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e-santé - Médecine algorithmique : quels défis éthiques ?

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Un rapport commandé par le CCNE sur le numérique et l’intelligence artificielle en santé a été publié lundi 19 novembre. Il identifie notamment deux défis éthiques autour de la médecine algorithmique et préconise des pistes pour les dépasser.

« L’intelligence artificielle en santé (…) peut contribuer à améliorer l’accès aux soins des citoyens, grâce à des dispositifs de pré-diagnostic médical ou d’aide à l’orientation dans le parcours de soin », signait le député Cédric Villani dans son rapport sur l’intelligence artificielle, publié en mars dernier.

Mais c’est un nouveau rapport sur le thème de l’intelligence artificielle (IA) et de la santé dans le cadre des États Généraux de la Bioéthique, intitulé « Numérique et santé : quels enjeux éthiques pour quelles régulations ? », qui vient d’être publié lundi 19 novembre.

Deux enjeux éthiques

Ce nouveau rapport a été produit par un groupe de travail animé par Claude Kirschner, directeur de recherche à l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), et David Gruson, ex-délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF) et porteur de l’initiative « Ethik-IA », et commandé par le comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE).

Le document met notamment en exergue deux enjeux éthiques associés au déploiement de la médecine algorithmique : « La délégation du consentement éclairé à un algorithme et la minoration de la prise en compte des situations individuelles ».

Rééquilibrer la relation entre patients et professionnels de santé

Le groupe de travail pose un constat, en citant en particulier la contribution de France Assos Santé, qui explique que « la question n’est pas de craindre ou de placer un espoir inconsidéré dans l’intelligence artificielle ». Selon l’organisation, qui regroupe 80 associations de patients, si l’IA « augmente sans aucun doute les capacités d’analyse médicale, la question est simplement, mais au plus haut point, de veiller à poursuivre le rééquilibrage de la relation entre patients et professionnels de santé ».

« Que restera-t-il de l’effectivité du choix du patient au moment de consentir aux soins ? », s’interroge le rapport, pour qui le numérique et la médecine algorithmique s’appuient sur des données massives « faisant la preuve de leur efficacité en termes de qualité des soins et d’efficience ».

De l’universalité de la prise en charge individuelle

Claude Kirschner et David Gruson citent également le rapport produit par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), qui recommande « que le développement des dispositifs techniques ayant recours à l’intelligence artificielle soit incité à aller dans le sens d’un marché industriel d’aide à la décision médicale et non pas vers celui qui dicterait au médecin comme au patient une décision rendue par l’algorithme qui s’imposerait à eux sans être susceptible de critique ou de transgression. »

Reste l’enjeu de la « minoration relative de la prise en compte des situations individuelles ». Autrement dit, comment le numérique peut accentuer l’application au niveau individuel de résultats obtenus sur des groupes de population ? « Cet enjeu éthique est associé à la nature même des algorithmes qui reposent sur des calculs de probabilités reposant sur des traitements massifs de données », expose le rapport.

Vers de nouveaux dispositifs de régulation

C’est la question d’une « systématisation de raisonnements fondés sur des modèles dont des limites peuvent être liées à leur capacité à prendre en compte l’ensemble des caractéristiques et des préférences de chaque patient ». Pour les auteurs, ces enjeux éthiques « doivent faire l’objet de dispositifs de régulation ».

Comment se délier de ces défis éthiques dans le développement de la médecine algorithmique ? « La personne doit pouvoir être informé préalablement du recours à un dispositif numérique dans son parcours de prise en charge en santé » : le rapport préconise notamment l’insertion d’un principe de « garantie humaine » du numérique, qui « permettrait à la France de se positionner positivement précurseur au niveau international ».

Une loi pour bientôt ?

Cela signifierait « des procédés de vérification régulière – ciblée et aléatoire – des options de prise en charge proposées par le dispositif numérique » et « l’aménagement d’une capacité d’exercice d’un deuxième regard médical humain à la demande d’un patient ou d’un professionnel de santé ». 

« Cet aspect du numérique en santé sera-t-il retenu comme une grande priorité dans le cadre de la future loi ? », s’est interrogé le Pr Jean-François Delfraissy, président du CCNE, lundi lors d’un colloque organisé à l'occasion de la publication officielle du rapport, rapporte l’APMnews. « On a tous les éléments pour penser que oui, mais il faut être prudent », a-t-il ajouté.


Via Vigipharm
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Les Français et les données de santé sur le web #esante #hcsmeufr 

Les Français et les données de santé sur le web #esante #hcsmeufr  | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
written by Rémy Teston26 novembre 2018
 

"Lors du HDI Day le 15 novembre dernier, le Healthcare Data Institute a dévoilé un sondage sur « Les données de santé sur internet et les réseaux sociaux ». Découverte.

 

Les réseaux sociaux ont pris une importance considérable en matière d’information sur la santé. Les patients échangent, rapportent leurs expériences et s’informent via les forums de discussion et les réseaux sociaux généralistes (Twitter, Facebook, Instagram…) constituant d’importantes communautés de patients en ligne.

 

Ces données de santé générées sur les réseaux sociaux ne sont pas encore suffisamment exploitées. En avril 2017, le Healthcare Data Institute (HDI) – premier Think Tank international consacré au Big Data dans le domaine de la santé – a lancé un groupe de travail qui a présenté ses conclusions le 15 novembre dernier lors du HDI Day. Pour exploiter de manière responsable les données de santé générées par les patients sur les réseaux sociaux dans l’intérêt des patients et le respect de leurs droits, il recommande de :

 

  1. Favoriser l’exercice effectif du droit à la portabilité des données de santé générées sur les réseaux sociaux pour permettre l’exploitation de toutes les données partagées, à l’initiative et sous le contrôle des utilisateurs ;
  2. Sensibiliser les citoyens à l’existence d’API et à leur fonctionnement ; c’est-à-dire les informer précisément et de manière simple et adaptée des conditions d’utilisation et catégories d’utilisateurs des API des réseaux sociaux qu’ils utilisent, pour permettre une exploitation transparente, respectueuse des droits des utilisateurs des réseaux et sécurisée pour les exploitants de données.
  3. Permettre un accès simplifié et gratuit aux bases comprenant les données rendues publiques sur les réseaux sociaux par leurs utilisateurs, pour les acteurs de la recherche publique et les porteurs de projets de recherche scientifique financés par les pouvoirs publics ou commandés par les pouvoirs publics dans l’exercice de leurs missions de service public. A cette fin, l’exception légale dite de data mining pourrait être élargie ;
  4. Développer des partenariats entre les pouvoirs publics et les réseauxsociaux et, dans ce cadre, mettre à la disposition des pouvoirs publics des modules de ciblage affiné pour permettre une diffusion efficace des campagnes publiques de prévention ou le recrutement de volontaires pour les projets de la recherche publique ou les projets conduits pour le compte des pouvoirs publics dans l’exercice de leurs missions de service public.

Les Français et les données de santé sur Internet et les Réseaux sociaux

Lors de ce HDI Day, le Heathcare Data Institute s’est intéressé au sujet et a publié avec Odoxa un sondage sur “Les Français et les données de santé sur Internet et les Réseaux sociaux“.

 

Alors qu’il s’agit d’un sujet relativement personnel, près d’un tiers des Français a déjà parlé de sa santé sur le Web. Évoquer sa santé en ligne est loin d’être une pratique marginale, puisque 29 % des Français affirment avoir déjà évoqué un sujet lié à leur santé sur la Toile.

Les réseaux sociaux sont devenus un support d’expression privilégié. Parmi les 29% de Français qui ont déjà parlé de leur santé sur Internet, ceux-ci privilégient comme support d’expression : les réseaux sociaux (groupes Facebook, Twitter, Instagram…) pour 73 % d’entre eux, devant les forums tels que Doctissimo, Auféminin… (67 %), et les communautés de patients dédiées et plus structurées telles que PatientLikeMe, Carenity… (29 %).

Pour les Français, les témoignages de patients en ligne apportent des informations précieuses sur les effets secondaires des médicaments (comme l’affirment 58 % des sondés), mais aussi sur le vécu des patients (pour 57 % d’entre eux).

 

Mais déjà 45 % des Français estiment que les témoignages de patients sur les réseaux sociaux ont de la valeur pour faire avancer la recherche médicale. Et de façon plus détaillée : 57 % pensent qu’ils peuvent permettre aux autorités de réagir plus rapidement (au début d’une épidémie par exemple) ; 53 % jugent qu’ils peuvent permettre de compléter les données récoltées dans le cadre de la recherche médicale.

 

Le potentiel de ces données pour la recherche médicale est loin d’être négligeable car, s’ils sont certains de leur anonymat, plus de 6 Français sur 10 se déclarent prêts à s’impliquer pour fournir davantage de données.

Les réseaux sociaux  et la santé :  un enjeu pour le suivi  des patients et la  recherche scientifique

Le Health Data Institute propose également un livre blanc qui propose 4 recommandations pour exploiter de manière responsable les données de santé générées par les patients sur les réseaux sociaux dans l’intérêt des patients et le respect de leurs droits.


Via Jean-Christophe Lévêque, Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Jean-Christophe Lévêque's curator insight, November 26, 7:33 AM

Très intéressantes recommandations sur la gestion des #donnéesdesanté sur le web par les patients. A voir comment protéger et rassurer sur leurs usages. #MBAMCI #hcsmeufr #esanté

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Dossier : les maladies les plus recherchées sur internet en France en 2018 #Esante #Hcsmeufr 

Dossier : les maladies les plus recherchées sur internet en France en 2018 #Esante #Hcsmeufr  | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Quelles sont les maladies les plus recherchées par les Français sur les moteurs de recherche ? Newpharma a mené une étude basée sur près de 1.400 maladies en vue de répondre à cette interrogation. À première vue anodine, cette question soulève un certain nombre de réflexions et elle offre des résultats surprenants. La méthodologie suivie est disponible à la fin de cet article.


Via Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Les Français majoritairement favorables à la communication directe des professionnels de santé vers le grand public - JIM

Les Français majoritairement favorables à la communication directe des professionnels de santé vers le grand public - JIM | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Paris, le vendredi 23 novembre 2018 –

 

"Poussé notamment par la jurisprudence européenne, le Conseil d’État a préconisé au printemps dernier un assouplissement des règles qui régissent aujourd’hui la publicité et la communication des professionnels de santé. Le Conseil d’État considère que cet élargissement permettrait aux praticiens de « communiquer au public des informations sur leurs compétences et pratiques professionnelles, leur parcours professionnel, des informations pratiques sur leurs conditions matérielles d’exercice ainsi que des informations objectives à finalité scientifique, préventive ou pédagogique et scientifiquement étayées sur leurs disciplines et les enjeux de santé publique ». De fait à l’heure de la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations fantaisistes et parfois dangereuses qui bénéficient d’une aura sans précédent, beaucoup d’observateurs considèrent comme essentielle une plus grande prise de parole des médecins.

Plébiscite des patients mais réserve de certaines institutions

Cette attente est ainsi partagée par les Français selon une enquête Opinion Way menée pour le groupe Elsan, dont les résultats doivent être dévoilés aujourd’hui au Festival de la Communication en Santé à Deauville. Ainsi, près des deux tiers de nos concitoyens se disent favorables à une communication directe des professionnels de santé auprès du grand public. Outre une lutte plus efficace contre les fausses allégations en santé, cette évolution est perçue comme la promesse d’une amélioration du dialogue entre praticiens et patients et une plus grande participation de ces derniers aux décisions concernant leur santé.
 

Plébiscitée par les patients, la libéralisation de la communication des professionnels est observée de manière contrastée de la part des organismes représentatifs des praticiens. Ainsi, au lendemain des préconisations du Conseil d’État, le Centre national des professions libérales de santé (CNPS) avait rappelé la nécessité de prévenir toute « dérive commerciale » ; mais plusieurs syndicats avaient pour leur part apprécié la porte ouverte par les magistrats. Ils savent désormais qu’ils sont dans cette voie soutenus par les patients."

 

Aurélie Haroche


Via Festival Communication Santé, Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Et si l’hôpital aidait à lutter contre la sédentarité en promouvant un style de vie plus actif ? – Centre Léon Bérard –

Et si l’hôpital aidait à lutter contre la sédentarité en promouvant un style de vie plus actif ? – Centre Léon Bérard – | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Actuellement, la sédentarité fait l’objet d’une question de santé publique majeure puisqu’elle représente un risque conséquent de développer des pathologies chroniques (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, etc.). Elle se définit par l’ensemble des comportements dont la dépense énergétique se trouve proche de celle du repos. Or, à l’hôpital, les comportements sédentaires sont très présents que ce soit pendant l’attente [assise] avant une consultation ou un soin ou les temps passés alités.

 

Et si l’hôpital aidait à lutter contre la sédentarité en promouvant un style de vie plus actif ? Ce n’est pas toujours facile lorsqu’on souffre d’un cancer mais des solutions existent…

 

A l’hôpital de jour du Centre Léon Bérard, un espace d’Activités Physiques Adaptées (APA) permet aux patients et à leurs proches de se mettre en mouvement pendant leur attente avant la prise d’un traitement. C’est une première étape pour le patient où le rôle de l’enseignante en APA va être de le sensibiliser à l’activité physique et de lui faire comprendre tout l’enjeu d’une pratique régulière. En effet, diminuer les comportements sédentaires et pratiquer de façon régulière une activité physique va contribuer au maintien et/ou à l’amélioration de la qualité de vie (réduction de la fatigue, améliorations de la composition corporelle et de la condition physique) ; prévenir l’apparition de certains effets secondaires ou encore favoriser la tolérance aux traitements.

 

Ensuite, il faudra veiller à ce que différents critères facilitant la pratique soient réunis afin d’initier un changement de comportement : trouver une activité physique plaisante, accessible géographiquement et financièrement, et enfin, adaptée au profil du patient. A l’hôpital de jour, les patients ont ainsi la possibilité de découvrir des activités (step, Pilates, renforcement musculaire, gym douce, appareils cardio, stretching, etc.), de participer à des ateliers variés (équilibre, automassages, coordination et réflexes, etc.), de trouver leur source de motivation pour démarrer ou maintenir une activité et de bénéficier de conseils personnalisés assurant une reprise progressive et sécuritaire.

 

Ainsi le patient va être orienté vers la formule la plus adaptée possible. Au Centre Léon Bérard, un second espace, « l’Espace Pyramide », va permettre d’accueillir gratuitement les patients adultes dans un programme d’APA de 3 mois. Cet espace possède une salle de cours collectif (pour des séances adaptées de Zumba, de step, de circuit training, de yoga, etc.) et un plateau technique composé d’appareils servant à améliorer l’endurance cardio-respiratoire (vélo, tapis de marche, rameur, etc.).

 

Les adolescents et jeunes adultes ont également la possibilité d’utiliser l’espace sur des temps donnés pour pratiquer diverses activités ludiques et adaptées.

Quant aux patients les plus éloignés géographiquement, ils sont orientés sur demande vers des lieux de pratique adaptée par l’intermédiaire des plateformes départementales de sport-santé ou par le biais de contacts directs avec les associations ou structures existantes.

 

Et lorsque l’on habite une zone plus éloignée, certains enseignants en APA se déplacent à domicile et d’autres organismes assurent même des séances adaptées en visioconférence !

 

Voilà de quoi nous faire bouger un peu plus…"

 

Magali Dubois

Enseignante en Activités Physiques Adaptées, Centre Léon Bérard


Via Festival Communication Santé
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Les patients sont-ils mal informés ? Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ? 

Les patients sont-ils mal informés ? Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ?  | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ? La réponse est clairement oui pour l’éditorialiste du journal médical « The Lancet Oncology » qui parle d’une réelle crise de confiance entre les professionnels de la santé et le grand public.

Des médecins et des patients toujours plus éloignés ?

Les raisons de cette évolution ? En vrac et sans être exhaustif : des patients qui ne croient plus aveuglément ce que les médecins leur disent, la disponibilité toujours plus grande d’informations santé de qualité très variable, des professionnels de la santé qui communiquent insuffisamment avec leurs patients et enfin, pour lier le tout, une bonne dose de crédulité humaine.

 

En oncologie, cet éloignement se manifeste de façon très concrète par des patients qui s’auto-diagnostiquent et qui recourent à des thérapies alternatives non éprouvées, quel que soit l’avis de leurs médecins.

 

Comme le rappelle cet article, des chercheurs ont étudié l’association entre l’utilisation de la médecine complémentaire et alternative, l’adhésion aux traitements conventionnels et la survie globale chez les patients atteints de cancer1, 2. Ces études ont révélé que les patients qui ont recours à la médecine complémentaire sont plus susceptibles de refuser la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie, et que les patients qui ont recours à la médecine complémentaire ou alternative sont deux fois plus susceptibles de mourir que ceux qui sont traités par la médecine conventionnelle.

 

Je pensais jusqu’à récemment que l’homéopathie et les autres thérapies alternatives, à défaut d’être efficaces, ne faisaient pas de mal, je n’en suis plus convaincu.

Comment savoir quel est le meilleur traitement ?

Un article publié sur le site evidentlycochrane.org nous donne la réponse :

 

  1. Le patient et le professionnel de la santé doivent accéder à des informations de qualité.
  2. Le patient doit avoir confiance au médecin mais doit aussi être capable de le « challenger », il ne doit pas croire et faire tout ce que le médecin lui dit sans réfléchir.
  3. Le professionnel de la santé doit être capable de prendre en compte les préférences du patient.

 

Cela nécessite de former les professionnels de la santé. Ils doivent apprendre à utiliser les bases de données médicales électroniques où ils pourront trouver les réponses aux questions qu’ils se posent face à leurs patients. Cela signifie aussi qu’ils doivent être capables d’intégrer dans les traitements proposés les préférences et les valeurs du patient.

 

Pour ce qui est des patients, ils doivent eux aussi apprendre à utiliser l’Internet santé. C’est ce que l’on appelle la littératie santé, la capacité d’une personne à trouver, à comprendre, à évaluer et à utiliser une information sur la santé afin de prendre des décisions éclairées concernant sa propre santé ou celle d’un proche.

Les patients s’informent

Je me réjouis bien sûr de voir les patients prendre une plus grande place dans la relation soignant – soigné, de les voir s’informer sur leurs problèmes de santé. Mais pour que cela soit utile, ils doivent impérativement accéder à des informations de qualité.

 

Un des grands problèmes actuels est à mes yeux la qualité extrêmement variable des informations santé trouvées dans les médias. A une époque où les fausses informations se répandent sur Internet et sur les médias sociaux plus vite que les vraies, on est en droit de s’inquiéter.

 

Internet n’a pas l’exclusivité des fausses informations santé, les magazines dits féminins en sont la preuve. Si vous devez encore vous en convaincre, lisez cet article « Non, je ne veux pas  repulper ma poitrine en trois pschitt, merci » paru dans le Temps cet été.

 

Il y a aussi une foule d’inspirés qui sans aucune connaissance médicale se permettent de donner des conseils santé, les célébrités sont les plus dangereuses car leurs conseils sont suivis. Vous découvrirez un bel exemple dans cet article « Oeuf dans le vagin et jus détox : un dimanche en enfer avec Gwyneth Paltrow ».

 

Chose plus inquiétante encore, ce sont parfois les professionnels de la santé qui diffusent de dangereux messages, ce médecin proposant de traiter l’homosexualité par l’homéopathie en est la preuve.

 

Un des problèmes d’Internet est que l’on y trouve tout, y compris ce qui est complètement faux. Si vous vous demandez si le SIDA peut être guéri par une plante, vous trouverez facilement un site qui vous dira que oui (une plante qui en plus traite le diabète et le cancer…).

 

Dans ce domaine de la fausse information, les médecines dites alternatives sont surreprésentées.

Suivre des traitements inefficaces, pour peu qu’ils ne soient pas dangereux, est sans conséquence pour des problèmes de santé qui guérissent tout seuls. Vous pouvez traiter votre rhume hivernal avec n’importe quel traitement, vous guérirez. Pour les problèmes plus sérieux, faites tout de même attention.

Mieux informé, mieux soigné

Je ne prétends pas avoir la réponse à cette problématique mais deux pistes doivent à mon avis être suivies :

 

  1. Aider le grand public à acquérir les connaissances pour une utilisation efficace mais aussi critique de l’Internet santé. Cela pourrait être une belle mission pour l’Office fédéral de la santé publique.
  2. Encourager les professionnels de la santé à plus communiquer, avec leurs patients bien sûr mais aussi en dehors de leur cabinet, en étant présents sur Internet et sur les médias sociaux. Il ne s’agit pas de se substituer au travail des journalistes scientifiques, juste de proposer une information complémentaire.

Il en va de la santé des patients.

 

  1. Complementary Medicine, Refusal of Conventional Cancer Therapy, and Survival Among Patients With Curable Cancers. JAMA Oncol. Published online July 19, 2018.
  2. Use of Alternative Medicine for Cancer and Its Impact on Survival. JNCI: Journal of the National Cancer Institute, Volume 110, Issue 1, 1 January 2018, Pages 121–124

Via Renaloo
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Renaloo's curator insight, October 21, 6:45 AM

Les patients sont-ils mal informés ? Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ? 

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Le #Syntec Numérique se réorganise pour "faire émerger le secteur du numérique en santé" #transfonum #esante #hcsmeufr 

Le #Syntec Numérique se réorganise pour "faire émerger le secteur du numérique en santé" #transfonum #esante #hcsmeufr  | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

PARIS, 23 octobre 2018 (TICsanté) - Le comité santé du Syntec Numérique, syndicat professionnel des entreprises de services du numérique, a vu sa gouvernance remaniée au début de l'été et il est désormais coprésidé par un binôme composé d'Olivier Vallet, PDG de Docapost (groupe La Poste), et Isabelle Zablit, présidente de Clavesis, qui veulent "faire émerger le secteur du numérique en santé en France".

 

"Le comité santé est né de l'écoute des besoins des adhérents du Syntec. Nous souhaitions que le numérique soit identifié comme un secteur porteur en santé", a rappelé Isabelle Zablit le 17 octobre lors d'une rencontre avec la presse.

 

Fort de "150 adhérents", le comité a été remodelé en juillet "de façon à ce qu'il représente toutes les personnes membres de l'organisation et qu'il fasse émerger le secteur du numérique en santé en France", a exposé la coprésidente de la structure.

Au sein de la nouvelle gouvernance, Olivier Vallet représente plutôt les grands noms de la tech en santé, membres de l'organisation syndicale, et Isabelle Zablit "les petites structures".

 

Le duo succède à Pierre Leurent, qui s'est retiré à la suite de l'entrée en Bourse, fin mai, de l'éditeur Voluntis, dont il est directeur général.

 

"Le Syntec doit être un 'accélérateur' et pour cela, nous avons réorganiser notre comité pour le structurer, le consolider et mettre le numérique au service du patient et du médecin", a expliqué Olivier Vallet.

 

Pour apporter leur éclairage sur la question de l'e-santé, aux entreprises adhérentes comme aux pouvoirs publics le requérant, le comité santé du Syntec a lancé "il y a trois semaines" des groupes de travail composés de professionnels du secteur: éditeurs de logiciels, ingénieurs informatiques mais aussi grandes entreprises de la tech dont Atos, Visiomed ou encore Open Health.

 

Ces groupes de travail "se sont fixés une trajectoire à trois ans sans calendrier de publication de rapports", a précisé Olivier Vallet.

 

Ils devront produire des analyses et propositions sur des thématiques du secteur (données de santé, interopérabilité, télémédecine, nouvelle organisation des soins, etc.) et "être réactifs" aux annonces.

 

"Nous assistons à un véritable alignement des planètes. Le numérique devient central en santé et notre enjeu est d'être utile à un niveau industriel et donc de favoriser et accélérer les usages", a indiqué le coprésident du comité.

Health Data Hub: "réguler l'écosystème des données de santé sans l'administrer"

En attendant le passage à l'échelle industrielle, le comité santé du Syntec est intervenu sur le projet du Health Data Hub.

Auditionnée, l'organisation syndicale s'est félicitée de "retrouver [ses] messages dans le rapport" de préfiguration du projet, rendu public le 12 octobre (voir dépêche du 22 octobre 2018).

 

Les données de santé "constituent un enjeu majeur pour le pays", "l'Etat doit avoir un rôle de régulateur et non d'opérateur", "le Health Data Hub ne doit pas être une infrastructure centralisée"... telles étaient les propositions -dans les grandes lignes- du Syntec, qui a également publié une note de position sur le projet.

 

"Le rapport de préfiguration du Health Data Hub est dans la continuité de ce que nous avions proposé. Nous y avons porté quelques convictions dont celle de faire de l'Etat un régulateur et non pas un opérateur. Quand l'Etat est un opérateur c'est long, comme ce fut le cas avec le dossier médical partagé (DMP)", a pointé Olivier Vallet.

 

Pour le comité santé du Syntec, le Health Data Hub doit s'articuler autour de cinq axes stratégiques:

 

  • favoriser le partage de données dans le respect du droit des personnes

 

  • accélérer la production de données de qualité par les acteurs de santé
  • développer l'interopérabilité

 

  • enrichir les données de santé existantes

 

  • mettre en place une action pluriannuelle dotée d'une gouvernance associant les acteurs.

 

"Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l'Etat à l'exécuter. Il ne faut pas que cela se transforme en usine à gaz", a prévenu Olivier Vallet.

 

Même tonalité pour Isabelle Zablit, qui a rappelé que, s'agissant du Health Data Hub comme du plan "Ma santé 2022", "les entreprises vont avoir besoin d'engagements, de visibilité et de lisibilité sur la façon dont tout cela va être déployé pour s'organiser et investir".

 

Note de position du Syntec Numérique sur le Health Data Hub

 

wz/gb


Via GIE_GERS
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GIE_GERS's curator insight, October 23, 3:06 AM

 Le comité santé du Syntec Numérique, syndicat professionnel des entreprises de services du numérique, a vu sa gouvernance remaniée au début de l'été et il est désormais coprésidé par un binôme composé d'Olivier Vallet, PDG de Docapost (groupe La Poste), et Isabelle Zablit, présidente de Clavesis, qui veulent "faire émerger le secteur du numérique en santé en France".

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Surveiller l’épidémie de grippe grâce à Twitter, c’est efficace #socialmedia #Sociallistening #hcsmeufr #Esante #Patient 

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Surveiller l’épidémie de grippe grâce à Twitter, c’est efficace
Le nombre de tweets relatifs à la grippe publiés sur le réseau social suit la même courbe que les consultations médicales. Selon Santé publique France, Twitter pourrait aider à surveiller les épidémies.

 

À l’heure actuelle, les épidémies de grippe sont surveillées grâce à des réseaux comme celui de SOS médecins pour les consultations médicales ou OSCOUR pour le recours aux urgences. Désormais, Twitter pourrait compléter le dispositif.

Une étude de Santé publique France a passé au crible 238 244 tweets relatifs à la grippe, publiés sur le réseau social entre le 8 août 2016 et le 26 mars 2017. Parmi ceux-ci, les chercheurs ont isolé 22 939 tweets dans lesquels la personne évoque son état grippal. En tenant compte de leurs dates de publication, ils les ont comparées aux statistiques de SOS médecins et du réseau Oscour. Et les résultats montrent des courbes remarquablement parallèles.

 

« Une corrélation positive et statistiquement significative a été observée entre les tweets indiquant un état grippal et les consultations pour grippe/syndrome grippal rapportées par les réseaux Oscour et SOS médecins, à la fois au niveau national et au niveau régional », indiquent les auteurs.

 

Ces résultats sont comparables à ceux d’autres études montrant que Twitter peut contribuer non seulement à la surveillance des épidémies de grippe, mais aussi d’autres maladies infectieuses comme la dengue ou le choléra. 

 

Twitter étant majoritairement utilisé par des 16-44 ans, qui publient des informations en temps réel, le réseau social pourrait à l’avenir détecter la survenue des épidémies de manière plus précoce que les méthodes traditionnelles. 

 

Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 18 octobre 2018.


Via GIE_GERS
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GIE_GERS's curator insight, October 31, 6:14 AM
Surveiller l’épidémie de grippe grâce à Twitter, c’est efficace

Le nombre de tweets relatifs à la grippe publiés sur le réseau social suit la même courbe que les consultations médicales. Selon Santé publique France, Twitter pourrait aider à surveiller les épidémies.

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Le carnet de santé numérique va devoir faire ses preuves

Le carnet de santé numérique va devoir faire ses preuves | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Le dossier médical partagé est officiellement « disponible pour tous » depuis mardi. Les médecins expriment leurs doutes sur sa mise en œuvre."

 
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Suzana Biseul PRo's curator insight, November 6, 2:05 PM
Sur le papier, l’outil présente beaucoup de vertus. Il doit renforcer la collaboration entre les professionnels de santé, permettre un accès immédiat aux informations médicales d’un patient lors d’une première consultation ou en cas d’urgence, éviter les risques liés aux interactions médicamenteuses ou la réalisation d’actes médicaux redondants. En 2004, lors de la présentation du projet, M. Douste-Blazy estimait que le DMP pourrait permettre d’économiser 3,5 milliards d’euros par an, un montant jamais réévoqué depuis.
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Microsoft peut désormais héberger des données de #santé en France #GAFAM #esante #hcsmeufr 

Microsoft peut désormais héberger des données de #santé en France #GAFAM #esante #hcsmeufr  | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Le géant américain de l'informatique est l'une des premières entreprises à obtenir la nouvelle certification d'hébergeur de données de santé, qui va lui permettre de travailler étroitement avec des hôpitaux et des start-up spécialisées.

 

Héberger des dossiers d'un hôpital, entraîner une intelligence artificielle sur de l'imagerie médicale, permettre à une start-up de prendre les rendez-vous d'un patient. Voilà les ambitions de Microsoft, qui a annoncé mardi avoir obtenu la certification hébergeur de données de santé pour ses data centers français. Cette procédure, appliquée depuis 2018 et délivrée par le ministère de la Santé, est obligatoire pour toute entreprise ou institution qui souhaite héberger des données de santé, ou fournir un service d'hébergement à des hôpitaux ou des start-up spécialisées. Elle remplace progressivement l'agrément des hébergeurs de données de santé, qui était en vigueur depuis 2006. Microsoft est la première grosse entreprise de cloud à l'obtenir.

Un secteur délicat

En France, le géant américain des nouvelles technologies propose ses services de cloud - de l'hébergement et de l'analyse de données pour les professionnels - depuis plusieurs années, au travers de sa plateforme Azure et sa suite bureautique en ligne Office 365. Il dispose même, depuis début 2018, de quatre centres de données installés en région parisienne et à Marseille. Néanmoins, le secteur de la santé est délicat. Tout hébergeur prétendant gérer des données «à caractère personnel relatives à la santé physique ou mentale d'une personne physique» doit recevoir l'approbation du ministère de la Santé. Souvent, les hôpitaux se retrouvent à devoir héberger leurs données et leurs différents services informatiques sur leurs propres serveurs, afin d'en garantir la sécurité.

 

Cette nouvelle certification, délivrée par des organismes de certification, est valable depuis cette année. Elle est soumise à un audit annuel, et doit être renouvelée tous les trois ans. Elle concerne six types d'activités, du stockage en passant par la gestion de l'infrastructure réseau, la sauvegarde de données ou l'hébergement d'applications. C'est la première fois que Microsoft reçoit l'approbation du ministère de la Santé, n'ayant pas candidaté à l'agrément des hébergeurs de données de santé, qui faisait foi jusqu'ici. C'est aussi pour cela qu'il a reçu rapidement la certification. Les autres acteurs du cloud bénéficiant déjà de l'ancien agrément, comme OVH, doivent attendre son expiration avant de passer au nouveau système.

 

«Cette certification nous permet de toucher les hôpitaux, les start-up spécialisées dans la santé, mais aussi les assureurs et les mutuelles», se félicite Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur Public de Microsoft France. «Le fait d'avoir des data centers en France est un élément de confiance supplémentaire pour nos clients dans la santé, notamment les hôpitaux», ajoute Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France. La certification s'applique pour le moment aux services relatifs à Azure et Office 365 proposés depuis les data centers français de Microsoft. Dynamics 365, des applications d'analyse de données pour les professionnels, sera également couvert par cette nouvelle norme de sécurité à partir de 2019."


Via GIE_GERS
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GIE_GERS's curator insight, November 7, 2:25 AM

Le géant américain de l'informatique est l'une des premières entreprises à obtenir la nouvelle certification d'hébergeur de données de santé, qui va lui permettre de travailler étroitement avec des hôpitaux et des start-up spécialisées.

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La santé, le nouvel eldorado des ingénieurs

La santé, le nouvel eldorado des ingénieurs | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Des mutations de l’industrie pharmaceutique à l’essor du « patient connecté », la santé offre de nouvelles opportunités pour les ingénieurs. Un phénomène qui ne fait que commencer."

 

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Quand l’IA aide à prédire le parcours de soin d’un patient  

Quand l’IA aide à prédire le parcours de soin d’un patient   | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

"En utilisant des outils de Process Mining, les chercheurs de Mines Saint-Étienne s’attachent à décrire les parcours de soin typiques de patients atteints d’une pathologie donnée. À partir de ces modèles, ils peuvent aider les praticiens à prédire les prochaines étapes de traitement ou les évolutions d’une maladie."


Via Lionel Reichardt / le Pharmageek
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L’ordre des médecins s’oppose à la publicité pour la télémédecine

L’ordre des médecins s’oppose à la publicité pour la télémédecine | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
[FRANCE]
Le Conseil national de l’ordre des médecins a décidé de mettre en demeure la société Qare pour qu’elle cesse la diffusion d’encarts publicitaires pour ses services de télémédecine. Des publicités que le Conseil juge fallacieuses.
 
« Satisfaits et remboursés ». C’est le titre de la publicité présentée par la société Qare dans le Journal du dimanche pour promouvoir son service de télémédecine. L’encart a été publié le 15 septembre, date à laquelle l’Assurance maladie a commencé à prendre en charge la télémédecine. Une publicité qui n’est pas du goût du Conseil national de l’ordre des médecins qui a annoncé, dans un communiqué publié lundi dernier, avoir pris la décision, lors de sa session plénière du 27 septembre, de mettre en demeure la société Qare de cesser la publication de ses encarts promotionnels.
 
Bien qu’il se félicite de l’essor de la télémédecine et de la téléconsultation, l’Ordre indique vouloir éviter que ces nouvelles pratiques entrainent une « ubérisation » de la médecine. Il insiste : « le développement d’offres de télémédecine ne saurait signifier un affranchissement des règles d’exercices de la profession ». Aussi, la télémédecine doit donc respecter le principe d’interdiction de la publicité en matière médicale.
 
Le Conseil estime également que ces publicités sont fallacieuses, quand elles laissent croire aux usagers de Qare que leurs dépenses de télémédecine seront remboursées par l’Assurance maladie. Or, l’accord conclu entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecin sur la prise en charge de la télémédecine n’inclut justement pas les services de télémédecine créés par des assurances et des sociétés privées, dont Qare, au grand dam de ces derniers qui investissent de plus en plus dans ces plateformes de télémédecine.
 
Le docteur Alexandre Maisonneuve, directeur médical de Qare admet une publicité maladroite mais estime qu’il ne s’agissait pas d’une « publicité commerciale concernant directement les médecins ». Il dénonce également le terme d’ubérisation, puisqu’ « on ne remplace pas des médecins par des non-médecins ».
 
La décision du Conseil national de l’ordre des médecins a en tout cas le mérite de relancer le débat sur la publicité en matière médicale, alors que le Conseil d’Etat a récemment exprimé l’idée, sous la pression de la Cour de Justice de l’Union Européenne, d’autoriser les médecins à « communiquer » avec le public.   
 

Quentin Haroche

Copyright © http://www.jim.fr


Via Vigipharm
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"DOSSIER Prise de rendez-vous médicaux en ligne" - Comment ça marche ?

"DOSSIER Prise de rendez-vous médicaux en ligne" - Comment ça marche ? | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

66 Millions d’IMpatients s’est penché de près sur les plateformes de prise de rendez-vous médicaux en ligne. Retrouvez dans le dossier issu de cette enquête les différentes fonctionnalités proposées par ces plateformes ainsi qu’une évaluation des outils les plus performants. Nous nous sommes également intéressés aux questions de confidentialité que pose le recours à ce type de plateforme ainsi qu’aux nouveaux services que certaines d’entre elles travaillent à mettre sur pied.

 

C’est un jeune marché en pleine mutation. La possibilité de prendre rendez-vous en ligne avec son médecin est proposée aux patients depuis environ 5 ans. Aujourd’hui, on compte plus d’une dizaine d’acteurs issus de divers horizons proposant ce type de service.

 

Médecins généralistes ou spécialistes mais aussi dentistes, ostéopathes, kiné ou autres paramédicaux… Ces plateformes, appelons les ainsi, permettent en quelques clics de prendre rendez-vous avec des professionnels de santé exerçant en ville ou bien dans des établissements de santé. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), par exemple; ou encore le CHU de Nîmes et d'autres hôpitaux de région ont opté pour ce mode de prise de rendez-vous.

Plus d’un Français sur quatre recourt à ce service

Plus d’un quart des patients auraient recours à ce type de service selon un sondage OpinionWay pour MonDocteur, publié au printemps dernier (voir ci-dessous pour plus de détails sur les résultats de ce sondage). On estime par ailleurs qu’environ 15% des professionnels de santé seraient adhérents à l’une ou l’autre de ces plateformes.

 

Doctolib est sans aucun doute la plus connue des patient(e)s. Et pour cause, puisqu’environ 60 000 professionnels et quelque 1 000 établissements proposeraient une prise de rendez-vous en ligne par son intermédiaire. Le site revendique plus de 20 millions de visites par mois.

 

Pour figurer dans le carnet d’adresses de la start-up, les praticiens sont tenus de s’acquitter d’un montant de 109 euros par mois. Le service est gratuit pour les patients. Le modèle économique adopté par les autres plateformes est similaire. Tant mieux pour l'utilisateur : ce mode de financement lui garantie la gratuité et l'absence de publicité. 

Un service mis sur pied avant tout pour les médecins

En 2017, l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) d’Île-de-France a publié les résultats d’une étude sur une quinzaine de plateformes visant à fournir aux médecins les outils permettant d’orienter leur choix vers l’un ou l’autre de ces services.

 

« Pour le médecin, gérer efficacement ses rendez-vous est crucial, explique-t-on à l’URPS. Que cette tâche soit assurée par lui-même, son secrétariat ou un télésecrétariat, l’organisation du planning de ses consultations et la présence effective des patients aux rendez-vous constituent des enjeux majeurs de son activité quotidienne. La prise de rendez-vous en ligne transforme l’organisation du travail des médecins ».

 

Ce type de service, pour les plateformes dont les fonctionnalités sont les plus avancées, permet au patient d’accéder en tout temps à l’agenda du médecin et de choisir dans le calme et le confort de son domicile la tranche horaire qui lui convient le mieux. L’enquête menée par l’URPS montre que 40% des prises de rendez-vous en ligne ont lieu en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux.

Confirmation par sms et possibilité d’annuler en ligne

En pratique, l’utilisateur est invité, après avoir fourni un certain nombre d’informations personnelles (nom, prénom, âge, coordonnées), à renseigner sur la page d’accueil le nom du professionnel, de l’établissement ou de la spécialité qu’il souhaite consulter, l’endroit où il se trouve et éventuellement le motif de la consultation.

 

Le site fournit la liste des praticiens correspondant à la recherche ainsi que les créneaux possibles de consultation. En quelques clics, l’internaute peut ensuite prendre rendez-vous. La plupart des services proposent l’envoi d’un sms de rappel la veille de la consultation et offrent également la possibilité d’annuler le rendez-vous en cas d’imprévu.

 

On l’a dit, certaines plateformes donnent la possibilité à l’internaute d’accéder à l’agenda des praticiens. Pour qui souhaite consulter une spécialité qui affiche de longues listes d’attentes (l’ophtalmologie, par exemple), cette fonctionnalité permet d’identifier les praticiens proposant des créneaux dans les meilleurs délais.

Des informations sur les praticiens parfois disponibles

Sur quelques plateformes, le patient peut également s’inscrire en liste d’attente dans l’espoir qu’un créneau se libère. Il est alors prévenu, là encore par sms. Selon les acteurs que nous avons audités au moyen d’un questionnaire, la prise de rendez-vous en ligne permet de diminuer considérablement le nombre de consultations annulées. Interrogé sur le sujet, Doctolib indique que son service permet d’éviter environ 3 rendez-vous non honorés sur 4.

 

Les plateformes aux fonctionnalités les plus avancées informent sur le secteur d’installation des praticiens inscrits et par conséquent s’ils sont susceptibles de facturer des dépassements d’honoraires (les montants facturés au-delà du tarif fixé par la Sécurité sociale et qui ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie).

 

Certaines fiches de médecins peuvent contenir les tarifs d’un ou plusieurs actes mais l’information est loin d’être exhaustive quelle que soit la plateforme dont il est question. Les plus avancées proposent également d’identifier les professionnels de santé qui acceptent la carte Vitale (ce qui permet un remboursement des soins plus rapide qu’avec l’émission d’une feuille de soins papier), ceux qui pratiquent le tiers payant ainsi que les modes de paiement possibles.

Des services amenés à se développer

On peut également trouver des précisions sur les spécialités d’exercice des médecins ou encore les actes qu’ils ne pratiquent pas. Il n’est en effet pas inutile de savoir avant de prendre rendez-vous avec un chirurgien quelles sont ses interventions de prédilection ou encore celles qu’il n’a pas coutume de pratiquer. C’est vrai par exemple dans le cas de l’orthopédie, un domaine où les praticiens peuvent s’être spécialisés sur des actes particuliers (la hanche mais pas l’épaule, la main mais pas le genou, etc.).

 

A noter, enfin, que certains éditeurs ont développé la possibilité pour le médecin de communiquer directement auprès de leurs patients. « Cette communication, explique l’URPS, est imaginée au service de campagnes de dépistage, de prévention ou de vaccination. Par exemple, une fonctionnalité permet aux praticiens d’exporter le fichier de toutes ses patientes éligibles à une mammographie de contrôle biennale dans le cadre d’une campagne de dépistage de cancer du sein ».

 

Le champ des possibles est bien plus vaste. Avec le lancement de la téléconsultation remboursée par l’Assurance maladie ou encore la généralisation du Dossier médical partagé (DMP) annoncées par les pouvoirs publics à la fin de l’été, les dents s’aiguisent. Une enquête à retrouver ici.

Qu’en est-il de l’éthique de ces plateformes ?

Nous nous sommes également penchés sur les questions éthiques soulevées par la collecte d’informations sensibles inhérentes à la mise en place de ces plateformes de rendez-vous en ligne. Pour ce faire nous avons sollicité le concours du Conseil national de l’Ordre des médecins qui s’est volontiers prêté au jeu de nos questions en la personne de Jacques Lucas (lire notre article "Cet outil pratique est-il véritablement éthique ?").

 

Ce dossier ne serait pas complet sans une évaluation de la qualité de ces différents sites de prise de rendez-vous en ligne. Nous avons donc passé au crible une dizaine d’entre eux après les avoir sollicités au moyen d’un questionnaire détaillé sur les différentes facettes de leur activité (retrouvez notre banc d'essai : "Quelle plateforme de prise de rendez-vous en ligne privilégier ?").

LE TÉLÉPHONE A (ENCORE) DE BEAUX JOURS DEVANT LUI
En juin 2016, le site MonDocteur, racheté cet été par Doctolib (lire ici pour plus de détails), publiait les résultats d’un sondage mené par OpinionWay auprès de 1 011 personnes intitulé « Les Français et leurs attentes à l’égard des médecins ». Selon cette étude, plus d’un quart des personnes interrogées indiquent avoir déjà eu recours à la prise de rendez-vous médical en ligne.
Le plus souvent, les Français décrochent leur téléphone pour réserver un créneau avec leur médecin (80% des personnes interrogées). Près de 6 patients sur 10 sont susceptibles de se rendre directement au cabinet du praticien pour s’enquérir de ses disponibilités. Pour OpinionWay, « la prise de rendez-vous via internet reste encore marginale mais se démocratise peu à peu ».
Contrairement aux idées reçues, les 50-64 ans recourent plus que la moyenne à la prise de rendez-vous en ligne (28%), quasiment au même niveau que les 25-34 ans (29%). Un temps d’attente trop long au téléphone, des difficultés à joindre le cabinet ou encore un accueil désagréable constitueraient les principales causes de recours aux plateformes en ligne selon les résultats de cette enquête.

 "Dossier – Prise de rendez-vous médicaux en ligne" :

 

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France Culture | Santé : nos données personnelles peuvent-elles sauver des vies ?

France Culture | Santé : nos données personnelles peuvent-elles sauver des vies ? | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]
Le Comité consultatif national d’éthique a rendu public cette semaine son rapport des États généraux de la bioéthique 2018, qui soulève de multiples problématiques, dont les enjeux liés au Big Data dans la santé. En quoi l'utilisation des données de santé peut-elle faire évoluer la médecine ?

 

C’est un étudiant chinois dont la presse a parlé, récemment, à l’occasion de son succès à l’examen de médecine.

 

Xiao Li est plus qu’un étudiant sérieux, c’est un bourreau de travail. Pour préparer l’épreuve écrite, il a lu, en un an : 53 000 ouvrages, deux millions de dossiers, plus de 400 000 documents et rapports médicaux, et visionné un petit million d’images… Son obstination s’est avérée payante puisqu’il a obtenu 456 points sur 600. Bon, ce n’est pas non plus sensationnel, mais c’est quand même mieux que la moyenne des étudiants.

 

Xiao Li, « petit docteur » en chinois, est un robot… Un humanoïde dressé à ingurgiter pour les analyser, toutes les données disponibles en matière de santé ; un cousin de Deep Blue en quelque sorte, moins doué que lui mais qui préfère sauver des vies plutôt que de passer la sienne à jouer aux échecs.

 

Impressionnant, mais pas tout-à-fait mature : un bon résumé des évolutions de l’intelligence artificielle dans le domaine de la médecine. En France, le Comité consultatif d’éthique en a fait état dans son rapport publié cette semaine : la collecte et l’exploitation des données de santé doivent apporter des « bénéfices remarquables » pour la prise en charge des patients, et pour la recherche médicale… (sous réserve que les patients puissent maîtriser les données qui les concernent) Pourquoi ? Parce que ces données viendront alimenter de savants calculs, des algorithmes et des machines sachant travailler sans relâche et produire un diagnostic « plus rapide et plus précis » selon les mots du Comité national d’éthique.

 

Les médecins se préparent à l’idée…

 

INTERVENANTS
  • Vice-président du Conseil National de l’Ordre des médecins, délégué général au numérique

 

 

  • Responsable de la plateforme data science de l’institut des maladies génétiques Imagine, et docteur en informatique médicale.
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Embleema met la blockchain au service de la pharmacovigilance

Embleema met la blockchain au service de la pharmacovigilance | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

PARIS (TICpharma) - La start-up Embleema a annoncé le 10 octobre le lancement d'un consortium de blockchain en santé pour collecter les données en vie réelle des patients et assurer notamment une meilleure pharmacovigilance, un projet qui sera soutenu par une campagne de financement en crypto-monnaie.

 

Depuis une dizaine d'années, la blockchain prend une place de plus en plus importante dans la galaxie numérique et après avoir conquis le monde de la finance, elle séduit désormais celui de la santé.

 

Pour rappel, la blockchain consiste à inscrire dans une chaîne de blocs informatiques inaltérable toute transaction d'un objet numérique, et à la faire approuver de façon traçable et décentralisée par l'ensemble des acteurs membres de la chaîne.

 

Avec son carnet de santé numérique PatientTruth, la start-up franco-américaine Embleema est en pointe sur le sujet (voir dépêche du 12 janvier 2018).

Elle vient aujourd'hui de lancer Embleema Health Network, un consortium autour de la blockchain en santé qui doit permettre de récupérer les données en vie réelle issues des dossiers médicaux des patients mais aussi de leurs objets connectés, afin qu'ils les partagent "volontairement" avec la recherche clinique pour vérifier l’efficacité des nouveaux médicaments et dispositifs médicaux.

 

Ce "réseau" porté par Embleema réunira notamment les laboratoires Pierre Fabre mais aussi "plusieurs autres laboratoires, des associations de patients, des organisations chargées de définir des standards et un spécialiste de la régulation: le Dr Vahan Simonyan, ancien responsable de la bio-informatique à la Food and Drug Administration (FDA) américaine, qui nous a rejoint", a détaillé Robert Chu, fondateur de la start-up, à TICpharma.

 

Les laboratoires Pierre Fabre participeront à la construction du réseau décentralisé de blockchain et mettront leurs serveurs à disposition pour stocker et partager des données en vie réelle des patients participants.

 

Le processus de pharmacovigilance obligatoire pour les laboratoires fait aujourd’hui l’objet d’une collecte "coûteuse, lente et manuelle, monétisée par des intermédiaires", a noté Alexis Normand, en charge du consortium chez Embleema.

 

"La plupart des études destinées à vérifier l'efficacité d'un médicament se font dans un environnement de recherche très contrôlé. Aujourd’hui, les données des patients issues de leurs objets connectés ou contenues dans les dossiers médicaux qu'ils récupèrent eux-mêmes sont sous-exploitées, alors le régulateur américain (la FDA, ndlr) a décidé qu'elles pouvaient servir à la pharmacovigilance", a-t-il poursuivi.

Rétablir la confiance entre les patients et les laboratoires

Embleema Health Network ambitionne plus largement de "simplifier et apporter de la transparence dans le commerce des données patients, en créant un marché décentralisé sans intermédiaire pour permettre à chaque patient d’exercer la pleine souveraineté sur ses données".

 

Pour cela, le consortium va proposer aux patients d’agréger toutes leurs données en vie réelle et d’y accéder plus facilement et de manière sécurisée grâce à des smart contracts (ou "contrats intelligents"), qui permettent l'exécution automatique des termes du contrat établi préalablement entre le patient et les autres participants de la blockchain.

 

Le développement de cette nouvelle blockchain concernera, dans un premier temps, les patients atteints de maladies rares ou de pathologies pour lesquelles il existe peu de traitements.

 

Pour l'heure, Embleema peut lancer son projet aux Etats-Unis, où les patients disposent déjà de toutes leurs données médicales.

 

En France, la généralisation du dossier médical partagé (DMP) prévue le 8 novembre prochain pourrait permettre à la start-up d'envisager un projet similaire, mais le DMP pose néanmoins le problème de données non-standardisées et parcellaires.

 

"L’enjeu fondamental est de compenser le processus de validation de médicament qui est long et de faire gagner jusqu'à un an à la recherche, grâce à l'exploitation des données en vie réelle", a souligné Alexis Normand.

 

La disponibilité de données patients en temps réel permettra donc d’accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits de santé et de faire réaliser des économies substantielles aux acteurs publics et privés de la recherche.

 

"Reconstituer un dossier patient complet pour des personnes atteintes de mucoviscidose coûte aujourd'hui 10.000 dollars et pour un patient atteint de la maladie de Parkinson, il faut compter jusqu'à 20.000 dollars", a précisé Alexis Normand.

 

Avec son projet, Embleema Health Network entend créer "une relation plus transparente et équitable avec les laboratoires", en impliquant directement les patients comme acteurs de la recherche. "La blockchain est la meilleure technologie pour rétablir la confiance entre les patients, les laboratoires et le régulateur", a observé Robert Chu.

Une campagne de financement en crypto-monnaies pour soutenir le consortium

Embleema a choisi de soutenir son nouveau consortium avec une levée de fonds en crypto-monnaie lancée mercredi depuis Paris. Dans le cadre de cette ICO (Initial Coin Offering), la start-up va émettre des jetons numériques (tokens) appelés RWD (Real-World Data).

 

Les crypto-monnaies ou crypto-actifs sont des monnaies virtuelles, privées, qui permettent à leurs détenteurs d'effectuer des transactions sur des places de marché en ligne et d'échanger leurs jetons numériques contre de l'argent réel lorsqu'ils le souhaitent, rappelle-t-on.

 

Dans le cadre du consortium, les patients verront leur implication dans la recherche récompensée par des jetons RWD, également utilisés par les autres participants d’Embleema Health Network, et seront donc rétribués en échange de leurs données.

 

"La valeur du jeton va évoluer au fur et à mesure que les échanges de données patient augmenteront. Plus le patient injectera de données dans la blockchain, plus ce sera intéressant", a expliqué Robert Chu.

 

Dans le cadre de son ICO, Embleema va émettre 150 millions de jetons RWD sur la plateforme de crypto-monnaies Ethereum, "avec une vente minimum attendue de 15 millions de RWD". Les jetons sont vendus au prix public initial hors taxes (HT) de 17,34 centimes d’euros.

 

La souscription de jetons RWD démarre avec une phase de souscription privée uniquement sur invitation, en attendant la promulgation de la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), dont l'article 26 doit venir encadrer l'utilisation des crypto-actifs. Et permettre à Embleema de lancer une ICO de plus grande envergure en juillet 2019.

 

Wassinia Zirar
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TecHopital - "Avec l'ambulatoire, nous sommes à la veille d'une révolution organisationnelle" (François Crémieux, DGA à l'AP-HP)

TecHopital - "Avec l'ambulatoire, nous sommes à la veille d'une révolution organisationnelle" (François Crémieux, DGA à l'AP-HP) | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

PARIS-LA DEFENSE, 12 octobre 2018 (TecHopital) - "Avec l'ambulatoire, nous sommes à la veille d'une révolution dans l'organisation des hôpitaux et les techniciens vont devoir accompagner ces changements", a expliqué François Crémieux, directeur général adjoint (DGA) à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), le 10 octobre, en introduction des journées Hopitech 2018.

 

"La période qui va venir est exceptionnelle", a souligné François Crémieux, aux journées Hopitech 2018 organisées du 10 au 12 octobre à Paris-La Défense. "Dans les années 1970, la construction des hôpitaux se faisait dans une logique normative. Les années 1980, 1990, ont vu une transformation technologique majeure, de l'imagerie, du bloc opératoire. Les hôpitaux de demain seront radicalement différents car nous sommes en pleine 'bascule ambulatoire'", a-t-il indiqué.

 

"A la veille d'une transformation majeure de ce qu'est un hôpital, il va falloir que les ingénieurs hospitaliers s'emparent de cette question car l'ambulatoire aura des conséquences majeures sur le fonctionnement technique des hôpitaux. La technique devra accompagner les enjeux organisationnels", a-t-il poursuivi.

Les hôpitaux "devront prendre en charge de plus en plus de patients". Fin septembre, "l'AP-HP a accueilli 1.000 patients de moins en hospitalisation complète, 11.000 patients de plus en hospitalisation partielle", a détaillé François Crémieux. "On accueille de plus en plus de patients qui entrent le matin et sortent le soir", qui séjournent sur des séquences beaucoup plus brèves, ce qui a des "conséquences sur la logistique, la restauration, le linge, l'organisation des blocs opératoires, etc.".

 

De plus en plus, l'organisation se fera à "flux tendu" et "une heure perdue aura des conséquences majeures sur l'organisation des prises en charge."

Un hôpital "transit"

La transformation de notre système de santé implique, "pour schématiser, que l'on passe d'un hôpital de stock à un hôpital de flux", a complété Alexandre Mokede, directeur adjoint de la Fédération hospitalière de France (FHF). "Ce qui est contre-intuitif car derrière la notion d'hôpital il y a la notion d'hospitalité. Il va donc falloir redéfinir l'hospitalité pour passer d'une notion de séjour à une notion de transit", a-t-il fait remarquer.

 

"Nous allons vers un hôpital 'hub', un lieu de transit, un lieu où l'on gère des flux, des flux de données, des flux de denrées, des flux de patients. Et le flux temporel sera le flux le plus important mais aussi le plus difficile à gérer", a-t-il poursuivi.

 

"L'hôpital de demain se consacrera essentiellement à la gestion des flux, c'est à dire gérer ses interfaces, les différents partenaires. Il se caractérisera par son ouverture à tous ses partenaires" : la médecine de ville, les patients, une ouverture au domicile du patient, au tissu économique local, "et à l'ensemble des partenaires du parcours de santé" pour "assurer la qualité et la sécurité des soins mais également l'efficience du système de santé".

 

Parlant d'efficience, il a évoqué la médecine de ville et l'optimisation des flux d'informations avec l'hôpital, et de la difficulté d'avoir accès aux informations médicales. "C'est le flux majeur que nous allons devoir maîtriser et gérer." Quant au lien avec les patients, il implique de gérer "sa satisfaction", non seulement en termes d'hospitalisation, mais aussi sur "la restauration", sur la "prestation hôtelière".

 

"La mutualisation dans le cadre des groupements hospitaliers de territoire (GHT), le virage ambulatoire, la révolution digitale et lien hôpital-ville", sont les enjeux actuels et futurs, a-t-il rappelé. De même, il faudra savoir "comment faire en sorte que les achats gardent leur rôle de promotion du tissu économique local".

 

Enfin, Valéry Lefebvre, président de l'association H360, a annoncé lors de ce discours d'introduction que "l'association des Techniciens et gestionnaires du patrimoine hospitalier (TGPH) va intégrer en 2018 l'association H360". Et il a insisté sur le fait qu'Hopitech donnait, cette année, la part belle à l'ambulatoire, que ce soit au niveau organisationnel, de la restauration ou encore des bâtiments et de la construction.

 

Geneviève De Lacour

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Trois Français sur dix ne se soignent pas pour des raisons financières

Trois Français sur dix ne se soignent pas pour des raisons financières | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

Les Français sont de plus en plus nombreux à constater une hausse de leur budget santé, selon une étude CSA pour Cofidis. Les personnes âgées sont les plus en difficulté.

 

Par  Hayat Gazzane | Mis à jour le 10/10/2018

     

Réforme de l'aide à la complémentaire santégénéralisation des complémentaires d'entreprises, «contrats responsables»… Les récentes réformes n'y changent rien. Les Français ont le sentiment que leurs frais de santé pèsent de plus en plus lourd dans leur budget. Selon une enquête CSA réalisée pour le spécialiste du crédit à la consommation Cofidis, ils consacrent en moyenne 715 euros à ces dépenses chaque année dont 232 euros restent à leur charge. Un montant qui pour 57% d'entre eux a augmenté ces cinq dernières années. Plus inquiétant: près d'1 français sur 5 affirme avoir eu des difficultés pour faire face à ces dépenses au cours des douze derniers mois et près d'un tiers affirme avoir déjà renoncé à se soigner.

 

» LIRE AUSSI - Mutuelles: la réforme Touraine augmente la facture pour les patients

 

Ceux qui ont dû faire l'impasse sur une consultation ou une paire de lunettes -notamment les ouvriers (44%) et les jeunes de moins de 35 ans (36%)- évoquent avant tout des raisons financières: un reste à charge trop important, une incapacité à avancer les honoraires, une couverture mutuelle insuffisante…L'âge joue de manière importante sur ces difficultés. Les 50 ans et plus, dont le budget santé est beaucoup plus important que la moyenne (934 euros), doivent supporter un reste à charge plus lourd qui grimpe à 350 euros pour les 65 ans et plus. Les différences sont aussi flagrantes selon le lieu d'habitation. Les habitants du Grand Est doivent ainsi faire face à un budget santé de 1166 euros avec un reste à charge de 165 euros, quand ceux de Bretagne dépensent 674 euros dont 242 euros de leur poche. Dans les Hauts-de-France, les dépenses atteignent 1122 euros avec un reste à charge de 575 euros.

 

Pour se soigner, près de la moitié des Français affirment anticiper leurs dépenses. D'autres (19%) avouent devoir reporter certains projets. Mais la majorité confirme adapter son parcours de soins en ne consultant que des médecins conventionnés secteur 1. Parmi ceux qui ont le plus de difficultés, 68% affirment devoir puiser dans leur budget consacré aux dépenses courantes et 32% dans leur épargne personnelle. D'après l'enquête, 13% d'entre eux se disent même obligés de souscrire un crédit à la consommation. Parmi eux, les 65 ans et plus et les personnes ayant des faibles revenus (moins de 1450 euros nets par mois).

L'Assurance maladie en lutte contre le renoncement aux soins

Les Français interrogés dans le cadre de cette enquête voient donc d'un bon œil la réforme du «reste à charge zéro» sur les frais dentaires, d'optique et de prothèses auditives, qui doit entrer en vigueur progressivement à partir de 2020. En revanche, ils redoutent une hausse du coût de leurs mutuelles. Dans une enquête dévoilée en juin dernier, l'UFC-Que Choisir tirait déjà la sonnette d'alarme à ce sujet, affirmant que les tarifs des complémentaires santé avaient flambé de 47% en 11 ans. Les différents bilans dressés suite à la généralisation des complémentaires santé en entreprise faisaient aussi le constat inquiétant d'une couverture moindre et d'un reste à charge qui s'envole.

 

Lors du 42e congrès de la Mutualité française à Montpellier, en juin dernier, Emmanuel Macron avait affirmé qu'il ne voulait «pas de hausse spécifique» des cotisations pour les assurés après la mise en place de sa réforme sur les soins dentaires, d'optique et de prothèses auditives. «Il n'y a pas dans cette affaire de marché de dupes. Je compte sur vous pour réussir ce défi», a-t-il lancé aux professionnels du secteur. Le gouvernement compte aussi sur le développement du «tiers payant généralisable». Enfin, pour lutter contre le renoncement aux soins, l'Assurance Maladie a mis en place une cellule d'agents chargés de repérer les personnes en difficultés pour les aider à faire valoir leurs droits et les orienter dans leurs parcours de soins. Testé dans le Gard, le dispositif, baptisé Pfidass (plateforme d'intervention départementale pour l'accès aux soins et à la santé), doit être déployé sur tout le territoire.

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"Il est nécessaire de cartographier les risques liés aux objets connectés en santé" (Laure Beyala)

[FRANCE]

PARIS (TICpharma) - Spécialiste des nouvelles technologies en santé, ingénieure biomédicale de formation, Laure Beyala a publié cette année "Les objets connectés en santé: risques, usages et perspectives" aux éditions ISTE. Un ouvrage qui rappelle les enjeux et risques de l'internet des objets (IoT) dans le monde de la santé, sur lesquels elle revient pour TICpharma.

 

TICpharma.com: A l'heure de la digitalisation des pratiques médicales, encouragée par les pouvoirs publics, votre livre sonne comme une mise en garde envers les objets connectés de santé. Pourquoi avoir choisi d'aborder ce thème?

 

Laure Beyala: Nous sommes face à un nouveau process qui génère un impact considérable sur le système de soins. La rareté des ouvrages relatant ces enjeux m’a convaincue qu’il était nécessaire de cartographier les risques liés aux objets connectés en santé afin de sécuriser et de responsabiliser tous les acteurs impliqués dans la digitalisation du parcours de soins.

 

Dans un contexte où la question relative aux risques liés à l’utilisation du matériel médical connecté est une problématique essentielle pour la population mondiale, nous avons donc trouvé qu’il était indispensable de proposer une version anglaise de mon ouvrage. C'est pourquoi après l'avoir publié en français en janvier dernier, nous venons de le sortir en anglais.

 

Dans leur pratique quotidienne, les professionnels de santé sont-ils prêts à utiliser des dispositifs médicaux connectés?

 

L.B.: Dans un monde où tout va de plus en plus vite, avec l’essor des nouvelles technologies de l’information de la communication, plusieurs sondages évoquent plus de 160 millions d’objets connectés d’ici 2020. Les utiliser va donc devenir inévitable.

Savoir s’adapter à ce nouveau paradigme de travail est le défi même de l’humanité et je constate que les professionnels de santé sont plutôt ouverts à utiliser des objets connectés de santé. Ils considèrent, par exemple, que ces objets peuvent apporter un bénéfice pour leurs patients, notamment pour l’amélioration de l’observance.

 

Mais si certains professionnels de santé sont prêts à utiliser les objets connectés en santé, il y a encore quelques freins à lever quant à la protection des données, à leur interopérabilité et à leur fiabilité scientifique. Il est donc impératif de repenser, de reconfigurer l’organisation du système de santé.

 

Quid des patients? Ont-ils une connaissance technique et médicale suffisante pour utiliser efficacement des objets connectés de santé?

 

L.B.: L’usage des objets connectés en santé transforme aujourd’hui de nombreux aspects du système de soins. Il tend même à modifier le comportement des patients ainsi que les pratiques des professionnels de santé. Nous constatons que les patients ont une connaissance technique et médicale suffisante pour utiliser ces objets.

 

Je rappelle que l'usage des dispositifs connectés dans la sphère médicale induit des risques. Dans mon ouvrage, j'ai répertorié trois types de risques liés aux usages: ils peuvent être "acceptables", "tolérables sous contrôle" ou "inacceptables". Concrètement, dans les risques intolérables, nous retrouvons les risques liés à l'intégrité des données, à leur protection et à leur fiabilité.

 

Justement, ces outils connectés sont-ils fiables?

 

L.B.: Tant au niveau national qu’international, les objets connectés sont pour la plupart au stade de leur évaluation scientifique (voir dépêche TICsanté du 8 juin 2018). Toutes les applications mobiles et médicales doivent démontrer leur efficacité et aujourd’hui, le patient peut utiliser un objet connecté ayant le statut de dispositif médical connecté pour mesurer ses indicateurs de santé. Cela lui permet d’ores et déjà de mieux prendre conscience de son état de santé, voire de modifier ses comportements.

 

Il est donc important de bien expliciter l'e-santé et son approche clinique aux patients qui souhaitent être des acteurs dans leur prise en charge médicale en utilisant les objets connectés de santé. Un tel engagement pourrait se concrétiser par le lancement d’un plan de communication national pour former, informer les patients et les professionnels de santé sur les nouveaux usages du numérique dans le domaine médical. Cela permettrait de générer de l’intérêt et de la confiance.

 

Comment encadrer le recours aux objets connectés en santé?

 

L.B.: La question de la gouvernance est un critère de succès pour la transformation digitale du système de soins. Sur ce sujet, il est indispensable de mettre en place des organismes en charge d'un déploiement pluriannuel et régional de projets pilotes d'e-santé. Le but principal de ces structures serait de valider les solutions d'e-santé dans leur globalité: intérêt pour le patient, intérêt thérapeutique, mise en place à l'échelle de la région sur les plans technique, financier, juridique, réglementaire et organisationnel...

Prioriser une telle action va faciliter la promotion d’une politique incitative, innovante et efficace de l’industrie numérique de la santé.

 

Un encadrement trop rigoureux ne risque-t-il pas d'effrayer les industriels et de freiner l'innovation?

 

L.B.: A mon sens, c’est une fausse frayeur. Nous constatons bien malheureusement que les technologies ainsi que les applications d'e-santé restent encore en deçà des attentes des populations. Pour parvenir à rendre ces services technologiques de santé matures, il est primordial d’adopter une stratégie gouvernementale socio-responsable, lui donner un caractère opposable et l’assortir de sanctions.

 

Wassinia Zirar
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TecHopital - "Les ingénieurs biomédicaux devraient plus s'impliquer dans la construction des hôpitaux" (Claude Rolland)

TecHopital - "Les ingénieurs biomédicaux devraient plus s'impliquer dans la construction des hôpitaux" (Claude Rolland) | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

LA ROCHELLE, 8 octobre 2018 (APMnews) -

"Je souhaiterais que les ingénieurs biomédicaux s'impliquent plus dans les projets de construction pour mieux anticiper leurs évolutions", a déclaré Claude Rolland, directeur du pôle santé chez Bouygues Construction, lors des journées de l'Association française des ingénieurs biomédicaux (Afib) 2018 à La Rochelle.

 

"Les hôpitaux français sont très optimisés, globalement fonctionnels, peu chers - deux fois moins chers que les autres établissements européens. Ils sont très bien sécurisés au niveau des installations techniques et respectent très bien les normes d'hygiène. Mais ils sont souvent peu accueillants et anticipent peu les nouvelles organisations et les nouvelles technologies", a regretté le 3 octobre Claude Rolland, invité des journées de l'ingénierie biomédicale qui se sont déroulées du mercredi 3 au vendredi 5 octobre à La Rochelle.

 

"Plus de 70% de patients sont des patients récurrents, des patients longue durée qu'on ne connaît pas. Or, les patients sont aussi des clients", a-t-il lancé aux ingénieurs hospitaliers. Si les "installations techniques" sont "très bien sécurisées", la réanimation, les soins intensifs, les blocs opératoires sont "très technologiques, très performants et respectent les normes d'hygiène", en revanche les "chambres sont tristes, peu accueillantes".

 

"Pour réfléchir sur comment mieux concevoir, mieux exploiter les hôpitaux de demain, nous avons donc lancé une étude à l'horizon 2025 afin de mieux comprendre quelles seront les évolutions technologiques, les évolutions organisationnelles à venir", a-t-il complété.

Le directeur du pôle santé de Bouygues a rappelé le fait qu'il "faut au minimum 10 ans pour concevoir et construire un hôpital et qu'il faut donc anticiper les évolutions technologiques, prévoir l'évolution des patients", "intégrer la révolution digitale" en cours et son "impact sur les établissements de santé".

 

Paradoxalement, "avec le développement de l'ambulatoire, la surface des bâtiments de santé reste la même". Le nombre de lits diminue mais les surfaces se maintiennent, "afin de mieux gérer les flux". "Nous allons vers un modèle d'aéroport, de centres commerciaux. Il va falloir mieux accueillir les patients, mieux les traiter, il faut donc des espaces pour cela."

Le centre hospitalier du futur devra donc être "basé sur une structure modulable avec une marche en avant des patients, dans un environnement plus convivial. Des flux simples, orientés vers la productivité mais aussi des espaces sereins pour mettre le patient dans de bonnes conditions". Et celui-ci d'ajouter : "On voit d'ailleurs se développer des espaces 'cocooning' au Japon, en Suisse, au Royaume-Uni".

 

Les capacités d'imagerie ont beaucoup changé, la chirurgie a beaucoup évolué avec la réalité augmentée, la chirurgie sous imagerie. Le bloc opératoire devient très évolutif, avec des besoins informatiques très importants. Or, actuellement, "au niveau des appels d'offres on reçoit encore des programmes très restrictifs".

 

Dans les hôpitaux français, "tous les blocs opératoires ont été construits à l'étage, aucune salle ne possède une tonne de charge au plancher. Et refaire ces salles après coup, coûte une fortune", a-t-il fait remarquer. "On nous demande de faire des salles de bloc de plus en plus petites alors que les salles hybrides nécessitent de grands espaces à cause des appareils d'imagerie."

 

"Il faut anticiper les évolutions technologiques, anticiper les flux et pour cela nous avons besoin des ingénieurs biomédicaux", a martelé Claude Rolland.

"Les halls d'accueil, la salle d'attente, les chambre pourraient être plus accueillants." Dans les nouveaux projets, Bouygues Construction travaille de plus en plus avec des architectes d'intérieurs qui rajoutent de la décoration "très facile à faire et qui ne coûte pas très cher". Et le directeur de Bouygues de citer l'exemple de l'hôpital de Calais et rappelé qu'à l'étranger, comme au Japon, au Royaume-Uni, dans les pays nordiques et la Suisse, "on voit de la lumière qui entre, des matériaux très agréables, de la décoration, on soigne la qualité d'accueil".

 

Geneviève De Lacour

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L’Inserm lance Canal Détox pour rendre la parole à la science

L’Inserm lance Canal Détox pour rendre la parole à la science | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

written by Rteston 8 octobre 2018


"Pour faire le tri sur les informations scientifiques diffusées sur la toile, l’Inserm lance une nouvelle web série pour rendre la parole à la science : Canal Détox. Découverte.

 

Existe-t-il un remède miracle pour soigner l’arthrose ? L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les humains ? Y a-t-il vraiment une épidémie d’autisme ? Les ciseaux génétiques vont-ils permettre de fabriquer des hommes sur mesure ?

 

Chaque jour dans le monde, plus d’un milliard d’heures de vidéo sont visionnées sur Youtube, près de 500 millions de tweets sont envoyés et plus de 4 milliards de contenus sont partagés sur Facebook. Alors comment faire le tri dans ce flot d’informations, comment distinguer le vrai du faux et faire émerger le fait scientifique et rationnel ?

 

Pour combattre la désinformation et rendre la parole à la science, l’Inserm lance une nouvelle web série destinée à valoriser la parole scientifique : Canal Détox. Cette web série se compose de vidéos au format court visant à décoder l’actualité et à vérifier les informations qui circulent dans le domaine des sciences de la vie et de la santé.

 

L’un des principes fondamentaux qui guident la démarche scientifique consiste à mettre en regard la preuve rationnelle et l’opinion. L’outil « Canal Detox » conçu par l’Inserm s’appuie sur cette démarche et sur l’expertise de ses chercheurs afin de faire le point sur les importantes questions scientifiques sur lesquelles les preuves scientifiques ont du mal à se faire entendre médiatiquement face à la force des rumeurs ou des erreurs diffusées massivement.

 

Ce nouvel outil vise à faire un point sur l’état des connaissances dans certains domaines scientifiques et médicaux en plein essor et pour lesquels les attentes mais aussi fantasmes sont grands. Pour cela, l’Inserm a choisi d’aller combattre les idées reçues là où ces dernières prolifèrent : sur les réseaux sociaux. Les vidéos de la série mélangent paroles d’experts et animations graphiques dans un format court adapté aux pratiques digitales."

 

Découvrez le teaser humoristique de cette web série : https://youtu.be/jQKX02bihE0

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L'Institut Pasteur se renforce dans l'analyse des big data

L'Institut Pasteur se renforce dans l'analyse des big data | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

PARIS (TICpharma) - L'Institut Pasteur de Paris a inauguré le 13 septembre son nouveau pôle d'expertise "Omics", dont la vocation est de générer, d'analyser et d'interpréter des big data dans les domaines de la biologie et de la santé, grâce à des équipes de recherche multidisciplinaires et une technologie de pointe.

 

Implanté sur le campus de l'Institut Pasteur à Paris, l'ensemble "Omics" regroupe deux bâtiments disposant d'un total de 2.865 m²: le bâtiment Simone-Veil, qui accueille le pôle Biomics, et le bâtiment Alexandre-Yersin, qui abrite le centre de bioinformatique, biostatistique et biologie intégrative (C3BI).

 

Au total, 9 millions d'euros, "intégralement financés par la générosité du public", ont été nécessaires pour la rénovation de ce qui était auparavant une résidence pour étudiants, et pour la création des infrastructures.

 

Les "Omics data" font référence à "l'analyse à toute échelle de milliers, de millions d'informations" de façon simultanée, grâce au "séquençage à haut débit", a expliqué le directeur scientifique de l'Institut Pasteur, Olivier Schwartz, lors d'une présentation à la presse du nouveau pôle d'expertise, le 5 septembre.

 

"Notre originalité réside dans l'approche multiparamétrique, multidimensionnelle, intégrée", qui "va de l'échantillon -bactérie, microbe, organe, humain- jusqu'à l'analyse et l'interprétation des résultats", a résumé le directeur.
 

Ainsi, grâce à des équipements d'analyse biologique à la pointe (notamment séquenceurs à haut débit et microscopes électroniques et optiques), les chercheurs du pôle Biomics peuvent mener des études de génomique (séquençage de l'ADN de bactéries, champignons, parasites et virus), de transcriptomique (analyse des ARN), d'épigénomique (analyse des modifications épigénétiques de l'ADN), de génotypage (analyse des polymorphismes génétiques chez l'homme et la souris) et de métagénomique (caractérisation des communautés de micro-organismes).

 

Le stockage, la classification et l'analyse des masses de données produites est permise grâce à l'expertise en modélisation mathématique, en biostatistiques et en bio-informatique des chercheurs du C3BI. Cette structure, qui a été lancée en 2015, a déjà contribué à 280 projets, a souligné son directeur, Olivier Gascuel, dans un communiqué de l'Institut Pasteur.

 

Le pôle Omics doit ainsi permettre la "réalisation de travaux innovants", portant notamment sur l'exploitation du séquençage à très haut débit pour le diagnostic et l'épidémiologie, l'optimisation de la médecine de précision dans les maladies infectieuses, ou encore l'étude des réponses vaccinales et des maladies génétiques.

Une plateforme de microbiologie consacrée à la santé publique

Au sein des locaux du pôle Biomics, la plateforme de microbiologie mutualisée (P2M) a pour ambition de répondre à des problèmes de santé publique grâce au séquençage à haut débit, en routine, de pathogènes multiples. Cette technologie s'intègre dans le panel des outils de surveillance microbiologique en santé publique, et est accessible à l'ensemble des 20 laboratoires de référence (dont les 14 centres nationaux de référence -CNR).

 

Entre 500 et 700 échantillons sont analysés chaque semaine, a souligné le responsable de la plateforme, Vincent Enouf. Mené en collaboration avec la société d'analyse génomique IntegraGen, ce séquençage "industrialisé" est possible grâce à la "capacité d'analyse" des bioinformaticiens du C3BI, qui réfléchissent notamment au stockage des données de masse et à l'évolution de l'analyse des données dans le temps.

 

Grâce à un protocole standardisé, unique quel que soit le pathogène analysé -virus, parasite, bactérie ou champignon-, seuls 10 jours sont nécessaires pour "sort[ir] l'essentiel des séquences", contre un mois auparavant. Un autre avantage est celui du coût, "minimisé" par rapport à celui que proposent d'autres sociétés: 63 euros par souche contre 150 à 200 euros.

 

Ce service, qui est développé depuis 2015, a notamment été mobilisé lors de l'épidémie de salmonellose survenue fin 2017 chez des nourrissons ayant consommé des produits de nutrition infantile fabriqués par la firme Lactalis, ou encore pour caractériser les souches de Bacillus cereus responsables de bactériémies chez des nouveau-nés en réanimation néonatale et déterminer si le lait provenant du lactarium de l'hôpital Necker (Paris) était responsable de cette contamination.

 

Sylvie Burnouf
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Doctolib inaugure son "HealthTech Center" et met le cap sur la téléconsultation

Doctolib inaugure son "HealthTech Center" et met le cap sur la téléconsultation | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

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PARIS, 1er octobre 2018 (TICsanté) - La société française Doctolib va lancer son propre service de téléconsultation à partir du 1er janvier 2019, a annoncé son fondateur, Stanislas Niox-Chateau, lors de l'inauguration de son "HealthTech Center" parisien dédié à la recherche en e-santé, le 27 septembre.

 

Le 27 septembre, le fondateur de la société, Stanislas Niox-Chateau, inaugurait le "HealthTech Center" de Doctolib, en compagnie du secrétaire d'Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi.

 

Ce centre de recherche en e-santé qui s'étend sur 1.000 m², rue de Monceau à deux pas du siège parisien de l'entreprise, compte déjà 100 ingénieurs qui vont "créer les outils du cabinet et de l'hôpital du futur pour dégager du temps médical au médecin pour fluidifier le parcours de soins des patients", a expliqué le patron de la société.

 

"Aujourd'hui, nous le savons, l'hôpital est en souffrance et il faut essayer de l'aider, il ne faut pas attendre 10 ou 20 ans pour le transformer. Dans les cabinets, les professionnels utilisent encore des outils d'un autre temps, à eux aussi, il faut donner les moyens de se transformer", a-t-il expliqué.

 

Concrètement, ces ingénieurs dont le nombre devrait être porté à 150 "d'ici fin 2019", devront plancher sur "l'interopérabilité des données de santé détenues par les médecins dans les cabinets et les hôpitaux pour faciliter la transmission de ces informations à travers tous les logiciels utilisés par les professionnels de santé", a précisé Philippe Vimard, directeur technique du centre de recherche de Doctolib.

 

"Vous êtes la traduction commerciale de ce que nous [le gouvernement, NDLR] essayons de porter dans la transformation du système de santé parce que notre philosophie n'est pas de faire à la place des acteurs mais de créer un contexte favorable à l'émergence d'offres innovantes", a déclaré le secrétaire d'Etat chargé du numérique devant les salariés de la société.

 

Par ailleurs, ce HealthTech Center va aussi plancher sur le développement du dernier-né des services de Doctolib, dédié à la téléconsultation.

La téléconsultation, "le prolongement naturel de Doctolib"

Créé fin 2013, Doctolib développe à la fois une plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne et un logiciel de gestion de la patientèle pour les professionnels de santé libéraux (au prix fixe de 109 euros par mois). Leader de son secteur en France et en Allemagne, la société qui a racheté son concurrent MonDocteur en juillet dernier (voir dépêche du 12 juillet 2018), connaît actuellement une phase de croissance exponentielle (voir dépêche du 15 juin 2018).

 

Alors que la téléconsultation est remboursée par la Sécurité sociale depuis le 15 septembre dernier, Doctolib va proposer ce service à partir du 1er janvier 2019 à ses "20 millions de patients utilisateurs et 60.000 professionnels de santé", a annoncé le fondateur de la société.

 

Intégré à la plateforme en ligne de Doctolib, le service sera "d'abord testé auprès de 500 praticiens partenaires", avant d'être étendu à tous les professionnels de santé utilisateurs. "C'est un prolongement naturel de Doctolib, la téléconsultation est une évidence pour les professionnels qui vont pouvoir améliorer la prise en charge de leurs patients", a souligné Stanislas Niox-Chateau.

 

Le patron de Doctolib a également assuré que son nouveau service va "respecter les principes définis par l'assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux" pour être éligible au remboursement. "La téléconsultation ne sera proposée qu'aux patients déjà connus des praticiens, qui les auront vu dans les 12 derniers mois en consultation présentielle et après être passés par le médecin traitant", a-t-il néanmoins précisé.

 

Ces annonces de Doctolib interviennent une semaine après la présentation de la stratégie "Ma santé 2022" -dévoilée le 18 septembre par le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, et la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn- qui ont notamment présenté un "bouquet de services numériques intégrés" à destination des professionnels. Ce bouquet doit aussi leur permettre d'accéder à un service de prise de rendez-vous en ligne, comme celui proposé par Doctolib, dont les pouvoirs publics entendent "systématiser" l'usage (voir dépêche du 19 septembre 2018).

 

"Notre souhait n'est pas de créer un bouquet monopolistique, avec un service imposé partout parce qu'à chaque fois que l'Etat a voulu faire cela, il a perturbé l'innovation. C'est très important de permettre qu'il y ait des concurrents pour stimuler l'innovation", a précisé Mounir Mahjoubi, interrogé par TICsanté sur la possibilité de voir Doctolib devenir le service désigné par les pouvoirs publics pour la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

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Dossier médical partagé : comment ça marche ?

Dossier médical partagé : comment ça marche ? | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

"Après des années d'errance, le dossier médical partagé (DMP) sera généralisé à tous les Français début novembre. Il est censé être l'un des piliers de la transformation du système de santé annoncée par Emmanuel Macron. En quoi consiste le dossier médical partagé ? Comment ça marche ? On vous explique tout."

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Améliorer l’organisation de la prise en charge du patient pour lutter contre les actes médicaux inutiles

Améliorer l’organisation de la prise en charge du patient pour lutter contre les actes médicaux inutiles | "Autonomisation & capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

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"L’activité de prise en charge du patient s’est complexifiée ces dernières années. Plus rapide, impliquant plus d’acteurs, présentant des recours technologiques plus variés, concernant des patients désireux de mieux comprendre… Prendre en charge un patient aujourd’hui n’a rien à voir avec ce qui se passait il y a à peine dix ans.

 

Pour qualifier cette complexité, on parle désormais de « parcours de santé » entre le domicile, les établissements de santé et médico-sociaux dans certains cas, et les professionnels de l’offre de soins primaire, médecins généralistes et pharmaciens de ville, notamment.

 

Notre système de soins a du mal à s’adapter à cette évolution. Il en résulte une désorganisation qui se traduit par une prescription importante d’actes inutiles. S’il existe une certaine fierté à souligner la qualité de la médecine française, de la recherche aussi, le système de santé vit une dégradation lente de son organisation.

 

Pour y remédier, le gouvernement souhaite réorganiser les soins, en développer des parcours coordonnés, regagnant du temps médical, centrant les efforts sur des objectifs de qualité… Dans ce contexte, la recherche en gestion peut apporter des pistes de réflexion, tant sur l’objectif que sur les changements envisagés.

Les actes inutiles, un réservoir d’économies

Le premier enseignement concerne l’objectif en lui-même. La chasse aux actes inutiles est devenue un leitmotiv non seulement en France, mais aussi à l’étranger. Plusieurs études internationales estiment en effet que les gaspillages dans les systèmes de santé de pays industrialisés sont importants : ils seraient de l’ordre de 30 % des dépenses de santé.

 

Il ne faut toutefois pas espérer que la chasse aux actes inutiles permettrait de réduire de 30 % les dépenses de santé. L’économie réalisée grâce à une plus grande pertinence des actes prescrits serait en effet moindre, car sur les 30 % des dépenses de santé qui correspondent à des gaspillages, seule un peu moins de la moitié est spécifiquement liée à des actes inutiles. Le reste est correspond aux coûts administratifs, à la régulation du prix du médicament et à la fraude.

 

Par ailleurs, il n’est pas évident de déterminer ce qui est « inutile ». Certains actes peuvent sembler inutiles a posteriori alors qu’ils suivent un raisonnement probabiliste, dans le cadre de la recherche d’un diagnostic. Dans la pratique, un médecin émet plusieurs hypothèses diagnostiques qui l’amènent à prescrire divers examens. Une fois le diagnostic identifié, les examens relatifs aux autres hypothèses peuvent être considérés (à tort) comme des actes inutiles.

 

Néanmoins, même si l’objectif n’est pas aussi ambitieux que certaines annonces le laissent entendre, la marge d’amélioration reste conséquente. Les analyses situent le gain potentiel entre 6 et 10 % des dépenses de santé, soient 10 à 20 milliards dans le cas français. Autrement dit, cet effort suffirait à maintenir le système de santé dans un état financièrement soutenable. Il y a là un vrai gisement, d’autant plus intéressant à considérer que l’effort de rationalisation n’engendre pas de tension sociale comme dans le cas d’une négociation d’enveloppes, de tarifs ou de rémunérations.

Reconsidérer l’ensemble du parcours de soin

Contrairement à une idée reçue, les causes des actes inutiles sont plus souvent des défauts organisationnels que des manques d’expertise dans les pratiques de soins. Ce sont des défaillances de coordination entre différentes étapes du parcours, des défauts d’orientation des patients qui se traduisent par des doublons de prescription et des surtraitements. L’enjeu est donc, au lieu de considérer une pratique individuelle de prescription, de viser un système mieux organisé, c’est-à-dire mieux coordonné et personnalisé.

 

En ciblant l’organisation, d’autres enjeux pointés dans la littérature scientifique peuvent d’ailleurs être associés à l’objectif économique.

 

Ainsi en est-il des remontées d’expériences négatives de patients. Manque d’information, erreurs d’orientation, manques de vigilance… Des études montrent l’importance des causes organisationnelles dans la survenue de ces évènements indésirables. 70 % d’entre eux correspondent à des défauts organisationnels, essentiellement de communication, et 40 % des erreurs de prescription médicamenteuses sont le résultat d’une mauvaise coordination à l’arrivée ou à la sortie du patient d’un établissement de santé.

 

L’amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels pourrait également être envisagée. Selon différentes études, un médecin hospitalier passe en effet quotidiennement entre 15 et 25 % de son temps à rattraper des défauts d’organisation.

Enfin, les patients les plus vulnérables, qui sont souvent ceux qui ont le plus de besoins lors de leur prise en charge pourraient eux aussi bénéficier d’une amélioration de la qualité de l’organisation.

Une transformation de l’organisation selon cinq axes

Il s’agit donc de fixer le cadre général dans lequel placer la réforme de l’organisation des parcours de patients. Cinq composantes majeures de ce changement sont généralement proposées, et se retrouvent en grande partie dans les annonces faites par le président de la République Emmanuel Macron :

 

1. L’évolution des professions existantes par la formation

 

Sur ce point, le déficit est sensible en matière de matière de management, comme l’ont rapporté plusieurs études ces dernières années. Outre les compétences cliniques, la complexité des prises en charge nécessite aussi de former variété de professionnels à l’organisation, à la coordination, et à des compétences relationnelles. Il est aussi intéressant de noter sur ce volet la création du nouveau métier d’assistant médical (4 000 postes pour décharger les médecins généralistes). L’un des enjeux sera de cerner précisément leur activité, le risque étant de voir naître des « super secrétariats », certes utiles, mais sans véritable aide au management et à la coordination en faveur du patient.

 

2. Une meilleure structuration de l’offre de soins

 

L’offre de soins primaire est actuellement trop disséminée, un problème auquel les communautés professionnelles territoriales de santé cherchent à répondre. L’offre hospitalière est trop redondante, ce que la gradation des activités cherche à réduire.

3. L’introduction de nouveaux modes de paiement des établissements et des professionnels

Les paiements actuels n’incitent pas à la coordination, trop en silo, centrés sur l’hôpital (la T2A), et la rémunération des médecins libéraux (le paiement à l’acte, principalement). Des paiements à la coordination et à la qualité apparaissent comme des rémunérations plus adaptées ce que la réforme met en avant (notamment avec l’importance accordée au paiement à la qualité dans les hôpitaux).

 

4. Le recours aux nouvelles technologies

 

Il s’agira de favoriser le développement des systèmes d’informations partagées, et de s’appuyer sur le numérique et l’intelligence artificielle, pour permettre des suivis à distance et fiabiliser certaines étapes par des dispositifs de machine learning.

 

5. L’évaluation

 

Les quatre composantes précédentes, seules ou associées, constituent des innovations organisationnelles. Et l’évaluation de leur valeur ajoutée s’avère indispensable. Trop de changements d’organisation ont conduit par le passé à de fortes désillusions économiques et qualitatives, faute d’évaluation. La situation actuelle des dépenses publiques ne permet plus de s’appuyer sur des raisonnements intuitifs. Cette composante apparaît moins clairement dans les propositions faites, malgré des axes définis en matière de développement d’indicateurs.

Tenir compte du vécu des patients

Un défaut souvent identifié dans la recherche en gestion est de proposer des solutions déconnectées des pratiques réelles. Pour correctement mener la réforme du système de santé, il est nécessaire de « coller » à l’organisation réelle, telle que vécue par les patients.

 

Un récent rapport d’inspection a montré que plus de 800 millions d’euros avait été investis ces dernières années dans des structures de coordination. Mais bâtir des structures ne suffit pas à s’assurer d’une meilleure coordination. Celle-ci se situe avant tout dans la qualité des échanges entre professionnels de santé.

Autre point, des études sur les demandes des patients montrent qu’à côté des soins, de nouvelles exigences en termes de services à la personne apparaissent. Ainsi, une personne âgée, au moment d’une annonce d’hospitalisation, a souvent comme préoccupation la garde de son animal domestique lors de son absence. De plus en plus, la réponse organisationnelle doit être personnalisée, et en lien avec le patient.

 

Les exemples d’une vision « représentée » du parcours de soin, déconnectée de la réalité, sont légion. Le choix des indicateurs en fait partie : le public souhaite des mesures de résultats telle que la mortalité hospitalière, alors même que l’activité est par nature aléatoire, ce qui rend la corrélation entre résultats et efforts entrepris souvent faible. Autres exemples, la quête illusoire d’une standardisation absolue du travail (fondée sur la croyance que le respect d’un protocole suffit à rendre l’activité efficace, alors que l’organisation requiert de la flexibilité), ou l’oubli des usages réels de l’outil technologique (application numérique, nouvel appareil d’imagerie…) souvent décalés par rapport aux usages souhaités.

 

Ce n’est donc pas seulement de lois ou de constructions de structures dont il est question, mais d’attitudes au quotidien. Les médecins ont été éduqués à produire des actes à un instant donné, non à se représenter une organisation dans sa globalité, avec ce que cela présuppose d’anticipation sur les étapes aval, et de connaissance des étapes d’amont.

La capacité à penser l’ensemble de l’organisation d’un parcours, telle que les patients « l’affrontent », n’est pas spontanée, mais c’est pourtant d’elle dont dépendra en grande partie la réussite de la réforme du système de santé."


Via EHESP - Ecole des hautes études en santé publique
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