DESARTSONNANTS - CRÉATION SONORE ET ENVIRONNEMENT - ENVIRONMENTAL SOUND ART - PAYSAGES ET ECOLOGIE SONORE
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Environnement, paysages et arts sonores - Balades, installations, performances, écologie, web-art... Dégourdissez vous l'oreille !
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WORLD SOUNDSCAPE PROJECT LITERATURE FIL WSP GEOGRAPHICAL CATALOGUE

La littérature qui décrit ou écri autour du son, du paysage sonore, de l'écoute... Un passionnant catalogue (English). 

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Espaces sonores urbains... A la recherche d'une identité | Réseau francophone des bibliothèques d'écoles d'architecture et de paysage

Auteurs : Louwerse, Christophe ; Sémidor, Catherine, Directeur de thèse ; Ecole d'architecture de BordeauxPublié par : Talence : Ecole d'architecture de Bordeaux , 1992Type de document :TPFE- Description matérielle :2 fasc. : ill., plans ; bibliogr.MasquerRésuméRésumé: 

Un "parc des souffles", un "conservatoire sonore". Deux lieux pour préserver le patrimoine sonore, dans le quartier de la Bastide, à Bordeaux.

Noms géographiques : La-Bastide-Quartier (Bordeaux) ; BordeauxMots-clefs: Bruit

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ÉCRITS DE BALADE SONORE - LA GUILLOTIÈRE À LYON

Quelques impressions sonores après une matinée de balade dans le quartier de la Guillotière, à Lyon, avec deux groupe d'étudiants architectes. L'objectif : réaliser une "carte sensible", en préambule à un TD autour de l'analyse urbaine. Un itinéraire donné, effectué de concert, d'environ 2, 5km pour 2 heures de déambulation urbaine. Donc deux parcours identiques, soit un aller et un retour, en mode pendulaire, pour ainsi accompagner deux groupes.
Un itinéraire à deux voix, avec une urbaniste et un promeneur écoutant, qui convoque tant l'écoute que le regard, implique le fait de se situer dans un lieu, de s'en imerger, de le (re)sentir sans pour autant en faire une analyse trop didactiquement enfermante, voire sclérosante.
L'aubaine du jour, un ciel d'un bleu limpide, une clarté presque scintillante, une température agréable, des lumières à faire pâlir d'envie Gaugin ou Van Gogh ! Surtout celles du matin, vers 8 heures.
Premier constat, effectuer un parcours d'écoute dans un sens puis dans l'autre change radicalement la perception des lieu, à tel point qu'on pourrait croire emprunter un tout autre chemin ! La vue, les points de vue, très associés à l'écoute, aux points d'ouïe, sont totalement métamorphosés, nonobstant les changements dus à l'heure qui avance, aux activités qui se densifient.
Deuxième constat, effectuer une déambulation sur un laps de temps assez long, 4 heures entre 8 et 12 heures sans interruption, sorte de petite randonnée urbaine, permet, au-delà de l'imersion, de constater combien un paysage évolue au fil du temps. Cela peut paraître évident, et pourtant, le vivre est autre chose que l'imaginer. 
Tout d'abord l'éveil de la ville. 8 heures du matin, de nombreux commerces sont encore fermés, les passants assez peu nombreux, la température fraîche et les sons plutôt feutrés, hormis un camion poubelle ou de livraison qui vient secouer un peu violament cette douce torpeur matudinale.
Puis un long crescendo, lui aussi agité de soubressauts, se matérialisant à l'oreille par un phénomène d'amplification progressif, des strates sonores qui s'accumulent, un paysage sonore qui devient de plus en plus dense, compact, une rumeur urbaine qui s'affirme, des volets métalliques des boutiques qui secouent l'espace de leurs râles griçants, en se levant comme à contre-cœur... Des voix plus nombreuses, diversifiées aussi, nous traversons le "quartier chinois", puis celui de la Guillotière plus méditerranéenne, on entend vraiment la mixité du quartier d'autant que, midi approchant, on en sent les odeurs appétissantes qui s'échappent des restaurants et épiceries pour envahir progressivement la rue.
Le quartier asiatique, nouvel an oblige, se pare d'une multitude de guirlandes aux énormes boules rouges à pompons dorés, suspendues entres les immeubles, colorant la rue, et semblant donner aux sons-mêmes une couleur rebondissante, festive, bigarrée.
Bien sûr, cette amplification sonore,marquée de plus en plus de mouvements physiques, n'est pas d'une régularité linéaire. Il suffit de passer à l'arrière d'une place pour se couper, en quelques mètres, en quelques secondes, d'un flux circulant, ou bien qu'un feu tricolore ne vienne interrompre, pour un instant, sur un quai le grondement voiturier. Mais cette densification reste néanmoins très sensible, quasi palpable.
Dans cette déambulation, pour qui sait les appréhender, des temps forts, des instants magiques ! Sous un pont du Rhône, de nombreux oiseaux nichent sous le tabouret métallique, et forment une incroyable barrière de pépiements fébriles; une guirlande sonore suspendue, qui s'estompe dès que l'on pénètre sous le pont. Ce pont routier nous plonge rapidement dans une ombre fraîche et réverbérante, où les sons prennent plus d'espace, de profondeur, entrecoupés par une belle percussion très grave, produite à l'entrée du pont par des voitures franchissant un joint métallique. Toudoum, toudoum ! - silence, ou presque - Toudoum, toudoum !
Le fleuve est quand à lui silencieux, malgré l'énorme flux aquatique charrié à cette époque pluvieuse. Il faut attendre le passage de deux cygnes nageant péniblement à contre-courant, pour entendre clairement les clappotis et remous provoqués par leur lutte contre les flôts.
Autre lieu autre ambiance, un arrière de place coupé d'un grand axe très passager par un immense bâtiment de verre en arc-de-cercle. Un lieu propice à un point d'ouïe. Des voix réverbérées, lointaines, d'autres très proches, des passages furtifs ou affirmés, rapides ou non, des fenêtres d'écoute portant l'oreille bien au-delà de la vue, une ambiance riche, assez inclassable, sorte d'agitation tranquille, que j'adore tout particulièrement - un oasis auriculaire mettant agréablement nos sens en éveil...
Qui plus est si l'écoute est collective, recueillie.

J'aurais pu évoquer bien d'autres lieux, places, dents creuses, espaces polpulaires bouillonants entre commerces alternatifs et refuges d'artistes, le tout  menacés d'une gentrification galopante... Mais il faut s'y promener pour sentir l'âme d'un des dernier quartiers spécifiques lyonnais, avec toute sa diversité et son identité à fleur de peau !
Dernier constat . En fait, devant l'offre parfois pléthorique des balades sonores en tous genres, dont certaines que j'ai pu tester, je trouve que la beauté sonore des lieux, le frémissement sensible qu'ils peuvent nous procurer est bien souvent bailloné par un flot d'intentions et de paroles pédagogiques, didactiques... L'ambition de vouloir tout expliquer, analyser, sérier, étouffe le plaisir d'un corps de promeneur écoutant se livrant à un bain sonore vivifiant, et finalement réduit de beaucoup le message pédagogique initialement visé.
Ecrire un beau parcours d'écoute qui marquera durablement les participants, et les incitera à écouter autrement par la suite, exige de préserver des espaces de libertés où la poésie des lieux ne sera pas masquée par un discours trop théorique et envahissant.

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Un repérage sonore poétique de Gilles Malatray - Digital Performances & Cultures Arts Numériques

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Un des bancs d'écoute de Gilles Malatray L’artiste sonore, Gilles Malatray, est passé par Malves en Minervois pour un
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CHRONIQUES DESARTSONNANTES - MICROSONIES

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Desarts Sonnants's curator insight, February 21, 2013 5:13 AM

CHRONIQUE DESARTSONNANTE

 

Hier, dans la fraîcheur tenace d'une nuit tombée depuis longtemps déjà, lorsque que la ville semble reposée, la rumeur apaisée, je partis en quête de micro sonorités, des infimes traces urbaines d'un univers macrosonique.

Oreilles en alertes, sensibles au moindre bruissonnement, frissonnement, craquements, souffles, raclements, claquements dans un lointain éthéré, l'espace prend, à l'aune du quasi imperceptible, aux frontières du discernable, une stupéfiante et fourmillante présence auriculaire. Le paysage urbain s'agence alors dans d'infimes proportions,  comme si un microscope "binauriculaire" pénétrait le cœur d'une matière sonore à l'échelle de particules, guère plus que poussières de sons. 

Le frissonnement d'une feuille courant sur l'asphalte se dessine avec une précision   qui procure à l'oreille le bonheur de saisir la vie par ses moindres détails acoustiques. Une voix dans le lointain, réverbérée  par un labyrinthe minéral, donne l'échelle d'un lieu où l'oreille peut courir très loin sans rumeur masquante.

Le passage d'une voiture même très peu sonore, prend des dimensions d'un cataclysme éclaboussant violemment la nuit, jusqu'à ce que la scène retrouve, assez rapidement, son état d'équilibre acoustique et le discernement de ses bruissonnements pointillistes.

La propre respiration de l'écoutant, le moindre plissement de ses vêtements, s'invitent à la construction subtile et fugace de ce paysage sonore.

On est dans le plaisir pur de vivre et de construire une musique des lieux qui ne se révèle que si on lui donne les possibilités de le faire. On touche là au fameux effet Sharawadji*.

Cet état d''écoute, nul micro n'est capable d'en saisir les infimes nuances autant qu'une oreille aguerrie.   

 

* L'Effet Sharawadji est un effet esthétique qui caractérise la sensation de plénitude qui se crée parfois lors de la contemplation d'un paysage sonore complexe ...

 (Jean-François Augoyard et Henry Torgue)