rôle de promotion du tissu économique local".

 

Enfin, Valéry Lefebvre, président de l'association H360, a annoncé lors de ce discours d'introduction que "l'association des Techniciens et gestionnaires du patrimoine hospitalier (TGPH) va intégrer en 2018 l'association H360". Et il a insisté sur le fait qu'Hopitech donnait, cette année, la part belle à l'ambulatoire, que ce soit au niveau organisationnel, de la restauration ou encore des bâtiments et de la construction.

 

Geneviève De Lacour

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Trois Français sur dix ne se soignent pas pour des raisons financières

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[FRANCE]

Les Français sont de plus en plus nombreux à constater une hausse de leur budget santé, selon une étude CSA pour Cofidis. Les personnes âgées sont les plus en difficulté.

 

Par  Hayat Gazzane | Mis à jour le 10/10/2018

     

Réforme de l'aide à la complémentaire santégénéralisation des complémentaires d'entreprises, «contrats responsables»… Les récentes réformes n'y changent rien. Les Français ont le sentiment que leurs frais de santé pèsent de plus en plus lourd dans leur budget. Selon une enquête CSA réalisée pour le spécialiste du crédit à la consommation Cofidis, ils consacrent en moyenne 715 euros à ces dépenses chaque année dont 232 euros restent à leur charge. Un montant qui pour 57% d'entre eux a augmenté ces cinq dernières années. Plus inquiétant: près d'1 français sur 5 affirme avoir eu des difficultés pour faire face à ces dépenses au cours des douze derniers mois et près d'un tiers affirme avoir déjà renoncé à se soigner.

 

» LIRE AUSSI - Mutuelles: la réforme Touraine augmente la facture pour les patients

 

Ceux qui ont dû faire l'impasse sur une consultation ou une paire de lunettes -notamment les ouvriers (44%) et les jeunes de moins de 35 ans (36%)- évoquent avant tout des raisons financières: un reste à charge trop important, une incapacité à avancer les honoraires, une couverture mutuelle insuffisante…L'âge joue de manière importante sur ces difficultés. Les 50 ans et plus, dont le budget santé est beaucoup plus important que la moyenne (934 euros), doivent supporter un reste à charge plus lourd qui grimpe à 350 euros pour les 65 ans et plus. Les différences sont aussi flagrantes selon le lieu d'habitation. Les habitants du Grand Est doivent ainsi faire face à un budget santé de 1166 euros avec un reste à charge de 165 euros, quand ceux de Bretagne dépensent 674 euros dont 242 euros de leur poche. Dans les Hauts-de-France, les dépenses atteignent 1122 euros avec un reste à charge de 575 euros.

 

Pour se soigner, près de la moitié des Français affirment anticiper leurs dépenses. D'autres (19%) avouent devoir reporter certains projets. Mais la majorité confirme adapter son parcours de soins en ne consultant que des médecins conventionnés secteur 1. Parmi ceux qui ont le plus de difficultés, 68% affirment devoir puiser dans leur budget consacré aux dépenses courantes et 32% dans leur épargne personnelle. D'après l'enquête, 13% d'entre eux se disent même obligés de souscrire un crédit à la consommation. Parmi eux, les 65 ans et plus et les personnes ayant des faibles revenus (moins de 1450 euros nets par mois).

L'Assurance maladie en lutte contre le renoncement aux soins

Les Français interrogés dans le cadre de cette enquête voient donc d'un bon œil la réforme du «reste à charge zéro» sur les frais dentaires, d'optique et de prothèses auditives, qui doit entrer en vigueur progressivement à partir de 2020. En revanche, ils redoutent une hausse du coût de leurs mutuelles. Dans une enquête dévoilée en juin dernier, l'UFC-Que Choisir tirait déjà la sonnette d'alarme à ce sujet, affirmant que les tarifs des complémentaires santé avaient flambé de 47% en 11 ans. Les différents bilans dressés suite à la généralisation des complémentaires santé en entreprise faisaient aussi le constat inquiétant d'une couverture moindre et d'un reste à charge qui s'envole.

 

Lors du 42e congrès de la Mutualité française à Montpellier, en juin dernier, Emmanuel Macron avait affirmé qu'il ne voulait «pas de hausse spécifique» des cotisations pour les assurés après la mise en place de sa réforme sur les soins dentaires, d'optique et de prothèses auditives. «Il n'y a pas dans cette affaire de marché de dupes. Je compte sur vous pour réussir ce défi», a-t-il lancé aux professionnels du secteur. Le gouvernement compte aussi sur le développement du «tiers payant généralisable». Enfin, pour lutter contre le renoncement aux soins, l'Assurance Maladie a mis en place une cellule d'agents chargés de repérer les personnes en difficultés pour les aider à faire valoir leurs droits et les orienter dans leurs parcours de soins. Testé dans le Gard, le dispositif, baptisé Pfidass (plateforme d'intervention départementale pour l'accès aux soins et à la santé), doit être déployé sur tout le territoire.

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"Il est nécessaire de cartographier les risques liés aux objets connectés en santé" (Laure Beyala)

[FRANCE]

PARIS (TICpharma) - Spécialiste des nouvelles technologies en santé, ingénieure biomédicale de formation, Laure Beyala a publié cette année "Les objets connectés en santé: risques, usages et perspectives" aux éditions ISTE. Un ouvrage qui rappelle les enjeux et risques de l'internet des objets (IoT) dans le monde de la santé, sur lesquels elle revient pour TICpharma.

 

TICpharma.com: A l'heure de la digitalisation des pratiques médicales, encouragée par les pouvoirs publics, votre livre sonne comme une mise en garde envers les objets connectés de santé. Pourquoi avoir choisi d'aborder ce thème?

 

Laure Beyala: Nous sommes face à un nouveau process qui génère un impact considérable sur le système de soins. La rareté des ouvrages relatant ces enjeux m’a convaincue qu’il était nécessaire de cartographier les risques liés aux objets connectés en santé afin de sécuriser et de responsabiliser tous les acteurs impliqués dans la digitalisation du parcours de soins.

 

Dans un contexte où la question relative aux risques liés à l’utilisation du matériel médical connecté est une problématique essentielle pour la population mondiale, nous avons donc trouvé qu’il était indispensable de proposer une version anglaise de mon ouvrage. C'est pourquoi après l'avoir publié en français en janvier dernier, nous venons de le sortir en anglais.

 

Dans leur pratique quotidienne, les professionnels de santé sont-ils prêts à utiliser des dispositifs médicaux connectés?

 

L.B.: Dans un monde où tout va de plus en plus vite, avec l’essor des nouvelles technologies de l’information de la communication, plusieurs sondages évoquent plus de 160 millions d’objets connectés d’ici 2020. Les utiliser va donc devenir inévitable.

Savoir s’adapter à ce nouveau paradigme de travail est le défi même de l’humanité et je constate que les professionnels de santé sont plutôt ouverts à utiliser des objets connectés de santé. Ils considèrent, par exemple, que ces objets peuvent apporter un bénéfice pour leurs patients, notamment pour l’amélioration de l’observance.

 

Mais si certains professionnels de santé sont prêts à utiliser les objets connectés en santé, il y a encore quelques freins à lever quant à la protection des données, à leur interopérabilité et à leur fiabilité scientifique. Il est donc impératif de repenser, de reconfigurer l’organisation du système de santé.

 

Quid des patients? Ont-ils une connaissance technique et médicale suffisante pour utiliser efficacement des objets connectés de santé?

 

L.B.: L’usage des objets connectés en santé transforme aujourd’hui de nombreux aspects du système de soins. Il tend même à modifier le comportement des patients ainsi que les pratiques des professionnels de santé. Nous constatons que les patients ont une connaissance technique et médicale suffisante pour utiliser ces objets.

 

Je rappelle que l'usage des dispositifs connectés dans la sphère médicale induit des risques. Dans mon ouvrage, j'ai répertorié trois types de risques liés aux usages: ils peuvent être "acceptables", "tolérables sous contrôle" ou "inacceptables". Concrètement, dans les risques intolérables, nous retrouvons les risques liés à l'intégrité des données, à leur protection et à leur fiabilité.

 

Justement, ces outils connectés sont-ils fiables?

 

L.B.: Tant au niveau national qu’international, les objets connectés sont pour la plupart au stade de leur évaluation scientifique (voir dépêche TICsanté du 8 juin 2018). Toutes les applications mobiles et médicales doivent démontrer leur efficacité et aujourd’hui, le patient peut utiliser un objet connecté ayant le statut de dispositif médical connecté pour mesurer ses indicateurs de santé. Cela lui permet d’ores et déjà de mieux prendre conscience de son état de santé, voire de modifier ses comportements.

 

Il est donc important de bien expliciter l'e-santé et son approche clinique aux patients qui souhaitent être des acteurs dans leur prise en charge médicale en utilisant les objets connectés de santé. Un tel engagement pourrait se concrétiser par le lancement d’un plan de communication national pour former, informer les patients et les professionnels de santé sur les nouveaux usages du numérique dans le domaine médical. Cela permettrait de générer de l’intérêt et de la confiance.

 

Comment encadrer le recours aux objets connectés en santé?

 

L.B.: La question de la gouvernance est un critère de succès pour la transformation digitale du système de soins. Sur ce sujet, il est indispensable de mettre en place des organismes en charge d'un déploiement pluriannuel et régional de projets pilotes d'e-santé. Le but principal de ces structures serait de valider les solutions d'e-santé dans leur globalité: intérêt pour le patient, intérêt thérapeutique, mise en place à l'échelle de la région sur les plans technique, financier, juridique, réglementaire et organisationnel...

Prioriser une telle action va faciliter la promotion d’une politique incitative, innovante et efficace de l’industrie numérique de la santé.

 

Un encadrement trop rigoureux ne risque-t-il pas d'effrayer les industriels et de freiner l'innovation?

 

L.B.: A mon sens, c’est une fausse frayeur. Nous constatons bien malheureusement que les technologies ainsi que les applications d'e-santé restent encore en deçà des attentes des populations. Pour parvenir à rendre ces services technologiques de santé matures, il est primordial d’adopter une stratégie gouvernementale socio-responsable, lui donner un caractère opposable et l’assortir de sanctions.

 

Wassinia Zirar
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TecHopital - "Les ingénieurs biomédicaux devraient plus s'impliquer dans la construction des hôpitaux" (Claude Rolland)

TecHopital - "Les ingénieurs biomédicaux devraient plus s'impliquer dans la construction des hôpitaux" (Claude Rolland) | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

LA ROCHELLE, 8 octobre 2018 (APMnews) -

"Je souhaiterais que les ingénieurs biomédicaux s'impliquent plus dans les projets de construction pour mieux anticiper leurs évolutions", a déclaré Claude Rolland, directeur du pôle santé chez Bouygues Construction, lors des journées de l'Association française des ingénieurs biomédicaux (Afib) 2018 à La Rochelle.

 

"Les hôpitaux français sont très optimisés, globalement fonctionnels, peu chers - deux fois moins chers que les autres établissements européens. Ils sont très bien sécurisés au niveau des installations techniques et respectent très bien les normes d'hygiène. Mais ils sont souvent peu accueillants et anticipent peu les nouvelles organisations et les nouvelles technologies", a regretté le 3 octobre Claude Rolland, invité des journées de l'ingénierie biomédicale qui se sont déroulées du mercredi 3 au vendredi 5 octobre à La Rochelle.

 

"Plus de 70% de patients sont des patients récurrents, des patients longue durée qu'on ne connaît pas. Or, les patients sont aussi des clients", a-t-il lancé aux ingénieurs hospitaliers. Si les "installations techniques" sont "très bien sécurisées", la réanimation, les soins intensifs, les blocs opératoires sont "très technologiques, très performants et respectent les normes d'hygiène", en revanche les "chambres sont tristes, peu accueillantes".

 

"Pour réfléchir sur comment mieux concevoir, mieux exploiter les hôpitaux de demain, nous avons donc lancé une étude à l'horizon 2025 afin de mieux comprendre quelles seront les évolutions technologiques, les évolutions organisationnelles à venir", a-t-il complété.

Le directeur du pôle santé de Bouygues a rappelé le fait qu'il "faut au minimum 10 ans pour concevoir et construire un hôpital et qu'il faut donc anticiper les évolutions technologiques, prévoir l'évolution des patients", "intégrer la révolution digitale" en cours et son "impact sur les établissements de santé".

 

Paradoxalement, "avec le développement de l'ambulatoire, la surface des bâtiments de santé reste la même". Le nombre de lits diminue mais les surfaces se maintiennent, "afin de mieux gérer les flux". "Nous allons vers un modèle d'aéroport, de centres commerciaux. Il va falloir mieux accueillir les patients, mieux les traiter, il faut donc des espaces pour cela."

Le centre hospitalier du futur devra donc être "basé sur une structure modulable avec une marche en avant des patients, dans un environnement plus convivial. Des flux simples, orientés vers la productivité mais aussi des espaces sereins pour mettre le patient dans de bonnes conditions". Et celui-ci d'ajouter : "On voit d'ailleurs se développer des espaces 'cocooning' au Japon, en Suisse, au Royaume-Uni".

 

Les capacités d'imagerie ont beaucoup changé, la chirurgie a beaucoup évolué avec la réalité augmentée, la chirurgie sous imagerie. Le bloc opératoire devient très évolutif, avec des besoins informatiques très importants. Or, actuellement, "au niveau des appels d'offres on reçoit encore des programmes très restrictifs".

 

Dans les hôpitaux français, "tous les blocs opératoires ont été construits à l'étage, aucune salle ne possède une tonne de charge au plancher. Et refaire ces salles après coup, coûte une fortune", a-t-il fait remarquer. "On nous demande de faire des salles de bloc de plus en plus petites alors que les salles hybrides nécessitent de grands espaces à cause des appareils d'imagerie."

 

"Il faut anticiper les évolutions technologiques, anticiper les flux et pour cela nous avons besoin des ingénieurs biomédicaux", a martelé Claude Rolland.

"Les halls d'accueil, la salle d'attente, les chambre pourraient être plus accueillants." Dans les nouveaux projets, Bouygues Construction travaille de plus en plus avec des architectes d'intérieurs qui rajoutent de la décoration "très facile à faire et qui ne coûte pas très cher". Et le directeur de Bouygues de citer l'exemple de l'hôpital de Calais et rappelé qu'à l'étranger, comme au Japon, au Royaume-Uni, dans les pays nordiques et la Suisse, "on voit de la lumière qui entre, des matériaux très agréables, de la décoration, on soigne la qualité d'accueil".

 

Geneviève De Lacour

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L’Inserm lance Canal Détox pour rendre la parole à la science

L’Inserm lance Canal Détox pour rendre la parole à la science | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

written by Rteston 8 octobre 2018


"Pour faire le tri sur les informations scientifiques diffusées sur la toile, l’Inserm lance une nouvelle web série pour rendre la parole à la science : Canal Détox. Découverte.

 

Existe-t-il un remède miracle pour soigner l’arthrose ? L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les humains ? Y a-t-il vraiment une épidémie d’autisme ? Les ciseaux génétiques vont-ils permettre de fabriquer des hommes sur mesure ?

 

Chaque jour dans le monde, plus d’un milliard d’heures de vidéo sont visionnées sur Youtube, près de 500 millions de tweets sont envoyés et plus de 4 milliards de contenus sont partagés sur Facebook. Alors comment faire le tri dans ce flot d’informations, comment distinguer le vrai du faux et faire émerger le fait scientifique et rationnel ?

 

Pour combattre la désinformation et rendre la parole à la science, l’Inserm lance une nouvelle web série destinée à valoriser la parole scientifique : Canal Détox. Cette web série se compose de vidéos au format court visant à décoder l’actualité et à vérifier les informations qui circulent dans le domaine des sciences de la vie et de la santé.

 

L’un des principes fondamentaux qui guident la démarche scientifique consiste à mettre en regard la preuve rationnelle et l’opinion. L’outil « Canal Detox » conçu par l’Inserm s’appuie sur cette démarche et sur l’expertise de ses chercheurs afin de faire le point sur les importantes questions scientifiques sur lesquelles les preuves scientifiques ont du mal à se faire entendre médiatiquement face à la force des rumeurs ou des erreurs diffusées massivement.

 

Ce nouvel outil vise à faire un point sur l’état des connaissances dans certains domaines scientifiques et médicaux en plein essor et pour lesquels les attentes mais aussi fantasmes sont grands. Pour cela, l’Inserm a choisi d’aller combattre les idées reçues là où ces dernières prolifèrent : sur les réseaux sociaux. Les vidéos de la série mélangent paroles d’experts et animations graphiques dans un format court adapté aux pratiques digitales."

 

Découvrez le teaser humoristique de cette web série : https://youtu.be/jQKX02bihE0

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L'Institut Pasteur se renforce dans l'analyse des big data

L'Institut Pasteur se renforce dans l'analyse des big data | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

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PARIS (TICpharma) - L'Institut Pasteur de Paris a inauguré le 13 septembre son nouveau pôle d'expertise "Omics", dont la vocation est de générer, d'analyser et d'interpréter des big data dans les domaines de la biologie et de la santé, grâce à des équipes de recherche multidisciplinaires et une technologie de pointe.

 

Implanté sur le campus de l'Institut Pasteur à Paris, l'ensemble "Omics" regroupe deux bâtiments disposant d'un total de 2.865 m²: le bâtiment Simone-Veil, qui accueille le pôle Biomics, et le bâtiment Alexandre-Yersin, qui abrite le centre de bioinformatique, biostatistique et biologie intégrative (C3BI).

 

Au total, 9 millions d'euros, "intégralement financés par la générosité du public", ont été nécessaires pour la rénovation de ce qui était auparavant une résidence pour étudiants, et pour la création des infrastructures.

 

Les "Omics data" font référence à "l'analyse à toute échelle de milliers, de millions d'informations" de façon simultanée, grâce au "séquençage à haut débit", a expliqué le directeur scientifique de l'Institut Pasteur, Olivier Schwartz, lors d'une présentation à la presse du nouveau pôle d'expertise, le 5 septembre.

 

"Notre originalité réside dans l'approche multiparamétrique, multidimensionnelle, intégrée", qui "va de l'échantillon -bactérie, microbe, organe, humain- jusqu'à l'analyse et l'interprétation des résultats", a résumé le directeur.
 

Ainsi, grâce à des équipements d'analyse biologique à la pointe (notamment séquenceurs à haut débit et microscopes électroniques et optiques), les chercheurs du pôle Biomics peuvent mener des études de génomique (séquençage de l'ADN de bactéries, champignons, parasites et virus), de transcriptomique (analyse des ARN), d'épigénomique (analyse des modifications épigénétiques de l'ADN), de génotypage (analyse des polymorphismes génétiques chez l'homme et la souris) et de métagénomique (caractérisation des communautés de micro-organismes).

 

Le stockage, la classification et l'analyse des masses de données produites est permise grâce à l'expertise en modélisation mathématique, en biostatistiques et en bio-informatique des chercheurs du C3BI. Cette structure, qui a été lancée en 2015, a déjà contribué à 280 projets, a souligné son directeur, Olivier Gascuel, dans un communiqué de l'Institut Pasteur.

 

Le pôle Omics doit ainsi permettre la "réalisation de travaux innovants", portant notamment sur l'exploitation du séquençage à très haut débit pour le diagnostic et l'épidémiologie, l'optimisation de la médecine de précision dans les maladies infectieuses, ou encore l'étude des réponses vaccinales et des maladies génétiques.

Une plateforme de microbiologie consacrée à la santé publique

Au sein des locaux du pôle Biomics, la plateforme de microbiologie mutualisée (P2M) a pour ambition de répondre à des problèmes de santé publique grâce au séquençage à haut débit, en routine, de pathogènes multiples. Cette technologie s'intègre dans le panel des outils de surveillance microbiologique en santé publique, et est accessible à l'ensemble des 20 laboratoires de référence (dont les 14 centres nationaux de référence -CNR).

 

Entre 500 et 700 échantillons sont analysés chaque semaine, a souligné le responsable de la plateforme, Vincent Enouf. Mené en collaboration avec la société d'analyse génomique IntegraGen, ce séquençage "industrialisé" est possible grâce à la "capacité d'analyse" des bioinformaticiens du C3BI, qui réfléchissent notamment au stockage des données de masse et à l'évolution de l'analyse des données dans le temps.

 

Grâce à un protocole standardisé, unique quel que soit le pathogène analysé -virus, parasite, bactérie ou champignon-, seuls 10 jours sont nécessaires pour "sort[ir] l'essentiel des séquences", contre un mois auparavant. Un autre avantage est celui du coût, "minimisé" par rapport à celui que proposent d'autres sociétés: 63 euros par souche contre 150 à 200 euros.

 

Ce service, qui est développé depuis 2015, a notamment été mobilisé lors de l'épidémie de salmonellose survenue fin 2017 chez des nourrissons ayant consommé des produits de nutrition infantile fabriqués par la firme Lactalis, ou encore pour caractériser les souches de Bacillus cereus responsables de bactériémies chez des nouveau-nés en réanimation néonatale et déterminer si le lait provenant du lactarium de l'hôpital Necker (Paris) était responsable de cette contamination.

 

Sylvie Burnouf
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Doctolib inaugure son "HealthTech Center" et met le cap sur la téléconsultation

Doctolib inaugure son "HealthTech Center" et met le cap sur la téléconsultation | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

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PARIS, 1er octobre 2018 (TICsanté) - La société française Doctolib va lancer son propre service de téléconsultation à partir du 1er janvier 2019, a annoncé son fondateur, Stanislas Niox-Chateau, lors de l'inauguration de son "HealthTech Center" parisien dédié à la recherche en e-santé, le 27 septembre.

 

Le 27 septembre, le fondateur de la société, Stanislas Niox-Chateau, inaugurait le "HealthTech Center" de Doctolib, en compagnie du secrétaire d'Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi.

 

Ce centre de recherche en e-santé qui s'étend sur 1.000 m², rue de Monceau à deux pas du siège parisien de l'entreprise, compte déjà 100 ingénieurs qui vont "créer les outils du cabinet et de l'hôpital du futur pour dégager du temps médical au médecin pour fluidifier le parcours de soins des patients", a expliqué le patron de la société.

 

"Aujourd'hui, nous le savons, l'hôpital est en souffrance et il faut essayer de l'aider, il ne faut pas attendre 10 ou 20 ans pour le transformer. Dans les cabinets, les professionnels utilisent encore des outils d'un autre temps, à eux aussi, il faut donner les moyens de se transformer", a-t-il expliqué.

 

Concrètement, ces ingénieurs dont le nombre devrait être porté à 150 "d'ici fin 2019", devront plancher sur "l'interopérabilité des données de santé détenues par les médecins dans les cabinets et les hôpitaux pour faciliter la transmission de ces informations à travers tous les logiciels utilisés par les professionnels de santé", a précisé Philippe Vimard, directeur technique du centre de recherche de Doctolib.

 

"Vous êtes la traduction commerciale de ce que nous [le gouvernement, NDLR] essayons de porter dans la transformation du système de santé parce que notre philosophie n'est pas de faire à la place des acteurs mais de créer un contexte favorable à l'émergence d'offres innovantes", a déclaré le secrétaire d'Etat chargé du numérique devant les salariés de la société.

 

Par ailleurs, ce HealthTech Center va aussi plancher sur le développement du dernier-né des services de Doctolib, dédié à la téléconsultation.

La téléconsultation, "le prolongement naturel de Doctolib"

Créé fin 2013, Doctolib développe à la fois une plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne et un logiciel de gestion de la patientèle pour les professionnels de santé libéraux (au prix fixe de 109 euros par mois). Leader de son secteur en France et en Allemagne, la société qui a racheté son concurrent MonDocteur en juillet dernier (voir dépêche du 12 juillet 2018), connaît actuellement une phase de croissance exponentielle (voir dépêche du 15 juin 2018).

 

Alors que la téléconsultation est remboursée par la Sécurité sociale depuis le 15 septembre dernier, Doctolib va proposer ce service à partir du 1er janvier 2019 à ses "20 millions de patients utilisateurs et 60.000 professionnels de santé", a annoncé le fondateur de la société.

 

Intégré à la plateforme en ligne de Doctolib, le service sera "d'abord testé auprès de 500 praticiens partenaires", avant d'être étendu à tous les professionnels de santé utilisateurs. "C'est un prolongement naturel de Doctolib, la téléconsultation est une évidence pour les professionnels qui vont pouvoir améliorer la prise en charge de leurs patients", a souligné Stanislas Niox-Chateau.

 

Le patron de Doctolib a également assuré que son nouveau service va "respecter les principes définis par l'assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux" pour être éligible au remboursement. "La téléconsultation ne sera proposée qu'aux patients déjà connus des praticiens, qui les auront vu dans les 12 derniers mois en consultation présentielle et après être passés par le médecin traitant", a-t-il néanmoins précisé.

 

Ces annonces de Doctolib interviennent une semaine après la présentation de la stratégie "Ma santé 2022" -dévoilée le 18 septembre par le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, et la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn- qui ont notamment présenté un "bouquet de services numériques intégrés" à destination des professionnels. Ce bouquet doit aussi leur permettre d'accéder à un service de prise de rendez-vous en ligne, comme celui proposé par Doctolib, dont les pouvoirs publics entendent "systématiser" l'usage (voir dépêche du 19 septembre 2018).

 

"Notre souhait n'est pas de créer un bouquet monopolistique, avec un service imposé partout parce qu'à chaque fois que l'Etat a voulu faire cela, il a perturbé l'innovation. C'est très important de permettre qu'il y ait des concurrents pour stimuler l'innovation", a précisé Mounir Mahjoubi, interrogé par TICsanté sur la possibilité de voir Doctolib devenir le service désigné par les pouvoirs publics pour la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

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Dossier médical partagé : comment ça marche ?

Dossier médical partagé : comment ça marche ? | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

"Après des années d'errance, le dossier médical partagé (DMP) sera généralisé à tous les Français début novembre. Il est censé être l'un des piliers de la transformation du système de santé annoncée par Emmanuel Macron. En quoi consiste le dossier médical partagé ? Comment ça marche ? On vous explique tout."

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Améliorer l’organisation de la prise en charge du patient pour lutter contre les actes médicaux inutiles

Améliorer l’organisation de la prise en charge du patient pour lutter contre les actes médicaux inutiles | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

"L’activité de prise en charge du patient s’est complexifiée ces dernières années. Plus rapide, impliquant plus d’acteurs, présentant des recours technologiques plus variés, concernant des patients désireux de mieux comprendre… Prendre en charge un patient aujourd’hui n’a rien à voir avec ce qui se passait il y a à peine dix ans.

 

Pour qualifier cette complexité, on parle désormais de « parcours de santé » entre le domicile, les établissements de santé et médico-sociaux dans certains cas, et les professionnels de l’offre de soins primaire, médecins généralistes et pharmaciens de ville, notamment.

 

Notre système de soins a du mal à s’adapter à cette évolution. Il en résulte une désorganisation qui se traduit par une prescription importante d’actes inutiles. S’il existe une certaine fierté à souligner la qualité de la médecine française, de la recherche aussi, le système de santé vit une dégradation lente de son organisation.

 

Pour y remédier, le gouvernement souhaite réorganiser les soins, en développer des parcours coordonnés, regagnant du temps médical, centrant les efforts sur des objectifs de qualité… Dans ce contexte, la recherche en gestion peut apporter des pistes de réflexion, tant sur l’objectif que sur les changements envisagés.

Les actes inutiles, un réservoir d’économies

Le premier enseignement concerne l’objectif en lui-même. La chasse aux actes inutiles est devenue un leitmotiv non seulement en France, mais aussi à l’étranger. Plusieurs études internationales estiment en effet que les gaspillages dans les systèmes de santé de pays industrialisés sont importants : ils seraient de l’ordre de 30 % des dépenses de santé.

 

Il ne faut toutefois pas espérer que la chasse aux actes inutiles permettrait de réduire de 30 % les dépenses de santé. L’économie réalisée grâce à une plus grande pertinence des actes prescrits serait en effet moindre, car sur les 30 % des dépenses de santé qui correspondent à des gaspillages, seule un peu moins de la moitié est spécifiquement liée à des actes inutiles. Le reste est correspond aux coûts administratifs, à la régulation du prix du médicament et à la fraude.

 

Par ailleurs, il n’est pas évident de déterminer ce qui est « inutile ». Certains actes peuvent sembler inutiles a posteriori alors qu’ils suivent un raisonnement probabiliste, dans le cadre de la recherche d’un diagnostic. Dans la pratique, un médecin émet plusieurs hypothèses diagnostiques qui l’amènent à prescrire divers examens. Une fois le diagnostic identifié, les examens relatifs aux autres hypothèses peuvent être considérés (à tort) comme des actes inutiles.

 

Néanmoins, même si l’objectif n’est pas aussi ambitieux que certaines annonces le laissent entendre, la marge d’amélioration reste conséquente. Les analyses situent le gain potentiel entre 6 et 10 % des dépenses de santé, soient 10 à 20 milliards dans le cas français. Autrement dit, cet effort suffirait à maintenir le système de santé dans un état financièrement soutenable. Il y a là un vrai gisement, d’autant plus intéressant à considérer que l’effort de rationalisation n’engendre pas de tension sociale comme dans le cas d’une négociation d’enveloppes, de tarifs ou de rémunérations.

Reconsidérer l’ensemble du parcours de soin

Contrairement à une idée reçue, les causes des actes inutiles sont plus souvent des défauts organisationnels que des manques d’expertise dans les pratiques de soins. Ce sont des défaillances de coordination entre différentes étapes du parcours, des défauts d’orientation des patients qui se traduisent par des doublons de prescription et des surtraitements. L’enjeu est donc, au lieu de considérer une pratique individuelle de prescription, de viser un système mieux organisé, c’est-à-dire mieux coordonné et personnalisé.

 

En ciblant l’organisation, d’autres enjeux pointés dans la littérature scientifique peuvent d’ailleurs être associés à l’objectif économique.

 

Ainsi en est-il des remontées d’expériences négatives de patients. Manque d’information, erreurs d’orientation, manques de vigilance… Des études montrent l’importance des causes organisationnelles dans la survenue de ces évènements indésirables. 70 % d’entre eux correspondent à des défauts organisationnels, essentiellement de communication, et 40 % des erreurs de prescription médicamenteuses sont le résultat d’une mauvaise coordination à l’arrivée ou à la sortie du patient d’un établissement de santé.

 

L’amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels pourrait également être envisagée. Selon différentes études, un médecin hospitalier passe en effet quotidiennement entre 15 et 25 % de son temps à rattraper des défauts d’organisation.

Enfin, les patients les plus vulnérables, qui sont souvent ceux qui ont le plus de besoins lors de leur prise en charge pourraient eux aussi bénéficier d’une amélioration de la qualité de l’organisation.

Une transformation de l’organisation selon cinq axes

Il s’agit donc de fixer le cadre général dans lequel placer la réforme de l’organisation des parcours de patients. Cinq composantes majeures de ce changement sont généralement proposées, et se retrouvent en grande partie dans les annonces faites par le président de la République Emmanuel Macron :

 

1. L’évolution des professions existantes par la formation

 

Sur ce point, le déficit est sensible en matière de matière de management, comme l’ont rapporté plusieurs études ces dernières années. Outre les compétences cliniques, la complexité des prises en charge nécessite aussi de former variété de professionnels à l’organisation, à la coordination, et à des compétences relationnelles. Il est aussi intéressant de noter sur ce volet la création du nouveau métier d’assistant médical (4 000 postes pour décharger les médecins généralistes). L’un des enjeux sera de cerner précisément leur activité, le risque étant de voir naître des « super secrétariats », certes utiles, mais sans véritable aide au management et à la coordination en faveur du patient.

 

2. Une meilleure structuration de l’offre de soins

 

L’offre de soins primaire est actuellement trop disséminée, un problème auquel les communautés professionnelles territoriales de santé cherchent à répondre. L’offre hospitalière est trop redondante, ce que la gradation des activités cherche à réduire.

3. L’introduction de nouveaux modes de paiement des établissements et des professionnels

Les paiements actuels n’incitent pas à la coordination, trop en silo, centrés sur l’hôpital (la T2A), et la rémunération des médecins libéraux (le paiement à l’acte, principalement). Des paiements à la coordination et à la qualité apparaissent comme des rémunérations plus adaptées ce que la réforme met en avant (notamment avec l’importance accordée au paiement à la qualité dans les hôpitaux).

 

4. Le recours aux nouvelles technologies

 

Il s’agira de favoriser le développement des systèmes d’informations partagées, et de s’appuyer sur le numérique et l’intelligence artificielle, pour permettre des suivis à distance et fiabiliser certaines étapes par des dispositifs de machine learning.

 

5. L’évaluation

 

Les quatre composantes précédentes, seules ou associées, constituent des innovations organisationnelles. Et l’évaluation de leur valeur ajoutée s’avère indispensable. Trop de changements d’organisation ont conduit par le passé à de fortes désillusions économiques et qualitatives, faute d’évaluation. La situation actuelle des dépenses publiques ne permet plus de s’appuyer sur des raisonnements intuitifs. Cette composante apparaît moins clairement dans les propositions faites, malgré des axes définis en matière de développement d’indicateurs.

Tenir compte du vécu des patients

Un défaut souvent identifié dans la recherche en gestion est de proposer des solutions déconnectées des pratiques réelles. Pour correctement mener la réforme du système de santé, il est nécessaire de « coller » à l’organisation réelle, telle que vécue par les patients.

 

Un récent rapport d’inspection a montré que plus de 800 millions d’euros avait été investis ces dernières années dans des structures de coordination. Mais bâtir des structures ne suffit pas à s’assurer d’une meilleure coordination. Celle-ci se situe avant tout dans la qualité des échanges entre professionnels de santé.

Autre point, des études sur les demandes des patients montrent qu’à côté des soins, de nouvelles exigences en termes de services à la personne apparaissent. Ainsi, une personne âgée, au moment d’une annonce d’hospitalisation, a souvent comme préoccupation la garde de son animal domestique lors de son absence. De plus en plus, la réponse organisationnelle doit être personnalisée, et en lien avec le patient.

 

Les exemples d’une vision « représentée » du parcours de soin, déconnectée de la réalité, sont légion. Le choix des indicateurs en fait partie : le public souhaite des mesures de résultats telle que la mortalité hospitalière, alors même que l’activité est par nature aléatoire, ce qui rend la corrélation entre résultats et efforts entrepris souvent faible. Autres exemples, la quête illusoire d’une standardisation absolue du travail (fondée sur la croyance que le respect d’un protocole suffit à rendre l’activité efficace, alors que l’organisation requiert de la flexibilité), ou l’oubli des usages réels de l’outil technologique (application numérique, nouvel appareil d’imagerie…) souvent décalés par rapport aux usages souhaités.

 

Ce n’est donc pas seulement de lois ou de constructions de structures dont il est question, mais d’attitudes au quotidien. Les médecins ont été éduqués à produire des actes à un instant donné, non à se représenter une organisation dans sa globalité, avec ce que cela présuppose d’anticipation sur les étapes aval, et de connaissance des étapes d’amont.

La capacité à penser l’ensemble de l’organisation d’un parcours, telle que les patients « l’affrontent », n’est pas spontanée, mais c’est pourtant d’elle dont dépendra en grande partie la réussite de la réforme du système de santé."


Via EHESP - Ecole des hautes études en santé publique
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Burn-out des médecins : la relation avec le malade au cœur du problème 

Burn-out des médecins : la relation avec le malade au cœur du problème  | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

"Certaines études suggèrent que plus de la moitié d’entre eux seraient en situation d’épuisement professionnel.

 

Les médecins généralistes ne sont pas épargnés par l’épuisement professionnel. Certaines études suggèrent que plus de la moitié d’entre eux seraient en situation de burn-out. Même si ces chiffres sont à prendre avec précaution, il est indéniable que les généralistes sont une population à risque.

 

Mais contrairement à une idée très répandue, le temps de travail n’a que peu d’influence sur le burn-out. Ce n’est pas parce que votre médecin travaille plus de 50 heures par semaine qu’il va être épuisé. «En revanche, plus les consultations sont brèves, plus la dépersonnalisation du patient va être importante», affirme le professeur Didier Truchot, psychologue, spécialiste du burn-out.

 

Pour le spécialiste, qui travaille sur la question depuis le début des années 2000, la relation avec les patients est sans conteste l’un des principaux «stresseurs» des professionnels de santé. «Les médecins ne sont pas préparés à avoir des relations compliquées avec les patients agressifs, non observants, trop exigeants, qui arrivent en ayant fait leur diagnostic…», explique le professeur Truchot. Ainsi lorsqu’on leur demande quelle est leur dernière situation stressante vécue, 68 % évoquent un incident avec un patient.

 

Un autre facteur du burn-out est la sensation du travail empêché. C’est-à-dire le sentiment de ne pas pouvoir faire son travail correctement. Ces médecins regrettent de ne pas avoir suffisamment de temps à consacrer à l’éducation thérapeutique du patient, à son soutien psychologique. Ils ont le sentiment de ne pas vraiment utiliser leurs compétences et leurs connaissances. «Plus le médecin est isolé, plus cette sensation de travail empêché est accentuée», constate le professeur Truchot.

 

Enfin, le sentiment de frustration lié à l’impossibilité de se former par manque de temps, à la difficulté de trouver des remplaçants ou de pouvoir partir en vacances va également jouer.

 

Au final, le médecin généraliste ayant un faible risque d’épuisement professionnel est plutôt un homme, exerçant en cabinet de groupe, dont la consultation dure au moins 15 minutes et qui a des activités (d’enseignement, de formation, de bénévolat…) en dehors du cabinet."

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Le timide pas de la télémédecine française vers la e-santé - ZDNet

Le timide pas de la télémédecine française vers la e-santé - ZDNet | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

Par Frédéric Charles pour Green SI | Mercredi 19 Septembre 2018

"Les hasards du calendrier sont ce qu'ils sont. Au lendemain de la keynote d'Apple qui a dévoilé la quatrième mouture de sa montre connectée visant le marché de la santé de demain, la sécurité sociale annonce le remboursement de la télémédecine et le Président de la République nous révèle "la révolution des outils numériques qui vont personnaliser les soins de chacun". Le contraste est saisissant...

 

L’Assurance maladie a donc décidé de prendre en charge les consultations médicales par visioconférence dans le cadre du parcours de soins. Une décision murie pendant au moins 10 ans car les technologies présentées datent de la révolution précédente, celle de la visioconférence déjà bien installée dans toutes les entreprises et même dans les foyers des grands parents qui gardent le contact via leur smartphone avec leurs petits enfants.

 

Les lecteurs de GreenSI savent que la technologie n'est rien sans un usage. Cet usage ce sera la désertification médicale galopante qui aura finalement été choisi pour que le mot "télé" rentre dans le vocabulaire de notre système de santé. 

C'est certainement une bonne nouvelle pour les plateformes de 'télémédecine' dont l'offre était jusqu'à présent limitée à la prise de rendez-vous, à la vente de quelques produits ou au contenu. GreenSI compte sur elles pour réinventer le suivi médical à défaut de pouvoir encore le disrupter. Mais c'est encore un tout petit pas pour avancer vers la e-santé.

 

Cette décision reste prudente puisque la consultation en vidéoconférence est facturée au même tarif qu’une consultation physique en cabinet et que la répartition de la prise en charge entre la Sécurité sociale et les mutuelles est également inchangée. Comme pour le livre numérique vendu au prix du livre papier en France (6 fois moins aux État-Unis), on a l'impression qu'une dose homéopathique de numérique a été administrée, sans trop l'aider à se développer, ou même juste de donner un signal pour inciter à se transformer. Au contraire on rappelle les règles strictes du parcours de soins qui elles doivent rester immuables sinon, il n'y aura pas de remboursement...

 

Pourtant, il ne doit pas être trop compliqué de démontrer, par exemple, que les coûts de la vidéoconférence sont inférieurs et surtout que son bilan carbone est lui excellent quand le patient est équipé à son domicile, puisque ni le médecin, ni le patient ne se déplacent.

 

En même temps, le Président de la République appelle à reconstruire "un système autour du patient dans un parcours de soins fluide et coordonné" et pour cela nous rappelle le socle architecturale du DMP le dossier médical partagé - qui sera donc généralisé dès le mois prochain.

 

Non, Emmanuel Macron n'était pas en train de commenter la keynote Apple mais bien à l'Elysée pour l'annonce officielle d'un plan santé de 54 mesures pour une "réorganisation collective du système de santé" ;-)

 

Le DMP, un autre sujet qui aura attendu plus de 10 ans avant de se bonifier, puisque ce projet SI de 2004 était relancé une nouvelle fois en 2014 après avoir englouti des centaines de millions d'euros.

 

Sur le fond, oui, le DMP sera incontournable. Comme le CRM et sa base unique a été boosté par les centres d'appels qui ont remplacé les visites physiques des clients ou des usagers dans tous les autres domaines. Et on connait la suite avec le développement du "phygical", quand l'expérience client est devenue fluide entre l'internet, les canaux à distance et ceux de proximité.

 

Apple pense aussi au patient et veut reconstruire un système de santé autour de lui, et lance ses designers dans cette bataille.

 

Apple a choisi d'être au poignet de ses clients avec de nouvelles fonctionnalité d'ECG - électrocardiogramme - de détection des chutes et le lancement d'alertes téléphoniques,  qui ont été annoncées avec la série 4 d' l'Apple Watch. Ce n'est plus le patient qui se déplace mais la montre qui appelle le médecin ou l'assistance une perspective qui sera réservée à ceux qui peuvent investir les 500€ du bijoux à la pomme, mais qui ouvre une rupture dans l'organisation actuelle du système et surtout une plateforme numérique en son centre.

 

GreenSI avait d'ailleurs abordé en 2016 le prédictif, la vraie rupture de la santé connectée, et mis en avant l'exemple la startup @-health qui travaille sur un T-shirt connecté pour télésurveiller les pathologies cardiaques avec ses algorithmes.

 

Pour ceux qui crient de suite au loup quand on parle d'un objet connecté personnel, Apple est certainement celui des GAFAs qui finance le plus ses produits par des prix élevés qui peuvent payer le service, par rapport à ceux qui vendent à prix faible et se refond sur la vente de données personnelles.

 

On voit donc que deux conceptions de la e-santé se profilent, une qui voudrait que le "e-", qu'il soit "télé" ou "données + IoT", ne change rien et que le domaine de la santé reprenne sont cours normal en se modernisant, et puis une seconde qui montre assez simplement que le patient peut devenir acteur et que le numérique change sa relation au système et réorganise les flux d'information dans le système. 

 

Par un autre hasard de calendrier, j'ai assisté également cette semaine à la soutenance d'Olivier Marais, élève en Master Executive SI à l'ESSEC qui travaille également dans le numérique chez HPE. Son mémoire était sur le thème de la transformation digitale dans les EHPAD, ces établissements qui prennent en charge la dépendance, et donc qui coordonnent les soins de leurs pensionnaires.

 

Le scenario est simple, digne d'un film catastrophe Holywoodien !

 

Dans moins de 30 ans, la population de plus 85 ans aura atteint 5,6 millions (contre 1,5 aujourd'hui) dont 2,4 millions sera en perte d'autonomie, le double d'aujourd'hui alors que les taux d'occupation des EHPAD frisent le 98% avec des tarifs moyens supérieurs au montant moyen des retraites. Le système a atteint sa limite et le gouvernement a dû sortir en urgence à la fin du premier semestre un plan grand âge pour faire face à l'urgence.

 

Le financement du doublement des capacités des EHPADs à l'échelle nationale n'étant pas très crédible, retarder l'age d'arrivée en EHPAD - donc rester à domicile - en plus d'adapter le système, parait l'option la plus probable. C'est donc un nouveau cas d'usage pour la e-santé sur ce segment particulier, lui aussi dans une situation à bout de souffle, permettre des soins et une surveillance médicale à domicile. Un cas à la croisée des smart home et de la e-santé.

 

Cette option est rendue possible par l'innovation technologique, les objets connectés et un nouveau modèle d'EHPAD plus interconnecté aux domiciles des personnes âgées, aux aidants, et a une nouvelle organisation qui répond au problème actuel de la saturation du dispositif.

 

Dans les expérimentations en cours on a bien sûr la visioconférence, la télémédecine, des capteurs de santé, ou des détecteurs plus atypiques comme l'usage de l'eau ou de l'électricité, qui par analyse fine peuvent permettre de déceler des "glissements de comportement" et alerter des aidants. Sur la modernisation des locaux, un cyber-EHPAD  a vu le jour en Normandie à Conches-en-ouche, mais chose également intéressante cet EHPAD a développé un "Living Lab", une des chambres de l'EHPAD, pour tester les nouveaux services, comme dans transformation digitale classique.

 

Le "design thinking" pourrait donc jouer un rôle clef dans cette transformation puisqu'il ne s'agit pas de produire une solution et de convaincre les patients de l'adopter, mais bien de partir du patient ou du soignant et construire avec lui la solution qui sera prototypée, testée en conditions réelles avant d'être généralisée. C'est peut-être ce "design thinking" qui a manqué à la première version du DMP, qui a échoué sur l'adoption client/médecin et non sur la technologie. C'est également la force d'Apple dans la e-santé.

 

Certainement encore plus dans la santé que dans d'autres industries, l'humain reste bien au cœur du système et l'empathie essentielle quand la technologie se déploie.

 

L'avenir de la santé connectée va donc certainement se jouer dans la capacité du système à se réorganiser autour du patient, que ce soit les règles de l'Assurance maladie, les processus ou les modes de fonctionnement des structures de santé, mais également par la capacité à collecter et exploiter les données bien au delà de celles du DMP.

 

Mais cela ne se fera pas sans système d'information collaboratif au niveau du secteur, le "Amadeus de l'aérien" appliqué à la santé, bien au delà des fonctionnalités du DMP, et c'est peut être ça qu'on ne voit pas dans les plans actuels et qui sera pourtant indispensable pour réussir cette transformation. A suivre..."

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BAILLOT Patrick's curator insight, September 27, 7:24 AM

La télémédecine constitue une des réponses potentielles aux déserts médicaux de France (et de Navarre).

Avec l'arrivée de nouvelles technologies numériques et le remboursement par l'Assurance Maladie des consultations à distance, ce sont des avancées rapides qui arrivent dans un domaine qui préoccupent les élus locaux.

Viatic Académie va relayer les avancées dans le domaine de la médecine au service ds territoires ruraux, avec plusieurs modules vidéos. Nous allons notamment tourner un module avec les 2 médecins urgentistes qui viennent dans le bureau  contigu de celui de Viatic, et qui ont créé "Télémédical Solutions".

Pour y accéder, il suffit de vous inscrire gratuitement sur academie.viatic.net. D'autres modules sur des expériences d'élus dans le domaine médical sont également à venir en Octobre.

Suzana Biseul PRo's curator insight, September 27, 11:21 AM
Excellent article sur le futur de la santé.
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Envoyer les rapports médicaux aux patients plutôt qu’aux médecins ? –

Envoyer les rapports médicaux aux patients plutôt qu’aux médecins ? – | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[SUISSE] - [UK]

« Les spécialistes ne devraient à l’avenir plus envoyer leurs rapports aux généralistes mais directement aux patients, le généraliste ne recevant lui qu’une copie de ce courrier ». Cette proposition émane de la très sérieuse Academy of Medical Royal Colleges, une organisation qui représente pas moins de 250’000 médecins en Grande-Bretagne.

« Ecrivez-moi ! »

Cette proposition est présentée et expliquée dans un document intitulé «Please, write to me». On peut y lire :

« Ces lignes directrices devraient aider et encourager les médecins à écrire la plupart de leurs lettres directement aux patients, le médecin généraliste recevant lui une copie du courrier ».

 

Les auteurs de ces recommandations précisent qu’une telle démarche implique de former les médecins et que cela devrait déjà être fait durant leur formation. Ces directives contiennent des conseils précis : écrire au patient bien sûr mais aussi rédiger un courrier clair, informatif et compréhensible (en bannissant le jargon médical). Ce document doit aussi contenir des propositions et un plan de traitement, utiles à la fois au patient et au généraliste.

Pourquoi écrire aux patients ?

Les auteurs de ce document rappellent que les règles du NHS (National Health service, le service de santé publique anglais) précisent que le patient, sa famille et son entourage doivent être informés sur tout ce qui concerne les mesures préventives, diagnostiques et thérapeutiques le concernant, lui adresser à lui directement les rapports médicaux va donc dans cette direction.

 

L’Academy of Medical Royal Colleges présente aussi plusieurs études qui montrent que l’envoi des courriers aux patients a un impact positif 1, 2  et que cela permet aux médecins qui ont adopté cette nouvelle façon de communiquer d’exercer une médecine qui est plus centrée sur le patient.

 

Il est aussi très intéressant de lire les commentaires des patients qui ont pu vivre cette expérience :

« Après une consultation, lorsque on arrive à la maison, on a déjà presque tout oublié de ce que le médecin nous  a dit. Recevoir une lettre permet de mieux comprendre sa maladie et savoir ce qui peut être fait pour aller mieux ».

 

Cette affirmation a été démontrée par des études qui indiquent qu’entre 40 et 80 % de l’information délivrée par le personnel médical est immédiatement oubliée par le patient et que près de la moitié de l’information retenue est incorrecte.

 

Les commentaires des patients montrent aussi que la possibilité pour le patient de lire le courrier permet des corrections :

« Je ne prends plus la Pravastatin comme indiqué mais de la Simvastatin ». Ou encore : « Il manque deux médicaments dans la liste de mon traitement… ».

 

Pour le Dr Hugh Rayner, un médecin impliqué dans cette initiative, « écrire au patient plutôt qu’à son sujet modifie la relation entre  le médecin et son patient, le patient est plus impliqué dans sa prise en charge et cela apporte toutes sortes d’avantages ».

 

A l’heure où se développe partout dans le monde le « Dossier électronique du patient »,  il serait tout de même utile que les documents qui s’y trouvent puissent être lus et compris par les principaux intéressés.

Et en Suisse ?

Les médecins qui envoient une copie de leur courrier au patient sont minoritaires mais ce phénomène va en grandissant. Il n’existe par contre à ma connaissance aucune initiative qui propose d’écrire directement au patient. Une pratique qui pourrait d’ailleurs s’étendre au-delà des courriers entre spécialistes et généralistes…

 

S’adresser au patient plutôt qu’à son médecin ? La preuve que la médecine centrée sur le patient n’est pas qu’un slogan.

 

  1. Baker DL, Eash T, Schuette JL, Uhlmann WR. Guidelines for writing letters to patients. J Genet Couns. 2002 Oct;11(5):399-418. doi: 10.1023/A:1016841731426.

 

  1. O’Reillx M, Cahill MR, Perry IJ. Writing to patients: a randomised controlled trial. Clin Med (Lond). 2006 Mar-Apr;6(2):178-82.
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Un site internet reprenant toutes les informations sur les applications santé en Belgique

Un site internet reprenant toutes les informations sur les applications santé en Belgique | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Les personnes qui souhaitent en savoir davantage sur l'utilisation des applications liées à la santé pourront bientôt découvrir le tout nouveau site internet www.mhealthbelgium.be, qui présentera des informations détaillées sur les applications validées en Belgique et les différents avantages qu'elles présentent pour les patients et les prestataires de soins, a annoncé jeudi la ministre de la Santé publique, Maggie De Block.

 

A partir de fin octobre 2018, les producteurs pourront faire enregistrer leurs applications (hardware et software) auprès de Mobile Health Belgium, une initiative de Mme De Block (Open Vld) soutenue par l'Inami, le SPF Santé publique, l'AFMPS, la plateforme eHealth et les fédérations sectorielles, Agoria et beMedTech. 

Ces applications seront ensuite évaluées sur la base d'une pyramide de validation afin de déterminer si elles répondent aux conditions requises sur le plan de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité, a précisé la ministre dans un communiqué.

 

Cette pyramide comprendra trois niveaux.

 

Le niveau 1 fixe les critères de base de toutes les applications enregistrées. L'application doit disposer d'un marquage CE et être conforme à la réglementation sur les dispositifs médicaux. L'Agence fédérale pour les médicaments et les produits de santé (AFMPS) veille sur ces aspects. L'application doit également satisfaire aux prescriptions du Règlement européen sur la protection des données.

 

Le niveau 2 détermine les conditions relatives à l'interopérabilité entre applications mobiles et d'autres applications numériques au sein des soins de santé, comme les services de base de la plate-forme eHealth. Cette dernière fixe ces conditions et des centres de test indépendants procéderont à la vérification effective de l'interopérabilité. A côté de cela, tous les critères de base (niveau 1) sont d'application.

 

Le niveau 3 est réservé aux applications ayant une plus-value économico-sanitaire démontrée. Pour ces applications, un modèle de financement adapté sera développé. L'Inami vérifiera si elles ont leur place dans un cadre thérapeutique plus large. Les applications de niveau 3 doivent satisfaire à l'ensemble des critères des niveaux 1 et 2, a expliqué Mme De Block.


Via Philippe Marchal
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« Consulter Google avant de voir un médecin serait tout de même une bonne idée » –

« Consulter Google avant de voir un médecin serait tout de même une bonne idée » – | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[SUISSE]

"Très intéressante conclusion que celle des auteurs d’une étude qui vient d’être publiée dans le Medical Journal of Australia : l’utilisation de Google avant un passage aux urgences aurait un impact positif sur la consultation.

Google, oui ou non ?

Dans un autre article de ce blog, j’ai expliqué comment trouver une information médicale de qualité sur Internet. Un des conseils donnés est d’utiliser des sites médicaux plutôt qu’un moteur de recherche, l’utilisation  de Google aboutissant souvent à des résultats décevants. Même si sur le fond je ne change pas d’avis, cette publication montre que l’utilisation de Google peut malgré tout avoir un impact positif.

 

Le sondage, effectué auprès de 400 patients adultes dans deux centres d’urgences australiens, avait comme objectifs de connaître la fréquence d’utilisation d’Internet avant leur venue aux urgences et son impact sur la relation médecin – patient, et sur le suivi du traitement.

 

La crainte que l’on aurait pu avoir est que ces patients informés soient plus méfiants envers les médecins et que cela ait un impact négatif sur la consultation, les résultats montrent justement le contraire.

Un impact globalement positif sur la consultation

Sur ces 400 patients, 190 ont indiqué avoir fait des recherches en ligne avant de venir aux urgences. La majorité des recherches ont été effectués sur smartphones (76 %), le plus souvent en utilisant Google. Sur ces 190 cyberpatients, 150 ont indiqué que leurs recherches leur ont permis de mieux communiquer avec le médecin.

 

Les patients ont déclaré être capables de poser des questions plus précises, de pouvoir mieux échanger avec le professionnel mais aussi de mieux comprendre ce qui leur était expliqué.

 

Le fait d’avoir effectué une recherche sur Internet n’a pas diminué la confiance du patient dans le diagnostic posé par le médecin et n’a pas diminué son choix de suivre le traitement proposé. Le seul impact négatif est l’anxiété plus élevée observée chez ces patients informés, un élément qui doit être connu des professionnels.

Dr Google ?

Non, Google ne mérite toujours pas le titre de « docteur » comme on le lit trop souvent, Internet doit si possible rester pour les patients une source d’information et non de diagnostic.

 

Je rejoins cependant les conclusions des auteurs de cette recherche : les médecins doivent désormais être prêts à parler avec leurs patients des recherches qu’ils ont effectuées avant de consulter, d’une façon non culpabilisante. Les patients leur en seront reconnaissants.

 

Articles liés déjà publiés sur ce blog :

 

 

 

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Télémédecine: les représentants des médecins vigilants face à l'essor des plateformes commerciales

Télémédecine: les représentants des médecins vigilants face à l'essor des plateformes commerciales | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

PARIS, 21 septembre 2018 (TICsanté) - L'entrée en vigueur du remboursement de droit commun des téléconsultations médicales a attisé l'intérêt des plateformes privées à vocation commerciale qui se multiplient pour proposer aux patients des services de télémédecine, faisant craindre à plusieurs représentants des médecins l'émergence d'un système concurrentiel et d'une "ubérisation" des soins.

 

Depuis samedi, les téléconsultations s'inscrivant dans le cadre de l'avenant n°6 à la convention médicale (voir dépêche du 14 août 2018) bénéficient d'un remboursement de droit commun, conformément aux dispositions prévues par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018 (voir dépêche du 29 septembre 2017).

 

Cette évolution a suscité l'appétit de nombreux acteurs technologiques, aux profils très divers, pour le marché de la télémédecine. Les plateformes de rendez-vous en ligne et éditeurs de logiciels pour les médecins ont ainsi développé des offres, intégrées ou non à leurs outils informatiques, à l'instar de Cegedim, qui a ouvert un service de téléconsultation via sa filiale Docavenue.

 

D'autres acteurs historiques du téléconseil médical comme Direct Medica ou Medaviz ont ouvert leur propre service, alors que des start-up telles que HelloCare, DocConsult ou Feelae espèrent aussi rafler une part du gâteau.

 

On peut également citer l'arrivée sur le marché français d'entreprises déjà actives à l'étranger comme Livi, société suédoise proposant des services de téléconsultation en Suède, en Espagne, en Norvège et au Royaume-Uni.

 

Certaines plateformes comme Médecin Direct proposent quant à elles des téléconsultations remboursées pour les adhérents de certaines assurances et mutuelles. Le marché de l'assurance est lui aussi de plus en plus dynamique sur le secteur de l'e-santé, à l'image du service de télémédecine ouvert par Axa assistance en 2015 (voir dépêche du 18 mai 2015).

 

Ces offres se heurtent parfois aux limites des dispositions de l'avenant n°6, qui prévoient que les téléconsultations remboursables sont assurées par le médecin traitant ou par un médecin spécialiste "dans le cadre du parcours de soins" ou d'une "organisation territoriale" de santé.

 

Certaines sociétés qui emploient des médecins salariés entendent s'engouffrer dans les exceptions prévues par l'avenant, notamment pour les patients dont le médecin traitant n'est pas disponible au moment de la demande de téléconsultation, ou pour les patients habitant dans des déserts médicaux.

 

D'autres entreprises se fondent sur des bases juridiques différentes pour proposer des services de télémédecine. C'est le cas de Zavamed, entreprise créée au Royaume-Uni permettant à des patients sur le sol français d'envoyer des messages écrits à des médecins outre-Manche pour des questions de santé intime. En s'appuyant sur la directive européenne sur les soins transfrontaliers, les médecins Zavamed peuvent prescrire des médicaments aux patients.

Le Cnom souhaite une meilleure régulation

Face à cette profusion de l'offre, le délégué général au numérique du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), le Dr Jacques Lucas, a expliqué dans un entretien à TICsanté "rester vigilant", même s'il a salué l'entrée en vigueur du remboursement de droit commun des téléconsultations.

 

"On voit bien que dans ce qu'on appelle les déserts médicaux, des plateformes de télémédecine pourraient apporter le secours médical et l'accès aux soins, ne serait-ce que pour éviter un recours à l'hospitalier quand il peut être évité", a-t-il estimé. "Mais il ne faudrait pas qu'il y ait une offre qui vienne ubériser le système de santé, qui a surtout besoin de cohérence", a-t-il relevé, rappelant les mises en garde déjà exprimées en 2016 par le Cnom (voir dépêche du 15 février 2016).

 

Jacques Lucas a incité les médecins à se saisir de l'article 51 de la LFSS 2018 sur les expérimentations de financement d'innovations organisationnelles pour bâtir dans les zones sous tension démographique des "plateformes d'initiative privée mais poursuivant un objectif d'intérêt public" afin de proposer des téléconsultations.

 

En parallèle, il a insisté sur la nécessaire "régulation" des plateformes commerciales qui ont recours à des médecins salariés. Alors que ces plateformes devaient jusqu'ici passer un contrat avec les agences régionales de santé (ARS) afin de développer leur activité, un décret paru le 14 septembre au Journal officiel a supprimé ces formalités préalables.

 

L'avenir de ces plateformes et leur intégration au système de santé "doit donner lieu à une concertation de la part de la puissance publique", a défendu le Dr Lucas, craignant que ce type de service "crée un système concurrentiel, à grand renfort de publicités".

 

Dans une vidéo diffusée dimanche sur YouTube, le président de l'Union française pour une médecine libre (UFML), le Dr Jérôme Marty, s'est lui aussi inquiété du risque d'"ubérisation des soins" de la part d'acteurs commerciaux.

 

"On assiste depuis quelques jours à un véritable assaut de publicités de plateformes commerciales", a-t-il déploré dans la vidéo. Selon lui, ce qui attise l'intérêt de ces entreprises "n'est pas de donner au médecin généraliste la possibilité de faire de la télémédecine" mais bien de "faire toujours plus d'actes dans une dynamique marchande" et "d'augmenter le nombre de médecins qui travaillent pour eux".

Validations locales des plateformes

Contactée par TICsanté, la direction générale de l'offre de soins (DGOS) a rappelé que les téléconsultations seront prises en charge par l'assurance maladie "uniquement dans le cadre du parcours de soins" et que les plateformes commerciales "devront être validées par les partenaires conventionnels au niveau local".

 

"Cela veut dire qu'aucune activité de type plateforme 'hors sol', nationale, non validée localement et ne rentrant pas dans le parcours de soins, ne pourra être prise en charge par l'assurance maladie obligatoire", a-t-elle précisé.

 

Contre l'idée d'une libéralisation des activités de télémédecine, la DGOS a préféré le terme d'"allègement" des formalités, auquel s'ajoute une volonté d'"accompagner plus fortement" les professionnels de santé.

 

La DGOS a également insisté sur le fait que, quel que soit le service proposé (à savoir une téléconsultation remboursée dans le cadre de l'avenant, ou un acte non remboursé par l'assurance maladie), "toutes les plateformes doivent respecter le décret de 2010 sur la télémédecine et la loi HPST [hôpital, patients, santé et territoires]", notamment en termes de qualité du service et de sécurité des échanges.

 

Pour le Dr Lucas, qui aurait souhaité que le décret publié vendredi contienne des instruments de régulation des plateformes, il reste "un certain brouillard" afin de savoir qui va payer pour les services proposés par ces acteurs.

 

"Nicolas Revel [directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie, Cnam] nous dit qu'il est persuadé, à partir du moment où la télémédecine entre dans le droit commun, que cela va éteindre les initiatives privées, mais ces initiatives sont très structurées!", a-t-il observé.

 

Intervenant dimanche lors de la clôture des universités d'été de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), Nicolas Revel s'est lui-même ému des "publicités pour des plateformes de téléconsultations commerciales en ligne qui font croire que celles-ci vont être prises en charge par l'assurance maladie".

Promettant de "communiquer sur ce sujet", il a dit qu'il estimait "important de porter ce que nous avons voulu construire dans le cadre conventionnel" car "un patient qui consulte des médecins qu'il n'a jamais vus, c'est de la mauvaise médecine".

rm/ab/eh

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Comportements en santé à l'heure de l'automédication, de l'expertise du patient et de la techno !

Comportements en santé à l'heure de l'automédication, de l'expertise du patient et de la techno ! | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

La société de la longévité, c’est aussi un rapport renforcé des seniors aux moyens numériques et électroniques d’information et de mise en relation. Même les plus âgés (81% des 60-69 ans et 53% des plus de 70 ans, selon le Baromètre du numérique, de 2017) surfent sur le net ou s’informent par tablette ou smart phone. Par Serge Guérin.

 

Les 60-69 ans sont 78% à disposer à domicile d’un ordinateur. Les septuagénaires et plus sont encore 52% dans ce cas. Mais c’est le téléphone mobile qui a la palme : 94% des 60-69 ans et 76% des plus de 70 ans en sont équipés. La tablette reste minoritaire en revanche : 34% des 60-69 ans et 21% des plus de 70 ans y ont succombé. 
  
Ils « consultent » donc des sites d’info médicale, encyclopédiques (wikipedia) ou d’Etat et vont un peu, sur les Forum. Il n’y a plus de monopole de l’info santé par les « sachants ». Le professionnel du soin (médecin, infirmier, pharmacien…) doit aussi prendre en compte la fin de l’asymétrie de l’information et de la connaissance. 
  
La diversité des moyens d’information et l’émergence du patient expert font leur chemin. Pour autant, le besoin de label, la confiance dans les sites issus des pouvoirs publics ou du monde médical reste fort. L’effet notoriété joue aussi comme facteur de légitimité. Remarquons d’ailleurs que, les blogs, forums et autres supports lancés par des individus, des patients experts ou encore des associations de malades connaissent une attraction encore faible. 
  
Du patient à la personne 
Les ventes de médicaments d'automédication, disponibles en pharmacie sans ordonnance, ont baissé de 3,7% à 2,24 milliards d'euros en 2017, selon les chiffres de l’Afipa. Reste que la hausse de l’automédication (acte fréquent pour 24% des 45-54 ans, selon l’étude LauMa de juin 2018) apparait comme une donnée de base appelée à se renforcer. 
  
Selon l’étude 64% des plus de 45 ans la pratique un peu ou beaucoup. Notons que le recul, qui s’explique aussi par un hiver doux et des décisions gouvernementales plus restrictives, fait suite à deux années de forte hausse (+5,2% en 2015 et +3,3% en 2016). En comparaison avec les autres pays européens, il apparaît que l’automédication à un gros potentiel de développement. 
  
Sauf que dans la plupart des autres pays, le reste à charge est plus élevé. L’automédication, contrôlée, peut se voir comme un premier pas vers la prévention et comme une manière de se prendre en charge. C’est aussi une source de réduction des visites chez le médecin ! Son potentiel concerne aussi les enjeux de dépistage à travers les autotests. 
  
Mais l’attente est certainement différente entre le patient relativement passif qui vient avec son ordonnance et la personne, se posant comme consommateur ou comme « chercheur de solutions nouvelles ». Le consommateur attend, en particulier du pharmacien, du conseil adapté, du service et du prix. Parfois l’attente est en termes de réponses originales, éloignées de la pharmacopée standard. Finalement, le patient prend son pouvoir d’agir et (re)devient une personne en quête d’autonomie et de choix. Qui peut avoir besoin d’un accompagnement spécifique. 
  
On notera, en revanche, que les outils d’applications mobiles en santé sont d’un usage très limité. L’étude LauMa de juin 2018 montre que seulement 20% des plus de 45 ans disent en avoir. On tombe à 2% pour les objets connectés de santé… Deux petits publics : les utilisateurs de capteur d’activité et les personnes en ALD pour un service spécifique comme le glucomètre connecté. 
  
Culture du service 
La société de la longévité est aussi fille de la culture du service et de la rapidité. Dans l’écosystème du soin, la pharmacie d’officine joue la proximité et se distingue par sa capacité à répondre sans prise de rendez-vous. L’avenir est vers la délégation de tâches, l’accompagnement des personnes et la prévention. C’est-à-dire du conseil… 
  
La société de la longévité impliquant une priorité à la prévention sous toutes ses formes, le pharmacien peut ainsi être un délivreur de solutions liées au sport et à l’activité physique, à la sexualité, l’apparence physique ou la forme. 
  
Là encore, l’enjeu pour le monde du soin au sens large (de l’officine aux organisations comme La Poste, des structures de services à domicile aux Ehpad qui évoluent comme plate-forme ouverte,…) sera de se penser comme acteur du services et porteur d’une culture de prévention. 
  
Bien sur la question de la rétribution de ces services se posera. Comme de savoir qui obtiendra le magistère de conseil et la place centrale de fédérateur de solutions et de services de soin et d’accompagnement. La question dépasse les potentialités liées aux technologies et nous renvoie à notre capacité à inventer une société de la longévité équitable et de proximité. 
  
Serge Guérin. Sociologue, Professeur à l’INSEEC, responsable du diplôme « Directeur des établissements de santé », Inseec Paris 
Co-auteur de La Silver économie, La Charte, 2018, La guerre des Générations aura-t-elle lieu ?, Calmann-Levy, 2017    

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Comment des médecins se sont (vraiment) mis dans la peau de malades

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[FRANCE]

Pendant deux jours, grâce à une application mobile, des médecins de Nice (Alpes-Maritimes) ont vécu le quotidien de ceux qui souffrent. Une prise de conscience salutaire qui remet l'empathie au cœur du traitement.

 

Devant son frigo, pourtant plein, Xavier Hébuterne avoue s'être senti dépourvu. « Je n'avais pas droit aux viandes grasses, aux produits laitiers... J'ai opté pour des pâtes nature. Le lendemain midi, à la cafét de l'hôpital, je n'ai pas su quoi prendre, alors, je n'ai pas mangé », raconte ce grand gaillard à l'allure de bon vivant qui n'en revient toujours pas. A 60 ans, le professeur Hébuterne dirige, depuis 2004, le prestigieux service de gastro-entérologie du CHU de Nice (Alpes-Maritimes). Avec 25 personnes, médecins, infirmières, secrétaires, internes, il vient de terminer une passionnante expérimentation : se mettre dans la peau de ses patients.

 

Grâce à une application baptisée In Their Shoes (« dans leurs chaussures » en français), il a vécu au rythme des personnes, 200 000 en France, souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, comme la maladie de Crohn. Des pathologies que ces soignants pensaient connaître par coeur pour les traiter chaque jour, mais face auxquelles ils ont été « bluffés ». «Je n'imaginais pas leurs conséquences sur la vie de tous les jours», résume le professeur à la moustache blanche.

Soumis aux contraintes des patients

Pendant deux jours, les professionnels de l'hôpital ont croulé sous les appels et les SMS émis par une équipe dédiée afin de réaliser des défis en temps réel et s'immerger ainsi dans les affres de la maladie : fatigue, diarrhée, accidents d'incontinence. «J'ai reçu des SMS disant que j'avais dix minutes pour aller aux toilettes, j'ai ainsi dû m'excuser auprès de mes interlocuteurs, détaille Xavier Hébuterne. La nuit, j'ai été réveillé deux fois pour les mêmes raisons. Le lendemain, j'ai dû me lever une heure plus tôt, à 5 h 25, pour les soins. Plus tard, un appel m'indiquait que j'étais trop fatigué pour continuer ma journée, que je devais m'allonger un temps. Cette réalité, nos patients la vivent quotidiennement. J'ai même dû porter une couche, comme doivent le faire certains lors des phases de poussée de leur maladie : cela tient horriblement chaud et c'est inconfortable. Je sais désormais ce qu'ils ressentent.»

 

Cette application a été développée grâce à l'aide de patients experts. «Pour sensibiliser ceux qui nous soignent à notre maladie. Souvent, les patients ont l'impression de n'être pas compris, pas entendus et ils ont honte. Cette expérience peut aider à faire évoluer les pratiques médicales», décrypte Eric Balez, 52 ans dont trente-cinq de rectocolite hémorragique. Le CHU de Nice compte bien transformer le constat en actes. «Pendant le test, j'ai été appelé en plein dans ma journée de travail pour m'entendre dire que mes résultats d'examen (NDLR : fictifs) n'étaient pas bons, qu'une opération était envisagée. Je suis tombé de haut. Et pourtant, ce type de choses, on le fait, évidemment pas par malveillance. Le résultat est terrible, je ne le ferai plus ainsi. Il faut réfléchir à d'autres moyens. L'empathie fait partie du traitement, pointe Xavier Hébuterne. Mieux connaître les symptômes permet de les gérer plus tôt, d'être plus efficace, y compris dans la prise de rendez-vous», reprend-il.

 

«Cette sensibilisation peut être imaginée pour de nombreuses maladies», plaide Eric Balez. Après Toulouse, Nancy et Nice, In Their Shoes doit arriver dans les hôpitaux de Lille, de Tours et de Paris.

 

VIDEO. L'interview du professeur Xavier Hébuterne : https://dai.ly/x6aqnop

 

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Clichy : pas facile la vie de patient pour les blouses blanches de Beaujon 

Clichy : pas facile la vie de patient pour les blouses blanches de Beaujon  | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

Vivre au quotidien avec une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Tel est le défi qu’a décidé de relever pendant 36 heures l’équipe de gastroentérologie de l’hôpital.

 

La théorie, les termes médicaux, les traitements adéquats, les parcours de soins… Tout cela, ils connaissent par cœur, c’est leur métier. Ils sont même pour la grande majorité capables d’empathie envers les patients qu’ils soignent. Pour autant, ils ne savent pas ce que c’est que de vivre au quotidien avec une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI).

 

C’est pourquoi l’équipe de gastroentérologie de l’hôpital Beaujon de Clichy, géré par l’AP-HP, a décidé de participer à une expérience lancée par un laboratoire japonais. Un programme baptisé « in their shoes » auquel quarante personnes du service ont accepté de participer pour « vivre » pendant 36 heures dans la peau de leurs patients.

 

L’outil principal de cette expérience, qui a débuté ce lundi matin à 10 heures, est le téléphone portable. Grâce à une application, chaque participant reçoit des instructions et des défis à relever, auxquels il faut répondre rapidement. « J’ai dû aller aux toilettes en pleine consultation, explique ainsi le chef du service Pr Yoram Bouhnik. Et j’appréhende un peu d’avoir à porter une protection… » Effectivement, aucun désagrément ne leur sera épargné.

 

« C’est assez déstabilisant, reconnaît Assiya, 34 ans, coordinatrice en recherche clinique. Ce midi, je ne savais pas trop quoi manger par exemple. » L’équipe médicale a d’ailleurs eu droit à un petit piège en milieu de matinée. Il leur était proposé de manger une barre de céréales emballée dans l’une des enveloppes surprises du kit « in their shoes ». « Mais il ne fallait pas la manger car les céréales et les fibres sont totalement déconseillées en période de crise », explique Faïza, aide-soignante et éducatrice thérapeutique du service.

 

Au menu des 70 défis programmés : les contraintes alimentaires en période de « poussée », nom donné au pic de l’inflammation, la sensation de ballonnement ou l’angoisse de ne pas trouver de toilettes. Sans oublier la gène occasionnée par ces maladies chroniques. « Des comédiens sont chargés d’appeler les participants en se faisant passer pour des médecins pour leur poser des questions sur leurs selles par exemple, explique la responsable de la communication du laboratoire Takeda. L’objectif est de faire prendre conscience de la gène que peut engendrer ce type de questions pour quelqu’un qui est sur son lieu de travail. »

 

Les participants doivent également annuler une soirée en raison de leurs douleurs digestives. Et reçoivent des SMS « d’amis » particulièrement agacés de cette énième absence. « Ce n’est pas très agréable de recevoir des messages de reproches quand on est malade, estime Enfel 28 ans. On a beau essayer d’être le plus compatissant possible avec les patients, on n’imagine pas à quel point c’est difficile au quotidien. »

 

Pour concevoir l’expérience, déjà testée à Nice et Toulouse, le laboratoire a fait appel à un « patient expert », Eric Balez, 54 ans, qui était présent ce mardi matin. « Quand on est atteint d’une MICI, on organise sa vie en fonction de la maladie, avec un facteur stress très important, sans parler des tabous qu’il n’est pas toujours facile d’aborder », explique ce Niçois de 54 ans qui a déjà surmonté trois cancers. « Les médecins sont les experts du savoir, les patients deviennent eux les experts du vivre avec. L’objectif de cette expérience est de partager ce vécu », souligne-t-il.
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Premières publications réalisées en France par des chercheurs ayant eu accès gratuitement aux données médico-économiques THIN, la base de données en vie réelle de GERS Data

[FRANCE]

GERS Data, MARDI 17 JUILLET 2018

"GERS Data, filiale de Cegedim et acteur de référence en matière de données et analyses pour le marché de la santé en France, annonce la publication de premiers travaux réalisés par des médecins chercheurs grâce aux données(1)en vie réelle de la base de données THIN mise gratuitement à leur disposition(2).

Ces travaux portent sur l’« Analyse des stratégies de diagnostic du syndrome de Gougerot Sjögren en France en médecine de ville à partir d’une base de données de santé électronique(3) » présentée lors du 76e Congrès franco- maghrébin de médecine interne ; ainsi que sur l’« Evaluation du suivi des recommandations de prise en charge des infections urinaires en médecine de ville en France(4) » ; résultats présentés quant à eux, dans le cadre des 19es JournéesNationales d’Infectiologie en juin dernier à Nantes.

 

THIN, nouveau nom de la base de données en vie réelle de GERS Data

 

Disponibles sur des formats Big Data accessibles aux techniques de l’Intelligence Artificielle, les bases de donnéesproduites à partir des logiciels médicaux Cegedim en France et au Royaume-Uni sont désormais diffusées parGERS Data sous le nom THIN (The Health Improvement Network). Déjà à l’origine de plus de 600 publications dans lemonde, la version britannique de THIN est largement connue du monde de la recherche médicale internationale.

 

La base de données THIN respecte la législation en vigueur sur la protection des données (RGPD) et est conforme au format international OMOP (The Observational Medical Outcomes Partnership). Elle est, de ce fait, compatible avec la plupart des sources de données internationales déjà existantes. Elle permet de reconstituer, en ville comme àl’hôpital, les données médicales et économiques du parcours de soins, dont elle donne une vision pertinente etprécise.

 

Ces données de vie réelle sont hébergées en environnement agréé « Hébergement des Données de Santé » (HDS), disponibles quasiment en temps réel, accessibles sous forme de données anonymisées ou au travers de technologies de Big Data selon des protocoles sécurisés SaaS (logiciel en tant que service). Elles répondent aux standards de représentativité et de qualité requis pour les différentes études en vie réelle et, notamment, aux exigences des études rétrospectives.

 

THIN, la première base franco-britannique de données en vie réelle mise gratuitement à disposition des chercheurs(1)

 

Connaissant les difficultés de tous les chercheurs français « non sponsorisés(1) » à disposer de données médico- économiques en vie réelle, GERS Data les met désormais gratuitement à leur disposition, rapidement et selon une procédure allégée.

 

« Nous nous félicitons de ces premières publications réalisées en France par des chercheurs ayant eu accès gratuitement aux données médico-économiques en vie réelle de GERS Data. Je tiens à remercier chaleureusementl’ensemble des médecins participant à cet observatoire, ainsi que le professeur Jean-François Bergmann et ses confrères qui ont soutenus bénévolement ces travaux », souligne Jean-Claude LABRUNE, Président Directeur Général de Cegedim. « Ces données donneront prochainement lieu à de nouvelles publications, y compris pourdes maladies rares où la profondeur de l’historique patient est déterminante car, entre la première consultation etle diagnostic, le délai est souvent de plusieurs années», poursuit-il.

 

(1) Données anonymisées en conformité avec la réglementation en vigueur.
(2) Dans le cadre de programmes de recherche non sponsorisés notamment.
(3) Mangin O, Lekens B, Mouly S, Bergmann JF, Sene D. Analyse des stratégies de diagnostic du syndrome de Gougerot Sjögren en France en médecine deville à partir d’une base de données de santé électronique. La Revue de Médecine Interne Décembre 2017, V38, S2: A91-A92.
(4) Iordache L, Strazzula A, Lekens B, Bergmann JF, Diamantis S. Évaluation du suivi des recommandations de prise en charge des infections urinaires en médecine de ville en France. Médecine et Maladies Infectieuses Juin 2018, V48, I4 : S101-S102.

 

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PACES : ce qui va remplacer le numerus clausus et les concours dès 2020 - L'Etudiant

PACES : ce qui va remplacer le numerus clausus et les concours dès 2020 - L'Etudiant | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

"Le numerus clausus en PACES est en sursis. En 2019-2020, le nombre fixé d'étudiants admis en deuxième année des études de santé (odontologie, maïeutique, médecine, pharmacie) laissera la place à une orientation plus progressive et moins stressante.

 

Fixé annuellement par filière et par université, le numerus clausus en PACES (première année commune aux études de santé) – c'est-à-dire le nombre maximum d'étudiants admis en deuxième année des études de santé (odontologie, maïeutique, médecine, pharmacie) – disparaîtra pour de bon à la rentrée 2020. Le même sort est réservé aux concours. Cette mesure sonne le glas d'une sélection drastique et particulièrement stressante, puisqu'un seul bachelier sur trois réussit aujourd'hui à passer en deuxième année après une ou deux tentatives à un concours de PACES.

 

Trois ans pour s'orienter

Le numerus clausus et les concours seront remplacés par un premier cycle commun d'une durée de trois ans, visant à orienter progressivement les étudiants dans les différentes filières de santé en fonction de leur choix et de leurs résultats scolaires. La première année restera accessible à tous les bacheliers sans exception, via la plate-forme Parcoursup.

Un premier cycle commun et ouvert

Afin de diversifier le profil des étudiants (notamment des bacheliers scientifiques avec mention, surtout matheux), mais aussi pour permettre à chacun de se réorienter sans perdre de temps, le gouvernement prévoit, tout au long du premier cycle, plusieurs passerelles entre les formations médicales ou paramédicales.

 

Le programme du premier cycle va également évoluer, afin d'intégrer l'évaluation des compétences humaines et relationnelles (compétences qui seront prises en compte pour l'internat de médecine dès 2022). Des partiels vont être mis en place, sur le modèle des autres cursus universitaires.

Même traitement pour les formations paramédicales

Les quotas qui régulent l'entrée dans six formations paramédicales (infirmier, masseur-kinésithérapeute, orthophoniste, psychomotricien, orthoptiste et audioprothésiste) disparaîtront eux aussi. Ils laisseront place à un premier cycle en trois ans et une orientation à la fois active et progressive. Ce premier cycle paramédical pourrait être construit sur le modèle du premier cycle médical, et même être commun à celui-ci."

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