EPONINE52
203 views | +0 today
Follow
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - La femme écartelée... par JoCanciar via @ipagination

Ipagination - La femme écartelée... par JoCanciar via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
La femme écartelée...












La femme écartelée,
Muselée,
Niée...
Tantôt réceptacle et Divinisée,
Tantôt putain et Diabolisée.
Le cœur excisé,
La pensée castrée,
Le corps sacrifié...
Rendue eunuque de sa propre féminité.

Terre originelle oubliée,
Simple matrice, aux sens oubliés.
Gaia domptée,
Gaia écartelée,
Gaia abîmée,
Gaïa niée...

La main de l’Homme n'est plus houe.
Profanateur, hissant bien haut lames et couteaux,
Qui, pour oublier ses frustrations et ses maux
Ne laboure plus que boue.

Il ne croit plus en son destin,
Il doute même de ce qu’il pétrit de ses mains.
Il se voudrait du divin le servant,
Mais n'en est que le défaillant incroyant.

Terre originelle oubliée,
Simple matrice, aux sens oubliés.
Gaia domptée,
Gaia écartelée,
Gaia abîmée,
Gaïa niée...


Alors que purificateur il se proclame,
Il n'est que des âmes,
Le marqueur infâme !
Infâme, ô oui infâme bourreau de la Femme.


La femme ne se résout pas à ces marques infâmantes
Et aimante, s'entête à être amante,
Elle tend son destin en offrande, encore et toujours à la Mère
Car des pères sacrificateurs elle désespère...

Terre originelle oubliée,
Simple matrice, aux sens oubliés.
Gaia domptée,
Gaia écartelée,
Gaia abîmée,
Gaïa niée...

Tantôt priant, tantôt se rebellant,
L'amour divin dormant en l'homme attise,
Il ne peut qu'un jour à nouveau flamboyer !
Alors, adieu le sacrificateur,
Bonjour, le compagnon partageur,
En une communion suprême,
Des fruits de la terre,
Et de la Mère,
Retrouvés...

Terre originelle oubliée,
Au sens retrouvés...
Gaia libérée,
Gaia unifiée,
Gaia magnifiée,
Gaïa célébrée...

Les offrandes enfin il acceptera,
Sans plus les dédaigner, il les partagera
Le Divin En Lui, il reconnaîtra
Et la Femme enfin, Sera...
Que ce temps, Gaïa,
Enfin, revienne, en Joie.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - QUAND STEEL RENCONTRE HANS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - QUAND STEEL RENCONTRE HANS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Dans le cadre de l'atelier "EN DUO" thème : le dialogue
Créer un dialogue entre deux choses d'une même espèce hormis le genre humain, employer l'indicatif. Sujet proposé et animé par Lilas et Louyse




Oh oh! Hans, tu dors ?


Arrête un peu, tu sais bien que je suis toujours sur le qui-vive et si je ne te parle pas eh bien, sache que je tiens à mon rang, je ne me mélange pas avec n'importe qui moi, on a pas gardé les mêmes cellules ensembles non mais !


Oh je vous prie de bien vouloir m'excuser, moonnsieur Humant, puisqu'il en est ainsi, je retourne à ma rêverie


Arrête tes grands airs, on ne me la fait pas à moi, sache que j'ai cotoyé les plus grands hommes d'affaires, les banquiers, les grands patrons, les sportifs, on m'achète même sous le manteau tant je suis denrée précieuse car moi monsieur Xyolitique, je suis utile et même indispensable, quand on m'a essayé une fois, on ne peut plus se passer de moi. Je sais rester humble aussi je tairai les noms de certains grands puissants banquiers qui, grâce à moi, ont fait fortune en travaillant d'arrache pied durant parfois plus de quinze heures d'affilée à "trader" devant leurs écrans, à boursicoter et


Oh arrêtez vos jérémiades, vous humble ! Mais vous rigolez, vous n'êtes qu'un con, moi, je suis utile à tous, j'apaise les chagrins, je rends la vie plus agréable, je fais oublier leurs tourments aux humains et je suis d'utilité publique, je suis homologué par le Ministère de la Santé moi !! Je suis aussi le garant de la sécurité, eh oui, imaginez que les humains se mettent à trop réfléchir et à se rendre compte finalement que leur vie n'est qu'une vaste farce et qu'ils passent leur temps à trimer pour grossir les poches de vos banquiers et autres marionnettistes ? Que feraient-ils alors s'ils se rendaient compte qu'ils passent leur vie à courir, grâce à vous au passage, courir pour aller au boulot, rembourser l'emprunt de la dernière bagnole, leur propriété à long terme et tout le toutim hein que se passerait-il ? Ils se sucideraient ou alors deviendraient fous ou encore écrivaillons, artistes...


Psst ! Je ris de vous voir si niais en ce miroir, moi, on me convoitise, on me courtise, on a besoin de moi, on ne peut pas travailler sans moi, dès qu'ils m'absordent, ces imbéciles d'humains se prennent alors pour des dieux prêts à affronter je ne sais quels moulins !! Eh oui, c'est moi qui leur donne la force d'avancer et d'engranger de l'argent sans vergogne, dans les cocktails mondains, on me passe de main en main, un sourire en coin, je redonne la pêche à ceux qui ont besoin de briller sur scène moi !


Steel Humant, je ne vous envie pas, vous n'avez aucun honneur, moi c'est le peuple entier qui a besoin de moi, de plus en plus, j'avoue endormir un peu les consciences mais c'est mon rôle et je m'y tiens, je n'ai pas envie d'être retiré du marché !


Balivernes Hans Xyolitique ! Regardez plutôt qui de nous sera pris en premier


Driiiiiiing ! Le réveil affiche 06 h 30, une forme humaine s'étire, puis tendant la main sur la table de nuit, attrape son verre d'eau et prend les deux comprimés, un rose et un bleu, puis semblant réfléchir attrape le bleu.


Chéri, tu n'exagères pas un peu avec ces stimulants, tu en prends de plus en plus et de plus en plus tôt !


Mais non, chérie, je gère et puis tu as vu depuis que je les prends, j'ai doublé mes performances au travail et tu as pu t'acheter ce joli petit bijou de chez Cartier qui te faisait tant plaisir !!


L'homme, en se dirigeant vers la salle de bains, prend le comprimé sur la table de nuit, il l'avalera vers les dix heures, histoire de ne pas être trop exécrable avec le petit personnel.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - Sex-tu-elle...une volupté de FRANEK librement mise en voix par Naïade via @ipagination

Ipagination - Sex-tu-elle...une volupté de FRANEK librement mise en voix par Naïade via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
SEX-TU-ELLE
par Franek
_

Retrouvez le texte original via le profil de FRANEK auteur sur iPagination.



_
A l’instant précis où son corps se dévoile
De sa pudeur hésitante et virginale,
Ton désir prend corps et s’érige en colonne,
Cariatide d’un temple de Sodome
Gardant son entrée chaude et déjà mouillée.
La blancheur du marbre de sa peau dénudée
Est soulignée des cabochons bruns de ses seins
Qui appellent dressés, la caresse de tes mains
Qui se glissent, tremblantes entre les secrets
De sa chair troublée s’abandonnant à regret
Aux frémissements légers qui la font vibrer.
Impatient, tout ton être se tend, arqué.
Le moment espéré, béni, des prémisses
Où l’infini et l’espace s’évanouissent
Vient courir sur ses courbes qui prennent leur envol.
Pour un très long instant, le temps suspend son vol.
La rivière fuyante de ses cuisses inondées
Porte la barque pour Cythère abordé,
Que la rame de ton désir vous fait accoster.
Son bonheur ruisselle dans ta bouche assoiffée
Et sa source que ta langue vient taquiner
Déverse le flot où tu es le naufragé.
Accrochées à cette coupe de champagne
Millésimé, tes lèvres avides regagnent
Émues, le centre rougi de sa souffrance
Qu'elle caressait solitaire à l’enfance.
Mais ta bouche, ta langue ne suffisent plus
Pour escalader les marches d’un ciel perdu
Enfoui au fond de son ventre qui se creuse.
Ses mains agrippent ta rampe vigoureuse
Pour gravir les sept marches du firmament
Où se cachent les amours des vrais amants.
Puis arrive enfin, éblouissant, le divin
Soleil qui inonde sa grotte de satin
Accueillant dans un soupir, un râle étouffé
La lumière humide d’un flambeau érigé.
Le sublime va-et-vient de ta torche ardente
Fait étoiler sa rougeur incandescente
Dans la nuit des yeux fermés par des phantasmes
Étincelant à chaque coup, chaque spasme
Ravivant cette jouissance interminable
Perdue au fond de son ventre inondable.
Le ciel s’embrase sur l’écran rétine
Quand l’âme en fission vient couler serpentine
Au creuset où le lingot charnel fusionne
Dans un grand cri d’animal qui déraisonne.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - LE GRAND SAUT par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - LE GRAND SAUT par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
J'fais le saut de l'ange
c'est mon ultime challenge
Excusez si je vous dérange
J'me prends pour une mésange !

J'vous tire ma révérence
c'est juste la faute à pas de chance
Pardonnez mon inconvenance
j'ai oublié les régles de bienséance.

J'fais le grand saut
c'est mon dernier numéro
c'est juste une histoire de manque de pot
ça y est, j'm'élève tout en haut

J'me prends pour Superman
c'était juste mon programme
J'vois se rapprocher le macadam
c'est mon dernier sésame !

Dans un dernier cri
j'm'étale sur le parvis
je regarde d'en haut mes débris
J'me sens légère et en vie.

J'ai pris le large
j'étais en surcharge
Je sais que je suis barge
J'vous laisse à vos bavardages
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - LES CONQUISTADORS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - LES CONQUISTADORS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
merci à ma muse/ferronnier qui m'a soufflé quelques mots

Surtout, gardez un oeil sur vos coffres forts
Ils sont la preuve que vous êtes les plus forts
adulés sur la scène publique, on vous honore
Complet cravate, boutons de manchettes en or
vous redoublez sans cesse d'efforts
Qu'importe si, sur votre passage, vous piétinez quelques corps
ceux-ci, de toute façon, n'ont pas leur place dans votre décor
Vous affrétez votre jet sur un aéroport
visite de courtoisie à vos comparses jeteurs de sort
Sur votre hors-bord
Vous filez tel un météor
et quand une tache assombrit vos aurores
vous faites appel aux plus grands ténors
vous êtes tout propres au dehors
On s'efface devant vous dans les corridors
Vous êtes de ce monde, les conquistadors
Vous êtes tout ce que j'abhorre
Les chancres de ce monde que vous avez pris pour un drugstore
Vous vous repaissez des autres, abjects êtres retors
Sous votre carapace
votre coeur est de glace
vous n'êtes que des rapaces
dévorant à pleines dents nos carcasses
vous partouzez dans vos palaces
Scotch et dope avec ceux de votre race
D'un coup de fil, vous tendez vos nasses
à coups de fric, vous faites taire les menaces
derrière vos bureaux, vous vous sentez efficaces
mais vous n'êtes que des fantoches dégueulasses
Vous vous permettez toutes les audaces
un coup de gomme et des forêts s'effacent
J'vous trouve trop à l'aise dans vos godasses
J'vous le dis tout de go, sans volte-face

un jour, on vous piétinera comme des limaces
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - Les cités interdites par Les Eclosions Asynchrones via @ipagination

Ipagination - Les cités interdites par Les Eclosions Asynchrones via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
( Un texte de jeunesse, enregistré avec mon groupe de rock il y a quelques années.L'occasion idéale d'essayer l'outil plurimédia d'iPagination ! )
Cliquez sur la note de musique pour écouter : _


Dans les plus hautes tours
Des cités interdites
Se vautrent des vautours
Sur des tas de pépites
Ils s'usent le regard
A compter leurs milliards
Et leurs serres acérées
Amassent les billets

Les milices privées
Des cités interdites
Protègent la puissance
De rapaces pervers
Qui vendraient père et mère
Et frôlent la démence

Dans des déserts lointains
Coule à flots un or noir
Ça pue, ça colle aux mains
Mais ça vaut des dollars
Si un petit gangster
Veut une part du gâteau
Aussitôt c'est la guerre
On touche pas au magot !

Au-delà des remparts
Des cités interdites
On est un peu nerveux
Dès qu'on parle pétrole
Y'en a moins qui rigolent
Le pognon c'est sérieux

Au fond des limousines
Ils jouent les grands seigneurs
Pour des filles câlines
Qui leur font des douceurs
Quand tu viens de nulle part
Tu rêves de vivre là
Il faut travailler tard
Donner beaucoup de soi

Dans les quartiers secrets
Des cités interdites
La vie est plus facile
On peut se faire un nom
Une réputation
En quelques coups de fil

Les bâtisseurs d'empire
Ont aussi des soucis
A force de délire
Il faut payer le prix
Les requins en exil
Se cachent dans les îles
Et font des pieds de nez
A la maréchaussée

Loin de la protection
Des cités interdites
La vie n'est pas facile
On peut détruire un nom
Une réputation
En quelques coups de fil…
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - INCOMPREHENSION par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - INCOMPREHENSION par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
J'ai mal pour tous ces armements
donnés comme précieux cadeaux à des enfants
J'ai mal pour tous ces anonymes morts pour la patrie
courtes vies fauchées et vite ensevelies par l'oubli
J'ai mal pour toutes ces déhirures
pour tous ces Hommes que l'on torture

Dehors, il fait chaud
mais j'ai froid jusqu'aux os
dans un coin de mon cerveau
mes neurones jouent au Mikado

J'ai honte pour tous ces mensonges
proférés sans remords, et qui me rongent
J'en ai assez de tous ces boniments
qu'on me sert à longueur de temps
Je hais tous ces sourires factices
miroirs ne reflétant qu'immondices.

Dehors, le soleil brille
mais un chandail m'habille
Mes ondes cérébrales
dans un curieux dédale
ne captent plus aucun signal

Je m'évade de votre monde de chacals
sur les ailes de mes ivresses abyssales
Je déserte votre monde de vandales
Je me fais cigale
Et pas besoin de votre aval

pour me faire la malle.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - File d'attente pour téléphone sans fil par Mathieu Jaegert via @ipagination

Ipagination - File d'attente pour téléphone sans fil par Mathieu Jaegert via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Un rapide coup d’œil à la foule hystérique suffit à confirmer l’ultrabsurdité de notre époque connectée, et vice versa. C’est jour de lancement de l’I-phone 6 dans cette ville de l’Ouest américain qui accueille des milliers d’aficionados braillards tentant de ne pas perdre leur nord digital, et d’accéder à bon port, parmi lesquels le port USB. Si le monde avance sur la tête, eux ont bien les pieds sur le tapis rouge qu’on leur déroule et les doigts sur leurs smartphones. A leur visage illuminé - pour ne pas dire d’illuminés - on voit bien que leur quête de la meilleure résolution fait écran à une quelconque prise de bonnes résolutions. Pas de déconnexion en vue, mais la promesse, au bout de l’attente, de la crème de la crème, l’écran total, le graal de la téléphonie et sa panoplie intégrale d’applications marquées du sceau de la pelure de pomme.

La cohorte de fans s’ébroue, revisitant l’art de la file afin de célébrer un appareil qui en est dépourvu. L’accro aux crocs acérés piétine, collé-serré à ses semblables et à son futur ex- mobile. Cependant, pour éviter tout accroc avant la rencontre de l’icône, la foule iconoclaste se voit proposer des I-cônes de glace. Quand on les observe, aucun doute possible, cette avancée dite majeure ne sera pas mise à l’index de sitôt. Le pouce a de beaux jours devant lui et une diagonale d’avance sur un éventuel remplaçant. Tous payeront rubis sur l’ongle du doigt de leur choix, comptant et contents de leur prise. Plusieurs centaines d’euros pour mettre au placard un téléphone passé de mode et pourtant en très bon état de marche. Ça fait cher la diagonale !

Mais qu’espèrent-ils une fois l’objet en poche ? Un regain de sex-apple ? Des contacts virtuels toujours plus nombreux en tapotant sur la vitre froide ? Une illusoire puissance? Ne confondent-ils pas tendance et dépendance, affection et infection ? A la sortie, ils réaffirment tous leur sentiment d’appartenance à une communauté. Celle de la firme à la pomme. En réalité, à la façon dont ils peinent à couper le cordon, on comprend la proximité d’une forme d’I-coutumance ! Et pour cause, comment voulez-vous alimenter la bête si elle n’est pas branchée au secteur ? Alimentaire et cher Watt ! Comme quoi, un smartphone est à la fois en charge (souvent) et une charge (toujours) !

Pour ces irréductibles, c’est la même rengaine : difficile de gagner en autonomie sans rompre le lien avec l’appareil.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - « Anathème » (News : Illustration personnelle) par Anna Logon via @ipagination

Ipagination - « Anathème »    (News : Illustration personnelle) par Anna Logon via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Illustration par l'Auteure - d'après "Le Cri" de Rodin



Comme l’éclat de la poudre des grandes ensorceleuses
Vous faisiez de mes nuits mille et une évasions.
De vos corps opiacés, vous dirigiez mes sens,
Vos philtres les plus sombres régalaient mes extases.
Vous enflammiez mon âme au désir sybarite,
M’éveillant aux matins en poète prodige
Jetant sur le papier mes troublantes passions.
Tous alors s’arrachaient mes rimes paradisiaques.
Je respirais l’avis des hommages divins,
Tout Paris à mes pieds acclamait mes ivresses.

Vous désirant félines, vous deveniez chacals
Plantant vos crocs acerbes au cœur de ma chair.
Où êtes-vous mes muses, mes belles libertines
Aux gorges désireuses et voluptés sucrées,
Folâtrant sur mon torse, revigorant ma plume
Étourdie aux lueurs dansantes du crépuscule ?
Sans vous, ne suis plus qu’une attente fiévreuse,
Une rage bâillonnée condamnée à l’errance,
Poète devenu fou à jamais incompris.
Qu’ai-je donc tant écrit pour qu’on me répudie ?
Aujourd’hui c’est les vers qui me rongent et me tuent,
Quand ma prose sent la mort et l’agonie funeste.
Tout Paris à mon cou réclame l’échafaud.



Anna - 21 Juin 2014 ©
Atelier « Spleen » - iPagination
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - LA GRANDE FOIRE par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Cette impuissance à dire les mots
tapis au fin fond du cerveau
et qui fait de la vie un fléau

Ce malaise à pouvoir dire tout haut
ces pensées rongeant et dévorant les os
et qui fait de la vie un chaos.

Cette incapacité à canaliser les maux
les broyer, les extirper de sa peau
et qui fait de la vie un fardeau.

Pestilence des temps modernes, épisodes nocifs
Perpétuelle quête des écorchés vifs
allant droit au rendez-vous de tous les récifs
C'est de la maladie, le tri sélectif !

Ouvir, psychanaliser, diagnostiquer l'Ego
Grande distribution de cachets à gogo !
Y'en aura pour tous, les grands et même les marmots !

Putréfaction des temps modernes, troubles caractéristiques
C'est la foire à la camisole chimique
Y'aura même du rab pour les sceptiques !!

Schizos, psychos, paranos
Par ici les promos
On vend même par lots
l'arrivée du médoc nouveau !!!
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - Veuillez (micropoésie) par Charasse Evelyne via @ipagination

Ipagination - Veuillez (micropoésie) par Charasse Evelyne via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Veuillez
Vous
Etreindre
En
Entrant
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - Jeanine... me toise! par necromongers via @ipagination

Ipagination - Jeanine... me toise! par necromongers via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
J’ai dans mon tiroir, une araignée du placard.
Appelons-là Jeanine.
Jeanine, vis ta vie !
Jeanine pars, l’amour est dans l’pré !
Jeanine cherche des jours et des vies !
Jeanine à Dallas où à Melrose Place !
Jeanine sans moi, plus belle la vie !
Jeanine, les feux de l’amour ça chauffe !
Jeanine, tu serais mieux à la Côte Ouest !
Jeanine, pense à ta Dynastie !
Jeanine loin de moi, amour, gloire et beauté !
Jeanine pas l’choix, c’est direct Santa Barbara !
Jeanine, tu préfères Beverly Hills ?

Mais Jeanine elle est pas comme ça.
On peut pas lui servir une soupe d’opéra bastringue.
Et puis, j’avoue, j’ai un peu menti.
Jeanine habite dans la poubelle de mes chiottes.

Elle a quitté sa toile en laissant la carcasse de son mâle.
Jeanine n’a pas peur des rouleaux cartonnés,
Faut dire que la couleur d’avant… elle s’en fout.

Jeanine a tout laissé, elle fait les 3/8 même si c’est à chier.
A part la lumière qui fait de nous des étrangers,
Jeanine sait bien que je ne fermerai jamais la poubelle.
Je sais bien que dans sa laideur elle est la plus belle.

Au final, nous ne nous ferons pas une cagadée de brassée,
Ni de tournures de bras à l’enfilade sur la toile.
Chacun de notre côté chemin fera, juste un zieuté,
Juste une shampouinade ratiboisée de regards interloqués.

Mais enfin, Jeanine, quand même, quelle idée t’a frisée ?
Pourquoi là ? A l’orée de mon PQ ? Tu vas te salir les pattes !
J’aurai désormais une pensée pour toi, tant que tu seras là.
Je ne m’en irai jamais sans t’avoir essuyée du regard.

Jeanine, elle est comme une oubliée qu’est perdue, obligée de rentrer à nuit pattes !
Pile au poil accrochée au fil du cul, elle dérive en animal.
Toujours méritante et volontaire, effilée comme on toise.
Sportive et tentaculaire, olympique à l’arachnée.

Jeanine, t’es pas Mélusine mais change rien !
Surveille la montée des rouleaux,
Trop haut nous rapprocherait.
Je t’aime mais plus loin.

©Necromongers
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - A LA VITRE par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - A LA VITRE par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
A la vitre, un petit garçon
regarde passer une à une les saisons
Il ne bouge pas, ne sourit pas
Tout simplement, sans mot dire, il est là
Il vit de ses rêves distordus
sans comprendre, que déjà son enfance est perdue
Il ne sait pas qu'il n'est plus qu'un dossier
que manient les blouses blanches et les infirmiers

A la vitre, un petit garçon
oublie qu'il a seulement encore un nom
Le monde des grands est si rétréci
qu'ils n'ont pas compris ce qu'un jour, ses yeux ont dit
qu'il ne voulait plus de cette drôle de vie
qui lui avait enlevé sa maman chérie
Alors, il a décidé de se taire
et s'est assis par terre

A la vitre un petit garçon
est soudain saisi d'un frisson
des images viennent hanter sa vie brisée
C'était un soir d'été
les cigales chantaient dans les blés
Sa maman n'a pas vu le train arriver
Sa mémoire est encombrées d'images ensanglantées
Sa petite main griffe la surface vitrée

A la vitre, un petit garçon
enfermé à vie dans sa prison
Pourtant, son regard erre par-delà le grillage
scrute, au loin un hypothétique paysage
sans aucun nuage, sans aucun orage
Alors avec des beaux crayons multicolores
il prend une feuille et dessine un merveilleux décor
dans lequel jamais rien ne serait mort.

A la vitre, un petit garçon

s'est inventé un nouvel horizon
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - SONATE AU CLAIR DE MER par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - SONATE AU CLAIR DE MER par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Baudelaire « Les Fleurs du Mal ».
Dans le poème intitulé « La Musique », il débute par cette phrase :
« La musique souvent me prend comme une mer ! ».
Le défi pour vous en ce week-end sera de nous expliquer quelle est la musique qui vous emporte au creux des vagues ou vous élève au sommet des crêtes. En rime ou en prose, à votre guise, dressez un tableau littéraire mêlant étroitement le maritime et le musical.

A vos archets !
Défi proposé et animé par Aubrée, co-animé par Ellya. Affiche crée par Ophelie


Sur l'océan de mes tracas
je vais valser mes mots en éclats
je mets un point d'orgue à mes aléas
et je rocke sur les flots houleux de mes tracas
Les embruns me donnent le la
et je sarabande en toccata
tandis que l'écume dessine d'étranges mandalas
je virevolte tout en m'accrochant au mât.

Sur la mer démontée de mes émois
je croche mon coeur à ta foi
seule sur ma coquille de noix
le flux marin me mène vers toi
je bémole mes peurs et mes effrois
et finis par mettre un bécarre à mes désarrois
Le vent salé me guide, confiante, vers ta voie
afin que je m'engamme à ta loi

Finalement, j'arrive à mon bon port
le métronome tic-taque le diapason de nos accords
j'arpège mon coeur sur chaque partie de ton corps

et viens me réfugier au creux de ton décor.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - P'TIT COEUR D'ENFANT par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - P'TIT COEUR D'ENFANT par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Ce récit est l'histoire de mon compagnon et tout y est authentique, je voulais lui rendre hommage de son vivant !!!
Il est là avec son frère et ses soeurs
serrant sa p'tite valise contre son coeur
Son regard se perd dans le brouhaha du port
inconscient de son pauvre p'tit sort
Mohamed, Mouloud et tous ses amis
ne seront bientôt plus que souvenirs jaunis.
La guerre a ravagé son pays
On ne veut plus de sa famille
Pourtant Yasmina s'est levée tôt
pour attendre avec lui le grand bateau
Yasmina, c'est son p'tit amour
Sur un olivier, il a gravé "pour toujours"
Pourtant il a vu le sang dans les caniveaux
il a entendu des bombes, les échos
puis aussi les cris, la fureur
et son p'tit coeur a eu souvent peur.

Il est là, avec toute sa famille complète
tenant la p'tite main de Yasmina et redressant la tête
Il ne comprend pas pourquoi il faut partir
quitter son pays, l'Algérie, c'était tout son avenir
Un jour, l'épicière lui avait dit "sale pied-noir"
Il avait regardé ses pieds, son p'tit coeur empli de désespoir
Un grand navire en partance
l'emmènera vers l'inconnu, la France
Il ne sait pas qu'il connaîtra les errances
d'un p'tit coeur en rupture d'existence
il ne sait pas qu'il connaîtra l'impudence
les insultes, le mépris des autres pour sa descendance
il ne sait pas le chemin de souffrance
d'un petit coeur en mal d'indépendance
Son pays à lui, c'était cette pointe d'Afrique

Son Algérie, pour son p'tit coeur, c'était son Amérique.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - Les yeux de Nina. par etsetaire via @ipagination

Ipagination - Les yeux de Nina. par etsetaire via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Mustafa Kandirali : Kandira Karsilamasi

_

aujourd'hui j'ai r'vu Nina...
j'lai r'vu de loin
en proie blessée
aux r'gards blafards
elle f'sait l'trottoir

emmitouflée
d'sa peau d'chagrin
aux allures d'putain
qu'à plus l'entrain,
elle tendait la main
sans trop y croire

j'la vois encore
le r'gard givré
les yeux en boutons,
poussant l'menton
vers ces p'auves types
qu'oublient son nom

toute grimée
comme une poupée
laissée d'côté
ses yeux coulant
d'peinture à l'eau

son drôle d'oiseau
en peau de crocro
l'a mal menée
l'a j'tée toute nue
sur le cailloux
pour s'faire du blé


j'ai pas osé
m'en approcher
d'sa main tendue...
j'ai pas osé
pas essayer
d'rattraper
l' bonheur perdu...


j'rviendrai demain
sur c'bout d'miroir
j'pissrai tout d'bout
comme un bonhomme
j'noierai l'poison

et j'lui dirai...
ouai...
j'lui dirai
qu'elle est toujours
aussi jolie...
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Le Mur d'Expression Poétique

Le Mur d'Expression Poétique | EPONINE52 | Scoop.it

Bienvenue sur le MEP !

 

La poésie est un réservoir infini : autant de poèmes qu'il y a de poèmes possibles.

Le Mur d'Expression Poétique est fait pour vous et est fait par vous. C'est de vous dont il parle. A condition que vous y exposiez ce* qui vous inspire, ce qui vous touche, vous réjouit, ce qui vous émeut, vous fait trembler, vous console, vous regaillardit, ce qui vous renverse ou vous épate ... à tel point que vous souhaitiez le partager à travers les jongleries verbales de la poésie.

 

N'hésitez pas à faire connaître le MEP pour que l'"art de faire le mur" - je mets provisoirement l'expression entre guillemets pour dire l'action et le lieu - intrigue, se renouvelle, se développe et transporte la poésie loin de ses assiègements.


Lauriane Stengers, artiste en résidence de La BibliotheK Sauvage

* texte, citation, photographie, illustration, vidéo

 

www.facebook.com/groups/murexpressionpoetique

 

more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - MOTS INTERDITS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - MOTS INTERDITS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Il est des mots qu'on ne peut pas trouver
soit ils sont trop bien cachés
ou alors faudrait-il les inventer
Des mots qui diraient l'âme à vif
d'un coeur captif
s'échouant sans cesse sur le récif.
Des mots qui diraient le coeur orphelin
d'une âme chagrin
se mêlant continuellement aux embruns.

Il est des mots qui n'existent pas
tout simplement ils ne sont pas là
trop assourdissants pour dire les ineptes fracas
Des mots qui diraient la vie d'un paria
soumis aux injures et aux crachats
parcours d'une histoire qui vole en éclats
Les mots qui diraient les implacables aléas
d'un homme dont le foyer se résume à quelques planches en fatras
illusion, ombre famélique errant dans les rues d'une quelconque favela.

Il est des mots au goût salé
et à la saveur amère
des mots qu'on ne devrait jamais usiter
des mots qui riment trop avec misère
et que l'on devrait taire
mais pourtant, on ne peut rien y faire.

Alors il nous faut les dire
pour suspendre la souffrance le temps d'un soupir
partager mais pour surtout sincèrement compatir
C'est le moins que l'on puisse dire
ou bien encore simplement les écrire.
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - JOURNÉE D'UNE RACINE ANONYME par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - JOURNÉE D'UNE RACINE ANONYME par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Atelier du 15 au 26 septembre 2014, sujet proposés par Christian Vincent et Aubrée
Racontez une journée de travail à la manière de Racine en 24 alexandrins


Le matin, lavée, habillée, vite un café
le premier mais pas le dernier de ma journée
Je cours dans mon bureau et y reste enfermée
d'ineptes articles à écrire, il faut bien manger !
Mots clés à usiter, insérer, seriner
le client, l'appâter, le pieger, à gerber !
Mais pourtant les factures, il faut bien les régler
alors continuer à baratiner, vanter
Fichu boulot, je vais l'envoyer balader !

Mais déjà midi arrive, sur le pouce, manger
Retour au bureau mais cette fois me délasser
Lire, réfléchir, s'évader par les mots postés
Commenter, partager, les amis, retrouver
mais toujours par la douce musique enveloppée

Déjà dix-sept heures, j'ai pas vu le temps passer
Remettre mes deux pieds dans la réalité
Tâches ménagères, quelle horreur, pas ma tasse de thé !
Vites expédiées pour ma forêt la retrouver
Jouer, courir, toujours de ma chienne accompagnée !

Vingt heures, mon chéri a préparé le souper
La table débarrassée, vaisselle à laver
Retour dans mon bureau, musique ensorcelée
Des mots à attraper, des idées à coucher

Sonnent les heures au clocher, je te maudis Morphée !
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - Ainsi soit elle par fredosept via @ipagination

Ipagination - Ainsi soit elle par fredosept via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Sans mots dire...
Écrire !
Sans ces cris...
Sens... taire,
Exprimer l' air
S' escrimer : " Terre ! "

Ainsi soit elle !

Rare et superficie ciel,

Ainsi soit elle.

Terre à taire
Exemplaire
Doucement.

Terrain de mer,
Terreau de mère
Comme plus beau phare
Comme regard de L' une
En chevet du soir,
En lampe de secour
Sans danger pour l' âme...
De l' amour.


Ainsi soit celle...
Qui, s'enflame !
Tenant ferme la lame
De fond...
Coupant espoir
Telle l' épée à sa lame, à Salam...
Comme une reine donne pardon.

Ainsi soit elle !
Plus forte en coeur
Quand coeur... elle.
Querelle d' où l' heure
Sortes douleurs
Du corps et des mots d'elle
Qu'elle modèle
En douceur.

Ainsi soit elle !
Réelle et illusion
Déesse sempiternelle
D'amours pieux sans raison.
Ainsi soit elle !
Femme minière
De l' oraison.

Ainsi soit l' aile
Qui m' envole
Pour... en prison !

Ainsi soit sel !
Ainsi soit miel !
Ainsi soit rebelle
Ma prière, ma foi nouvelle,
Mon unique péché,
Mon erreur, l' innocente
Ma condamnation anticipée,
Le choix tronqué
L' existence,
La naissance...
L' oubli.. lié.


Ainsi soit d'elle !
Mon participe côté
Le sujet et son verbe
Le complet composé...

L' exemplaire innachevé.

Ainsi soit elle !
Ma guerrière
Ma guerre hier
Ma paix paire
Et les sangs versés.

Ainsi soit d'elle !
la naissance !
La mère, maternité...
Ainsi soit d'elle
La religion
Les prophètes fêtés
Tout les Dieux
Et leurs unique ancêtre
Ainsi soit elle...
Ma mère !
Mamelles partagées...
Mon féminin pair !
Ma première
Mon commencé.

Ainsi soit elle !
Celle par qui l' homme
Est appelé !
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - « Abîme-moi » par Anna Logon via @ipagination

Ipagination - « Abîme-moi » par Anna Logon via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Les ténèbres faufilent leurs heures mortifères,
S’agrippent, engeôlant cette inutile carcasse.
Les mirages s’immiscent, torturent ce corps perdu,
Revêtu d’une toge aux vains éclats d’alcôve.
Quand regard et esprit se noient à l’auréole lunaire,
Aux blancheurs viatiques se jouant au plafond.
Si la couche se vide, autant qu’elle se découche.
Aimanté de visions pour le moins chimériques,
Alors le cœur vidange ses délicieux mirages.
S’il ne bat que d’un seul ventricule,
Puisse-t-il devenir sourd à l’unique oreillette.
Que s’ouvre enfin l’escalier des enfers béants,
Qu’entre les tempes se sculpte la funeste destinée.
Faire de chaque marche une scarification,
Taillant doucement chair en lambeaux de peau morte.
Depuis le temps que je joue avec elle,
Bientôt, je sais, c'est elle qui gagnera.
Doux concept caressé fera réalité.
À force de badinage, la mort saura me kidnapper.
Sans prévenir, face à elle, je jetterai l’éponge.
Car au poker menteur, elle saura me plumer.
Au chat à la souris, toujours le chat vaincra.
Un jour sans crier gare, la lame prendra mon cou
Sans être tentative, mais unique réussite.
Nulle désespérée alarme, un triomphe assuré.
Que vaut-il mieux alors ? Bouffer à s’exploser la panse ?
Boire d’enivrants brouillards? S’opiacer lâchement ?
Naviguer sibyllin vers d’inéluctables abîmes,
Quand le cœur fissuré ne bat plus que d’une valve.
Faire semblant de vivre, est-ce vraiment exister ?
Quels maux, finalement, hurleraient le plus fort ?


Aujourd’hui encore je la quitte dès l’aube,
Mes forces abandonnées dans le rouge de mes larmes.
Même si mes nuits sont courtes, je me réveillerai
À l’ombre de cette hydre qui sait hanter mes heures,
En grimaces macabres qui ne savent se taire,
Se réveiller encore avec toujours le goût
Acidifiant mes tripes, me rappelant demain,
De son fiel coulant sur le bord de mes lèvres.
Pourtant je sais, un jour ce ne sera plus jeu,
Bientôt, elle m'abîmera.



Anna – 13 septembre 2014 ©
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - PATCHWORK par AGATHE via @ipagination

Ipagination - PATCHWORK par AGATHE via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
PATCHWORK


Je couds en usine
Des cœurs de feutrine,
Des pace-maker en laine
Pour les palpitants en froid,
Les presque-morts de peine…

Parfois je faufile
Un myocarde qui fibrille
D’un fil de flanelle,
Pour éviter l’arrêt
D’une nécrose mortelle.

C’est pas de la hot couture,
Pourtant on vient de loin,
Essayer mes patchs
Cousus main…


Quand l’étoffe fragile
D’un tissu hémophile
Risque l’accroc mortel,
Je tisse au fil de moi
Des pièces de dentelle.

Je ravaude, renforce
Tricote une autre écorce.
Du bout de mon aiguille
A petits points froncés,
J’ajoute une résille.

C’est pas de la hot couture,
Pourtant on vient de loin,
Essayer mes patchs
Cousus main...

J’ai posé un patchwork
Sur ton cœur en choc,
Là où tu avais froid.
A tes yeux j’ai bien vu
Que je te faisais du bien.

Pour bien te réchauffer
J’ai découpé des baisers,
Les ai froncés en smocks
J’ai imprimé mon amour
Pour faire électrochoc

C’est pas de la hot couture
Pourtant on vient de loin,
Essayer mes patchs
Cousus main...


Agathe -14 07 2014
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - On passera des lunes ! par Louyse LARIE via @ipagination

Ipagination - On passera des lunes ! par Louyse LARIE via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Quelques mots s'imposent pour vous expliquer la nature de ce texte.
Jean-Marc (Administrateur) qui a quitté le site en début d'année, m'avait proposé d'écrire un texte sur le thème de la caricature, et de l'illustrer d'un croquis d'enfant (croquis que je fais d'un seul jet au stylo bille), afin de le destiner aux enfants du site ÉducationIPAGINATION, dans lequel je suis animatrice. Notre sympathique "Singe malicieux" comme il se désignait sur le site étant parti avant que je ne puisse le publier, mon texte est resté au fond d'un tiroir. Après un échange avec Liliane Baron, Administratrice dudit site, il s'est avéré que le thème caricature n'était plus d'actualité. J'ai donc décidé de le publier en ce lieu destiné aux GRANDS ENFANTS que nous sommes. En conséquence, j'ai fait le choix en cette rentrée 2014 de le sortir de mon tiroir avant qu'il ne devienne suranné, et comme le dit l'adage "Rendons à César ce qui est à César"; je le dédie très chaleureusement à Jean-Marc qui savait jouer de son âme d'enfant sur le site, à qui il revient en toute amitié pour avoir stimulé ma motivation ainsi que pour le bon état d'esprit et la dynamique qu'il a su impulser au sein de l'équipe.
Louyse

On passera des lunes !

Croquis ébauché au stylo bille
Louyse Larie


Il était une fois un petit bonhomme à la frimousse parsemée d'étoiles rousses !
On le disait étrange et dans sa bulle !
Bien que de nature peu bavarde, il lui prit l'envie de vider son cœur du trop plein un jour de vent sucré !

" Quelle drôle d'idée fut celle de mon père de me nommer Barnabé !
- À l'école, on m'appelle l'Épouvantail ou Poils de châtaigne, on me regarde comme si j'étais un phénomène !
- Il est vrai que je suis coiffé d'une épaisse tignasse hirsute, tandis que les enfants pour la plupart exposent de fines mèches sur le crâne, gommées au gel ultra fixant, selon la coupe très tendance !
- Mes joues colorées ressemblent davantage à des collines bien dodues.
- Une pâte d'oie balafre celle de gauche depuis ma naissance, et des poussières ombrées constellent mes pommettes joufflues !

- Je voudrais oublier les éventails qui me servent d'oreilles !
- On ne voit qu'eux !
- À tel point qu'à force de laisser pousser une toison complice pour les camoufler, ma bouille rondouillarde frise le ridicule.
- On dirait un champ de corbeaux en bataille !

- Mon petit nez se retrousse comme s'il faisait des pieds de nez et voulait décrocher les toiles d'araignée au plafond !
- Il est bien trop hardi que ce que je ne saurais le rendre plus discret, pour moi qui ne trouve refuge que dans les trous de souris !

- Je zézaye et j'ai la langue qui fourche dès que je dis le moindre mot !

- Sans compter mes yeux de teinte claire écarquillés qui transforment mon regard quelque peu oblique, pour mieux cautionner les mystères en un hublot ouvert sur le monde, avec en prime des sourcils formant des arcs-en-ciel en biseau sur un front bombé tel un potiron rose.

- Par dessus le marché, quand je souris et que ma vivacité embrase mes prunelles, ma bouche grimaçante affiche une rangée de râteaux en zigzag, plutôt que des dents de lait polies comme celles des autres enfants.
- C'est sûr que la grimace flotte davantage sur mes lèvres que le sourire, mes camarades de classe se moquent de moi à loisir !

- Pour autant, il parait que je possède des armes secrètes qu'ils n'ont pas !
- Il se dit que dans le reflet de mes yeux jailli de la palette du ciel, on y perçoit des papillons de satin qui s'illuminent comme des vers luisants, que l'on chevauche à volonté pour dessiner le chemin du rêve !

- Je comprends mieux que je puisse repeindre de mes cils roux les nuages lorsque je contemple le soleil, mais aussi pourquoi je peux m'envelopper d'un rideau de neige sur un tapis de saisons sans avoir froid, car elles ne me trahissent jamais parce que je laisse dormir la nuit !

- Mes livres sont mes oreillers, mes oreilles gigantesques s'y blottissent, appréciant le doux confort - j'en oublie même leur disgrâce !

- Fagoté bizarrement, je sais ! Je le suis !
-Oui, ma mère s'obstine à m'affubler d'un nœud papillon rayé et d'un pantalon de velours hiver comme été, sous prétexte que ça me rend élégant, alors que la plupart des écoliers portent des survêtements en vogue. Ce qui renforce le festival des moqueries au grand galop, à mon grand désespoir !

- Mais j'ai les guiboles très lestes et j'en use comme des ressorts !
- Je traverse un tunnel de ronces sans une égratignure et je protège mon corps de toutes blessures, pendant que les gamins de la ville ont la hantise de la bogue et de la nature imprévisible.

- C'est ainsi que j'utilise ma cervelle aussi bien que mes muscles pour me faire accepter, et que j'anime mon semblant de sourire naissant d'un air amusé, car je suis l'as de numéros de haute voltige, tant il est vrai que l'on découvre ma grande agilité !
- À croire que j'ai hérité de pouvoirs que n'ont pas les autres !

- J'habite dans une grande caravane !
Les sorcières y séjournent secrètement et récoltent à la pelle mes larmes autant que mes joies, qu'elles recueillent soigneusement dans un coffret comme de précieuses pierres.

- Vous l'aurez compris, toutes les occasions me sont offertes pour monter à califourchon sur l'une d'entre elles, lorsqu'il leur arrive de deviner l'odeur humide de l'un de mes chagrins muet, car elles savent que mon cœur ne fabrique pas la cruauté, mais des bulles de tendresse et qu'il bat la mesure de l'amitié !

- Et mes yeux s'embuent comme tout le monde, tandis que les soirs de firmament, mes mains nouées à celles de mes copains se réjouissent de la joie de la ronde enfantine !

- Pourtant, dans la cour de récréation, on me fuit et on se moque de mes oreilles d'éléphant, mais l'on recherche ma compagnie en contre partie sur les terrains de jeux ou lors de sorties en campagne grâce à mes prouesses sportives.

- Nos différences ne forment alors plus de barrières entre nous ; bien au contraire, elles les font tomber et tissent le lien, celui que les adultes déclarent vital sans se donner les moyens de le créer.

- Et ce, dans le meilleur des cas, le regard de mes copains sur moi change totalement !

- C'est dire que chacun possède ce que l'autre n'a pas, y compris ceux qui semblent les plus fragiles et les plus démunis."


On passera des lunes avant que le territoire de l'enfance ne devienne plus conciliant, et il s'y trompera encore sans revoir pour autant les codes du clan des bambins, mais le temps se chargera de changer le cours des choses !



Le 27/02/2014



-
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - A Eponine par cros roselyne via @ipagination

Ipagination - A Eponine par cros roselyne via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
Chat pitre, dis donc

Comme un gant il nous résume

C’est ch’ami aussi !
more...
No comment yet.
Scooped by Eponine Millot-conte
Scoop.it!

Ipagination - FRAGMENTS D’INSTANTANÉS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination

Ipagination - FRAGMENTS D’INSTANTANÉS par MILLOT-CONTE Christine via @ipagination | EPONINE52 | Scoop.it
C'est juste une image dans une salle de classe
Juste une classe, où des enfants, tirant la langue, s'appliquent
Quand soudain, de toutes parts surgit la menace
Fer et feu font valser loin de la cour les portiques
Des cendres, on retrouva juste des petits corps faméliques
Combien encore d'innocences sacrifiées sur le bûcher des hérétiques ?

C'est juste l'image d'une femme sur le quai d'une gare
Juste une gare, où se cotoient toutes les partances
Quand soudain arrive le train dans le matin blafard
La locomotive pulvérisa la femme, qui s'était jetée dans la mouvance
Des débris, on retrouva juste des oripeaux de souffrance
Combien encore d'êtres sacrifiés sur le bûcher de l'indifférence ?

C'est juste l'image d'un homme dans une rue, la nuit
Juste une rue où sous un porche, une silhouette est tapie
Quand soudain, prestement, un couteau jaillit de son étui
La lame s'enfonce dans la chair encore et encore sans répit
Figé dans le hasard, on retrouva juste un corps ensanglanté sans vie
Combien encore d'hommes sacrifiés sur le bûcher de la xénophobie ?

Souffrances, indifférences, intolérances
Combien encore de sang versé dans la violence ?
Turpitudes, multitudes, solitudes
Combien encore de vies brisées par l'habitude ?

Instantanés, bribes d'existences fauchées
vite oubliées par le dernier scoop télévisé.
more...
No comment yet.