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Afghanistan: nouvelle offensive aérienne américaine contre les talibans

Les Etats-Unis ont lancé une nouvelle offensive aérienne dans le nord de l'Afghanistan contre les talibans, a annoncé mardi le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM).
"Sur les dernières 96 heures, les Etats-Unis ont mené des frappes contre des centres d'entraînement des talibans dans la province du Badakhshan, empêchant ainsi la préparation d'attentats près de la frontière avec la Chine et le Tadjikistan", indique CENTCOM dans un communiqué.

D'anciens véhicules de l'armée afghane saisis par les talibans et en cours de transformation en camions explosifs ont également été détruits, assure l'armée américaine.

Un bombardier B-52 a participé à ces frappes en lâchant à lui seul 24 bombes guidées de précision, ajoute le communiqué, précisant qu'il s'agit d'un record pour ce bombardier stratégique hérité de la Guerre Froide.
"Les talibans ne peuvent se cacher nulle part", a commenté le général John Nicholson, le commandant des forces américaines en Afghanistan, où la guerre est entrée dans sa 17e année.

Interrogé mardi au Congrès américain sur la longueur interminable de ce conflit, le ministre de la Défense Jim Mattis a assuré que la nouvelle stratégie américaine de "formation et soutien" aux forces afghanes était largement approuvée par les alliés des Etats-Unis au sein de la force de l'Otan en Afghanistan.
"Nous avions baissé à 39 pays engagés au sein de la mission de l'Otan en Afghanistan, contre 50 il y a plusieurs années. Aujourd'hui, nous en avons 41. Elle commence à rassembler plus d'alliés", a déclaré M. Mattis.
"Ils y sont parce qu'ils croient en cette stratégie, qui est que les Afghans continuent de mener le gros des combats, mais maintenant avec des conseillers qui apportent le soutien aérien et la puissance de feu de l'Otan pour les aider", a-t-il ajouté.

Après seize ans de conflit et malgré des centaines de milliards de dollars d'aide internationale pour stabiliser l'Afghanistan, les talibans multiplient les attaques contre l'armée et les attentats, y compris à Kaboul.
La nouvelle approche américaine, alors que Donald Trump a longtemps prôné un retrait d'Afghanistan, a été décidée en août après une longue évaluation de la situation sur le terrain, où les autorités afghanes contrôlent moins de 60% du territoire, selon les derniers chiffres officiels.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Syrie : Des militaires américains ont été tués dans un attentat commis à Manbij et revendiqué par l'EI

Syrie : Des militaires américains ont été tués dans un attentat commis à Manbij et revendiqué par l'EI | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Convoitée par la Turquie, qui ne veut plus y voir un seul milicien kurde des Unités de protection du peuple [YPG], la ville de Manbij, dans le nord de la Syrie, revêt une importance stratégique particulière. Actuellement, elle est sous le contrôle du « Conseil militaire de Manbij », une émanation des Forces démocratiques syriennes [FDS], et abrite des emprises de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis. Des militaires américains y sont présents, de même que des membres des forces spéciales françaises (voire britanniques).

Fin décembre, et alors que le président Trump venait d’annoncer le retrait des militaires américains de Syrie, les FDS, y voyant un feu vert implicite à une offensive turque, ont demandé de l’aide au régime syrien. Et ce dernier s’est empressé d’y répondre en envoyant des unités dans les faubourgs de la ville. En outre, la semaine passé, on a appris que la police militaire russe avait été déployée dans les environs.

C’est donc dans ce contexte que des militaires de la coalition internationale ont été visés par un attentat suicide, alors qu’ils patrouillaient dans les rues de Manbij. Via son agence de propagande Amaq, l’attaque a quasiment été immédiatement revendiquée par l’État islamique [EI ou Daesh], qui avait été chassé de cette ville par les FDS en août 2016.

« Une explosion s’est produite à proximité d’un restaurant, visant des Américains, et il y avait avec eux des miliciens du Conseil militaire de Manbij », a ainsi rapporté un témoin, selon l’agence Reuters.

Le bilan de cet attentat n’est pas encore définitivement arrêté. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] a affirmé que deux soldats américains figuraient parmi les 16 personnes tuées [dont 9 civils et 5 combattants des FDS]. Mais une source militaire, citée par Reuters, a parlé de quatre soldats américains tués et de 3 autres blessés.

La coalition anti-jihadiste [Inherent Resolve] n’a pas avancé de bilan pour le moment. Toutefois, elle a confirmé que des militaires américains ont été tués lors cette attaque « alors qu’ils menaient une patrouille de routine. » Et d’ajouter : « Nous rassemblons toujours des informations et nous partagerons ultérieurement plus de détails. »

Ce n’est pas la première fois que la coalition anti-jihadiste est visée à Manbij. En mars 2018, un sous-officier du Parachute Regiment britannique et un commando américain de la « Delta Force » furent tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

En outre, début janvier, deux membres des forces spéciales britanniques ont été gravement blessés lors d’une attaque au « missile » lancée par l’EI contre un base des FDS situé vers al-Chaafa, dans la province de Deir ez-Zor, où les combats contre Daesh continuent.

Justement, le 15 janvier, les FDS auraient pris le contrôle de la localité de Soussa, « après le retrait des membres de l’EI vers d’autres secteurs encore sous leur contrôle », a précisé l’OSDH. Désormais, l’organisation jihadiste ne tiendrait plus qu’une poignée de hameaux (soit 15 km2).
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Airbus rafle la mise avec le Blackjack de la Darpa

Airbus rafle la mise avec le Blackjack de la Darpa | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que le marché des petits satellites s'apprête à connaître une croissance sans précédent, Airbus Defence & Space se place sur ce secteur. Le groupe européen vient ainsi de recevoir un contrat de la célèbre agence de recherche militaire américaine Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency) afin de développer une plateforme de satellite pour le programme de démonstration Blackjack. Celui-ci consiste évaluer le potentiel et les capacités d'une constellation réalisée à partir de plateformes civiles équipées de charges utiles militaires. Un autre industriel devrait être sélectionné en parallèle.

Lancé par la Darpa l'an dernier, avec le concours de l'US Air Force, Blackjack (anciennement Blue Check) doit démontrer la possibilité de remplacer de gros satellites militaires géostationnaires (GEO) ...
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Nouvelle étape pour la police du ciel suisse

Depuis le 1er janvier, deux F/A-18 Hornet des Forces aériennes suisses sont d'alerte à 15 minutes de 6 à 22 h, 365 jours par an, afin d'effectuer des missions de police du ciel. L'objectif est de disposer à l'horizon 2020 d'une capacité de réaction permanente, 24h/24 et 365 jours par an. Les avions et équipages d'alerte sont basés à Payerne.

Ce projet a été initié en 2009 et la première étape a été mise en oeuvre en janvier 2016, avec la mise à disposition de deux avions du lundi au vendredi, de 8 à 18h, 50 semaines par an. Un an plus tard, le dispositif a été étendu sur 52 semaines.

Un évènement a pu jouer dans l'accélération du processus : en février 2014, un 767 d'Ethiopian avait fait l'objet d'une tentative de détournement vers 5 heures du matin, l'avion avait finalement été escorté jusqu'à Genève par deux Eurofighter italiens et deux Mirage 2000C français. L'aviation suisse avait été pointée du doigt car les créneaux d'alerte étaient prévus uniquement de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h.

La coopération transfrontalière prévoit des « accords de poursuite » en cas de mission d'interception, afin de pouvoir poursuivre une action au-delà des frontières nationales. L'armée de l'air effectue régulièrement des exercices de ce type avec la Suisse, mais également avec Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la Grande-Bretagne et l'Italie.
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Pictures of China’s new multirole helicopter leaked online

Pictures of China’s new multirole helicopter leaked online | DEFENSE NEWS | Scoop.it
A new photo has surfaced that appears to show a new variant of the Changhe Aircraft Industries Corporation (CAIC) Z-8 multirole medium-lift helicopter, according to Scramble Magazine report.

The image of a new helicopter was recently leaked onto a Chinese military forum. Reports suggested that the new platform is a “wide-body” variant of Z-8 helicopter and called the Z-8L. The basic Z-8 family has been in service since the early 1980s.

The Z-8L helicopter appears to share some similarity with the American S-92 featuring large sponsons (external fuel tanks) on both sides of the fuselage. Consequently, its internal cargo space has been largely increased.

The Z-8L can be configured as a tactical troop transporter, an anti-submarine warfare helicopter, or a search and rescue or combat search and rescue (SAR and CSAR) helicopter.

Chinese source also reported that a wide-body variant of Z-8 flew for the first time at the end of 2017.

Although still no detailed view is available, it is clear that the People’s Liberation Army (PLA) Army Aviation Corps is testing this new Z-8L.
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Défense : le dernier tango de Paris et Berlin

Défense : le dernier tango de Paris et Berlin | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dans le cadre du nouveau Traité franco-allemand, qui sera signé le 22 janvier, la France et l'Allemagne souhaitent renforcer leur coopération dans le domaine de la défense et de la sécurité. L'admission de l'Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande.

Le 22 janvier, le président français, Emmanuel Macron et la Chancelière allemande, Angela Merkel, signeront à Aix-la-Chapelle un nouveau traité de coopération et d'intégration franco-allemand. Le traité d'Aix-la-Chapelle s'appuiera logiquement sur le socle fondateur du Traité de l'Élysée de 1963, qui a contribué à la réconciliation historique entre la France et l'Allemagne, "pour viser un nouvel objectif de convergence accrue entre la France et l'Allemagne et préparer les deux pays aux défis auxquels ils sont confrontés au XXIe siècle", explique l'Elysée sur son site. Ce traité souhaite renforcer les liens entre l'Allemagne et la France, notamment dans les domaines de la politique économique, de la politique étrangère et de sécurité, de l'éducation et de la culture, de la recherche et de la technologie, du climat et de l'environnement.
Coopération accrue dans la défense et la sécurité

En matière de politique étrangère et de défense, les deux Etats souhaitent aller un cran plus loin dans leur coopération : "Les deux États approfondissent leur coopération en matière de politique étrangère, de défense, de sécurité extérieure et intérieure et de développement tout en s'efforçant de renforcer la capacité d'action autonome de l'Europe" (Article 3 du nouveau Traité). Dans ce cadre, la France et l'Allemagne vont se consulter afin de définir des positions communes sur toute décision importante touchant leurs intérêts communs et d'agir conjointement dans tous les cas où ce sera possible. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, les deux Etats veulent faire "converger de plus en plus leurs objectifs et politiques de sécurité et de défense".

Dans ce contexte, "ils se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d'agression armée contre leurs territoires". Les deux deux États s'engagent également à renforcer encore la coopération entre leurs forces armées en vue d'instaurer une culture commune et d'opérer des déploiements conjoints. Ce qui ne sera pas simple puisque le Parlement allemand est souverain en la matière. Dans le domaine de la sécurité intérieure, les gouvernements des deux États renforcent encore leur coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ainsi que leur coopération dans le domaine judiciaire et en matière de renseignement et de police.
Coopération "la plus étroite possible" entre industriels

Berlin et Paris continuent de développer "l'efficacité, la cohérence et la crédibilité de l'Europe dans le domaine militaire". Les deux pays s'engagent notamment à renforcer la capacité d'action de l'Europe et à investir conjointement pour combler ses lacunes capacitaires, renforçant ainsi l'Union européenne et l'Alliance nord-atlantique. Pour l'Allemagne, l'OTAN reste le pilier de la défense européenne. La ministre de la Défense allemande Ursula von der Leyen avait rappelé en septembre à Paris qu'une "analyse objective de la situation stratégique conduit également à la conclusion que l'OTAN reste indispensable pour la défense collective et la sécurité de l'Europe".

Pour remédier aux lacunes capacitaires, l'Allemagne et la France vont intensifier les programmes de défense en commun et leur élargissement à des partenaires. Les deux Etats préconisent une "coopération la plus étroite possible entre leurs industries de défense, sur la base de leur confiance mutuelle". En outre, ils vont élaborer une approche commune en matière d'exportation d'armements pour les programmes ayant des matériels franco-allemands. Ce qui reste très flou encore. L'Allemagne n'a semble-t-il pour l'instant rien cédé à la France sur ce point très épineux. Enfin, Berlin et Paris vont créer le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité comme organe politique de pilotage de ces engagements réciproques. Il se réunira au plus haut niveau à intervalles réguliers.
Admission de l'Allemagne en tant que membre permanent de l'ONU

Les deux États souhaitent étendre la coopération entre leurs ministères des affaires étrangères, y compris leurs missions diplomatiques et consulaires. Ils procéderont à des échanges de personnels de haut rang. Ils établiront également des échanges au sein de leurs représentations permanentes auprès des Nations Unies à New York, en particulier entre leurs équipes du Conseil de sécurité, leurs représentations permanentes auprès de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord et leurs représentations permanentes auprès de l'Union européenne, ainsi qu'entre les organismes des deux États chargés de coordonner l'action européenne.

Surtout les deux États s'engagent à poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. Avec à la clé l'admission de l'Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cet objectif est une priorité de la diplomatie franco-allemande. La France fait un geste très fort pour l'Allemagne. Mais que fait Berlin pour Paris ?
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La cause "principale" de l'accident d'un hélicoptère NH-90 à bord du PHA Dixmude est "humaine"

La cause "principale" de l'accident d'un hélicoptère NH-90 à bord du PHA Dixmude est "humaine" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 17 octobre dernier, un hélicoptère NH-90 TTH « Caïman » de l’Aviation légère de l’armée de Terre eut un accident au moment de décoller du Porte-hélicoptères amphibie [ex-BPC] « Dixmude », qui venait alors de mettre le cap vers la Norvège pour participer à l’exercice Trident Juncture 2018, organisé par l’Otan. Quatre marins furent blessés, dont un très gravement.

Comme il se doit, plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes de cet accident. Les conclusions de celle dite de « commandement » ont été dévoilées par l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], via un canal plutôt inhabituel pour ce genre d’exercice.

« La cause principale de cet accident grave est humaine. Il s’agit de l’oubli d’une saisine, c’est à dire d’une chaîne de fixation, sur un côté de l’hélicoptère, qui l’a retenu et déséquilibré au moment du décollage », a expliqué l’amiral Prazuck, dans un message vidéo diffusé via Twitter.

« Cette saisine aurait dû être retirée bien avant la phase de décollage. Sa présence non prévue a échappé à plusieurs vérifications successives », a poursuivi le CEMM. « La mise en oeuvre d’hélicoptères, de nuit, en mer, est une activité délicate. Elle est encadrée par des procédures rigoureuses, qui nous permettent d’en conduire des milliers chaque année, en toute sécurité », a-t-il ensuite souligné. « Malgré cela, la fatigue, l’obscurité [et] les mouvements de la plateforme sont autant de facteurs de vulnérabilité », a-t-il expliqué.

Aussi, il a été décidé d’adopter de nouvelles mesures « d’organisation et de sécurité » afin de « tirer les leçons » de cet accident survenu à bord du PHA Dixmude. « Proposées par la commission d’enquête, d’autres suivront », a assuré l’amiral Prazuck, qui a aussi eu une pensée pour les marins blessés, ainsi qu’à leurs familles. « L’un d’eux est toujours hospitalisé. Il va bien mais il conservera de cet événement », a-t-il précisé.
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U.S., Japan participate in joint deployment in East China Sea

U.S., Japan participate in joint deployment in East China Sea | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The United States and Japan conducted a joint two-day deployment in the South China for communication and maneuvering drills.

Participating Friday and Saturday were ships assigned to the U.S. Wasp Amphibious Ready Group and the Japan Maritime Self-Defense Force amphibious transport dock ship Kunisaki, the U.S. Navy said in a news release. The Wasp ARG has been deployed as part of U.S. 7th Fleet area of operations in support of security and stability in the Indo-Pacific region.

The U.S. ships include the USS Wasp, amphibious transport dock USS Green Bay and amphibious assault ship USS Ashland.

"We understood each other's radio calls very clearly, and they were very quick with their responses," said Operations Specialist 1st Class Jose Gonzales of the Amphibious Squadron, or PHIBRON 11, navigation assessor, said in a news release. "It was a routine operation just like working with another U.S. vessel."

Capt. Jim McGovern, commodore of PHIBRON 11, met with Kunisaki crew during a tour of the ship.

"It was a great opportunity to visit Kunisaki and see in person how well she and the ships of the Wasp ARG can operate together," McGovern said. "Our ability to work and train together with our JMSDF partners is a key enabler that ensures security and stability in the Indo-Pacific Region."

The U.S. Wasp departed Norfolk, Va., on Aug. 30, 2017, and arrived in Japan in January 2018. The ship is scheduled to return to Norfolk late this year, USNI News reported last month.

Seventh Fleet units typically take part in 100 bilateral and multilateral exercises and 200 port visits each year, according to the U.S. Navy. The region is 48 million square miles and includes 70-80 ships and submarines, 140 aircraft and approximately 40,000 Sailors and Marines.

On Monday, the leaders of the U.S. and Chinese navies discussed safe interactions and maritime operations during a meeting in Beijing. Adm. John Richardson, chief of Naval Operations, met with Vice Adm. Shen Jinlong, the commander of the People's Liberation Army Navy.

"They discussed professional interactions at sea, specifically addressing risk reduction and adherence to rules of behavior," according to a Navy release.

"Given the responsibilities that our navies have in the larger nation-to-nation relationship, we must work together," said Richardson, who made his second visit to China as the naval chief. "These meetings between senior leaders allow us to speak candidly about areas where we agree and about how to manage risk while we resolve our differences."
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Selon le renseignement américain, la Chine développerait (aussi) un chasseur-bombardier furtif

Selon le renseignement américain, la Chine développerait (aussi) un chasseur-bombardier furtif | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Entre les annonces officielles et les révélations officieuses, les démentis et l’absence de commentaires (ce qui a éventuellement valeur d’approbation), les suppositions fondées et les galéjades, il est toujours compliqué de se faire une idée précise des nouvelles capacités militaires chinoises. Sauf quand on est placé devant le fait accompli. Et encore faut-il ne pas prendre tout pour argent comptant.

Cela étant, on sait que Pékin développe une arme hypersonique [le Wu-14], qu’elle est particulièrement active sur le marché des drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance], avec des appareils peu coûteux par rapport à leurs homologues israéliens et américains [qui, en plus, font l’objet de restrictions à l’export] et qu’elle dispose de missiles balistiques de portée intermédiaire, contrairement aux États-Unis et à la Russie [du moins si son missile 9М729 Novator russe n’enfreint effectivement pas le traité FNI].

En outre, Pékin a mis l’accent sur le développement de capacités cyberbétiques et spatiales (satellites, armes anti-satellites, etc) ainsi que sur ses forces navales, en faisant des progrès dans le domaine des sous-marins tout en investissant massivement dans sa flotte de surface, ce qui se traduira notamment par la mise en service d’un second porte-avions ainsi que par la construction d’un troisième, dont il est dit qu’il sera équipé de catapultes électro-magnétiques.

Dans certains domaines, la Chine semble-t-il pris de l’avance, comme le suggère le cas des armes électro-magnétiques. Mais cela demande encore confirmation…

Les capacités aériennes chinoises ne sont pas en reste. Malgré des lacunes dans la conception de moteurs, la Chine a déjà mis au point deux avions de combat dits de 5e génération, car « furtifs » : le Chengdu J-20, qui a effectué son premier vol en janvier 2011, et le Shenyang FC-31 Gyrfalcon.

Selon la documentation fournie par son constructeur, le J-20 est décrit comme étant un « chasseur furtif lourd », taillé pour la « supériorité aérienne ». Toutefois, Malcolm Davis, un analyste l’Australian Strategic Policy Institute, avait estimé, en janvier 2017, que sa mission serait plutôt de viser les avions ravitailleurs et les AWACS à longue distance, afin de paralyser une flotte aérienne adverse.

Quoi qu’il en soit, le dernier rapport [.pdf] de la Defense Intelligence Agency [DIA, renseignement militaire américain], relatif aux capacités militaires chinoises, considère que le J-20 et FC-31 sont des avions de 5e génération « multi-rôles ». Mais ce document estime également que la Chine cherche à développer un chasseur-bombardier furtif. Seulement, il ne donne pas beaucoup de détails…

Ainsi, on trouve une mention de cet appareil, qui serait donc en cours de développement et désigné « Tactical Bomber », dans un tableau résumant les principales caractéristiques des avions de la composante aérienne de l’Armée populaire de libération. Sans surprise, il est aussi fait état du H-XX [ou Hong-20, cf photo ci-dessus], c’est à dire le bombardier stratégique furtif appelé à remplacer les actuels Xian H-6K, dont la conception est largement inspirée du Tupolev Tu-16 soviétique.

La Chine met au point de « nouveaux bombardiers furtifs à moyenne et longue portée pour frapper des cibles régionales et mondiales. La technologie furtive continue de jouer un rôle clé dans le développement de ces nouveaux appareils, qui atteindront probablement leur capacité opérationnelle initiale d’ici à 2025 », avance le rapport de la DIA.

A priori, ces chasseurs-bombardiers de 5e génération chinois remplaceraient les actuels Xian JH-7. Une nouvelle version de ce type d’appareil – JH-7 E – a cependant été récemment présentée en novembre dernier.

Quoi qu’il en soit, le rapport de la DIA estime que la Chine a accompli d’importants progrès en matière d’armement, voire qu’elle est même sur le point de disposer de certains systèmes très avancés par rapport à ceux mis en oeuvre par les Occidentaux. Cela a été rendu possible par la stratégie chinoise consistant à acquérir des technologies « par tous les moyens disponibles ».

Évidemment, on pense à l’espionnage ou aux intrusions informatiques… Mais ce serait oublier la législation locale, qui impose des transferts technologiques aux industriels lorgnant sur le (très vaste) marché chinois.

« Cette approche en matière d’acquisition de technologie faut que l’Armée de libération du peuple est sur le point de mettre en service certains systèmes d’armes parmi les plus modernes du monde », avance le rapport. « La puissance militaire croissante de la Chine signifie qu’elle dispose de capacités avancées dans les domaines aérien, maritime et spatial ainsi que dans le cyberespace », ajoute-t-il. Et celui lui permettra « d’imposer sa volonté dans la région », estime-t-il.

Ainsi, outre la mer de Chine méridionale, que Pékin revendique dans sa quasi-totalité malgré les revendications de ses voisins et un avis de la Cour permanente d’abritage de La Haye, « le principe moteur de cette modernisation militaire est l’objectif ancien » du gouvernement chinois « de finir par contraindre Taïwan à la réunification avec la Chine et de dissuader toute tentative de Taipeh de déclarer son indépendance », avance la DIA.

« S’ils [les Chinois] voulaient tirer des missiles sur Taïwan, ils pourraient le faire maintenant. C’est ce qui m’inquiète le plus », a affirmé un reponsable militaire américain à la presse, rapporte l’AFP.

À court terme, une invasion de Taïwan est cependant peu probable car l’APL a encore des lacunes, notamment en termes d’organisation et de formation de ses soldats. Mais la DIA « ne sait pas exactement quand ils auront confiance dans leur capacité » pour lancer une telle offensive, a continué le même responsable. « Ils peuvent leur donner l’ordre d’y aller aujourd’hui. Mais je ne pense pas qu’ils aient particulièrement confiance dans cette capacité là », a-t-il estimé.

Alors que la Chine ne cesse d’accentuer la pression sur Taipeh, tant sur le plan diplomatique que militaire, le général Li Zuocheng, un haut responsable de l’APL, a mis en garde l’amiral John Richardson, le chef d’état-major de l’US Navy, alors en visite à Pékin. « Si quelqu’un veut séparer Taïwan de la Chine, l’armée chinoise défendra à tout prix l’unité de la patrie », lui a-t-il lancé, le 15 janvier.
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La chaîne Rafale boostée par l'export

La chaîne Rafale boostée par l'export | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Impossible de ne pas le remarquer : l'export bat son plein sur la chaîne d'assemblage Rafale de l'usine de Dassault Aviation de Bordeaux-Mérignac. Dans le grand hangar lumineux, une douzaine d'avions, tous à différents stades de leur assemblage. Aucun n'est destiné à la France, alors que l'avionneur français entame en 2019 une « pause » de trois années dans les livraisons aux forces aériennes. Cette interruption temporaire était prévue dans la Loi de programmation militaire (LPM), dans la perspective de contrats export. Et c'est effectivement le cas, puisque 100% des avions visibles le jour de notre visite étaient destinés à des clients étrangers. Au total, Dassault Aviation a pour l'instant engrangé 96 commandes fermes à l'export : 24 avions pour ...
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Défense spatiale : les grandes lignes du rapport

Défense spatiale : les grandes lignes du rapport | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les députés Olivier Becht et Stéphane Trompille viennent de remettre leur rapport sur la stratégie de défense spatiale dont la France doit se doter pour annihiler les menaces actuelles et futures.

La France a décidé de se doter d'une stratégie de défense spatiale et la première étape est ce rapport que les députés Olivier Becht et Stéphane Trompille viennent de rendre devant la Commission de la Défense et des forces armées. L'incident du satellite espion russe en a été l'élément le plus médiatiquement visible et a servi d'accélérateur à une volonté qui était d'ores et déjà en gestation. Après la militarisation de l'espace, Olivier Becht et Stéphane Trompille soulignent dans leur rapport "l'arsenalisation de l'espace avec envoi et présence d'armes qui auront vocation à être utilisées dans le cadre d'un conflit".

Le tout dans un contexte qui a changé : apparition de nouvelles puissances spatiales, l'arrivée de firmes privées sur le marché du spatial et la révolution "nano", soit la capacité de produire des satellites de plus en plus petits "pratiquement indétectables, qui peuvent être équipés d'une capacité de brouillage, d'écoute, de prise de contrôle cyber ou de charges explosives". Par conséquent : "défendre nos satellites civils comme militaires dans l'espace, être capable de voir, d'éviter, d'agir et de neutraliser un menace devient dès lors un enjeu de souveraineté nationale et européenne", soulignent Olivier Becht et Stéphane Trompille.

Pour les auteurs du rapport, cette stratégie de défense spatiale devrait s'orienter autour de plusieurs axes. D'abord en renforçant les moyens de surveillance. Les systèmes de radars GRAVES et SATAM doivent "être complétés par de nouveaux développements" capables de suivre des engins "non-kepleriens" ou "très manoeuvrants et suivant des orbites non habituelles". Solution préconisée : deux nouveaux systèmes de radars de veille en orbite basse installés, l'un en métropole, l'autre en Guyane. Les rapporteurs préconisent aussi la mise en place "d'un système de surveillance des orbites géostationnaires" avec l'achat de trois télescopes supplémentaires (Polynésie, Nouvelle Calédonie) en plus du système TAROT du Cnes. "La surveillance de l'espace devra aussi pouvoir s'effectuer depuis l'espace : emport de capteurs d'approche sur nos satellites, mise en orbite de satellites patrouilleurs, surveillance de nos satellites par un petit satellite de type "chien de garde".

Deuxième axe : la capacité de neutraliser une menace dans l'espace. Les deux parlementaires préconisent, plutôt que l'usage de missiles anti-satellites, de développer de nouvelles technologies : laser ionique "affectant les capteurs qui équipent les voies haute résolution visibles du satellite en le rendant momentanément inopérant, laser classique permettant de détruire chirurgicalement un équipement donné d'un satellite; moyens cyber pour brouiller ou détourner un satellite, bras articulés montés sur un satellite ou une mini-navette permettant d'arrimer un satellite hostile, de le dévier de son orbite et de l'envoyer vers les confins du système solaire.

Enfin, pour être en capacité de poursuivre les missions "en cas de neutralisation de nos propres satellites", les auteurs proposent les dispositions suivantes : développement de constellations de satellites, "développement de moyens de lancement très rapides de fusées emportant un satellite à partir de drones spéciaux de type ALTAIR développé par l'Onera ou de type Pegasus de Dassault", développement "de pseudo-satellites de haute altitude capables de rendre des services équivalents à un satellite de basse altitude", de type Stratobus de Thales Alenia Space ou Zephyr d'Airbus Defense & Space.

Pour mettre en place cette stratégie, le rapport propose la création d'une "Force spatiale" sous l'autorité directe du Chef d'état-major des Armées ainsi que d'une "Haute Autorité de Défense Spatiale" placée directement sous l'autorité du Premier Ministre en lien direct avec le ministre des Armées.
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Du S-300 au S-500, l’évolution de la défense antiaérienne russe

Du S-300 au S-500, l’évolution de la défense antiaérienne russe | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Du S-300 au S-500, la défense antiaérienne russe ressemble à une matriochka sans précédent. Retour sur l’évolution de ce système de défense unique dont l’histoire a débutée durant l’Union soviétique.

Le S-300 est opérationnel dans l'armée russe depuis 1978, à l'époque soviétique. Il a été développé pour protéger des sites stratégiques contre des frappes portées au moyen d'avions de combat, de missiles de croisière et de missiles balistiques. Le système a une portée de 40 à 200 km contre les cibles aérodynamiques et de 5 à 40 km contre les missiles balistiques.
Au fur et à mesure de sa modernisation, le système S-300, décliné en plusieurs versions, a cédé la place au S-400 dont l'armée russe est dotée depuis 2007. Cependant, l'apport de quelques modifications au S-300 n'a pas été arrêté.Des S-300 sont opérationnels dans une dizaine d'armées dans le monde.

Les caractéristiques du système S-400, issu du S-300, ont été sensiblement améliorées. Sa portée s'étend de 1 à 400 km contre les avions et de 5 à 60 km contre les missiles. Son radar est capables d'accrocher 80 cibles et de contrôler jusqu'à 160 missiles. C'est un système de génération 4+.

Le S-400, présenté lors des récents exercices Vostok 2018, est un des systèmes les plus modernes et commercialement attrayant de ces dernières années.
Il a déjà été livré à la Chine et à la Biélorussie. Des contrats pour la livraison de S-400 ont été signés avec l'Inde et la Turquie. Au moins 13 autres pays, dont l'Algérie, l'Arabie saoudite, l'Égypte, l'Irak, le Maroc, le Qatar et le Vietnam s'y intéressent.Soucieuse du renforcement de sa défense antiaérienne, la Russie développe actuellement le système antimissile S-500.Conçu par le consortium Almaz-Anteï, il a une portée de 600 kilomètres et est capable de détecter et frapper simultanément jusqu'à 10 cibles supersoniques. Selon Militarywatchmagazine, les capteurs des S-500 sont uniques au monde. Ces systèmes pourront fournir des données sur les objectifs visés aux plateformes précédentes dont le S-300V4. La revue américaine indique également que les S-500 seront capables de détruire les avions de détection Boeing E-3 Sentry et les avions ravitailleurs Boeing KC-135.

Toujours d'après Militarywatchmagazine, suite au développement de ces systèmes russes, les potentiels adversaires de la Russie devront réviser leurs stratégies de guerre aérienne.

Pris dans son ensemble, le système russe de défense aérienne ressemble à une poupée gigogne. La plus grande, le S-500, «abrite» ses aînés: le S-400, le S-300, le véhicule antiaérien de courte et moyenne portée Pantsir-S et le système antiaérien de moyenne portée Bouk M3 entre autres.
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Barkhane - Déployé pour la première fois au Sahel, le Missile Moyenne Portée donne satisfaction

Barkhane - Déployé pour la première fois au Sahel, le Missile Moyenne Portée donne satisfaction | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Comme annoncé au printemps 2018, la force Barkhane peut désormais compter sur une nouvelle arme : le Missile Moyenne Portée [MMP]. L’État-major des armées [EMA] en a fait l’annonce le 14 janvier.

Ainsi, en décembre, le MMP a été déployé pour la première fois lors d’une opération menée par le Groupement tactique Désert [GT-D] « Picardie », constitué autour du 1er Régiment d’Infanterie, dans la zone dite des trois frontières, car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Lancé en 2011 dans le cadre d’un contrat confié à MBDA, le MMP remplace les missiles MILAN, Javelin, HOT et ERYX. D’une très grande précision et ayant une portée supérieure à 4.000 mètres, ce système est doté d’une charge militaire polyvalente et d’un autodirecteur bi-bande visible/infrarouge non refroidi qui lui permet de viser des cibles ‘chaudes’ ou ‘froides’. Il peut donc être utilisé pour « traiter » des cibles différentes selon le mode choisi (anti-personnel, anti-véhicule, anti-infrastructures).

Pour choisir le mode correspondant à l’effet que l’on veut obtenir, il suffit simplement au tireur de cocher la bonne case en faisant défiler le menu déroulant du système.

Faisant appel à plusieurs technologies [charge multi-effets, liaison de données haute performance par fibre optique, traitement d’image, interfaces homme-machine], le MMP place « l’homme dans la boucle », c’est à dire que le tireur « voit » comme le missile et peut donc modifier sa trajectoire afin d’éviter toute méprise.

Grâce à ses fonctions, le MMP peut aussi être utilisé pour l’observation, que ce soit de jour comme de nuit. « Le mode ‘fusion’ détecte les sources de chaleur et nous permet par exemple de déceler un individu dissimulé derrière un bosquet ou un arbre », explique un sous-officier du GT-D « Picardie ». Et, toujours selon ce dernier, « le missile est équipé d’une caméra avec vision jour et nuit d’une qualité remarquable. »

Selon l’EMA, les capacités et les performances du MMP en font une « nouveau intéressante pour le théâtre d’opération qu’est la bande sahélo-saharienne alors que les flancs de certaines barres rocheuses peuvent servir d’abris aux membres des groupes armés terroristes. »

Pour rappel, la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 a revu à la hausse le nombre de MMP destinés à l’armée de Terre d’ici 2025, en le portant à 1.950 exemplaires (au lieu de 1.550). Ce système équipera aussi les Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) Jaguar ainsi que, probablement, les drones tactiques Patroller.
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Pourquoi les États-Unis ont peur des missiles de croisière russes Kalibr?

Pourquoi les États-Unis ont peur des missiles de croisière russes Kalibr? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les missiles de croisière russes Kalibr inquiètent les Marines nationales occidentales, affirme The National Interest. Les Kalibr sont une arme efficace de la Marine russe pourvue de deux avantages singuliers.

Les Marines nationales occidentales sont préoccupées par les capacités des missiles de croisière russe Kalibr, annonce The National Interest. En premier lieu, les missiles Kalibr volent à basse attitude, quelques mètres au-dessus de la surface de la mer. De ce fait, ils sont faiblement détectables en raison de l'utilisation d'un revêtement absorbant l'émission radar. Par conséquent, l'adversaire n'a pas beaucoup de temps pour réagir, commente la source.
En second lieu, les Kalibr sont universels. Même les plus petits navires pourraient être équipés de ces missiles, par exemple, les corvettes. Les services de renseignement états-uniens connaissent les caractéristiques techniques des versions existantes de Kalibr, affirme la revue se référant à un rapport de l'Office of Naval Intelligence (ONI), un organisme qui a pour objectif de rechercher et rapporter les avancées des Marines militaires des autres nations.

D'après ce rapport de 2015, les missiles d'une telle portée pourraient couvrir la distance entre la France et l'Iran ou le Kazakhstan.
Selon The National Interest, «l'efficacité d'un navire ne se définit pas que par la présence des missiles. Il faut en plus des radars et un système de commande. Cependant, même si les Kalibr sont capables de transformer même un petit navire en une plateforme pour détruire des navires de guerre voire des cibles terrestres, ils demeurent un puissant outil de la Marine nationale russe»Les missiles de croisière Kalibr, d'une portée de 2.500 km, ont initialement été développés pour les sous-marins nucléaires du projet 885 Iassen. Plus tard, ils ont été adaptés pour les sous-marins diesel-électriques du projet 636 Varchavianka (classe Kilo selon l'Otan) et des navires de surface.

La Russie a largement utilisé les Kalibr contre les djihadistes en Syrie. Leur première frappe contre les djihadistes a eu lieu le 7 octobre 2015: la frégate 11661K Daghestan et les corvettes Grad Sviyajsk, Veliki Oustioug et Ouglitch ont alors tiré 26 missiles de croisière depuis la mer Caspienne.
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Et si Airbus Helicopters créait la surprise auprès de l'US Navy ?

Et si Airbus Helicopters créait la surprise auprès de l'US Navy ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est l’un des marchés aéronautiques de défense les plus emblématiques de ces dernières années. Comme Bell Helicopter et Leonardo le constructeur européen Airbus Helicopters fait partie des prétendants à la succession de l’appareil d’entraînement embarqué Bell TH-57 Sea Ranger. Seulement voilà aux États-Unis beaucoup avaient parié sur les deux premiers plutôt que sur ce troisième, et peut-être à tort. Sa proposition semble revenir sur le devant de la scène.

Et pourtant l’appareil proposé par Airbus Helicopters est certainement le plus ambitieux des trois. Il s’agit du biturbine H135M. En face de lui donc les monoturbines Bell 407GXi américain et Leonardo TH-119 européen. Ce dernier est une évolution spécifiquement développée de l’Agusta-Westland AW.119 Koala.
Deux monoturbines afin de succéder au Bell TH-57 Sea Ranger lui aussi monoturbine, ça pourrait avoir du sens.

Sauf qu’aux États-Unis tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. L’Airbus Helicopters H135M (ou TH-135 tel qu’il est présenté dans les médias américains) a quelques soutiens de poids au Congrès ou encore au Pentagone. Et pas uniquement parce qu’il vole localement sous une livrée type US Navy, et ce depuis plusieurs mois.
En fait il semble bien qu’un des arguments qui ait fait revenir l’hélicoptère biturbine dans la course vienne d’Allemagne et plus particulièrement de la Heersflieger. En effet dans cette aviation terrestre le H135M sert pleinement comme hélicoptère d’entraînement. Et il y fait des merveilles. Or Airbus Helicopters et le Pentagone semblent bien s’en être rendus comptes.

Celles et ceux qui ont enterré l’Airbus Helicopters H135M comme successeur du TH-57 Sea Ranger l’ont peut-être fait un peu trop rapidement. Et cela au grand dam de Leonardo pour qui il s’agit là d’une occasion unique de se renforcer après sa victoire, aux côtés de Boeing, dans le marché de remplacement des Bell UH-1N Twin Huey de l’US Air Force.
Sauf que justement Airbus Helicopters est également fournisseur du Pentagone, et à une bien plus grande échelle. Entre les MH-65D Dolphin en service dans l’US Coast Guard et modernisés il y a peu par l’hélicoptériste européen et les UH-72A Lakota qui volent pour le compte de l’US Army on peut dire que les machines de feue la société Eurocopter sont habituées à voler sous la cocarde américaine.
Reste tout de même Bell Helicopter, le constructeur nord-américain qui n’a sans aucun doute pas dit son dernier mot.

Il faut donc attendre octobre 2019 pour savoir lequel des trois constructeurs remporte la timbale. Un marché estimé à entre 122 et 130 exemplaires suivant le type de machine acquis, et une incertitude sur le nombre qui pourrait jouer en faveur du biturbine européen face à ses concurrents monoturbines.

Photo © Airbus Helicopters.
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Airbus Helicopters va proposer son H135 à la marine américaine

Airbus Helicopters va se positionner sur un appel d'offres de la marine américaine pour 130 hélicoptères destinés à l'entraînement de pilotes, en proposant son H135, qui pourrait être assemblé sur sa ligne de Columbus (Mississippi, sud des Etats-Unis), a annoncé un responsable du groupe aéronautique européen.

L'US Navy doit publier son appel d'offres le 22 janvier prochain, a indiqué à la presse Scott Tumpak, le vice-président des programmes militaires chez Airbus Helicopters. L'avionneur entend présenter son H135, un appareil bi-turbine léger capable de remplir des missions très variées.

En cas de succès, l'appareil serait assemblé à Columbus, d'où sortent déjà les hélicoptères légers Lakota UH-72A destinés à l'armée américaine.

Airbus Helicopters a créé cette unité de production en 2003 et a depuis livré plus de 435 Lakota aux forces américaines, là encore pour la formation des pilotes mais aussi pour des missions de sécurité intérieure et d'évacuations médicales.

Au total, l'armée américaine a passé commande de 478 Lakota. Un éventuel succès auprès de l'US Navy permettrait de regarnir le carnet de commandes de la ligne d'assemblage de Columbus, où la fabrication de Lakota se poursuivra jusqu'en 2021.

Airbus y assemble également des H125 "Ecureuil", un hélicoptère léger destiné aux missions de sécurité intérieure et aux évacuations médicales notamment.

dlm/fka/jug
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L'Allemagne prévoit de remettre en service des installations militaires déclassées

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, prévoit de remettre en service huit entrepôts militaires déclassés où sont entreposés du matériel et des munitions, a annoncé mardi le ministère de la Défense.

Selon le ministère de la Défense allemand, "l'évolution de la situation du cadre politique en matière de sécurité" exige de faire augmenter les capacités de stockage des pièces détachées et consommablesde l'ensemble des armes et équipements utilisés par les forces armées allemandes.

Le plan, qui sera mis en œuvre entre 2020 et 2031, concerne cinq entrepôts d'équipements militaires et trois entrepôts de munitions implantés dans cinq États allemands.

La réactivation des installations nécessitera environ 600 soldats supplémentaires et des investissements d'un montant approximatif de 200 millions d'euros (228 millions de dollars américains).

Au cours des prochaines années, les forces armées allemandes devront augmenter leurs effectifs. Le nombre de soldats passera de 180 000 aujourd'hui à 203 000 d'ici à 2025, a rapporté le journal allemand Bid en novembre 2018. Les effectifs supplémentaires seront principalement recrutés dans le cadre de la Force de réaction de l'OTAN, chargée de la cybersécurité et d'autres projets européens.

L'Allemagne fait l'objet de pressions internationales visant à l'inciter à augmenter son budget militaire. "Prenons l'exemple de l'OTAN, où l'Allemagne paie 1 % alors que nous payons 4,2 % d'un PIB bien supérieur, ce n'est pas juste,'' a critiqué le président américain Donald Trump.

L'année dernière, les dépenses allemandes dans le domaine de la défense ont représenté 1,13 % de son PIB, soit beaucoup moins que les 2 % de la cible OTAN qui a été convenue par les États membres en 2014. Les États membres doivent atteindre cet objectif d'ici à 2024. F
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Ne dites plus "Bâtiment de projection et de commandement" mais "porte-hélicoptères amphibie"

Ne dites plus "Bâtiment de projection et de commandement" mais "porte-hélicoptères amphibie" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Depuis le début des années 2000, on a l’habitude de dire que le « Mistral » est un « Bâtiment de projection et de commandement » ou BPC. Eh bien il faudra s’y faire : désormais, les trois navires de ce type actuellement en service au sein de la Marine nationale seront désormais désignés par l’appellation « Porte-hélicoptères amphibie » [ou PHA]. Telle est la surprise que l’on découvre à la lecture du « Dossier d’information Marine » [DIM] qui vient d’être rendu public.

Mais ce n’est pas la seule car d’autres types navires ont changé d’appellation. Ainsi, il ne faudra plus dire « Bâtiments multi-missions » [B2M] pour désigner les « D’Entrecasteaux », « Bougainville » et Champlain [ainsi que le futur Dumont d’Urville] mais « Bâtiment de soutien et d’assistance outre-Mer » [BSAOM]. Même chose pour les « Bâtiments de Soutien et d’Assistance Hauturiers » [BSAH] qui deviennent des « Bâtiments de Soutien et d’Assistance Métropolitains » [BSAM]

Les patrouilleurs légers guyanais [PLG], dont le troisième de la série, « La Combattante », entrera en service en août prochain, seront des « Patrouilleurs Antilles-Guyane » [PAG]. Bâtiment d’expérimentations et de mesures [BEM], le Dupuy de Lôme, dont la mission est de collecter du renseignement, deviendra plus simplement un « Bâtiment d’expérimentations ».

Les changements d’appellation concernent également les futurs navires de la Marine. Ainsi, le programme BATSIMAR [Bâtiments de Surveillance et d’Intervention MARitimes] ayant été scindé en deux, les « Patrouilleurs océaniques » [PO] prendront la relève des « patrouilleurs de haute-mer » [PHM] de type A-69, qui, autrefois, étaient appelés « avisos », tandis que les « Patrouilleurs outre-Mer » [POM] remplaceront les P-400.

Le programme FLOTLOG [pour Flotte Logistique] sera désigné par le sigle « BRF », pour « Bâtiments ravitailleurs de forces ». Pour rappel, ces navires remplaceront les actuels « Bâtiment de commandement et de ravitaillement » [BCR].

Enfin, un autre changement concerne les « Frégates de taille intermédiaire » [FTI], dont cinq exemplaires sont attendus par la Marine nationale entre 2022 et 2030. À l’avenir, il faudra les appeler des « Frégates de défense et d’intervention » [FDI].
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Exit BPC, bienvenue aux PHA: des bâtiments de la Royale changent d'appellations

On ne dira plus BPC (pour bâtiment de projection et de commandement) mais PHA (pour porte-hélicoptères amphibie). De nouvelles appellations par types de bâtiments ont en effet été décidées par le CEMM. Elles seront officialisées ce mercredi dans le cadre de la publication d'un DIM (dossier d’information Marine).

Elles permettront une plus grande lisibilité et davantage de cohérence avec la vocation opérationnelle des bâtiments de surface.

Ces nouvelles appellations correspondent à une répartition par groupe d’emploi :
- le premier concerne les bâtiments de combat à capacités offensives (PA, PHA, frégates)
- le second est lié à la patrouille / surveillance : il comprend les patrouilleurs mais aussi les frégates de surveillance (nous avons laissé l’appellation frégate pour les FS car elle est fortement ancrée dans les habitudes)
- le dernier groupe rassemble les bâtiments dédiés à un emploi spécifique (soutien, guerre des mines,…). Ils portent le baptême « Bâtiment» suivi de leur fonction principale (une seule exception : CMT – chasseur de mines tripartite).
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Des Kawasaki EC-2 bientôt en dotation dans les rangs de la JASDF ?

Des Kawasaki EC-2 bientôt en dotation dans les rangs de la JASDF ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le temps de la retraite semble bien approcher à grand pas pour l’unique Kawasaki EC-1 encore en dotation. Kawasaki Aerospace Company et l’état-major de la Japan Air Self Defense Force ont lancé conjointement une étude de faisabilité visant à développer et produire une version de brouillage et contre-mesure électronique du nouvel avion-cargo C-2. Le futur avion sera basé sur la version de reconnaissance et d’espionnage aéroporté en cours d’essais depuis maintenant quelques mois. Il est même possible qu’au final ce soit ce dernier qui assure toutes les missions à caractère «électronique».

Pour mémoire le Kawasaki C-2 est un biréacteur de transport tactique et pré-stratégique commandé par la Japan Air Self Defense Force et en service depuis maintenant un peu plus de deux ans. Au total vingt avions de ce type doivent servir d’ici à 2024. Seulement voilà l’an dernier une version de guerre électronique (voir ci-dessus) est apparue, elle est actuellement en période d’essais intensifs sur la base japonaise de Gifu sur l’île de Honshū.

Reconnaissable à ses nombreuses antennes qui le hérissent ce Kawasaki EC-2 (comme il commence a être dénommé par la presse spécialisée internationale) est pour l’instant uniquement dévolu aux missions de brouillage des radars et de contre-mesures. Depuis 2017 et le retrait des derniers NAMC YS-11E les militaires japonais ne possèdent plus d’aucun moyen opérationnel dans ce domaine si particulier.
Mais sa charge de travail pourrait fort bien évoluer dans les prochains mois.

L’état-major japonais aborde désormais le cas du remplacement du vénérable Kawasaki EC-1 qui assure actuellement une partie des missions de recueil du renseignement électronique. Et afin d’amortir les coups le futur Kawasaki EC-2 pourrait fort bien assumer ses missions de reconnaissance et d’espionnage aéroporté en plus de celles de guerre électronique. Et là encore pour la JASDF il y a urgence.
Il faut dire que les gesticulations chinoises et russes en extrême-orient donnent du travail aux équipages japonais chargés de ces missions. Or le Kawasaki EC-2 apporterait un véritable gain de flexibilité et de polyvalence.

C’est avant la fin de ce premier semestre 2019 qu’on saura si cet avion remplira toutes ces missions, et à quel nombre d’exemplaires il sera produit en série. Cependant cela ne devrait pas excéder quatre ou cinq avions.

Photos © Keypublishing
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Fincantieri, ce partenaire de Naval Group qui joue un inquiétant double jeu

Fincantieri, ce partenaire de Naval Group qui joue un inquiétant double jeu | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En dépit de son alliance avec Naval Group, Fincantieri ne semble pas jouer le jeu à l'exportation avec son partenaire français. Bien au contraire.

Brésil, Pérou, Roumanie, Egypte, Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite... La liste des pays est longue, bien trop longue où le chantier naval italien Fincantieri joue un double jeu avec son partenaire français, Naval Group. Les deux groupes sont pourtant en train de mettre en place une politique commune commerciale supervisée par les ministères de la Défense des deux côtés des Alpes. Le délégué général pour l'armement Joël Barre a d'ailleurs rencontré à cet effet avant Noël son homologue italien. Mais Fincantieri reste très agressif dans les pays où Naval Group est pourtant en pole position pour remporter des commandes notamment en raison de références passées fortes. Au point même de saboter les chances de son partenaire français dans certains de ces pays. C'est le cas en Roumanie, en Egypte ou encore aux Emirats Arabes Unis. Et quand ce n'est pas le cas, Fincantieri ne se montre pas du tout très fair play, voire plus comme au Brésil. D'une façon générale, Fincantieri ne montre pas une réelle volonté de favoriser son partenaire français dans le cadre de leur alliance.
Naval Group joue le jeu de l'alliance

De son côté, Naval Group semble en revanche jouer le jeu du partenariat. La direction du groupe naval français aurait, selon nos informations, proposé aux Italiens une offre commune en Grèce où Fincantieri n'a pourtant aucune référence à ce jour. En janvier 2009, le ministère de la Défense grec, le KYSEA, l'organe de décision des acquisitions, avait fait le choix historique de la France contre l'Allemagne, pourtant partenaire de la Marine de longue date. Depuis, Naval Group est le favori pour vendre quatre frégates FREMM puis des FTI. Interrogé par La Tribune, Naval Group n'a pas souhaité commenter cette information. En revanche, le groupe naval réfléchit à la demande de Fincantieri de lui laisser le champ libre au Pérou. Pourquoi ? Naïveté ou volonté à tout prix de faire une alliance ?

D'une façon générale, ce partenariat entre les deux groupes doit se concrétiser par la création d'une société commune contrôlée à parts égales. Une parité obtenue par les Italiens uniquement grâce au contrat remporté au Qatar (3,8 milliards d'euros pour Fincantieri). Doha fut le seul pays export de Fincantieri en 2017 et que l'obtention de ce contrat se serait déroulée dans des conditions pour le moins opaques. En outre, Naval Group et Fincantieri prévoient notamment de préparer des offres conjointes pour des programmes binationaux et les marchés export, de déployer une supply chain plus efficiente (achats croisés, meilleurs rapports qualité-prix, effets volume, etc...), de mener conjointement des projets de recherche et d'innovation.
Au Brésil, Fincantieri a failli éliminer Naval Group

Selon des sources concordantes, Naval Group a attendu longtemps, très longtemps une réponse de Fincantieri à sa proposition de présenter une offre commune au Brésil pour participer au programme Tamandaré, qui prévoit l'acquisition de quatre corvettes par la marine brésilienne. A tel point que le groupe naval français a failli être éliminé de la compétition sans avoir la possibilité d'y concourir. Pourquoi ? Les Français ont appris au tout dernier moment que les Italiens n'allaient pas jouer vraiment le jeu d'une offre commune, en déposant en catimini une proposition en solo. Déjà sélectionné en amont pour le design des futures corvettes, le chantier naval italien n'aurait pas dû être autorisé à concourir, étant de fait juge et partie... En conséquence, Naval Group a dû bâtir en une quinzaine de jours seulement, à la hâte une offre.

En coordination avec la société pour les projets navals Empresa Gerencial de Projetos Navais (EMGEPRON), la Direction de la gestion du programme de la marine brésilienne a annoncé en octobre une "liste restreinte" de quatre consortiums toujours en course sur les 21 groupes ou consortiums intéressés au départ. Initialement, la marine ne devait sélectionner que trois finalistes. Il semblerait que Naval Group ait été finalement rajouté in extremis. Cette liste restreinte ne comprend que des groupes navals européens qui se sont associés à un partenaire brésilien : Águas Azuis (ThyssenKrupp Marine Systems et Embraer), Damen et Saab Tamandaré, FLV (Fincantieri et Vard), et, enfin, Villegagnon (Naval Group et Enseada), qui propose une corvette Gowind de 3.200 tonnes.

En outre, Fincantieri pourrait bénéficier du réchauffement des relations entre le Brésil et l'Italie : en décembre 2010, seule l'intransigeance italienne à exiger l'extradition de Cesare Battisti avait amené le président brésilien de l'époque Luiz Inácio Lula da Silva, dit Lula, à annuler la commande du siècle (cinq FREMM, cinq OPV et un ravitailleur) qu'il s'apprêtait à signifier à Fincantieri. Avec la signature de l'acte d'extradition de Cesare Battisti par l'ancien président Michel Temer le 14 décembre dernier, et l'arrestation de l'Italien en Bolivie peu après, l'affaire semble en voie de règlement entre le président Jair Bolsonaro et le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini et pourrait être un élément décisif du gouvernement brésilien en faveur du chantier italien pour le projet de quatre corvettes nationales Tamandaré.
En Egypte, Fincantieri pourrait torpiller Naval Group

Alors que Naval Group pourrait laisser le champ libre à Fincantieri au Pérou, les Italiens se sont bien gardés de rendre la politesse aux Français en Egypte : sollicité par Le Caire, qui cherche des chantiers avec du crédit, Fincantieri n'a pas hésité à répondre à cette demande. Loin d'être gêné ou d'en informer son partenaire, le chantier naval italien a proposé, explique-t-on à La tribune, une frégate FREMM (la tête de série, la Bergamini) ainsi que deux corvettes de type Qatar, lesquelles ont été vendues 800 millions d'euros l'unité, hors armement. L'accompagnement financier de l'opération est complet : crédit couvrant toute l'opération avec des garanties de restitution d'acomptes au crédit acheteur, un moratoire de paiements et des étalements de remboursement. Autant de facilités que l'Allemagne est prête également à donner au Caire mais que les autorités françaises, frileuses financièrement envers les Égyptiens, ne voulaient pas faire.

Pour mémoire, la France propose la vente des deux dernières Gowind 2500 à la marine égyptienne, qui en avait acheté quatre en 2014 plus une frégate FREMM. L'industrie navale espère toujours le déblocage de la commande de deux Gowind 2500 voire d'une FREMM à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron (27-29 janvier). L'attitude de Fincantieri dans ce pays illustre parfaitement la façon de procéder du chantier naval italien qui ne joue absolument pas le jeu de la coopération.
En Roumanie, Fincantieri oeuvre en coulisse contre Naval Group

Si Naval Group a déjà fort à faire en Roumanie pour contrer Damen, le nouveau favori de Bucarest, Fincantieri, déjà présent sur deux sites roumains, travaille lui aussi en coulisse pour faire avancer son offre. Et uniquement son offre qui est pourtant arrivée en dernière position sur le plan financier. Le chantier italien a noué un réseau qui a des liens avec l'un des hommes les plus puissants de Roumanie, le président social-démocrate de la Chambre des députés Liviu Dragnea, ainsi que les services roumains. Selon la presse roumaine, Liviu Dragnea, condamné en juin dernier à trois ans et demi de prison pour abus de pouvoir, ne serait pas insensible aux arguments de Fincantieri.

Damen, pourtant favori depuis le début, n'a pas vu venir le retour de Fincantieri. Associé au chantier roumain Galati, et opérant le chantier de Mangalia comme actionnaire minoritaire, le chantier néerlandais semble pourtant distancé en raison des accusations de corruption qui pèsent sur lui et qui ont émaillé les articles de presse roumaine depuis novembre. Pour l'heure, Bucarest n'a fait que suspendre l'appel d'offres qui avait été pourtant gagné par Naval Group.
Aux Emirats, Fincantieri insiste pour faire dérailler Naval Group

Aux Emirats Arabes Unis (EAU), où l'homme fort, MBZ, a donné sa préférence aux deux Gowind Combat de Naval Group, Fincantieri comme Damen jouent le pourrissement des négociations, effectivement très dures entre Emiriens et Français. Les Italiens proposent une corvette et deux patrouilleurs dans le cadre d'une société commune locale. Si Damen n'y a vendu que des coques civiles et tente par le biais de Thales Nederland de troubler le jeu français, Fincantieri est implanté dans ce pays du Golfe. Il avait remporté un contrat de corvette (dite Abu Dhabi) en 2009, et deux patrouilleurs Falaj-2 en 2010 et a créé une société commune Eithad Ship Building (ESB) avec le groupe Al Fattan ship Industry. Il garde l'ambition d'obtenir une commande additionnelle des bâtiments déjà vendus.

Les Emirats arabes unis (EAU) ont annoncé en novembre 2017 vouloir acquérir deux corvettes Gowind, construites par Naval Group en partenariat avec la société émirienne, Abu Dhabi Ship Building Company (ADSB). Ce projet d'acquisition est assorti d'une option pour deux bâtiments supplémentaires, selon Naval Group. Au dernier jour de sa visite présidentielle dans ce pays du Golfe allié de la France, le Chef de l'Etat Emmanuel Macron avait fait cette annonce lors d'une conférence de presse, après une série d'entretiens avec le prince héritier d'Abu Dhabi et commandant en chef adjoint des forces armées des Emirats, Mohammed ben Zayed al-Nahyane.
En Arabie Saoudite, Fincantieri concurrence Naval Group

Enfin, en Arabie saoudite, un pays où Naval Group a exporté les frégates Sawari I et II et les modernise actuellement. De son côté, le groupe italien n'a jamais rien vendu mais il tente de prendre pied en proposant depuis octobre 2016 à la Marine saoudienne le même paquet naval que celui qu'il avait vendu au Qatar peu avant...Le chantier italien profite également de l'intérêt saoudien pour le bâtiment de projection Kalaat Beni Abbès, vendu par Fincantieri en Algérie en 2011... En conséquence, les Italiens ne jouent jusqu'ici pas vraiment le jeu de l'alliance sur ces différents dossiers. Ce qui n'est pas le cas de Naval Group, qui est prêt à sacrifier certaines campagnes commerciales au profit d'une alliance bancale. Pourquoi ?
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Première livraison de Su-34 pour l’année

Première livraison de Su-34 pour l’année | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En ce début d’année, United Aircraft Corp confirme la livraison de deux avions de combat Sukhoi Su-35 « Fullback » conformément à l'ordre de défense de l'État, à un régiment d'aviation stationné dans la région de Tcheliabinsk, dans le district militaire central. Les avions ont été transférés à l'aérodrome de Shagol. Leurs équipages ont suivi des cours de formation au centre de formation de Lipetsk et se sont préparés à l’exploitation technique du nouveau type d’appareil. L’aérodrome de Shagol disposait déjà de 16 « Fullback ».

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» :

Le Su-34 « Fullback » peut attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne. L’avion dispose d'un système de brouillage numérique Khibiny L175V / KS418 grâce auquel l'avion peut être utilisé comme un brouilleur de combat aérien. Les deux radars (avant et arrière) sont couplés à un système de ciblage électro-optique qui est capable de capturer et de surveiller de façon continue plusieurs cibles simultanément.

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs. Les caractéristiques du Su-34 incluent un rayon d’action jusqu'à 4000 km en convoyage, une vitesse maximale de 1900 km/h, et une charge utile de jusqu'à 8 tonnes. L'espace entre les sièges du cockpit permet de se coucher dans le couloir, le cas échéant. Un office et un WC sont situés derrière les sièges de l'équipage.
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Airbus Helicopters vise un mégacontrat avec le Pentagone

Airbus Helicopters vise un mégacontrat avec le Pentagone | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Par Vincent Lamigeon le 16.01.2019 à 11h45

Après avoir livré plus 400 hélicoptères légers Lakota à l'US Army, Airbus espère décrocher un contrat de 130 hélicoptères d'entraînement pour l'US Navy. Un contrat militaire essentiel pour l'avenir de son usine de Columbus (Mississippi).
Et si Airbus doublait la mise? Treize ans après avoir remporté le contrat d'hélicoptères légers Lakota auprès de l'US Army (plus de 435 appareils livrés, pour près de 3,5 milliards de dollars), Airbus Helicopters vise un nouveau gros contrat avec le Pentagone. L'US Navy devrait publier le 22 janvier prochain un appel d'offres pour l'achat de 130 hélicoptères d'entraînement légers, destinés à remplacer ses vieux TH-57. Airbus est dans les starting-blocks: il va proposer son H135, un bestseller de sa gamme civile déjà vendu à 1.300 exemplaires. La compétition devrait vite se décanter: les participants auront 90 jours pour déposer leur offre. La marine américaine vise un contrat signé dès octobre 2019, et demande à recevoir les premiers appareils moins de douze mois plus tard, soit fin 2020.

Evidemment, Airbus ne sera pas seul sur l'affaire. L'américain Bell est aussi sur les rangs, avec son 407GXi, de même que l'italien Leonardo, qui proposerait son TH-119. Le groupe européen a-t-il ses chances? Airbus en est persuadé. "Notre expérience du Lakota, livré à plus de 400 exemplaires au coût prévu et dans les délais, plaide en notre faveur", estime Scott Tumpak, patron des programmes militaires au sein de la filiale américaine d'Airbus Helicopters. Airbus souligne aussi que son H135 est le seul bimoteur de la compétition, ce qui lui donne un avantage en termes d'autonomie et de sécurité par rapport aux monomoteurs rivaux. Enfin, le H135 est certifié pour le vol aux instruments (IFR), un critère essentiel de l'appel d'offres.
435 Lakota livrés

Une victoire du groupe européen serait de bon ton pour l'usine Airbus de Columbus (Mississippi). Le site, qui emploie environ 40% de vétérans de l'armée américaine, a en effet livré l'essentiel des Lakota commandés par l'US Army (435 appareils sur les 478 prévus par le contrat): le dernier appareil devrait sortir d'usine en 2021. Certes, le site livre aussi des H125, hélicoptères légers de la famille Ecureuil, et effectue des travaux de finition sur d'autres hélicoptères. Mais un nouveau gros contrat militaire permettrait d'assurer l'avenir du site à moyen terme, les livraisons d'appareils de l'US Navy étant prévues sur une période de trois à cinq ans.

Airbus Helicopters peut s'appuyer sur des positions fortes aux Etats-Unis. Sa part de marché sur les prises de commandes en Amérique du Nord est passée de 47% en 2015 à 72% en 2017. Sur les dix dernières années, Airbus est numéro un sur les livraisons d'appareils civils avec 52% de parts de marché, loin devant Bell (32%), Leonardo (10%) et Sikorsky (3%). Côté militaire, le groupe européen est à la troisième place, avec 19% de parts de marché, derrière Sikorsky (53%) et Boeing (22%). Airbus Helicopters s'appuie sur une longue histoire aux Etats-Unis. L'ex-Eurocopter avait été le pionnier dans la conquête américaine de ce qui est devenu le groupe Airbus: sa filiale américaine, appelée à l'époque American Eurocopter, avait été lancée en 1969. L'usine de Columbus, elle, a été inaugurée en 2003. Elle a livré plus de 1.300 hélicoptères depuis.

Vincent Lamigeon, à Columbus (Mississippi)
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SkyGuardian : constitution d'une team Belgique

SkyGuardian : constitution d'une team Belgique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
General Atomics a annoncé avoir constitué une équipe Belgique dans le cadre de la vente de SkyGuardian à la défense belge.

General Atomics a annoncé le 15 janvier s'être entouré d'industriels belges et avoir constitué une équipe locale afin de produire et assurer le soutien des deux SkyGuardian achetés par la Belgique. Cinq entreprises belges sont ainsi désormais impliquées dans le programme, à savoir : Sabca, Thales Belgique, Esterline, Drone Port et Newtec.

Sabca et General Atomics collaboreront dans le cadre de la production des appareils et du MCO des SkyGuardian. Dans ce sens les deux entreprises ont signé un MoU (Memorandum of Understanding). Des infrastructures dédiées à la maintenance verront ainsi le jour à Bruxelles.

Thales et General Atomics ont également signé un MoU. Les deux entreprises vont collaborer dans le champ du traitement et de l'exploitation des données collectées par drones. Elles travailleront également pour l'insertion des MQ-9B au sein des réseaux de données militaires belges, rapporte General Atomics.

Les écrans devant venir équiper les stations sol des MQ-9B SkyGuardian seront quant à eux acquis auprès d'Esterline.
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Frégates : Les FTI deviennent des FDI

Frégates : Les FTI deviennent des FDI | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Publié le 16/01/2019 par Vincent Groizeleau

On se doutait que le nom de la prochaine série de bâtiments de combat de la Marine nationale n’allait pas perdurer. Basiquement affublées d’un acronyme choisi au début d’un projet visant à développer une nouvelle unité moins lourde que les FREMM, les Frégates de Taille Intermédiaire (FTI) deviennent, à l’occasion d’une remise à plat de la nomenclature et des appellations de la flotte de surface française, des Frégates de Défense et d’Intervention (FDI). Leur concepteur, Naval Group
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Le Rafale F4 paré au décollage

Le Rafale F4 paré au décollage | DEFENSE NEWS | Scoop.it
« C'est une opportunité formidable pour notre aviation de chasse », a déclaré la ministre des Armées Florence Parly à propos du standard F4 du Rafale, au cours d'un discours prononcé sur le site de Dassault Aviation de Bordeaux-Mérignac. « C'est un saut technologique, un saut industriel et un saut stratégique » qui est enclenché, suite à la notification d'un contrat de développement de 1,9 milliard d'euros pour l'amélioration des fonctionnalités et des équipements de l'avion de combat français.

Dassault Aviation prévoit de livrer de premières fonctionnalités aux armées dès 2022, la validation du standard complet étant prévue pour 2024. « Le Rafale sera encore en service au-delà de 2050, et dans cette perspective, il doit poursuivre ses évolutions à la suite du F3-R [...] pour faire face aux nouvelles menaces », a pour sa part déclaré Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation.

Des capacités encore améliorées

Le standard F4 avait été validé en mars 2017 lors d'un comité ministériel d'investissement par le précédent ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Il repose sur quatre « piliers », détaillés par Florence Parly : la connectivité, qui va permettre de « recevoir plus de données, de renforcer le débit », pour un Rafale qui « entrera encore plus dans l'ère de la donnée » ; l'engagement, avec « des capacités d'action fortement renforcées » et la capacité d'emporter l'AASM de 1 000 kg (armement air-sol modulaire), le missile de croisière SCALP rénové et les missiles air-air MICA NG ; le futur standard s'attachera également à apporter des améliorations sur les systèmes de détection et de lutte contre les menaces, radar à antenne active RBE2 et système Spectra, « pour conserver une longueur d'avance » ; enfin, le moteur M88 subira également des modifications afin d'améliorer encore le taux de disponibilité, avec un calculateur « à fiabilité décuplée » intégrant des systèmes d'aide au diagnostic de pannes et de la maintenance prédictive.

Si les différents interlocuteurs se sont montrés plutôt discrets quant au contenu exact des améliorations qui seront apportées au Rafale de nouvelle génération, certains détails ont pourtant été exposés. Concernant la connectivité en particulier, Eric Trappier a expliqué qu le F4 permettra au Rafale « de travailler avec encore plus de plateformes autour, à partir d'un système sécurisé ». Des travaux sont en cours, notamment avec Dassault Systèmes, mais également avec d'autres partenaires industriels « pour trouver les bonnes architectures » et développer des équipements spécifiques. « On ne change pas la philosophie du Rafale, un avion interopérable OTAN, mais il y a un besoin de travailler dans un environnement différent, il nous faut donc trouver les cercles de sécurisation des données en fonction des données qui seront échangées », a-t-il poursuivi.

Quant aux améliorations du calculateur du M88, on explique au sein de la DGA qu'il s'agit « d'améliorer la viabilité intrinsèque » (fiabilité et disponibilité) du moteur et de le doter de capacités d'évaluation en termes de traitement préventif de pannes notamment, voire de gestion de panne en temps réel.

Le MICA NG - dont le contrat a été notifié à MBDA en novembre dernier et qui porte sur l'acquisition de 567 missiles livrés à partir de 2026 - doit être tiré pour la première fois à l'horizon 2022. Fruit d'une « dizaine d'années de réflexion », en coopération avec Thales, Safran, Dassault Aviation et Roxel, la version rénovée du missile air-air possédera une portée accrue et permettra un travail en réseau amélioré avec les liaisons de données. Le MICA NG sera par ailleurs doté d'une quantité de propergol plus important, le missilier ayant travaillé sur la réduction de l'espace occupé par les systèmes électroniques. Un nouveau propulseur à double impulsion « permettra de redonner de l'énergie au missile en fin de vol afin d'augmenter sa manoeuvrabilité et sa capacité d'interception de cibles situées à grande distance », précise MBDA. Les travaux ont été menés afin de « minimiser l'interface de changement », explique-t-on, pour un développer un missile qui ne sera « pas exclusif » au standard F4.

Le standard F4, primordial pour l'export

Si le Rafale F4 est « attendu » par les forces aériennes françaises, l'objectif affiché par le ministère et l'avionneur est aussi - voire surtout - de positionner le Rafale comme référence en matière de chasseur multirôle sur le marché export. « La France est trop étroite pour les ailes du Rafale », a ainsi déclaré Florence Parly, ajoutant que le futur standard serait « comme autant d'arguments supplémentaires pour remporter des marchés ». C'est « un investissement nécessaire pour la compétitivité du Rafale à l'exportation a cours des prochaines décennies ».

Le standard F4 sera disponible à partir de 2023, toute livraison avant cette date se fera donc au standard F3-R, mais « des rétrofits seront possibles par la suite », indique Eric Trappier. Un argument supplémentaire pour les pays clients actuels (Egypte, Qatar, Inde), qui pourraient ainsi bénéficier des améliorations apportées au Rafale, mais aussi une bonne opportunité pour l'avionneur de signer d'importants contrats de rénovation par la suite.

Quant aux prospects tels que la Suisse et la Finlande, les calendriers respectifs permettraient des livraisons au standard F4. En effet, la décision helvète est attendue au plus tard en 2022, 2021 pour la Finlande. L'avionneur s'engageant en général à débuter les livraisons trois ans après la signature de contrat, les fonctionnalités du F4 seront déjà disponibles, en partie ou totalement. De quoi, pourquoi pas, peser dans la balance des négociations.

Les livraisons à la France vont être stoppées jusqu'en 2021, au profit des clients export, elles reprendront en 2022 et jusqu'en 2024, afin de livrer les 28 avions restants de la 4ème tranche. Une partie d'entre eux devraient donc bénéficier du standard F4 dès l'origine. La cinquième tranche, soit 30 avions, doit être commandée en 2023 et livrée à partir de 2027. Quant au rétrofit du reste de la flotte, il fera l'objet de futurs contrats de rénovation.
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