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« La pisseuse impétueuse », entomologiquement une chieuse, elle arrose les gens d’une pluie de gouttelettes salissantes

« La pisseuse impétueuse », entomologiquement une chieuse, elle arrose les gens d’une pluie de gouttelettes salissantes | EntomoNews | Scoop.it

Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2018 : Décembre

 

"Homalodisca vitripennis (Hém. Cicadellidé) est connu aux États-Unis sous le nom de sharpshooter (tireur d’élite) et à Tahiti comme la Mouche pisseuse – ou plus correctement la Cicadelle pisseuse. Originaire du Mexique, l’espèce a gagné il y a un peu moins de 30 ans le Sud des États-Unis et continue à se propager dans le Monde. Elle épuise ses plantes hôtes (nombreux arbres et arbustes) et transmet notamment la maladie de Pierce dans le vignoble californien. Elle est également redoutée pour sa nuisance : d’un arbre infesté pleut du miellat.


On maîtrise bien le ravageur par la lutte biologique, au moyen d’auxiliaires du genre Gonatocerus (Hym. Mymaridés).
Notre pisseuse ponctionne les vaisseaux du xylème, s’alimentant de sève brute, qui ne contient pas grand-chose ; il lui faut donc en ingérer d’énormes quantités, 300 fois son poids par jour. Il lui faut donc évacuer (par l’anus), d’où les pluies.


Saad Bhamla et son équipe, à la Georgia Tech’s School of Chemical and Biomolecular Engineering (États-Unis) ont analysé des prises de vues à haute fréquence de cicadelles en train de déféquer. Le miellat est expulsé avec une accélération de 20 G. Ils pensent avoir mis à jour un mécanisme de catapulte constitué d’un style et de soies longues et flexibles à l’extrémité de l’abdomen, précédé d’une série de pompes musculaires et de valvules.


Ce travail s’inscrit dans un programme d’étude des matières molles et des fluides des êtres vivants en vue de mettre au point des dispositifs bio-inspirés."


D’après « The ‘pissing fly’ urinates faster than cheetahs run, teaching scientists about new forms of speed », par Isaac Stanley-Becker, lu le 10 décembre 2018 à www.washingtonpost.com/


Photo : adulte de Mouche pisseuse. Cliché wtsp.com  


À (re)lire : Le tireur d’élite et la mouche pisseuse, par Alain Fraval. Insectes n° 135 (2004-4) et Le Tireur d'élite et ses acolytes, Épingle de 2006.  


NDLR : la même équipe a déterminé que l’animal le plus rapide de la Planète est Spirostomum ambiguum, un Cilié qui se propulse dans l’eau par des contractions de son unique cellule.

Bernadette Cassel's insight:

 

via Revue Insectes OPIE sur Twitter, 13.12.2018

https://twitter.com/af_insectes/status/1073170256422756352

 

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Gros porteur

Gros porteur | EntomoNews | Scoop.it

Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2018 : Décembre

 

"Les insectes artificiels ont bien du mal à décoller. On attend d’eux les services offerts par les drones  usuels comme relever des données et recueillir des renseignements mais leurs dimensions entomologiques empêchent de les munir d’un système de pilotage efficace et surtout d’une source d’énergie un tant soit peu durable.
On en revient donc aux insectes en chair et en os, qui n’ont besoin de se ravitailler que de loin en loin et le font tout seuls. En les munissant d’un « sac à dos » bourré d’électronique miniaturisée, on dispose d’un petit drone qui peut servir.


Une équipe d’ingénieurs de l’université de Washington (États-Unis) vient de présenter son « Living IoT », une carte électronique avec des capteurs, une liaison radio et des balises de localisation. La batterie dure 7 heures. Le poids, 102 mg (dont 70 de batterie), ne gène pas le porteur, un bourdon. Lequel va de fleur en fleur, de son propre chef.


Pour suivre ses déplacements, nos entomoticiens ont disposé des antennes autour d’un terrain de foot et promené le bourdon équipé dans un bocal : son parcours a été impeccablement relevé.
L’équipe veut apporter sa contribution à l’étude du déclin des abeilles ; elle envisage d’ajouter une caméra mais craint d’être accusée d’indiscrétion, pour le moins."


Article source (gratuit, en anglais)

 


Photo : bourdon instrumenté (capture d'écran d’une vidéo) 

Bernadette Cassel's insight:

 

via Revue Insectes OPIE sur Twitter, 15.12.2018 :

 

"Épingle « Gros porteur » : le costaud muse, batifole, baguenaude, butine, promenant son sac à dos de fleur en fleur ; il est en mission. https://t.co/VrBOgNA4FV Bombus spp. #insectes"

 

https://twitter.com/af_insectes/status/1073869050877497345

 

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Une colonie de fourmis possède une mémoire qui n’existe pas chez les fourmis individuelles

Une colonie de fourmis possède une mémoire qui n’existe pas chez les fourmis individuelles | EntomoNews | Scoop.it
Une colonie de fourmis est comme un cerveau humain. Tout comme le neurone individuel n’a pas de mémoire, la fourmi individuel n’en a pas. Mais l’ensemble des neurones nous fournit la mémoire dont nous avons besoin et c’est la même chose pour une colonie de fourmis.

 

Traduction d’un article sur Aeon de Deborah M Gordon. Par Houssen Moshinaly, 13.12.2018

 

 

 

  • (...)

 

[Image] via An ant colony has memories that its individual members don’t have | Aeon Ideas, 11.12.2018 https://aeon.co/ideas/an-ant-colony-has-memories-that-its-individual-members-dont-have

 

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Les changements environnementaux passés impactent des communautés d’insectes phytophages

Les changements environnementaux passés impactent des communautés d’insectes phytophages | EntomoNews | Scoop.it
Une équipe de chercheurs américains et français ont mené une étude sur la réponse aux changements environnementaux sur des temps longs chez un groupe de noctuelles foreuses de graminées et leurs plantes-hôtes. Parmi les principaux résultats publiés le 30 novembre 2018 dans la revue Nature Communications, l’équipe de recherche internationale montre que les noctuelles et les graminées étudiées ont eu des dynamiques adaptatives opposées, en lien direct avec les changements de température.

 

INRA - Changements environnementaux et insectes phytophages. Par Gael KERGOAT, 07.12.2018. Mis à jour le 14/12/2018
 

Les milieux ouverts, favorables à la diversification des insectes ?

"Les changements climatiques passés au cours des 20 derniers millions d’années, notamment la forte baisse du taux de carbone atmosphérique, ont conduit à l’expansion des écosystèmes ouverts (prairies, savanes) à travers le monde. Dans les régions les plus chaudes ces écosystèmes sont dominés par des graminées (Poaceae) dont le cycle photosynthétique est de type C4, un des trois modes de fixation du carbone des êtres vivants. En réponse à l’apparition de ces nouveaux macroécosystèmes, de nombreuses communautés d’herbivores ont développé des adaptations spécifiques leur permettant de mieux assimiler les tissus de ces plantes, lesquels sont souvent fibreux et peu digestibles.

 

Chez les mammifères, l’hypothèse classiquement retenue est que l’expansion des milieux ouverts a constitué une zone adaptative permettant une diversification accélérée de communautés d’herbivores spécialistes, en lien avec le développement d’innovations-clés en termes de morphologie dentaire et d’assimilation des végétaux.

 

Afin de tester cette hypothèse chez les insectes, une équipe internationale associant des chercheurs français (Inra, IRD, CNRS, MNHN) et américains (University of Florida et USDA) a conduit une étude à large échelle portant sur un groupe de noctuelles foreuses de graminées, les Sesamiina (qui comptent plusieurs ravageurs des cultures, comme par exemple la sésamie du maïs, Sesamia nonagrioides), et leurs plantes hôtes préférentielles, des graminées en C4 de la sous-famille des Panicoideae. Ces résultats ont été publiés le 30 novembre 2018 dans la revue Nature Communications."

(...)

 
 
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Des scientifiques étudient les bénéfices des bourdons connectés

Des scientifiques étudient les bénéfices des bourdons connectés | EntomoNews | Scoop.it

Des scientifiques veulent créer “L’internet du vivant” en plaçant des capteurs IoT sur le dos de bourdons et d’abeilles

 

Publié le 13.12.2018

 

"Lors de la conférence Mobicom du 11 décembre se déroulant à New Delhi en Inde, des chercheurs de l’Université de Washington ont présenté leur recherche concernant “l’Internet du vivant”.

 

Constatant que la batterie des drones dure en moyenne moins de 30 minutes, ils en ont conclu que ce n’était pas les meilleures machines volantes pour récupérer des données environnementales.

 

Quand des bourdons remplacent des drones

Les scientifiques ont fait ce qu’ils savent faire le mieux : observer le vivant. Au cours de leur recherche, ils ont remarqué que les bourdons et les abeilles volent longuement. De plus, ils ne consomment que le sucre des plantes pour alimenter leur voyage."

(...)

 

  

[vidéo] Living IoT: A Flying Wireless Platform on Live Insects - YouTube, 11.12.2018 https://www.youtube.com/watch?v=0_i0K3jcp8Y

 

[Image] via Living IoT
http://livingiot.cs.washington.edu/

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Souzalopesmyia (Diptera: Muscidae) d’Amérique du Sud : nouvelle espèce avec phylogénie basée sur des caractères morphologiques

Souzalopesmyia (Diptera: Muscidae) d’Amérique du Sud : nouvelle espèce avec phylogénie basée sur des caractères morphologiques | EntomoNews | Scoop.it

Cet article est tiré de la thématique L’expédition « La Planète revisitée » 2015 dans le massif du Mitaraka (Guyane)

 

 

  • Souzalopesmyia Albuquerque, 1951 (Diptera: Muscidae): new species from South America with an updated phylogeny based on morphological evidence - Zoosystema, 11.12.2018
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Nouveau record établi pour le mouvement animal le plus rapide de la planète !

Nouveau record établi pour le mouvement animal le plus rapide de la planète ! | EntomoNews | Scoop.it
Même les plus petits organismes terrestres peuvent faire de grandes choses. En effet, l’animal qui se classe premier en matière de mouvement animal le plus rapide au monde, n’est guère plus grand que le bout de votre doigt : il s’agit d’une fourmi.

 

Par Stéphanie Schmidt, 12.12.2018
 

"Surnommée fourmi Dracula (Mystrium camillae), cette espèce minuscule, timide et insaisissable, est un prédateur souterrain qui aime sucer le sang de ses propres larves, dans une pratique connue sous le nom de « cannibalisme non destructeur ». Elle est également extrêmement rapide.

 

Une nouvelle étude a révélé que les mâchoires de cette espèce rare et mystérieuse, peuvent se refermer cinq mille fois plus vite que nous pouvons effectuer un clin d’œil. Des scientifiques du Smithsonian Institution, à Washington, ont utilisé une caméra à haute vitesse pour saisir ce mouvement remarquable en action pour la toute première fois.

 

Le mécanisme de la fourmi fonctionne comme un claquement de doigts, mais à une vitesse bien plus extrême, soit mille fois plus rapide que ce dont les mains humaines sont capables.

 

En appuyant sur les pointes de ses mandibules, la pression entre les mâchoires de la fourmi commence à s’intensifier, jusqu’à ce qu’elle atteigne enfin un point de rupture, libérant l’une des 2 mandibules afin qu’elle glisse à travers l’autre. Du début à la fin, l’action prend 0.000015 seconde, passant de zéro à environ 320 km/h en une fraction d’instant. Cette espèce particulière de fourmi a maintenant remporté la médaille d’or quant à l’appendice animal le plus rapide, ainsi que la manœuvre biologique la plus rapide jamais connue."

 

 

[Image] Morphology of the snap-jaw Dracula ant, Mystrium camillae

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Un antibiotique prometteur dérivé du venin d’une guêpe

Un antibiotique prometteur dérivé du venin d’une guêpe | EntomoNews | Scoop.it
Comme les bactéries dangereuses continuent de devenir résistantes aux antibiotiques classiques, il devient de plus en plus important de trouver des alternatives. C’est dans cet esprit que les scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) se sont penchés sur une espèce de guêpe et ils ont trouvé un antibiotique efficace dans son venin.

On savait déjà que le venin de guêpe et d’abeille contient des peptides (courtes chaînes d’acides aminés liés) qui tuent les bactéries. Malheureusement, ces composés se sont aussi révélés toxiques pour les cellules humaines.

Pour ne pas être dissuadée, une équipe du MIT a récemment analysé le venin de la guêpe Polybia paulista d’Amérique du Sud. Les scientifiques ont découvert que l’un des peptides bactéricides de ce venin n’avait que 12 acides aminés de long, ce qui suggère qu’il serait relativement facile à manipuler en laboratoire.

 

Par Guru Med, 10.12.2018

 

Bernadette Cassel's insight:

 

À (re)lire :

 
Une guêpe tueuse... de cancer | EntomoNews | Scoop.it - From www.cite-sciences.fr - September 2, 2015 10:52 PM
 
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Une 61e espèce francilienne de Libellule

Une 61e espèce francilienne de Libellule | EntomoNews | Scoop.it
Sympetrum depressiusculum - le Sympetrum déprimé - entre dans la liste de l'odonatofaune francilienne. Qui plus est, c'est une espèce concernée par le Plan National d'Action en faveur des Odonates (PNAO), considérée comme "en danger" en France !

 

Cettia Ile-de-France

 

"Sylvie Ruffin a en effet pu réaliser une première observation le 16/09/2018 à Stains (93) et elle a confirmé le 19/09/2018 par une nouvelle série de photographies."

(...)

 

"L'observation a eu lieu dans le parc de la Courneuve (93), sur la végétation rivulaire d'une pièce d'eau riche en hélophytes. Cett espèce aime à se reproduire dans les bras morts à fort battement de nappe ou les étangs peu profonds qui se réchauffent vite et s'assèchent en été.

 

Ses bastions étant localisés dans le sud-est et l'est de la France, cet individu est considéré comme un erratique. Il est possible que la chaleur estivale de cette année ait favorisé l'arrivée d'individus hors de leurs zones de reproduction, comme en témoignent d'ailleurs des observations tout aussi exceptionnelles vers Bordeaux (33) et vers Vezelay (89) au moins."

(...)

 

___________________________________________________________________

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

→ carte de répartition issue du PNAO sur cette page qui contient également de nombreuses informations écologiques sur l'espèce.

 

→ une étude scientifique récente concernant l'espèce :

 

 

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Sénégal : l’éradication des mouches tsé-tsé va doper l’élevage

Sénégal : l’éradication des mouches tsé-tsé va doper l’élevage | EntomoNews | Scoop.it
Les mouches tsé-tsé ont été éradiquées dans toute une région du Sénégal. Ces insectes sont vecteurs de maladies touchant les hommes, mais aussi les bovins, à tel point qu’elles représentent le principal obstacle au développement de l’élevage en Afrique subsaharienne. Cette victoire sera annoncée officiellement par le président de la République du pays lors d’une cérémonie le 8 décembre 2018. Elle est le fruit d’une longue collaboration entre le Cirad, l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), les services vétérinaires sénégalais, le Ministère de l’Agriculture et l’Agence internationale de l’énergie atomique. Après plusieurs étapes, des lâchers de mâles stériles ont permis d’anéantir les dernières mouches sauvages.

 

Cirad, 07.12.2018

 

Pattec : une campagne d’éradication panafricaine

 

"Ces résultats au Sénégal s’inscrivent dans une vaste campagne d’éradication panafricaine d’éradication des glossines (Pattec) lancée en 2001 à l’échelle du continent. L’expertise du Cirad avait bénéficié à trois programmes nationaux au Burkina Faso, en Guinée et au Sénégal. « Le Cirad a joué un rôle dans la production de connaissances, dans la formation et le renforcement de capacité, mais aussi en suscitant un partenariat multiacteurs incluant les décideurs politiques, » explique Sylvie Lewicki, directrice régionale du Cirad Afrique de l’Ouest - zone sèche."

 

[Image] Une glossine dans son habitat. Crédit : O. Esnault
 
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SUR LE MÊME SUJET :

→ Un succès d’éradication de mouches tsé-tsé dans une région du Sénégal - La Croix, 08.12.2018
https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement/succes-deradication-mouches-tse-tse-region-Senegal-2018-12-08-1200988312
 

Des chercheurs français et sénégalais ont pu éradiquer une population de mouches tsé-tsé, vecteur de la maladie du sommeil, dans la région du Sénégal la plus peuplée en hommes et en bovins.

Pour cela, ils ont lâché progressivement des mâles rendus stériles au moyen d’une technique d’irradiation. Une méthode qui, appliquée en pleine nature, nécessite une réflexion éthique.

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La stratégie des cellules souches adultes pour échapper à la mort programmée

La stratégie des cellules souches adultes pour échapper à la mort programmée | EntomoNews | Scoop.it
Les cellules souches adultes assurent un renouvellement constant des tissus, par exemple la peau, l’intestin, ou encore le sang et certains tissus neuraux, pour compenser l’accumulation des stresses et dommages subis. Pour remplir ces fonctions essentielles, les cellules souches doivent donc pouvoir survivre tout au long de la vie adulte. Grace à l’analyse de la drosophile, l’étude publiée dans la revue Nature Communications vient d’identifier comment les cellules souches survivent chez l’adulte, en échappant à la mort cellulaire programmée.

 

CNRS - Sciences biologiques - Parutions, 05.12.2018

 

"... En étudiant les tubules de Malpighi, qui assurent la fonction rénale chez la mouche drosophile, les chercheurs ont identifié un mécanisme favorisant la survie des cellules souches adultes. Les tubules de Malpighi possèdent des cellules souches dont le nombre (~350) reste normalement relativement stable au cours de la vie adulte. Ils mettent en évidence qu’un facteur de transcription, Shavenbaby (OvoL chez les mammifères) bien connu pour son rôle dans la différenciation épithéliale dans l’embryon, est spécifiquement exprimé dans les cellules souches adultes. L’inactivation spécifique du gène shavenbaby, chez l’adulte, conduit progressivement à la perte complète des cellules souches. Cette perte des cellules souches est due à leur mort cellulaire programmée (apoptose) ; l’inhibition de l’apoptose permettant de garder un nombre normal de cellules souches même en absence de shavenbaby (voir Figure). Ces résultats démontrent donc que l’activité du facteur de transcription Shavenbaby est de protéger les cellules souches contre l’apoptose."

(...)

 

 

[Image] La voie de signalisation Hippo (Hpo/ MST1-2) inhibe le facteur nucléaire Yorkie (Yki /YAP/TAZ) conduisant à la mort cellulaire programmée, l’apoptose. Dans les cellules souches adultes du système rénal de drosophile, le facteur de transcription Shavenbaby (Svb /OvoL) s’associe physiquement avec Yki, permettant l’expression du facteur anti-apoptotique DIAP1. L’inactivation ciblée de Svb (svb-RNAi) conduit à la perte des cellules souches adultes qui meurent par apoptose, comme démontré par leur survie suite à l’expression forcée de DIAP1 en absence de Svb (svb-RNAi+DIAP1).

Crédit : Jérôme BOHERE, Cédric POLESELLO et François PAYRE

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Le traitement des signaux olfactifs par la mouche est basé sur l'apprentissage

Le traitement des signaux olfactifs par la mouche est basé sur l'apprentissage | EntomoNews | Scoop.it

#Odorat #algorithme : le traitement des signaux olfactifs par la mouche est basé sur l'apprentissage. De quoi inspirer les scientifiques dans le développement de l'Intelligence Artificielle

 

Par Recherche animale, December 6, 10:59 AM

 

 

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COP24. Pucerons, méduses, tiques… Ces bestioles qui profiteront de la hausse des températures

COP24. Pucerons, méduses, tiques… Ces bestioles qui profiteront de la hausse des températures | EntomoNews | Scoop.it
Le réchauffement climatique et la montée des eaux pourraient provoquer la disparition de nombreuses espèces, mais s’avérer une sacrée aubaine pour d’autres.

 

Publié le 02.12.2018

 

Des pucerons voraces

"Il faudra d’abord compter sur une variété plus importante d’insectes, qui seront en outre plus voraces. Une hausse de 2 degrés pourrait ainsi, si l’on en croit une étude publiée le 31 août 2018 dans la revue Science, favoriser le développement d’un certain nombre de ravageurs à l’appétit plus solide : leur métabolisme, selon les chercheurs de l’université de Washington, du Colorado, et de Stanford, auteurs de l’étude, s’accélère en effet alors que les températures augmentent. Ils se reproduiraient par ailleurs plus rapidement.

 

Parmi les grands gagnants, le puceron russe du blé, petit insecte vert de moins de deux millimètres qui se régale de blé et d’orge, et a la particularité de se reproduire à une vitesse ahurissante : un puceron femelle naît déjà porteuse de ses filles, lesquelles sont elles-mêmes enceintes…"

 

(...)

 

 

[Image] Ravenous insects may be coming for our crops in a warming world | Science, 30.08.2018 http://www.sciencemag.org/news/2018/08/ravenous-insects-may-be-coming-our-crops-warming-world

 

Bernadette Cassel's insight:
 
(Re)lire :
Selon les chercheurs, le changement climatique devrait stimuler l'activité des insectes, ce qui pourrait faire diminuer les récoltes dans le monde | EntomoNews | Scoop.it - From www.washington.edu - August 31, 4:24 PM
 
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Une piste sérieuse pour éradiquer les moustiques-tigres à la Réunion

Une piste sérieuse pour éradiquer les moustiques-tigres à la Réunion | EntomoNews | Scoop.it
Des chercheurs français ont contribué à « une jolie victoire », en parvenant à éradiquer la mouche tsé-tsé, vecteur de la maladie du sommeil, dans une des plus importantes régions vivrières du Sénégal, au nord de Dakar, salue Le Parisien. Après douze ans d’efforts, la technique dite de l’insecte stérile (TIS), consistant à introduire massivement des mouches mâles stérilisées, a porté ses fruits. Efficace sur la tsé-tsé, cette technique va être utilisée contre le moustique-tigre pour combattre le chikungunya à la Réunion.

 

Par INSERM (Salle de presse), 17.12.2018

 

"L’objectif est d’y monter une mini-usine à moustiques-tigres mâles irradiés, avec pour finalité de « noyer, zone par zone, les secteurs de l’île où ces moustiques pullulent », indique Le Parisien. Un premier lâcher est prévu fin août 2019."

 

 

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Le Québec idéal pour l'expansion d'une nouvelle tique

Le Québec idéal pour l'expansion d'une nouvelle tique | EntomoNews | Scoop.it
Une nouvelle espèce invasive de tiques détectée en 2017 aux États-Unis sur un mouton du New Jersey. Depuis, elle a été repérée dans sept États et continue sa progression territoriale. L'insecte venu d'Asie et nommé Haemaphysalis longicornis représente une « menace sérieuse », selon les autorités américaines.

 

Météo Média, 14.12.2018

 

"Une étude vient de montrer où la tique responsable de la transmission de la maladie de Lyme a le plus de chances de s'installer à l'avenir. La majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord est concernée, dont le Québec à divers degrés de gravité."

 

"... Devant les inquiétudes soulevées par la propagation de cette tique aux capacités d'adaptation stupéfiantes, des chercheurs en biologie de l'université Rutgers ont dressé une carte montrant l'expansion probable de son habitat, qui peut être très varié.

 

L'étude publiée dans le Journal of Medical Entomology estime que le Québec fait partie des zones à risque, particulièrement la vallée du Richelieu, l'Outaouais et les rives du Saint-Laurent."

 

 

[Image] In the summer of 2017, specimens of an “unusual-looking” tick were reported to public health officials in New Jersey, and they were later determined to be a species, Haemaphysalis longicornis, from the other side of the world. No established population of the species, native to Asia, had ever been previously documented in the United States. Pictured above are engorged (left) and partially engorged (middle) adult females and an engorged larva (right). Scale at top is in millimeters. (Photo credit: James L. Occi, Rutgers University)

 

[via] Native to Asia, Found in New Jersey: The Curious Case of an Invasive Tick, 21.02.2018 https://entomologytoday.org/2018/02/21/native-asia-found-new-jersey-curious-case-invasive-tick/

 

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Le risque de mortalité des colonies d’abeilles s’accroît sous la pression du frelon asiatique

Le risque de mortalité des colonies d’abeilles s’accroît sous la pression du frelon asiatique | EntomoNews | Scoop.it
Une étude publiée dans la revue Journal of Pest Science confirme les risques de surmortalité dans les ruchers dus au frelon asiatique qui perturbe l’activité des butineuses pendant la préparation des colonies à l’hivernage.

 

INRA - frelon asiatique et mortalité des colonies d'abeilles, 05.12.2018

 

Quelques frelons suffisent à paralyser l’activité de butinage de la ruche

"Les observations de terrain confirment l’effet négatif du frelon sur deux caractéristiques de la colonie d’abeilles. Tout d’abord, le frelon capture les abeilles butineuses, ce qui augmente la probabilité de mortalité individuelle des abeilles en dehors de la ruche. Ensuite, en réponse à la présence de frelons en vol stationnaire devant la ruche, et pour limiter le risque de mortalité individuelle, les abeilles paralysent leur activité de vol. La présence de 6 à 8 frelons actifs fait chuter de moitié l’activité de vol de la colonie. Cette paralysie empêche leur approvisionnement en nectar et en pollen, et réduit ainsi le stock de réserves prévu pour l’hivernage."

(...)

 

 

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Épidémies de dengue et de chikungunya en Thaïlande

Épidémies de dengue et de chikungunya en Thaïlande | EntomoNews | Scoop.it
En Thaïlande, les autorités sanitaires ont notifié une augmentation de l'incidence de la dengue et du chikungunya dans le pays.

 

Par Claude Hengy, 13.12.2018

 

 

 

 

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Des bactéries intestinales pour traiter le diabète ?

Des bactéries intestinales pour traiter le diabète ? | EntomoNews | Scoop.it
Certaines bactéries intestinales pourraient avoir des propriétés "anti-diabétiques" et ainsi, aider à traiter les patients atteints de diabète de type 2, selon une équipe de chercheurs, qui a reçu mercredi un prix pour financer son projet de recherche.

 

Santé - LeVif, 13.12.2018

 

"Les chercheurs, qui ont déjà identifié 24 souches de bactéries, veulent maintenant les isoler et les cultiver de façon industrielle, puis tester leur efficacité chez la mouche drosophile (...)"

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OGM : l’expertise sanitaire en progrès

OGM : l’expertise sanitaire en progrès | EntomoNews | Scoop.it
Une publication scientifique vient de prouver que les conclusions d’une étude controversée sur les OGM du biologiste Gilles-Eric Séralini, en 2012, étaient erronées. Malgré cela, l’inquiétude demeure.

 

Le Monde, éditorial du 13.12.2018

 

"... l’emballement qui a suivi la publication de M. Séralini dit aussi quelque chose de la défiance considérable qui s’est installée entre l’opinion et le monde de l’expertise réglementaire.

 

Amiante, Mediator, Dépakine, perturbateurs endocriniens, pesticides et tout dernièrement dispositifs médicaux implantables : ces dernières années, les exemples se sont accumulés, suggérant que les pouvoirs publics ne peuvent lutter contre l’influence des industriels. Et, en définitive, que leur volonté de préserver la santé publique est bien souvent mise en balance avec celle de préserver l’activité économique.

 

Cette suspicion doit être nuancée, mais il est aujourd’hui indéniable que certaines béances réglementaires commencent à avoir des incidences lourdes sur la santé et l’environnement : érosion accélérée de la biodiversité due au maintien sur le marché de pesticides dangereux, (...)"

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Publication d’une étude d’ampleur, "la première à explorer aussi minutieusement les conséquences sanitaires potentielles de la consommation de deux maïs génétiquement modifiés : le NK603 (utilisé en 2012 par M. Séralini et ses coauteurs), et le MON810, une variété pourvue d’un trait de résistance à des insectes ravageurs." (Stéphane Foucart)

 

via "OGM : six ans après l’« affaire Séralini », une étude conclut à l’absence de toxicité sur les rats", 13.12.2018 https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/12/13/toxicite-des-mais-transgeniques-une-etude-d-ampleur-conclut-a-l-absence-d-effets-sur-les-rats_5396681_3244.html

 

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Le premier vaccin pour insectes pourrait aider à sauver les abeilles

Le premier vaccin pour insectes pourrait aider à sauver les abeilles | EntomoNews | Scoop.it
Des scientifiques finlandais ont annoncé avoir réussi à créer le premier vaccin spécifiquement développé pour des insectes. Nommé PrimeBEE, le traitement pourrait venir en aide aux abeilles et les protéger contre les infections bactériennes qui déciment les colonies.

 

Par Emeline Férard, 12.12.2018

 

Un vaccin à administrer aux reines

 

"Le vaccin PrimeBEE utilise la protéine vitellogénine pour aider les abeilles à déclencher une réponse immunitaire contre un agent pathogène. Plus précisément, le duo finlandais a choisi de s'attaquer à la "loque américaine", une maladie très contagieuse causée par la bactérie Paenibacillus larvae et capable de décimer des colonies entières."

 

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Les chercheurs identifient d'autres mécanismes en jeu dans la résistance des moustiques aux insecticides

Les chercheurs identifient d'autres mécanismes en jeu dans la résistance des moustiques aux insecticides | EntomoNews | Scoop.it
Researchers have used a bioinformatics approach to integrate information from multiple studies on insecticide resistance in mosquitoes and uncovered a number of important resistance mechanisms that had not previously been recognized.

 

Researchers identify additional mechanisms at play in insecticide resistance,

 

  • Transcriptomic meta-signatures identified in Anopheles gambiae populations reveal previously undetected insecticide resistance mechanisms. Nature Communications, 2018; 9 (1) DOI: 10.1038/s41467-018-07615-

 

[via] Recherche animale sur Twitter, 12.12.2018 :

 

"#Paludisme: les #moustiques #anophèles sont de + en + résistants aux #insecticides. Une étude a identifié plusieurs gènes impliqués dans les mécanismes de résistance. Une plateforme web a été mise en place pour surveiller leur évolution..."


https://twitter.com/recherche_anima/status/1072890096595144710

 

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Pigeons, souris, rats : les espèces les plus communes sont favorisées par les activités humaines

Pigeons, souris, rats : les espèces les plus communes sont favorisées par les activités humaines | EntomoNews | Scoop.it
La modification des habitats par l’homme appauvrit la diversité des espèces animales et végétales locales.

 

 Par Sylvie Burnouf, 04.12.2018

 

"... Ce n’est pas qu’une hypothèse : le processus est déjà bien engagé. Une étude internationale, publiée mardi 4 décembre dans la revue Plos Biology, révèle que les espèces largement répandues, qui s’adaptent bien à tous types de milieux, tirent parti des habitats modifiés par l’homme et y prospèrent.

Plus d’impact aux tropiques

C’est le cas par exemple du pigeon, du faucon pèlerin, du moineau domestique, de la souris grise ou du rat des champs : on les retrouve partout car ils sont particulièrement à l’aise dans ces nouveaux habitats, souligne Tim Newbold, écologue au University College London et premier auteur de l’étude.

 

A l’inverse, on observe un déclin, à la fois en termes d’abondance et de diversité, des espèces animales et végétales moins communes – qui possèdent des aires de répartition géographique modestes et sont donc plus vulnérables aux modifications de leur environnement – au sein des territoires exploités par l’homme. La chouette effraie des Célèbes, la panthère des neiges ou encore Amblystomus niger, une espèce très rare de coléoptère que l’on ne trouve qu’en France, en font partie."

(...)

 

 

[Image] Amblystomus niger (Heer 1838) mesure de 2,5 à 3 mm. Son corps à l'aspect du cuir, il est de couleur noire à reflets métalliques verdâtres. Ce phytophage est macroptère.

ROGER Jean - Luc - INRA - http://www.inra.fr/en/layout/set/print/media/detail/186998/private

 

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Une nouvelle espèce de papillon nommée en hommage à Maria Sibylla Merian, une pionnière de l'entomologie au XVIIe siècle

Une nouvelle espèce de papillon nommée en hommage à Maria Sibylla Merian, une pionnière de l'entomologie au XVIIe siècle | EntomoNews | Scoop.it
Catasticta sibyllae is a rare, black butterfly known from only two male specimens found in Panama decades apart. One had been stowed, unidentified, in a drawer at the Smithsonian National Museum of Natural History since 1981. The other was collected in May.

 

New butterfly named for pioneering 17th-century entomologist.  Par Natalie van Hoose, 05.12.2018

 

"More than three centuries before initiatives to increase the number of women in STEM fields, 52-year-old Maria Sibylla Merian sailed across the Atlantic on a largely self-funded scientific expedition to document the animals and plants of Dutch Suriname.

 

Born in Germany in 1647, Merian was a professional artist and naturalist whose close observations and illustrations were the first to accurately portray the metamorphosis of butterflies and moths and emphasize the intimate relationship between insects and their host plants.

 

Now, a new Central American butterfly species has been named in her honor."

(...)

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

 

À (re)lire :

 

Grands destins de femmes : Maria Sibylla Merian | Variétés entomologiques | Scoop.it - From garoupe.wordpress.com - February 25, 2015 11:35 AM

 

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« Une puceronnette sur le dos », ou comment s’enfuir efficacement, quitte à éreinter une vieille

« Une puceronnette sur le dos », ou comment s’enfuir efficacement, quitte à éreinter une vieille | EntomoNews | Scoop.it

Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2018 : Décembre


"Jamais, ou presque, une puceronnette - fille de puceronne - de la gent Acyrtosyphon pisum, du 1er ou 2e stade, ne se retrouve couchée sur le dos à l’issue d’une chute. Elle tombe pourtant de la tige ou de la feuille qu’elle ponctionne chaque fois qu’approche un herbivore (insectivore par mégarde) et qu’elle sent le souffle chaud de ses naseaux en même temps que tremble son support. En fait, les trois quarts de la colonie de Puceron rose et vert de la fève (son nom en français), formée de femelles essentiellement aptères, choient de concert, le mot d’ordre étant propagé par phéromone d’alarme.


Au sol, après une minute d’immobilité (thanatose) pour les adultes et sans délai pour les larves, tout ce petit monde s’égaille à la recherche d’une plante plus sûre où grimper, car il serait dangereux de s’attarder, les prédateurs rôdent, le jeûne et la dessication menacent.


Deux chercheurs israëliens, Moshe Gish et Moshe Inbar, ont observé le manège de petites larves, précipitées sur le papier filtre par leur souffle et l’ébranlement de leur pied de lentille nourricier. Si une puceronne adulte, très grosse par rapport à elles, passe à moins de 5 mm, elle en saisit une patte et entreprend de l’escalader, jusqu’à se retrouver à cheval sur son dos, en compagnie ou pas d’une autre puceronnette. Ou à se retrouver par terre (sur ses pattes), chassée à coups de ruades et de mouvements divers. Là haut, elle se cramponne et parfois goûte de son rostre le support, sans le transpercer de ses stylets.


La puceronne transporteuse qui n’a pas pu se débarrasser de son fardeau – ce qui est le cas du tiers de l’effectif - est ralentie mais ne perd pas ses chances de regrimper, ont mesuré nos deux aphidologues. Ils ont aussi constaté que la puceronnette reste plus longtemps sur le dos de la puceronne que perchée sur un objet inanimé : ce n’est pas un simple réflexe de grimper qui la meut.


Les soins parentaux sont inconnus chez les pucerons (sauf chez quelques gallicoles), de même que la reconnaissance de parentèle.
Si ce transport pénalise les adultes, il est forcément bénéfique pour la colonie. Ce cas de phorésie intraspécifique (phénomène rare et sinon lié aux soins parentaux) répond au besoin de retrouver rapidement un site d’alimentation pour tous les individus."


Article source (en anglais, gratuit)

 


Photo : chevauchée. Cliché Stav Talal


NDLR : extraordinaire : aucun des nombreux puceronneux ayant élevé cette espèce n’a rien remarqué, moi y compris.

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La gelée royale pour soigner la maladie d'Alzheimer ?

La gelée royale pour soigner la maladie d'Alzheimer ? | EntomoNews | Scoop.it
Une protéine similaire chez l'homme à celle présente dans la gelée royale pourrait permettre de combattre les dégâts causés par la mort des cellules.

 

Par Paul Malo, 05.12.2018

 

"... Sur des souris, la royalactine a permis à des cellules de se régénérer, ce qui suggère que cette protéine a des effets biologiques sur d’autres espèces. Les chercheurs se sont donc demandé si une protéine similaire à la royalactine des abeilles pourrait être active chez les humains."

Une super protéine baptisée Regina

"Chez les abeilles, la royalactine active un réseau de gènes qui boostent l’aptitude des cellules souches à se régénérer. Ainsi, un organisme peut produire plus de cellules souches pour se réparer lui-même. En poussant leur recherches, les scientifiques ont fini par trouver une structure similaire chez l’homme : une telle protéine est active aux premiers stades du développement de l’embryon humain.

 

Les protéines étant similaires quelles que soient les espèces, elles doivent aussi permettre d’obtenir les mêmes effets. Cette protéine, que les chercheurs ont baptisée Regina, en hommage à la reine des abeilles, pourrait permettre, bientôt, de concevoir bientôt de nouveaux traitements pour les dysfonctionnements causés par la mort de cellules, comme la maladie d’Alzheimer ou les faiblesses cardiaques."

 

 

[Image] Royalactin drives a ground-state-like pluripotency state in mESCs

 

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SUR LE MÊME SUJET :

→ La gelée royale contre la maladie d’Alzheimer ? | Santé Magazine, 07.12.2018 https://www.santemagazine.fr/actualites/gelee-royale-elle-contiendrait-une-molecule-cle-contre-alzheimer-335373

 

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