Quel suspens !!! Alors que tous les médias du monde entier prédisaient un NO GUILTY prononcé à haute voix intelligible par DSK, ils ont voulu s’en assurer en positionnant des journalistes à l’intérieur du tribunal. Eux même Relayés par téléphone avec des correspondants installés à l’extérieur du tribunal. En plateau (télé et radio) on nous expliquait encore une fois, le fonctionnement de la justice américaine. Et puis, patatrac. L’accusé a dit les 2 mots tant attendus qu’aucune caméra n’a enregistré et s’en est reparti dans sa maison close. Et pan sur le bec comme dirait le canard ! Rien de plus. Un coup d’épée dans l’eau pour une épée de Damoclès au-dessus de la tête de DSK. Rendez-vous le 18 juillet. A parier que l’audience du tribunal fera de l’audience médiatique. A moins que d’autres évènements surviennent d’ici là. Car dans les rédactions, l’info est en mouvement perpétuel. Mais pas toujours suivie.



Parce que pendant ce temps, des espagnols siègent devant la puerta del sol pour réclamer entre-autres du travail et en finir avec l’image d’une jeunesse espagnole ivre de fiesta, tapas et patatas bravas. Ils lèveront le camp dimanche, mais se préparent à une journée de manifestation nationale contre le chômage.

Les grecs n’en peuvent plus d’aller se faire voir par le FMI. Ils veulent bien faire le ménage chez eux, mais n’en sont pas pour autant des soubrettes. Les italiens mettent un coup de botte au cul du cavalière. Les yéménites ne veulent pas voir un avion atterrir chez eux, avec à son bord un dictateur qui les humilie. Libyens, Syriens et autres peuples arabes réclament la liberté. Combien de fois nous a-t-on répété que l’islam n’était pas compatible avec les urnes. Et nous y avons cru. Eux étaient bien obligés d'y croire, sinon leur dirigeant sans chargeaient. À croire que les libertés des dirigeants ne sont pas conciliables avec celle des peuples.

En France, un mouvement se dessine, des rassemblements sont annoncés via les réseaux sociaux. Il va falloir que les dirigeants rendre des comptes à cette jeunesse qui sait se mobiliser. Et pas seulement virtuellement. Mais la presse n’en fait pas trop écho. Pas encore du moins. Continuez ça va « viendre » !!!! Non, en France, la presse ne se regarde pas le nombril, elle scrute le doigt d’un Emmanuelli adressé au premier ministre. Le landais qui récuse les faits. Et ce n’est pas à son honneur. Comme si on ne connaissait pas la vulgarité dont sont capables certains de nos hommes politiques. En France les infos fourmillent de petites brèves ! Des faits divers. Certes, graves ! Des écoles interdites de récré pour cause de coups de feu dans la cité, un flic qui renverse une fillette, un homme qui percute un flic, etc…. bref de l’insécurité ! Valls candidat au primaire. Aussi sûr d’être élu président de la république qu’aurélie trouvé (coprésidente d’Attac) dirigera le FMI.

Une révolution mondiale est en marche avec des peuples qui ne veulent plus se contenter de réformettes. Une révolution larvée, les plus dangereuses pour les dirigeants. L’ont-ils compris ? pas sûr ! Dans leurs châteaux, ils n’ont pas vu les souffrances subies par les peuples. Ou du moins, ont feint de les connaitre. A souhaiter que cette ère nouvelle, cette révolution se découvre des accents de velours. Soyons tous des augustins Navratil. Comme cette révolution des œillets qui ouvrira la porte de la démocratie au Portugal et qui atteindra plus tard l’Espagne et la Grèce. Tiens encore eux. Décidément la démocratie est à la mode. Un éternel recommencement. Et je crois que ce changement n’est pas suffisamment traité par une presse occupée à jouer les peoples sous couvert de carte de presse durement gagnée dans les bureaux des rédactions. je vous invite à l'écoute d'une chanson d’Eddy Mitchell ‘tu fermes les yeux sur tout’ parue sur son dernier album ; come back. Une vision du journalisme qui suit, parfois, les mauvais gouts d’une société arrivée au bout de certaines valeurs.