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Un rassemblement parisien de soutien à Gaza vire à l'explosion de violences

Un rassemblement parisien de soutien à Gaza vire à l'explosion de violences | Epic pics | Scoop.it
De spectaculaires affrontements ont opposé samedi des individus aux forces de l'ordre dans plusieurs rues du nord de Paris, après une tentative de manifestation en soutien aux populations de Gaza, interdite par les autorités.

Malgré l'interdiction prononcée par les autorités, de nombreux militants propalestiniens se sont rassemblés samedi après-midi à Barbès dans le nord de Paris, pour exprimer leur soutien aux Palestiniens de Gaza. Munis de pancartes, ils scandaient: «Palestine vivra, Palestine vaincra» ou encore «Israël assassin, Hollande complice», sous l'oeil des CRS qui ont commencé à se positionner dès leur arrivée vers 14h30. Selon un journaliste du Figaro présent sur place et des photos de l'AFP, des personnes ont brûlé plusieurs drapeaux israéliens.

Jets de projectiles sur les CRS

Vers 16H00, la situation a commencé à dégénérer. Partis de Barbès vers Château-Rouge, des manifestants se sont retrouvés bloqués par la police. Ils ont alors formé une chaîne humaine face aux CRS pour protéger les manifestants, a rapporté un de nos journalistes.



Puis, des manifestants ont commencé par jeter des pétards, cailloux et autres projectiles sur les CRS, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Des manifestants se sont alors mis en retrait, trouvant refuge chez des commerçants qui avaient pour certains abaissé leurs rideaux, ou dans des halls d'immeuble. Asma et Ouahiba jeunes manifestantes de 25 et 26 ans venues de Pantin: «On nous attaque comme du bétail. C'est ça la France? On a le droit de manifester. On n'est pas venues avec des armes». Fathi, un commerçant qui tient une quincaillerie, boulevard Barbès, s'énerve: «On est obligé de se terrer comme des rats. C'est lamentable, en plus c'est un gouvernement de gauche. C'est le pouvoir qui est responsable de ça. Interdire la manifestation c'est mettre de l'huile sur le feu».


Une cinquantaine de manifestants seraient néanmoins restés sur place «pour en découdre avec les CRS» et affronter la Ligue de défense juive (LDJ), a rapporté sur Twitter un journaliste de Libération. Des individus ont commencé à se saisir de tout objet pouvant servir de projectile (poubelles renversées, pavé, bout de bois de palette). Un de nos journalistes a constaté que des pneux avaient été brûlés sur la chaussée, tapissée de pierre, de verre brisé et de cartouches de gaz lacrymogène. Des manifestants arrachaient des morceaux de bitume, des poubelles ont été brûlées, une cabine téléphonique et des supports publicitaires de la mairie brisés.

En fin d'après-midi, des manifestants continuaient à jeter des pierres boulevard Barbès pendant que d'autres montaient des barricades pour poursuivre les affrontements, rapportait un journaliste de Libération, après une brève accalmie. Les yeux brûlés par les gaz lacrymogènes, la bouche et le nez souvent dissimulés, les dizaines de manifestants toujours présents refusaient de quitter les lieux. Peu avant 20h, un calme relatif régnait sur place. Vers 20h, des CRS avaient du mal à évacuer les «casseurs». «Il y a beaucoup de profils de banlieue», indique une source policière au Figaro.

41 interpellations et plusieurs blessés

Selon un premier bilan, il y aurait au moins deux blessés. L'un de nos journaliste a vu des pompiers prendre en charge une femme blessée à la main tandis que l'AFP rapporte le cas d'un homme ensanglanté au niveau du bassin. Côté force de l'ordre, 13 policiers ont été blessés, selon une source policière.

A 20H00, 41 personnes avaient été interpellées pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage, selon nos informations. Toujours selon des sources policières, ils étaient au moins un millier au rendez-vous. Pour les organisateurs, entre 5.000 et 10.000. Au total, 200 policiers de la BAC ont été mobilisés sur la journée de samedi, selon la préfecture qui n'a pas communiqué le reste des effectifs.


Hidalgo appelle à l'apaisement

Dans une série de tweets, Anne Hidalgo a condamné «avec la plus grande fermeté» les «violences» qui ont eu lieu dans le XVIIIe arrondissement en marge de la manifestation. «J'appelle a l'apaisement et à l'expression pacifique des convictions dans le respect des principes républicains qui nous rassemblent», a encore déclaré l'élue en milieu de soirée. Elle a également «salué l'action des forces de l'ordre qui ont permis de limiter les conséquences de ces graves incidents».

Pour sa part, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), qui était le seul parti à avoir appelé à la manifestation, a estimé samedi dans un communiqué que «la solidarité avec le peuple palestinien avait gagné». Selon lui, «en interdisant dans plusieurs villes et notamment à Paris, les manifestations de solidarité avec la Palestine, Hollande et le gouvernement Valls ont enclenché une épreuve de force qu'ils ont finalement perdue». Le NPA a également condamné «les violences policières qui se sont déroulées ce soir à Barbès» et évoque une nouvelle manifestation mercredi prochain.



Une interdiction «illégitime et scandaleuse»

Le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, qui avait interdit le rassemblement vendredi, avait appelé samedi matin à ne pas s'y rendre. Si des manifestants «ou des contre-manifestants», tentaient d'y participer, ils prendraient le risque «d'être contrôlés, interpellés et remis à la justice», a-t-il prévenu. Le président de la République en personne a même lancé un avertissement depuis le Tchad où il est en visite officielle.

Malgré les avertissements des autorités, le NPA, l'un des organisateurs, a maintenu son appel au rassemblement. «La solidarité avec les Palestiniens doit pouvoir s'exprimer à Paris», avait expliqué samedi à l'AFP Sandra Demarcq, membre de la direction du NPA, qui juge l'interdiction «illégitime et scandaleuse». Les manifestants «connaissent les risques, mais on considère que cette interdiction est une attaque contre un droit démocratique et élémentaire», avait affirmé Sandra Demarcq. Le fait d'organiser un rassemblement interdit est passible d'une peine de six mois de prison et de 7500 euros d'amende.

Deux autres manifestations à Sarcelles et Nice ont également été interdites. Ailleurs en France, des manifestations étaient aussi prévues dans une quinzaine d'autres villes, dont Marseille, Lille, Lyon, Nîmes et Montpellier. A Strasbourg, il serait environ 1200 manifestants, rapporte France 2, citant des chiffres de la Police.


Face à l'interdiction, certaines organisations prévoient une autre manifestation en soutien aux Palestiniens de Gaza mercredi soir à Paris, place de la République.

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Un Airbus A380 forme un sapin de Noël dans le ciel allemand

Un Airbus A380 forme un sapin de Noël dans le ciel allemand | Epic pics | Scoop.it
Un A380 a suivi un itinéraire en forme de sapin de Noël, mercredi 13 décembre 2017. (© Capture d’écran flightradar24)

C’est Noël avant l’heure chez Airbus ! Plutôt que du traditionnel sapin qui trône habituellement dans le salon, l’avionneur européen qui fait la fierté de Toulouse a saisi l’occasion d’un vol d’essai en Allemagne pour former un sapin de Noël pour le moins original. 

 

Un beau sapin de Noël 

Depuis la piste de décollage de l’aéroport d’Hambourg, mercredi 13 décembre 2017, un A380 a réalisé un vol d’essai en suivant un itinéraire en forme de sapin. Le joli dessin était visible depuis le site Fligthtradar24, qui permet de suivre en direct les trajectoires de n’importe quel avion dans le ciel.

LIRE AUSSI : EN IMAGES. Découvrez l’intérieur du nouvel A380 (de luxe) inauguré à Toulouse

 

Avec les autorisations des autorités

Si le dessin apparaît plutôt enfantin, on ne doute pas de la prouesse technique (et humoristique) réalisée par les pilotes. Loin d’être improvisée, l’opération a été préparée en amont par les équipes d’Airbus avec l’autorisation des autorités aériennes allemandes. 

Some early “Season’s Greetings” from one of Flight Test Teams in Hamburg ��✈️ https://t.co/k71QhMrgmF@flightradar24pic.twitter.com/FURAnB3qp3

— Airbus (@Airbus) December 13, 2017

 

 

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