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La Russie ordonne à ses pilotes en Syrie de voler plus haut

La Russie ordonne à ses pilotes en Syrie de voler plus haut | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Russie a ordonné à ses avions de combat en Syrie de voler à plus haute altitude afin d'éviter les tirs de missiles sol-air portables utilisés par la rébellion, rapporte le quotidien Izvestia lundi, deux jours après la destruction par les insurgés d'un SU-25 dans la province d'Idlib.

Le ministère de la Défense a donné instruction aux pilotes de ne pas descendre à moins de 5.000 mètres, écrit le journal.

Cette recommandation était déjà en vigueur avant l'incident de samedi mais les SU-25 ne la respectaient plus ces derniers jours, pour des raisons non précisées.

L'alliance djihadiste Tahrir al Cham a revendiqué la destruction du Soukhoï au-dessus de la ville de Khan al Soubl, non loin de Saraqib, près de la grande route Damas-Alep.

Le pilote de l'appareil, le commandant Roman Filipov, a réussi à s'éjecter en parachute. Au sol, après une fusillade avec les rebelles qui tentaient de le capturer, il a dégoupillé une grenade pour ne pas tomber vivant entre leurs mains, a précisé le ministère russe de la Défense.

Les médias russes rapportent que des commandos syriens et peut-être russes opèrent dans la région où il a été tué pour tenter de récupérer son corps et des fragments du projectile qui a provoqué la destruction de l'avion, afin d'en déterminer la provenance.

"C'est extrêmement inquiétant de voir que des missiles sol-air portables sont entre les mains des terroristes", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "C'est un énorme danger pour tous les gouvernements."

Dmitri Peskov a souligné que la Russie disposait toujours en Syrie d'une puissance de feu suffisante pour infliger des "coups dévastateurs" aux rebelles.

Le commandant Filipov a été fait "héros de la Russie" à titre posthume, a annoncé le ministère de la Défense.

"Jusqu'à la dernière minute, il a mené un combat inégal avec sa seule arme de service", a précisé le ministère de la Défense.

"Encerclé par les terroristes et grièvement blessé, l'officier russe s'est fait sauter avec une grenade" alors que ses adversaires ne se trouvaient plus qu'à quelques dizaines de mètres de lui, a-t-il ajouté.

"Le pilote est mort en héros, et nous sommes fiers de nos héros", a dit pour sa part le porte-parole du Kremlin.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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VIDEO - Le missile furtif russe Kh-101 vu de près

VIDEO - Le missile furtif russe Kh-101 vu de près | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Des missiles furtifs russes Kh-101 sont suspendus aux ailes d'un bombardier stratégique Tu-95MS et sont chargés dans la soute d'un Tu-160, selon la vidéo publiée par le ministère russe de la Défense.

La vidéo, prise lors des exercices des forces nucléaires stratégiques de Russie, montre des missiles furtifs russes Kh-101 installés sur les bombardiers Tu-95MS et chargés à bord d'un Tu-160.
Le poids du missile au départ est de 2.400 kg, dont 400 sont réservés à la charge. Le missile est long de près de 7,5 mètres et l'envergure des ailes déployées est de 5 mètres. Le missile se déplace à une vitesse de 1.000 km/h et sa précision est de 15 à 20 mètres.

Le Tu-95MS est capable de porter huit missiles Kh-101 accrochés sous ses ailes, alors que la soute du Tu-160 peut en contenir 12.

Ces armes à haute précision, indétectables pour les radars, sont devenues largement connues après leur utilisation en Syrie.
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Photos of the day: Z-19E attack helicopter

Photos of the day: Z-19E attack helicopter | DEFENSE NEWS | Scoop.it
China's armed Z-19E helicopter ready for batch production
Source: Xinhua| 2018-10-13 22:07:27|Editor: Li Xia
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BEIJING, Oct. 13 (Xinhua) -- The China-developed Z-19E armed light helicopter is expected to start batch production, according to its developer the Aviation Industry Corporation of China (AVIC) on Saturday.

The Z-19E helicopter has gone under professional scrutiny regarding its performance tests and passed verifications, demonstrating the model is capable of entering the production phase, AVIC said.

The export-oriented Z-19E helicopter model was designed and manufactured by AVIC Harbin Aircraft Industry Group Co., which is based in northeast China's Heilongjiang Province.

The Z-19E helicopter, which made a successful maiden flight in May last year, is light in weight. With a maximum takeoff weight of 4.25 tonnes, it has apparent advantages in large effective payloads, cruising speed, ceiling and range.

The model has undergone a comprehensive test for the adaptation of the model as a whole and for its fire control system, subsequently passing test verifications for functions and flight performance.

Its comparatively small size, good maneuverability and good performance in multiple missions give the Z-19E helicopter a broad market prospect, according to AVIC.
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Combien d'aéronefs militaires retirés du service et stockés? Entre 251 et 398...

Combien d'aéronefs militaires retirés du service et stockés? Entre 251 et 398... | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Quel est le nombre d'aéronefs militaires retirés du service et entreposés en France métropolitaine? Voici des éléments de réponse:
- entre 151 et 267 aéronefs sur l'EAR 279 de Châteaudun,
- entre 100 et 131 aéronefs sur les autres sites militaires situés en France métropolitaine.

Ces aéronefs font partie de 23 familles:
- pour les avions: Alphajet ; Atl1/2 ; Cap 232 ; Etendard IV ; Epsilon ; Flamant ; Fouga ; Jaguar ; Mirages (III, IV, F1 et 2000) ; Mystère XX ; Noratlas ; Paris ; Super Etendard Modernisé ; Rafale ; Tucano et Xingu.
- pour les hélicoptères : Lynx ; Puma ; Super Puma et Super Frelon.

Ces chiffres apparaissent dans un avis d'appel à la concurrence ayant pour objet" l'expertise de repérage des matières dangereuses présentes par familles d'aéronefs militaires retirés du service et entreposés en France métropolitaine et établissement de rapports de cartographie des matières dangereuses".
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L’Académie de Marine s’installera à l’Hotel de la Marine en 2021

L’Académie de marine tenait sa séance solennelle de rentrée ce lundi 15 octobre à l’Ecole militaire. La vénérable institution s’installera, sans doute en 2021, dans les locaux rénovés de l’Hôtel de la Marine, place de Concorde. Ses bureaux donneront sur la rue Royale. Après le départ de l’état-major de la Marine en 2015, elle sera le seul représentant du monde maritime et naval dans ce lieu historique.

En attendant, l’Académie de marine change de président. Après deux ans de mandat et comme le veut la règle, l’amiral Alain Coldefy (1) passe la main à Yves Desnoës, ancien patron du SHOM (Service hydrographique et océanographique de la Marine).

L’Académie de marine n’appartient pas à l’Institut de France, mais elle en est en quelque sorte « la petite sœur ». La présence, lundi, d’Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, témoigne de cette proximité. Refondée en 1921, l’Académie de marine ne regroupe pas que des scientifiques, comme c’était le cas sous l’Ancien Régime. Elle est organisée en six sections de treize membres, couvrant tout le spectre du monde maritime : marine militaire ; marine marchande, pêche et plaisance ; sciences et techniques ; navigation et océanologie, histoire, lettres et arts ; droit et économie. Même si elle relève du ministère des armées, « la marine militaire ne constitue qu’un sixième de notre activité » témoigne l’amiral Coldefy. Cette institution est sans équivalent en Europe. Ses prochains travaux devraient concerner l’automatisation des navires et le statut de la haute mer.

Elle a décerné lundi son grand prix au livre « Lorient, ville portuaire » de Gérard Le Bouëdec et Christophe Cérino (Presses universitaires de Rennes).

(1) Alain Coldefy est désormais président de la Société des membres de la Légion d’honneur.
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Avis de marché estonien pour des missiles antichars : MBDA candidat ?

Avis de marché estonien pour des missiles antichars : MBDA candidat ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le vendredi 12 octore, l’Estonie a annoncé le lancement d’un appel d’offres pour un montant 40 millions d’euros visant l’achat de missiles anti-char. En termes arides tels que traduits de l’estonien, voici ce qu’indique l’appel d’offres : « Obtention d’un système antichar longue distance avec assurance du cycle de vie ». MBDA y participera-t-il avec son MMP ?



Dans le cadre de la passation de marché, au moins 18 systèmes d’armes doivent être achetés avec leurs munitions. L’attributaire du marché devra également fournir du matériel auxiliaire des lanceurs, un support technique et une formation. Le système antichar à acquérir doit avoir une portée d’au moins 4.000 mètres et la nouvelle arme doit être capable de détruire des cibles derrière un obstacle. Précaution prise pour optimiser les garanties de qualité et de fiabilité, les armes doivent être produites en série et utilisées dans l’armée d’au moins un État membre de l’OTAN.



Les systèmes d’armes à acheter sont destinés à moderniser l’armement des compagnies antichars des brigades d’infanterie estoniennes. « Le système à acquérir améliorera considérablement les capacités antichars des brigades d’infanterie car leur portée et leur capacité à toucher l’ennemi augmenteront même si ce dernier est hors de vue », a déclaré le Major Alar Karileet, coordinateur des achats au ministère de la Défense, ajoutant que le nouvel équipement doté du mode de fonctionnement « fire and update » est une version améliorée des armes antichar actuellement utilisées par l’armée estonienne : une caméra montée dans le nez du missile permet à l’opérateur de recevoir des informations en temps réel et de mettre à jour les informations sur la cible, même en l’absence de vue directe entre l’opérateur et la cible, a expliqué Karileet, soulignant que l’arme, les munitions et l’équipement auxiliaire devraient être portable à dos d’homme aussi bien qu’utilisable en version montée sur véhicule.

De nos jours, la formation à l’utilisation de ce type de système d’arme est (très) rapide, rentable et efficace grâce aux équipements de simulation et d’entraînement modernes. « La formation des instructeurs et du personnel en service actif des Forces de défense estoniennes (FED) constitue également un élément essentiel du marché public », a néanmoins précisé le major Karileet.



Outre l’achat de véhicules de combat d’infanterie, d’obusiers automoteurs, de nouvelles armes automatiques et la reconstitution des stocks d’unités de guerre, l’acquisition des systèmes antichars figure parmi les priorités parmi les achats estoniens liés à la défense nationale au cours de la présente décennie. À la suite du marché à présent lancé, un accord-cadre de sept ans sera conclu avec le fournisseur.



MBDA va-t-il concourir ? Signalons que, du 25 août au 22 septembre, à Djibouti, la section technique de l’armée de Terre (STAT), la direction générale de l’armement (DGA) et MBDA ont réalisé la campagne d’évaluation du système d’armes missile moyenne portée (MMP). L’objectif de cette évaluation était de vérifier l’aptitude à l’emploi du MMP en milieu semi-désertique, une exigence de plus en plus requise au vu des OPEX effectuées depuis deux décennies (et cela ne vas pas s’arranger…). Les 1.450 militaires des FFDj (Forces Françaises stationnées à Djibouti) disposent là d’un milieu d’entrainement et de conditions climatiques très similaires à ce que l’armée française rencontre dans ses zones d’engagements actuels dans la bande sahélo-saharienne. Les résultats de tirs de cette campagne en milieu chaud autorisent la projection du MMP dans le cadre de la mission Barkhane, dans les semaines à venir.

Concrètement, neuf tirs ont été réalisés et tous les missiles ont atteint leur cible, a précisé un communiqué du ministère des Armées. Ces résultats confirment la fiabilité du système d’armes en environnement chaud, pour ne mentionner qu’eux. Deux tirs ont été effectués par des fusiliers marins et commandos à partir de l’embarcation commando à usage multiple embarquable (ÉCUME) : un premier tir de la mer vers la terre et le second de la mer vers la mer. C’est le premier système d’armes de ce type dont la mise en œuvre à partir de l’ÉCUME est possible.



Il est évident que de telles performances démontrées en environnement désertique ne pèseront guère dans l’évaluation que fera l’armée estonienne pour missiles antichars qu’elle veut acheter mais elles indiquent une polyvalence remarquable de cette arme commercialisée par MBDA. La nécessité d’avoir des missiles de type « tire et oublie » capables d’être tirés à partir de milieux confinés (maisons, terrains accidentés) avait conduit, au détriment du projet MILAN ER de MBDA, à l’achat en urgence opérationnelle de missiles FGM-148 Javelin de Raytheon. Pour répondre à cette nouvelle exigence, MBDA da développé une toute nouvelle gamme de missiles, dont un premier membre, le MMP (pour Missile Moyenne Portée) a été lancé sur fonds propres.
Le senseur infrarouge est du type microbolomètre « non-refroidi » ; cela évite la présence d’un système cryogénique avec réserve de gaz qu’il faut percuter plusieurs secondes avant le tir, et cela repousse jusqu’à la dernière limite les actions irréversibles de la séquence de tir. Autre innovation marquante, le missile intègre une unité de mesure inertielle réalisée en technologie MEMS (Micro-ElectroMechanical Systems) dont les informations alimentent à la fois l’autodirecteur et le missile pour les fonctions de pilotage et de navigation. Combiné à la présence d’une liaison de données par fibre optique avec le poste de tir, ce capteur permet une multiplicité de trajectoires (tir tendu ou attaque par le haut, ce deuxième mode permettant d’attaquer les chars par le dessus où ils sont plus vulnérables), et de modes de tir (tire-et-oublie, homme dans la boucle, accrochage avant ou après tir) avec une efficacité optimale constante, y compris pour le tir au-delà de la vue directe.

Les capteurs visible et infrarouge de cet autodirecteur bi-mode sont montés dos à dos sur un axe réversible, un arrangement original qui a pour effet de doubler le champ de vision du missile par rapport à un arrangement où les deux capteurs seraient montés côte à côte. Avec un champ de vision plus large, l’autodirecteur du MMP est capable de détecter et poursuivre des cibles rapides ou à fort défilement pendant son vol.



Enfin, le missile emporte une nouvelle charge militaire tandem de 2 kg aux performances remarquables et qui intègre au choix deux modes de fonctionnement avec effet anti-personnel dans les deux modes : anti-blindage ou anti-infrastructure avec une capacité de détruire des épaisseurs de plus de 2 mètres de béton armé ou plus d’un mètre de blindage homogène laminé RHA (Rolled Homogenous Armour) après ERA (Explosive Reactive Armour).
Le poste de tir du fantassin dispose d’un capteur infrarouge haute définition et d’une voie vidéo jour multi-champs, d’un GPS, d’un chercheur de Nord et, en option, d’un télémètre laser. Ces équipements intégrés distinguent le MMP des missiles de générations antérieures. Pour les tirs à vue directe, la désignation de la cible est originale et unique. Elle se fait grâce à la corrélation automatique entre les images du poste de tir et celles de l’autodirecteur missile, diminuant le temps de mise en œuvre avant tir, améliorant la capacité de verrouillage sur cible en particulier à portée longue, et limitant de fait les risques d’erreurs.

Le pilotage s’effectue via quatre gouvernes déployables. Le missile utilise un système d’éjection permettant la mise en sécurité du tireur en cas de tir en espace confiné. Le propulseur Roxel est déclenché plus tard (lancement froid) et emporte le missile à une vitesse de croisière de 160 m/s. Le vol « Boost & Glide » contribue à la discrétion du missile lors de la seconde partie du vol qui se fait sans propulsion donc sans émission de fumée ni de chaleur. Le système MMP est portable par fantassin, le missile ne pesant que 15 kg dans son tube avec ses bouchons de protection et le poste de tir 11 kg avec sa batterie et son trépied. Le missile MMP est tirable depuis un véhicule blindé.


L’armée française a reçu ses 20 premiers postes de tir et ses 50 premiers missiles entre le 15 et le 23 novembre 2017. Le système d’arme remplace progressivement les missiles Milan, ainsi que le VAB Mephisto et en partie l’Eryx. Il équipera les unités d’infanterie et de cavalerie de l’armée de Terre, dont les EBRC Jaguar, ainsi que les forces spéciales des trois armées. Les premiers matériels livrés avec leurs moyens de simulation servent à la formation des futurs utilisateurs. Suite à la campagne de tir effectuée à Djibouti, le missile va connaître son premier déploiement opérationnel dans les semaines à venir.
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Vers les S-700 russes?

Vers les S-700 russes? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La déclaration du député russe Vladimir Jirinovski sur le développement des systèmes russes S-700 a rendu perplexe le Kremlin qui s’est dit ne pas être au courant de ce projet. Un journaliste militaire russe interrogé par Sputnik s’est adressé aux constructeurs militaires qui ont également démenti ces allégations.

Les États-Unis sont préoccupés par les systèmes russes de défense antiaérienne S-300, S-400, S-500… mais aussi S-600 et S-700, qui sont capables de «couvrir l'ensemble de la planète», a déclaré dimanche Vladimir Jirinovski, le président du parti de droite LDPR, invité à une émission de la chaîne russe Rossiya 1.
Selon lui, auparavant, les États-Unis n'avaient pas accordé d'attention aux S-300 russes. Mais après leur déploiement en Syrie, Israël qui est un «allié américain direct» a commencé à «avoir peur».

«Et les Américains en général ont peur, ils ont peur que le monde entier voie que le meilleur système de DCA est le S-300 russe. Et nous avons également les S-400, S-500, S-600 et S-700. Nous pouvons couvrir l'ensemble de la planète de telle façon que plus aucun avion ne décolle», a-t-il lancé.

Néanmoins, le Kremlin a démenti les allégations sur les projets de création des systèmes S-700.

«Il est difficile de contester que les systèmes russes sont les meilleurs au monde. Mais je n'ai pas d'informations [sur les S-700]. Peut-être que Vladimir Volfovitch [Jirinovski] a des informations plus précises», a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Président russe.

Interrogé par Sputnik, Valeri Baranets, journaliste militaire et colonel en retraite, s'est adressé au constructeur Almaz-Antei, une société russe spécialisée dans la défense et l'armement, afin de découvrir la vérité sur les intentions de Moscou. Selon cette entreprise, «lorsqu'il y a [un tel projet, ndlr]», ils l'annonceront.

Étant donné que la production en série des S-500 est prévue pour l'année 2020, M. Baranets estime qu'il est trop tôt pour parler des systèmes qui lui succéderont.

Cet avis est partagé par l'expert militaire Alexeï Leonkov qui indique que cinq à 10 ans doivent passer après le lancement de la production en série des systèmes S-500.

«Il est évident qu'un certain temps doit passer. Par exemple, cinq à dix ans», a-t-il précisé.

Valeri Baranets estime également que la Russie a déjà les capacités de «couvrir l'ensemble de la planète» avec son bouclier anti-aérien.

Conçu par le consortium Almaz-Anteï, le système de missiles S-500 a une portée de 600 kilomètres et est capable de détecter et frapper simultanément jusqu'à 10 cibles supersoniques. Selon Militarywatchmagazine, les capteurs des S-500 sont uniques au monde. Ces systèmes pourront fournir des données sur les objectifs visés aux plateformes précédentes dont le S-300V4. Le média américain indique également que les S-500 seront capables de détruire les avions de détection Boeing E-3 Sentry et les avions ravitailleurs Boeing KC-135. D'après Militarywatchmagazine, suite au développement de ces systèmes russes, les potentiels adversaires de la Russie devront réviser leurs stratégies de guerre aérienne.
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Harris et L3 créent la sixième entreprise de défense américaine

Harris et L3 créent la sixième entreprise de défense américaine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Fusion géante dans l’industrie américaine de défense : dimanche, Harris et L3 Communications ont annoncé leur projet de fusion entre égaux pour donner naissance à un groupe de 16 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour un bénéfice (EBIT) de 2,4 milliards, employant 48 000 personnes avec des clients dans plus de 100 pays.

Se classant au sixième rang de l’industrie de défense américaine et dans le Top10 mondial, L3 Harris Technologies sera détenu à 54% par les actionnaires actuels de Harris et à 46% par ceux de L3 Technologies. La fusion, entièrement par échange d’actions se fera sur la base de 1,3 action Harris pour chaque action L3 Technologies détenue.

Harris et L3 Technologies sont toutes deux des entreprises technologiques, avec un fort investissement en R&D et employant au total 22 500 ingénieurs et scientifiques. Le nouvel ensemble vise des synergies estimées à 500 M$, trois ans après la fusion.

Harris est un innovateur technologique qui fournit des solutions qui connectent, informent et protègent. Harris est présent dans plus de 100 pays et génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 6 milliards de dollars. La société est organisée en trois secteurs d’activité : les systèmes de communication, les systèmes électroniques et les systèmes spatiaux et de renseignement.

L3 Technologies est spécialisé dans les systèmes ISR (intelligence, reconnaissance et surveillance) et les systèmes d’électronique et de communications pour la défense, la sécurité intérieure et l’aviation civile. L’entreprise emploie 31 000 personnes pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 10 milliards de dollars.
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Comment l’armée américaine veut «hacker» le cerveau de ses soldats

Comment l’armée américaine veut «hacker» le cerveau de ses soldats | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Doper la mémoire de ses troupes et ses capacités d’apprentissage : voilà l'un des vieux rêves de l’agence de recherche du département de la Défense américain. Quitte à jouer aux apprentis-sorciers.

Cela ressemble à un mauvais épisode de la série X Files. La Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency) réfléchit très sérieusement à hacker le cerveau de ses soldats depuis plusieurs années, comme l’explique longuement le site The Atlantic. Officiellement, les recherches en neurotechnologie de cette agence du département de la Défense se concentrent sur le maintien et la restauration physique des soldats. Mais elle poursuit aussi une mission beaucoup plus vaste et de longue haleine : libérer notre cerveau des limitations de notre corps en fusionnant l’homme et la machine. Un vrai rêve de Transhumanistes !
Des implants dans des cerveaux humains

La Darpa laisse parfois entrevoir les contours d’un homme augmenté en braquant un coup de projecteur sur un bras robotisé surpuissant greffé à un amputé ou en cherchant à décupler la force des soldats avec des exosquelettes. Mais certains chercheurs vont encore plus loin, en toute discrétion. Le bureau des technologies biologiques, créé en 2014, a lancé le programme Restoring Active Memory qui vise à développer des neuroprothèses, de minuscules composants électroniques que l’on implanterait dans le cerveau pour lutter contre les lésions cérébrales. Le programme finance les expérimentations des Universités de Wake Forest, de Californie du Sud et de Pennsylvanie. Une première étude a été conduite sur des animaux. La mémoire d'un groupe de rats entraîné à rechercher des gouttes d'eau avait pu être en quelque sorte transférée, en reproduisant des signaux électriques, dans le cerveau d’un autre groupe de rats novices. Avec succès puisque cela avait réduit leur période d'apprentissage.

Des expérimentations sur des humains ont ensuite été menées. Il ne s’agissait pas de transférer la mémoire d’une personne à une autre, mais de la renforcer grâce à des électrodes implantées à l’intérieur du cerveau et reproduisant les enregistrements préalablement effectués. Les résultats auraient été significatifs. Cela pourrait jeter les bases d’une sorte de prothèse de mémoire que l’on injecterait dans un cerveau humain, avec des codes neuronaux différents suivant les compétences recherchées.
Contrôler des robots à distance par la pensée

Geoff Ling, ancien directeur du bureau des technologies biologiques et son successeur Justin Sanchez ne cachent pas leur espoir un jour de réussir à programmer le cerveau humain. Mais ils se gardent bien de préciser quelles applications militaires pourraient en découler, assurant que les expérimentations de la Darpa sont encadrées par le Congrès pour éviter toute dérive éthique. Pourtant, Ling finit par lâcher à The Atlantic : « Si un cerveau peut contrôler un robot qui ressemble à une main, pourquoi ne peut-il pas contrôler un robot qui ressemble à un serpent ? ». Les futurs soldats contrôleront-ils un jour des robots à distance par la pensée ? C'est possible.

D’autres pistes sont explorées par la Darpa. Doug Weber, un autre chercheur, pense que le nerf vague reliant notamment le cerveau au coeur, aux poumons et au tube digestif, pourrait être stimulé pour booster nos capacités intellectuelles. Le programme Targeted Neuroplasticity Training (TNT), au sein duquel collaborent sept universités, étudie si ce nerf peut améliorer l'apprentissage du tir de précision, de la surveillance/reconnaissance, ainsi que du langage.
Des risques éthiques
Mais qui décidera au final de l’utilisation de ces technologies ? Les soldats seront-ils libres de les refuser ? Que deviendront-elles si elles sont récupérées dans le civil ? « Ce que la Darpa fait, c’est fournir un outil fondamental pour d’autres personnes, afin qu'elles puissent faire avec d’excellentes choses auxquelles nous ne pensons même pas », résume encore Geoff Ling. Ces autres personnes, se sont probablement déjà des start-up. On se souvient que l'ancienne directrice de la Darpa Regina Dugan a dirigé le groupe des technologies de pointe de Google, puis la R&D du labo Building 8 de Facebook qui travaille sur une interface neuronale. Google compte aussi beaucoup de transfuges de la Darpa. Et certains universitaires qui ont travaillé pour l'agence sont aujourd'hui à l'oeuvre dans la start-up Neuralink d'Elon Musk ou encore la société de neurotechnologie Kernel. Voilà bien longtemps que les frontières sont poreuses entre la Darpa et la Silicon Valley. Et cela devrait peut-être nous inquiéter.
Amélie Charnay
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Pourquoi Naval Group mise plus que jamais sur une alliance avec Fincantieri

Pourquoi Naval Group mise plus que jamais sur une alliance avec Fincantieri | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Naval Group se dit favorable à la prise de contrôle par Fincantieri de l’activité systèmes de combat de Leonardo pour éviter de faire de ce dernier un concurrent. Pour son président, Hervé Guillou, le rapprochement entre Naval Group et Fincantieri reste indispensable pour faire face à la concurrence chinoise et russe sur le naval de défense.

Hervé Guillou, le patron de Naval Group maintient le cap : celui d’un rapprochement entre son groupe et Fincantieri. Toutefois, l'annonce la semaine dernière de la récente société commune italo-italienne entre Fincantieri et Leonardo semblait fragiliser ses desseins. Pas du tout, à en croire le PDG. "Ce rapprochement était réalisé à notre demande, assure Hervé Guillou. C’est nous qui avons insisté pour que la partie systèmes de Leonardo passe sous le contrôle de Fincantieri, sinon l’accord serait complètement déséquilibré (…). L’objectif de l’alliance est d’être prime contractor de systèmes navals complets et pas juste de coques". Une mise au point du PDG de Naval Group effectuée lundi 15 novembre auprès de quelques journalistes à Paris, avant l’ouverture du salon Euronaval qui aura lieu au Bourget du 23 au 26 octobre.

Sans cette société commune qui lui apporte une activité de systèmes de combats, Fincantieri se présentait comme un simple fabricant de
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Turkey signs for more Anka UAVs

Turkey signs for more Anka UAVs | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Turkish Aerospace has secured a new, 22-unit order for its Anka medium-altitude, long-endurance unmanned air vehicle from the nation's armed forces.

Ankara's SSB presidency of defence industries says deliveries are planned for 2019. The order includes 16 Anka-S platforms with satellite communications and the remainder in the company's Anka-B version of the armed UAV. All will be equipped with Aselsan’s CATS HD electro-optical/infrared sensor.

Turkey's armed forces currently operate eight Anka-S vehicles, with another two to be received before year-end under a previous order.

Meanwhile, Turkish Aerospace on 1 October delivered its first Hurkus-B single-engined trainer for operational testing with the Turkish air force. The company is under contract to supply 15 of the turboprop-powered type next year.
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VIDEO - Présentation du L-39NG de série

VIDEO - Présentation du L-39NG de série | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’avionneur tchèque a présenté la dernière variante de son l’Albatros L-39, en service depuis la fin des années 60, lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 12 octobre. La nouvelle machine est présentée 15 mois après le début de la production des quatre premiers avions en juillet 2017.

Lancée pour la première fois au salon aéronautique international de Farnborough en 2014, la version L-39NG de l'Albatros est équipée d'un moteur Williams International FJ44-4M plus puissant, d'un cockpit moderne et d'une cellule plus légère que son prédécesseur. Il est équipé de cinq points fixes (contre deux pour le L-39 de référence) pour une variété de missiles air-air et air-sol (AAM), ainsi que d’autres munitions et capteurs. Il introduit également l'option pour le montage d’un canon de bord.

Un démonstrateur du L-39NG a volé pour la première fois en septembre 2015 avant la phase initiale de test qui avait eu lieu en 2016. La certification est attendue en 2019, les livraisons des clients devant débuter en 2020. Le client pour le lancement de l'avion est l'État tchèque. La société appartenant à LOM Praha, avec l’acquisition du Breitling Jet Team et de l’équipe Black Diamond Jet de Draken International.

Aero cible également les quelque 60 opérateurs du L-39 en tant que futurs clients potentiels du L-39NG. Algérie, Angola, Arménie, Bangladesh, Biélorussie, Bulgarie, Cambodge, Cuba, Égypte, Guinée équatoriale, Estonie, Éthiopie, Kazakhstan, Kirghizistan, Libye (dont on pense que la plupart ont été retirés du marché). , Lituanie, Mozambique, Nigéria, Russie, Slovaquie, Soudan du Sud, Syrie, Thaïlande, Tunisie, Turkménistan, Ouganda, Ukraine et Vietnam.

L'Aero Vodochody L-39NG :

Le L-39NG est alimenté avec un nouveau moteur Williams FJ44-4M. L'avion a effectué son premier vol le 14 Septembre 2015 avec notamment l'essai une nouvelle centrale électrique. Les récents tests avec le protoype ont également permis de vérifier le bon fonctionnement de l’avionique qui équipe le poste de pilotage. Le L-39NG est doté du système Genesys Aerosystems qui comprend un nouvel affichage multifonctions (MFD) et un affichage tête haute (HUD).

Pour l’avionneur tchèque le L-39NG sera un avion école moderne et efficace, conçu comme un système d'entraînement complet et unifié pour les forces aériennes modernes. Le L-39NG est basé sur le concept aérodynamique du célèbre L-39, mais utilise les dernières technologies. La nouvelle avionique de l'avion permettra de venir former les futurs pilotes d'avions de 4ème et de 5ème générations. Le L-39NG est équipé de cinq points de fixation pour des armes. L'avion dispose d'un large éventail de technologies de simulation, y compris l'intégration dans les centres de simulation tactique de haute technologie dans le but d'accroître l'efficacité de l'entraînement.

Pour Aero Vodochody le L-39NG est une solution moderne ayant un faible coût. Ce concept doit répondre aux besoins des Forces aériennes qui doivent régulièrement revoir les dépenses à la baisse.
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Finlande : Une société est suspectée d'avoir acquis des terrains en vue de possibles actions militaires russes

Finlande : Une société est suspectée d'avoir acquis des terrains en vue de possibles actions militaires russes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’affaire occupe la presse finlandaise depuis maintenant trois semaines et elle aurait même été abondamment commentée lors de la dernière conférence de Riga sur la sécurité. Pour en comprendre l’importance, il faut remonter deux ans en arrière.

En novembre 2016, la Suojelupoliisi [Police de protection, Supo], chargée notamment de prévenir les menaces pouvant affecter la sécurité de la Finlande, publia un rapport dans lequel elle attirait l’attention sur l’acquisition, par des individus ayant la double nationalité (finlandaise et russe), de terrains ne présentant pas une intérêt économique évident mais situé près d’endroits stratégiques.

« Les propriétaires fonciers travaillant pour le compte d’une puissance étrangère peuvent construire des structures sur leurs propriétés qui peuvent être utilisées, par exemple, pour fermer des voies de transport ou accueillir des troupes non identifiées dans le cas d’une crise », expliquait alors la Supo.

En clair, ces terrains ainsi acquis seraient susceptibles d’abriter des activités d’espionnage ou bien de servir de base à des forces spéciales en vue d’actions futures, en particulier contre les noeuds de communication. Le tout dans un contexte marqué par des tensions avec Moscou.
Seulement, à partir du moment où les transactions sont légales, rien n’empêche un propriétaire d’aménager un terrain qu’il vient d’acquérir comme il l’entend. D’où la difficulté pour les services finlandais de contrer ce phénomène. Cependant, une société, appelée « Airiston Helmi », décrite comme ayant de « nombreuses connexions avec la Russie », a suscité l’attention de ces derniers.

Appartenant à un homme d’affaires russe âgé de 64 ans, associé avec un ressortissant estonien, cette société a multiplié les acquisitions de terrains dans l’archipel de Türku, lui-même situé près de celui d’Äland, stratégique pour le contrôle de la Baltique, au même titre que l’île suédois de Götland.

D’où l’opération lancée par la police finlandaise, le 23 septembre, sur les terrains acquis par Airiston Helmi dans l’archipel de Turku, sur la base de soupçons de fraude(s) fiscale(s) et de blanchiment d’argent.

À en croire le quotidien Kauppalehti, le profil de cette société avait de quoi nourrir les soupçons. « Déficitaire depuis son existence, elle cumule 10 millions d’euros de dette. Au début de l’année, elle n’avait que 6.100 euros en banque. Airiston Helmi a déclaré être une société de tourisme avec également une activité immobilière. L’acquisition de bâtiments militaires achetés lors de ventes aux enchèrs a également soulevé des questions », a-t-il écrit.
De son côté, Helsingin Sanomat, le plus grand quotidien finlandais, a relevé que les terrains acquis par l’homme d’affaires russes et son associé se trouvaient « sur les routes maritimes de la région de Turku ». Et, citant un officier ayant souhaité garder l’anonymat, Lännen Media a précisé que ces terrains « convenaient parfaitement pour la surveillance des routes maritimes et servir de points de chute en temps de crise. »Lors des perquisitions menées par les policiers finlandais, d’importantes sommes en liquide ont été saisies et ce qui semble être un « centre de communication » a été découvert. En outre, une masse de documents (100 et 200 téraoctets), pour la plupart rédigés en langue étrangère (qui n’a pas été précisé) est toujours en cours d’analyse.

Lors d’une visite en Finlande, le 26 septembre, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev n’a pas manqué d’être interrogé sur cette affaire, suivie par ailleurs de près par la presse de son pays. Et il ne pouvait pas dire autre chose que Moscou n’avait rien à y voir.

« Penser que l’on puisse utiliser par exemple, la piste pour hélicoptère de Airiston Helmi dans l’archipel à des fins militaires relève de la paranoïa », a ainsi répondu M. Medvedev. « Le blanchiment d’argent est également un crime en Russie, et nous vous aiderons bien sûr si une demande officielle parvient par les voies appropriées. Parce que c’est un citoyen russe qui est accusé, nous souhaitons naturellement qu’il reçoive une assistance consulaire », a-t-il ajouté.

Cela étant, les experts militaires ne sont pas d’accord sur les raisons qui auraient poussé Airiston Helmi à acquérir des terrains situés près d’endroits stratégiques.

Spécialiste de la Russie et des affaires de sécurité à l’Institut des relations internationales de Prague, Mark Galeotti a estimé que « les propriétés et la géographie de la région leur [aux Russes, ndlr) permettent une relative liberté de mouvement ». Et d’ajouter, lors d’un entretien donné à l’Yle, la radio-télévision publique nationale de Finlande : « Il semble qu’il y ait maintenant une place dans votre archipel où la Russie peut envoyer ses forces spéciales. »

A contrario, Arto Pulkki, officier de réserve et expert des questions de défense à l’Université d’Helsinki, ne croit pas du tout à cette thèse, qu’il qualifie même de farfelue. En acquérant des terrains, « je suppose qu’ils [les Russes] pourraient observer et évaluer le trafic local. Mais la Finlande a si peu d’équipements navals qu’il serait trivial de le suivre. Ils pourraient tout aussi facilement le faire depuis le pont d’un yacht. » Mais reste à voir s’il ne s’agit que de surveiller les passages de navires dans le coin…

Quoi qu’il en soit, l’affaire de Turku a été « remarquée tout particulièrement dans les pays Baltes ». Et le journal Turun sanomat de noter, après la conférence de Riga sur la sécurité, que les perquisitions menées à cette occasion ont été « largement, mais pour la plupart officieusement, complimentées par les experts en politique de sécurité » et que « les mesures prises par la Finlande étaient considérées comme un acte renforçant la sécurité en mer Baltique par lequel les Finlandais ont clairement démontré qu’ils sont maîtres chez eux. »
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L'Arabie Saoudite reçoit son premier MH-60R Seahawk

L'Arabie Saoudite reçoit son premier MH-60R Seahawk | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est un contrat important pour l’industrie aéronautique américaine, un basculement de l’influence européenne sur cette puissance du Golfe. L’aéronavale saoudienne vient de prendre réception en ce début de mois d’octobre de son premier Sikorsky MH-60R Seahawk. Un hélicoptère de combat naval qui demeurera cependant quelques semaines aux États-Unis, le temps de former ses futurs équipages. À terme ce sont dix de ces hélicoptères qui doivent voler au sein de la Royal Saudi Navy.

Actuellement donc cet hélicoptère est en phase d’entraînement à NAS Mayport en Floride. Là les équipages mais également les mécaniciens saoudiens s’exercent à travailler sur cette nouvelle machine. Il faut dire que le Sikorsky MH-60R Seahawk est assez différent des hélicoptères avec lesquels ils ont l’habitude d’œuvrer. En effet jusque les marins volants de ce pays du Golfe travaillaient avec des machines de conception européenne.

Depuis les années 1990 en effet les deux modèles de voilure tournante en service dans la Royal Saudi Navy sont des AS.332 Super Puma, des AS.565 Panther, et des SA.365 Dauphin 2, des hélicoptères achetés auprès de la France. L’acquisition par l’Arabie Saoudite de MH-60R Seahawk auprès de l’administration Obama trahit d’ailleurs une claire baisse d’influence de l’Union Européenne sur cette monarchie productrice de pétrole.

Une fois l’Arabie Saoudite pleinement en dotation de ces hélicoptères de combat naval de nouvelle génération ils seront embarqués à bord des frégates de classe Al Madinah et Al Riyadh, toutes deux de conception et de réalisation françaises.
Ils rempliront aussi bien des missions anti-sous-marines qu’anti-navires légers. Cette seconde est rendue possible par l’emport de missiles AGM-114 Hellfire normalement destinés à la destruction des chars d’assaut mais désormais pleinement engagés pour la lutte contre les embarcations légères.
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Pour la ministre néerlandaise de la Défense, les Pays-Bas sont en "guerre informatique" avec la Russie

Pour la ministre néerlandaise de la Défense, les Pays-Bas sont en "guerre informatique" avec la Russie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lors d’une émission diffusée par la chaîne de télévision publique NPO1, le 14 octobre, la ministre néerlandaise de la Défense, Ank Bijleveld, n’y est pas allée par quatre chemins en évoquant l’affaire des quatre agents du renseignement militaire russe [GRU], expulsés des Pays-Bas en avril dernier après avoir tenté une attaque informatique visant les systèmes du siège de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques [OIAC], basée à La Haye.

Interrogée pour savoir si la situation entre les Pays-Bas et la Russie pouvait être qualifiée de « cyberguerre », Mme Bijleveld a répondu : « Oui, c’est le cas ». Et d’ajouter : « Des gens essaient d’interférer de diverses manières dans notre vie de tous les jours, d’influencer notre démocratie. » Aussi, a-t-elle expliqué, « nous devons nous débarrasser de la naïveté dans ce domaine et prendre des mesures » et « c’est pourquoi il était important de rendre publique la tentative de piratage des agents russes. »

Le 4 octobre, les autorités néerlandaises confirmèrent des informations publiées deux semaines plus tôt par la presse, selon lesquelles des agents russes avaient été repérés par le Militaire Inlichtingen- en Veiligheidsdienst [MIVD – renseignement militaire, ndlr] pendant qu’ils « essayaient d’effectuer une opération de piratage à distance rapprochée » de l’OIAC, qui travaillait alors sur l’affaire Skripal, du nom de cet ancien officier du GRU victime, avec sa fille, d’une tentative d’assassinat avec une substance chimique.

« Ce qui est arrivé est vraiment dangereux », a répété Mme Bijleveld, qui avait expliqué, il y a deux semaines, que le « gouvernement néerlandais jugeait extrêmement inquiétante l’implication de ces agents de renseignement. » D’où, d’ailleurs, la communication au sujet de cette affaire.

À Moscou, le chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov, a parlé d’un « malentendu », affirmant que les agents du GRU expulsés étaient « voyage de routine » aux Pays-Bas, sans donner plus de précisions sur ce qu’il entendait par là.

« Ils ne se sont pas cachés lorsqu’ils se sont installés à l’hôtel, ni lorsqu’ils étaient à l’aéroport, ni lorsqu’ils se sont rendus à l’ambassade. Ils se sont fait arrêter sans explications. Cela avait l’air d’être un malentendu », a en effet affirmé M. Lavrov, le 8 octobre. Cette affaire montre un « mépris envers les mécanismes […] existants pour traiter de telles questions », a-t-il ajouté.

Quoi qu’il en soit, et outre l’expulsion de ces quatre membres du GRU, les services néerlandais seraient très impliqués contre les groupes russes de pirates informatiques.

Ainsi, en janvier, le quotidien De Volkskrant a révélé que le Service Général de Renseignement et de Sécurité néerlandais [Algemene Inlichtingen- en Veiligheidsdienst, AIVD] s’était intéressé dès 2014 au groupe Cozy Bear, soupçonné d’être de mèche avec le GRU. Et il aurait réussi à s’infiltrer dans les serveurs de ce dernier et à pirater les caméras de surveillance de ses locaux à Moscou. Ce qui lui aurait permis d’avertir Washington du piratage des systèmes informatiques du Parti démocrate lors de la campagne présidentielle de 2016.

Par ailleurs, Mme Bijleveld a affirmé que l’enveloppe budgétaire allouée par son ministère à la cyberdéfense et au renseignement allait être revue à la hausse. « Nous investissons davantage dans les services de renseignement afin de pouvoir voir ce qui se passe et prendre des mesures si nécessaire », a-t-elle dit.

Enfin, elle a confirmé avoir proposé de mettre des « cybersoldats » à la disposition de l’Otan. Cette proposition est « activement » examinée, a-t-elle assuré. Il s’agit « aussi de voir comment nous pouvons faire nous-mêmes les choses de manière offensive si nécessaire », a conclu Mme Bijleveld.
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Armement : nouveau rapprochement aux Etats-Unis, Harris Corp et L3 Technologies fusionnent

Armement : nouveau rapprochement aux Etats-Unis, Harris Corp et L3 Technologies fusionnent | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Une fois leur rapprochement terminé, les sociétés de communications et d'électronique de défense Harris Corp et L3 Technologies vont former le sixième prestataire de services de défense des États-Unis.

Les sociétés de communications et d'électronique de défense Harris Corp et L3 Technologies ont annoncé dimanche un accord de fusion par échange d'actions pour former le sixième prestataire de services de défense des États-Unis. L'opération entre Harris Corp et L3 Technologies doit aboutir à la création d'un ensemble représentant environ 16 milliards de dollars (14 milliards d'euros) de chiffre d'affaires. Loin derrière les géants américain : Lockheed Martin (47,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2017 dans la défense), Raytheon (23,5 milliards), Northrop Grumman (21,7 milliards), Boeing (20,5 milliards), General Dynamics (19,5 milliards).

Cette fusion "entre égaux" selon un communiqué commun se fait sur la base d'un échange d'actions. Toutefois, quand la fusion sera achevée, les actionnaires d'Harris détiendront environ 54% de l'entreprise commune et ceux de L3 les 46% restants. Aux termes de la transaction, les actionnaires de L3 recevront 1,30 action Harris pour chaque action L3. L'accord, intégralement en titres, valorise L3 à 15,7 milliards de dollars, soit légèrement plus que sa capitalisation boursière en clôture de séance vendredi (15,3 milliards). Le nouvel ensemble, un conglomérat de communications militaires et d'électronique de défense, aurait une capitalisation boursière proche de 34 milliards de dollars.
Une vague de consolidations aux Etats-Unis

Cette nouvelle opération illustre la tendance du secteur à opérer des rapprochements dans un contexte de hausses budgétaires accordées à la Défense par l'administration Trump. La fusion entre Harris Corp et L3 Technologies fait suite à une série d'accords conclus dans le secteur au cours des 18 derniers mois. En 2017, United Technologies (UTC) a acquis Rockwell Collins pour 30 milliards de dollars. En mars, TransDigm a de son côté poursuivi sa série d'acquisitions avec le rachat d'Extant Components Group pour 525 millions de dollars. En 2015, Lockheed Martin avait racheté le fabricant d'hélicoptères Sikorsky à UTC.

Le future ensemble L3 Harris Technologies sera la sixième plus grande société de défense des États-Unis et l'une des 10 plus grandes du monde, avec environ 48.000 salariés et des clients dans plus de 100 pays, ont précisé les deux groupes. Il devrait générer un Ebitda de 2,4 milliards et des flux de trésorerie disponibles de 1,9 milliard.
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La hiérarchie militaire algérienne bousculée par les limogeages et les arrestations de généraux

La hiérarchie militaire algérienne bousculée par les limogeages et les arrestations de généraux | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 26 juin, le général Abdelghani Hamel, alors directeur de la sûreté nationale [DGSN] a été évincé de son poste alors qu’il passait pour être un proche d’Abdelaziz Bouteflika, le président algérien. La raison de ce limogeage n’a pas été précisée. Sans doute a-t-elle un rapport avec la saisie de 700 kg de cocaïne effectuée par les services de l’armée, à Oran, quelques jours plus tôt. Selon la presse, son chauffeur personnel aurait été impliqué dans ce trafic, d’où son départ…

Seulement, le général Hamel n’a pas été le seul à être démis de ses fonctions. Par la suite, plusieurs généraux de premier plan ont connu un sort identique. En août, le chef de la 4e région militaire, le général Abderrazak Cherif, et celui des forces terrestres, le général Ahcène Tafer, ont été limogés.

Le commandant des Forces de la Défense aérienne du Territoire, le général Bekkouche Ali ainsi que le chef d’état-major de l’armée de l’Air algérienne, le général Mohamed Hammadi ont été priés de faire valoir leur droit à la retraite.

La liste des généraux démis ne s’arrête pas là : le général Menad Nouba, qui commandait la gendarmerie nationale, a également été limogé, de même que le général Mohamed Tireche, dit Lakhdar, alors directeur central de la sécurité de l’armée (DCSA, renseignements) et le général Benattou Boumediene, alors contrôleur général de l’armée.

Et sans oublier le remplacement du général Mohamed Zinakhri par le général Abdelhamid Gheris au poste de secrétaire général du ministère de la Défense.

Le plus simple aurait été de citer les généraux restés à leur poste étant donné qu’il n’y en aurait qu’un : le général Ammar Athamnia, le commandant de 5e Région militaire (Constantine). Il faut dire que, par rapport à ses homologues, il n’occupe cette fonction que depuis 2015.

Mais ces bouleversements au sein de la hiérarchie des forces armées algériennes ne se limite pas à des limogeages. Le 14 octobre, le tribunal militaire de Blida a décidé de placé en détention provisoire cinq généraux, récemment démis de leurs fonctions. Selon une source citée par l’AFP, il leur est reproché d’avoir commis des « infractions aux consignes générales de l’armée » portant sur des faits de « dilapidation » de fonds publics et de « mauvaise gestion ».

L’ex-patron de la gendarmerie, le général Nouba, en fait partie, de même que les généraux Chentouf, Bey et Chérif, tous anciens chefs de régions militaires ainsi que le général Boudjemaâ Boudouaour, ex-directeur des Finances au ministère de la Défense.

Quoi qu’il en soit, cette « chasse aux sorcières » au sein de la haute hiérarchie militaire algérienne interroge. Évidemment, il est difficile de ne pas y voir un lien avec la prochaine élection présidentielle, prévue en 2019. Pour le moment, l’on ignore si le président Bouteflika briguera un cinquième mandat.

Dans le cas contraire, il serait possible, selon certains observateurs, que le général Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la défense nationale et inamovible chef d’état-major des armées (il est en fonction depuis 2004), prenne le relai… Ce qui expliquerait cette purge, laquelle lui aurait permis de placer ses proches à des postes clés. Mais encore faudrait-il être certain qu’il en ait été à l’origine…

Mais telle n’est pas la lecture du quotidien El Watan, pour qui le limogeage du chef de la sûreté nationale expliquerait bien des choses. D’autant plus que des proches du général Ahmed Gaïd Salah, 78 ans, ont également été démis. Aussi, explique le journal, ces purges marquent « un isolement, voire la fin du règne d’un chef d’état-major qui détient, désormais, le record du nombre d’années à ce poste. »
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Pourquoi la Belgique doit remplacer ses Lynx

Pourquoi la Belgique doit remplacer ses Lynx | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dix ans après leur entrée en service au sein de la Défense belge, les 437 LMV Lynx acquis auprès de l’Italien Iveco vont – déjà – être remplacés par un véhicule de commandement et de liaison (CLV). Un nouvel « avis de pré-information » a été publié dans ce sens au début juillet, confirmant que l’armée belge n’entame aujourd’hui qu’une phase de « prospection du marché ». Il y a pourtant urgence car l’histoire opérationnelle particulièrement courte des Lynx belges est entachée de dysfonctionnements, tant au niveau des performances du véhicule que concernant son Maintien en Condition Opérationnelle (MCO).

Dés son entrée en service en 2007, le Lynx aura été « source de problèmes », nous confirment différentes sources au sein d’unités de combat belges. Inondation de l’habitacle par temps de pluie, surchauffe du moteur au point de déformer les radiateurs et de menacer la climatisation, etc. La liste des problèmes techniques est longue ! Outre l’inconfort qui en découle, ces « couacs techniques » constatés lors d’exercices pourraient avoir des conséquences particulièrement tragiques en OPEX. Car si la climatisation tombe en panne, l’optique du tourelleau SPS ne peut être refroidie, rendant l’armement totalement inutilisable… et les soldats sans capacité de défense rapprochée. Ajoutez à cela des capacités tout-terrain limitées, le véhicule s’approchant plus d’un « tout-chemin », révèle un RETEX des missions effectuées en 2013 à Kunduz. Particulièrement fâcheux lorsqu’il s’agit d’arpenter les vallées afghanes ou les pistes du Mali…



Et c’est sans parler des difficultés constatées en matière de MCO, l’approvisionnement en pièces de rechange étant « très difficile », nous explique-t-on, non seulement au niveau des pièces mécaniques mais également pour les sous-systèmes. À tel point que certains militaires ne peuvent s’en remettre qu’au système D. Une source au sein de la Défense nous racontait avoir dû, dés le début du programme, installer des bâches sur le toit du véhicule afin d’éviter « de patauger dans la cabine » par temps de pluie. L’élément fatal se situerait au niveau du timing de livraison, la Défense ne disposant pas en temps et en heure des pièces requises.



Pas étonnant, dés lors, que la RFI fasse la part belle au volet MCO. Outre l’externalisation des maintenances préventive et corrective, l’annonce insiste également sur les délais de livraison des pièces de rechange. Afin de minimiser les coûts d’une accumulation importante de pièces, la Défense « envisage de recourir à un modèle logistique allégé basé sur la performance et l’externalisation des pièces de rechange ». Cela nécessiterait « des délais d’exécution courts à très courts », précise la Défense. Consciente de l’effort financier que cela impliquerait pour l’industriel, la Défense insiste donc sur le fait qu’un engagement contractuel pour des délais de livraison courts sera perçu comme un avantage déterminant dans le choix du véhicule. À contrario, et conformément au principe de performance évoqué plus haut, l’incapacité à respecter les délais imposés entraînera des pénalité. Ces opérations de sous-traitance seront majoritairement réparties entre les quartiers de Bourg-Léopold, Marche en Famenne, Heverlee et Braschaat. Même succinctement détaillé, ce modèle n’est pas sans rappeler celui mis en place pour… le programme Scorpion.



Pour l’heure, la description du CLV reste très succincte. La Défense confirme rechercher un véhicule 4×4 de classe N2G, c’est-à-dire un tout-terrain de la classe 3,5 à 12 tonnes. Exit, par ailleurs, le niveau de protection OTAN 2a/2b pour tous les véhicules : désormais, seuls 15% de la flotte devront offrir « les plus hauts niveaux de protection » contre « les menaces balistiques, l’artillerie, les mines et les IED ». Le reste de la flotte n’exigera aucun niveau de protection mais devra pouvoir intégrer des kits de blindage additionnels à monter en fonction du niveau de dangerosité des missions, comme c’est le cas pour les nouveaux RRV Fox du Special Forces Group. En outre, la RFI confirme la récupération de certains sous-systèmes actuellement montés sur les Lynx, réunis au sein de kits d’intégration. Tant les radios Thales et Harris que le BMS et 135 tourelleaux téléopérés SPS de 7.62 mm seront « recyclés ». L’acquisition initiale inclut également des kits d’extension afin « d’étendre l’enveloppe capacitaire des véhicules ». Suivant le besoin, le véhicule pourra recevoir des pneus run-flat, un treuil mécanique, voire un kit non détaillé permettant d’assurer une « surveillance silencieuse ».



Si la seconde RFI élude à nouveau le volet budgétaire, rappelons que la Vision stratégique du bientôt ex-ministre de la Défense Steven Vandeput prévoit l’octroi d’un budget de 125,05M€ pour les Lynx opérés par la composante Terre et 16,24M€ pour les véhicules en service au sein des composantes Air/Médicale. En effet, le futur véhicule CLV sera non seulement utilisé par les troupes terrestres, tel le bataillon ISTAR spécialisé dans la collecte de renseignements, mais également par certaines unités des composantes Air et Médicale. Si le calendrier ne change pas, avec des livraisons prévues entre 2021 et 2026, la Défense belge réduit néanmoins la voilure de près de 30%, passant de 440 véhicules envisagés dans une première RFI à « +- 320 » aujourd’hui.



À supposer que le budget évoqué dans la Vision stratégique ne suive pas la même courbe que la flotte, la Défense allouerait un budget avoisinant les 400.000€ par véhicule, soutien compris. Soit bien davantage que ce que les Britanniques sont prêts à débourser pour acquérir le JLTV d’Oshkosh, de l’ordre de 320.000€ pièce. Sachant que les FMS sont sensiblement « gonflées » par rapport au coût final, le champ des possibles qui s’offre à la Belgique est plutôt large. Difficile, par exemple, de ne pas penser au Serval, segment « léger » d’un programme Scorpion pour lequel la Belgique a clairement montré son intérêt.
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​PICTURE: Dassault Falcon 2000MSA ready for Japan coast guard

​PICTURE: Dassault Falcon 2000MSA ready for Japan coast guard | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dassault has released an image at NBAA of the first Falcon 2000 Maritime Surveillance Aircraft (MSA) for the Japanese coast guard.

The aircraft – the first of five for the coast guard – is developed from the Falcon 2000LX. The aircraft is due to enter service in the first half of 2019, says Dassault Aviation executive vice president civil aircraft Olivier Villa.

“We don’t usually communicate on special mission aircraft because the systems are secret. But we had authorisation to share this picture,” he says.
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Japan to buy nine more E-2D aircraft from the United States

Japan to buy nine more E-2D aircraft from the United States | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Japan has decided to buy nine more Northrop Grumman E-2D Advanced Hawkeye airborne early warning and control (AEW&C) aircraft from the United States, Defence Minister Takeshi Iwaya announced on 12 October.

"The E-2C [Hawkeye airborne early warning] aircraft are expected to retire … in the coming 10 years, and thinking about the severe security environment, it is absolutely necessary to replace them with the E-2Ds, which have more capabilities," Iwaya said during a press conference.

The minister said the purchase of the additional platforms is to be incorporated into Japan's National Defense Program Guidelines (NDPGs) and Mid-Term Defense Plan (MTDP), both of which are to be published by the end of this year. The NDPGs will cover the next decade, while the MTDP will focus on the financial years 2019-23.

The move comes after the US Defense Security Cooperation Agency (DSCA) announced on 10 September that the US Department of State had approved Japan's request to buy the additional AEW&C aircraft to augment the four E-2Ds the country has already ordered. The approval of the proposed sale, which is estimated to be worth USD3.135 billion, covers the aircraft and systems, as well as training, support, and other services.

Five days earlier the US Department of Defense (DoD) had disclosed that Japan had signed for the last of four E-2Ds it was initially expected to procure. The contract followed similar awards made in November 2015, July 2016, and June 2018 for the first three aircraft.

To date Japan has spent almost USD945 million on its E-2D procurement programme, including non-recurring engineering and infrastructure. This initial batch is due to be delivered to the Japan Air Self-Defense Force (JASDF) before the end of 2020.
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Les exportations américaines en augmentation

Les exportations américaines en augmentation | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les exportations militaires américaines ont enregistré une progression de 33% sur l'année fiscale 2018.

L'agence américaine de coopération en matière de défense et de sécurité (DSCA) a révélé le 10 octobre que les Etats-Unis avaient exporté pour 55,6 Md$ d'équipements de défense au cours de l'année fiscale 2018. Une augmentation de 33% en comparaison à 2017. Cette hausse massive serait en partie due à la révision des procédures d'exportation, lesquelles auraient été facilitées. Une nouvelle politique encadrant les contrats militaires a ainsi été adoptée en avril dernier. Par ailleurs, la volonté politique de soutenir les ventes d'armement a été plus importante cette année. « L'administration Trump a donné au Pentagone et au département d'Etat son feu vert pour vendre plus et plus vite », rapporte ainsi la DSCA.

Si l'année 2018 représente une progression considérable en comparaison à 2017, l'année record reste 2012. Il y a six ans, les exportations militaires avaient ainsi représenté 69,1 Md$. Les ventes avaient alors été largement portées par l'Arabie Saoudite. La monarchie du golfe avait ainsi passé commande pour 84 F-15, une vente estimée à 40 Md$.

Les responsables américains se sont félicités de cette progression des exportations. Selon eux, la tendance devrait perdurer comme le laisse à penser les différents contrats en cours de négociations. 70 négociations pour des ventes d'armements ont ainsi débuté au cours de l'année 2018 qui, si elles se concrétisent, participeront à l'accroissement des exportations. Parmi celles-ci, on peut noter « la demande saoudienne pour le système THAAD (15 Md$) et la demande polonaise pour des batteries PAC-3 destinées au Patriot (10,5 Md$) », rapporte la DSCA. Si elles se concrétisent, ces ventes seront prises en compte pour les résultats de l'année fiscale 2019, qui s'étend du 1 octobre 2018 au 30 septembre 2019.
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Le futur bombardier stratégique chinois sera peut-être dévoilé en 2019

Le futur bombardier stratégique chinois sera peut-être dévoilé en 2019 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Voilà à quoi pourrait ressembler la future capacité de frappe en profondeur de la Force aérienne de l'Armée de libération du peuple (PLAAF). Les médias chinois ont publié des photos de synthèse en affirmant que le dernier bombardier stratégique à longue portée serait dévoilé, lors d'un défilé dans le cadre des célébrations du 70e anniversaire de la PLAAF en 2019. Cependant, il n’y pas de déclaration officielle ni de confirmation du gouvernement ou de l’armée chinoise à ce jour.

Rappel :

L’existence du programme de bombardiers a été confirmée par le commandant de la PLAAF, Ma Xiaotian, en 2016. Des analystes ont émis l'hypothèse que le prototype du nouveau bombardier stratégique à grand tonnage chinois, connu sous le nom de H-20, devrait effectuer son premier vol prochainement.

En outre, la silhouette d’un avion inconnu a été repérée lors d’un gala organisé par la division des bombardiers stratégiques de Chine, ce qui a conduit les observateurs militaires à supposer le week-end dernier qu’il pourrait s’agir du nouveau bombardier furtif H-20. Le gala a eu lieu le 7 octobre au sein de la division de bombardiers stratégiques de l’Armée de libération du peuple (ALP).



Une confirmation :

En janvier 2017, la Force aérienne de l'armée populaire de libération (PLAAF) a fourni des informations supplémentaires sur ses exigences pour son nouveau bombardier stratégique.

Le général Ma Xiaotian, Commandant de l'Armée de libération populaire (PLAAF) a confirmé que son pays est en train de mettre au point un nouveau bombardier stratégique à long rayon d'action. Deux projets sont actuellement à l’étude, le H-18 et le H-20. Selon lui, les «missiles de croisière, armes nucléaires et autres armes et équipements qui seront portés par ce futur bombardier stratégique sont tous en place, le moment est venu pour la Chine de développer son nouveau bombardier stratégique. Il semble que le H-20 soit en avance sur son concurrent, mais il n’est pas pecisé si le H-18 est toujours en développement. En effet, les médias chinois n’en parle plus depuis uun certains temps. Par contre la Télévision centrale de Chine a qualifié le «Hong-20» de «nouveau bombardier stratégique à long rayon d'action» en cours de développement.

Le Xian H-20 :

Le Xian Aircraft Corp H-20 est un projet de bombardier stratégique qui ressemblerait au B-2 américain. Il semble que cette « copie » chinoise du bombardier conçu par Northrop-Grumman est le fait de la vente d’informations classifiées à la Chine d’un ingénieur du nom de Noshir Gowadia. Celui-ci avait en son temps été employé chez l’avionneur américain. Cette personne a été condamnée depuis à 32 ans de prison.
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Faut-il stopper les ventes d’armes à l’Arabie saoudite ?

Faut-il stopper les ventes d’armes à l’Arabie saoudite ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
De Londres à Washington, les menaces de sanctions pleuvent sur le prince héritier saoudien MBS, à la suite de la disparition du journaliste Jamal Khashoggi. Paris, quasi-muet jusqu’à présent, pourrait-il leur emboîter le pas en stoppant ses livraisons d’armes ?

Faut-il stopper les livraisons d’armes à l’Arabie saoudite ? Dans le petit monde de la défense française, ce fut longtemps, malgré le sanglant conflit au Yémen, le débat interdit. Après la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, la question est désormais dans tous les esprits. Selon les médias turcs, cet éditorialiste de 59 ans, très critique envers le prince héritier saoudien MBS, aurait été liquidé par un commando de quinze personnes au sein du consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre dernier. Les agents saoudiens, arrivés le jour même de Riyad, auraient ensuite démembré le corps du journaliste pour s’en débarrasser.

Si cette version est fermement démentie par l’Arabie saoudite, elle est jugée suffisamment crédible à Washington pour que Donald Trump ait menacé Riyad d’une "sévère punition" si l’implication du royaume dans la disparition de Jamal Khashoggi était établie. "Pour le moment, ils démentent avec véhémence. Est-ce que cela pourrait être eux ? Oui", a même tranché le président américain. La réponse saoudienne ne s’est pas fait attendre : dans un communiqué officiel, Riyad a prévenu qu’il répondrait à toute action étrangère par "une action plus forte", prévenant que le royaume, "ferme et glorieux comme toujours" (sic) a un "rôle influent et vital dans l’économie globale". Traduction : toute sanction contre Riyad se retournera immanquablement contre ses auteurs.
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VIDEO - Course poursuite fatale sur une base de F/A-18

VIDEO - Course poursuite fatale sur une base de F/A-18 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Plus de deux ans après les faits, les autorités américaines viennent de rendre publiques les images d’une course poursuite entre un hélicoptère de la police et une voiture entrée de force sur la base navale de Leemore. La voiture termine sa course contre un Super Hornet. Surréaliste ! La base navale de Leemore, en Californie, à …
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Vers "l'égalité" entre réservistes et militaires d'active

La ministre des Armées s'est engagée samedi, à l'occasion du 2e anniversaire de la Garde nationale, à favoriser un régime d'égalité entre les militaires d'active et les réservistes qui, au nombre de quelque 75.000 aujourd'hui, apportent un appui de taille aux forces de sécurité en France.

Créée le 13 octobre 2016 pour renforcer la sécurité du territoire à la suite des attentats de 2015, la Garde nationale compte plus de 37.000 membres sous la houlette du ministère des Armées et un nombre équivalent dépendant du ministère de l'Intérieur.

Anciens militaires, salariés, fonctionnaires, étudiants... ils sont 7.000 engagés quotidiennement. L'objectif est de porter leur nombre à 85.000 fin 2018, dont 40.000 relevant du ministère des Armées avec la mobilisation de 9.250 volontaires par jour.

La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit un budget annuel en hausse pour la réserve, avec 200 millions d'euros par an (dont 153 millions d'euros pour la masse salariale hors cotisations sociales).

Elle introduit des mesures pour renforcer l'attractivité de cet "engagement au service de la Nation" (amélioration de la couverture sociale, augmentation du seuil de la durée d'activité de 30 à 60 jours, etc.) qui s'ajoutent aux primes décidées en 2017, comme l'allocation d'étude mensuelle de 100 euros par mois et la participation au financement du permis de conduire à hauteur de 1.000 euros pour les étudiants.

"Nous devons aider la réserve, la pousser aussi loin que possible, la rendre toujours plus attractive, et chercher aussi à aider nos réservistes", a déclaré Florence Parly lors des Assises de la Garde nationale, à Paris.

UN ROUAGE DU SNU?

"Le principe est simple: entre les réservistes et les militaires d'active, il faut aller vers l'égalité", a souligné la ministre des Armées. "L'égalité dans le traitement, l'égalité dans les équipements, l'égalité dans la considération."

"Non seulement nous devons vous donner les moyens de servir mais nous devons vous donner aussi les moyens et l'envie de rester", a-t-elle dit.

La ministre a de nouveau lancé un appel aux entreprises, qui sont plus de 500 à avoir signé une convention avec le ministère des Armées, en les qualifiant d'"alliés précieux" pour la montée en puissance et la pérennité de la réserve opérationnelle.

Depuis février 2017, les entreprises qui mettent à disposition des salariés réservistes bénéficient d’une réduction d’impôts au titre du mécénat ou des dons en faveur d'oeuvres et organismes.

Florence Parly et le secrétaire d'Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq, ont déclaré samedi que la Garde nationale serait un rouage de la mise en oeuvre du Service national universel (SNU) qui, selon certains médias, bénéficiera d'un secrétariat d'Etat dédié dans le prochain gouvernement d'Edouard Philippe.

"La Garde nationale pourra être amenée à jouer un rôle dans ce dispositif d'envergure", a précisé Geneviève Darrieussecq en clôturant les Assises.

"Les ponts sont en effet évidents, et nous définirons ensemble comment la richesse des femmes et des hommes de la Garde nationale pourra se mettre au service de ce projet de société", a dit Florence Parly.


(Sophie Louet)
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