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Général Ferlet (DRM) : au Sahel, « la situation sécuritaire ne se dégrade pas »

Lor d’une rencontre avec l’Association des Journalistes de Défense (AJD), ce lundi 5 février, le général Jean-François Ferlet, directeur du renseignement militaire, a donné son évaluation sur la situation dans la bande sahélo-saharienne. « Si l’on regarde le nombre d’attaques, on ne peut pas parler de dégradation sécuritaire. Il y a un bruit de fond de harcèlements, mais qui existe depuis la fin de Serval (en 2013) et qui continue ». « La situation n’est pas satisfaisante, mais elle est contrôlée ».

« Le niveau de la menace est à la portée de nos partenaires (africains), s’ils voulaient », estime le DRM. « La balle est dans leur camp et il y a une grosse pression politique sur eux pour la mise en œuvre des accords de paix ». Mais ceux-ci « stagnent » reconnaît le DRM qui n’observe « pas vraiment de dynamique générale ». Le G5 ? « Il faut que ça marche, parce que ce n’est pas Barkhane qui va régler le problème ». Selon le DRM, le « point clé » est « le contrôle permanent des frontières », pas des opérations « one shot », après lesquelles les groupes terroristes reviennent. Le modèle mis en avant par le DRM est celui du contrôle de la frontière entre le Tchad et du Soudan, avec une coordination entre les deux pays et un « droit de poursuite de 100 kilomètres » sur le territoire du voisin.

Le problème essentiel, pour le DRM, est celui des trafics (armes, drogues, humains, etc.) : une « gangrène » dit-il, avec des « chefs de groupes » qui privilégient leur intérêt particulier sur l’intérêt général. Là encore, il faut leur « mettre la pression », avec des sanctions décidées par les Nations Unies qui les toucheraient au portefeuille. Toutefois, reconnaît le DRM, « nous ne pouvons pas nous attaquer au trafic de manière désordonnée, parce que cela déstabiliserait l’économie et que nous n’avons pas d’économie alternative à proposer ». « Nous nous attaquons aux trafics quand ils servent à financer le terrorisme » précise le DRM.

Interrogé sur le rôle de l’Algérie, le DRM a estimé qu’ « elle est un partenaire, jusqu’à preuve du contraire. On a besoin d’elle » car elle est « incontournable ». « Nous avons des contacts » a-t-il ajouté.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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FFCI : exercice amphibie Puma II à Abidjan

FFCI : exercice amphibie Puma II à Abidjan | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Du 3 au 5 octobre, les forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) et les équipages du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et du patrouilleur de haute-mer (PHM) Commandant Ducuing ont participé à l’exercice amphibie Puma II sur les rives de la lagune d’Abidjan.

Organisé en accord avec les autorités ivoiriennes, Puma II avait pour objectif principal d’entrainer les FFCI et les bâtiments de la Marine nationale déployés dans le cadre de la mission Corymbe à mener conjointement une opération amphibie. Les techniques de mises à terre depuis la mer ont également pu être travaillées pendant cette séquence d’exercices impliquant sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) à dominante infanterie ainsi qu’un état-major tactique, armés par le 43e bataillon d’infanterie de marine (43e BIMa).

Puma II a débuté par une phase d’acculturation des fantassins du 35e régiment d’infanterie, armant actuellement le 43e BIMa. Après avoir embarqué sur le Mistral, ces derniers se sont ainsi vus présenter les capacités d’assaut amphibie du BPC, puis ont assisté à un briefing sur les opérations amphibies et les spécificités de ce domaine d’action.

Etape indispensable avant toute action amphibie, la phase d’acculturation comportait également des instructions pratiques sur la batellerie du BPC. Supervisées par l’officier de pont et dispensées par les manœuvriers du Mistral, ces instructions ont permis de valider les capacités des pilotes du SGTIA à embarquer puis débarquer leurs engins des chalands de transport maritime (CTM). Ces manœuvres ont également été exécutées depuis un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR).

A l’issue de cette phase de qualification, le SGTIA a été projeté depuis le BPC, à l’autoposition dans la lagune, sur une plage préalablement reconnue par l’équipe de reconnaissance de plage de la flottille amphibie. Appuyée par un détachement de fusiliers-marins portugais participant à l’exercice dans le cadre de la coopération navale entre nos deux pays, cette dernière a ensuite guidé les CTM pour qu’ils puissent débarquer les fantassins et leur matériel, de jour puis de nuit.

Tout au long de cet exercice, les Gazelles du détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (DETALAT) des FFCI, se sont entrainées au vol en patrouille aux côtés de l’Alouette III embarquée sur le Mistral ainsi qu’à l’appontage sur le pont d’envol du bâtiment, jour et nuit.

Puma II a ainsi permis une mutualisation précieuse des savoir-faire techniques des deux armées dans le domaine de la projection de forces. Cette séquence de préparation opérationnelle a en outre offert l’occasion de mettre en œuvre la chaine de commandement et de contrôle de niveau opératif, susceptible d’être activée dans l’hypothèse d’une évacuation de ressortissants en Afrique centrale et de l’Ouest.

Soulignons enfin que trois officiers de la Marine nationale ivoirienne ont suivi cet exercice à bord du Mistral en qualité d’observateur, afin de découvrir les capacités de ce bâtiment avec lequel ils participeront dans quelques semaines à l’exercice « Grand African Nemo » en coopération avec les marines africaines de la région du Golfe de Guinée.

 

Créées le 1er janvier 2015, les forces françaises en côte d’Ivoire s’inscrivent dans la continuité de l’accord de partenariat de défense de 2012 qui scelle une proximité ancienne entre la France et la Côte d’Ivoire. Les 950 militaires engagés forment la réserve opérative pour l’AFCO et sont chargés d’appuyer et de soutenir les opérations dans la zone, mais aussi de mettre en œuvre un partenariat militaire opérationnel avec la République de Côte d’Ivoire et en coopération avec les forces partenaires de la région.
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Avion de combat du futur: Airbus veut un leadership sur le Scaf

Le patron d'Airbus Defence and Space, Dirk Hoke, a plaidé pour un « leadership » d'Airbus sur le système global qui gérera l'ensemble des éléments associés au Scaf, le projet franco-allemand d'avion de combat du futur, dans un entretien à LaTribune.fr.

Le système de combat aérien du futur (Scaf), lancé par Paris et Berlin en juillet 2017, est la pièce maîtresse de la stratégie franco-allemande pour assurer la souveraineté européenne en matière de défense.

Il s'agit d'un système complet associant, outre un avion de combat, un drone Moyenne altitude longue endurance (Male), un système de commandement et d'observation aéroporté, des systèmes au sol, ou encore des patrouilles maritimes, à l'horizon 2040.

Les deux capitales ont convenu que l'avion serait développé sous leadership Dassault, tandis que le drone Male le serait avec leadership Airbus.

« Sur le futur avion de combat, nous sommes prêts à travailler avec Dassault, avec un leadership de ce dernier », a déclaré M. Hoke dans cet entretien publié jeudi.

« Il faut poursuivre dans l'ambition et la construction du projet jusqu'au Scaf dans sa globalité, car c'est plus qu'un avion », a-t-il poursuivi.

Pour le système global, « nous pensons que cela serait bien pour le développement du projet et son équilibre qu'Airbus prenne le leadership », a-t-il indiqué.

Pour autant, « avoir le leadership ne signifie pas qu'Airbus va faire tout, tout seul », a-t-il assuré.

Selon M. Hoke, aucun contrat n'a encore été signé. « Nous sommes en train de préparer la définition de l'EuroMale. Nous voulons commencer la phase de développement au plus tard au troisième trimestre 2019, puis lancer la phase de production et l'entrée en service », a-t-il dit.

Selon lui, Airbus travaille déjà avec les grands partenaires français et allemands autour de ce projet, Thales, Hensoldt, MBDA.
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Préparation de la production du T-X

Préparation de la production du T-X | DEFENSE NEWS | Scoop.it
l n’y pas de temps à perdre, l’avionneur suédois Saab a reçu une commande de Boeing pour la phase de développement de l'ingénierie et de la fabrication (EMD) de l'avion de formation au pilotage avancé T-X. La valeur de cette commande est d'environ 117,6 millions de dollars. La commande durera jusqu'en 2022.

Rappel :

Saab et Boeing ont été choisis par l’armée de l’air américaine le 27 septembre pour le programme T-X, une nouvelle ère pour le partenariat entre Saab et Boeing. Le programme T-X est divisé en plusieurs phases. Cette commande concerne la première phase, EMD, dans laquelle Saab et Boeing industrialisent l'avion T-X avec le client. EMD comprend les tests, la certification des vols militaires américains et la livraison de cinq jets. La phase EMD sera suivie d’une phase de production en série.

«Cette commande est un pas en avant passionnant vers une nouvelle ère en ce qui concerne les jets d'entraînement. Il jette les bases de notre travail commun pendant de nombreuses années. Nous sommes impatients de faire ces prochaines étapes avec Boeing », a déclaré Håkan Buskhe, président et chef de la direction de Saab.

Saab et Boeing ont développé l'avion T-X ensemble. Saab est un partenaire de partage des risques avec Boeing dans le développement. Boeing est le principal contractant désigné pour l’acquisition du système de formation de pilote avancée par l’armée de l’air américaine. Saab sert le marché mondial avec des produits, des services et des solutions de pointe dans les domaines de la défense militaire et de la sécurité civile.

Programme TX :

Le programme TX prévoit en effet, de remplacer la flotte vieille de 45 ans soit près de 350 appareils écoles T-38 « Talon ». Boeing sera le maître d'œuvre et Saab AB le partenaire principal pour couvrir des domaines tels que la conception, le développement, la production, le soutien, les ventes et le marketing.

Le TX de Boeing/Saab :

Le TX de Boeing / Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le TX dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le Boeing TX est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab TX est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles.
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La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle pourrait mettre l'accent sur la défense de la liberté de navigation

La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle pourrait mettre l'accent sur la défense de la liberté de navigation | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Avant d’être immobilisé pour son chantier de modernisation à mi-vie, le porte-avions Charles de Gaulle s’était surtout concentré sur les opérations menées contre l’État islamique (EI ou Daesh) au Levant. Alors qu’il est en phase de remontée en puissance, pour son prochain déploiement, le navire amiral de la Marine nationale devrait retrouver les eaux de l’océan Indien, qu’il a régulièrement fréquentées entre 2001 et 2015.

Mais il se pourrait que la mission du groupe aéronaval ne se limite pas à l’océan Indien. Dans un entretien donné au quotidien La Provence, et à la question de savoir si le retour du porte-avions Charles de Gaulle constituera un « élément de réponse » aux ambitions maritimes chinoises, Florence Parly, la ministre des Armées a répondu que la France « a toujours été en première ligne pour défendre un droit imprescriptible qui est la liberté de navigation dans les eaux internationales, comme c’est le cas en ce moment en mer de Chine méridionale ». Et d’ajouter : « Nous manifesterons notre liberté d’agir et de naviguer dans ces eaux. »

Pour rappel, et malgré les prétentions de ses voisins, Pékin revendique sa souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, carrefour essentiel des routes maritimes commerciales et dont les fonds seraient riches en hydrocarbures. Pour cela, les autorités chinoises pratiquent la politique du fait accompli en militarisant les récifs des archipels Spratleys et Paracels, en y installant des capacités de déni et d’interdiction d’accès [A2/AD].

« Le fait que le Charles de Gaulle retrouve bientôt la mer avec ses pleines capacités opérationnelles, va redonner à notre groupe aéronaval une puissance de projection et en renforcer la dimension politique. Il est d’ailleurs prévu qu’il se rende dans l’océan Indien en 2019 », a ensuite affirmé Mme Parly. Faut-il en déduire, d’après les précédents propos de la ministre, que le groupe aéronaval ira ensuite montrer le pavillon français en mer de Chine méridionale?

En tout cas, une telle mission s’inscrirait dans le droit fil des propos tenus par le président Macron lors de son déplacement, en avril dernier, en Australie. En effet, il avait affirmé vouloir « construire un axe indo-Pacifique » pour « faire respecter la liberté de navigation et de circulation aérienne » face aux risques « d’hégémonie » de la Chine, dont l’influence ne cesse s’accentuer dans la région Indo-Pacifique.

D’où, d’ailleurs, la mission « Pégase », qui conduite cet été par l’armée de l’Air avec 3 Rafale, 1 A400M, 1 A310 et 1 avion ravitailleur, a consisté à participer à l’exercice australien Pitch Black et visiter plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, dont l’Indonésie, la Malaisie et le Vietnam [qui ont des différends territoriaux avec la Chine, ndlr].

Pour rappel, la France est aussi une puissance de la région Indo-Pacifique avec ses territoires d’outre-Mer et leurs 9 millions de km de zone économique exclusive. En 2014, un rapport du Sénat avait insisté sur le fait que la Marine nationale devait y assurer une « présence régulière et visible ». Plus tôt, un document de la Direction des affaires stratégiques [devenue depuis la « Direction générale des relations internationales et de la stratégie » – DGRIS], avait estimé que « nous devions [y] être en mesure de surveiller, de prévenir et d’agir militairement face à une menace qui porterait atteinte à l’intégrité de notre sécurité. » D’où le possible envoi de « 42.000 tonnes de diplomatie »…
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L'Europe de demain vue par la Défense britannique

L'Europe de demain vue par la Défense britannique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère britannique de la Défense vient de publier la sixième édition d’une « brique » de 270 pages intitulée « Global Strategic Trends. The Future Starts Today ». Les tendances stratégiques globales décrivent un contexte stratégique pour la défense et la sécurité à partir du milieu du 20e siècle. Ce contexte donne lieu à une vision globale de l’avenir découlant de recherches menées par le Centre de développement, de concepts et de doctrine (DCDC).

Selon les analystes du DCDC, nous sommes à un point d’inflexion car si de nombreuses tendances futures sont familières (stress environnemental et évolution démographique, accélération du changement technologique, importance croissante de l’information, renforcement du pouvoir humain et transitions nationales et internationales dans les domaines économique, politique et militaire), l’accélération sans précédent de la vitesse du changement génère des interactions toujours plus complexes entre ces tendances. Là, on se trouve devant de nombreuses et parfois inquiétantes inconnues. Leur effet cumulatif représente un défi stratégique qui nécessite une réponse stratégique. Seule une capacité accrue d’innovation et d’adaptation permanentes nous permettra de les résoudre. Et encore…



Comme l’écrivent pertinemment les rédacteurs du DCDC, il s’agit de créer, inventer, concevoir, introduire de nouveaux processus, de nouvelles façons de penser, de nouvelles formes de leadership (là, il y a un fameux travail à réaliser !) et de gestion permettant d’adopter de nouvelles idées, d’exploiter et d’intégrer de nouvelles technologies, transformant notre système actuel en un système en permanence innovant, adaptable, réactif et proactif. Nous devons explorer de nouveaux moyens de trouver des solutions rapides et pertinentes aux menaces futures et imprévisibles, être prêts à exploiter des opportunités éphémères. Cela implique de changer notre façon de penser, d’agir et d’acquérir du matériel, d’exercer le commandement, de diriger. L’ampleur du défi multiforme est celle d’un changement complet de paradigme dans la nature du conflit. D’où la seconde partie du titre donné au document utilisé en référence : l’avenir commence aujourd’hui.



Intéressons-nous à l’un des chapitres, en l’occurrence celui consacré à notre bonne vieille Europe. Celle-ci n’est certes pas en déclin généralisé mais il est évident, depuis longtemps, que sa que sa puissance historique décline depuis 1945. Jusqu’où ? Qualificatif intéressant donné par le DCDC, cette puissance se maintiendra, considérable, mais « douce » – entendez moins agressive que celle des Etats-Unis ou de la Chine, par exemple – et en dépit d’une part encore décroissante dans l’économie mondiale. Soulignons au passage que, en Europe du moins, le nombre d’acteurs politiques qui contestent la pertinence du modèle économique de croissance est en constante augmentation, vu les dégâts causés par l’économie de marché et les inégalités croissantes qui en résultent. La croissance de la productivité devrait rester faible et le chômage pourrait augmenter, ce que les « experts » européens de toutes obédiences confirment.



Néanmoins, à condition d’adapter certains modes de fonctionnement, les Européens devraient rester relativement riches par rapport aux habitants de la plupart des autres régions du monde, les pays émergents ne cessant… d’émerger dans un chaos économique et géopolitique préoccupant. Adeptes de la méthode Coué de tous pays, unissez-vous ! D’ailleurs, comme l’aurait dit Monsieur Jourdain, le voisinage de l’Europe devrait rester difficile, alors que le Moyen-Orient et l’Afrique connaîtront une croissance démographique rapide et une instabilité qui contraindra la migration vers l’Europe. L’attitude ferme de pays comme la Hongrie deviendra sans doute intenable : on n’arrête pas un tsunami avec des clôtures… Et tant qu’un homme fort comme Vladimir Poutine sera aux commandes, directement ou via des hommes de paille, les relations de l’Union européenne avec la Russie devraient également rester difficiles.



L’impact de ces facteurs ne sera pas uniforme dans les vingt-sept pays de l’Union européenne (plus vingt-huit : faisons semblant que le Brexit aura bien lieu en 019) ; le sud et l’est de l’Europe seront plus durement touchées par la faible croissance économique, le changement climatique et le vieillissement de la population. Un clivage entre l’Europe du nord et de l’ouest, plus riche, plus compétitive et au climat plus tempéré, et les plus pauvres du sud et de l’est menace déjà la cohésion européenne. Les problèmes engendrés par la gestion des flux migratoires et le budget italien n’en sont que des indices. En outre, la plupart des gouvernements seront confrontés au vieillissement de la population et à la demande croissante de dépenses supplémentaires en matière d’aide sociale.



Les climatologues le crient depuis longtemps tous azimuts : le changement climatique aura des conséquences profondes dans tous les pays européens, sud en tête. Les projections climatiques font apparaître une nette augmentation des températures extrêmes, des sécheresses et des épisodes de fortes précipitations, avec un accroissement des inondations graves comme celles auxquelles on assiste de plus en plus souvent ces dernières années (demandez l’impact aux assureurs !). Des changements dans la répartition et la configuration saisonnière de certaines infections et le risque accru de nouvelles maladies infectieuses sont plausibles. L’Europe méridionale est particulièrement vulnérable au changement climatique, de nombreux secteurs pouvant en souffrir mais d’autres en bénéficier. Se posera le problème de l’approvisionnement en eau, surtout dans le sud.



Venons-en à un sujet qui intéresse plus précisément Forces Operations : le pétrole brut dominera encore un bon moment les importations d’énergie de l’UE avec une part de 69% en 2017, suivi du gaz naturel avec 20%. En 2017, la Russie était le plus gros fournisseur de pétrole et de gaz de l’UE, devant la Norvège. Si la dépendance énergétique persiste comme prévu, l’Europe importera 93% de son pétrole et 83% de son gaz en 2030, principalement en provenance de Russie et de Norvège, ainsi que du Moyen-Orient. L’UE et la Russie ont une relation énergétique interdépendante qui devrait perdurer au cours des vingt à trente prochaines années : l’Europe a besoin de l’énergie russe et la Russie a besoin de l’argent européen. Le maintien du rythme actuel de développement des énergies renouvelables dans l’ensemble de l’Europe permettrait à l’UE d’atteindre son objectif de générer au moins 27% de sa consommation finale brute d’énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030. Mais bon, il est devenu un lieu commun que d’en appeler au développement des énergies renouvelables – dont la géothermie est stupidement ignorée ou presque, alors qu’elle est la seule qui soit stable tout au long de l’année – et les industries de défense n’y recourent encore que très marginalement. Idem pour nos forces armées. Une réelle tendance inverse aurait de quoi réjouir quelque 520 millions d’Européens !
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À force de réduire ses dépenses militaires, l'Afrique du Sud aura-t-elle encore des forces armées?

À force de réduire ses dépenses militaires, l'Afrique du Sud aura-t-elle encore des forces armées? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Durant son histoire, et en raison de ses liens avec le Commonwealth, l’Afrique du Sud participa aux deux guerres mondiales, puis, à partir des années 1960/1970, mena des interventions dans son proche environnement pour contenir l’influence soviétique, comme ce fut le cas en Angola. En janvier 1988, son armée fut même engagée dans la bataille de Cuita Cuanavala, aux côtés des combattants de l’UNITA [União Nacional para a Independência Total de Angola] contre les forces angolaises, elles-mêmes appuyés par 5.000 soldats cubains.

À la fin des années 1980, les forces armées sud-africaines disposaient d’un budget équivalent presqu’à 10% du PIB. Et de telles ressources lui permirent d’envisager de se doter de l’arme nucléaire. Les bouleversements politiques, avec notamment la fin du régime de l’arpeithed et l’émergence de nouveaux équilibres régionaux (fin des guerres civiles en Angola et au Mozambique), changèrent la donne, même si des moyens relativement conséquents continuèrent de leur être alloués, ce qui leur permit, par exemple, de commander, en 1999, 26 avions de combat Gripen (livrés 2008) ou encore de participer à des missions de maintien de la paix dans le cadre des Nations unies.

Seulement, et, comme le souligne une note du Trésor, malgré de « nombreux atouts » (ressources naturelles abondantes, forte insertion dans le commerce mondial, infrastructures performantes, sophistication financière, etc), l’Afrique du Sud connaît une situation économique difficile, sur fond d’inégalités sociales encore « très marquées » et un taux de chômage de 26,7%.

Résultat : pour équilibrer les finances publiques et trouver des marges de manoeuvre budgétaires, les forces sud-africaines sont mises à contribution plus souvent qu’à leur tour. Ce qu’a dénoncé le général Lindile Yam, le chef d’état-major de la South African Army, qui est très remonté contre l’intention du gouvernement de tailler à nouveau dans les dépenses militaires.

« Ces coupes budgétaires ont des conséquences négatives sur les efforts faits pour mener des opérations », a ainsi prévenu le général Yam, en s’écartant du discours qu’il avait prévu de tenir devant la presse, le 18 octobre. « Nous sommes tombés à moins de 1% et peut-être allons-nous vers 0%, je ne sais pas », a-t-il continué, avant d’accuser les responsables politiques de son pays de « jouer un jeu dangereux ». Et d’insister : « Un danger arrive, que personne ici ne semble voir. »

« Avec 1,9% [du PIB], nous pourrions continuer et dire que nous allons conserver une certaine crédibilité », a continué le général Yam. En cas de guerre, a-t-il poursuivi, « nous ne resterons jamais les bras croisés, même si nous devons marcher à pied. […] Nous irions mais nous saignerons et vous devez le savoir », a-t-il encore fait valoir, après avoir appelé les Sud-Africains à se rendre compte dans quel état ils ont mis « leur armée », laquelle doit avoir les moyens de ses missions, qui sont le contrôle des frontière (afin d’empêcher, notamment, la contrebande qui sape l’économie du pays) et la protection des lignes de communication ainsi que des routes commerciales. Si ces dernières ne sont pas sécurisées, l’Afrique du Sud « ne saurait être stable et pourrait se retrouver dans une situation où un citoyen paierait 150 rands (10 euros) une miche de pain », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, ce dernier a aussi évoqué la menace terroriste en évoquant le Mozambique voisin, où, dans la province du Cabo Delgado, sévit le groupe Ahlu Sunnah Wa-Jamma qui, récemment créé, appartient à la mouvance jihadiste. Cette année, il aurait commis au moins une vingtaine d’attaques

« Regardez ce qui se passe chez notre voisin. Des terroristes […] décapitant les gens. Si c’est au Mozambique, c’est ici », a estimé le général Yam.

Enfin, des questions se posent désormais sur la capacité de l’armée sud-africaine à participer aux opérations des Nations unies. En tant que puissance régionale, l’Afrique du Sud a engagé des contingents relativement importants, ces dernières années, dans de telles missions, que ce soit en République démocratique du Congo ou encore au Darfour. « Mais nous n’avons pas les moyens de faire cela maintenant », a prévenu le général Yam.

Cela étant, les propos tenus par le chef de la South African Army ne sont pas surprenants. En 2014, un bilan stratégique mettait déjà en garde contre les conséquences des coupes budgétaires drastiques imposées aux forces armées. Ce rapport prônait à l’époque de doubler les dépenses militaires d’ici 2030 afin de permettre à l’Afrique du Sud, qui dispose par ailleurs d’une industrie de l’armement assez dynamique, de tenir son rang. Une recommandation tombée dans les oubliettes…
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Les Armées vont distribuer 20.000 "kits" pour aider psychologiquement les enfants des militaires partis en mission

Les Armées vont distribuer 20.000 "kits" pour aider psychologiquement les enfants des militaires partis en mission | DEFENSE NEWS | Scoop.it
À l’occasion d’une visite au Régiment d’Infanterie Chars de Marine [RICM] à Poitiers, la ministre des Armées, Florence Parly, a fait le point sur l’exécution du « Plan Famille », qu’elle a lancé en octobre 2017 afin d’améliorer le quotidien des militaires et de leurs familles. Ainsi, 80% des mesures annoncées à cette époque ont été appliquées (ou sont en passe de l’être).

Pour rappel, ce « Plan Famille », doté de 530 millions d’euros, vise à répondre à six enjeux, dont la prise en compte des absences pour raisons opérationnelles, l’intégration des familles au sein de la communauté de défense, l’amélioration du logement et des conditions d’hébergement, la mobilité et l’accès à l’accompagnement social.

Au quartier « Le Puloch », Mme Parly a souligné que des « idées nouvelles » pouvaient « émerger et se greffer au Plan Famille ». Et d’annoncer qu’une convention va être signée avec la SNCF pour que les familles puissent bénéficier, au 1er janvier 2019, de « 30% de réduction sur tous les trains à réservation, même en l’absence du militaire. » Cest une « avancée très concrète », a-t-elle souligné.

Actuellement, la caete « famille de militaire » de la SNCF, qui est une offre commerciale, permet au militaire de cumuler sa réduction de 75% (quart de place) avec une réduction de 50 ou 25% pour son conjoint et ses enfants à charge. Pour obtenir le bénéfice de cette remise, la famille doit obligatoirement voyager avec le militaire.

Cependant, il existe également une carte « famille de militaire temporaire » qui, explique la SCNF, « permet aux ayants droit d’obtenir des réductions identiques à celle de la carte famille » mais à la condition que le militaire titulaire de cette dernière soit « au moins soixante jours consécutifs pour des raisons opérationnelles (ou de service), attestées par une note de désignation ou un message officiel. »

Une autre initiative évoquée par la ministre est le « kit enfant-mission », qui sera édité à 20.000 exemplaires (et Mme Parly a remis les premiers au RICM).

« Quand un enfant se retrouve sans son père ou sa mère, parti en mission, il ne comprend pas toujours. Il a parfois du mal à appréhender et à vivre cette séparation. Ce petit kit […], c’est un lien maintenu entre un parent et son enfant. C’est un supplément d’âme pour nos militaires, pour nos enfants, pour nos familles », a expliqué la ministre.

L’objectif du « kit enfant-mission », imaginé par deux épouses de militaires, en liaison avec la la sous-direction de l’action sociale, est « d’aider les familles à gérer plus facilement l’absence du conjoint déployé, quelle que soit l’opération », explique le ministère des Armées. « Il est générique, adapté à tous types de familles et à chaque armée. Il permet aux enfants d’appréhender le mieux possible l’absence d’un parent », ajoute-t-il.

Ces 20.000 kits, dont la conception a été financée par des mutuelles « soucieuses de s’impliquer dans le plan d’accompagnement des familles », seront ditribués selon une « répartition établies par l’État-major des armées. »
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170 conteneurs de munitions US déchargés à Rouen, une première en 50 ans

170 conteneurs de munitions US déchargés à Rouen, une première en 50 ans | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le terminal de Radicatel, près de Rouen, a été le théâtre d'une opération logistique inédite depuis 50 ans, selon le 21e Theater Sustainment Command.

177 EVP (équivalent 20 pieds) de munitions y ont été déchargés entre le 10 et le 13 octobre. Ces conteneurs ont été chargés sur des wagons qui ont pris la route de l'Allemagne.

Ces 170 conteneurs ont été acheminés par le navire Mohawk. Ils font partie d'un chargement de 570 EVP de munitions destinés aux forces US en Europe et qui ont été déchargés dans plusieurs ports ouest-européens.

Selon le Major Aaron Hiatt, du 838e Transportation Battalion de la 598e Transportation Brigade, "ce type d'opérations sert à démontrer que nous pouvons utiliser des ports français si besoin pour efectuer un déploiement d'envergure sur le théâtre européen".

L'US Army et le Military Surface Deployment and Distribution Command, ont déjà effectué de tels tests dans plusieurs ports dont Anvers en Belgique. Voir mon post du 24 mai ici.

Coût de l'opération: 1,34 million de dollars. D'autres chargements pourraient transiter par Radicatel puisque la Period of Performance va du 1er septembre 2019 au 31 août 2019.
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Budget 2018 : les Armées devront trouver de quoi financer les OPEX et obtenir le dégel de 357 millions d'euros

Budget 2018 : les Armées devront trouver de quoi financer les OPEX et obtenir le dégel de 357 millions d'euros | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le budget du ministère des Armées, qui s’élève à 34,2 milliards d’euros en 2018, prévoit une enveloppe de 650 millions pour financer le surcoût des opérations extérieures [OPEX] et une autre de 100 millions pour les missions intérieures [MISSINT].

Seulement, selon les estimations données cet été par le chef d’état-major des Armées [CEMA], le général François Lecointre, ces montants seront évidemment insuffisants pour couvrir le montant total des dépenses liés aux OPEX et aux MISSINT, lesquelles devraient atteindre 1,364 millions d’euros. Reste donc au ministère des Armées à trouver 575 millions, 39 millions devant être apportés un remboursement des Nations unies.

Normalement, cette somme à trouver fera l’objet d’un collectif budgétaire d’ici la fin de cette année, la règle étant qu’elle devra être acquittée via un financement interministériel, conformément à l’article 4 de la Loi de programmation militaire 2014-2019, lequel précise que « la participation de la mission ‘Défense’ […] ne peut excéder la proportion qu’elle représente dans le budget général de l’État. »

Or, cette question préoccupe Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, qui s’en est ouvert auprès de la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une audition menée dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2018.

« Comment sera financé le surcoût de 600 millions des opérations extérieures (OPEX) en 2018? À combien se montera la part prise par votre ministère? Il ne faudrait pas que les OPEX de cette année grignotent les bénéfices de la LPM », a en effet demandé M. Cambon à la ministre.

Un autre sujet de préoccupation est le dégel des crédits du ministère des Armées mis en réserve en début de gestion au titre de la réserve budgétaire. L’an passé, il était question d’obtenir le dégel de 700 millions… Lequel fut finalement obtenu qu’à la toute fin décembre 2017, alors que les parlementaires intéressés par les affaires militaires s’impatientaient. À l’époque, la commission présidée par M. Cambon s’étaient abstenue de voter le budget 2018 de la mission « Défense », pourtant annoncé en hausse de 1,8 milliard, en signe de mauvaise humeur face à ce blocage.

Selon le Délégué général pour l’armement [DGA], Joël Barre, le montant des crédits gelés est de 357 millions d’euros. Reste maintenant à voir quand ils pourront être consommés. A priori, l’on ne devrait pas revivre le même feuilleton que l’année dernière. Du moins en théorie car M. Barre a pris des dispostions dans le cas où ces crédits ne seraient pas débloqués.

« Le report de charge du programme 146 [Équipement des Forces, ndlr] à la fin de 2018 est estimé à 2,1 milliards d’euros. Pour ce qui est de la réserve de précaution, nous avons cette année, contrairement aux années précédentes, non seulement gelé les paiements, mais aussi les engagements. Si une partie de cette réserve venait à n’être pas levée, il n’y aurait donc pas d’impact sur le report de charges, mais les besoins correspondants devront être reportés sur les annuités ultérieures », a expliqué le DGA.

Au Sénat, le président Cambon a demandé à Mme Parly si elle pouvait « les crédits mis en réserve allaient bien dégelés au 1er décembre ». Et d’ajouter : « Nous savons que nous pouvons compter sur votre opiniâtreté et votre expérience acquise au sein du ministère du budget pour obtenir satisfaction. »

Cela étant, le sénateur n’a pas obtenu les réponses qu’il souhaitait. « Il est encore trop tôt pour vous dire comment l’exécution du budget 2018 pour les OPEX sera bouclée, mais nous y travaillons », a répondu Mme Parly. Quant au déblocage des crédits gelés, la ministre ne l’a pas évoqué.

« Mon ministère disposera de 35,9 milliards en 2019, soit 1,82 % du PIB. Par rapport à 2018, l’effort se monte à 1,7 milliard, soit 5 % de plus. Nous en sommes donc à l’an II du renouveau, parce qu’en 2018 nous avions budgété 1,8 milliard supplémentaire par rapport au budget 2017. Les armées disposeront donc de 4 milliards de plus qu’en 2016 : en peu d’années, un effort considérable a donc déjà été consenti et il va être poursuivi, conformément aux engagements de la LPM », a cependant fait valoir Mme Parly.
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Le Kosovo va se doter de sa propre armée

Le Kosovo va se doter de sa propre armée | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Récemment, il a beaucoup été question de négociations menées par le Kosovo et la Serbie au sujet d’un éventuel échange de territoires afin de fixer définitivement leur frontière commune.

Si elle n’a pas manqué d’inquiéter les Européens, pour qui ce serait ouvrir la « boîte de Pandore » des revendications sur base ethnique, comme l’a souligné Karin Kneissl, la ministre autrichienne des Affaires étrangères, cette perspective a aussi été perçue comme un moyen de normaliser enfin les relations entre Belgrade et Pristina, lesquelles demeurent toujours difficiles, comme en témoigne la décision de l’ancienne province serbe de se doter de sa propre force armée.

En effet, le 18 octobre, le Parlement du Kosovar a adopté, en première lecture, un projet de loi visant à transformer la Force de sécurité du Kosovo [KSF] en une armée nationale, forte de 5.000 soldats d’active et de 3.000 réservistes. Or, cette mesure, pourtant annoncée dès 2014, est vigoureusement contestée par la minorité serbe (qui ne peut compter que sur une poignée de députés) et la Serbie.

Actuellement, la protection du Kosovo, qui a proclamé son indépendance en février 2008 [ce que plusieurs pays refusent toujours de reconnaître, ndlr], est assurée depuis 1999 par la KFOR, une force sous commandement de l’Otan. Et cela, conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies.

La KSF, formée en 2009 en remplacement du Corps de Protection du Kosovo (TMK), est légèrement armée. Multiéthnique, ses missions concernent essentiellement la protection civile et la gestion de crise.

À plusieurs reprises, l’Otan a mis en garde Pristina contre son projet de se doter d’une armée nationale, sauf en cas de modification de la Contitution kosovare (ce qui implique l’approbation des députés de la minorité serbe). Mais visiblement, cela n’a eu aucun effet…

Reste que la réaction a été immédiate à Belgrade. Ainsi, pour le ministre serbe de la Défense, Aleksandar Vulin, l’institution d’une armée nationale au Kosovo constituerait une « menace pour la paix » et viserait « la Serbie et les Serbes. » Et d’ajouter : « Il ne saurait y avoir une autre force armée au Kosovo que la KFOR aussi longtemps que la résolution 1244 du Conseil de Sécurité de l’ONU est en place. »
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Soldes : Successeur du système LOUVOIS, le logiciel Source Solde n'est pas encore fiable à 100%

Soldes : Successeur du système LOUVOIS, le logiciel Source Solde n'est pas encore fiable à 100% | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Normalement, le logiciel Source Solde, dont la réalisation a été confié à Sopra-Steria dans le cadre d’un programme conduit par la Direction générale de l’armement [DGA], aurait dû être mis en service en 2017 et ainsi remplacer le système LOUVOIS [Logiciel unique à vocation interarmées de la solde], dont les innombrables dysfonctionnements ont défrayé la chronique tout en plongeant les militaires et leurs familles dans de grandes difficultés financières.

Or, Source Solde se fait toujours attendre… Et comme l’a rappelé Florence Parly, la ministre des Armées, devant les sénateurs, « le fonctionnement de LOUVOIS ne sera jamais stabilisé ni parfaitement satisfaisant ». Et cela alors que le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu a été confirmé pour janvier 2019, malgré une note de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui a fait état de 750.000 erreurs informatiques constatées lors d’une phase de tests réalisée entre août 2017 et juin 2018.

« Nous consacrons tous nos efforts » à Source Solde. Nous avons en outre énormément investi pour maîtriser et compenser les difficultés dramatiques engendrées par les failles du logiciel actuel. À présent, la paye des militaires est assurée à 99,9% dans des conditions normales, mais c’est au prix d’un investissement humain considérable et permanent pour corriger ces dysfonctionnements. La solution n’est pas pérenne, il faut pouvoir remplacer dès que possible le système actuel par un nouveau logiciel », a fait valoir Mme Parly.

Seulement, Source Solde a pris du retard. Et nul ne sait quand il pourra entrer en service. Lors d’une audition du groupe de liaison du Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM), Jean-Jacques Bridey, le président de la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, a indiqué le successeur de LOUVOIS n’est pas encore « 100% sûr » et que, par conséquent, les tests continuent avant de décider de « basculer » vers ce nouveau système.

« L’avenir, c’est Source Solde. On est confiant mais aussi conscient que, à l’origine, Source Solde était le module ‘solde’ du grand système d’information des ressources humaines [du ministère des Armées] qui devait s’appeler ‘Source’, qui a été abandonné. Donc c’est un module orphelin aujourd’hui. […] On espère fermement que Source Solde sera la solution parce que, sinon, les autres armées vont être embêtées » étant donné que » le logiciel GDS de l’armée de l’Air est maintenu en service sous perfusion puisqu’il commence à dater. Et donc le décalage dans le temps est effectivement préoccupant », a commenté un commandant du groupe de liaison du CSFM.

Pour rappel, en raison des dysfonctionnements du système Louvois pour le paiement des soldes dues aux militaires de l’armée de Terre, de la Marine nationale et du Service de santé des Armées, le chef d’état-major de l’armée de l’Air, qui était à l’époque le général Jean-Paul Paloméros, avait décidé de conserver le logiciel GDS, qui a donc fait son temps.

Il avait déjà été question des soucis de fiabilité du logiciel Source Solde en mars dernier. Le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Christophe Prazuck, les avait évoqués devant les députés, à l’occasion de son audition dans le cadre du projet de Loi de programmation militaire 2019-25.

« Il est hors de question de prendre le moindre risque et nous procédons donc à des vérifications et contre-vérifications de tout ce système, du calculateur lui-même et de son lien avec les autres systèmes d’information ressources humaines du ministère, avec les réseaux de données. C’est un ensemble beaucoup plus large qu’un simple calculateur », avait explique le CEMM à l’époque.

Un autre sujet d’inquiétude porte sur le réforme de la rémunération des militaires, laquelle fera notamment le tri dans le maquis des 174 primes différentes encore en vigueur au sein du ministère des Armées. Source Solde est « conçu et construit de façon à pouvoir évoluer » et cette « refonte complète du système indemnitaire constituerait [pour lui] une évolution majeure, une sorte de ‘projet après le projet' », avait relevé Mme l’ingénieur général de l’armement [IGA] Caroline Gervais, responsable de ce programme, lors d’une audition tenue en décembre 2017. Toutefois, avait-elle assuré, le « système est conçu pour le permettre. »
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Le Délégué général pour l'armement défend la procédure d'achat des futurs fusils de précision de l'armée de Terre

Le Délégué général pour l'armement défend la procédure d'achat des futurs fusils de précision de l'armée de Terre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lors de la rentrée 2018, il aura été beaucoup question de l’appel d’offres lancé en août par la Direction générale de l’armement [DGA] afin d’acquérir 2.600 Fusils de précision semi-automatique [FPSA] de 7,62 mm pour remplacer les fusils FRF2 de l’armée de Terre.

Une telle procédure ne suscite habituellement pas de commentaires, comme celle concernant les futurs patrouilleurs hauturiers « outre-Mer » de la Marine nationale. Sauf que pour le marché FPSA, la DGA a été accusée par certains médias d’avoir fixé des conditions trop élevées pour permettre à des industriels français – en l’occurrence l’armurier Verney-Carron – de défendre ses chances dans cet appel d’offres. Appel d’offres qui ne concerne pas seulement la livraison d’armes mais également 1.800 lunettes à intensification de lumière, 1.000 dispositifs d’imagerie thermique et 6,3 millions de munitions 7,62 x 51 mm perforantes et de précision.

Certains n’ont pas fait dans la nuance, allant même jusqu’à affirmer que le ministère des Armées « désarmait » les PME françaises alors qu’il a passé des marchés avec 26.000 d’entre elles… Et que de nombreuses autres participent, en tant que sous-traitants, à des programmes d’armement majeur.

Pour rappel, la DGA a fixé à 50 millions d’euros le montant minimum qu’un industriel (ou qu’un groupement d’intérêt économique) doit avoir atteint au cours du précédent exercice pour participer à l’appel d’offres relatif au Fusil de précision semi-automatique. Ce qui excluait de facto Verney-Carron. Toutefois, l’armurier français, connu pour sa riche expérience des armes de chasse, sera quand même en lice, avec son VCD-10, grâce à des partenariats noués avec Nammo [Nordic Ammunition Company] pour les munitions et l’allemand Hensoldt pour la partie optique.

Lors de son passage devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, pour évoquer le projet de loi de finances 2019, le Délégué général pour l’armement, Joël Barre, a dû répondre à la polémique suscitée par les conditions imposées par la DGA pour l’appel d’offre FPSA, lesquelles ont été jugées « un peu surréalistes » par le député Patrice Verchère.

« Quand nous passons un appel d’offres comme celui que nous avons passé pour cette arme, nous devons, d’une part, respecter la réglementation qui s’impose à nous – qu’elle soit européenne ou qu’elle relève du code des marchés publics – et, d’autre part, nous assurer que les titulaires qui nous feront des offres ont une capacité suffisante pour répondre à nos besoins dans la durée », a répondu M. Barre.

« En termes d’assiette du chiffre d’affaires correspondant à cet appel d’offres, l’optique représente plus de 50 % du marché correspondant. Le fusil lui-même en représente à peu près un quart et les munitions, de l’ordre de 10 % », a-t-il ensuite enchaîné.

Aussi, a-t-il poursuivi, « telle ou telle société française qui voulait répondre à cet appel d’offres, si elle n’avait pas l’ensemble des capacités fusil et optique de précision, devait se présenter avec un partenaire. » C’est donc ce qu’a fait l’armurier Verney-Carron, qui ne pouvait donc prendre part seul à cette procédure étant donné qu’il n’est pas en mesure de proposer de lunettes à intensification de lumière, de systèmes d’imagerie thermique et de munitions.

« Je peux vous assurer que dès qu’une entreprise française est susceptible de postuler à un appel d’offres, nous faisons le maximum pour que les conditions le lui permettent, dans le respect des règles que nous devons respecter – sinon nous serions en contentieux permanent », a par ailleurs insisté Joël Barre.

Quant à la question d’une filière française de munitions de petit calibre, que l’ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, souhaitait recréer, le DGA a rappelé que la revue stratégique publiée en octobre 2017 avait cherché à distinguer ce qu’il fallait considérer comme devant être « souverain », « ouvert à la coopération à condition de conserver les compétences au cas où la coopération échouerait » ou bien encore « ce qui pouvait faire l’objet d’achats sur étagère parce que nous ne pouvons pas tout nous payer. »

« C’est un choix stratégique », a fait valoir M. Barre. « Si la filière de munitions petit calibre devient une priorité stratégique, il faudra savoir exactement quel coût elle représente et comment nous pourrons la financer dans le cadre d’une LPM qui a déjà été bouclée. […] Je comprends que cela touche une région plutôt qu’une autre, mais il faut bien faire des choix », a-t-il expliqué.
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Plan famille : bilan dans l’armée de Terre

Plan famille : bilan dans l’armée de Terre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un an après le lancement du Plan famille, Florence Parly, ministre des Armées, s’est rendue le 18 octobre dans l’armée de Terre en vue d’en réaliser le bilan et annoncer de nouvelles mesures. Elle a pu apprécier les résultats des actions menées dans une armée de Terre dont l’ambition est que ce plan soit une réussite et qu’il se traduise pour les familles par des actions visibles et concrètes.

La ministre s’est rendue ce jeudi au régiment d’infanterie-chars de marine (RCIM) ainsi qu’à l’école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA). Elle a tenu à revenir sur les projets mis en place dans le cadre du Plan qui se décompose en 12 grandes actions, déclinées en 46 mesures.

Au RICM, la ministre a ainsi rencontré le personnel militaire et civil du régiment ainsi que leurs familles. Florence Parly a ensuite présidé la cérémonie de remise de fourragère aux nouvelles recrues de l’unité, avant de se rendre à l’ENSOA pour participer à la remise des galons de sergent aux élèves de la 325e promotion. Les sous-officiers bénéficient en effet actuellement d’une attention particulière de la part de l’armée de Terre qui, ces derniers mois, s’est penchée sur l’attractivité et la fidélisation de cette catégorie (revalorisation indiciaire du jeune sergent, avancement…).
80 % des mesures annoncées réalisées ou presque intégralement réalisées

En un an, le ministère a rapidement mis en œuvre les mesures du Plan famille ; sur les 46 mesures annoncées, 80 % sont déjà réalisées ou sont en cours de réalisation. Pour l’année 2018, trois actions phares ont été lancées :

Le kit enfant, distribué aux familles afin de les aider à gérer l’absence d’un conjoint déployé. Les 20 000 kits commandés (dont 11 000 pour l’armée de Terre) sont destinés aux enfants (entre 3 et 11 ans) des militaires en projection.
Le portail « e-social », permettant au personnel du ministère et leurs familles de s’informer rapidement et d’effectuer les démarches en ligne (simulation de prêt…) ;
Le guide des blessés en vue d’aider le militaire blessé et sa famille dans leur parcours.

En 2019, de nouvelles mesures seront mises en place. Parmi elles, la carte famille SNCF, garantissant 30 à 50 % de réduction au conjoint et aux enfants de militaires, en l’absence du militaire.
Le réseau Terre « Plan famille »

Être militaire n’est pas un métier comme les autres et l’armée de Terre incorpore cette dimension dans ses réflexions sur la compensation des difficultés auxquelles le militaire et sa famille font face.

Comme l’affirme le chef d’état-major de l’armée de Terre, « pour un soldat, c’est la patrie qui fonde le service des armes, et c’est bien souvent la famille qui contribue à sa force morale et incarne au quotidien ce qu’il a mission de protéger. Ainsi, s’il est nécessaire de rendre hommage à l’engagement et à l’héroïsme de nos soldats, il est non moins juste de reconnaître et de soutenir leurs familles. »

Dans cette optique, l’armée de Terre a institué un réseau Terre « Plan famille » et mis en place depuis plusieurs mois une évaluation trimestrielle auprès des commandants de formation et des conjoints de militaires. La première mesure de l’effectivité des mesures sur le terrain a été réalisée en mai 2018 auprès de 104 formations et 1500 conjoints : elle révèle une satisfaction globale des commandants de formation (68%). La prochaine évaluation se déroulera avant la fin de l’année et permettra de cerner les évolutions de perception.

Ce bilan rentre d’ailleurs dans un plan global de souci de la condition du personnel de l’armée de Terre, à l’image du grand rapport de l’armée de Terre (GRAT) organisé au printemps 2018, à destination des conjoints de militaires ou encore l’enquête menée en 2017 auprès de cette même population.
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Tuer ou ne pas tuer... Le dilemme moral ignoré par les robots tueurs

Tuer ou ne pas tuer... Le dilemme moral ignoré par les robots tueurs | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'autonomie des robots tueurs permet non seulement de transformer la conduite des opérations militaires, mais également le paradigme même de la guerre. Par Eric Martel, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Le robot tueur est par essence beaucoup plus qu'une arme, puisqu'il est apte à choisir et décider de lui même de tirer sur une cible ennemie. Étant dépourvus de conscience, les robots tueurs ne peuvent être tenus pour responsables de leurs actes. Ils ne peuvent donc être jugés, ils doivent répondre à d'autres modes de régulation. L'autonomie des robots tueurs permet non seulement de transformer la conduite des opérations militaires, mais également le paradigme même de la guerre. Les conséquences sociales, voire morales de l'usage des robots tueurs sont donc loin d'être négligeables.

Ces questions doivent être mises en perspective dans le cadre d'un processus global d'automatisation de la guerre. Nous allons nous intéresser ici à un aspect crucial de l'arrivée des robots létaux autonomes : leur capacité à décider de leur propre chef de tirer et donc tuer des combattants ennemis.
La guerre : une activité très humaine

La guerre est essentiellement une activité régie par des règles et des conventions humaines résultant de normes culturelles et religieuses. Mais elle a également sa propre logique qui défie les conventions. Pour le grand théoricien militaire Clausewitz, elle est « un acte de violence [...] qui théoriquement n'a pas de limite ». Ce que les propos d'Eisenhower tendraient à confirmer :

« En ayant recours à la force, on ne savait pas où on allait [...] Plus on s'enfonçait profondément dans le conflit, moins il y avait de limites [...] sauf celles de la force elle-même. »

Pour résumer, l'on pourrait affirmer comme le général Sherman durant la Guerre de Sécession, avant de faire évacuer puis brûler la ville d'Atlanta, que « la guerre est l'enfer ».

Néanmoins, ces tendances sont contenues, et de façon paradoxale, par les militaires eux-mêmes qui, selon le philosophe Michael Walzer, sont désireux de distinguer « la tâche à laquelle ils consacrent leur vie d'une boucherie pure et simple » par le respect des conventions de la guerre.
Les conventions de la guerre

Les conventions de Genève couvrent deux aspects : le jus ad bellum, droit de déclencher et faire la guerre, et le jus in bello, droit dans la guerre, qui nous concerne particulièrement.

Ce dernier part d'un axiome fondateur : la distinction entre les combattants et les civils. Les premiers ont le droit de tuer en vertu du fait qu'ils peuvent eux-mêmes être tués ; les seconds doivent en être préservés. De cette distinction fondamentale découle quatre grands principes :

humanité ;
nécessité militaire ;
proportionnalité ;
discrimination.

Deux principes nous intéressent particulièrement. Le premier, le principe de proportionnalitéprescrit que s'il est admissible que des civils soient tués afin de détruire des objectifs ennemis d'importance, cela doit être fait dans une juste mesure.

Selon le journaliste Andrew Cockburn, l'armée américaine considérerait aujourd'hui en Afghanistan qu'un ratio de 30 civils tués pour chaque chef taliban abattu serait acceptable.

Le second, le principe de discrimination stipule qu'il faut veiller à clairement différencier les civils des combattants militaires.

Le respect de ces deux principes dépend fortement de l'intensité du conflit en cours. Ainsi au Vietnam, les commandants, déstabilisés par un ennemi fuyant, ordonnaient systématiquement le bombardement des villages d'où quelques coups de feu étaient tirés.
L'opposition aux robots tueurs

Elle se joue principalement sur les deux critères vus précédemment. En ce qui concerne le facteur de discrimination, l'on ne peut nier qu'il représente un point faible de ces machines : comment différencier, en effet, un soldat qui se rend d'un soldat en armes, ou d'un soldat blessé ?

Si, actuellement, les techniques de reconnaissance de forme sont aptes à distinguer des uniformes, elles font néanmoins, comme l'affirme le roboticien Noel Sharkey, des confusions grossières. Par contre, il est très difficile pour un robot d'identifier un soldat blessé, voire un soldat déposant les armes.

À cela s'ajoute le critère de proportionnalité : une machine peut-elle décider d'elle-même combien de civils pourraient être tués afin de détruire sa cible ?

Pour renforcer ces deux grands arguments, les opposants aux robots tueurs posent un principe d'humanité. Ils partent du principe que les humains ne sont pas rationnels puisqu'ils ont des émotions et se fient à leur intuition. Dans leur majorité, ils manifestent une certaine répulsion à l'idée de tuer leur prochain. C'est ainsi que des études effectuées après la Seconde Guerre mondiale ont montré qu'en moyenne seuls 18,75 % des soldats américains placés en situation d'engagement avaient usé de leur arme.

Cette très vive opposition embarrasse les militaires et explique leurs hésitations quant à l'usage de ces armes. Mais nombreux sont ceux qui, au sein de l'institution, pensent que des puissances comme la Chine ou la Russie n'auront certainement pas ces appréhensions morales et n'hésiteront pas à développer à l'avenir ce type d'armements.

L'arrivée des robots tueurs serait donc inéluctable et mériterait d'être anticipée.
Qui est responsable ?

En vertu de ce principe Ronald C. Arkin, un roboticien, propose de concevoir des machines agissant de façon plus éthique que ces sujets imparfaits que sont les combattants humains. Il considère que « confrontés à l'horreur du champ de bataille », les soldats voient leur capacité de jugement brouillée par les émotions et le stress du combat. Ils auraient donc tendance à commettre des atrocités. Les robots létaux autonomes seraient donc la solution permettant de garantir le respect des lois de la guerre.

Pour Grégoire Chamayou, le problème se situe à un autre niveau. Jusqu'à présent l'arme qui est une chose et le combattant qui est une personne, donc juridiquement responsable, ont toujours été séparés. Le robot létal autonome est lui un ensemble dans lequel l'arme et le combattant sont confondus : agent et instruments sont liés écartant toute possibilité de responsabilité juridique. Comment juger une machine ? Il voit ainsi une chose qui se met à faire usage d'elle-même.

La possibilité d'accorder le droit de tuer à des machines ne serait pas sans conséquence. Si l'on prend en compte qu'à la guerre, le droit de tuer est habituellement réservé aux combattants en vertu du fait qu'ils peuvent eux-mêmes être tués, considérer qu'ils peuvent être éliminés par une machine « équivaudrait à mettre l'homicide sur le même plan que la destruction d'une pure chose matérielle ».

Cette question n'est pas que militaire. Elle aura forcément des répercussions dans l'usage d'autres systèmes automatiques tels que les voitures autonomes. On le voit déjà avec les répercussions d'accidents mortels ayant impliqué ce type de véhicules : qui est responsable ?

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L'auteur publie le 18 octobre « Robots tueurs. La guerre déshumanisée, les robots et drones autonomes visent zéro mort ».

The Conversation _______

Par Eric Martel, Docteur en Sciences de Gestion/Chercheur associé au LIRSA, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation
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Le porte-avions Charles de Gaulle dans l'océan Indien en 2019 (Parly)

Le porte-avions Charles de Gaulle se rendra dans l'océan Indien en 2019, quand les travaux de rénovation du bâtiment engagés début 2017 seront achevés, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence Parly.

« Le fait que le Charles de Gaulle retrouve bientôt la mer avec ses pleines capacités opérationnelles, va redonner à notre groupe aéronaval une puissance de projection et en renforcer la dimension politique. Il est d'ailleurs prévu qu'il se rende dans l'océan Indien en 2019 », déclare la ministre dans un entretien accordé à La Provence.

« Nous avons toujours été en première ligne pour défendre un droit imprescriptible qui est la liberté de navigation dans les eaux internationales », poursuit Mme Parly. « Et chaque fois qu'il y aura des atteintes à ce principe fondamental du droit international, comme c'est le cas en ce moment en Chine méridionale, nous manifesterons notre liberté d'agir et de naviguer dans ces eaux », ajoute-t-elle.

La France est engagée dans une stratégie de diplomatie militaire afin de préserver ses intérêts et contribuer à contrer les velléités territoriales de Pékin. Fin mai, une bâtiment de projection français, le Dixmude, avait déjà croisé en mer de Chine méridionale, et une mission aérienne d'une envergure inédite a eu lieu en août en Asie du Sud-Est, impliquant 3 Rafale, un avion de transport militaire A400M, un A310 et un ravitailleur.

Depuis 2014, la France fait régulièrement patrouiller ses navires en mer de Chine méridionale pour marquer son attachement à la liberté de navigation. En 2016, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, appelait les marines européennes à « une présence aussi régulière et visible que possible dans les espaces maritimes en Asie ».
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Colombie: un hélicoptère militaire disparait avec quatre personnes à bord

Un hélicoptère militaire colombien transportant quatre personnes a disparu samedi dans le sud-ouest du pays au cours d'une opération contre le trafic de drogue, a annoncé l'armée.

«Ces dernières heures, un hélicoptère Black Hawk (...) de l'armée qui réalisait une opération contre le trafic de drogue autour de la localité d'Argelia, dans le département du Cauca, a perdu le contact avec le quartier général», a indiqué l'armée dans un communiqué.

Le contact a été perdu pour une raison encore inconnue alors que l'hélicoptère revenait à la base militaire de Popayan, chef-lieu de ce département où des dissidents de l'ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), des guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN) et des gangs se disputent le contrôle de la cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial.

Les autorités militaires ont indiqué avoir envoyé des troupes pour les opérations de recherche de l'hélicoptère, qui n'a pas encore été localisé, ajoutant que l'accès à la zone était rendu difficile par « les conditions météorologiques ».
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Aviation de combat du futur (SCAF) : une clarification s'impose entre la France et Airbus

Aviation de combat du futur (SCAF) : une clarification s'impose entre la France et Airbus | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère des Armées souhaite rester le maître des horloges et du contenu du programme SCAF, le système de combat aérien du futur. Ce que conteste Airbus sur le volet système de systèmes.

C'est clair et net. Dans l'interview que le patron d'Airbus Defence & Space a accordé à La Tribune, Dirk Hoke revendique "le leadership du SCAF" (Système de combat aérien du futur), ou en tout cas d'une partie de ce programme, avec l'assentiment de Dassault Aviation, qui développera et concevra quant à lui la plateforme de combat. En résumé, les deux industriels majeurs de ce projet très ambitieux se sont partagés le programme : à Dassault Aviation le leadership sur le futur avion de combat, à Airbus le leadership sur le système de systèmes, qui connectera toutes les plateformes aériennes de SCAF. Sauf qu'au ministère des Armées et à la direction générale de l'armement, on grimpe au rideau, selon des sources concordantes. "C'est grossièrement faux, assure-t-on à Paris, et ce partage n'engage que les industriels".

Cette "vision binaire" du programme dans laquelle les industriels veulent entraîner Paris, irrite en premier lieu le ministère. "La réalité du programme SCAF est bien plus complexe que ce partage des industriels", affirme-t-on à La Tribune. "Le leadership sur la totalité du périmètre SCAF a été donné à la France et pas à Dassault Aviation", affirme-t-on par ailleurs. A cet égard, la ministre de la Défense allemande Ursula Von der Leyen avait précisé en avril dernier lors du salon aéronautique de Berlin (ILA) que Paris prenait le pilotage du SCAF. "Quand il y a coopération (industrielle), les nations doivent décider, il y a toujours une nation leader (...) pour le SCAF ce sera la France", avait-elle confirmé. Les Allemands prenaient quant à eux le pilotage du futur char de combat et du drone Male européen... à deux moteurs.
Airbus sort du bois

Ces différences d'appréciation méritent certainement une explication claire de la ministre des Armées, Florence Parly. Car déjà à Berlin, lors du salon aéronautique, elle aurait interdit aux deux industriels de communiquer sur leur accord, selon nos informations. Ce qui avait alors provoqué une mini-crise, aujourd'hui effacée, entre la ministre et Dassault Aviation, qui s'était fait taper sur les doigts sur le thème : "vous n'avez pas à donner quoi que ce soit à Airbus sans notre autorisation". D'où l'impression d'une communication très curieuse à Berlin. Aujourd'hui, tous les industriels, qui sont susceptibles de participer au programme SCAF, attendaient donc le feu vert de la France pour communiquer sur leurs accords. Airbus est sorti du bois. Ce qui a une nouvelle fois irrité en France. Jusqu'à l'Elysée ? Pas sûr, souffle-t-on à La Tribune.

"Tant que Paris ne communique pas officiellement sur le projet en précisant quelle est l'équipe de France, quels sont les différents packages du SCAF, le sindustriels français attendent l'arme au pied", assure-t-on de source proche du dossier. Certains estiment que la situation pourrait se clarifier d'ici à la fin de l'année. "Il ne faut pas s'exciter car on parle d'un sujet qui verra le jour en 2035/2040", note un observateur. Mais Airbus, qui s'appuie sur l'accord de haut niveau (HL Coord) signé en avril à Berlin, a décidé de sortir du bois en mettant les pieds dans le plat.. et en mettant la pression sur Thales, qui se verrait bien lui aussi maître d'oeuvre du système de systèmes, explique-t-on à La Tribune.
Airbus plaide pour un équilibre

Pour Airbus, et donc pour l'Allemagne, il est logique qu'il y ait un juste partage entre les industriels français et allemands. "Dans une coopération, il y a la notion de partage", rappelle-t-on au sein du groupe européen. Cette réciprocité doit être également le cas dans les programmes pilotés par les Allemands (char de combat). Très clairement, tous les industriels concernés par le SCAF revendiquent la place où ils aimeraient être. Mais, à la fin des fins, ils devront s'intégrer tant que bien mal dans une vaste coopération où tout le monde aura sa place, a rappelé le patron d'Airbus DS. En outre, au sein du groupe européen, on plaide énergiquement pour un pilotage vertical afin d'éviter les mêmes erreurs que dans le passé (A400M notamment).

Faute de quoi, a averti Dirk Hoke, le projet va droit dans le mur. "Si dans un an ou deux ans, Paris arrive avec une proposition franco-française pour le projet SCAF, qui va atteindre la somme de 100 milliards d'euros, voire peut-être plus, l'Allemagne, qui va mettre beaucoup d'argent, ne l'acceptera pas", a-t-il expliqué lors de l'interview accordée à La Tribune. Dès lors, une clarification et une négociation s'imposent. Une clarification entre le ministère des Armées et Airbus, une négociation entre Thales et Airbus. Cela explique peut être cette sortie du patron d'Airbus DS... D'autant qu'on assure au sein du groupe européen, on ne pourra pas faire sans Thales.
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Début des pourparlers d'adhésion officiels avec Skopje au siège de l'OTAN, 18-Oct.-2018

Début des pourparlers d'adhésion officiels avec Skopje au siège de l'OTAN, 18-Oct.-2018 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ce jeudi (18 octobre 2018), l'ex-République yougoslave de Macédoine¹ a franchi une étape importante sur la voie de son adhésion à l'OTAN en entamant deux journées de pourparlers officiels au siège de l'OTAN à Bruxelles.

Ces pourparlers officiels portent sur les modalités détaillées de l'adhésion, y compris sur les questions politiques, militaires et juridiques. Ils sont menés sous la présidence du secrétaire général adjoint de l'OTAN pour les affaires politiques et la politique de sécurité, Alejandro Alvargonzález, qui a accueilli au siège de l'Organisation la vice première‑ministre et ministre de la Défense, Radmila Šekerinska‑Jankovska, ainsi que la délégation venue de Skopje. La secrétaire générale déléguée, Rose Gottemoeller, s'est également entretenue avec Mme Šekerinska‑Jankovska afin d'évoquer le processus d'adhésion en cours.

Cette étape du processus d'adhésion a débuté en juillet, dans la foulée de l'invitation que les Alliés ont adressée à l'ex‑République yougoslave de Macédoine lors du sommet de Bruxelles. À la récente réunion des ministres de la Défense des pays de l'OTAN, le secrétaire général, Jens Stoltenberg, a indiqué que « le protocole d'accession pourra être signé lorsque tous les amendements constitutionnels relatifs au changement de nom auront été adoptés ». Il a souligné qu'il s'agissait là d'une « occasion historique », et appelé « tous les dirigeants et partis politiques à travailler ensemble de manière constructive et responsable pour ne pas la manquer ».

Le pays coopère étroitement avec l'OTAN : il a rejoint le Partenariat pour la paix (PPP) en 1995, et participe au plan d'action pour l'adhésion (MAP) depuis 1999. Depuis de nombreuses années, il apporte un précieux soutien aux opérations et missions dirigées par l'OTAN en Afghanistan et au Kosovo.
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Manoeuvres militaires communes Chine/Asean

Manoeuvres militaires communes Chine/Asean | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Chine et les pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) vont effectuer leurs premières manoeuvres militaires maritimes communes, un signe d'apaisement dans une zone où les revendications territoriales concurrentes sont nombreuses, a annoncé vendredi le ministre singapourien de la Défense.

"En ce moment-même, les marines des pays de l'Asean font route vers Zhanjiang en Chine pour l'exercice maritime Asean-Chine", a déclaré le ministre singapourien Ng Eng Hen au cours d'une réunion des ministres de la Défense des dix pays membres de cette organisation (Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge). Ces manoeuvres doivent selon lui aider à "bâtir de la confiance".

Zhanjiang est une ville portuaire méridionale où s'étaient déroulés en août des exercices d'état-major pour préparer les manoeuvres qui se dérouleront la semaine prochaine en mer de Chine méridionale, que la Chine considère comme ses eaux territoriales. Pékin y a accru sa présence ces dernières années en construisant des îles artificielles pouvant accueillir des bases militaires.

Quatre des 10 pays de l'Aean - Bruneï, la Malaisie, les Philippines et le Vietnam - revendiquent pour leur part certaines parties de la mer de Chine méridionale, une zone de transit vitale pour le commerce mondial et considérée comme riche en hydrocarbures. Des pourparlers en vue de l'adoption d'un code de bonne conduite dans cette région ont été entamés il y a plus de 15 ans, sans succès.

Les Etats-Unis font régulièrement transiter des navires de guerre en mer de Chine méridionale pour rappeler à Pékin les principes de liberté de navigation et pour marquer leur soutien à certains pays alliés membres de l'Asean.

Afin d'apaiser les éventuelles craintes de Washington d'un rapprochement de ses alliés avec Pékin, Ng Eng Hen a affirmé que l'Asean prévoyait des manoeuvres maritimes avec la Marine américaine l'année prochaine, là aussi une première.

"Nous ne considérons pas (ces manoeuvres avec la Chine) comme contraires à nos intérêts", a jugé le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, présent à Singapour. "C'est transparent, ce qui manque en mer de Chine méridionale. Donc cela va aller dans la bonne direction", a-t-il estimé.

Le ministre américain a rencontré jeudi à Singapour son homologue chinois, le général Wei Fenghe, dans un contexte de tensions politiques et de guerre commerciale entre les deux grandes puissances.
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Le char britannique Challenger 2 part à la poursuite de l’Armata russe

Le char britannique Challenger 2 part à la poursuite de l’Armata russe | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Défense britannique se propose de moderniser ses chars Challenger 2 afin qu’ils puissent rester en service jusqu’en 2035 et être capables de faire face au char ultramoderne russe T-14 Armata, selon la revue Focus.

Au Royaume-Uni, l'entreprise de défense BAE Systems a présenté un prototype de char Black Night qui est une modernisation du char de l'armée de terre britannique Challenger 2 destinée à rester en service jusqu'en 2035 et à concurrencer le T-14 Armata russe, a annoncé la revue allemande Focus.
Le développement du blindé n'est pas encore terminé. Les ingénieurs se proposent d'améliorer ses caractéristiques de combat de nuit en ajoutant un système de vision nocturne et un système reconnaissant et détruisant les missiles antichars.

Bien que l'armement principal du Challenger 2 soit considéré comme obsolète, un nouveau canon n'est pas prévu pour le Black Night. Cependant, le canon existant est incapable de percer le blindage avant de l'Armata. En 2016, le consortium allemand Rheinmetall a présenté un canon de 130 mm plus puissant, mais les concepteurs estiment qu'un canon long de plus de 6 mètres ne pourrait pas être installé dans la tourelle du Challenger 2.
Le média allemand constate en conclusion que les pays occidentaux ont besoin de temps pour développer un digne adversaire de l'Armata russe, l'unique char de troisième génération au monde.Le T-14 Armata est construit sur une plateforme universelle lourde de nouvelle génération qui permet de fabriquer des chars, des véhicules de combat d'infanterie, des véhicules du génie, des véhicules blindés de transport de troupes, ainsi que d'autres véhicules.

La première génération du char de combat T-14 Armata a été présentée au public pour la première fois en 2015, lors du défilé militaire du 9 mai à Moscou.
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Le Canada choisit le modèle T26 pour ses futures frégates

Le Canada choisit le modèle T26 pour ses futures frégates | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Publié le 22/10/2018 par Vincent Groizeleau

Sans surprise, c’est une adaptation du design des nouvelles frégates britanniques du type 26 qui a été choisi comme compétiteur « préféré » par le gouvernement canadien et le chantier Irving, qui sera chargé de réaliser les futurs bâtiments de combat de la marine royale. Porté par Lockheed Martin Canada, cette offre incluant le design T26 développé par BAE Systems et déjà adopté par la Royal Navy (8 unités) et la marine australienne (9), a devancé deux autres propositions : cell
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L'armée de l'air reçoit le MRTT, son «couteau suisse stratégique»

L'armée de l'air reçoit le MRTT, son «couteau suisse stratégique» | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La ministre des Armées Florence Parly a présidé vendredi une cérémonie marquant l'arrivée du premier avion Airbus A330 multirôles de ravitaillement et de transport «Phénix». Au total, douze de ces appareils stratégiques polyvalents seront livrés d'ici 2023, pour remplacer une flotte âgée de plus d'un demi-siècle.

C'est peu dire que sa livraison était attendue. «Trop longtemps attendue», a souligné Florence Parly. Prévue il y a plusieurs années, retardée par divers aléas, l'arrivée du premier avion ravitailleur MRTT (multirôles de ravitaillement et de transport) «Phénix» a été marquée vendredi sur la base aérienne d'Istres (Bouche-du-Rhône) par une cérémonie présidée par la ministre des Armées. Celle-ci a salué l'entrée dans les forces d'un «appareil moderne, polyvalent, stratégique , (...) capable dans le même temps de réaliser une mission de ravitaillement en vol, du transport stratégique et du transport aéromédicalisé, (...) décisif pour la composante aéroportée de notre dissuasion».

De fait, les MRTT, dérivés de l'A330-200, remplaceront progressivement deux flottes distinctes: les 14 vieux ravitailleurs C-135-FR et KC-135R dont certains approcheront les 60 ans à leur retrait du service et les 5 avions de transports de personnel A310 et A340 de l'armée de l'air. Douze avions seront livrés d'ici 2023, quinze sont prévus à terme.

«C'est le symbole d'une armée décidée à mener à bien ses missions (...) C'est le signe aussi d'une armée qui entre de plain-pied dans la modernité», a dit à Istres Florence Parly en rappelant le surnom du MRTT: le «couteau suisse stratégique». Un seul type d'appareil permettra en effet de réaliser plusieurs types de mission: la dissuasion, les interventions et les évacuations sanitaires.
Un véritable «hôpital volant»

Essentiel pour la mission de dissuasion des forces aériennes stratégiques (FAS) dont les avions de chasse emportent les missiles nucléaires, le MRTT pourra délivrer 50 tonnes de carburant, pendant 4h30 sur une zone située à 2 000 kilomètres de son point de départ. Des performances notablement supérieures à celles du C-135 ou du KC-135: 17 tonnes de carburant. Outre le ravitaillement en vol, ses capacités d'emport accrues (40 tonnes d'équipements transportés à 7 000 kilomètres ou 272 passagers à 10 000 kilomètres) contribueront à la projection de puissance et à la projection des forces, en conférant l'allonge stratégique indispensable à toute opération d'envergure.

En 2011, lors de l'intervention militaire en Libye, la France avait dû recourir largement aux ravitailleurs de l'US Air Force. C'est actuellement toujours le cas au Sahel et au Levant. Concrètement, durant un vol de sept heures, là où le C-135 pouvait transporter 15 passagers et convoyer deux avions de chasse, le MRTT «Phénix» sera en mesure de transporter 88 personnes en convoyant 4 chasseurs, a expliqué Florence Parly. Ce sera aussi un véritable «hôpital volant», a-t-elle souligné. Les missions d'évacuation aéromédicalisées seront rendues possibles grâce à des «kits» appelés Morphée, intégrant tous les équipements de soins nécessaires, des blessés lourds ou plus légers (jusqu'à 40), sur une distance de 12 000 kilomètres.
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L'armée américaine va déployer des dizaines de camions autonomes l'année prochaine, qui seront testés dans des conditions de mission

L'armée américaine va déployer des dizaines de camions autonomes l'année prochaine, qui seront testés dans des conditions de mission | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’armée américaine envisage de déployer des dizaines de camions autonomes l’année prochaine, bien avant la date prévue. Elle estime que les véhicules de haute technologie vont conférer un avantage certains dans un contexte de guerre terrestre, où des camions sans conducteur pourraient permettre à des soldats d’être libres d’effectuer d'autres tâches. Cela pourrait inclure la sécurité des camions robotisés eux-mêmes. « Si vous regardez la guerre en Irak, l’une des tâches les plus dangereuses a été de conduire un convoi entre Koweït City et Bagdad. Nous avons perdu beaucoup, beaucoup de soldats, trop de soldats, suite à des attaques par IED (bombes en bordure de route) ou à d'autres attaques de convois. J'aurais pu réduire cette vulnérabilité, ce sacrifice (avec) des convois sans équipage ou des convois tenus par (seulement) deux ou trois soldats », a défendu Mark Esper, secrétaire d'armée.

« Il faut trois soldats pour soutenir et réapprovisionner chaque soldat qui joue un rôle de combattant », a déclaré à Paul Rogers, directeur du Centre de recherche et développement en génie de l’armée de blindés ((Tank Automotive Research, Development and Engineering Center - TARDEC). « Tout ce que nous pouvons faire pour aider à réduire cela est un gain d'efficacité ».

L’armée a décidé que son travail avec des camions autonomes était suffisamment avancé pour que des soldats les testent dans des conditions de mission. Le plan initial prévoyait la mise en service de 300 camions autonomes en 2025. Pour faire avancer le programme, l'Armée de terre a ramené sa liste initiale de 45 exigences relatives aux véhicules autonomes à 15 indispensables.

« Nous devons nous occuper de la logistique sans pilote », a déclaré Robert Sadowski, le chef robotiste de l'armée.


L’Armée de terre a commencé à utiliser des technologies de système de sécurité avancées, notamment le freinage automatique en urgence, le régulateur de vitesse adaptatif et le centrage de voie. TARDEC a travaillé avec des partenaires de l'industrie et de la recherche, dont l'Université Carnegie Mellon, pour développer un logiciel autonome pour les camions, provenant de nombreux fabricants. Il a testé une forme de peloton de camions appelée «Leader-Follower», qui espace les véhicules de 50 à 100 mètres les uns des autres pour protéger les cargaisons des dangers de la route, tels que les tempêtes de poussière et les dangers de combat tels que les bombes en bordure de route.

Les forces armées poursuivent le développement de véhicules autonomes et en parallèle l'industrie du camionnage civil adopte une technologie similaire. Les entreprises de camionnage commercial, par exemple, testent un type de peloton différent, où des camions de trois ou plus attachés numériquement se suivent étroitement, généralement à une distance de 40 pieds. Les communications numériques et le freinage d'urgence automatique réduisent la résistance au vent et améliorent la consommation de carburant.


L'armée va faire des économies de carburant, a indiqué Sadowski, mais son objectif est de créer des avantages en temps de guerre, tels que le fait de pouvoir opérer de manière autonome dans les tourbières et les déserts.

Les 60 premiers camions vont se rendent à Fort Polk, en Louisiane, et à Fort Sill, en Oklahoma, car ils utilisent le même système de chargement que celui utilisé dans ces bases. L'Armée de terre a accumulé 50 000 miles de pratique autonome de Leader-Follower dans une version antérieure des camions l'année dernière. Ces camions avaient chacun un conducteur humain au cas où quelque chose se passerait mal. L'armée pourrait enchaîner jusqu'à sept camions. Cependant, elle souhaite que les soldats fassent des retours sur le comportement sur le terrain pour pouvoir corriger les problèmes de logiciel avant que d'autres camions ne soient envoyés.

« Le système actuel répond à "environ 95%" des exigences établies par l'armée », a déclaré Sadowski. « Dans le monde réel, votre logiciel n'est jamais correct du premier coup ». Un logiciel en cours de développement permettrait aux camions de faire marche arrière en cas de menace semblable à celle d’un explosif sur la route.

S'assurer que le système est sécurisé pour les soldats et résiste au piratage informatique est un défi permanent. « Nous essayons d’intégrer notre cybersécurité au fur et à mesure de notre développement», a déclaré Sadowski. « Aucune plateforme n'est sécurisée à 100% si vous y avez un accès physique ».

Source : Truck
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Egypt shows Wing Loong UAV

Egypt shows Wing Loong UAV | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The Egyptian military released the first imagery of one of its Chinese-made AVIC Wing Loong unmanned aerial vehicles (UAVs) on 14 October as part of a video to mark the Egyptian Air Force's 45th anniversary.

The footage showed a single Wing Loong taking off from a desert airbase with one munition under each wing. The weapons appeared to be Blue Arrow 7 (BA-7) laser-guided missiles.

A photograph purportedly showing an Egyptian Wing Loong emerged in 2016 and UAVs with the same dimensions have been seen in satellite imagery of Bir Gifgafa Air Base in the Sinai Peninsula since 2017.
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