Dominique A
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Dominique A
Analyse et critique de la musique et des textes de Dominique A
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interview Dominique A

interview Dominique A | Dominique A | Scoop.it

Personnage emblématique et fer de lance d’un mouvement Rock/Chanson française depuis près de 20 ans, Dominique A est invité à Lens en ce début mars.
RDV était donc pris avec le monsieur afin de nous entretenir de son actualité.

Vous étiez-vous fixé une ligne directive pour « La Musique » ?
Je voulais faire un produit bien fini. Le premier commentaire qui m’est arrivé est venu d’un gars qui m’a dit, après l’écoute d’ « Immortel » que ce titre était « surproduit », ce qui m’a rassuré. Je voulais vraiment évité l’écueil du disque « fait à la maison ». Le but étant d’aller jusqu’au bout d’un truc réalisé, finalement, en duo avec Dominique Brusson.

A quel moment avez-vous commencé le travailler ?
Vers la fin de la dernière tournée qui elle-même était déjà une rallonge pour aider à la sortie du « Live », parce qu’aussi, c’était plaisant avec le groupe. Je voulais couper avec ce son live assez maximaliste, puissant, accès sur les harmonies, entre les cuivres, les guitares et les synthés. J’ai eu envie d’épurer, de revenir à des squelettes de chansons, portés par des boites à rythmes nerveuses, je voulais vraiment des trucs droits. Je me suis acheté tout le matériel pour créer l’album à la fin de la tournée (dont un 32 pistes) donc le travail n’a commencé qu’à partir de ce moment là. Avant, Il n’y avait que quelques idées pré-écrites, juste des envies, pas de choses arrêtés. Lorsque j’ai trouvé une ligne directrice dans mon travail, Je suis un impatient. C’est vraiment ce qui me fait avancé, vite, parfois trop vite. J’ai vraiment eu l’impression d’être dans un rapport de fraicheur.

La presse et le public sont élogieux pour « la Musique », alors que le « grand public » ne vous connait pas. Comment le vivez-vous ?
Il y a une chose que je n’ai pas du comprendre. Mais tant que le rapport des gens vis-à-vis de ce que je fais est de cet ordre là, la frustration est minime. Moi, j’y trouve mon compte. Parce qu’après, ce serait à quel prix ? Si c’est pour jouer dans des Zénith, moi cela ne m’excite pas. Je ne sais pas d’où vient le iatus entre ce que je fais et le grand public. Tant que je sens autour de moi de l’excitation. Je reviens d’Espagne, il y a eu de vrais retour, presque plus de monde qu’en France. J’arrive à pousser en dehors des pays francophone, idem en Allemagne. Cela compense le fait de ne pas avoir une notoriété plus importante en France. Artistiquement, c’est peut-être moins ambitieux qu’hier mais au niveau de la clarté du concert ou du propos, c’est beaucoup plus recevable par les gens. Je vois bien que par apport à un contexte qui est plus dur en ce moment, pour moi, cela se passe de façon optimale. Il y a un enthousiasme autour du disque et autour du groupe. Il y a un rapport beaucoup plus direct que par le passé.

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ARTE Radio - Reportages, Témoignages et Bruits pas sages

Piano-voix- "il parle d'argent et sa chanson est d'or" 16'50

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Dominique A dans la musique française

Dominique A dans la musique française | Dominique A | Scoop.it

En France, royaume qui fait semblant de s’ignorer, la chanson tient aussi sa cour. Johnny y trône en Roi Soleil léonin, flanqué du délicat Christophe en comte de Paris et de l’urne du défunt Ba-shung en cardinal pas banal. Quand on lui demande de se placer dans la lignée de cette ébauche de noblesse, Dominique A hésite à choisir un titre. «Nobliau?» finit-il par suggérer, sourire en coin.

Associé à la ville de Nantes – siège du duché de Bretagne – où il a fait ses débuts au sein du groupe John Merrick, le gentilhomme a pourtant affûté son romantisme de façon campagnarde à Provins, en Seine-et-Marne, jusqu’à ses 15 ans. «Terre du Brie et de la betterave» et dont Hugo a chanté les charmes médiévaux. «Une ville qui suinte la vieille pierre, pleine de remparts, conservatrice, extrêmement morte. Cela forge un caractère.» Et un romantisme qui n’est pas celui des livres de jeunes filles. «Les vrais romantiques ne sont jamais très doux, ce sont des furieux, des malades mentaux. Encore aujourd’hui, quand je suis derrière un micro, j’espère toujours qu’un caillou noir va sortir de mon ventre. Cela vient de mon donjon, de mes soubassements.»

A se retourner sur son enfance, il pense à Bernanos. Ses premiers émois musicaux lui viennent de Brel. «Les vieux, Les fenêtres, Le dernier repas. La mort et le crépuscule! Je vivais dans une grande maison villageoise, à trois kilomètres de Provins: un trou à rats. J’avais un sentiment très fort de solitude.» Autres «madeleines» d’époque: les génériques de certaines séries TV comme L’île mystérieuse, Sébastien parmi les hommes ou La maison des bois, de Pialat. «De gros troubles. Ces musiques assez tristes de feuilletons poignants répondaient à mon tempérament.» Avec une particularité: celle de le réconforter. «Cela me soulage, me met du baume au cœur.» Rapidement, le fils de prof d’anglais pousse la curiosité de l’autre côté de la Manche. The Clash, The Stranglers, Joy Division font son éducation «en direct». «La new wave, je suis tombé dedans jeune, comme Obélix», se souvient celui qui prenait les premières fêtes de la musique comme «une autorisation à foutre le bordel dans les rues avec une dizaine de voyous»!

Fort de son caractère trempé à l’intransigeance, il déboule à 23 ans dans le paysage hexagonal avec l’album La fossette, estampillé «minimaliste», «nouvelle vague». Le succès, rapide mais surtout d’estime, s’emballe avec La mémoire neuve. «J’en avais peut-être peur parce que je m’en faisais une fausse idée, mais on a toujours beaucoup plus peur de l’échec!»

Le chevalier à la triste figure de Provins s’improvise alors Don Quichotte subversif. Nominé en 1996 aux Victoires de la musique, il change en direct les paroles de son Twenty-Two Bar: « A la télévision française je chantais/Je ne sais plus pourquoi c’était/En face de moi les gens dormaient ». «Je voulais épater mes copains», s’excuse presque le pote du chanteur Katerine. «La soirée était mortifère. Et j’étais assis derrière la famille Sardou!» Sa réputation de sévérité s’aggrave avec l’album Remué, magnifique d’exigence et de poésie ténébreuse. «Je le paie encore aujourd’hui», avoue le chanteur, qui traversait alors une période délicate, tout en concerts incessants et en récente paternité. «Je dormais trois heures par nuit, je ne voulais plus chanter. Avec le recul, la chanson Pères était terrifiante d’anticipation. Elle cristallisait mes angoisses, avant de savoir…»

Souriant et désormais apaisé, maniant avec aisance l’autocritique, Dominique A a laissé passer certains orages et démontre, si besoin était, que le sens de l’humour ne l’a jamais quitté. «Avec mon timbre de voix, mon chant dramatique, je réduis en poussière les saillies les plus drôles.»

L’occasionnel courtisan de la plume, qui a déjà écrit pour Birkin et vient de le faire pour Calogero, irait-il jusqu’à signer pour Johnny, comme l’a fait Miossec? «Là, je ne sais pas. Déjà, Johnny exige la rétrocession de la moitié des droits d’auteurs, c’est limite. Christophe (ndlr: Miossec) l’a fait pour payer sa maison, en déclarant: «Je suis une pute.» Comme dirait le monarque: mauvais sujet!

 

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Vincent DUBOIS's comment, September 1, 2011 10:24 AM
Article sympa mais il faudrait qu'il y ait un lien pour accéder au site source.
Lyonel Baum's comment, September 13, 2011 4:34 AM
Dominique A. Théatre de la Ville / 26 et 27 janvier 2012
Lien : http://www.dominiquea.com/
Vingt ans ! Le plus créatif des chanteurs français célèbre l’anniversaire de La Fossette (20 février 1992), son premier disque, joyau minimaliste devenu mythique. Concert en deux temps : version acoustique de ce premier album tout d’abord, avec la complicité d’un trio, inspirée par un même souci d’épure. Création ensuite, « pour creuser un sillon plus actuel », portée par une douzaine de musiciens : instruments acoustiques et électriques cohabitent et créent des ambiances musicales variées. Un nouveau cru !
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Caresse et larme à l'oeil / France Inter

Caresse et larme à l'oeil / France Inter | Dominique A | Scoop.it

Lien pour écouter la black session de Dominique A du 25 mai 2009

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Dominique A - Comment Certains Vivent

Dominique A - Comment Certains Vivent | Dominique A | Scoop.it

                        Site officiel de Dominique A...

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Album l'horizon

Album l'horizon | Dominique A | Scoop.it

« Qui veut atteindre la perfection, veut marcher sur l'horizon » (Paul Clarvel).

Pourtant, ceux qui veulent s'en approcher feront des efforts démesurés, inspirés par les poésies des plus grands artistes, capables de délivrer des frissons aux autres. Dominique A fait assurément partie de cette fratrie. Pour son septième album, intitulé L'horizon, il est celui qui est cité à de nombreuses reprises par des artistes de la nouvelle vague mais restant en dehors de tout star system par le côté intimiste de ces albums. Son intégrité demeure prépondérante sur scène
avec les mêmes thèmes nostalgiques, revenant sans cesse et ayant contribué à en faire un artiste majeur. Et avec ce nouvel opus, Dominique A revient à plus de simplicité...

L'horizon est dépouillé, à l'instar de la pochette de l'album sobre. Retour aux cordes qui apparaissent et réapparaissent sans cesse au fil des titres. L'omniprésence d'une guitare « douce » et d'une voix passant par tous les stades de l'émotion donne à Dominique A une force peu commune. Les textes sont taillés à sa mesure : intenses et profonds. Au-delà de tout simplisme dont il n'est pas coutumier, l'artiste assure, guitare en main, un nouvel opus toujours aussi bon que les précédents. Fort d'une mélancolie affirmée, l'interprète évoque un univers fait de souvenirs baignant dans une prose admirablement métaphorique avec un regard au loin sur l'océan, à l'horizon. Les textes délicieusement travaillés présentent des historiettes légères à profondes, toujours écrites avec une structure originale sur lesquelles viennent se greffer des samplers.

Le titre éponyme pousse une complainte dans lequel les coeurs tels des sirènes donnent une dimension tragique à ce véritable ode à la mer, fantastique histoire au champ lexical géographique et marin, sûrement inspiré du livre de Stevenson, Moby Dick. La relève est la poursuite de ce fil rouge marin qui se construit tout au long de l'album, dégageant une sorte de rythme frénétique, tempétueux comme une mer s'emballant au contact d'une frêle embarcation sur le point de chavirer. Dominique A revient à des valeurs musicales simples, à la primauté de son océan. Ces deux titres se révèlent particulièrement splendides, la voix de l'artiste à la fois fragile et vacillante mais aussi affirmée et intense provoque des remous, une sorte de roulis. Intense, magnifique, d'une ambiance rare, il manque juste les cornes de brumes...

Histoires intimes aux samplers légers (Rouvrir, Retour au quartier lointain), le
nantais fait intervenir des coeurs plus fréquemment (Par l'ouest). Enjoué et plus "léger" (Dans un camion, La pleureuse) ou grave par son orchestration plus dense (Antaimoro), les titres de L'horizon présentent la caractéristique de mettre en avant les textes plus que les compositions. L'étrange et profond Music-hall est ad-mi-rable par son phrasé, sa construction, sa structure son texte, son ambiance, ses effets... la citation de Clarvel est obsolète pour le coup. Dominique A construit une atmosphère proche, frissonnante qui mérite à coup sûr un coup d'oeil sur scène pour l'interprétation.

Dominique A signe un grand album qui ne laisse plus aucun doute sur sa valeur d'auteur compositeur, si doute il y avait. Puisant son inspiration dans un dictionnaire sans fin, la prose coule de source sur cet horizon au goût salé. Un fil rouge avec des clins d'oeil perpétuels à la mer qualifie cet album. A se procurer d'urgence pour assouvir sa soif de bons sons et de bons mots, même s'il est loin d'être acquis que cet album y suffise. La suite nous manque déjà...

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