Dope D.O.D
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Dope D.O.D
"Branded" sortie le 12/11 + Tournée française
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[Interview] Dope D.O.D. | SURL Magazine

Confession. Je sentais une très légère appréhension à l’idée d’interviewer Dope D.O.D. Ces néerlandais un peu tarés ont redonné une certaine noblesse au rap brut et violent, limite horrorcore, avec leur album Branded. Le trio composé de Dopey Rotten, Skitz Vicious et Jay Reaper cultive un style très dark, qui ferait passer OFWGKTA pour des gentils garçons. Alors, en allant discuter avec eux avant leur performance live à Rock-en-Seine, je commençais à sérieusement réviser mes questions, en espérant qu’ils ne me recalent pas sèchement s’ils en trouvaient une pourrie. Mais vous savez encore mieux que moi que les apparences sont trompeuses. Musicalement déjà, parce qu’il ne faudrait surtout pas limiter ce crew à une bande de bourrins dénués de sens artistique : leurs lyrics sont mûrement réfléchis, leurs influences subtiles et précises, leur ambiance méthodiquement travaillée. Cela vaut aussi par leur personnalité : ces types sont hyper accueillants, humbles, déconneurs et matures. Ca ne pouvait donner lieu qu’à une rencontre sympa.

 

SURL : Vous êtes déjà venus plusieurs fois en France, notamment à Paris. Que pensez-vous de la communauté hip-hop française ?
Dopey Rotten : La France c’est vraiment cool, la communauté est tellement importante ici. En plus on est apprécié, donc c’est toujours un plaisir de venir.

 

Pas de rituel avant de monter sur scène ?
Jay Reaper : En général on se tape quelques checks, on boit quelques verres, rien de particulier.

 

Vous avez enchaîné les concerts cette année. Une anecdote sur un truc un peu fou qui a pu arriver pendant la tournée ?
Dopey Rotten : Le courant a sauté deux fois pendant notre live au Sziget Festival. Deux fois ! C’était assez dingue.

 

Félicitations pour votre album Branded, que j’ai beaucoup aimé. Parmi les rares featuring, vous avez l’excellent Sean Price. Comment cette collaboration s’est mise en place ?
Skitz Vicious : C’est simple, j’ai envoyé un email ! J’avais réussi à récupérer une adresse mail, je lui ai envoyé le morceau et il a adoré. J’ai donc récupéré son numéro de téléphone, je l’ai appelé et puis on a monté ça.

 

Je sais que vous bossez déjà sur votre prochain album. Peut-on s’attendre à de nouvelles sonorités ou est-ce un projet dans la continuité du premier ?
Skitz Vicious : Je dirais que Dope D.O.D. a un style assez unique, que personne ne fait vraiment. C’est donc difficile de comparer avec le reste, mais on prépare un truc qui va bien secouer …

Vous avez des morceaux de prêt ?
Skitz Vicious : Ouais, la moitié de l’album. Mais on garde ça secret pour l’instant.

 

SURL : Votre musique est assez inspirée du rap eastcoast des années 90. Vous adhérez avec les propos de figures telles que Nas qui disent que le hip-hop d’aujourd’hui est mort, ou sous respirateur ?
Dopey Rotten : Le hip-hop a toujours été en vie. Cela dépend de ton angle de vue en fait. Si tu t’arrêtes à la « pop shit », tu peux dire que c’est mort. Mais si tu sais où regarder, tu trouveras toujours de la bonne musique, toujours.
Skitz Vicious : Je dirai que le hip-hop est « étouffé », « contenu », plutôt que « mort ». Quand le rap est arrivé au top, les bons sons ont été rapidement supplantés par des trucs moins violents, qui usent moins de la liberté d’expression. De la musique plus commerciale, qui recherche plus à devenir un hit qu’à être intéressante. Alors que le hip-hop ce n’est pas ça.

 

Vous n’avez jamais essayé de rapper en hollandais ?
Skitz Vicious : Non, il n’y a pas vraiment de raison de le faire.
Dopey Rotten : On a tous des racines anglaises. Ma mère est anglaise par exemple. On est tous bilingue.
Skitz Vicious : On préfère que les gens comprennent ce qu’on rappe, une musique plus universelle. Si on abordait les mêmes sujets en néerlandais, personne ne comprendrait ce qu’on raconte.

Le dernier morceau que vous avez vraiment kiffé ?
Skitz Vicious : J’aime bien le morceau de Danny Brown, …


SURL : « Grown Up » ?
Skitz Vicious : Ouais, avec la vidéo quand il est gamin. Mais il est vraiment bon dans l’ensemble.
Dopey Rotten : Ab-Soul aussi, « Terrorist Threats ».

 

Parlons sérieusement : qui a le plus de groupies ?
Jay Reaper : (rires) Ca dépend de pas mal de choses ça ! Du pays par exemple, de qui est le plus chanceux ce jour-là, …

 

Et donc, en France ?
Jay Reaper : Je crois que c’est ici qu’on en a le plus !
Dopey Rotten : Les filles françaises, « très bon » ! (il le dit en français)

 

Vous avez des marques de fringues favorites ?
Dopey Rotten : De fringues ? Pas vraiment …
Jay Reaper : « Dope D.O.D. Wear » !

 

SURL : Pourquoi, ça va arriver ? Vu que votre crew réalise pas mal de visuels, …
Jay Reaper : On a quelques tee-shirts de merchandising, mais rien de sérieux.
Skitz Vicious : Perso j’aime bien les tee-shirts de film ou de comics. J’achète ce genre de trucs dans des magasins qui vendent des comics, ou des shops de musique underground.

 

Tu as un héros de comics favoris ?
Skitz Vicious : Je pense que c’est Spawn (il me montre son tatouage). C’est un choix difficile entre Spawn et Batman. Spawn est vraiment stylé pour son côté obscur. Batman est assez dark aussi, il est imbattable. C’est un humain qui n’a pas de super-pouvoir, mais c’est un des meilleurs au final.

 

Quelle question on ne vous pose jamais, mais à laquelle vous aimeriez répondre ?
Dopey Rotten : Une question à propos de nos rimes, genre ce que signifie une de nos punchlines.

 

Il y en a une en particulier qui vous avez envie d’expliquer ?
Jay Reaper : Non pas comme ça, faut poser la question !

 

Ok je me lance. Bon, je viens d’écouter « The Island » avant l’interview, et il y a un bon passage qui fait référence à une légende du catch : « Hit a nigga on his bad ankles […] twist bones I be Kurt Angle ». Tu es fan ?
Jay Reaper : (rires) Ouais, tu sais on s’inspire de tous les domaines pour imager nos propos. Il se trouve que je matais du catch quand j’étais petit, j’aimais bien Kurt Angle : le Angle Lock, Angle Slam, tout ça. Wrestling shit !

 

Dernière question, une tradition : si votre musique était un plat, quelle serait la recette ?
Skitz Vicious : Crystal Meth !

Comme Heisenberg ?
Skitz Vicious : Exactement, de la pure ! On est prêt à prendre des vies pour arriver là où on veut être, comme Heisenberg (rires) !

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Un Disque Un Jour | Branded - Dope D.O.D.

Un Disque Un Jour | Branded - Dope D.O.D. | Dope D.O.D | Scoop.it

La Chronique de Mr Red : Véritable raz de marée, DOPE D.O.D, s'impose depuis quelque mois comme la relève du hip-hop hollandais. Enfin relève, on devrait parler de renouveau. Impossible à comparer, tant le style du groupe est aux frontières des genres. Armés de flows tonitruants, les trois rappeurs du groupe JayReaper, Skits Vicious et Dopey Rotten, aggripent l'auditeur pour ne plus le laisser respirer. C'est vraiment cette impression qui est donnée tant, la hargne des phrasés mélangée à la prouesse des lyrics est frappante. Le producteur de l'univers musical est Peter Chimunya, et il s'amuse à ballader le groupe entre le dubstep et le hip-hop à l'aide d'instrumentales violentes, et de beat qui claquent. Oui on peut dire ça, le son claque. L'album Branded est présenté sur internet a coup de vidéos virales et du clip du morceau What Happened, qui sont des bijoux de précision; On découvre alors un groupe qui est expert en musique et en image. On peut dire que le groupe DOPE D.O.D peut déstabiliser et même si tous les goûts sont dans la nature, mais on ne peut surtout dire que leur musique est pas authentique et surtout calibrée pour nous briser les cervicales. A voir sur scène !!

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The Dandy Warhols, Dope D.O.D. et Green Day à Rock En Seine

The Dandy Warhols, Dope D.O.D. et Green Day à Rock En Seine | Dope D.O.D | Scoop.it
« SAY DOPE D.O.D. »

- DOPE D.O.D. !

Scande la foule en délire en réponse au groupe d’Hollandais présents sur la scène Industrie pour la fermeture du festival.

Dope D.O.D. commencent à peine à faire parler d’eux, mais leur carrière s’affirme de jours en jours. C’est sur fond du sample du film Psychose d’Alfred Hitchcock que les trois rappeurs ( précédés de leur Dj ) arrivent sur scène. De punchlines en punchlines, ils déblatèrent du hardcore à trois voix bien calées. Mais Dope D.O.D. is disapointed et trouvent l’ambiance un peu fade. Et pour régler le problème, pas d’autre solution que de faire boire de l’alcool au public. Ce qu’ils font en arrosant les bouches féminines de whisky et de vodka. Pure ambiance sur la scène et dans la fosse qui saute et réagit à chaque interaction du groupe.

Une performance irréprochable des titres de leur album Branded, une attitude condescendante de véritables artistes, une prestance permanente émanent des quatre artistes. Si le concert fut court, il fut également le plus intense de tous. Un groupe à suivre et à revoir au plus vite sur les scènes parisiennes.

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[Report] Rock-en-Seine : Dimanche 26 Août | SURL Magazine

[Report] Rock-en-Seine : Dimanche 26 Août | SURL Magazine | Dope D.O.D | Scoop.it

Quelques ampoules, une ou deux crampes de la veille, mais à l’aube du dernier jour de festival, l’envie d’en découdre reste intacte. Surtout que ce dimanche s’annonce comme la journée la plus chargée du week-end Rock-en-Seine.

Comme hier, la journée commence avec une interview. On garde le mystère pour l’instant, mais elle sera bientôt publiée… Bon, sachez qu’on y parle musique, groupies et Breaking Bad. Sympa non ? Suite à cette rencontre, je teste la prestation de Versus. Le duo donne tout sur la scène de l’Industrie, au point de filer des montées d’adrénaline aux spectateurs.

La suite se passe à la scène de la Cascade après un détour transat, où Stuck in the sound débute son live. Pas vraiment accro, mais leur musique s’adapte bien au contexte festival : ça s’écoute allongé dans l’herbe et ça bouge bien, même si ça me semble brouillon. De toute manière, ce n’est qu’une transition avant d’aller déguster 1 heure de Passion Pit. Jamais vu la scène Pression Live aussi blindée, heureusement parce que ça défonce. Mention spéciale sur « I’ll be Alright », qui me fait vraiment planer. Aucune déception, je sors de cette prestation ravi. Pause bière pour décompresser sur la terrasse.

Sans transition, on se presse vers un combo The Dandy Warhols (bof, un peu plat) et Grandaddy, qui eux font le taff comme des darons pour leurs retrouvailles. Après, faut aimer le style. Je reçois un sms qui m’indique que les Airnadettes passent rapidement sur scène, bien sûr j’évite soigneusement de m’y rendre. Faut pas déconner, Little Dragon va commencer et … Putain, magistral ! LA surprise de ce RES. On connaissait leur talent et leur ambiance un peu perchée, mais on stage ça déménage. Encore plus qu’on le pensait. Erik retourne la foule, en plus il porte un tee avec la face de Brad Pitt version Fight Club. Classieux. Une folie, tout le monde danse, se déhanche : on est conquis. La Suède le fait mieux.

A peine ce show achevé, il faut se rendre en face, à la Cascade. Face à Green Day, Foster the People propose une forte concurrence, vu la densité de monde. On se rend compte que la capacité max du parc, 115 000 têtes, a été atteinte. Un peu trop « normal » au début, le concert des Californiens s’est un peu emballé sur « Houdini », mais surtout sur le final « Warrior » avec l’arrivée de Kimbra, puis « Pumped up kicks », qui a duré quasiment 15 minutes et conclu par des projections de confettis. Showtime. Ouf, on commençait à regretter d’avoir sacrifié Beach House.

On pourrait croire que c’est fini, mais non ! Le digestif n’a jamais été aussi remuant : Dope D.O.D. Le trio hollandais, plus furieux que jamais, arrive sur scène masqué en mode « serial killer », avant de débiter un rap aussi hardcore que maîtrisé. C’est pour tous les gens bourrés ou défoncés, comme ils le disent. On termine au milieu des pogos improvisés, entre un type qui brandit des béquilles et un autre affublé d’un masque en scène. Rideau, see you next year.

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Dope D.O.D X Rock En Seine - Frais

Dope D.O.D X Rock En Seine - Frais | Dope D.O.D | Scoop.it

Depuis quelques éditions, le festival Rock En Seine a ouvert sa programmation au rap. Une direction audacieuse qui a permis au grand public de découvrir le collectif de trublions Odd Future. En 2011, le crew de Tyler The Creator avait retourné la grande scène.
Cette année, ce sont les Hollandais de Dope D.O.D qui héritent de l'étiquette "groupe de rap spé" dans un registre plus porté vers le grime, voire le dubstep. On leur fait entièrement confiance pour mettre le bordel. Ils se produiront à 22h15 sur la scène de l'Industrie. On se voit là-bas !

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Guts Of Darkness › Dope D.O.D. › Branded

Guts Of Darkness › Dope D.O.D. › Branded | Dope D.O.D | Scoop.it

À moins d'avoir vécu sous une pierre ces dernières années la plupart des amateurs de hip-hop et d'électro ont au moins entendu parler de Dope D.O.D., ce trio d'allumés hollandais qui ont dépoussiéré le hardcore hip-hop des années 90's à grands renforts de wobbles racoleurs et de flows qui - comme le dit si bien un collègue - sont si maîtrisés malgré l'âge des rappeurs qu'ils en deviennent suspects. Sur le papier ce n'était pas gagné d'avance, le groupe trimballant avec lui deux gimmicks qui m'énervent d'habitude : d'une, les lignes de basses saturées bien bas du front directement empruntées au dubstep ; de deux, cet espèce de discours tautologique sur le reste du hip-hop (comprenez : ils passent la moitié du temps à se déclarer meilleurs que tous les autres) alors qu'ils pourraient utiliser leurs temps de parole à meilleur escient. Et pourtant, depuis que je me le suis procuré, plus moyen de m'en défaire. Les faits sont là : Branded est énorme. Ca a commencé avec le clip de 'What Happened' qui a fait le tour des chaumières, réveillant enfin le rap avec trois flows caractéristiques qui font le coeur du projet, à savoir le petit nerveux Jay Reaper ouvrant généralement le bal, le wannabe malade mental Skits Vicious et Dopey Rotten, le mec détaché au timbre proche de celui d'Eminem. L'un après l'autre ils s'accaparent le micro et y vont de la provoc', si possible à propos des autres rappeurs et de la situation de la "scène". Mais si ce n'était que cela, je me serais arrêté à la première écoute. Les instrus, ô miracle, font mouche et dosent parfaitement racolage et véritable oppression. Musicalement, l'album entier est de cette qualité : même lorsque, armés de samples, ils décident de varier le jeu, cela prend immédiatement : cela va de l'acid jazz de 'Candy Flipping' à l'ambiance film noir de 'Real Gods', jusqu'à l'autre côté du spectre où les basses écrasent alors au maximum comme sur 'Ghosts and Darkness' et sur le terrible 'Mothership'. Même sur une base dubstep des plus basiques comme sur 'The Island' ils enchaînent avec une telle énergie qu'on se laisse prendre, irrémédiablement. Avare en mélodies, les dissonnances et rythmes cassés assurent les variations dans les ambiances quand les bruitages assurent les transitions fluides entre les titres. Les textes, j'en ai déjà parlé, me laissent tout de même parfois perplexe tant ils sont par moments poseurs et immatures. Sans faire dans le KRS-One j'avoue que je me demande où ils veulent en venir en glorifiant maladie mentale ('Psychosis'), drogues ('Slowmotion', 'Candy Flipping') et violence (à peu près tout le reste). Je veux bien croire que ce soit cool dans certains milieux hardcore de se déclarer taré, mais ils auraient pu éviter cet écueil en élevant le discours au niveau de qualité de leur production. Écoute après écoute on arrive tout de même à se demander s'ils sont vraiment sérieux, lorsque se délient des références pop et science-fictionesques ; dans le désordre Mary Poppins, Xenu, Cannibal Ferox / Holocaust / Ox, Hot Shots, Apocalypto, Stephen Hawking, Braindead, etc. Là, on en revient au quelques illuminés qui ont coloré la scène noire dans les années 70 et 80, entre ceux qui venaient de Saturne et ceux qui communiquaient avec les extraterrestes. C'est frustrant, donc, de devoir encenser un groupe aussi blindé avec ses six producteurs et deux featurings, ses flows en béton, ses instrus bien fracassantes et son humour mordant quand le seul message derrière tout cet attirail semble se résumer à "on est trop des fous, t'as vu". Ma note, enthousiaste, devrait être 5/6 et elle l'est subjectivement mais j'ose espérer que leur succès leur permettra d'élever le débat, lorsqu'à nouveau vendra à eux le difficile moment de se demander ce qu'ils ont à raconter. (dimanche 22 juillet 2012)

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Notulus - Dope D.O.D., notre coup de coeur JDM

Notulus - Dope D.O.D., notre coup de coeur JDM | Dope D.O.D | Scoop.it
Les 3 MC's de Dope D.O.D. aka "Duo of Darkness"s'attaque à la scène française. Sur les traces de Odd Future, ces hollandais balançent un pur son motigé entre rap et hardcore. Avec des sonorités dupstep et drum'n'bass, le groupe nous entraîne dans un flow percutant. Leur 1er album "Branded", sorti en octobre 2011 a déjà rencontré un véritable succès. Leur clip "What Happened" comptabilise aujourd'hui plus de 7 millions de vue. Skitz Vicious, Dopey Rotten et Jay Reaper n'ont pas fini de faire parler d'eux.

Venez les découvrir sur la Grande Scène du festival Le Jardin du Michel, le 02 juin 2012 à 19h50.

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Playlist Printemps de Bourges / Part.3

Playlist Printemps de Bourges / Part.3 | Dope D.O.D | Scoop.it
BONS BAISERS DE BOURGES!

 

Playlist Printemps de Bourges – Part.3 disponible sur Spotify: Printemps de Bourges 2012 – Part.3

 

F.U.Y.A / C2C
Let The Beat Control Your Body / GESAFELSTEIN
Rave On / DON RIMINI
The Paraxchute Ending / BIRDY NAM NAM
Happy Girl / WHO MADA WHO
Touching / KAKKMADDAFAKKA
Speak The Name / ANTHONY JOSEPH
Pandora’s Box / DOPE D.O.D
June / THE PACK A.D
Out Of The Races And Onto The Tracks / THE RAPTURE
Cranes / CRANE ANGELS
Forever Dolphin Love / C. MOCKASIN (EROL ALKAN Remix)

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Interview - Dope D.O.D., l’autre goût de la Hollande - Mowno

Interview - Dope D.O.D., l’autre goût de la Hollande - Mowno | Dope D.O.D | Scoop.it

Croyez-nous, on a hésité à interviewer les nouvelles icônes du hip-hop hardcore… Jouent-ils un rôle derrière leurs visages de serial-killers? Sont ils à ce point assoiffés de sang?… Il faut bien mourir un jour… Donc lorsque le costaud Skits Vicious - torse nu maculé de tatouages - nous ouvre la porte de la loge du Grand Mix, un rasoir trois lames dans la main et de la mousse encore fraîche sur la moitié du crâne, il est déjà trop tard pour faire demi-tour. Pendant que Dopey Rotten est scotché à son iPad, que DJ Dr Diggles écoute attentivement l’entretien, et que Jay Reaper roule des joints, notre homme répond finalement à nos questions le sourire aux lèvres, avec intérêt et gentillesse. Visiblement content d’être là pour libérer la bête qui est en lui, le groupe délivrera une fois de plus ensuite un show assassin dont la métropole lilloise se souviendra.

 

What Happened? Que s’est-il passé chez Dope D.O.D. depuis février 2011, quand vous avez mis cette vidéo en ligne? Vous attendiez-vous à un tel buzz?
Skits Vicious: Quand tu sais que ce que tu fais est bon, tu peux toujours t’attendre à un buzz, même si tu ne peux jamais anticiper ce qui va arriver. Mais il s’est clairement passé quelque chose! Et vu qu’on a bossé dur pour en arriver là, ça laisse quand même un super bon sentiment. Ça nous a notamment permis de donner des shows partout dans le monde!


Dans les paroles du morceau “What Happened”, vous dites “When they are getting worse, I’m getting better” (pendant qu’ils deviennent mauvais, je deviens meilleur, ndlr)… De quoi parlez-vous? Du mauvais hip-hop d’aujourd’hui?
C’est Jay qui dit ça, mais je pense que je peux répondre à sa place pendant qu’il roule. A moins qu’il ne veuille absolument répondre lui-même… T’en penses quoi Jay?
Jay Reaper: Je dis MERDE.
Skits Vicious: (rires) Il est occupé… Même s’il n’est pas destiné à tout le monde, c’est comme envoyer un petit pic aux artistes old school qu’on adore. Que s’est-il passé? Pourquoi est-ce qu’ils ne règnent plus? Pourquoi est-ce aujourd’hui si différent de l’époque à laquelle tant d’artistes hardcore dominaient le rap? Ça n’a plus rien à voir aujourd’hui, tout est plus pop. C’est donc une petite provocation du genre: “haha regarde-moi, je suis frais et je fais ce que tu faisais avant!”

 

Crois-tu qu’on ait perdu quelque chose depuis ces vingt dernières années?
Je ne crois pas, le hip hop hardcore a toujours été là. Avec Dope DOD, je pense qu’on a la bonne attitude pour que les gens y reviennent. Mais ce n’est pas comme si on se ramenait en disant: “le hardcore est de retour et c’est nous qui le ressuscitons“. Ça, c’est aux gens de le décider, comme de dire ce qui est tendance et intéressant. Je pense simplement que ce qui manquait était un groupe de jeunes capable de relancer le mouvement et d’ouvrir la porte à d’autres artistes qui voudraient le rejoindre. Sans prétention, je suis convaincu qu’on a aidé à rallumer une flamme. De notre côté, on s’applique surtout à ne pas faire de la merde commerciale, décidée et formatée pour la télé, la radio ou n’importe quel autre média.


C’est vrai que c’est devenu horrible d’allumer la radio ou de regarder MTV aujourd’hui. Par contre, est-ce que cela vous surprend que votre son soit passé si vite d’une considération underground à une autre presque mainstream?
C’est cool ce que tu dis, c’est surprenant sans l’être. Nous, nous ne sommes pas surpris, et c’est ça qui est drôle. Ca peut paraître bizarre… Pour nous, c’est difficile de faire la part des choses entre underground et mainstream. Dans notre esprit, c’est presque du 50/50. Finalement, c’est aux gens de décider de ce que nous sommes, à condition qu’ils ne se fassent pas avoir. Ils sont tellement manipulés, on leur dit tellement ce qu’il faut qu’ils pensent…
Penses-tu que vous auriez eu le même succès sans cette vidéo?
Je suis sûr que non! On n’aurait pas pu faire tout cela sans la vidéo. Comme quoi ce n’est pas toujours une question de talent ou de renouveau hip hop. Ce qui manque aux gens, c’est le fait de pouvoir dire: “Yeah, j’adore ça, ces mecs sont mes héros!” (rires). Aujourd’hui, tout le monde peut faire une vidéo: je n’ai pas besoin d’être metteur en scène pour faire un clip, je pourrais écrire un script, apprendre à utiliser un logiciel… Mais tout est question de feeling. Les mecs avec qui on a bossé ont une touche cinématographique, ils voulaient être originaux, donner quelque chose de différent, et ils ont réussi.

 

Il y a aussi vos “Brutality Series” qui font un peu peur et dégagent une certaine violence, un peu à la manière de Chris Cunningham quand il bossait avec Aphex Twin. Penses-tu que les gens recherchent cette “violence esthétique”?
Je pense que la violence fait partie de cette putain de nature humaine. T’es pas d’accord? Récemment, je regardais des gosses jouer dehors, avec de faux couteaux, de faux flingues. Ils frappaient dans n’importe quoi. C’est dans la nature humaine de se sentir puissant, de devenir un modèle, et ça passe automatiquement par la violence. Tu te souviens de ce film avec Mickey Rourke dans lequel ils utilisent des haches, où le mec traîne la tête d’un autre sur le bitume en roulant…? “Sin City”! Je pense que cette belle violence marche dans pas mal de films. Les mecs aiment les bagnoles, les machines et, au même titre que la violence, ce sont des choses qui plaisent. Ce qui est différent chez nous, c’est qu’on y met beaucoup d’humour, un peu comme dans les films de Tarantino où tu te dis en même temps “noooon, ça ne peut pas se passer en vrai!” et “ça déchire!“. Tu n’essaies pas de prouver quoi que ce soit, c’est juste comme ça, ça peut s’apparenter à un trip psychédélique. Si tu en as déjà fait un, ce n’est ni sombre ni lumineux, il n’y a ni droite ni gauche, ni peur ni amour, c’est un tout. C’est profond! (rires)


Quand on lit des articles sur vous, on voit toujours revenir les mots “dubstep” et “grime”. Est-ce une bonne définition de votre musique selon toi?
Je ne suis pas sur qu’il s’agisse de la meilleure définition de notre son, mais c’est vrai qu’il y a des éléments de tout cela, notamment au niveau du beat. Pour moi, nous faisons du hip hop. C’est un mélange, mais c’est cool d’être intégré à cette nouvelle génération. C’est pourquoi on se considère nous-mêmes comme partie intégrante de la scène dubstep, dans laquelle même Korn intervient en travaillant avec Datsik, Downlink ou Skrillex. Excision nous laisse aussi utiliser son morceau “Execute” pour notre live show. C’est cool de faire à la fois partie de ce mouvement et du hip-hop. Comme Foreign Beggars qui rappe sur du Noisia, c’est génial.

 

Le dubstep est devenu très hype. On peut en entendre des morceaux commerciaux l’après-midi à la radio. Penses-tu que ce phénomène vous a aidé à faire ce gros buzz?
Peut-être, mais je considère que ce sont surtout les gens eux-mêmes qui ont fait notre buzz. On ne l’a jamais réclamé. A mon avis, le dubstep a pris de l’ampleur parce que c’est un genre nouveau, pas seulement parce que c’est devenu à la mode. Quand les gens n’arrivent pas forcément à poser une étiquette sur une musique, ça fait généralement naitre un nouveau mouvement, et ils aiment en faire partie. Mais oui, bien sûr, ça nous a aidés.


Considères-tu que Dope D.O.D. soit né sur scène, et dans un environnement hip-hop?
Tout est venu très naturellement, c’est la scène qui nous a choisis! On adore ça. Aujourd’hui, tout le monde peut rapper. Tu peux rapper. Par exemple (il prend une voix de slam, ndlr): “I am sitting here in a room/I am using a broom/It’s almost twelve at noon…“. Tu vois, tout le monde peut le faire! (rires) C’est une question d’âme et de flow. Je pense que dans le rap d’aujourd’hui, certains se contentent juste de savoir rapper, et c’est une partie de la réponse à ta question. Ce n’est pas une question de couleur de peau, ni d’où tu viens, c’est plutôt un don. Les vrais MCs sont nés avec ça. Je te parle de Pharoahe Monch, Biggie Smalls… Tu disais que le rap était malade, et je pense que tu as raison, c’est le cas aujourd’hui aux Etats-Unis. On adore Boot Camp, BCC, Sean Price, Smif-N-Wessun… De vrais classiques! Ce sont eux les vrais MCs, et ça vient du cœur ce que je te dis.
Jay Reaper: New York, Baby, New York!


Sur scène, qu’essayez-vous d’apporter en plus de l’énergie déjà dégagée par l’album?
Skits Vicious: On amène notre univers. Le live show est aussi dingue que nous… On ne vient pas juste pour rapper, c’est un tout. En ce moment, on travaille sur des visuels pour donner plus d’impact au spectacle. Juste des extras, pour ne pas en faire trop. On ne veut pas juste distraire avec des images. Les gens verront les personnages qu’ils aiment et qu’ils ont découvert à travers nos vidéos. Dope D.O.D… Hardcore… Killer show… (sourire)

 

Vous avez ouvert pour Korn et Limp Bizkit. Quel est le lien entre votre son et le leur? Pourquoi vous ont-ils choisis?
Parce que, ce qu’ils voient en nous, c’est ce qu’ils ont toujours été. C’est comme une “fuck everything” attitude, un style singulier. Et ce sont des fans de hip-hop! Bien sûr, ils aiment le rock et le métal mais, personnellement, je considère Fred Durst comme un rappeur! C’est lui qui fait le son de Limp Bizkit mais il a définitivement une touche hip-hop. On les a interpellés dans la mesure où ils voulaient quelque chose de nouveau. De la même manière que l’on est considéré comme faisant partie d’un mouvement hip-hop et dubstep, eux c’est plutôt métal et hip-hop. C’est cool de les avoir rencontrés, nous sommes potes maintenant!


Quelle a été la réaction du public quand ils vous ont vus débarquer avant eux?
La plupart du temps, c’était dur (rires). Nous avons fait de bons shows et d’autres où les gens avaient l’air de se demander ce qui se passait. Mais les premières parties, c’est souvent comme ça! Si tu es en support act dubstep ou hip-hop, tu peux croire que c’est plus facile. Mais tu vois, même Korn a eu du mal à imposer son propre dubstep! Les fans réclamaient leurs vieux morceaux! C’était audacieux de nous mettre en première partie. Tu vois, le deuxième support act de Limp Bizkit, c’était Psyko Dalek, des écossais qui font du nu-metal. Ils se sont ramenés sur scène avec batterie et guitare, en rappant comme Limp Bizkit. C’est bien, mais ils n’auront peut-être pas de feedback. Non pas parce qu’ils ne sont pas bons, mais parce que tu te dis: “Ok, encore un groupe de plus qui sonne comme Limp Bizkit…“. D’un autre côté, je pense donc que les gens se souviendront de nous parce qu’ils ne nous auront pas aimés (rires). Plus sérieusement, je pense qu’on aura marqué les esprits des fans qui ne s’y attendaient sûrement pas. On a fait parler de nous, c’est sûr. Et c’est d’autant plus kiffant de voir ces mecs d’abord fâchés ou surpris, de leur cracher nos lyrics à la gueule, de les provoquer jusqu’à les convaincre! On a eu plus de mal pendant la tournée de Limp Bizkit que pendant celle de Korn. Tu te dis que Korn c’est plus massif que Limp Bizkit mais, avec eux, on a eu seulement eu deux ou trois shows vraiment durs. Pour Limp Bizkit, c’était tout le temps difficile, sauf en Italie et en Autriche où c’était un peu mieux. Et ça c’est forcément mieux passé pour Psyko Dalek. Je ne dis pas qu’ils sont mauvais, au contraire, mais c’est plus facile pour eux étant donné qu’ils font du métal.

 

Y a-t-il déjà un nouvel album dans les tuyaux?
Oui! Je peux t’en parler un peu. Je pense qu’il marquera le début d’une nouvelle ère. Pour moi, “Branded” était une introduction. On y a travaillé pendant trois ans avant que “What Happened” ne sorte, et même après on était encore dessus. Maintenant, on gagne du fric en faisant des concerts, on peut alors travailler plus vite et plus efficacement. On peut plus facilement aller en studio et avoir de meilleurs beats, un meilleur mastering, même si on fait toujours les trucs qu’on aime, tout ce que tu peux voir dans le clip de “What Happened”. Nos vies quoi! On va le finir en 2012, c’est notre objectif. On ne sait jamais avec la fin du monde… (rires). Mais je sais qu’on va apporter quelque chose de nouveau. Et je promets que ce sera encore plus dingue que “Branded”. Pour l’instant, on a quatre morceaux bien malades.


Si vous étiez libres de choisir un beatmaker pour le prochain album, qui choisiriez-vous?
Je dirais Noisia. On vit dans la même ville qu’eux. Ils ont toujours été avec nous, on se croise souvent aux soirées. J’ai envoyé un cd à Erick Sermon aux Etats-Unis, il m’a demandé de le recontacter. On est aussi fans de Def Squad, Redman, d’autres producteurs hip-hop old school… Ce serait énorme. Vous en pensez quoi les gars?
Dopey Rotten: Rusko!
Skits Vicious: Ouais Rusko, dans un autre style!

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Dope Dod au Rockstore | La Gazette de Montpellier.fr

Dope Dod au Rockstore | La Gazette de Montpellier.fr | Dope D.O.D | Scoop.it

Dope Dod (qui signifie Duo Of Darkness) est le groupe de hip-hop des Pays-Bas qui monte. Il a été formé en 2007 par les MC's Skitz Vicious, Dopey Rotten et Jay Reaper. Son dernier clip "Wath Happened" a été vu plus de 7 millions de fois sur Youtube. En 1ere partie, W/Ta Trickaz et Reid Speed.

A 20h au Rockstore, 20 rue de Verdun. Tél. 04 67 06 80 00.

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Dope D.O.D. # photos @ Festival Aucard de Tours | 7 juin 2012 ~ Pixelmaniac // phOtOurs

Dope D.O.D. # photos @ Festival Aucard de Tours | 7 juin 2012 ~ Pixelmaniac // phOtOurs | Dope D.O.D | Scoop.it
Dope D.O.D.en photos @ Festival Aucard de Tours le 7 juin 2012 par Pixelmaniac // phOtOurs...
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Dope D.O.D @ Glazart (report. photos) | TrendHustler

Dope D.O.D @ Glazart (report. photos) | TrendHustler | Dope D.O.D | Scoop.it

Le jeudi 05 Avril une partie de l’équipe de TrendHustler s’est déplacée pour aller voir Dope D.O.D en concert au Glazart.
Une seule chose à dire : on est venu, on a vu et putain on n’a pas été déçu!
Les gars de Dope D.O.D. ont littéralement démonté le Glazart lors de leur tournée française, grosse, grosse ambiance, donc jeudi soir à Paris, pour présenter leur nouvel album “Branded” disponible depuis le 04 décembre sur leur propre label Dope D.OD. Records.
Je vous propose de redécouvrir le clip du morceau «What happened» (qui comptabilise plus de 6 millions de vues quand même…) sorti le 30 janvier dernier, ainsi que le report. de la soirée en images...

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Agenda - DOPE DOD + THA TRICKAZ + REID SPEED + ...

Agenda - DOPE DOD + THA TRICKAZ + REID SPEED + ... | Dope D.O.D | Scoop.it

Avec plus de 6 millions de vue pour leur clip What’s Happened, vous n’êtes surement pas passé à côté du phénomène DOPE D.O.D qui s'inscrit dans une certaine avant-garde du rap, proche de la grime uk, où arrangements électroniques et basses puissantes prennent toute leur ampleur.

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DOPE D.O.D | Zyva – Webzine et Magazine Musical

DOPE D.O.D | Zyva – Webzine et Magazine Musical | Dope D.O.D | Scoop.it

DOPE D.O.D
Les Rappeurs-Bouchers Hollandais

Lieu : Le Printemps De Bourges
Date : 28/04/2012

Il est peu probable que vous soyez passé à côté de ces nouveaux bouchers hollandais du Hip Hop Hardcore : depuis le buzz généré par leur clip What Happened il y a quelques mois, ils ne font que grimper. S’accrochant aux rideaux Dubstep tels des chats en rût, ils balayent leur public à chaque prestation. Rencontre avec Skits Vicious, Dopey Rotten, Dr Diggles et Jay Reaper pour faire un petit point sur la scène Dubstep internationale, le Hardcore, ainsi qu’un big up (de rigueur) à Jarring Effects !

ZYVA : En faisant des petites recherches sur le web, on a découvert qu’une célèbre encyclopédie gratuite décrit le Hip Hop Hardcore comme une musique dont les thèmes récurrents sont : « Faire la fête, le crime, le sexe, la violence, la nudité, la pauvreté, la rue, la méfiance d’autrui, le nihilisme, la drogue, la colère… ». Est-ce que tout ça vous décrit ?

Dopey Rotten : Moi, ça me décrit.

Skits Vicious : C’est vrai qu’il y a certains aspects de ce que vous venez de citer dans notre musique et nos personnalités. Je pense qu’on pourrait appeler ça un « spectacle de fous ».

Z. : Et quels sont les aspects qui figurent parmi les trucs qu’on n’a pas cités ?

S.V : La baise (rires) ! Dans ce que vous avez dit il y a déjà une bonne compilation de tous les sujets qu’on aborde quand on rappe et des trucs qu’on vit. Pour plus de précisions tu peux peut-être demander à Dr Diggles…

Dr Diggles : Non, moi ça me résume bien aussi. Enfin, c’est beaucoup plus que ça, mais si tu le condenses et que tu les catégorises, ouais ça résume plutôt pas mal.

S.V : Tu peux rajouter genre la famille, les amis, les films, des villes, des pétasses… peu importe.

ZYVA : La vie, quoi.

Jay Reaper : Des pétasses, la vie c’est des pétasses (rires).

Z. : On assiste en ce moment à une recrudescence de la Bass Music, et particulièrement de la Dubstep et la Drum. Vous sentez que vous faites partie du mouvement ?

S.V : Ouais. On a déjà répondu à cette question il n’y a pas si longtemps, et je dirais qu’on se sent quand même plus proches du Hip Hop. Mais bien sûr, on a des influences Dubstep et la communauté Dubstep nous a, en quelque sorte, accueillis. Donc oui, je dirais qu’on fait partie du mouvement.

Z. : C’est assez nouveau en France, contrairement peut-être aux États-Unis ou aux Pays-Bas…

S.V : Ouais, carrément. Mais c’est nouveau partout !

J.R : Ça fait un petit moment que ça bouge aux States, quand même, et je dirais encore plus au Canada ! Ils ont plein de groupes là-bas, comme Datsik, Excision… Mais aux States ça continue de grandir, la scène est encore assez petite là-bas.

Dr D : Non, elle n’est pas petite !

D. R : Elle n’est pas petite, forcément, parce que les States c’est gigantesque.

S.V : En fait, il y a moins d’artistes qu’ici mais ils sont beaucoup plus gros. Ça bouillonne un peu plus par là-bas.

Z. : Ça bouillonne aussi pas mal aux Pays-Bas, non ?

D.R : Ouais… Il y a une scène, c’est sûr, mais elle n’est pas si conséquente que ça…

S.V : Ouais, j’appellerais plutôt ça un « mouvement », il y a pas mal de soirées et pas mal de gens pour les organiser.

Dr D : Ce n’est pas très violent, ceci-dit.

S.V : Ouais, c’est vrai. La scène n’est pas si grosse que ça, en Hollande. Il n’y a pas de gros producteurs ou de vraiment gros artistes.

Dr D : On pourrait dire qu’il y a une grosse scène, mais qu’elle ne se compte pas en nombre de Djs, tu vois ? C’est plus des gens qui organisent des grosses soirées. Il y a DJ Nicon qui est super bon, sinon. Un Hollandais complètement taré, putain.

S.V : Il y a Noisia, aussi. Bon, ils sont aussi Drum’n’Bass, Electronique, Breakcore… ils font un tout. Il y a beaucoup de pionniers de la musique Electronique originaires de Hollande. Les premiers à avoir fait du Hardcore au début des années 90 viennent de Rotterdam.

Z. : Parlons un peu de Jarring Effects, avec qui vous travaillez actuellement. Ils ont été les premiers à vous programmer à Lyon et dans le coin.

S.V : Riddim Collision (rires) !

J.R : On a kiffé !

Z. : Nous aussi, quand on vous a vus au Transclub. On s’est pris une sacrée claque (rires) !

S.V : (rires) Merci !

Z. : Vous allez sûrement être amenés à bosser avec d’autres, vu l’ampleur que vous prenez en ce moment…

S.V : Ouais, c’est vrai qu’on a pas mal de gros trucs à venir là. Mais on n’oubliera jamais Jarring. Comme vous dites, ils ont fait beaucoup pour le Dubstep en France et pour nous, car c’est grâce à eux qu’on a fait nos premiers pas en France. Et puis, on est vraiment devenus potes, donc peu importe avec qui on va être amené à travailler, on sera toujours en contact avec eux dès qu’on sera dans le coin.

D.R : Big Up Jarring Effects !

Z. : Vous allez vous taper une petite tournée des festivals français pour l’instant, et ensuite, c’est quoi votre programme ?

S.V : On va surtout faire des allers-retours. On doit aller en Suisse, et après… Je sais plus. Après Jarring, on va bosser avec Nous, ça je m’en souviens. Mais après… (Il réfléchit) On va où, putain ? Franchement, je ne m’en souviens pas (rires) !

Z. : Vous avez bien enchaîné les dates, jusqu’à présent, non ?

S.V : Ouhla, oui ! On est allés en Russie, en Islande, en Suisse, aux States, en Pologne, en Ukraine, au Royaume-Uni… Il n’y avait pas forcément beaucoup de monde présent, mais ceux qui étaient là étaient chauds comme la braise ! C’est ce qui compte, c’est grâce à des gens comme ça qu’on avance !

Z. : Sériez-vous d’accord pour dire qu’on pourrait définir votre musique comme un mélange de Hip Hop old school Us et de Grime à l’anglaise ?

S.V : Ouais, je pense que c’est plutôt juste. On ne fait pas vraiment du Grime mais on s’en inspire ouais, du moins pour le côté un peu violent. Et puis, on est Hollandais, on rappe en anglais, c’est clair qu’on a une bonne influence européenne. Disons qu’on se base sur le « royaume » qui existe déjà aux Etats-Unis, et on en fait une version européenne. On est les cousins européens du Hardcore (rires) !

Z. : Chauds pour ce soir ?

J.R : Ça va être de la balle !

D.R : Ouais, vous avez intérêt à être là, on va foutre un putain de bordel !

Dr D. et S.V : Ouaaaaaaais !

J.R : On n’a pas encore fait les balances, ce qui nous laisse le temps de s’en fumer quelques petits (rires) !

Titre d’un artiste ou d’un groupe qui pourrait vous représenter vous et votre musique :

Mr Oizo - Analog Worms Attack

Ce morceau est dingue ! En plus les Français kiffent bien, non ?

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Dope D.O.D - Gatekeepers - Konbini - France

Dope D.O.D - Gatekeepers - Konbini - France | Dope D.O.D | Scoop.it
Dope D.O.D fut le dernier groupe à se produire à Rock en Seine, en parallèle de la prestation de Green Day, à quelques mètres de là. Une conclusion sombre à cette édition réjouissante du festival Rock en Seine, qui fêtait ses 10 ans cette année.

Ci-dessus, le titre “Gatekeepers” du trio venu des Pays-Bas.

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Dope D.O.D. @ Rock en Seine 2012 | Concerts | Onlike

Dope D.O.D. @ Rock en Seine 2012 | Concerts | Onlike | Dope D.O.D | Scoop.it

Dimanche soir, 22h15. C’est l’ultime rendez-vous de cette édition 2012 de Rock en Seine.

Il y a tous ceux qui à la fin du show de Foster the People ont couru pour ne pas rater une miette de Green Day, et les quelques autres qui ont savouré la fin, en sachant qu’ils n’avaient que quelques pas à faire pour se finir en beauté avec les néerlandais de Dope D.O.D.

J’ai découvert ce groupe il y a de cela six mois environ, un peu par hasard. En écoutant sur YouTube quelques morceaux de Foreign Beggars, j’ai cliqué sur le lien qui m’amenait à leur clip « What Happened » qui les a fait connaître à-travers le monde après avoir fait les premières parties de Korn et Limp Bizkit. http://www.youtube.com/watch?v=rJsYavsaCAA

Quand vous avez vu les têtes des MCs de Dope D.O.D. (Duo of Darkness), vous êtes au courant : ces mecs sont un peu malades, et surtout uniques en leur genre. En écoutant les productions mi-Hiphop, mi-Dubstep, on se croirait dans une salle crado de Londres l’année dernière, mais en voyant leurs looks, on pense plus au quartier de Kreuzberg à Berlin Est et ses rangées de blockhaus gris et délabrés. Dope D.O.D. mixe les codes du Hiphop et du Métal et on était en droit de penser que ce serait une fin parfaite pour ce Rock en Seine 2012.

Entrée en scène un par un, au fur et à mesure des couplets à poser. L’ambiance Hiphop embrase la foule qui balance ses bras en rythme.

Un moment d’accalmie est arrivé. Il fallait laisser respirer un peu les plus sensibles et les quelques non-initiés. Tous les briquets en l’air pour accompagner les Maîtres de cérémonie.

Mais ça ne dure qu’un temps et les « Wobble Bass » caractéristiques du Dubstep, si profondes et entêtantes ont fait rugir les quelques fêtards amassés face à la scène « Industrie », comme pour rappeler les origines urbaines et métalliques du groupe. La fureur du métal par la voix du MC Skits Vicious et la hargne des flows de ses deux compères Jay Reaper et Dopey Rotten ont électrisé la foule qui n’a pu que s’agiter et sauter dans tous les sens jusqu’à n’en plus pouvoir. Tout le monde le savait, c’était la dernière occasion d’épuiser le reste d’énergie qui restait dans cette ambiance de fin du monde.

Puis les portes se sont refermées. Il n’y avait plus qu’à attendre l’année prochaine.

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Rock en Seine 2012 : les 10 groupes à ne pas manquer

Rock en Seine 2012 : les 10 groupes à ne pas manquer | Dope D.O.D | Scoop.it
Découvrez notre sélection des 10 groupes à ne pas manquer cette année à Rock en Seine avec notamment Green Day, Stuck In The Sound, Dope D.O.D., Foster The People et The Black Keys.

 

10. DOPE D.O.D.
Dimanche - 22h15 - Scène de l'Industrie
Si Green Day n'est vraiment pas votre tasse de thé et que vous souhaitez tout de même en avoir pour votre argent jusqu'au bout, rendez-vous à la Scène de l'Industrie pour le set des rappeurs hollandais de Dope D.O.D. Après avoir fait jouer Cypress Hill, The Streets, The Roots, Fort Minor ou Just Jack, les organisateurs de Rock en Seine prouvent une nouvelle fois qu'ils ont du goût en hip-hop.

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Dope D.O.D. – What happened | SOURDOREILLE

Dope D.O.D. – What happened | SOURDOREILLE | Dope D.O.D | Scoop.it

Tout comme Noisia que nous retrouvions dans le dernier Clip du dimanche, Dope D.O.D. viennent de Groningue. Ce groupe de Hip hop composé de Jay Reaper, Dopey Rotten et Skitz Vicious, a été créé en 2006. Il a récemment gagné en popularité avec le clip de ce titre, « What happened », sorti en 2011 dans leur album « Branded ».

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Dope D.O.D. – Combust live (Le Jardin du Michel 2012) | SOURDOREILLE, humeurs musicales

Dope D.O.D. – Combust live (Le Jardin du Michel 2012) | SOURDOREILLE, humeurs musicales | Dope D.O.D | Scoop.it

Dope D.O.D. Sept lettres qui claqueront dans un bon nombre de festivals cet été. Débarqués de Groningen (Pays-Bas), Dopey Rotten, Skits Vicious, Jay Reaper et Peter Songolo ne sont pas des petits rigolos venus chatouiller le ventre des agneaux de Meurthe-et-Moselle. On a affaire ici à quatre énervés et à leur hip-hop hardcore, comme si Odd Future avait décidé de s’allier à Rusko, le temps d’une petite sauterie.En ouverture d’une chouette soirée hip-hop bouclée par un énorme show de Cypress Hill, Dope D.O.D est venu susurrer ses quatre vérités dans les oreilles du Michel. Le Jardin s’en souviendra.

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Mixtape 62 (avec "What Happened", Dope DOD)

Mixtape 62 (avec "What Happened", Dope DOD) | Dope D.O.D | Scoop.it
Tweet MIXTAPE #62 CHRISTINE   Formé en 2010, par Aeon Seven et Kunst Throw, le duo affiche déjà des kilomètres au compteur de leurs turntables quand il décide de faire équipe et d’embarquer à bord d’une nouvelle machine rutilante, baptisée...

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Dope D.O.D. – What Happened
What Happened (single)
Dupe D.O.D./TuneCore

Gros son, entre Tyler The creator et Foreign Beggars

 

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Interview : DOPE D.O.D - Hipopen

Interview : DOPE D.O.D - Hipopen | Dope D.O.D | Scoop.it

Avec plusieurs dates programmées en France, le groupe Dope D.O.D est passé par Bordeaux, à l’occasion de la soirée SPANK THE BASS, organisée par Cubik Prod et Banzai Lab. Un événement alliant Hip Hop et Dubstep qui a réuni Keurspi, Al’Tarba, Son of Kick, Niveau Zero. Ce qui a été l’occasion pour nous de rencontrer les membres de ce fameux groupe de Hip Hop Hardcore Hollandais avant leur show… Un concert de folie, débordant d’énergie, dans une salle remplie !

 

C’est votre première tournée en France ?

Pas vraiment… Mais on peut considérer celle-ci comme notre grande tournée française.

 

En écoutant vos morceaux, on se demande quelles sont vos influences musicales ?

Principalement le rap américain des années 90. Mais on n’écoute pas que du Hip Hop américain non plus. On aime n’importe quel bon son Hip Hop à vrai dire, aussi bien du rap hollandais, anglais, allemand que français. Cependant, comme on a grandi dans une culture anglophone, on a baigné dans le rap américain depuis tout petit, en écoutant Onyx, Redman, Wu Tang…

 

Des rappeurs français… Qui par exemple ?

Saïan Supa Crew, 1995…

 

Quels autres styles de musique vous écoutez ?

Dopey Rotten : Personnellement j’écoute aussi bien du Reggae que de la musique classique, que du Hard Rock. Peu importe le style tant que la musique me plaît !

Skits Vicious : Quand je n’écoute pas du rap, j’aime écouter de la musique qui repose, quelque chose de relaxant. J’aime aussi des trucs un peu new age avec de la batterie. Cela dit, ça ne vaut pas les bons vieux morceaux que j’écoute depuis que je suis gosse… A part mes classiques je n’écoute pas grand chose. En tout cas, je ne suis pas partisan du « je n’écoute rien d’autre que du rap pour ne pas être influencé » mais j’ai remarqué que ça te permet de rester à ta place et de te concentrer sur l’essentiel, ton rythme.

Jay Reaper : Franchement j’écoute rien d’autre, à part du Old School, comme Jimmy Hendrix, John Lennon… Et parfois je tombe sur MTV, mais ça ne m’influence pas vraiment ou plutôt si, mais dans le bon sens. Je me dis « qu’est-ce que c’est que cette merde » et j’ai envie d’écrire un truc pour le démolir !

 

Comment décririez-vous votre univers artistique ?

Skits Vicious : Notre univers est comme un roman graphique où l’on mélange une partie de nos propres vies et la merde qui nous entoure. C’est un monde sans fin de sang, de gore et de fantasmes. On peut nous comparer à des personnages de films ou de bandes dessinées, comme Sin City. Les rappeurs ont une double identité, comme les super héros. Nous, on est probablement les méchants de ces films…On ne porte pas le costume là maintenant, mais dès qu’on a le micro dans les mains, ça explose ! Et d’un coup on devient le méchant et les gens découvrent nos super pouvoirs.

 

Comment est venue cette volonté de faire du rap ?

Jay Reaper : C’est ce qu’on sait faire. On ne s’est pas forcé. Quand j’étais jeune, vers 14 ans je ne me suis pas dit « je veux faire du rap, je veux être rappeur ». Ça ne s’est pas passé comme ça. J’écoutais du rap lourd à la Wu Tang, du rock lourd à la Jimmy Hendrix et je me suis dit que je voulais faire ça. Et le rap, c’est la première chose qui m’est venue naturellement.

Skits Vicious : Je suis d’accord. Le rap ça ne se choisit pas, ça s’impose à toi. Cela dit il y en a beaucoup qui décident de faire du rap pour des mauvaises raisons, ce qui explique pourquoi il y a autant de mauvais rap. Tout le monde peut rapper. Tout le monde peut dire « here is the floor, that’s a door, I am poor, somebody’s a whore and I am hard for. » Tout le monde peut faire des rimes mais ça ne fait pas d’eux des rappeurs. Le rap, c’est plus profond que ça. Il faut avoir l’âme, le flow et la personnalité qui vont avec. Il faut que ça vienne de l’intérieur. S’il y a autant de Rap de mauvaise qualité, c’est parce qu’ils n’en font pas pour les bonnes raisons : ils veulent être cools, ils veulent gagner de l’argent. Bien sûr c’est sympa mais il faut agir d’abord pour la musique !

Dopey Rotten : La musique d’abord !

 

Vous avez fait de nombreux concerts à l’étranger n’est-ce pas ?

Oui, on est allé aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en France, en Islande, en Russie, en Ukraine, en Espagne, en Pologne, en Lituanie, au Royaume Uni…

 

Quelle est votre vision du Hip Hop actuel ?

Dopey Rotten : Aujourd’hui, le Hip Hop dans l’ensemble c’est de la merde. Ça craint. Ça tire trop sur la pop, c’est trop commercial. C’est toujours la même chose, tu as toujours une pétasse attardée qui pousse la chansonnette. Ce n’est pas mon truc.

Mais ce n’est pas le cas de tous les rappeurs non plus…

Evidemment, il reste du bon Hip Hop mais je ne m’intéresse plus trop à ce qui sort en ce moment.

 

Et vous dans tout ça ?

Dopey Rotten : On est des rebelles de la scène musicale en fait. On fait ce qu’on aime faire et on continuera jusqu’à la fin. C’est à prendre ou à laisser !

Skits Vicious : C’est à la portée de tous de changer la donne. Et c’est là qu’on intervient. Le vrai Hip Hop n’est pas mort. Il ne faut pas croire ce qu’on nous dit à la radio ou à la télé. Ce sont des conneries. Le pire c’est que ce n’est même pas la faute des gens. Ce sont ceux qui sont au-dessus du peuple qui décident. Ils n’ont qu’un mot à dire et ton disque ne passe nulle part. L’industrie impose ses normes mais heureusement qu’il y a le rap underground. Nous, on vient de là. On fait partie de ceux qui s’en foutent, qui croient en ce qu’ils font et qui n’arrêteront jamais quoi qu’il arrive.

 

Quels messages souhaitez-vous transmettre à votre public ?

Skits Vicious : Pour moi, le rap sert à échapper à son quotidien. Comme toute musique qui permet de s’évader, le rap raconte une histoire. Notre message c’est notre histoire. Notre public s’identifie à nos chansons ou les apprécie tout simplement.

 

Quels sont vos projets après la tournée ?

Actuellement, nous travaillons sur un nouvel album. Il sortira début 2013. Ce sera notre sixième album. Soyez prêts !

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Bleat Magazine - Rencontre avec les rappeurs de Dope D.O.D.

Bleat Magazine - Rencontre avec les rappeurs de Dope D.O.D. | Dope D.O.D | Scoop.it

On débarque en trombe dans l’espace numéro 3 de la salle d’interview. Cinq minutes de retard. Nous attendent Dopey Rotten, Jay Reaper et Skits Vicious, les trois membres du groupe néerlandais Dope D.O.D. Cette formation fait dans le rap hardcore et rencontre de plus en plus de succès à l’étranger, surtout depuis la sortie de leur clip “What Happened” en janvier 2011 qui comptabilise à ce jour plus de 7 millions de vue sur Youtube.

Dans l’espace “interview”, il y a aussi DJ Dr. Diggles, qui les accompagne à chaque concert, et Nicolas André, chargé de communication pour le label Jarring Effects. Les MC’s semblent fatigués par le rythme des dates qui s’enchaînent. Une odeur de plantes règnent dans ces quelques mètres carrés… C’est Skits. Malade, on lui a acheté un spray de plantes médicinales chinoises qu’il s’est appliqué sur le visage, mais un peu trop… Du coup, ça le pique et il me demande d’attendre cinq minutes que l’effet désagréable passe. Le temps pour moi de m’installer…

Dope D.O.D. veut marquer les esprits. Avec un son hip hop sombre enrichi de sonorités dubstep, un univers dérangeant et intriguant, un flow percutant, le groupe a tout pour marquer. Il scande haut et fort les travers d’une société consumériste et d’une scène musicale, qu’il trouve, molle et décevante. Ces trois rappeurs se veulent avant-gardiste et espèrent apporter une bouffée d’oxygène au hip-hop. Retour sur leur début et leur vision du hip hop…

 

L’interview retranscrite :

Jay : On s’est rencontré grâce à la musique. J’ai rencontré Skits à l’école au début des années 2000.
Dopey : J’ai rencontré Skits par un ami commun qui m’’a dit “Je connais un mec qui rap en anglais comme toi et il est taré, il faut que vous vous rencontriez pour voir si vous pourriez bosser ensemble.” C’est comme ça que j’ai rencontré Skits. Skits connaissait déjà Jay. Skits m’a présenté à Jay. Depuis, on bosse ensemble et on est aussi devenu potes.
Skits : On fait de la musique depuis des années. Depuis un peu plus de 10 ans. On a commencé à travailler sous le nom Dope D.O.D vers 2006. C’est The D.O.D. (Jay et Skists) et The Dope (Dopey).

Skits : J’ai connu ce mec (Walker Pachler, réalisateur des clips) au lycée. Il était dans ma classe. Après on s’est perdu de vue car j’ai arrêté les cours. En gros… (il s’allume un joint) Beaucoup de hasch… Ensuite Walker est revenu à la réalisation. Il a travaillé sur des vidéos artistiques. Nous, on rappait depuis un bon moment… Il n’y avait pas que Walker Pachler. Il y avait aussi Andres Fuche, Ruben van der Linden et Anton van der Linden. Et ces gars étaient des skaters de notre ville aussi. Ils savaient que je rappais depuis un moment. Ils ont vu le crew avec qui je bossais. On a vu ce qu’ils faisaient. Et on s’est dit qu’on allait faire des vidéos ensemble.

Jay : Je pense que les gens en ont marre. Ils ont envie de quelque chose de plus brutal, de plus vrai. La scène musicale actuelle est molle… surtout dans le hip hop. Je pense que les gens attendaient un son comme ça.
Skits : Je pense qu’il y a toujours eu un rap underground et des rappeurs hardcore. Ca n’a jamais disparu. Ca a toujours été présent.
Skits : On est à une période où les choses bougent. Même des groupes comme nous ont l’opportunité de faire des tournées mondiales et d’être connus. Alors qu’on ne passe pas à la télé ou qu’on ne fait pas du pop rap comme on voit beaucoup à la télé.
Jay : Je suis d’accord qu’à moitié. Je pense que sur la scène hip hop il n’y a pas eu de son hip hop vraiment puissant et solide comme il y a quelques années. Surtout au milieu des années 2000. Il y a bien eu des bons comme Sean P. Mais à la télé, y’a aussi eu Shady,
Dr Dre et toute cette merde. De La Soul, ça c’était du vrai hip hop. On a pas vu ça depuis au moins cinq ans. Odd Future c’est un groupe qui, comme nous, fait du bon son, un son vrai avec la volonté d’être la voix de la nouvelle génération. Je pense que ça manquait depuis quelques années.

Dopey : Le son dubstep est sale avec des basses profondes. Ca colle parfaitement avec nos paroles hardcore. On n’a pas choisi d’intégrer du dubstep dans nos sons. C’est venu naturellement.
Skits : Dans notre nouvel album, il y aura plus de dubstep.

Axel : J’aimerais savoir à quel point vous êtes hardcore… Vous pourriez tuer un mouton sur scène ?
Dopey : Oui, si tu m’apportes un mouton…
Jay : Je pourrais même te tuer toi…
Axel : Vous pourriez brûler la scène après un concert ?
Dopey : Pourquoi pas.
Skits : Bien sûr mais je ne veux pas de mort et je ne veux pas non plus qu’on m’envoie après les factures… Je préférerais brûler quelque chose qui a pour but d’être brûler.

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Notulus - DOPE D.O.D., comme une claque...

Notulus - DOPE D.O.D., comme une claque... | Dope D.O.D | Scoop.it
C'est sous un soleil de plomb, samedi 02 juin que nous arrivons devant les portes du Jardin du Michel. Comme chaque année l'ambiance transpire la bonne humeur, les bénévoles ainsi que tous les gens du staff sont affairés à ce que tout se passe à la perfection et ça fonctionne.

Les festivaliers sont frais (pour beaucoup, si si), prêts à jumper aux rythmes de la seconde journée qui s'annonce sous de bonne augure. Après avoir assisté au concert de The Yokel (duo Folk très original) et de Voodoo Clan (Rock Rap), on s'installe tranquillement dans l'herbe en attendant l'arrivée du groupe Néerlandais Dope D.O.D..
J'avoue qu'avant de voir les 3 MC's, Dopey Rotten, Jay Reaper, Skitz Vicious et Peter Songolo aux platines, je ne pensais pas avoir le souffle coupé.

Ces trublions fantasques et surmenés, générateurs d'un hip hop post apocalyptique réfractaire aux étiquettes, imperméables aux références, annoncent la couleur : public du JDM vous allez maintenant trembler sous les basses. Malgré leur programmation sur une tranche horaire diurne, le show de ces quatre lascars n'en a pas moins été sombre et lugubre. Leur flow hardcore a inondé le public d'une vague énergique, poussant les premiers rangs à surfer sur une mer humaine... Ils font peur mais comme tout bon sorcier, ils vous envoûtent avec leur grigri imparable, une prod' léchée jusqu'à l'os car oui, ils aiment le sang, celui des corps qui sautent aux rythmes de leurs incantations.
Ces Hollandais n'ont vraiment rien à envier à leurs cousins d'Amérique des années 90. Ils ont la dureté des textes et du son hip hop hardcore américain, mais à la sauce d'aujourd'hui, pimentée de dubstep ou de drum'n'bass, bien décalée.

Vous pouvez déjà chercher sur la toile quelques sons ou vidéos pour vous mettre dans l'ambiance mais si j'ai un conseil à vous donner, filez les voir en live cet été car vraiment sur scène ils valent tous les détours !!
Le coup de cœur de Notulus s'est transformé en claque monstrueuse ! J'en ai encore mal à la nuque...

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Avis et critique du concert de The Rapture + WhoMadeWho + Yuksek + Dope D.O.D. + Skip The Use + The Pack AD (Rock 'n' Beat Party, Printemps de Bourges 2012) le 28 avril 2012, Le Phénix, Bourges

Avis et critique du concert de The Rapture + WhoMadeWho + Yuksek + Dope D.O.D. + Skip The Use + The Pack AD (Rock 'n' Beat Party, Printemps de Bourges 2012) le 28 avril 2012, Le Phénix, Bourges | Dope D.O.D | Scoop.it
Dope D.O.D.

Changement de registre assez radical, avec le hip hop très, très méchant de Dope D.O.D., qui permet à la bande de jeunes qui s'agitent dans la fosse et les gradins du Palais d'Auron de s’encanailler devant un DJ envoyant des tracks électro rap plutôt biens senties et trois MC'S remontés comme des pendules... La mixture proposée, assez singulière et gravement énervée, vient des Pays Bas mais on dirait qu'elle débarque directement de la mère patrie du hip hop, les Etats-Unis d'Amérique. Voire de l'enfer de la mort qui tue, les trois lascars essayant de paraître le plus violents, déjantés, agressifs et incontrôlables que possible.

Pour ce faire, ils utilisent des registres vocaux semblant émaner de créatures d'outre tombe, de fantômes en souffrance ou de morts vivants à la Freddy Krueger. Idéal donc pour faire peur à votre grand mère ou à votre belle mère un peu pieuse sur les bords ! Sinon, trêve de plaisanteries, Dope D.O.D. fait parfaitement le show, envoie du lourd et s'y entend pour transformer une salle toute entière en zone de guerre sonique... Donc, si l'on est fan du style, ça cartonne bien en live ! C'est le moins que l'on puisse dire.

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Win 3 tickets Dope D.O.D at Glazart, Paris

Win 3 tickets Dope D.O.D at Glazart, Paris | Dope D.O.D | Scoop.it

Imaginez vous dans une cave humide à Amsterdam à haranguer les quelques toxicos qui se déchaînent sur un combat de pitbulls affamés, un peu plus loin un autre groupe assis sur de vieux canap' mités se pique et toi tu vogues à travers ces effluves de crasses, de moiteurs cyniques avec en bande-sonore le nouvel album des Hollandais de Dope D.O.D. Du rap bien hardcore, bien malsain, bien vénère comme un coup de savate bien placé sur la tempe et un autre qui balaye ta cheville et te fait vaciller sur le béton.
Le 5 avril, ça va être bien sale au Glazart, du coup, on file 3 places pour aller se prendre quelques coups de lattes au premier rang.

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