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Les écoles du Sahel dans le viseur des djihadistes - Droit Libre TV

Les écoles du Sahel dans le viseur des djihadistes  - Droit Libre TV | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

C’est avec la peur au ventre que Mamounata est venue fermer l’école du village près de Gorom Gorom où elle enseigne depuis plusieurs années. Comme elle, des centaines d’enseignants ont décidé de fermer les classes et fuir la zone du Sahel. Après l’assassinat de leur collègue Salif Badini par des djihadistes, personne ne veut risquer sa vie.

Le Sahel se retrouve ainsi sans écoles et les parents d’élèves se demandent comment assurer l’enseignement de leurs enfants. Quelques braves enseignants comme Amadou Badoum ont décidé de continuer à enseigner les enfants mais chez eux dans le cadre familial.

Droit Libre TV a traversé la zone du Sahel pour rencontrer et entendre les cris de coeur des acteurs du système éducatif, parents d’élèves et enseignants et vous livre ce reportage exclusif. 


Via Katell Rochard
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Des infos de part et d'autre de l'Afrique... <a href="http://www.voix-africaine.org" rel="nofollow">http://www.voix-africaine.org</a>
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Emigration : Appel à la Jeunesse d'un étudiant de l’université Gaston Berger

Emigration : Appel à la Jeunesse d'un étudiant de l’université Gaston Berger | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
Pourquoi veulent-ils à tout prix quitter leur pays natal pour aller en Europe, aux Etats-Unis, en Asie. Ces jeunes sénégalais en partant des étudiants pour arriver aux professionnel
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Contre Nicolas Sarkozy et Faure Gnassingbé, un Front pour la démocratie en Afrique se lance à Bamako – JeuneAfrique.com

Contre Nicolas Sarkozy et Faure Gnassingbé, un Front pour la démocratie en Afrique se lance à Bamako – JeuneAfrique.com | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Des organisations de la société civile ouest-africaine ont créé le 7 octobre à Bamako un Front pour promouvoir la démocratie et les droits de l'homme en Afrique. L'une des premières actions de ce mouvement parrainé notamment par le reggaeman Tiken Jah Fakoly ? Déposer une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) contre l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir déclenché la guerre en Libye.  

« Nous sommes plus de quinze associations et organisations de la société civile d’Afrique de l’Ouest. Nous sommes réunis pour créer le Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa), pour promouvoir la démocratie, la dignité de l’Afrique et les droits de l’Homme », a déclaré le rappeur sénégalais Simon Kouka, membre de « Y’en a marre ».

Ce mouvement citoyen a été en pointe dans le combat contre un troisième mandat du président sénégalais Abdoulaye Wade. Parrain du lancement du Fispa, le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly, a affirmé quant à lui soutenir « totalement la démarche des jeunes » dont la rencontre à Bamako prend fin ce 8 octobre.

« Pour nos premières actions, nous annonçons une plainte déposée ce jour à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président Nicolas Sarkozy pour avoir déclenché la guerre en Libye, ce qui a entraîné la mort du colonel Kadhafi », a par ailleurs déclaré l’artiste guinéen Elie Kamano. 


Démocratie pour le Togo:

La plainte contre Nicolas Sarkozy a été déposée le 7 octobre à La Haye par un avocat basé au Canada, selon les organisateurs de la rencontre.

« Non seulement je soutiens la plainte pour assassinat de Kadhafi contre Nicolas Sarkozy mais nous demandons la démocratie pour le Togo, a ajouté Tiken Jah Fakoly. Ca fait fait plus de 40 ans que Faure et sa famille sont au pouvoir au Togo. Qu’il démissionne ».


Le dirigeant togolais a succédé avec le soutien de l’armée à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005 après avoir dirigé le pays d’une main de fer durant 38 ans.


Via Katell Rochard
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La CPI ouvre une enquête après les révélations de Mediapart

La CPI ouvre une enquête après les révélations de Mediapart | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Une semaine après les premières révélations de Mediapart et de ses partenaires de l’European Investigative Collaborations (EIC) sur les dysfonctionnements de la Cour pénale internationale (CPI), le bureau de la procureure a annoncé dans un communiqué, vendredi 6 octobre, l’ouverture d’une enquête interne, affirmant prendre « très au sérieux » les informations mises au jour. « L’inquiétude me gagne », a même confessé la procureure en chef de la CPI, Fatou Bensouda.


Elle a également assuré avoir « déjà pris des mesures de précaution pour protéger les intérêts de la Cour ». Selon nos informations, Florence Olara, chargée de « l’information publique » au sein du bureau de la procureure, autrement dit une porte-parole, a été suspendue de facto. Une procédure formelle est en cours. Cette fonctionnaire est soupçonnée d’avoir perçu des rémunérations secrètes pour pousser un dossier.


[...] Au-delà du cas Olara, l’opération journalistique internationale Les Secrets de la Cour dévoile depuis une semaine, grâce à la fuite de 40 000 documents confidentiels obtenus par Mediapart et analysés par l’EIC, une série de dysfonctionnements majeurs au sein de la CPI, pour la plupart en lien avec son premier procureur, Luis Moreno Ocampo (2003-2012).


Ceux-ci ont d’abord concerné les pratiques offshore du procureur Ocampo, qui a géré depuis son bureau de La Haye des sociétés implantées au Panama et dans les îles Vierges britanniques, deux des pires paradis fiscaux au monde. « Mon salaire [à la CPI] n’était pas suffisant », a répondu sans rougir le magistrat star et ami des stars, qui percevait alors 150 000 euros par an, non imposables.


L’opération Les Secrets de la Cour a aussi mis au jour un document confidentiel de la diplomatie française montrant que le procureur Ocampo avait demandé, en avril 2011, de garder prisonnier le président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo. Or il n’existait à cette date ni mandat d’arrêt ni même enquête de la CPI. Ou comment un procureur international, normalement indépendant et impartial, s’est fait l’instrument consentant d’un règlement de comptes aux airs de Françafrique, en marge de tout cadre procédural et au bénéfice exclusif d'une partie. À savoir l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara, « installé » à la tête du pays par la France, selon les propres mots de Nicolas Sarkozy.


L’enquête de Mediapart et l’EIC a par ailleurs dévoilé les juteuses missions du même Ocampo qui, après avoir quitté la Cour et moyennant le versement de 750 000 dollars d’honoraires, s’est employé à conseiller des dignitaires libyens afin que ceux-ci ne se retrouvent pas devant la CPI pour des crimes qui auraient été commis par les troupes du maréchal Haftar dans l’après-guerre en Libye.


Dans cette enquête, il est apparu qu’une fonctionnaire actuellement en poste à la CPI, Jennifer Schense (chargée de la coopération au bureau de la procureure), avait fait fuiter, via Ocampo, des informations confidentielles de la Cour susceptibles d’intéresser des suspects libyens de crimes de guerre. Jennifer Schense est, selon toute vraisemblance, la seconde fonctionnaire de la CPI ciblée par l’enquête interne ouverte après les révélations des Secrets de la Cour. 


Dans son communiqué, la procureure de la CPI Fatou Bensouda s’est employée à prendre le plus de distance possible avec son prédécesseur, afin de circonscrire l’incendie. Une position compliquée : Bensouda fut pendant huit ans l’adjointe d’Ocampo, qui a incarné pendant près d’une décennie le visage de la justice  (...)


Via Katell Rochard
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HumdeBut's curator insight, October 6, 5:22 PM
La FrançAfrique n'aurait donc plus la main... sur l'Afrique Francophone ?  Tant mieux !
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À TOUS VENTS - Construire l'avenir - Cédric Herrou

Cédric Herrou:
Qu'est-ce qu'on est en train de construire avec ces enfants? Qu'est-ce que ça va donner dans vingt ans la gestion qu'on fait en ce moment avec les gamins? Parce qu'elle va rester ici, ça va être  long mais elle est légitime à rester en France, sa maman aussi, si on leur laisse le droit de faire une demande d'asile.

Via Katell Rochard
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La Russie a besoin d'une nouvelle stratégie en Afrique

La Russie a besoin d'une nouvelle stratégie en Afrique | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
La visite du président guinéen à Moscou a été l'occasion, pour Vladimir Poutine, de rappeler que la Russie avait annulé 20 milliards de dollars de dettes des pays d'Afrique.

Via jeannick odier
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L’« horreur bouleversante » d’un naufrage au large de la Libye

L’« horreur bouleversante » d’un naufrage au large de la Libye | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
Avec plus de 100 disparus, ce drame survenu cette semaine est le premier depuis les mesures prises par l’Italie pour réduire les arrivées sur ses côtes.

Via Alexandra SAIFI
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Macron prépare une explosion du militarisme français en Afrique et au Moyen-Orient – Le Sénégal de la Téranga dans le Web

Macron prépare une explosion du militarisme français en Afrique et au Moyen-Orient – Le Sénégal de la Téranga dans le Web | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
Depuis sa prise de fonctions en mai et en particulier ces dernières semaines, Macron a lancé une pléthore d‘initiatives et d’annonces laissant entrevoir une augmentation explosive des interventions militaires de Paris dans les foyers de [...]

Via jeannick odier
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« Au Zimbabwe, les forces de sécurité profitent du diamant avec la complicité de l’Etat »

« Au Zimbabwe, les forces de sécurité profitent du diamant avec la complicité de l’Etat » | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

 Tout débute il y a onze ans par la découverte d’une importante concentration de diamants au Marange, région orientale du Zimbabwe. Alors que le pays s’élève au rang des premiers exportateurs mondiaux de diamants, l’espoir gagne le cœur des Zimbabwéens. Mais, au lieu de bénéficier au vrai propriétaire, à savoir le peuple du Zimbabwe, Global Witness révèle dans son nouveau rapport « An Inside Job » que les revenus tirés de ces diamants ont été en partie acheminés dans l’ombre vers l’armée et la police secrète.

Aujourd’hui, le constat est amer. La population de ce pays d’Afrique de l’Est, dirigé par le président Robert Mugabé depuis 1987, a été victime d’un coup monté de la part d’une poignée de hauts placés politiques et militaires. Elle a perdu deux fois au change.

« J’espérais que l’exploitation du diamant allait être bénéfique pour nous d’abord, les locaux, puis le pays en entier. L’opposé total est arrivé », analyse en rétrospective un membre de la communauté locale. Alors que les trois quarts de la population du Zimbabwe vivent toujours sous le seuil de pauvreté, les caisses de l’Etat n’ont reçu qu’une infime portion des milliards de dollars sortis en pierres précieuses du Marange.


La perte pour les citoyens du Zimbabwe n’est pas seulement une question de développement. Le système démocratique lui-même est mis à mal par l’argent des diamants. Les carats du Marange forment en effet une source de financement opaque et parallèle dans laquelle les forces de sécurité s’approvisionnent avec la complicité du pouvoir. Comment croire dans ce cas à un contrôle démocratique des services de sécurité ? Et que penser de leur neutralité lorsque le gouvernement leur facilite le terrain en les laissant se servir dans les mines ?


A l’approche de l’élection présidentielle, prévue pour l’été 2018, ces principes de sauvegarde démocratique doivent d’autant plus être défendus. Surtout lorsque l’on sait que le président en place, à l’âge de 93 ans, a déjà annoncé sa candidature à sa propre succession.


[...] Régime international créé pour réduire le flux de diamants « de conflits », le Processus de Kimberley se borne à une définition limitée de ces derniers : des diamants bruts utilisés par des groupes rebelles pour renverser des gouvernements légitimes. Au Zimbabwe cependant, ce sont les institutions étatiques, et non des rebelles, qui portent atteinte à la démocratie et aux droits humains.


En tant que prochaine présidente du Processus de Kimberley, l’UE aura l’opportunité de réformer cet organisme. Cependant, il s’est montré par le passé réticent aux changements. (...)


L'’UE et les marchés internationaux du diamant ne peuvent se contenter d’acheter des diamants zimbabwéens sans se poser de questions. Il est essentiel qu’ils s’unissent pour soutenir les nombreux acteurs zimbabwéens, engagés pour réformer le secteur du diamant afin qu’il profite enfin aux citoyens du Zimbabwe.


Via Katell Rochard
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Après une longue période de recul, la faim progresse dans le monde

Après une longue période de recul, la faim progresse dans le monde | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
(Photo: Des villageois transportent une patiente à l’hôpital le plus proche)


Jusqu’à présent, le pire a été évité. Les risques de famine massive brandis en février par les Nations unies ne se sont pas matérialisés et le Soudan du Sud – seul Etat à avoir reconnu cette situation extrême dans le nord de son territoire – a levé l’alerte. La mobilisation des acteurs de l’urgence, des bailleurs de fonds, voire des pays eux-mêmes, pour répondre à « la plus grave crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale » a permis de contenir la catastrophe. Le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen, les quatre pays pour lesquels l’ONU avait tiré la sonnette d’alarme, ont reçu 60 % des 4,9 milliards de dollars jugés nécessaires en 2017 pour couvrir les besoins d’urgence.

Pour autant, « des millions de personnes sont toujours au bord de la falaise », insiste Dominique Burgeon, directeur des urgences à la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). « Le nombre de ceux classés en urgence humanitaire a même augmenté. » Cette catégorie est la dernière sur l’échelle de la sécurité alimentaire avant la famine.


En Somalie, « la situation ne s’est pas détériorée, mais elle ne s’est pas améliorée non plus », témoigne Ibrahim Hassan, responsable de l’ONG CARE à Mogadiscio. La sécheresse perdure, la petite saison des pluies (avril-mai) a été mauvaise et celles attendues à partir d’octobre pourraient de nouveau être inférieures à la moyenne, selon les dernières prévisions. « Nous restons dans la plus grande incertitude. La moitié de la population a besoin d’aide. Des millions de personnes ont été déplacées. Les troupeaux ont été décimés. Les risques de famine ne sont pas écartés. »


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a suspendu ses opérations après le meurtre d’un de ses agents, le 9 septembre, dans la province d’Equatoria. « Cette région méridionale, qui est le grenier du pays, a été gagnée par les violences. Les petits agriculteurs n’ont pas pu cultiver leurs champs et ont dû quitter leurs terres. Certaines familles ont été déplacées trois, quatre fois. Elles luttent pour survivre mais elles ne peuvent pas endurer davantage », poursuit-il. (...)


Via Katell Rochard
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Les accaparements des terres sont désormais considérés par la CPI comme des crimes contre l’humanité

Les accaparements des terres sont désormais considérés par la CPI comme des crimes contre l’humanité | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
Si cette décision peut paraître surprenante, elle rencontre l’agrément de nombre d’organisations de défense de l’environnement et des droits des populations autochtones. « L’accaparement des terres n’est pas moins dommageable que la guerre en termes d’impacts négatifs sur les populations civiles. L’annonce de la Cour pénale internationale devrait constituer un signal aux dirigeants d’entreprise et aux investisseurs qu’ils ne peuvent plus considérer l’environnement comme un terrain de chasse », s’est ainsi réjouie Alice Harrison de l’ONG Global Witness auprès de L’Express.

Via Patrick Ertel
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Les Massaï victimes de la chasse

Les Massaï victimes de la chasse | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Faire déguerpir avec violence des indigènes de leurs terres pour laisser place nette à des chasseurs de trophées venus des Emirats arabes unis et d'autres pays. C'est ce qu'expérimente depuis 2009 la Tanzanie.  
Les 13 et 14 août dernier, un nouvel épisode dramatique a eu lieu: des gardes du Parc national de la Serengeti et de l'Aire de conservation du Ngorongoro ont brûlé 185 maisons appartenant à des pasteurs massaï de la région de Loliondo, dans le district de Ngorongoro. Environ 6800 personnes ont été ainsi expulsées et la plus grande partie de leur bétail a été dispersé, rapporte l'ONG Groupe international de travail pour les peuples autochtones (Gitpa), basée au Danemark. Ces populations sont désormais exposées au froid et à la faim en pleine zone désertique, s'alarme l'organisation de défense des droits humains.

Ce n'est pas la première fois que ces pasteurs semi-nomades sont victimes d'évictions forcées menées en dehors de tout cadre légal: en 2009, 2010 et 2015, plusieurs centaines d'autres habitations massaï avaient déjà été détruites. Selon le Gitpa, le gouvernement a annoncé en 2013 sa volonté de vider complètement les huit villages de la région de Loliondo et d'en expulser ses quelque 30 000 habitants.


Cette région de 1500 km2 fait partie d'une zone de chasse de 4000 km2 louée par la Tanzanie à l'usage exclusif de l'entreprise Otterlo Business Cooperation (OBC) des Emirats arabes unis, qui entretient des liens étroits avec la famille royale de ce pays, selon l'ONG. Un premier contrat avec cette compagnie avait été signé en 1993 déjà. Un décret présidentiel consacre un bail à long terme à OBC sur cette zone baptisée Loliondo Game Controlled Area (LGCA).


«Il est difficile de déterminer qui précisément va y chasser car l'entrée est interdite aux visiteurs, mais il s'agit principalement de l'entourage de la famille royale et d'autres magnats du Golfe. Il est possible que certains Occidentaux en profitent aussi», explique Patrick Kulesza, directeur de l'antenne française du Gitpa.


Le spécialiste rappelle aussi que certains de ces nomades massaï avaient été expulsés une première fois en 1959 par le pouvoir colonial britannique du Parc National de la Serengeti, puis en 2009 de l'Aire de conservation du Ngorongoro (sous la pression de l'Unesco, lire-ci dessous). La région de Loliondo où ils se trouvent représente déjà une aire de refuge pour ce peuple.


L'éviction des 13 et 14 août derniers a été revendiquée par les autorités tanzaniennes. Le Gitpa indique qu'un communiqué de presse a été publié par le Ministère des ressources naturelles et du tourisme précisant que le but de l'opération était de retirer les maisons et le bétail des environs immédiats du Parc national de la Serengenti. Pourtant, l'ONG souligne que la zone de Loliondo est formellement enregistrée en tant que terre villageoise par les autorités du pays, et ne peut de ce fait être évacuée sans un changement d'affectation.


L'expulsion est de ce fait entièrement illégale, d'autant plus qu'aucune consultation n'a été menée auprès des villageois au préalable. «Cela constitue une violation de la loi Village land act de 1999, qui stipule que les conseils et les assemblées de village doivent être informés et consultés avant toute expulsion,qui doit, le cas échéant être dûment compensée, ce qui n'a pas été le cas», précise un rapport détaillé du Gitpa.


Reste à savoir quel rôle a joué l'entreprise émirati dans cette affaire. Si elle est soupçonnée d'avoir financé l'opération, aucune preuve n'a été apportée. En revanche, le Gitpa assure qu'OBC a financé une commission de l'Etat tanzanien (The Land Use Planning Commission) en 2010 et 2011 afin d'adopter une déclaration visant à s'assurer d'une zone de 1500 km2 où les populations et les troupeaux ne seraient pas autorisés à rester. Ce plan aurait finalement été rejeté par le Conseil du district de Ngorongoro.


La résistance salutaire des femmes:

Cette décision doit probablement beaucoup à une mobilisation exceptionnelle de milliers de femmes massaï contre ce projet. Si certains hommes étaient prêts à signer un accord de départ contre quelque compensation pécuniaire, de nombreuses femmes se sont rassemblées, en coopération avec des ONG locales et internationales, et ont manifesté dans toute la région.


L'organisation britannique Lifemosaic a réalisé une vidéo de leur lutte qui montre comment elles ont rallié leurs maris à leur cause et ont fait pression de manière déterminante sur les autorités; à telle enseigne que le premier ministre Mizengo Kayanda s'est rendu sur place en 2013 pour s'assurer que les villageois ne seraient pas déplacés. Il semble les avoir trahis en 2017, mais les populations évincées se montrent déterminées à revenir sur place et à reconstruire leurs maisons de terre…


[...] L’Unesco n’a-t-elle pourtant pas sa part de responsabilité? C’est l’avis du Gitpa qui indique qu’au retour d’une mission sur le terrain en 2008, l’agence des Nations Unies déplorait la présence des Massaï:


«La mission est extrêmement préoccupée par l’accroissement du nombre de résidents et leur impact sur les ressources naturelles à travers l’agriculture et le pâturage excessif.


La mission considère que ces impacts constituent la plus importante menace sur l’exceptionnelle valeur universelle de la propriété (le parc est ici qualifié de property en anglais). En conséquence, la mission considère que cette question doit être réglée de toute urgence.»1


Si l’Unesco avait précisé par ailleurs qu’elle ne soutiendrait pas des évictions forcées, spécifiquement interdites par la Déclarations des Nations Unies sur les peuples autochtones, l’organisation a toutefois accepté en 2010 de conserver le site du Ngorongoro sur sa liste du Patrimoine mondial, en dépit des expulsions violentes de 2009.


On ne connait pas aujourd’hui le chiffre exact du nombre de pasteurs massaï vivant dans le parc.


Via Katell Rochard
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Au Togo, la mobilisation populaire dispersée à coups de gaz lacrymogènes

Au Togo, la mobilisation populaire dispersée à coups de gaz lacrymogènes | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
Les manifestations du 6 et 7 septembre, qui ont réuni jusqu’à plus de 100 000 personnes à Lomé, se sont prolongées dans la nuit sans incident majeur.

Via Alexandra SAIFI
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Internet mobile bloqué au Togo, une atteinte à la libre expression en ligne – Internet sans frontières

Internet mobile bloqué au Togo, une atteinte à la libre expression en ligne – Internet sans frontières | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

La connexion Internet mobile au Togo est fortement perturbée depuis le 5 septembre 2017. Selon de nombreux rapports reçus par Internet Sans Frontières Togo, les réseaux des deux seuls opérateurs et fournisseurs d’accès Internet (FAI) Togocell et Moov sont inaccessibles.
 

La coupure Internet mobile intervient alors que de nombreuses manifestations sont organisées par l’opposition dans tout le pays, pour s’opposer au projet de modification constitutionnelle qui porte sur la limitation des mandats et le mode de scrutin à deux tours.

Koffi Inoussa Ayibo, président d’Internet Sans Frontières Togo, explique :

" Aux environs de 20h TU, de nombreux utilisateurs ont constaté qu’ils n’arrivaient plus à accéder à Facebook et WhatsApp, deux réseaux sociaux très utilisés au Togo. Nous avons immédiatement craint que les deux opérateurs que compte le Togo aient restreint l’accès aux réseaux sociaux. Seul le réseau filaire fonctionnait normalement.

Ce matin, nous avons conduit des tests de connexion dans plusieurs points du pays, et avons constaté qu’Internet ne passe plus du tout sur le mobile, qu’il ne s’agissait donc plus d’une censure de certains réseaux sociaux, mais une coupure totale d’accès à Internet via mobile. Sur les ondes de la radio togolaise Victoires FM à Lomé, Gilbert Bawara a confirmé la coupure Internet pour des raisons de sécurité".


Internet Sans Frontières condamne avec la plus grande fermeté cette atteinte à la liberté d’expression en ligne des citoyens togolais, et exhorte les autorités togolaises à user des voies conformes au droit International pour assurer un équilibre entre la protection des libertés, notamment la liberté d’expression, et la préservation de l’ordre public.


Via Katell Rochard
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Bénin: La Convention Patriotique des Forces de la Gauche (CPFG) soutient la lutte du peuple togolais

Bénin: La Convention Patriotique des Forces de la Gauche (CPFG) soutient la lutte du peuple togolais | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Cette organisation a tenu ce vendredi un grand meeting à la Bourse du Travail de Cotonou au Bénin. Dans une déclaration publique à l’issue de l’évènement, la Convention Patriotique des Forces de la Gauche (CPFG) dit soutenir la lutte héroïque du peuple togolais pour la démocratie et l’ État de droit.  

Cotonou, Bourse du Travail, 06 octobre 2017

Allocution introductive

VIVE LA LUTTE HÉROÏQUE DU PEUPLE TOGOLAIS


Le 13 janvier 1963, alors qu’il se préparait à doter le Togo de sa monnaie nationale, le père de l’indépendance nationale Sylvanus Olympio a été assassiné par un groupe de soldats de l’armée togolaise, téléguidé par les services français de Jacques Foccart et conduit par le sergent GNASSINGBÉ Eyadema.


Après un intermède de 4 ans, où le pays est dirigé par un pantin de la FrançAfrique, la France fait prendre le pouvoir, le 13 janvier 1967 par le même Eyadema GNASSINGBÉ , indiquant que le jour de l’assassinat du premier président du Togo est la date fondatrice de son pouvoir.


A son arrivée, tous les partis politiques ont été dissous ; l’armée, républicaine au départ, a été transformée en une armée clanique avec l’élimination physique systématique de tous ceux qui pouvaient lui faire ombrage.


En 1970, avec le soutien et la complicité d’intellectuels opportunistes, il a créé son parti unique, le RPT, avec obligation pour tout le monde d’y militer ; aucune voix discordante n’est tolérée et toute velléité d’opposition est noyée dans le sang. Ainsi, depuis 1967, le peuple togolais souffre le martyre avec un régime dictatorial et kleptocrate.


[...] Le 5 octobre 1990, la jeunesse togolaise, à travers le MO5, mouvement du 5octobre, s’est soulevée pour demander la fin de la dictature. La répression a été terrible ; mais le mouvement s’est poursuivi, aboutissant à la Conférence Nationale où les rapports de force auraient permis de chasser Eyadema, n’eût été la trahison de certains leaders togolais toujours enclins à la compromission avec la dictature. Malgré cela, d’importantes avancées démocratiques ont été obtenues limitant les marges de manœuvre du dictateur.


On se rappelle dans quelles conditions atroces, le clan GNASSINGBÉ a pris d’assaut la primature pendant la transition en massacrant des centaines d’innocents. On se rappelle aussi, comment les troupes françaises en route pour Lomé pour soi-disant aller sauver la démocratie togolaise, se sont en définitive arrêtées au Bénin et comment elles ont été chassées de notre pays parce qu’elles voulaient profiter de la situation pour s’éterniser au Bénin et souiller ainsi le pays de Béhanzin, de Kaba et de Bio Guerra.


Au sortir de la Conférence Nationale, une Constitution a été adoptée qui comme la nôtre, limite le nombre de mandats à deux, avec impossibilité d’y déroger en aucun cas.


Le 31 décembre 2002, arrivé au terme de ses deux mandats après 27 ans de règne, GNASSINGBÉ-père change la Constitution et impose la non limitation des mandats. D’autre part, pour commencer à préparer le terrain pour son fils Faure GNASSINGBÉ, âgé de 36 ans, il rabaisse l’âge d’éligibilité de 45 ans à 35 ans. Sur cette base, il se fait réélire en juin 2003.


Le 5 février 2005, le dictateur meurt brutalement. C’est la panique au sein du clan. La Constitution togolaise prévoit en son article 65 qu’en cas de vacance de pouvoir, c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui assure l’intérim. Voilà que ce Président n’est pas de la famille GNASSINGBÉ ; que faire ?


Comme le hasard fait bien les choses, et que le Président de l’Assemblée Nationale est à l’étranger, il faut l’empêcher de rentrer. C’est ce qui a été fait. L’avion de ce dernier, sur sa route de retour, a été détourné à Cotonou où le Président de l’Assemblée Nationale a été retenu en otage. Dans la même nuit du 5 février 2005, la France envoie un juriste français pour modifier la Constitution le 6 février 2005, pour permettre à l’héritier du dictateur, de monter sur le trône.


C’est ainsi que Faure GNASSINGBÉ est arrivé au pouvoir. Il serait bon que ceux qui parlent de droit, de légalité, d’ordre constitutionnel, sachent comment leur grand démocrate et ami, Faure GNASSINGBÉ, a pris le pouvoir.


[...] Alors, quand on entend une femme, qui plus est béninoise, comme Dandi Gnamou (Directrice du centre de droit international et d’intégration africaine), qui se dit agrégée de droit, déclarer le 27 septembre 2017 sur SIKKATV qu’il faut respecter la légalité parce que Faure a été élu et bien élu, on croit rêver et on a envie de pleurer. Cette dame a-t-elle une pierre à la place de son cœur ! Suit-elle la souffrance du peuple togolais ? Sait-elle comment ce petit dictateur est arrivé au pouvoir après la mort de son père ? (...)


Alors, nous disons à notre agrégée nationale, si vous avez des intérêts obscurs à défendre, laissez le droit et la légalité de côté. Ici, il est question de la souveraineté du peuple, de son droit à l’insurrection reconnu par tous les instruments et instances internationaux aujourd’hui.


Pour notre part, chers amis, nous voulons relayer ici, le soutien de notre peuple au peuple frère du Togo. La lutte du peuple togolais est la nôtre. Voilà pourquoi nous disons avec lui : 50 ANS DE DICTATURE CLANIQUE ÇA SUFFIT ! FAURE GNASSINGBÉ DÉGAGE !


Cotonou, le 6 octobre 2017

Pour la Coordination de la CPFG

Gilbert KOUESSI


Via Katell Rochard
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Fermeture des écoles Gülen au Sénégal : comment Dakar a cédé aux pressions d’Erdogan

Fermeture des écoles Gülen au Sénégal : comment Dakar a cédé aux pressions d’Erdogan | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
L’Etat sénégalais a fermé les écoles affiliées au prédicateur turc Fethullah Gülen. Une décision subite qui laisse élèves, parents et professeurs dans l’incompréhension.
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La rue, seule solution pour l’opposition togolaise

La rue, seule solution pour l’opposition togolaise | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Après avoir mobilisé à plusieurs reprises, en août et septembre, des foules gigantesques, l’opposition togolaise poursuit son mouvement de contestation du pouvoir du président Faure Gnassingbé, réélu pour un troisième mandat de cinq ans en 2015. Les deux partis leaders, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), dirigée par Jean-Pierre Fabre, et le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam ont organisé avec leurs alliés de nouveaux rassemblements, ces 4 et 5 octobre, à Lomé et à l’intérieur du pays.

La journée de jeudi a été la plus tendue. À Sokodé, dans le nord du pays, des échauffourées ont fait « une dizaine de blessés », a affirmé à l’AFP Aimé Adi, directeur d’Amnesty International au Togo. Lors des précédentes manifestations, quatre personnes, dont un enfant, avaient été tuées par les forces de sécurité, qui ont ensuite mené des opérations de représailles dans le nord, traditionnellement acquis au pouvoir mais où des manifestations ont aussi eu lieu.


Le gouvernement a pourtant tenté de calmer le jeu. L’opposition exigeant le retour à la Constitution de 1992, selon laquelle « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats », il a fait adopter par les députés un projet de réforme constitutionnelle qui réintroduirait la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels et un scrutin à deux tours. Toutefois, ces changements, que les autorités veulent soumettre à référendum, ne seraient pas rétroactifs et permettraient donc à Faure Gnassingbé de se représenter en 2020. Inacceptable pour les opposants qui réclament désormais son départ. (...)


Dans cette situation, la position des principaux partenaires du pays, et tout particulièrement celle de la France, ancienne puissance coloniale, compte évidemment beaucoup. Jusqu’à présent, les autorités françaises sont restées discrètes, donnant l’impression d’être plutôt favorables à un statu quo. Elles ont simplement déclaré, le 12 septembre : « La France a suivi avec attention les événements des dernières semaines au Togo. Elle appelle à un esprit de responsabilité et de consensus pour mettre en œuvre la révision constitutionnelle dont le principe est agréé tant par le gouvernement que par l’opposition, en cohérence avec l’accord politique global de 2006. »


Envoyé en médiateur à Lomé par le secrétaire général des Nations unies, le diplomate ghanéen Mohamed Ibn Chambas a pour sa part affiché un parti pris pour le projet de référendum des autorités togolaises. « On attend que le gouvernement fixe la date du référendum et nous espérons que le peuple togolais aura ainsi l’opportunité de trancher », a-t-il expliqué au micro de la BBC, fin septembre.


Rien de nouveau pour les opposants : Ibn Chambas a ouvertement soutenu Faure Gnassingbé lors de l’élection présidentielle de 2015, alors qu’ils contestaient les résultats officiels.


Quant à la France, elle a toujours eu de bonnes relations avec l’actuel chef de l’État et son prédécesseur et père, Gnassingbé Eyadema, qui a dirigé le pays de 1967 à 2005. En 1986, 150 parachutistes français avaient ainsi débarqué à Lomé pour aider ce dernier à contrer une tentative de coup d’État. « Le régime des Gnassingbé ne doit sa survie qu’à la France », assure aujourd’hui un fin connaisseur du contexte togolais.


En échange, la France a pu conserver une position privilégiée dans l’économie du pays. Elle est toujours l’un de ses « principaux fournisseurs » en produits alimentaires, médicaments, véhicules, produits « de haute technologie », etc. (...)


De plus, le Togo de Faure Gnassingbé est un bon client pour les vendeurs d’armes français. Entre 2012 et 2016, il a acheté pour 12,9 millions d’euros d’armement. (...) Il est par ailleurs l'un des principaux partenaires africains de la France en matière de coopération militaire.

« Compte tenu des enjeux de sécurité dans le golfe de Guinée et dans la bande sahélo-saharienne, la France et le Togo entretiennent une coopération importante en matière de sécurité et de défense », explique le site internet du ministère français des affaires étrangères. (...)


« Pour l’instant, nous n’observons aucun signe montrant que la France est prête à lâcher Faure Gnassingbé. Ce que nous attendons d’elle ? Une neutralité bienveillante. Qu’elle laisse le peuple togolais décider de son avenir. Nous ne sommes pas contre la France. Mais nous constatons que l’ANC n’a jamais eu ses faveurs. Peut-être parce que nous appartenons au courant souverainiste et indépendantiste du père de l’indépendance, Sylvanus Olympio », dit Gaëtan Gbati Zoumaro.


Devenu président à l’indépendance du Togo, en 1960, Sylvanus Olympio était considéré comme anti-Français par Paris. Il a été assassiné le 13 janvier 1963 alors qu’il était sur le point de doter son pays d’une monnaie nationale et de le faire sortir de la zone franc. Pour beaucoup de Togolais, sa mort reste un traumatisme. (...)


À l’exception d'Olusegun Obasanjo et Jerry Rawlings, respectivement ex-présidents du Nigeria et du Ghana, qui se sont récemment prononcés en faveur de l’opposition et pour le départ de Faure Gnassingbé, les dirigeants des pays d’Afrique de l’Ouest restent eux aussi silencieux. Pourtant, le Togo est le seul État de la région à ne pas avoir connu d’alternance politique et à ne pas suivre le « protocole sur la bonne gouvernance et la démocratie », qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux au sein de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).


« Tant qu’on n’aura pas meilleure presse à Paris, les chefs d’État de la région ne se manifesteront pas. La relation entre ces dirigeants et Paris est trop forte », analyse Gaëtan Gbati Zoumaro.


Il faut dire aussi que certains des présidents en question entretiennent de bons rapports avec Faure Gnassingbé, dont celui de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Tous deux se sont même rendu mutuellement service ces dernières années. En 2012, le Togo a par exemple « livré » à la Côte d’Ivoire un ancien ministre de Laurent Gbagbo, Moïse Lida Kouassi, réfugié politique sur son territoire.


En retour, Alassane Ouattara est venu à Lomé trois ans plus tard, lors de la présidentielle de 2015, pour porter secours à son homologue et contribuer à faire accepter des résultats en sa faveur. Bien avant cela, entre 2002 et 2011, le Togo avait apporté un important soutien à la rébellion pro-Ouattara des Forces nouvelles, par l’intermédiaire, entre autres, de l’un de ses généraux, Assani Tdjani.


Pour l’ONU aussi, Lomé est un bon partenaire : le gouvernement lui fournit régulièrement des contingents militaires pour les opérations de maintien de la paix sur le continent africain. En 2016, le Togo contribuait ainsi à six de ces opérations. Au Mali, il avait par exemple 1 079 soldats et policiers. En outre, pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, en 2011, le commandement de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire a été confié au général Gnakoudè Béréna – bien qu’il ait été le chef d’état-major de l’armée de terre du Togo lorsque cette dernière a été mise en cause dans des violences et opérations de répression contre des civils lors de l’élection présidentielle de 2005.


Par conséquent, l’opposition dit aujourd’hui ne plus compter que sur elle-même et sur la rue. « Nous avons peut-être commis l’erreur, par le passé, d’attendre auprès de la communauté internationale une contribution, une aide, qui ne nous est jamais venue », a déclaré Jean-Pierre Fabre à Radio France internationale, le 14 septembre.


À la question « Attendez-vous quelque chose du nouveau président français, Emmanuel Macron ? », il a répondu : « Nous sommes togolais. Nous voulons ressembler aux autres peuples, et surtout aux peuples des pays qui nous entourent. Nous ne voulons plus rester une exception, un cas atypique dans la sous-région ouest-africaine. Alors, le président Macron, si le sort des Togolais l’émeut, qu’il intervienne comme il peut. Mais nous, nous ferons ce que nous pouvons pour sortir de cette situation, tout seuls. »


Quant à Tikpi Atchadam, il a, en prévision des manifestations de ces 4 et 5 octobre, interpellé les forces armées togolaises, auteurs dans le passé de nombreuses violations des droits de l’homme : « Nous ne demandons pas à l'armée de prendre la place de l'opposition mais de rester à sa place et de jouer le rôle qui est le sien. » 


6 octobre 2017 Par Fanny Pigeaud


Via Katell Rochard
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Conjoncture - Sénégal : les feux passent au vert

Conjoncture - Sénégal : les feux passent au vert | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
Avec une croissance pour 2017 que le Fonds monétaire international prévoit à 6 %, le Sénégal semble pouvoir tirer son épingle du jeu. Comment ? Explications.

Via Nour Bouakline
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Poussière d'or au Burkina Faso

Poussière d'or au Burkina Faso | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

 En 10 ans, le Burkina Faso s'est hissé au rang de quatrième producteur d'or d'Afrique. C'est l'ancien président Blaise Compaoré qui a laissé se développer sans contrôle, une furieuse ruée vers l'or qui a un temps bénéficié à la croissance du pays. Pourtant, cette nation reste l'une les plus pauvres du monde.


A l'ombre des mines industrielles en activité, 1 million de burkinabès risquent leur vie dans des mines artisanales moyenâgeuses. Paysans pour la plupart, ces orpailleurs ont délaissé leurs terres moins fertiles et asséchées par le réchauffement climatique pour traquer le filon d'or qui les sortira de la misère.


A la pointe sud ouest du pays, la mine artisanale de Fandjora semble tout droit sortie de l'enfer. Sur 40 hectares, la terre percée de milliers de cavités n'est qu'un vaste gruyère. Ce far west de brousse draine des milliers d'orpailleurs. Ils viennent de tout le Burkina Faso mais aussi du Mali ou de Côte d'Ivoire.


De jour comme de nuit et sans protection, ces assoiffés d'or suffoquent dans l'obscurité de tunnels pouvant atteindre 100 mètres de profondeur. Ils grattent la roche dans l'espoir de trouver ce métal jaune et brillant qui mérite à leurs yeux des conditions impossibles. Pour maximiser les profits, des familles entières travaillent. La main d'oeuvre est composée de 40% d'enfants.


Après des semaines de dur labeur, les plus chanceux parviennent à extraire quelques grammes de poussière d'or. Mais la réalité, c'est un quotidien précaire et dangereux.(...)


Via Katell Rochard
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20 Libyens secourus en mer : “Il est impossible de vivre en Libye, c’est devenu trop dangereux” (témoignage)

20 Libyens secourus en mer : “Il est impossible de vivre en Libye, c’est devenu trop dangereux” (témoignage) | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Les sauveteurs de l’Aquarius, affrété par SOS MEDITERRANEE et opéré en partenariat avec Médecins Sans Frontières, ont secouru lundi 25 septembre, 20 personnes en détresse dans les eaux internationales, à 25 miles marins au nord de la ville libyenne de Sabratha.  

Les 20 personnes, dont 4 femmes et 5 mineurs, embarquées à bord d’un petit canot en fibre de verre, ont été repérées via radar et jumelles par l’équipage de sauveteurs de l’Aquarius en fin de matinée lundi.

La coordinatrice des secours de SOS MEDITERRANEE a immédiatement signalé l’embarcation visiblement en détresse au centre de coordination des secours de Rome (MRCC Rome) qui a déclaré que la responsabilité de cette opération de sauvetage, au large des eaux territoriales libyennes, revenait aux gardes côtes libyens.

Face à l’absence de réponse aux appels téléphoniques répétés à la salle des opérations des gardes côtes libyens, la coordinatrice des secours de SOS MEDITERRANEE a demandé au MRCC Rome l’autorisation d’évacuer vers la clinique de l’Aquarius un enfant en difficulté respiratoire et des personnes présentant des signes de déshydratation.


Les cas médicaux et leurs accompagnateurs, puis l’ensemble des passagers de cette frêle embarcation, ont été finalement transférés à bord de l’Aquarius, conformément à la loi maritime qui impose de porter assistance aux personnes en détresse en mer.


Plusieurs petites embarcations rapides non-identifiées ont observé l’opération à distance sans entrer en contact avec les sauveteurs, sans offrir assistance aux personnes en détresse et sans être contrôlées par les gardes-côtes libyens.


“Je n’ai pas dormi depuis trois jours. J’ai tout perdu, il est impossible de vivre en Libye, c’est devenu trop dangereux” a expliqué un jeune Libyen de 26 ans, à un volontaire de SOS MEDITERRANEE.


“Il n’y a plus de travail en Libye et tu risques d’être attaqué en permanence. A Tripoli, trois personnes, très jeunes, se sont approchées de moi et m’ont pointé une arme à feu sur la tête. Ils ont pris ma voiture, mon sac, mon argent. Si tu dis quoi que ce soit, si tu parles… ils te tuent” a poursuivi le jeune homme.


Un jeune couple d’étudiants diplômés a expliqué à une volontaire de SOS MEDITERRANEE avoir été contraint de fuir la Libye à bord de ce canot de fortune en raison du climat de violences généralisé.


“Le Monde doit savoir ce qu’il se passe en Libye, la situation est dramatique. Les gens risquent d’être tués pour rien, et si rien ne se passe tout le monde va mourir” ont à leur tour alerté deux jeunes Libyens de 20 et 23 ans.


“Mon ami s’est fait tirer dessus parce qu’il refusait de donner son argent à des hommes armés. Il a été blessé à la main et au ventre mais n’a pas pu être soigné en Libye parce qu’il n’y a plus de bons médecins et ceux qui restent ont peur pour leur sécurité” ont-ils raconté aux volontaires de SOS MEDITERRANEE.


Ce Mardi, sur instruction du MRCC Rome, l’Aquarius fait route à pleine vitesse vers Pozzallo dans le sud de la Sicile pour l’évacuation médicale de deux patients - dont un enfant nécessitant une hospitalisation urgente - et le débarquement des autres naufragés dans un “port sûr”.


“La situation en Méditerranée est toujours plus complexe, mais une loi prévaut : la loi de la mer, qui impose de porter assistance aux personnes en détresse en mer. C’est une obligation du droit maritime international, mais aussi morale, pour SOS MEDITERRANEE, et elle devrait l’être aussi pour tous les Etats européens et méditerranéens concernés par cette crise humanitaire qui se déroule à leurs portes.


SOS MEDITERRANEE invite une fois de plus les dirigeants européens à entendre les témoignages des naufragés sauvés en mer qui décrivent une situation de chaos et de danger quotidien pour les populations civiles en Libye” a déclaré Sophie Beau, vice-Présidente de SOS MEDITERRANEE Internationale.


Via Katell Rochard
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Togo: " Nul n'est prophète en son pays"

Togo: " Nul n'est prophète en son pays" | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

1. Communiqué du gouvernement togolais à la suite de la déclaration de la Conférence des évêques du Togo:


" C’est un vieux débat et pas seulement au Togo. L’Eglise a-t-elle pour mission de s’immiscer dans le débat politique, a fortiori en période de crise. On peut en douter.  

La Conférence des évêques du Togo a fait lire dimanche dans les églises ‘une prière de supplication en faveur de la paix, du pardon, et de bénédiction sur le pays’.

Rien de vraiment divin dans son contenu.

Les évêques font appel au prophète Ezéchiel pour demander au gouvernement de faire des réformes ‘conformément à la constitution de … 1992’ !

Les évêques s’émeuvent en outre, ‘des nouvelles faisant état de répressions en cours’. De plus ils ‘exhortent l’armée à adopter une attitude républicaine de neutralité en évitant toute immixtion dans le débat politique’.

Etonnantes prises de position qui ressemblent à une profession de foi en faveur des thèses soutenues par l’opposition.

Un peu plus de retenue et de neutralité aurait été le bienvenu."


2. La déclaration incriminée par le gouvernement togolais:


*Déclaration de la Conférence des Évêques du Togo en faveur des réformes.*

https://cloud.acrobat.com/file/7d53526a-366c-449a-8d56-890e020b91e4


Via Katell Rochard
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Niger : « L’Etat islamique dans le Grand Sahara est la nouvelle menace »

Niger : « L’Etat islamique dans le Grand Sahara est la nouvelle menace » | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Boko Haram au sud-est, attaques répétées dans l’ouest, tentative de déstabilisation au Tchad et contrôle des migrants : Mohamed Bazoum, le ministre de l’intérieur du Niger, revient sur les enjeux sécuritaires auquel doit faire face ce pays hautement stratégique du Sahel.

Le gouvernement est toujours sans nouvelles des 39 femmes et enfants qui ont été enlevés à Ngalewa, dans la région de Diffa, le 4 juillet par des éléments de Boko Haram lors d’une attaque où neuf personnes avaient péri égorgées. Par ailleurs, début septembre, une tentative d’enlèvement a eu lieu à Koutou.

- Après l’enlèvement de début juillet et la tentative d’enlèvement à Koutou, observe-t-on un changement de stratégie de la part de Boko Haram ?


Mohamed Bazoum Ce changement, cela serait cet acte qu’ils ont posé. De façon générale, c’est une organisation qui a été défaite et ne me semble plus posséder de direction centrale qui donne des ordres et mène des actions planifiées. Il y a comme une débandade qui fait qu’ils sont réduits à végéter et à survivre.


- Fin 2016, une démarche d’amnistie a été entreprise auprès des repentis de Boko Haram. Où en est votre programme de réintégration ?


- Nous avons ouvert un camp pour les y installer. Ils sont au nombre de 150. Cette semaine, nous commençons un programme d’enseignement religieux à la faveur duquel nous pensons pouvoir leur enseigner un islam qui les fera revenir de leur lubie ; une lubie qui leur avait causé beaucoup de souffrances en partant dans les rangs de Boko Haram.


- Un plan de sortie de crise est en cours dans la région de Diffa. En quoi consiste-t-il ?


- La première étape est de faire retourner les populations dans leurs villages pour qu’ils reprennent les activités grâce auxquelles elles vivaient jusqu’aux événements. Dans un deuxième temps, il s’agit de procéder à des investissements de type structurel, pour changer les paramètres de l’économie de la région et ainsi créer les conditions d’une vie plus décente au profit des populations.


- Il y a Boko Haram au sud-est et à l’ouest, le Niger fait également face à des attaques répétées. Qui sont ces agresseurs de l’ouest du Niger ?


- Ce sont des jeunes du Niger qui ont été embrigadés au cours de l’année 2012 par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Cette organisation, vous vous en souvenez, était venue dans le sillage de l’occupation du nord du Mali. […] Ces jeunes gens ont été démobilisés au lendemain de l’opération « Serval », mais ont repris leurs activités sous la férule d’un certain Abu Walid Al-Sahraoui qui est l’un des anciens dirigeants du Mujao. C’est ce groupe qui sévit dans cette partie du Niger.


- Abu Walid Al-Sahraoui est le leader de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Aujourd’hui, l’EIGS est-il la principale menace sécuritaire pour le Niger ?


- Oui tout à fait, c’est la menace qui pèse sur nous. Ce n’est pas une menace particulièrement dangereuse, mais c’est la menace à laquelle nous faisons face aujourd’hui.


- La situation au nord du Tchad, à la frontière libyenne, s’est fortement dégradée le mois dernier. Ces deux pays sont frontaliers du Niger. Considérez-vous ce conflit comme une menace directe pour le Niger ?


- En Libye, il y a une opposition armée au gouvernement tchadien qui, semble-t-il, a tenté quelque chose. Si le Tchad est déstabilisé, le Niger aussi le sera. Il y a beaucoup de milices armées de toutes les nationalités, du Niger notamment, dans le Sud libyen. Evidemment que nous ne nous sentirons jamais en paix et en sécurité tant qu’une telle situation continuera de prévaloir en Libye.


- Pour passer à l’épineuse problématique des migrants, on l’a vu ces derniers mois, le Niger est au cœur de la question migratoire en Afrique de l’Ouest. Quelle est la position de votre gouvernement sur cette question ?


- Nous savons que le trafic des migrants est indissociable du celui des armes et de la drogue. Lorsque nous luttons contre l’un des trafics, nous luttons contre l’ensemble. Cet impératif sécuritaire est un motif suffisant pour que nous soyons engagés comme nous le sommes contre le trafic des migrants. (..)


Via Katell Rochard
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371 personnes en sécurité à bord de l’Aquarius : “Il faut faire vite, les migrants en Libye ont besoin d’aide” (témoignage)

371 personnes en sécurité à bord de l’Aquarius :  “Il faut faire vite, les migrants en Libye ont besoin d’aide” (témoignage) | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

L’Aquarius affrété par SOS MEDITERRANEE et opéré en partenariat avec Médecins Sans Frontières a secouru jeudi 262 personnes au cours de deux opérations de sauvetage dans les eaux internationales au large des côtes libyennes à l’Ouest de Tripoli.

Toutes les personnes secourues, dont 56 femmes, 7 enfants de moins de 5 ans et 48 mineurs non accompagnés, ont été accueillies saines et sauves à bord de l’Aquarius où elles ont été pris en charge par le personnel médical de Médecins Sans Frontières.


Les deux opérations de sauvetage, coordonnées par les garde-côtes libyens en lien avec le Centre de coordination des sauvetages (MRCC) de Rome, ont été menées par les sauveteurs de l’Aquarius dans les eaux internationales respectivement à 25 et 23,5 milles nautiques des côtes libyennes, au Nord de la ville de Sabratha. Les embarcations, deux canots pneumatiques très fragiles, auraient pu se briser ou se dégonfler à tout instant après plusieurs heures de navigation en pleine mer et nécessitaient une assistance immédiate.


Plus tard dans la soirée jeudi, l’Aquarius a reçu à son bord 109 personnes secourues plus tôt par le bateau humanitaire Vos Hestia de l’ONG Save the Children. Le navire de sauvetage de SOS MEDITERRANEE devra désormais accompagner ces 371 personnes vers un “port of safety” (port sûr) où les droits fondamentaux de ces personnes vulnérables et leur éventuel droit à demander l’asile puissent être garantis.


“Ces nouveaux sauvetages démontrent clairement que des centaines de personnes continuent de fuir la Libye par la mer à bord d’embarcations de fortune et qu’il y donc a toujours une crise humanitaire qui persiste aux portes de l’Europe.

Après les développements de l’été, il est évident que la présence des bateaux des ONG reste essentielle pour assurer une assistance humanitaire vitale en Méditerranée centrale. L’Aquarius poursuivra sa mission aussi longtemps que des personnes continueront de risquer leur vie en mer pour fuir l’enfer libyen” a déclaré Sophie Beau, vice Présidente de SOS MEDITERRANEE International.


Les personnes secourues ce jeudi sont en très grande majorité originaires d’Afrique subsaharienne : Nigeria, Cameroun, Gambie, Mali, Sierra Leone, ainsi que deux Syriens. Toutes témoignent de la situation épouvantable vécue par les migrants en Libye : kidnapping, extorsion, emprisonnement, travail forcé, viols à répétition, mauvais traitements, violences, tortures… et de l’absence de protection ou de recours possible pour faire valoir leurs droits fondamentaux. (...)


“Dépêchez-vous de raconter notre histoire. Les migrants noirs en Libye ont besoin de votre aide, vous les Européens. Vous êtes en Europe, vous êtes libres, il faut faire vite !” a imploré un jeune homme originaire d’Afrique de l’ouest souhaitant garder l’anonymat.


“Nous ne pouvons que réitérer notre appel aux Etats européens et méditerranéens à entendre ces témoignages terrifiants avant qu’il ne soit trop tard et avant que d’autres personnes ne meurent en mer en tentant de fuir la Libye, ou ne soient refoulées et renvoyées entre les mains de leurs bourreaux” a déclaré Sophie Beau, vice-présidente de SOS MEDITERRANEE.


Depuis le début de l’année 2017, les équipes de l’Aquarius ont porté secours à 11.802 personnes. 9.287 ont été secourues directement par les équipes de SOS MEDITERRANEE, 2.515 ont été accueillies à bord après un transbordement.


Via Katell Rochard
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Emmanuel Macron annoncé au Sénégal

Emmanuel Macron annoncé au Sénégal | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it
Selon certaines indiscrétions, le président français Emmanuel Macron sera bientôt, dans la capitale sénégalaise.

Via jeannick odier
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Togo - A Lomé, Faure Gnassingbé brandit ses muscles militaires !

Togo - A Lomé, Faure Gnassingbé brandit ses muscles militaires ! | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

Comment se présente cette République dite démocratique, ce Togo à fortes valeurs républicaines comme affabulent Pacom Adjourouvi, Conseiller de Faure Gnassingbé et Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique sur les médias nationaux et internationaux ? L’autre chose qu’on peut retenir est que la mobilisation de l'opposition a tombé le masque du prétendu régime "sacro saint". Désormais, on peut voir qui utilise la violence.

Pour faire ombrage à la mobilisation en cours, le régime a fait couper internet au Togo. Même les SMS ne passent plus, et les appels téléphoniques sont au comble de leur médiocrité. Telle est l’attitude d’un régime qui se revendique élu par le peuple et exempt de toute contestation.  

Cette propriété est reconnue aux régimes dictatoriaux. Malgré les milliards qu’ils perdent en coupant les 3G, les réseaux mobiles sont obligés de se plier aux ordres des politiques juste pour faire obstruction à la contestation populaire dans le pays. 


Jeudi soir, les militaires mobilisés toute la journée et affamés, pillaient à l’occasion les denrées des bonnes dames venues à la veillée à Déckon, histoire de calmer leur faim, retrouver une meilleure énergie et passer les populations à tabac. Comme toujours, ils ont traqué jusqu’à s’introduire dans les maisons, et la chasse n’est pas encore terminée.


Pour un pays qui n’a que la paix comme héritage, comme le pestent toujours les barons du régime, c’est difficile d’expliquer ces énormes stocks de gaz lacrymogènes et de matériels de répression que les militaires traînent partout dans la ville Lomé.


Les bataillons militaires sont en état d’alerte. Les militaires sont postés dans tous les coins comme s’il y a avait une guerre dans le pays. Juste une mobilisation populaire pacifique a fait sortit Faure Gnassingbé de ses gonds et à brandir ses muscles militaires. Lomé est en état de siège. Par l’armée, on ferme la bouche au peuple.


Faure Gnassingbé et son entourage s’arrangent à faire croire à tous ceux qui n’ont pas les moyens d’aller à la quête de l’information, que tout se passe bien. Voilà comment Pacome Adjrovi qui fait le manche dans les médias internationaux où il prêche les bonnes œuvres de Faure Gnassingbé, et Gilbert Bawara qui se charge de la campagne médiatique nationale, font croire que seuls eux, l’entourage immédiat de Faure Gnassingbé sont le « vrai peuple » et que ces millions de Togolais qui étaient dans les rues mercredi et jeudi, ne sont que des « manipulés ».


Via Katell Rochard
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TOGO: Des fissures dans l'armée? Certains généraux refusent d'obéir aux ordres,  d'autres officiers relevés de leurs fonctions, des soldats de rang boudent

TOGO: Des fissures dans l'armée? Certains généraux refusent d'obéir aux ordres,  d'autres officiers relevés de leurs fonctions, des soldats de rang boudent | Voix Africaine: Afrique Infos | Scoop.it

La nouvelle est passée presque inaperçue.


Convoqués à l'État-Major de l'armée pour une réunion d'informations, tous les généraux en activité comme à la retraite ont été entendus sur leurs perceptions de la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays.


Si certains, comme les généraux Gnofame, Mèmène optent pour la méthode d'achat des consciences, d'autres irréductibles dont le Chef d'État-major Félix Abalo Kadanga, Mohamed Atcha Titikpina, Béréna et Zacharie Nandja prévoient la répression des manifestants, quitte à terroriser les populations et à occasionner d'autres victimes innocentes dans cette quête de liberté.


Il en ressort en définitive à l'issue de cette rencontre de haut niveau que les généraux sont repartis plus divisés que jamais. Mèmène ayant même demandé à Kadanga de ne pas sortir les chars dans les rues les 06 et 07 septembre contre les populations et de proposer au Chef de l'État d'écouter les revendications du peuple.


Le soir même de cette réunion qui avait eu lieu le 1er septembre, des décisions sont également prises pour relever certains officiers de leurs fonctions dans l'optique de verrouiller le pouvoir ébranlé par les récents soulèvements populaires dans le pays.


Ainsi donc, le Colonel Ouro Agnoro dont on soupçonne des liens familiaux avec Tikpi Atchadam le leader du Parti National Panafricain (PNP) avec qui il est originaire d'un même village a été relevé sans motifs valables de ses fonctions à la tête du 3è régiment du camp d'Atakpamé.


Pour le remplacer, l'État-major de l'armée n'a trouvé mieux qu'un inconditionnel du système RPT/UNIR de sinistre réputation. (...)


Via Katell Rochard
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