La campagne Detox de Greenpeace fait de nouveaux adeptes | Economie Responsable et Consommation Collaborative | Scoop.it

Le combat contre les composants textiles chimiques continue ! Dans la lignée d’H&M qui s’est engagé à ne plus utiliser de composants perfluorés, Benetton et Victoria’s Secret ont annoncé leur décision de supprimer l’utilisation de produits chimiques dans leurs collections d’ici 2020. A l'origine, la campagne Detox de Greenpeace avait fait l’effet d’une bombe dans l’industrie textile, révélant l’usage de produits chimiques dangereux dans des vêtements qui se retrouvent sur notre peau, avec des effets parfois ravageurs (démangeaisons, allergies, brûlures, système hormonal déréglé, etc.). Bye-bye donc phtalates, composants perfluorés et autres substances aux noms barbares et à la réputation douteuse. Une mesure nécessaire pour les deux marques de prêts-à-porter et de lingerie, après que Greenpeace ait notamment décelé des taux de phtalates (un puissant perturbateur endocrinien) anormalement élevés sur des dessous… portés précisément sur des zones corporelles hautement concentrées en hormones. Pour enfoncer le clou, l’ONG avait même précisé que si ces vêtements avaient été des jouets, ils n’auraient pas passé les frontières de l’Union Européenne, qui se montre stricte avec les seuils de substances toxiques pour les jouets, accessoires et vêtements d’enfants. D’autres marques de prêt-à-porter se sont aussi engagées en décembre dernier, comme Zara, Mango, Esprit, Marks & Spencer ; et le japonais Uniqlo a rejoint en début d’année les rangs des 14 groupes textiles engagés. Levi’s a également cédé aux pressions et s’est engagé dans la campagne, après que Greenpeace ait retrouvé des traces des composants chimiques utilisés pour les jeans de la marque dans les eaux usées près des usines de fabrication en Chine et au Mexique… En revanche, d’autres marques font la sourde oreille, malgré le lancement de la campagne Detox depuis juillet 2011 : Calvin Klein, Gap ou G Star Raw ne se sentent pour l’instant pas concernés par ces préoccupations… qui intéressent tout de même de nombreux consommateurs, à en juger déjà les 200 000 personnes engagées dans la campagne qui ont fait réagir Levi’s par exemple.