Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute. Sur Twitter : @LBM_T
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Les produits bio aussi peuvent contenir de l'huile de palme, mais bio

Les produits bio aussi peuvent contenir de l'huile de palme, mais bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
HUILE DE PALME - Alors qu'on se demande si l'on a encore le droit de manger du Nutella, on oublierait que l'huile de palme tant décriée ne se trouve pas uniquement dans les produits conventionnels.

 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, on en trouve aussi dans les produits bio qu'il s'agisse de biscuits ou pâtes à tartiner. L'huile de palme qui rentre dans la composition de ces produits est évidemment issue de l'agriculture biologique, mais qu'est-ce que cela implique? Peut-on en consommer davantage, ou pas? Et quid de l'environnement? Bref, est-ce que l'huile de palme biologique est une huile de palme comme les autres?

 

L'huile de palme d'origine biologique est-elle moins dangereuse pour la santé?

Pour Laurent Chevallier, docteur en nutrition et auteur de Je mange sain, je maigris bien, que l'huile de palme soit d'origine biologique ou pas ne fait pas de grande différence. "C'est exactement la même teneur en acides gras, aux alentours de 50%, quant à la différence qu'il pourrait y avoir en matière de pesticides dans l'huile de palme biologique, on ne dispose pas d'études pour savoir si l'huile de palme biologique en contiendrait moins".

Produite principalement en Colombie, l'huile de palme biologique ne répond pas nécessairement aux mêmes normes qu'en Europe. Ce qui ne l'empêchera pas de porter ensuite le label "issu de l'agriculture biologique" au même titre que d'autres produits bio.

 

Les produits bio sont-ils mieux étiquetés que les autres ?

"L'huile de palme n'est pas mauvaise en soi", rappelle Laurent Chevallier. "Le problème, c'est l'excès. Or les normes d'étiquetage actuelles ne permettent pas de savoir en quelle quantité l'huile de palme se trouve dans certains produits. Cela ne facilite pas les choses pour surveiller sa consommation", précise le médecin.

Du point de vue de l'étiquetage, qu'il s'agisse d'un produit portant le label Agriculture Biologique ou le label européen, les industriels n'ont pour l'instant aucune obligation d'indiquer la quantité d'huile de palme.

Cependant, le plus souvent les produits biologiques indiquent s'ils contiennent de l'huile de palme ou non, contrairement à certains autres produits comme le Nutella qui dissimulent l'huile de palme sous la mention "huiles végétales".

"De manière générale, mieux vaut tout de même consommer bio", rappelle Laurent Chevallier. "Les produits bio restent les plus intéressants pour la santé puisque, de manière générale, ils sont moins exposés aux produits chimiques". De leur côté, les industriels font valoir que de nouvelles normes d'étiquetage seront bientôt mises en place.

"Cela fait des décennies qu'on le demande", tempête Laurent Chevallier. "Cela ne leur coûterait rien, alors que plus on reste opaque, plus cela entretient une forme de défiance face à leurs produits", explique-t-il.

 

L'huile de palme bio est-elle socialement et environnementalement plus responsable ?

Oui et non.

Oui, parce que la culture d'huile de palme biologique fait appel à moins de produits chimiques que la culture conventionnelle d'huile de palme. Elle est aussi plus respectueuse de la biodiversité et est censée contribuer moins à la déforestation.

Non, répond Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes pour l'ONG Les Amis de la terre, et auteur du rapport "Arnaque à l'huile de palme durable".

"Sur le fond, l'huile de palme biologique est une bonne idée puisque sa culture limite le risque de développement d'immenses monocultures d'huile de palme. Le problème, c'est que la quasi totalité d'huile de palme biologique provient de Colombie. Elle y est produite par une société, Daabon, qui est en conflit avec de nombreux paysans dans la communauté de Las Pavas. Elle est aussi impliquée dans des projets critiqués en Colombie, comme une usine de production de biocarburants", précise Sylvain Angerand.

 

En 2010, le distributeur de cosmétiques The Body Shop, propriété du groupe L'Oréal, a d'ailleurs cessé de se fournir en huile de palme biologique auprès de Daabon. À l'époque, le magazine britannique The Observer avait révélé l'expropriation de 126 paysans colombiens à la suite de l'achat forcé de leurs terres par l'entreprise Tequemada, une filiale de Daabon.

En 2006, une milice paramilitaire avait déjà tenté de déloger les paysans, mais un recours en justice leur avait permis de rester sur ces terres. "C'est tout le problème de la culture d'huile de palme biologique", explique Sylvain Angérand, "Aujourd'hui, c'est un marché énorme, les terres nécessaires sont donc énormes", conclut-il.

Quitte à choisir, ne serait-ce que pour sa moindre exposition aux produits chimiques, mieux vaut donc tout de même opter pour des produits issus de l'agriculture biologique, même s'ils sont loin d'être parfaits.

De l'huile de palme dans les produits bio? Un tour au supermarché suffit pour s'en convaincre.

 

 

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Zara a entendu l'appel à une mode sans toxiques !

Zara a entendu l'appel à une mode sans toxiques ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Zara, premier vendeur mondial de vêtements, a pris hier l’engagement d’exclure l’ensemble des substances chimiques dangereuses de sa chaîne de production. Cette victoire arrive après 8 jours de pression publique. Elle appartient aux fashion addicts, aux militants, aux citoyens…

 

Les équipes de Greenpeace avaient engagé le dialogue avec Zara (et les autres marques du groupe Inditex), en 2011, afin de pousser la marque à éliminer les produits chimiques dangereux de sa chaîne de production et de ses vêtements…
C’est cette semaine (seulement!) que le géant de la “fast fashion” a enfin saisi l’urgence de résoudre le problème.

 

Zara s’engage aujourd’hui à renforcer l’application de sa politique d’interdiction des APEO (dont les nonylphénols mis en évidence dans les tests effectués par Greenpeace). La marque propose aussi un calendrier d’élimination à court terme des substances chimiques les plus dangereuses comme les PFC (perfluorochlorures) et les colorants azoïques (susceptibles de se dégrader en amines aromatiques cancérigènes).

 Cet engagement est une bonne nouvelle pour l’environnement

Mais c’est également une avancée majeure du droit d’information du public. Zara annonce ainsi que d’ici fin 2013, au moins 100 de ses fournisseurs des pays du sud (dont 40 situés en Chine), rendront publiques les données relatives à leurs rejets de produits dangereux dans l’environnement. Ces données publiques détailleront les chiffres produit par produit, usine par usine, année après année.

 

Greenpeace salue l’engagement pris par Zara de se désintoxiquer.

La marque espagnole est leader de son marché : désormais les autres marques n’auront plus aucune excuse pour ne pas assainir leur chaine de production et proposer une mode sans toxiques.

Des centaines de milliers de consommateurs du monde entier l’ont exigé de Zara : Esprit, Gap Levi’s ou Victoria Secret doivent écouter leurs clients et s’engager à leur tour.

 

Depuis 2011, Zara est la huitième marque à s’engager à éliminer les substances chimiques toxiques de sa chaîne de fabrication et de ses produits après Nike, Adidas, Puma, H&M, M&S, C&A et Li-Ning.

Le mouvement Detox doit continuer !

La décision de Zara aujourd’hui est une avancée cruciale…Mais d’autres marques doivent encore réagir pour empêcher les rejets toxiques. Le mouvement Detox ne doit donc pas s’arrêter là, notre travail n’est pas achevé.

 

Donc à vous tous, fashion addicts, protecteurs de l’environnement, citoyens…restez à l’écoute, nous vous donnons rendez-vous très bientôt, pour pousser d’autres marques à s’engager dans la Detox ! Car si Zara a fait le mouvement, qui sera la marque suivante ?

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Bisphénol A: l'Assemblée vote l'interdiction générale début 2015

L'Assemblée nationale a voté mercredi en deuxième lecture l'interdiction du bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires au 1er janvier 2015, malgré la volonté de plusieurs députés d'avancer et celle d'autres de repousser l'application de cette proposition de loi socialiste.

 

Pour les contenants de produits alimentaires destinés à des enfants de moins de 3 ans, l'interdiction entrera en vigueur en 2013, dès la promulgation de la loi actuellement en discussion.

L'interdiction est restreinte aux parties des contenants en contact direct avec des denrées alimentaires.

 La proposition de loi du député PS Gérard Bapt sur la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation, et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A avait été votée en première lecture par l'Assemblée il y a plus d'un an, en octobre 2011, puis adoptée, avec des modifications, par le Sénat le 9 octobre dernier.

La France a déjà, en juillet 2010, à l'initiative d'une proposition de loi sénatoriale, suspendu la commercialisation des biberons au BPA, mesure étendue à toute l'Union européenne en janvier 2011 par une directive européenne.

 

Le bisphénol A, composant chimique très répandu, se trouve dans les revêtements plastiques internes de canettes et boîtes de conserve, ainsi que dans certaines bouteilles en plastique et dans des composites dentaires.

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Mali : un jardin agro-écologique aux portes de Bamako

Mali : un jardin agro-écologique aux portes de Bamako | Des 4 coins du monde | Scoop.it
MALI / ECONOMIE - Le jardin agro-écologique d'Oumar Diabaté, à une trentaine de kilomètres de Bamako, est une expérience unique : ce paysan malien cultive des produits bio en pratiquant des méthodes durables, souvent inspirées de pratiques anciennes.

 

Mais, surtout avec des rendements qui résoudraient bien des problèmes, dans une région aux crises nutritionnelles chroniques.

 

De hauts épis de maïs, des rangées d'aubergines, des arbres… Difficile de s'y retrouver tant tout est entremêlé. Une paire de bottes fend les broussailles d'où émergent de grosses et jolies courges. « Elles sont éparpillées partout parce qu'on avait fait une association courge-maïs-haricot, explique le maître des lieux, Oumar Diabaté. On a récolté le maïs, on a récolté les haricots et maintenant ce sont les courges qui sont en train de donner ».

 

Cette association de culture n'est pas le caprice des goûts culinaires de l'agriculteur. C'est un système élaboré, où chaque élément possède sa vertu : « le maïs pompe l'azote, le haricot en redonne au sol, et la courge protège le sol des rayons du soleil. Ça donne un rendement élevé et ça permet de faire reposer le sol. Dans le temps ça se faisait, rappelle Oumar Diabaté, mais c'est une habitude qui s'est perdue. Avec la mondialisation, les gens préfèrent cultiver des centaines d'hectares de maïs ou de coton pour les exporter vers les pays européens. Résultat, au bout de six mois, c'est la famine ici ».

 

Dans son jardin agro-écologique de Satinébougou, à une trentaine de kilomètres de Bamako, Oumar Diabaté, lui, ne connaît pas la pénurie. Ni son sol la jachère : douze mois sur douze, les cultures se succèdent, au rythme des saisons et des rotations les plus efficaces. « Quand j’ai commencé l’agro-écologie et que les gens du village venaient voir mes cultures, se souvient Oumar Diabaté, ils croyaient que j’utilisais une lotion maraboutique ! Mais petit à petit, je leur ai montré comment je faisais, et ils ont compris que c’était du travail et pas de la magie. »

 

Du travail et des techniques bien particulières, celles de l'agro-écologie. Un concept développé par le paysan-philosophe français Pierre Rabhi. « Mon maître », dit de lui Oumar Diabaté, qui l'a découvert il y a une dizaine d'années, le jour où une amie française lui a prêté ce livre : L'offrande au crépuscule. « J'ai tout de suite su que c'était ce que je voulais : une autre manière de faire l'agriculture, une autre manière de comprendre la vie et de se comporter avec l'environnement ».

 

Pierre Rabhi anime régulièrement des séminaires à Gao, dans le nord du Mali. Les deux hommes se rencontrent. Oumar Diabaté, vétérinaire de formation, se lance dans l'agro-écologie.

Deux hectares, cinq travailleurs permanents, et des principes rigoureusement appliqués. Une culture biologique, sans aucun intrant chimique, « sauf pour les vaccins des animaux ». Retour aux techniques traditionnelles, à la rotation et à l'association des cultures. Un peu d'agroforesterie aussi, qui consiste à faire pousser arbres et arbustes au milieu des cultures pour profiter de leurs bienfaits (ombre, engrais naturel produit par les feuilles tombées au sol…).

Et une mixité culture-élevage, qui permet de recycler les déchets animaux comme fertilisants et d'utiliser les mauvaises herbes et autres résidus végétaux pour nourrir les bêtes. « Moi je n'appelle pas ça des mauvaises herbes, corrige Oumar Diabaté, parce qu'elles nous sont utiles. Ça fait un apport en cellulose pour les poules et les dindes ».

 

Chaque samedi, Oumar Diabaté constitue des paniers que lui ou ses employés livrent directement aux consommateurs. Un lien direct, inspiré par les Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) pratiquées dans les pays occidentaux. Aucun intermédiaire entre les clients et le producteur… et, au passage, une balade rocambolesque dans les rues de Bamako sur une moto chargée de paniers.

« Il faut que les gens reviennent en arrière, assène enfin Oumar Diabaté, qu'ils se disent que nous ne sommes pas les seuls maîtres du monde. Il faut qu'on respecte la terre, qu'on respecte les animaux et qu'on essaie d'être rationnels. Les terres du Sahel, si on ne les entretient pas, se latérisent, c'est-à-dire qu'elles s'appauvrissent. Et vous avez beau mettre de l'engrais et autre chose, vous n'avez pas de rendement ».

 

Selon les principes de l'agro-écologie développés par Pierre Rabhi, une production de 800 kilos à l'hectare suffirait à mettre un terme aux problèmes de malnutrition et de famine dans les pays du Sahel. Oumar Diabaté : « moi, ici, je produis trois tonnes à l'hectare ».

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Panasonic développe une ville 100% énergies renouvelables au Japon

Panasonic développe une ville 100% énergies renouvelables au Japon | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L’idée ferait pâlir les professionnels de l’aménagement les plus écolos : construire une ville ex-nihilo. Et pas n’importe laquelle : un modèle de ville écologique, alliant un urbanisme totalement intégré à des équipements éco-efficients dernier cri. Le tout sans sacrifier le confort de ses habitants.
C’est pourtant le projet que nourrissent Panasonic, Accenture et sept autres entreprises avec leur concept Sustainable Smart Town (SST) qui s’intègrera au cœur de Fujisawa, une ville voisine de Tokyo. Date de livraison prévue pour ce quartier »intelligent » : 2018, pour les cent ans de Panasonic.
En quoi consiste cette ville intelligente?
A en, croire Panasonic, Fujisawa SST alliera un recours abondant aux énergies renouvelables, au solaire en premier lieu, à des moyens de stockage individuels. Les réseaux (électriques comme informatiques) prendront le relais pour assurer une gestion optimale de cette énergie. En bref, le nec plus ultra d’un urbanisme mariant smarts grids et énergies renouvelables.

 

A première vue, les images montrent une ville monofonctionnelle, tournée vers l’usage d’habitation uniquement, un peu comme à l’époque des cités ouvrières, avec des logements à perte de vue. Il est donc légitime de se demander si ce modèle de ville est très écologique dans son fonctionnement général ou uniquement dans sa consommation. La question des transports, des industries, des commerces n’est pas encore évoquée… il faudra donc attendre la suite des informations..

 

Coût de cette ville du futur : 750 millions d’euros. Pour Panasonic, le projet, exportable à terme, répond à deux défis indissociables : faire face à l’explosion de la démographie asiatique (et donc à la demande de logements) et réduire la consommation énergétique. De plus, cette ville intelligente constituera une gigantesque vitrine pour le savoir-faire de chaque partenaire.
• Panasonic, qui fournit également le site de l’essai, exposera ses systèmes de génération d’énergie solaire et ses solutions de stockage sur batterie.
• Accenture apportera son expertise des réseaux électriques.
• Mitsui & Co. aménagera les infrastructures d’un point de vue global en intégrant le retour d’expérience d’autres systèmes urbains intelligents.
• Mitsui Fudosan. et PanaHome Corporation assureront la maîtrise d’œuvre et la conception des systèmes d’entretien urbains.
• Nihon Sekkei assurera l’installation des infrastructures énergétiques. Il intégrera également les paysages et les espaces publics de manière harmonieuse.
• ORIX Corporation étudiera l’offre de services pour favoriser un mode de vie à la fois écologique et attractif pour ses habitants (infrastructures de transport, services publics, etc.).
• Tokyo Gas présentera sa dernière technologie de piles à combustible « Ene-Farm ».
• Sumitomo Trust & Banking Co. élaborera les critères d’évaluation de la performance environnementale de la ville, et proposera un service de conseil aux habitants pour favoriser un mode de vie écologique.

 

Reste à voir si cet énorme cité « éco technologique » pourra atteindre ses objectifs : réduire de 70 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une ville de référence en 1990. Plus important : cet urbanisme particulier saura-t-il remporter l’adhésion de ses habitants ?

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En Californie, le végétalisme est une nouvelle normalité

En Californie, le végétalisme est une nouvelle normalité | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le paysage gastronomique a complètement changé surtout autour de Los Angeles. Les restaurants s’adaptent alors à la demande des végétariens et des végétaliens.

 

Pas de viande, merci
C’était une soirée chaude californienne et Kathy Freston sirotait son martini.
« Ce n’est pas parce que vous êtes un végétalien que vous ne voulez pas avoir du plaisir », dit-elle, assise au restaurant Craig. « Je suis une fille décadente. Je veux boire. Je veux me sentir rassasiée à la fin d’un repas. Je ne veux simplement pas avoir d’animaux dans mon assiette, pour plusieurs raisons. »
Grande, mince et aux tresses dorées, Mme Freston est l’auteure des livres « Quantum Wellness» et «The Lean », et défend le végétalisme. Elle s’efforce de ne rien consommer qui provient des animaux: pas de viande, pas d’œufs, pas de produits laitiers. Mais pour une seconde vodka frappée aux olives ?

Pas de problème.


La grande séduction des végétariens et autres végétaliens
Le restaurant Craig, tenu par Craig Susser, un ancien élève de Dan Tana, n’est pas un restaurant végétarien.

Il représente cependant une nouvelle vague culinaire qui est ressentie partout en Californie du Sud: un restaurant omnivore qui prépare des plats végétaliens et végétariens qui dépassent les simples légumes à la vapeur d’antan.
« Vous imaginez les restaurants végétaliens avec une clientèle aux sandales et dreadlocks qui boivent du jus de carotte », a déclaré Ellen DeGeneres, lors d’un bref arrêt avec sa conjointe, l’actrice Portia de Rossi, pour discuter avec Mme Freston.
En fait, depuis les tables d’hôtes de Beverly Hills aux pubs de la vallée de San Fernando, la popularité croissante des régimes végétariens a considérablement changé le paysage gastronomique. Ce changement est apparent dans différentes villes à travers le monde, mais il est explosif autour de Los Angeles.
Que ce soit les cafés, comme le Café Gratitude, les restaurants plus élégants comme le n / naka et Hatfield qui proposent de vastes menus de dégustation végétariens, ou encore les brasseries artisanales telle que le Brewing Golden Road qui offre un menu Super Bowl végétalien, c’est l’épidémie !

 

La loi de l’offre et la demande
« Je ne pense pas que l’on puisse aller dans un restaurant quatre étoiles à Los Angeles et ne pas trouver une option végétalienne», a déclaré Ron Russell, chef et propriétaire du SunCafe. «La clientèle l’exige. »
Et les restaurateurs sont face à une concurrence féroce. Les végétaliens et les végétariens savent maintenant qu’ils ne doivent pas se contenter d’une pomme de terre cuite au four quand il existe une sublime coupe de pois et noix de coco chez Cru. Mais les omnivores ne sont pas laissés de côté pour autant.
Il y a trois ans, lorsque M. Russell et ses compagnons se préparaient à ouvrir le SunCafe, ils ont testé leurs recettes végétaliennes avec un groupe de six personnes, dont deux étaient des carnivores avides. « Tous les six ont dû reconnaître que c’était un grand plat», explique M. Russell. « Oh, mon Dieu, nous avons dû jeter au moins 70 recettes qui étaient bonnes, mais pas assez exceptionnelles. Cela nous a obligé à nous dépasser. »

 

Avenir ou fontaine de jouvence ?
Les régimes à bases de légumes sont-ils la voie de l’avenir ou simplement une nouvelle fontaine de jouvence? Car dans une ville où personne ne veut vieillir, beaucoup sont prêtes à essayer tout ce qui existe.
D’ailleurs Mme Freston finit par le dire en terminant son martini: « Ces personnes-là veulent prolonger leur vie. Elles veulent vivre longtemps. »

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Los Angeles lance le « Meatless Monday », le lundi sans viande

Certes les habitants de la ville ne se verront pas infliger une amende s'ils sont surpris en train de dévorer un hamburger un lundi, mais...

 

Le conseil municipal de Los Angeles a voté à l’unanimité une mesure visant à instaurer officiellement le « Meatless Monday », le lundi sans viande, d’après NBC News.


L’idée est évidemment d’encourager les habitants, dont plus de la moitié sont en surpoids ou obèses, à manger végétarien au moins un jour par semaine et à adopter une alimentation plus saine. A terme, l’équipe municipale espère aussi pouvoir diminuer notamment le nombre de cancers du colon, de la prostate et du sein, dont une mauvaise alimentation, trop riche en viande serait, selon eux, en partie responsable.


Cette mesure est également censée protéger l’environnement. Les élevages de bétail consommeraient environ 70% de l’eau de la ville et produiraient 20% des émissions de gaz. Récemment, Los Angeles a aussi interdit l’ouverture de nouveaux fast-foods dans les quartiers sud de la ville, qui comptent la plus forte proportion de personnes obèses.


Aux États-Unis, 36% des adultes sont obèses et un enfant sur six est touché. Pour autant, l’épidémie, puisque c’est ainsi qu’il faut la qualifier, se stabilise, selon les derniers chiffres publiés par les centres pour le contrôle et la prévention des maladies en janvier.

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Lesieur, Bolloré et Areva, "faux écolos" épinglés par le prix Pinocchio

Lesieur, Bolloré et Areva, "faux écolos" épinglés par le prix Pinocchio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Il y a des distinctions dont les entreprises se passeraient bien. Les prix Pinocchio en font partie.

 

Les Amis de la Terre ont décerné ce mardi des prix d'hypocrisie écologique aux entreprises Lesieur, promoteur des agrocarburants, Bolera Minera, filiale de Bolloré, pour l'exploitation du lithium en Bolivie et Areva, pour ses mines d'uranium en Afrique.

 

Il y a des distinctions dont les entreprises se passeraient bien. Les prix Pinocchio en font partie. Décernés par plusieurs ONG (les Amis de la Terre, Peuples solidaires, Crid), ils sont attribués depuis 2008 à des sociétés françaises (souvent des multinationales) qui mentent sur leur politique environnementale et "surfent sur la vague du développement durable pour accroître leurs profits". Plusieurs catégories ont été imaginées et soumises au vote de 17 000 internautes.


Décalage entre la communication et les activités
La première s'intitule "plus vert que vert" et dénonce le greenwashing, c'est-à-dire la communication "abusive et trompeuse au regard des activités réelles des entreprises". Il est attribué cette année à Lesieur, pour sa campagne "Aidons l'Afrique, une bouteille d'huile Lesieur achetée, une bouteille envoyée".

Les ONG dénoncent cette opération contre la famine en décalage avec l'engagement de la maison mère de Lesieur, Sofiprotéol, acteur majeur des agrocarburants. L'exploitation de terres agricoles pour des carburants plutôt que des cultures alimentaires entraîne en effet une hausse des prix qui contribue justement à la famine en Afrique.


Droits des indigènes
Le second prix, "une pour tous, tous pour moi", sur le thème de l'accaparement de ressources, est décerné à l'entreprise Bolera Minera. Cette joint-venture des groupes Bolloré et Eramet a obtenu des permis de recherche de lithium (nécessaire au fonctionnement des batteries) dans la région de Salinas Grandes en Argentine. Selon les Amis de la Terre, les 33 communautés indigènes s'estiment lésés dans leurs droits et craignent les impacts environnementaux de cette activité.
Enfin, Areva remporte le prix "mains sales, poches pleine" à la fois pour les conséquences de l'exploitation des mines d'uranium en Afrique (un ancien salarié est décédé d'un cancer du poumon) et pour un "gigantesque montage financier litigieux" réalisé pour obtenir le marché des centrales nucléaires en Afrique du Sud.

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Des maisons de semences paysannes pour se libérer de l'agrobusiness

Des maisons de semences paysannes pour se libérer de l'agrobusiness | Des 4 coins du monde | Scoop.it
C'est un mouvement mondial : du Brésil à la Grèce, en passant par le Périgord, des maisons et des banques coopératives de semences se multiplient.

L’objectif : libérer les agriculteurs des droits de propriété imposés par l’industrie semencière, ne dépendre ni des OGM ni des pesticides, et cultiver la biodiversité. Plus de 300 paysans de quinze pays sont venus témoigner en France de leurs expériences collectives en faveur de la souveraineté alimentaire.

 

« Il faut nous organiser pour récupérer toutes les semences qui sont dans les banques de gènes et remettre ce trésor entre des mains sures, celles des paysans ». Au milieu d’une centaine de variétés de maïs, en plein cœur de la Dordogne, Bertrand Lassaigne raconte l’histoire de la première maison de semences paysannes en France. Installé depuis 20 ans près de Périgueux, Bertrand cultive principalement des céréales et des protéagineux – maïs, céréales à paille, soja, lentilles...

Peu à peu, il développe son autonomie en semences et parvient en moins de dix ans à autoproduire la quasi-totalité de ses cultures, sauf en maïs où il continue chaque année d’acheter de la semence non reproductible qualifiée d’hybrides.

En 1999, une rumeur circule parmi les producteurs de maïs : des semences polluées par des OGM auraient été vendues. Bertrand Lassaigne, un des rares agriculteurs à produire du maïs bio, pressent la nécessité de trouver une alternative aux semences industrielles proposées par les semenciers.

C’est le début d’un long chemin pour se réapproprier des savoirs-faire perdus. Pour éviter les OGM, il part chercher des semences au Guatemala. Et ramène onze variétés de maïs qu’il sème à son retour. Mais le résultat est décevant : les variétés collectées ne sont pas du tout adaptées au climat.

 

S’affranchir de l’industrie semencière

Le début du projet est laborieux. La difficulté de trouver de nouvelles variétés s’ajoute à un contexte réglementaire menaçant, qui ne permet ni la vente ni les échanges de semences [1]. Le travail de Bertrand se déroule dans une quasi-clandestinité ! Ce qui limite de facto la communication autour du projet. Mais le bouche-à-oreille fonctionne : plusieurs agriculteurs mettent à disposition « la variété de leurs aïeux ».

Bertrand réalise lui-même les premiers croisements, donnant naissance à de nouvelles variétés. Au sein d’AgroBio Périgord, l’association de développement de l’agriculture biologique, Bertrand s’associe à d’autres agriculteurs et jardiniers pour créer la Maison des Semences Paysannes.

Onze ans plus tard, les résultats sont là. Leur maison de semences [2] compte plus d’une centaine de variétés de maïs adaptées aux conditions de l’agriculture biologique. Souvent plus riches en protéines, les variétés sélectionnées sont moins exigeantes en eau et plus résistantes aux maladies que les semences industrielles. Surtout, elles peuvent être replantées d’année en année, contrairement aux semences industrielles dont les droits de propriétés contraignent l’agriculteur à racheter ses semences l’année suivante.

 

Une idée importée du Brésil

Pour Bertrand Lassaigne, cette plateforme d’expérimentation de variétés de maïs n’aurait pas connu un tel développement sans un voyage d’échange au Brésil en 2004. Il en ramène des techniques, mais aussi un concept, celui des « maisons de semences ».

Au Brésil, le terme « maison » est à prendre au sens propre : les semences sont gardées chez l’un des membres du groupe. Pour Bertrand, la maison de semences est davantage un concept. Les variétés sont cultivées, sélectionnées et multipliées dans les champs des agriculteurs.

Comment tout cela marche ? L’agriculteur emprunte un lot de semences à la période des semis et s’engage à retourner à la maison de semences d’Agrobio Périgord un volume supérieur de semences après récolte, ainsi que des notations de suivi de culture. Un lieu de stockage de semences existe à proximité de la plateforme d’expérimentation. Mais pour Bertrand, ce qui fait la richesse de cette « maison », c’est le réseau d’agriculteurs qui la fait vivre : 300 agriculteurs du grand Ouest de la France.

 

Un kit de semences pour la biodiversité

« Le fondement de la biodiversité, c’est l’échange », confirme Ivan José Canci, un agriculteur brésilien venu tout spécialement en Dordogne pour les Rencontres internationales des maisons de semences, qui se sont déroulées en septembre dernier [3].

Ivan José est impliqué dans un travail sur les variétés locales – un « Kit diversité » – dans l’État de Santa Catarina, au sud du Brésil. L’enjeu est de rendre autonomes les communautés rurales en production de semences. Le kit comprend dix variétés de riz, quatre de maïs, deux de pop corn, deux de pommes de terres, une de pastèque. Chaque famille est en charge de la production d’une variété « créole » [4] pour le reste de la communauté. Plus de 650 familles sont aujourd’hui impliquées. « Développer nos variétés créoles est une façon de lutter contre le modèle agrochimique », assure Ivan José.

A ses côtés, Maria Giselda, venue de l’État de Paraíba, à l’Est du Brésil. Aux yeux de cette agricultrice, les OGM constituent une réelle menace pour l’autonomie. C’est la raison pour laquelle elle est investie dans une des 230 banques communautaires de semences que compte l’État de Paraíba. « Chaque agriculteur est le gardien de sa propre banque et doit faire en sorte qu’elle ne soit pas contaminée par les OGM », explique-t-elle.

Chacune de ces banques est autogérée par 10 à 20 familles. Les agriculteurs déposent un premier « capital » de semences, pour pouvoir lancer l’activité de la banque. Les familles qui en ont besoin en empruntent puis alimentent à leur tour la banque après la récolte. « C’est en créant ces banques communautaires de semences que le gouvernement Lula a fini par nous soutenir », confie Maria. Elle est convaincue que sans la pression de la société civile, les politiques publiques de soutien à l’agriculture paysanne n’auraient pas vu le jour au Brésil.

 

Gardiennes de semences en Inde

« Tant que la nourriture n’est pas produite au niveau communautaire, un pays ne peut pas être en situation de sécurité alimentaire ». C’est le constat dressé par Laxmi, une paysanne du village d’Humnapur sur le plateau du Deccan, au Sud de l’Inde. Propriétaire d’un hectare, elle a toujours conservé ses semences pour les cultures de l’année suivante.

« J’ai constaté que les semences hybrides données par le gouvernement détruisaient la santé des sols et de l’environnement. Il y a dix ans, nous nous sommes réunies avec les femmes du village et nous avons décidé d’abandonner les hybrides sur nos parcelles et de récupérer les semences développées au fil des générations. » Ensemble, elles deviennent les gardiennes de semences qu’elles récoltent dans les champs et qu’elles conservent, prêtent, empruntent et échangent.

Aujourd’hui, plus de 5 000 femmes, issues de 75 villages de la région, gèrent 55 banques de semences communautaires avec le soutien de l’ONG Deccan Development Society. 85 variétés sont cultivées sur un millier d’hectares, sans recours aux pesticides chimiques. « Nous ne sommes plus victimes des créanciers, ni des grands agriculteurs auprès desquels il fallait quémander nos semences, se réjouit Laxmi. Désormais, ce sont nos connaissances qui nous nourrissent ».

Ces gardiennes de « semences d’espoir » voient l’avenir avec confiance. Bien que le Deccan soit une région semi-aride exposée à de graves sécheresses, elles ont développé des semences adaptées à une grande variété de conditions climatiques. « Nous sommes heureuses de partager nos semences, mais si des entreprises de l’agrobusiness viennent revendiquer un droit de propriété, nous nous battrons contre elles », promet Laxmi.

 

Faire de l’Afrique une terre nourricière

C’est justement pour faire face à l’invasion des OGM et à des réglementations menaçant les semences paysannes que plusieurs associations et syndicats ont décidé de mettre en place le Comité ouest-africain des semences paysannes (COASP), en novembre 2011. Pour son coordinateur au Togo, Jacques Nametougli, il n’y a aucun doute, « les paysans sont en train de s’organiser pour assurer la souveraineté alimentaire en Afrique de l’Ouest comme ailleurs ». Jacques est originaire de Cinkassé, une ville frontière avec le Burkina Faso et le Sahel. Là-bas, la monoculture de coton et la rudesse du climat ont poussé les jeunes à l’exode rural.

En 1999, Jacques décide de quitter son poste de responsable de formation dans un Centre de développement rural pour s’installer sur des terres en location. « C’était un terrain où rien ne poussait, mais je voulais montrer que nous pouvions en faire une terre nourricière », témoigne-t-il.

Les premiers résultats sont décourageants. Mais Jacques développe aujourd’hui du maraîchage et accueille des jeunes pour leur montrer qu’une agriculture vivrière peut permettre une vie décente en milieu rural. En une décennie, plus de 600 personnes se forment et s’installent dans le village de Cinkassé. Jacques ne veut pas en rester là. Il veut aussi agir contre les produits chimiques qui ruinent économiquement les agriculteurs. Il se rend dans plus de 50 villages pour les sensibiliser sur l’autonomie et impulse la création en 2010 de l’Union des groupements agro-écologistes pour le maintien du patrimoine local (UGAMPL).

Ses membres recherchent, collectent, conservent et valorisent les variétés locales de céréales. Peu à peu, la dynamique s’oriente aussi vers la production de semences maraîchères, comme le gombo ou l’oignon violet de Galmi. Après avoirs recensé plus de 150 variétés dans la région, Jacques projette la création d’une maison de semences dans laquelle les intrants chimiques seront bannis.

 

Un mouvement mondial

Ce fort mouvement de retour aux semences paysannes, Antonis Breskas le constate aussi en Grèce. Membre de l’association Peliti, il participe avec 220 autres « conservateurs de variétés » à la distribution gratuite de semences dans tout le pays. Malgré le manque de moyens financiers, Antonis s’emploie à répondre aux demandes qui se multiplient avec la crise économique.

La solidarité, la réciprocité et les dons sont au cœur de la démarche de cette association, qui n’attend en retour aucune rétribution financière. Avec une collection riche de plus de 2 000 variétés, Antonis a entamé l’an dernier avec les autres paysans la construction d’une maison de semences, qui abritera également les bureaux de l’association.

Cette dynamique collective d’échange et de production de semences ou de plants s’étend à d’autres pays, comme l’Iran (lire notre entretien), l’Autriche, la Hongrie ou la Roumanie. Des délégations de quinze pays sont venues témoigner de leurs expériences à Périgueux en septembre, pour ne pas laisser la souveraineté alimentaire entre les mains des sociétés commerciales. « L’idée, c’est d’occuper le territoire, résume Bertrand Lassaigne, le paysan de Dordogne. Plus il y aura d’agriculteurs qui sèmeront leurs propres semences, plus il y aura de surfaces semées nécessitant peu d’eau et de produits phytosanitaires, plus les semences paysannes pourront sortir de la clandestinité ».

 

Reste la question de la diffusion des savoirs-faire, balayés par la « révolution verte ». 99 % des agriculteurs français ne sauraient plus produire leurs semences, selon l’association Agrobio Périgord. Sur sa plateforme d’expérimentation, Bertrand Lassaigne et son équipe assurent être prêts à aider les agriculteurs à cette réappropriation des savoirs et à la création de nouvelles maisons de semences paysannes. Bretagne, Pays de Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine... dans toutes les régions de France, les maisons de semences paysannes, gérées localement par les paysans et les communautés, se multiplient.

 

Notes
[1] Lire à ce sujet : Les semences et les plantes, propriété exclusive de l’agro-industrie ?
[2] Le programme « L’Aquitaine cultive la biodiversité ».
[3] Les Rencontres Internationales Maisons des Semences Paysannes se sont déroulées du 27 au 29 septembre 2012 à Boulazac (Dordogne) à l’initiative du Réseau Semences Paysannes, de Bio d’Aquitaine et de l’association BEDE.
[4] Après de longues années de luttes et de mobilisation pour la reconnaissance des semences paysannes, la loi n°10.711 parue en 2003 au Brésil reconnaît l’existence des « variétés créoles », comme étant « des variétés développées, adaptées ou produites par des agriculteurs familiaux », et « qui ne sont pas substantiellement identiques aux variétés commerciales ».

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Un parc éolien flottant au large de Fukushima

Un parc éolien flottant au large de Fukushima | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La préfecture de Fukushima, gravement touchée par le séisme et l’accident nucléaire de mars 2011, se lance aujourd’hui dans l’exploitation des énergies renouvelables.

 

L’éolien offshore, un enjeu mondial
Dans le cadre de sa « Vision pour la promotion des énergies renouvelables », la préfecture de Fukushima entend s’appuyer sur les énergies renouvelables pour produire, d’ici 2040, un volume d’énergie supérieur à ses propres besoins. Pour atteindre cet objectif, plusieurs projets importants ont été lancés, parmi lesquels la phase expérimentale d’un parc d’éoliennes offshore flottantes.
L’éolien offshore tire parti des vents qui soufflent sur les mers et les océans pour produire de l’électricité. Ces vents puissants et relativement stables sont généralement considérés comme adaptés à la production d’électricité éolienne, et les problèmes environnementaux rencontrés sur terre, comme la pollution sonore et la dégradation des paysages, sont minimes. Ces avantages attisent l’intérêt pour l’éolien offshore au sein des nations occidentales où les fermes éoliennes terrestres sont déjà nombreuses, et la construction de parcs éoliens offshore de grande envergure progresse. En Grande-Bretagne, pays remarquablement dynamique dans ce domaine, plus de 7000 éoliennes seront installées d’ici 2030 pour atteindre l’objectif de production offshore de 33 GW fixé par le gouvernement. Cela représente le tiers de la consommation totale d’électricité britannique.
Au Japon, le gouvernement a fait de l’éolien offshore l’une des pierres angulaires de sa stratégie dans les énergies renouvelables. Un certain nombre de projets de parcs éoliens ont vu le jour, mais celui de Fukushima fait figure de pionnier. Le troisième budget supplémentaire pour l’année fiscale 2011 prévoit une enveloppe de 12,5 milliards de yens pour la reconstruction de Fukushima ; dans ce cadre, un consortium de onze entreprises et organisations (Marubeni, Université de Tokyo, Mitsubishi Corporation, Mitsubishi Heavy Industries, IHI Marine United, Mitsui Engineering & Shipbuilding, Nippon Steel, Hitachi, Furukawa Electric, Shimizu Corporation et Mizuho Information & Research Institute) a été chargé par le Ministère de l’économie et de l’industrie de mener à bien un projet expérimental de ferme éolienne offshore flottante.

Coût total de l’opération : 18,8 milliards de yens. La première tranche de travaux porte sur divers aspects techniques : construction d’une installation de production d’électricité d’une capacité de 2 MW, expérimentation des flotteurs et des turbines, mise au point d’aciers à haute résistance à la rouille et à l’usure, établissement d’un système de surveillance, etc. Il sera également procédé au recueil de données atmosphériques et océanographiques de base, le tout avant l’exercice 2013. La deuxième tranche de travaux verra, d’ici l’année fiscale 2015, la construction de deux turbines de 7 MW, la plus grande puissance au monde, et la réalisation d’une étude de faisabilité.

 

Les turbines flottantes, la solution pour le Japon
La principale caractéristique de ce projet est l’utilisation de turbines flottantes. Les projets actuels de parc éolien dans les nations occidentales, situés dans des zones maritimes relativement peu profondes, concernent principalement des turbines fixes, avec des fondations ancrées au fond marin. En revanche, les côtes japonaises sont bordées de zones maritimes d’une profondeur supérieure à 50 mètres. Les turbines offshore fixes, dont les coûts de construction bondissent dès que la profondeur dépasse 50 mètres, ne sont pas adaptées aux mers japonaises.
D’où le choix de turbines flottantes, dont le coût reste invariable dans les fonds marins de 100 à 200 mètres de profondeur. Il s’agit d’une technologie récente, pour laquelle les expérimentations ont débuté il y a quelques années seulement en Norvège et au Portugal ; le projet au large de Fukushima sera le premier parc éolien flottant de grande envergure au niveau mondial.
L’initiative de ce projet revient à Ishihara Takeshi, professeur en ingénierie civile à l’Université de Tokyo. D’après lui, la production d’électricité éolienne offshore au Japon comporte de nombreux mérites :
« Le territoire japonais est peu étendu et les zones de plaine limitées. Il est donc extrêmement difficile d’implanter de grands parcs d’éoliennes terrestres. De ce point de vue, les zones maritimes du Japon sont beaucoup plus vastes, et, en pleine mer, le vent est plus fort et plus stable que sur terre. En termes de superficie terrestre, le Japon se situe au 62e rang mondial, mais son espace maritime est le 6e mondial. »

 

Un potentiel énorme, positif pour la reconstruction

Une simulation informatique sur la base de données météorologiques passées estime à 1600 GW le potentiel énergétique de l’éolien offshore au Japon. C’est environ huit fois la capacité de production totale (239 GW) des installations des dix compagnies d’électricité de l’archipel.
Il serait possible d’installer une ferme éolienne offshore flottante n’importe où au Japon, mais le professeur Ishihara s’intéresse depuis dix ans aux côtes de Fukushima en raison de la puissance des vents, de la profondeur de la mer et de l’espace disponible pour la construction des turbines qui les caractérisent. En outre, la possibilité d’utiliser le réseau électrique des centrales voisines réduit considérablement les coûts, un avantage supplémentaire.
Par ailleurs, la construction d’une ferme éolienne de grande envergure est synonyme d’espoir pour la reconstruction industrielle de la région de Fukushima. L’un des objectifs est en effet de concentrer les sites de fabrication des éoliennes et les installations de R&D dans les vastes espaces du port d’Onahama (Iwaki, préfecture de Fukushima), pour en faire une industrie locale.
Le professeur Ishihara détaille les possibilités : « La préfecture de Fukushima, déjà active dans les industries aéronautique et automobile, possède de nombreux sites de production de batteries ou de moteurs entre autres, un point positif pour l’approvisionnement en pièces détachées. Il est de toute façon impossible de construire ailleurs puis de transporter des turbines géantes de 160 mètres de diamètre et 200 mètres de haut, dont les pales seules mesurent 80 mètres ; la fabrication et l’assemblage doivent se faire près des côtes de Fukushima. Le port d’Onahama, qui sera au cœur du dispositif, bénéficiera ainsi de la création d’emplois durables liés aux travaux et à la maintenance. »

 

Il existe cependant une difficulté : la cohabitation avec l’industrie de la pêche, dont Fukushima est un important centre. La création d’une « ferme marine », où les flotteurs des turbines attireraient les poissons et qui permettrait de concilier production d’électricité et pêche, est envisagée ; dans cette optique, une étude des zones maritimes environnantes ainsi que des tests de pêche sont en cours.
Pour le professeur Ishihara Takeshi, l’éolien offshore est « une énergie de “culture”, qui permet une récolte cyclique sur le même territoire, contrairement aux énergies de ”chasse” comme le pétrole, qui nécessitent d’être repérées et capturées. » Une énergie qui pourrait fournir une réponse aux problèmes environnementaux, économiques et énergétiques tout en participant à la reconstruction de Fukushima.

 

 

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La fécule de pomme de terre bio et ses multiples applications

La fécule de pomme de terre bio et ses multiples applications | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La fécule de pomme de terre offre de multiples applications dans l'industrie alimentaire tout comme dans d'autres domaines industriels.

 

On l'emploie comme liant dans un milieu aqueux, comme agent épaississant, anti agglomérant, texturant et sous forme de colle. Dans l'alimentation, on la trouve par exemple dans les potages, les pâtes, les enrobages, les mélanges secs, les plats cuisinés et les desserts. En outre, l'amidon de pomme de terre est utilisé dans l'industrie pharmaceutique et cosmétique. (Photo : dessert au fromage blanc avec de la fécule de pomme de terre)

 

On estime que le marché mondial de la fécule alimentaire représente 25 millions de tonnes par an. Le tapioca, le maïs, la pomme de terre et le blé sont très riches en amidon. La pomme de terre est celle qui libère les plus gros grains d'amidon. L'eau ainsi absorbée entraîne des coûts moindres pour la transformation du produit. En outre, il est incolore et sans saveur. La teneur en phosphore lui confère une viscosité élevée. La solution obtenue possède lorsqu'elle est à 60°, la température de gonflement des grains d'amidon, un pouvoir épaississant et une bonne viscosité.

 

Aloja Starkelsen SIA a lancé récemment de l'amidon de pomme de terre bio hydrosoluble à froid. Tandis qu'il faut habituellement délayer l'amidon natif et le porter à ébullition afin d'obtenir les propriétés souhaitées, celui là peut être utilisé dans de l'eau froide.

L'utilisation de nombreux stabilisants et agents épaississants tels que les amidons modifiés que l'on trouve dans la production agroalimentaire conventionnelle est interdite dans la production d'aliments biologiques. L'amidon natif trouve ici son application car il correspond aux critères imposés par la réglementation bio.

On le fabrique encore aujourd'hui de façon exclusivement mécanique à l'image de ce qui se faisait chez les particuliers il y a un siècle. (Photo : l'amidon de pomme de terre est produit par des procédés mécaniques - broyage, lavage, séchage et tamisage)

 

L'amidon de pomme de terre produit par Aloja Starkelsen et Finnamyl provient de pommes de terre cultivées en Lettonie et en Finlande et porte le label bio européen. Organic Food Finland est chargée de commercialiser le produit des deux fabricants ; la société sera présente du 13 au 15 Novembre 2012 au salon Health Ingredients (Pavillon Bio, Stand H36) à Francfort.

 

Pour plus d'information, merci de vous reporter au site: www.organicpotatostarch.com

 

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Trois ministres de l'Environnement demandent une révision des autorisations sur les OGM

Trois ministres de l'Environnement demandent une révision des autorisations sur les OGM | Des 4 coins du monde | Scoop.it
EXCLUSIF - Ségolène Royal, Corinne Lepage et Dominique Voynet ont co-signé une tribune pour demander une révision des études qui ont permis l'autorisation de mise sur le marché du maïs NK603...

 

L’étude Séralini sur la toxicité du maïs OGM n’a pas fini de faire des vagues.

Contestée par de nombreuses instances scientifiques, elle reçoit néanmoins ce dimanche le soutien de trois anciennes ministres de l’Environnement : Ségolène Royal (PS), Dominique Voynet (EELV) et Corinne Lepage (Cap21) co-signent une tribune, révélée en exclusivité par 20 Minutes, pour demander la révision des études qui ont permis la mise sur le marché du maïs OGM NK603.

 

 

Pour une réévaluation du NK603

«Nous, anciennes ministres de l’environnement, avons pris connaissance de la polémique née de l’étude du professeur Séralini. Nous nous réjouissons de la volonté exprimée par le gouvernement, dans la ligne de la décision du conseil des ministres de l’environnement de l’UE de 2008, de remettre à plat les systèmes d’évaluation des OGM et des pesticides et d’exiger des tests de toxicité à long terme, donc sur vie entière de l’animal.

 

Il est également indispensable que soient rendues publiques toutes les études existantes sur l’impact des OGM sur la santé ainsi que les données brutes (c’est -à- dire les résultats des analyses et des mesures) pour qu’un véritable débat scientifique puisse s’ouvrir au sein de la communauté scientifique dans son ensemble.

 

En attendant que soient réalisées les nouvelles études et afin de s’assurer de la protection de la santé humaine, en l’absence de mesure de suspension du NK603 et du round up, nous demandons que soient revues, comme le permettent les textes communautaires et nationaux, les études qui ont permis l’autorisation de mise sur le marché du NK603 et du round up. Il nous apparait en effet indispensable que la lecture critique qui a été faite des résultats statistiques de l’étude Séralini soit appliquée à ces études pour s’assurer de leur fiabilité statistique dans la mesure où elles reposent sur un nombre de rats par groupe comparable. Nous souhaitons que cette analyse puisse être faite par des experts choisis pour leur absence de conflits d ‘intérêt et qui n’auraient pas eu précédemment à se prononcer sur l’un ou l’autre de ces produits.

 

Nous tenons à rappeler notre attachement au principe de précaution qui doit l’emporter sur la présomption de non toxicité de ces produits.»

 

Corinne Lepage
Ancienne ministre de l'Environnement
Deputée européenne

 

Ségolène Royal
Ancienne ministre de l'Environnement
Présidente de la Région Poitou Charentes

 

Dominique Voynet
Ancienne ministre de l'Environnement
Maire de Montreuil

 

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« Mangez local ! »

« Mangez local ! » | Des 4 coins du monde | Scoop.it
TEDx Auckland, conférence mondiale qui prône le concept de « propager les idées qui valent le coup » s’est tenue début octobre 2012.

Absent de cette rencontre, Pete Russell, fervent défenseur d’une économie locale, a souhaité faire part de ses convictions sur l’importance d’une alimentation locale et artisanale.

 

Une industrie agro-alimentaire centralisée

« De nos jours, la plupart de la production alimentaire est contrôlée par une poignée de dirigeants, ce qui leur donnent un pouvoir gigantesque sur le reste de la population. »

Selon lui, notre système centralisé crée beaucoup de problèmes tels que :

- L’épuisement des sols et la destruction des écosystèmes causés par la tendance à grande échelle des monocultures

- Notre empreinte écologique élevée provoquée par l’utilisation d’engrais chimiques et le transport des aliments

- Des épidémies mondiales dues au trop grand nombre de conservateurs et d’ingrédients industrialisés

- La malnutrition pour presque un milliard de personnes dans le monde parce que l’industrie agro-alimentaire a pour but de générer du profit, pas de nourrir les gens

 

Soutenir l’économie locale

D’un autre côté, manger local permettrait de soutenir les économies locales, de réduire notre empreinte écologique, de manger des ingrédients plus naturels et meilleurs pour la santé, et de redonner du pouvoir à ceux lésés par le système actuel.

Pete Russel pense que « la plupart des gens décident d’acheter des aliments de moins bonne qualité, parce qu’ils sont moins chers. Il est aussi plus facile de se rendre à un seul endroit pour faire toutes ses courses… »

 

Il croit fermement que la technologie peut rendre les aliments locaux moins coûteux et que les acheter peut devenir plus pratique que d’aller au supermarché.

Après avoir travaillé dans le secteur agro-alimentaire, il s’est rendu compte que les supermarchés ne vendaient pas les meilleurs produits s’il n’était pas possible de les produire en grande quantité.

Alors, il voit internet comme une solution au problème.

Le marché en ligne est de plus en plus populaire en Nouvelle-Zélande comme il l’est en France.

 

Nous connaissons tous le principe des paniers de légumes, mais Peter Russel a lui lancé le projet Ooooby (acronyme pour Out Of Our Own Backyards, Directement de Nos Jardins) à Auckland, ou l’on peut trouver en ligne toutes sortes de denrées alimentaires produites localement.

Pour l’instant, ces produits coûtent environ 5% moins cher qu’au supermarché.

« Nous avons environ 900 clients. Ils sont contents et nos fournisseurs également. Notre système logistique est le plus simple possible et nous utilisons nos maisons en tant que bureaux. Nous pensons que les marchés ne devraient pas être dans les mains de seuls individus. C’est pour cela que Ooooby est géré par tous ».

 

Ce genre d’initiatives sont de plus en plus répandues, partout dans le monde, alors que les relocalisations et les importations de produits manufacturés à moindre coût sont monnaie courante.

Même sans penser à l’exploitation des travailleurs qui nous permet d’avoir accès à ces produits, consommer de façon locale semble une idée assez bonne pour être testée.

 

Alors, privilégier le local quand c’est possible, est-ce la solution à beaucoup de nos problèmes ?

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Des chirurgiens-dentistes cherchent la voie du développement durable

Consciente des millions d'ustensiles en plastique mis à la poubelle par les cabinets, l'Association dentaire française (ADF) veut s'engager sur la voie du développement durable avec la publication d'une charte pour inciter à des comportements plus vertueux, a-t-elle annoncé jeudi.

 

L'ADF a pour objectif d'aider les chirurgiens-dentistes à faire évoluer leur pratique dans le sens d'une plus grande responsabilité sociale et environnementale, explique dans un communiqué cette association représentante des 40.000 chirurgiens-dentistes français.

Ceux-ci sont pourtant les plus gros consommateurs au monde de plateaux jetables, ces plateaux en plastique à usage unique qu'ils utilisent pour déposer leurs instruments lors des soins, selon Barbara Vernet qui a conduit une enquête sur les comportements environnementaux des dentistes.

Chaque année, environ 160 millions d'ustensiles à usage unique comme des pompes à salive, des bavoirs ou des plateaux jetables sont utilisés par les cabinets dentaires en France, selon des chiffres fournis par le Dr Julien Laupie, secrétaire général adjoint de l'ADF.

Il y a une problème sur lequel nous devons travailler c'est l'usage unique. Il faudrait supprimer l'usage unique, mais ce sera difficile s'il n'y a pas de nouveaux produits, a dit Jean-Patrick Druo, secrétaire général de l'ADF, lors d'une conférence de presse organisée sur ce sujet.

 

Selon l'enquête Comportements sociaux, environnementaux des chirurgiens dentistes, les deux tiers des professionnels sont volontaires pour s'engager dans une démarche de développement durable mais déclarent à 88% manquer d'information pour la mettre en pratique au quotidien.

Déjà, la législation les oblige à respecter des normes assez strictes en matière de déchets, avec par exemple l'utilisation de séparateurs d'amalgames, des équipements permettant de récupérer les plombages dentaires usagers qui contiennent du mercure.

Ces normes sont très bien respectées, avec 95% des cabinets équipés d'un séparateur d'amalgames, selon l'enquête conduite auprès de 20.000 dentistes libéraux français.

 

Mais avec sa charte, l'ADF veut aller plus loin, pour notamment inciter les dentistes à privilégier les produits peu emballés, recyclés ou recyclables, trier systématiquement tout ce qui est peut être recyclé ou encore économiser l'eau.

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Petit Futé France bio 2013 : Alimentation, restauration, mode, beauté...

Petit Futé France bio 2013 : Alimentation, restauration, mode, beauté... | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Tenir ce guide entre ses mains, c’est être prêt à partir pour un grand voyage : la découverte de la France version biologique et technicolor !

 

Que vous soyez un baroudeur aguerri ou un novice plein de bonnes volontés, suivez ce guide qui vous fera voir la vie en vert ! Vous trouverez dans les pages qui suivent de bonnes adresses pour un tour de France écolo, mais aussi des conseils futés pour se faire plaisir, joindre l’utile à l’agréable dans le respect de l’environnement et sans se ruiner !

 

En solo, avec toute la famille ou entre amis, ce guide cherche à répondre à vos attentes variées pour un mode de vie plus sain. C’est le moment d’arpenter les marchés de villages, avec leurs bons produits locaux, de renouer avec les deux roues et découvrir les voitures électriques, de vous lancer dans une séance de shopping éthique ou de vous faire chouchouter le temps d’un massage aux huiles essentielles dans un green SPA.

 

Notre carnet d’adresses futées pourra également inspirer les jeunes parents pour trouver le nécessaire pour bébé, des couches lavables aux petits chaussons de cuir souple cousus main. Les fins gourmets ne sauront bouder notre sélection de bonnes tables nature à travers les départements, mettant à l’honneur tant des chefs étoilés que de petites guinguettes de campagne pleines d’authenticité.

Pour continuer, comme l’on est jamais aussi bien servi que par soi-même, les dossiers spéciaux de ce guide vous transmettront les antiques secrets de nos grand-mères concernant la beauté au naturel, les remèdes pour petits et grands maux, quelques astuces ménagères fortes utiles et de quoi pimenter votre cuisine quotidienne... Ou encore, sont également mit en avant les savoirs d’artisans engagés pour construire votre maison écolo.

Enfin, le guide est riche d’apartés abordant des questions actuelles : les OGM, la différence entre lavande et lavandin, les cantines bios ainsi que des portraits de jardiniers peu communs. En route pour la green attitude !

 

SURVOL DU GUIDE :

Carnet Bio & Nature (l’agriculture biologique ;

le bio alimentaire ;

le bio non alimentaire ;

vivre bio ;

le bio en 20 mots clés ;

les grandes enseignes bio et nature ;

s’informer ; acheter sur Internet...)

- Secrets de nos grands-mères (les indispensables ; beauté ; santé ; habitat et jardin ; cuisine...)

- Les vins bio (le vin bio, c’est quoi ? ; les différents labels...)

- Rendre son habitat écologique (habitat écologique et énergies renouvelables...)

- Ecoutourisme (se mettre au vert...)

puis, Régions par régions, départements par départements : les meilleures adresses de la France Bio & Nature...

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Commission européenne : La Finlande aspire à réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050

Commission européenne : La Finlande aspire à réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
CORDIS Nouvelles est un service en ligne de nouvelles quotidiennes fourni par CORDIS, le service d'information officiel de l'Union europenne sur la recherche et l'innovation.

 

La feuille de route «Roadmap for moving to a competitive low-carbon economy in 2050» de la Commission européenne a amené des spécialistes en Finlande à évaluer les chances de leur pays à atteindre l'objectif visé de 80 % de réduction des gaz à effet de serre.

Dans son rapport, «Low Carbon Finland 2050 - VTT clean energy technology strategies for society», le Centre de recherche technique de Finlande (VTT) a réuni ses techniciens experts en production d'énergie propre et en gestion intelligente de l'énergie dans les infrastructures, transports, bâtiments et systèmes industriels, ainsi que des experts en modélisation et prédiction de systèmes énergétiques. Ils ont ensuite évalué les opportunités et les défis technologiques découlant de la réduction des émissions de gaz à effet de serre en Finlande.

Bien que l'objectif semble difficile à atteindre pour la Finlande, les experts ont conclu qu'il était néanmoins accessible malgré les conditions strictes imposées par l'UE pour 2050 en matière d'économie bas carbone. Dans la mesure où tous les secteurs qui produisent ou consomment de l'énergie coopèrent.

Les experts pensent également qu'il est possible de réduire de 90 % les émissions de gaz à effet de serre à condition de développer des technologies propres et qu'elles soient adoptées rapidement dans la production d'énergie, l'industrie, le logement et le transport.
Collectivement, ils estiment que la recherche de pointe sur le «Low Carbon and Smart Energy» menée au VTT ouvre la voie à de nouvelles solutions, avec une première mondiale en Finlande, et à l'introduction de technologies énergétiques innovantes sur le marché national et mondial.

 

Actuellement, la Finlande bénéficie d'une disponibilité importante en réserves d'énergie renouvelable et en structure énergétique diversifiée. Selon le rapport du VTT, d'ici 2050, 85 % à 100 % de l'électricité finlandaise pourrait être produite sans dioxyde de carbone. Réaliser cet objectif nécessite de diversifier la production d'énergie et d'adopter à grande échelle les technologies de captage et de stockage du carbone (CSC), parallèlement à l'utilisation de la biomasse et des carburants fossiles.

Lors de l'analyse des bâtiments du pays, ils ont découvert que la majorité d'entre eux consommaient 40 % de l'énergie distribuée. En raison de la situation septentrionale de la Finlande (entre 60 et 70 degrés de latitude nord), la consommation en énergie de chauffage représente une grande proportion de l'utilisation énergétique : 22 % de l'énergie distribuée sert à chauffer les bâtiments.

 

En raison des conditions climatiques extrêmes, les bâtiments finlandais sont bien isolés et toutes les constructions neuves sont équipées d'un système de récupération de la chaleur. Sur l'énergie distribuée servant aux bâtiments, 85 à 95 % pourrait afficher un bilan neutre carbone en 2050.

Certains bâtiments pourraient même produire de l'énergie localement. Encourager les gens à utiliser les systèmes de régulation automatique permet également de réaliser des économies d'énergie en leur absence. Des réseaux bidirectionnels pour l'électricité et le chauffage permettront une production d'énergie locale et la réalisation de maisons à bilan énergétique positif.

 

La proportion du secteur industriel en consommation énergétique est élevée en Finlande. En 2009, sa part représentait 42 % alors que la moyenne dans les 27 pays de l'UE était de 24 %. En Finlande, l'industrie est le secteur le plus énergivore, les activités industrielles liées au papier, à la pulpe, aux métaux et aux produits chimiques étant les principales consommatrices d'énergie.

L'utilisation énergétique du secteur industriel est la principale raison de la forte intensité énergétique de l'économie finlandaise, comparé à d'autres pays industriels. En 2010, le rapport entre l'approvisionnement total en énergie primaire et le produit national brut (PNB) était en moyenne près de 30 % plus élevé en Finlande que dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Néanmoins, si l'industrie améliore considérablement son efficacité énergétique et adopte une technologie de CSC, alors 80 % de l'énergie consommée par l'industrie sera neutre en carbone. Cela entraînera une utilisation plus efficace des ressources et des matériaux recyclés.

 

En termes de transports nationaux, cela représente globalement près de 15 % des émissions à effet de serre et en Finlande leur contribution atteint presque 20 %. Toutefois, un bilan carbone neutre peut être atteint à 70 voire 80 % en optant tout simplement pour les économies d'énergie les plus rapides: ceci est réalisable en utilisant des stratégies de régulation intelligentes et en améliorant la structure, les systèmes de ventilation et de chauffage ainsi que les ressources. La demande en biocarburants est déjà importante; ces derniers pourraient constituer jusqu'à 40 % de l'énergie totale consommée par le secteur des transports.

 

D'ici 2050, il est possible de réduire de plus de la moitié du niveau actuel la demande en énergie dans ce secteur. Les voitures particulières peuvent fonctionner grâce à la charge électrique stockée dans des batteries ou dégagée par l'hydrogène dans une pile à combustible, mais seuls les biocarburants bas en carbone ou neutres en carbone peuvent offrir suffisamment de densité énergétique pour les moteurs diesel nécessaires au transport routier longue distance.

En termes de production d'énergie et d'infrastructure, l'utilisation d'une production d'énergie variable, en particulier l'énergie éolienne et solaire, jouera un rôle central en Europe.

De nouvelles interconnexions de transmission sont nécessaires pour acheminer la production variable vers les centres de charge. La Finlande pourrait offrir de nouvelles solutions industrielles pour les charges de crête et de valeur moyenne en utilisant des carburants à base de biomasse.

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Une appli pour traquer l'huile de palme dans vos produits

Une appli pour traquer l'huile de palme dans vos produits | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'huile de palme sera - peut-être - bientôt surtaxée. Mais comment la repérer ?

 

Un site internet doublé d'une appli vous aidera à la bannir de votre assiette. Et à manger plus généralement en toute connaissance.

 

La pâte à tartiner de votre enfance pourrait bien alourdir votre porte-monnaie. Elle et des centaines de produits imprégnés d’huile de palme. Ce mercredi, le Sénat a voté le désormais fameux « amendement Nutella » qui multiplie par quatre les taxes sur cet ingrédient… avant de rejeter quelques heures plus tard l’ensemble du projet de budget de la Sécurité sociale qui contenait cette mesure. C’est aux députés que reviendra le dernier mot.

 

Mais si vous avez décidé mordicus de bannir l’huile de palme de votre chariot, parce que, pleine d’acides gras saturés, vous la jugez nocive pour la santé ou parce que vous l’accusez de participer à la déforestation en Indonésie, vous vous êtes peut-être aperçu que la mission était plutôt ardue. Adrien Gontier, Alsacien et thésard, en a fait les frais. Bien décidé à ne pas ingurgiter d’huile de palme pendant un an, il a appris à la repérer (la mention « huile de palme » n’est pas encore obligatoire, on la retrouve sous les doux noms de « palm kernel » de « zinc palmitate », d’ « alcool de palmitate », de « palm stéarine », « glycol palmitate », etc). Il a même publié un « petit guide bleu des solutions ». ( http://www.mediafire.com/?mijy4x5w26cf0m6 )


Mais si vous ne voulez pas rester le nez collé aux étiquettes, une solution existe. Mesgoûts.fr vous propose de repérer les produits à éviter. Cette petite start-up née en septembre a conçu une base de données riche de 11 500 produits qu’elle a décliné en deux applications, l’une pour Iphone, l’autre pour Android. Il vous suffit d’entrer, dans votre profil, le nom de l’ingrédient – l’huile de palme pour Adrien, l’arachide pour les allergiques, l’aubergine pour quelques étranges délicats – que vous voulez éviter, de scanner le code barres du produit saisi dans les étals ou d’entrer son nom sur le site et Mesgoûts vous donne ou non le feu vert [1]. Et pas seulement. Elle vous indique, par une note sur 10, la qualité (conservateur, colorants…) et les caractéristiques nutritionnelles du produit, son prix plus ou moins bon marché, son origine géographique plus ou moins française, ses vertus environnementales, éthiques ou sociales…


Pilule bleue ou rouge, à vous de choisir…
Mais Mesgoûts est avant tout un espace de liberté. Dans ses critères, chacun est libre de mettre le curseur où il veut. De s’éloigner des recommandations du Programme national de nutrition santé paramétrées par défaut et de choisir du tout gras, tout sucré. De prendre le large vis-à-vis des alertes sur le climat et d’opter pour du Made in Australia.

« On veut éviter la prise de parti, la dichotomie méchants contre gentils. Les gens ont des envies différentes. C’est une approche à la Matrix. Vous avez une pilule rouge ou une pilule bleue. Vous avez accès à la vérité, à vous de choisir si vous l’utilisez ou pas », s’amuse Olivier Huret, l’un des cofondateurs.


Comment ont-ils procédé ?

« Les 11 500 produits sont passés physiquement dans nos mains. Et nous avons travaillé aussi avec nos proches et des réseaux. » Pour évaluer la performance environnementale, ils ont par exemple mesuré l’importance du packaging en pesant les produits un à un avec un, ont regardé la recyclabilité de l’emballage ou calculé les kilomètres parcourus par une bouteille d’eau ou un paquet de biscuits.

Les industriels peu transparents ont décroché le bonnet d’âne : quand le pays de fabrication n’est pas mentionné, Mesgoûts.fr décrète par défaut que le produit a vu le jour en Nouvelle-Zélande. « Certaines personnes nous disent qu’il faudrait aller plus loin mais on va avancer au fur et à mesure. On n’indique pas pour l’instant les émissions de CO2, parce que la viande aura forcément un impact plus important. Un producteur de viande sera tout de suite disqualifié par rapport à un producteur de légumes et tous ses efforts seront comptabilisés de façon marginale », explique Olivier Huret. Avant d’ajouter : « Le sens de l’histoire, c’est quand même d’aller vers ça ». Pour guider le consommateur responsable dans la jungle des étiquettes.


[1] Comme la mention « huile de palme » n’est pas obligatoire, Mesgoûts.fr qualifie, par défaut, toute « matière grasse végétale » d’huile de palme

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L'agroécologie n'est pas une approche "utopique" mais bien opérationnelle, selon le CGDD

L'agroécologie n'est pas une approche "utopique" mais bien opérationnelle, selon le CGDD | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans une étude consacrée au biomimétisme, le CGDD identifie les pratiques actuelles dans l'agriculture, communément regroupées sous le terme agroécologie, et estime qu'elles pourraient être mieux diffusées dans les exploitations et territoires.

 

Les pratiques actuelles de l'agriculture se sont-elles à ce point éloignées de la nature ?

Peut-être, à en croire le Commissariat général au développement durable qui se penche dans une étude sur l'opportunité de pratiquer le biomimétisme dans l'agriculture, autrement dit s'inspirer de la nature dans l'agriculture. Oui, à regarder de plus prêt certaines pratiques culturales, comme l'aéroponie, où les racines de la plante ne sont en contact ni avec le sol, ni avec l'eau mais alimentées grâce à un brouillard nutritif…

A l'opposé de ces approches, certains pratiquent l'agroforesterie, l'agroécologie ou encore la permaculture. Ils partent du principe que la nature, finalement, fait bien les choses et qu'en reproduisant ses systèmes ou en s'en inspirant, il est possible de pratiquer une agriculture durable.

Le CGDD s'interroge sur l'applicabilité de ces pratiques à grande échelle et conclut qu'elles ne sont pas utopiques, mais bien opérationnelles. "L'approche écomimétique de l'agriculture ne constitue pas un nouveau « type » d'agriculture mais doit être plutôt perçue comme une boîte à outils mise à disposition des acteurs de la transformation de l'agriculture dans un contexte de développement durable", indique le CGDD qui, dans son étude, essaie d'identifier les principales pratiques.

 

Le biomimétisme en agriculture

"L'approche écomimétique de l'agriculture repose sur l'idée que la structure et/ou le fonctionnement des écosystèmes naturels peuvent être des modèles à imiter pour concevoir les systèmes agricoles (ou aquacoles). Cette approche part de l'hypothèse qu'il est possible de construire des agro-écosystèmes durables en imitant les communautés naturelles (à la fois végétales, animales, microbiennes…), qui sont durables et adaptées aux contraintes locales", définit en préambule le CGDD.

Les cultures associées (plusieurs espèces ou variétés sur une même parcelle), la rotation des cultures, la polyculture associée à l'élevage, l'agroforesterie (association de cultures et d'arbres), le couvert végétal permanent, le non labours et les zones à haute biodiversité (comme les haies) font partie des pratiques identifiées par le CGDD. "Ces pratiques peuvent être également transposées en aquaculture : association de plusieurs espèces, reconstitution des réseaux trophiques, épuration de l'eau par les algues…".

 

Mais au-delà de pratiques isolées, il s'agit de réfléchir de manière globale, à l'échelle du système. Tout d'abord, "en appréhendant les systèmes de production comme des écosystèmes fonctionnant en boucle fermée, grâce à des combinaisons d'organismes aux spécialités différentes et à une réflexion sur leur intégration dans l'environnement".

Outre la diversification des cultures, cela implique de maintenir un couvert végétal permanent qui va nourrir et protéger la terre et de favoriser le développement des prédateurs naturels des organismes nuisibles. "Dans ces agro-écosystèmes, les intrants et les déchets sont minimisés, et les bénéfices environnementaux peuvent conduire à une augmentation de la quantité et de la qualité des productions, d'où des bénéfices d'ordre économique", analyse le CGDD.

 

L'écomimétisme pousse également à réfléchir à une échelle plus grande que celle de la parcelle ou de l'exploitation : le territoire. Il s'agit alors de travailler "à l'intégration de différentes productions à l'échelle des territoires, en (re)connectant différentes productions - aujourd'hui indépendantes - entre elles, ce qui induit des bénéfices sociaux grâce à une amélioration de la gouvernance de ces productions". Mais cela implique un profond bouleversement culturel et cultural ! On est bien loin du schéma actuel où les bovins en élevage sont nourris grâce à des protéines végétales produites à l'autre bout de la planète…

 

Une pratique à généraliser ?

Après avoir interrogé de nombreux acteurs, le CGDD souligne que divers programmes de recherche sont consacrés aujourd'hui à l'agroécologie -et qu'ils pourraient être amplifiés- et que des agriculteurs ou des agroforestiers appliquent déjà ces principes sur leurs exploitations. Selon lui, demain, "l'agriculture durable reposera avant tout sur les innovations expérimentées à grande échelle par les chercheurs et les agriculteurs, grâce aux progrès de la recherche et à la valorisation d'innovations « aujourd'hui éparpillées chez les uns et les autres » et souvent tardivement reconnues".

L'évolution de la réglementation, à la recherche d'une réduction de l'empreinte environnementale de l'agriculture, devrait favoriser le développement de l'agroécologie ou de ses principes.

Mais avant, il faudra "outrepasser le cloisonnement « traditionnel » des professions et le retard des formations professionnelles". En formant, informant, mobilisant des chercheurs aux agriculteurs en passant par les chambres d'agriculture, et en développant de nouvelles voies professionnelles (agroforestiers, ingénieurs conseil spécialisés en agro-écologie, en agroforesterie…).

 

Mais sans appui de la future politique agricole commune (PAC) et sans rémunération des services écologiques que l'agriculteur rend à la société, la dynamique pourrait être difficile à impulser, estime le CGDD.

Il faut donc "faire en sorte que les enjeux de l'agroécologie soient au cœur des futures politiques publiques nationales et européennes en communiquant davantage sur les pratiques agricoles durables et écomimétiques à destination des décideurs français et européens".

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DryDye, premier t-shirt sans eau d’Adidas

DryDye, premier t-shirt sans eau d’Adidas | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un tee-shirt sans eau, késaco ? Et surtout est-ce possible ?

 

Pour fabriquer ce vêtement, on doit utiliser d’énormes quantités d’eau : depuis la culture de coton, le processus de fabrication et les teintures, jusqu’aux multiples lavages durant la phase d’utilisation.

 

Au total, la fabrication d’un tee-shirt est gourmande en eau, puisqu’elle nécessite 25 litres d’eau, et consomme beaucoup d’énergie.

Et pour teindre la totalité des vêtements colorés dans le monde, cela mobilise tous les deux ans l’équivalent en eau de la mer Méditerranée !

Face à ce constat, Adidas s’est associé à Yeh Group, un fournisseur de tissus innovants pour le secteur des vêtements de sport, afin de créer un tissu sans utiliser d’eau.

Après le tee-shirt « zero waste », voici le tee-shirt « zér-eau », grâce à une nouvelle façon de teindre les vêtements qui permet d’économiser les 25 litres d’eau habituels, tout en réduisant de 50% la consommation d’énergie et l’utilisation de produits chimiques.

 

Adidas a déjà fabriqué plus de 50 000 tee-shirts DryDye, ce qui a permis d’économiser plus de 1,25 millions de litres d’eau, soit l’équivalent d’une piscine !

Et la marque ne compte pas en rester là, puisqu’elle souhaite éteindre cette technologie à tous les vêtements de sa gamme. Une façon de toujours plus progresser dans la démarche de développement durable, alors que les célèbres marques de vêtements de sport sont régulièrement épinglées par les associations et ONG environnementales.

Enfin… on attend toujours de voir ce que la marque proposera pour utiliser un coton plus responsable.

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OGM, la contre-attaque : 140 scientifiques défendent Séralini

OGM, la contre-attaque : 140 scientifiques défendent Séralini | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le 22 octobre 2012, le verdict de l’Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses), faisant suite à ceux de l'Europe (EFSA) et d'autres autorités nationales (BfR allemand entre autres), a fait l'effet d'un KO scientifique.

Au final, l’étude publiée le 19 septembre dans une revue à comité de lecture, n’est pas scientifiquement recevable. Ses conclusions ne peuvent, de ce fait, être acceptées. En matière de toxicité des OGM et du Roundup, tout reste à donc à faire.

Tel est, justement, le raisonnement des 140 scientifiques français signataires d’une lettre ouverte publiée, le 14 novembre, sur lemonde.fr.

La voici :

Science & Conscience

Devant l’incroyable levée de boucliers suscitée par la publication de Gilles-Éric Séralini et de son équipe dans le journal Food and Chemical Toxicology, nous, membres de la communauté scientifique, tenons à affirmer les points suivants.

 

- D’une part, les scientifiques qui se sont exprimés sur ce sujet l’ont fait en leur nom propre et ne peuvent prétendre représenter la communauté scientifique dans son ensemble. Le fait qu’un groupe d’une douzaine de personnes prétendant représenter six académies ait décidé d’un communiqué commun sans débat est contraire au fonctionnement normal de ces institutions et interroge sur la vision de la science et de la technologie (et de leur utilité sociale) ayant présidé à une telle décision (au contraire, par exemple, du débat organisé par l’Académie des Sciences dans le cadre de la polémique sur le changement climatique, à l’issue duquel la responsabilité de l’homme a été avérée). Nous saluons sur ce point la réaction salutaire du seul statisticien de l’Académie des Sciences, Paul Deheuvels.

 

- D’autre part, le protocole suivi dans cette étude présente des défauts qui font débat au sein de la communauté scientifique. Mais en tout état de cause, disqualifier le protocole suivi dans le cadre de cette étude revient à disqualifier du même coup les données ayant fondé les décisions d’acceptation des OGM par les experts. Il est remarquable de voir ces mêmes experts accepter (même s’ils le critiquent parfois) un protocole expérimental quand il donne des résultats qui vont dans le sens de l’acceptation d’une technique et le démolir aussi ardemment quand les résultats vont dans le sens opposé. Ceci est à notre avis totalement contraire à toute déontologie scientifique. Nous affirmons donc que, si les observations en débat méritent d’être confirmées par des expériences de plus grande ampleur, cela s’applique également aux tests qui ont servi à autoriser toutes les plantes transgéniques actuellement sur le marché. Si toute cette histoire aboutit au moins à ce résultat, elle aura été utile.

 

Nous sommes profondément choqués de l’image de notre communauté que cette polémique donne aux citoyens. L’expertise des risques pour la santé humaine ou l’environnement est une activité difficile qui doit faire face à de nombreuses incertitudes. Beaucoup des menaces qui pèsent sur notre planète ont été révélées par des scientifiques isolés puis confirmées par des études nombreuses venues de la communauté scientifique. En l’occurrence, il serait bien plus efficace de mettre en oeuvre des recherches sur les risques sanitaires et environnementaux des OGM et des pesticides, d’améliorer les protocoles toxicologiques utilisés pour leur mise sur le marché et de financer une diversité de chercheurs dans ce domaine que de créer des affrontements entre deux camps nourris de préjugés et d’idéologies. Nous pensons que notre communauté doit garder le souvenir d’erreurs passées, concernant l’amiante par exemple.Enfin, nous tenons à assurer à nos concitoyens qu’il existe également, dans la communauté scientifique, un nombre important de chercheurs qui sont convaincus qu’il faut prendre au sérieux les risques associés aux technologies et qui estiment que, si les chercheurs d’une part,et les applications sociales de la science d’autre part, sont par construction liés à des idéologies, des croyances et/ou des intérêts, la démarche scientifique doit, elle, s’efforcer de rester aussi indépendante que possible pour jouer pleinement son rôle dans la société.

 

Signataires :

Andalo Christophe MC UPS Toulouse
Arnaud-Haond Sophie Chercheuse IFREMER
Atlan Anne CR CNRS
Auclair Daniel DR INRA
Austerlitz Frédéric DR CNRS
Barot Sébastien DR IRD
Bancal Marie-Odile MC AgroParisTech
Becker Nathalie MC MNHN
Bellé Robert Pr UPMC
Bérard Sèverine MC U Montpellier 2
Blondel Jacques DR CNRS
Boëte Christophe CR IRD
Boistard Pierre DR INRA
Bonhomme François DR CNRS
Bonhomme Vincent Institut Français de Pondichéry
Bonnet Timothée Doctorant U Zurich
Bonneuil Christophe CR CNRS
Bonnin Isabelle CR INRA
Bosc Pierre-Marie Chercheur CIRAD
Boudouresque Charles Pr U Aix-Marseille
Bourdineaud Jean-Paul Pr U Bordeaux
Boyen Catherine DR CNRS
Brèthes Daniel DR CNRS
Casas Jérôme Pr U Tours
Cézilly Franck Pr U Bourgogne
Chabert Michèle MC EPHE
Champagnon Jocelyn Post Doc
Charpentier Anne MC U Montpellier 2
Charmantier Anne CR CNRS
Chikhi Lounès DR CNRS
Cochard Hervé DR INRA, Correspondant de l’Académie d’Agriculture
Colas Bruno MC U Paris Diderot
Combes Claude Pr U. Perpignan, Membre de l’Académie des Sciences
Da Lage Jean-Luc DR CNRS
David-Benz Hélène Chercheuse CIRAD
Darlu Pierre DR CNRS
De Decker Sophie Post-Doctorante, NOAA, US
de Foresta Hubert CR IRD
de Reviers Bruno Prof MNHN
Dedeine Franck MC U François Rabelais Tours
Delesalle Bruno MC EPHE
Destombe Christophe Prof UPMC
Devaux Céline MC U. Montpellier2
Djikeussi Eléonore CH Niort
Dorin Bruno Chercheur CIRAD
Dufumier Marc Pr AgroParisTech
Dugue Patrick Chercheur CIRAD
Dulcire Michel Chercheur CIRAD
Dutech Cyril CR INRA
Elias Marianne CR CNRS
Enjalbert Jérôme CR INRA
Fabre Pierre Chercheur CIRAD
Fady Bruno DR INRA
Ferdy Jean-Baptiste Pr U Toulouse 3
Ferrière Régis Pr ENS Ulm
Figuié Muriel Chercheuse CIRAD
Frascaria Nathalie Pr AgroParisTech
Fort Philippe DR CNRS
Gautier Christian Pr U Lyon
Gavotte Laurent MC U Montpellier 2
Gerber Sophie CR INRA
Grandcolas Philippe Prof MNHN
Goldringer Isabelle DR INRA
Gouyon Pierre-Henri Pr MNHN
Hautekeete Nina MC U Lille 1
Heams Thomas MC AgroParisTech
Herbette Stéphane MC U Clermont-Ferrand
Henry Claude Pr Columbia University
Heyer Evelyne Pr MNHN
Hospital Frédéric DR INRA
Huet Sylvie DR INRA
Humbert Jean-François DR INRA
Jeandel Catherine DR CNRS
Jarne Philippe DR CNRS
Joron Mathieu CR CNRS
Juffé Michel Pr PontsParisTech
Kjellberg Finn DR CNRS
Lachièze Rey Marc DR CNRS
Lançon Frédéric Chercheur CIRAD
Laurans Marilyne Chercheuse CIRAD
Laurenti Patrick MC U Diderot
Lavigne Claire DR INRA
Lemeilleur Sylvaine Chercheuse CIRAD
Le Gall Line MC MNHN
Le Moguédec Gilles Chercheur CIRAD
Lévy-Leblond Jean-Marc Pr U Nice
Lipinski Marc DR CNRS
Loeuille Nicolas Pr UPMC
Londe Sylvain Doctorant UPMC
Lorand Isabelle Chirurgienne
Louchart Antoine CR CNRS
Machon Nathalie Pr MNHN
Mallefet Jérôme Pr U Catholique de Louvain
Mariojouls Catherine Pr AgroParistech
Maris Virginie CR CNRS
Mignot Agnès Pr Université Montpellier 2
Millier Claude Pr AgroParisTech
Mirleau Pascal MC U Aix-Marseille
Moulia Catherine Pr U Montpellier 2
Morin Edgar DR CNRS
Nabholz Benoit MC U Montpellier 2
Nicolas Valérie IR INSERM
Nieberding Caroline Pr U Catholique de Louvain
Olivieri Isabelle Pr U Montpellier 2
Paillet Yoan IR IRSTEA
Palka Laurent MC MNHN
Pape Moller Anders DR CNRS
Papy François DR INRA
Pasqualini Vanina Pr U Corse
Petit Éric MC U Rennes 1
Poirier Florence IR U Paris 13
Ponsard Sergine Pr U Toulouse
Potin Philippe DR CNRS
Quilichini Angélique MC détachée CNRS
Raymond Michel DR CNRS
Refrégier Guislaine MC UPS Orsay
Reynaud – Yann Post-Doctorant, NOAA, US
Rognon Xavier MC AgroParisTech
Rousseau Denis-Didier DR CNRS Ulm
Rousset François DR CNRS
Saatkamp Arne MC U Aix-Marseille
Saint-James Emmanuel MC UPMC
Salmona Jordi Doctorant U Lisbonne
Sartor Pierre CR CNRS
Selosse Marc-André Pr U Montpellier 2
Sicard Mathieu MC U Poitiers
Shykoff Jacqui DR CNRS
Testart Jacques DR INSERM
Thomas Mathieu PostDoc INRA
Tully Thomas MC U Paris 4 (CNRS)
Valero Myriam DR CNRS
van Vliet Geert Chercheur CIRAD
Vela Errol MC U Montpellier 2
Velot Christian MC U Psud Orsay
Verlaque Marc CR CNRS
Verrier Etienne Pr AgroParisTech
Volovitch Michel Pr ENS Ulm
Vriz Sophie Pr U Paris Diderot
Warlop François CR GRAB
Weill Mylène DR CNRS

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L'Australie va rejoindre le protocole de Kyoto

L'Australie, grand émetteur de gaz à effet de serre, a annoncé vendredi qu'elle était prête à s'engager pour une deuxième période du Protocole de Kyoto sur la protection de l'environnement. «Aujourd'hui, je peux annoncer que l'Australie est prête à rejoindre une seconde période d'engagement du Protocole de Kyoto», a déclaré le ministre australien du Climat Greg Combet, dans un discours. L'Australie compte parmi les plus grands pollueurs du monde par habitant, avec une lourde dépendance vis-à-vis des mines et des exportations de charbon. La plus grande part de son électricité provient de centrales fonctionnant au charbon.

 

Avoir accès aux financements internationaux

L'annonce de Greg Combet est intervenue avant l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le changement climatique qui se tiendra à Doha du 26 novembre au 7 décembre avec la participation de 190 pays. La conférence devrait déboucher sur un renouvellement de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto qui expire le 31 décembre, dans la perspective de l'adoption d'un nouveau traité global sur le changement climatique en 2020.

Selon le ministre australien, le fait d'accepter une seconde période d'engagement du Protocole devrait permettre aux milieux d'affaires australiens d'avoir accès aux financements internationaux du Mécanisme pour un développement propre (MDP), une disposition du protocole de Kyoto qui permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) au coût le plus faible pour l'économie.

Le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en 2005, est le seul outil juridique imposant des objectifs de réduction des GES, à l'origine du réchauffement climatique, à près d'une quarantaine de pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont jamais ratifié.

 

Kyoto est encore loin de faire l’unanimité

L'Australie s'est longtemps tenue à l'écart du protocole, jusqu'à l'arrivée des travaillistes aux affaires en 2007. L'adhésion au protocole de Kyoto avait été l'un des tout premiers actes posés par le Premier ministre de l'époque, Kevin Rudd.

Le procotole de Kyoto «est insuffisant en soi», ne couvrant que 15% des GES, a toutefois rappelé Greg Combet, appelant à étendre les dispositions prévues par Kyoto 1 à toutes les «grandes sources d'émissions». Et d'ajouter: «A partir de 2020, nous espérons que tous les pays - y compris les Etats-Unis, l'Union européenne, la Chine, le Japon, l'Inde, l'Indonésie et la corée du Sud - auront rejoint un nouvel accord pour réduire les émissions».

 

Dans la foulée, la Nouvelle-Zélande a pour sa part annoncé qu'elle ne signerait pas Kyoto 2. Le ministre chargé de l'Environnement, Tim Groser, a précisé que le pays avait choisi de gérer ses émissions de GES dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, non contraignante.

En décembre 2011, le Canada est devenu le premier Etat à se retirer du Protocole de Kyoto, affirmant qu'il cherchait ainsi à éviter d'avoir à payer des pénalités de plusieurs milliards de dollars. La Russie a récemment évoqué son possible retrait.

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Sénat : un "amendement Nutella" sur l'huile de palme adopté en commission

La commission des affaires sociales du Sénat a adopté mercredi un "amendement Nutella" au projet de budget de la Sécu, visant à augmenter de 300 % la taxe sur l'huile de palme qui entre notamment dans la composition de ce produit alimentaire culte.

 

Cette taxe doit constituer un signal, "non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu'elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine", a souligné l'auteur de l'amendement, le rapporteur de la commission Yves Daudigny (PS).
L'huile de palme, qui ne constitue pas à proprement parler une huile, mais des graisses, est accusée d'avoir des effets nocifs sur la santé et sur l'environnement, en entraînant notamment une déforestation.

Cet amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécu (PFLSS) institue une contribution additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits.

 

126 000 TONNES D'HUILE DE PALME CONSOMMÉES PAR AN EN FRANCE

La taxe actuelle sur ces produits est de 98,74 euros la tonne d'huile de palme et de 107,8 euros la tonne d'huile de coprah et de palmiste. La France consomme 126 000 tonnes d'huile de palme à usage alimentaire par an, soit 2 kg par habitant et par an.

Le rendement de la taxe additionnelle serait donc de l'ordre de 40 millions d'euros, estime M. Daudigny, dans l'exposé des motifs de l'amendement.

En raison de leur richesse en acides gras saturés, les huiles de coprah, de palme et de palmiste sont utilisées pour la fabrication de la margarine ou comme corps gras de friture, souligne M. Daudigny. "Elles sont utilisées de manière excessive par la restauration collective et dans l'industrie agroalimentaire", poursuit-il, ajoutant qu'elles "sont notamment incorporées dans les produits de biscuiterie et dans l'alimentation salée ou sucrée à destination des enfants".

 

Or selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), les acides gras saturés sont consommés en excès par la population française, contribuent au développement de l'obésité et favorisent les maladies cardio-vasculaires. Le PLFSS sera examiné en séance par le Sénat à partir du 12 novembre.

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Chauffé à la poire, éclairé à la prune

Chauffé à la poire, éclairé à la prune | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pour une entreprise de fruits et légumes, que faire des tonnes d’aliments invendables récupérées chaque année ? Dans le Tarn-et-Garonne, Boyer transforme ses déchets alimentaires en électricité.

 

Pour une entreprise de fruits et légumes, c’est un vrai casse-tête : que faire des tonnes d’aliments invendables récupérées chaque année ? Et comment se mettre en accord avec la loi issue du Grenelle de l’environnement qui oblige les entreprises produisant plus de 120 tonnes par an à recycler leurs déchets organiques ?

Les solutions les plus courantes sont d’utiliser ces restes pour l’alimentation animale ou pour préparer du compost.

 

Dans le Tarn-et-Garonne, l’entreprise Boyer préfère transformer ses déchets alimentaires en électricité. En janvier, l’usine de conditionnement de fruits - melons, prunes, poires, kiwis, tout est bon pour s’éclairer - a acquis une unité de biométhanisation.

Ainsi, les fruits gâtés ou non présentables sont directement envoyés vers deux cuves de 450 000 litres. A l’abri de la lumière et de l’oxygène se déroule un processus naturel de décomposition : une «liqueur» transforme les acides gras issus de la pulpe des fruits. Puis le mélange est envoyé à travers un système de filtration dans la seconde cuve, où s’opère la méthanisation grâce à l’action de bactéries.

Le biogaz alors formé alimente un moteur qui le convertit en courant. L’entreprise Boyer produit ainsi 104 kW/h par mois qu’elle revend à EDF, soit les besoins en électricité de 150 familles et les dépenses en chauffage de 90 autres.

 

Posséder son unité de biométhanisation n’est, hélas, pas à la portée de tous les maraîchers. Celle de l’entreprise Boyer a coûté 1,5 million d’euros, dont une partie provient de financements publics. Une somme que le patron compte amortir en économisant 150 000 euros par an, le montant de son ancienne facture de déchetterie.

 

La société belge GreenWatt, à l’origine du procédé, n’en est pas à son coup d’essai. Dans le plat pays, une serre effectue déjà sa biométhanisation à partir de racines d’endives.

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Que faire contre Monsanto? - Vandana Shiva

Un projet internet pour contrer Monsanto: http://biosanto.fr/...
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Macrophone's curator insight, May 22, 2013 3:52 PM

En 11 minutes comprendre pourquoi Monsanto est dangereux pour la vie et quelles solutions concrètes émergent pour construire un autre modèle. 

Bee Api?'s curator insight, May 23, 2013 4:08 PM

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Le premier resto nantais 100 % bio

Le premier resto nantais 100 % bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Depuis début octobre, une nouvelle classification aide les consommateurs à y voir plus clair parmi les restaurants se revendiquant bio.

Il y a ceux travaillant quelques produits (catégorie 1), ceux proposant un plat ou un menu (catégorie 2) et ceux entièrement bio (catégorie 3). Pour l'heure, trois établissements de Loire-Atlantique peuvent afficher sur leur vitrine la plus prestigieuse certification.

Un seul se trouve à Nantes : Terroirs bio, quartier République.

 

Lancé en 2010, ce resto ouvert le midi espère ainsi se démarquer. « Il y a une demande qui progresse. Certains clients n'hésitent pas à traverser la ville pour manger bio », constate Nicolas Lunel, le patron.

Des contraintes à gérer
Mais garantir une carte 100 % bio ne s'improvise pas. « Par rapport à la cuisine conventionnelle, c'est beaucoup de contraintes administratives. De l'origine jusqu'à l'assiette, toute la chaîne est contrôlée. » Il y a aussi le problème des prix, globalement plus élevés. « Je compense en privilégiant les circuits courts, en réduisant ma marge, en diminuant les portions de protéines animales et en limitant le personnel (entrées et desserts à aller chercher, plateaux à débarrasser…). »

Il y a enfin l'approvisionnement, moins stable compte tenu de la tension et des aléas du marché. « Chaque semaine, je dois jongler avec des retards ou annulations de livraison. Il y a aussi une vraie saisonnalité à respecter. Les tomates ou les poivrons, par exemple, ce n'est pas en hiver. Même si ça étonne quelques clients. »

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