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Une LPM de livraisons, enfin !

Une LPM de livraisons, enfin ! | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour l’armée de Terre, la LPM 2019-2025 devrait être une LPM de modernisations et de livraisons, après deux exercices précédents essentiellement caractérisés par les commandes et les contractualisations. Ces dix dernières années, l’armée de Terre a perdu la moitié de ses chars, de ses pièces d’artillerie, tout comme un quart de ses régiments et hélicoptères. La situation des effectifs est aujourd’hui stabilisée : les besoins de recrutements sont donc logiquement en baisse (14 000 contre 15 500 par an) et, fait relativement nouveau, de nombreuses unités peuvent faire leur retour dans les camps pour s’entraîner. Pour la prochaine LPM, l’armée de Terre a placé les besoins en équipements au cœur de ses priorités, peu de matériels ayant été livrés dernièrement (MMP, fusil HK-416…).

Pour le MGAT, le général Bernard Barrera, la prochaine LPM devra répondre à trois grandes priorités : «réparer», «régénérer» et «moderniser». «Réparer», pour être en mesure de faire la guerre sur tout le spectre, ce qui signifie par exemple de remplacer les obusiers AuF-1 (par 36 Caesar), de se doter de moyens de franchissement et de défense sol-air adaptés, tout en comblant les «réductions temporaires de capacité» conséquence d’équipements individuels disponibles en trop petites quantités. «Régénérer» implique de moderniser une infrastructure ancienne et souvent dégradée, ainsi que de renforcer le MCO, dont le budget constant peine à soutenir une flotte vieillissante. Enfin, «moderniser», c’est poursuivre, en l’accélérant, un programme Scorpion concentrant à lui seul 80% de l’effort de modernisation de l’armée de Terre (les premiers véhicules Griffon seront livrés en fin d’année).

Ces moyens matériels doivent permettre de répondre à l’ordre de mission du Président de la République, qui souhaite pouvoir disposer de la «première armée européenne». Cela signifie notamment d’être suffisamment aguerri et dimensionné pour entrer en premier et durer sur tout type de théâtre, en Estonie ou dans la BSS. Un officier général indiquait récemment que si l’armée de Terre était déjà, en aguerrissement, la première armée d’Europe, la résilience des armées françaises tient aussi au fait qu’elles bénéficient d’un fort soutien politique et de la population, sans équivalent sur le continent.

Ce sera aussi, pour l’armée de Terre, une LPM de «vigilance», notamment sur le respect par les industriels des durées de réalisation et des performances des matériels livrés. Vigilance également sur le sur-emploi des hommes en OPINT, qui pèse lourdement sur le dispositif (notamment l’instruction), une génération de lieutenants et capitaines n’étant pas partie en OPEX entre 2015 et 2017 alors que certains font aujourd’hui jusqu’à 200 jours de Sentinelle par an… En conséquence, la durée des missions de deux mois sera réduite, reste à savoir à combien : un mois ? Six semaines ? Enfin, il s’agira aussi de faire progressivement évoluer le dispositif Barkhane (vers un format plus souple) et le format «Au Contact», avec des ajustements jugés nécessaires en termes d’aguerrissement, de cynotechnie et dans le domaine cyber.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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VIDEO - Course poursuite fatale sur une base de F/A-18

VIDEO - Course poursuite fatale sur une base de F/A-18 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Plus de deux ans après les faits, les autorités américaines viennent de rendre publiques les images d’une course poursuite entre un hélicoptère de la police et une voiture entrée de force sur la base navale de Leemore. La voiture termine sa course contre un Super Hornet. Surréaliste ! La base navale de Leemore, en Californie, à …
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Vers "l'égalité" entre réservistes et militaires d'active

La ministre des Armées s'est engagée samedi, à l'occasion du 2e anniversaire de la Garde nationale, à favoriser un régime d'égalité entre les militaires d'active et les réservistes qui, au nombre de quelque 75.000 aujourd'hui, apportent un appui de taille aux forces de sécurité en France.

Créée le 13 octobre 2016 pour renforcer la sécurité du territoire à la suite des attentats de 2015, la Garde nationale compte plus de 37.000 membres sous la houlette du ministère des Armées et un nombre équivalent dépendant du ministère de l'Intérieur.

Anciens militaires, salariés, fonctionnaires, étudiants... ils sont 7.000 engagés quotidiennement. L'objectif est de porter leur nombre à 85.000 fin 2018, dont 40.000 relevant du ministère des Armées avec la mobilisation de 9.250 volontaires par jour.

La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit un budget annuel en hausse pour la réserve, avec 200 millions d'euros par an (dont 153 millions d'euros pour la masse salariale hors cotisations sociales).

Elle introduit des mesures pour renforcer l'attractivité de cet "engagement au service de la Nation" (amélioration de la couverture sociale, augmentation du seuil de la durée d'activité de 30 à 60 jours, etc.) qui s'ajoutent aux primes décidées en 2017, comme l'allocation d'étude mensuelle de 100 euros par mois et la participation au financement du permis de conduire à hauteur de 1.000 euros pour les étudiants.

"Nous devons aider la réserve, la pousser aussi loin que possible, la rendre toujours plus attractive, et chercher aussi à aider nos réservistes", a déclaré Florence Parly lors des Assises de la Garde nationale, à Paris.

UN ROUAGE DU SNU?

"Le principe est simple: entre les réservistes et les militaires d'active, il faut aller vers l'égalité", a souligné la ministre des Armées. "L'égalité dans le traitement, l'égalité dans les équipements, l'égalité dans la considération."

"Non seulement nous devons vous donner les moyens de servir mais nous devons vous donner aussi les moyens et l'envie de rester", a-t-elle dit.

La ministre a de nouveau lancé un appel aux entreprises, qui sont plus de 500 à avoir signé une convention avec le ministère des Armées, en les qualifiant d'"alliés précieux" pour la montée en puissance et la pérennité de la réserve opérationnelle.

Depuis février 2017, les entreprises qui mettent à disposition des salariés réservistes bénéficient d’une réduction d’impôts au titre du mécénat ou des dons en faveur d'oeuvres et organismes.

Florence Parly et le secrétaire d'Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq, ont déclaré samedi que la Garde nationale serait un rouage de la mise en oeuvre du Service national universel (SNU) qui, selon certains médias, bénéficiera d'un secrétariat d'Etat dédié dans le prochain gouvernement d'Edouard Philippe.

"La Garde nationale pourra être amenée à jouer un rôle dans ce dispositif d'envergure", a précisé Geneviève Darrieussecq en clôturant les Assises.

"Les ponts sont en effet évidents, et nous définirons ensemble comment la richesse des femmes et des hommes de la Garde nationale pourra se mettre au service de ce projet de société", a dit Florence Parly.


(Sophie Louet)
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Dassault défend sa réputation et son contrat en Inde

Dassault défend sa réputation et son contrat en Inde | DEFENSE NEWS | Scoop.it

En visite en France, la ministre indienne de la défense confirme le contrat d'achat de 36 Rafale attaqué par l'opposition. Les Etats-Unis font pression pour obtenir la prochaine méga commande de 110 avions de chasse.

Eteindre la polémique. C'est l'objectif de la visite à Paris de la ministre de la défense indienne, Nirmala Sutharaman. Ce jeudi, elle a confirmé le contrat intergouvernemental signé entre l'Inde et la France en 2016, pour l'achat de 36 avions Rafale, qui fait l'objet de vives attaques , essentiellement menées par le chef du principal parti d'opposition, Rahul Gandhi. Proche du premier ministre, Narendra Modi, Nirmala Sutharaman, qui se rend vendredi chez Dassault, a souligné que l'accord pour acquérir 36 chasseurs était un contrat entre deux gouvernements et ne mentionnait donc, à ce titre, aucun groupe privé.
Complexité du « Make in India »

L'opposition accuse Narendra Modi de collusion d'intérêt avec le patron du groupe Reliance, Anil Ambani, choisi comme partenaire par Dassault Aviation pour monter une usine en Inde. Violemment mis en cause par cette affaire qui passionne les médias indiens, Dassault a réaffirmé jeudi avoir choisi de plein gré le groupe Reliance, tandis qu'à Paris, Nirmala Sutharaman a patiemment réexpliqué le processus des « offsets » : l'équipe Rafale (Dassault, Thales, Safran, etc...) a une obligation de contrepartie de 50 % de la valeur du contrat, ce dont elle peut s'acquitter de diverses manières : achat de biens en Inde, formation d'ingénieurs indiens, production en Inde.

Ce système, très complexe, d'ailleurs mis en cause par le patron de Boeing India, est mesuré dans la durée par le ministère de la Défense. La formation d'ingénieurs indiens vaut par exemple plus de points que l'achat de boulons à une entreprise indienne. Dassault va réaliser avec Reliance 10 % de ses obligations d'offsets, a déclaré jeudi à l'AFP, Eric Trappier, le PDG de l'avionneur, en soulignant « être en négociation avec une centaine d'entreprises indiennes, dont une trentaine, avec lesquelles des partenariats ont déjà été conclus ». « Les offsets sont obligatoires, pas les entreprises partenaires choisies », a répété la ministre. Car le gouvernement est plus que jamais résolu à bâtir une industrie indienne de la défense.
Les prochaines commandes du siècle

Fin juillet, le ministère de la défense a ainsi clarifié son appel d'offres portant sur 111 hélicoptères militaires destinés à sa marine, en exigeant que 95 d'entre eux soient produits en Inde. Même contrainte pour les futurs achats de 54 avions de chasse pour la marine indienne et surtout pour les 110 nouveaux chasseurs de l'armée de l'air . Pour être en mesure de le remporter, les candidats doivent promettre que 85 % des avions seront fabriqués sur le sol indien.

Le F-16 de Lockheed Martin, le F-18 de Boeing, le Gripen de Saab, le Typhoon du consortium Eurofighter, le Rafale de Dassault et le MiG-35 russe sont en compétition, mais l'appel d'offres formel ne sera pas lancé avant l'été 2019. Pour Dassault, il est donc nécessaire de défendre sa réputation. « Dans le contexte actuel, le matériel Dassault, étiqueté politiquement chaud, court vraisemblablement le risque d'être mis de côté », estime Bharat Karnad, professeur au Center for Policy Research, de New Delhi.
La pression américaine

D'autant que « les Américains sont en embuscade », décrypte un homme d'affaires indien. Face aux incursions de la Chine dans la région indo-pacifique, ces derniers ont en tête d'équiper davantage New Delhi, en vue de faire de l'Inde une pièce maîtresse dans la défense de leur suprématie dans la région, analyse le think tank américain Atlantic Council. Début septembre, Washington et New Delhi ont d'ailleurs signé un partenariat militaire, qui ouvre la voie à des ventes de matériel américain, dit sensible. Pour emporter la mise, Lockheed Martin, associé avec le groupe Tata, a carrément proposé de relocaliser toute sa chaîne de production de F-16 Block 70 en Inde.

Reste que si les deux puissances partagent une méfiance commune à l'égard de Pékin, leur relation est loin d'être un long fleuve tranquille. Les Etats-Unis reprochent à l'Inde de maintenir des liens commerciaux avec l'Iran - auprès de laquelle elle achète 20 % de son pétrole - et surtout avec la Russie qui reste son principal fournisseur en équipement militaire. L'Inde vient de signer un contrat de 5,2 milliards de dollars pour acheter les systèmes de défense antiaérienne S-400, en violation des sanctions que le Congrès américain a imposé l'an dernier à Moscou.
Anne Bauer et Marjorie Cessac, correspondante à New D
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Crew of Ukrainian Mi-24 helicopter shot down Russian drone

Crew of Ukrainian Mi-24 helicopter shot down Russian drone | DEFENSE NEWS | Scoop.it
On 13 October, the crew of the Ukrainian Mi-24 attack helicopter shot down the Russian-made Orlan-10 UAV over along the Lysychansk-Severodonetsk in eastern Ukraine, the Joint Forces Operation (JFO) press center has reported.

According to JFO’s statement, the Russian drone maneuvered, performing a reconnaissance flight along the Lysychansk-Severodonetsk route.

“The JFO commander Lieutenant-General Serhiy Nayev made a decision to destroy the target by attracting a Mi-24 helicopter of fire support operations,” said in JFO.

The drone was shot down at 09:58 near the settlement of Borovske (Luhansk region). Subunits of the ground forces of the JFO found its fragments and identified them.

The downed drone was identified as the Orlan-10 unmanned aerial vehicle (UAV) developed by Russian industry, which is on service with the armed forces of the Russian Federation.

The Orlan-10 is a medium-range, multi-purpose unmanned aerial vehicle (UAV) developed by Russian firm Special Technology Center LLC in St Petersburg. The UAV is in service with the Ministry of Defence of the Russian Federation.

It is intended for a variety of missions including aerial reconnaissance, observation, monitoring, search and rescue, combat training, jamming, detection of radio signals, and target tracking.

The Orlan-10 system comprises two to four UAVs and a catapult launcher. Each vehicle has a maximum take-off weight of 18 kg, a wingspan of 3.1 m, and carries a 3 kg payload. Powered by a piston engine, the Orlan-10 has an endurance of up to 10 hours, a maximum flight range of 300 km, and flies 70-150 km/h at an altitude of up to 5,000 m. The vehicle is launched against a 15 m/s wind.

According to the airforce-technology.com, production on the UAV was commenced in 2010. The unmanned aviation unit of Russian military base located in Armenia received Orlan-10 aerial systems in October 2015, to perform aerial reconnaissance in high-mountain areas.
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US to evaluate Saab GaN-based active aperture radar under FCT

Saab is to supply a prototype gallium nitride (GaN)-based X-band Active Aperture radar unit to the US Office of Naval Research (ONR) for evaluation under the Office of the Secretary of Defense (OSD) Foreign Comparative Test (FCT) programme.

US Naval Air Systems Command’s Naval Air Warfare Center Aircraft Division (NAWCAD) Lakehurst awarded Saab Defence and Security USA a USD8.2 million contract for the effort on 27 September. The contract, expected to last up to 30 months, could increase to USD13.5 million if all options are exercised. Work will be performed in Gothenburg, Sweden (80%), and East Syracuse, New York (20%).
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Safran signe de nouveaux partenariats pour améliorer le transfert d’une technologie sous-marine en Australie

Safran étend ses partenariats avec des entreprises australiennes pour accélérer le développement dans ce pays de sa technologie sous-marine, actuellement au meilleur niveau mondial.

Pour renforcer l'engagement de Safran en faveur de l'industrie australienne, Safran a récemment signé un protocole d'accord avec l'entreprise australienne Advanced Navigation, afin de coopérer sur le développement de systèmes de navigation inertielle pour les applications de défense terrestre et maritime. Cet accord représente la première étape d'une coopération étroite sur le marché de la navigation entre Safran et Advanced Navigation, qui se concentrera sur le sous-système de navigation du futur programme sous-marin. Les ingénieurs de Safran et d'Advanced Navigation formeront une équipe de travail dédié à ce projet.

De son côté, le partenaire stratégique de Safran, Thomas Global Systems basé à Sydney, jouera un rôle important dans les futures activités sous-marines de Safran. Le périmètre du partenariat — signé début 2018 pour fabriquer le système de visée PASEO pour Land 400 et 907 — a été étendu pour couvrir la production d'équipements pour les systèmes navals de Safran, notamment les technologies d'optronique et de navigation sous-marines.

La stratégie de Safran comporte deux axes clés, le premier est de développer sa filiale locale, Safran Electronics & Defense Australasia en augmentant ses capacités pour mieux servir la Force de défense australienne (ADF), et le deuxième est de conclure des partenariats avec des entreprises australiennes pour faciliter l'échange de technologie et améliorer ainsi le potentiel de l'industrie nationale de défense.

«Nous sommes convaincus que cette approche aura un effet positif et durable sur l'industrie australienne de défense. Nous considérons que c'est la voie la plus efficace pour apporter à l'Australie une technologie sous-marine d'avant-garde, et cela contribuera réellement à l'établissement d'une capacité souveraine pour l'ADF.» déclare Alexis de Pelleport, Président de Safran Electronics & Defense Australasia.
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VIDEO - Armée française : au cœur de l'entraînement des parachutistes

VIDEO - Armée française : au cœur de l'entraînement des parachutistes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Réputés pour leur courage, les paras font partie des corps d'armée les plus prestigieux. Pour les 70 ans du patronage de Saint-Michel célébré par un saut au-dessus du Mont-Saint-Michel, le 1er RTP nous ouvre ses portes, près de Toulouse.
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La Chine, la Malaisie et la Thaïlande programment un exercice militaire conjoint

Les forces armées chinoises, malaisiennes et thaïlandaises ont programmé un exercice conjoint en Malaisie prévu dans le courant du mois, selon le ministère chinois de la Défense nationale.

Cet exercice, baptisé "Paix et Amitié 2018", se déroulera du 20 au 29 octobre dans deux états de la Malaisie et des zones au large, a-t-on appris d'un communiqué du ministère.

Un total de 692 membres de l'Armée populaire de libération de la Chine participeront à l'exercice, en plus de trois navires de la marine, deux hélicoptères embarqués, trois avions de transport Il-76 et quatre véhicules de la partie chinoise.

"Cet exercice vise à démontrer davantage la volonté commune des forces armées des trois pays de maintenir la paix et la stabilité dans la région de la mer de Chine méridionale, de renforcer les échanges et la coopération pragmatiques et d'améliorer leur capacité de répondre conjointement à diverses menaces sécuritaires", indique le communiqué. "Il ne cible aucun pays".
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Naval Group/Fincantieri : pourquoi ça fait pshittttt

Naval Group/Fincantieri : pourquoi ça fait pshittttt | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Trois principales raisons ont eu la peau du projet de rapprochement entre Naval Group et Fincantieri : les relations polaires entre la France et l'Italie, la guerre entre Fincantieri et Leonardo, et la volonté de l'Etat français de préserver Thales.

Entre la France et l'Italie, les relations diplomatiques polaires depuis le début de l'été, ont eu principalement raison du projet Poséidon. La crise des migrants a généré des passes d'arme d'une violence inédite dans les relations entre Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini. Puis, les accusations de l'Italie sur le présumé rôle joué par la France dans la crise en Libye début septembre ont rajouté de l'huile sur le feu entre les deux pays. Résultat, le rapprochement entre Naval Group et Fincantieri est essentiellement tombé à l'eau en raison du froid entre les deux pays. Et ce en dépit de la volonté d'Hervé Guillou et de Giuseppe Bono, respectivement patrons de Naval Group et de Fincantieri, de poursuivre coûte que coûte cette opération. Aujourd'hui Hervé Guillou semble également résigné.

De mauvaises raisons, qui n'ont aucun lien avec le contenu du projet, ont donc joué un rôle crucial sur l'abandon du projet initial, torpillé par le changement de majorité à Rome, puis la dégradation des relations entre les deux pays. En outre, la stratégie de Fincantieri a pu interpeller en France. Début septembre, des responsables de Fincantieri ont évoqué la création d'un consortium, en association avec Autostrade per l'Italia (Aspi), pour la reconstruction du pont Morandi de Gênes, dont une partie s'est écroulé en août. Alors que l'Etat français a poussé Naval Group à se désengager des énergies renouvelables (hydroliennes), Fincantieri se lance quant à lui dans la construction de ponts... Cela fait désordre.
1/ Des relations polaires entre la France et l'Italie

Début juillet, le ministre de l'Intérieur et chef de l'extrême droite Matteo Salvini conseillait à Emmanuel Macron de "se laver la bouche parce que l'Italie à fait beaucoup plus que les Français qui continuent de repousser des personnes à Vintimille", à la frontière franco-italienne. Il répondait ainsi à la France qui accusait l'Italie "d'irresponsabilité" sur la crise des migrants. Matteo Salvini estimait également que l'Italie n'avait pas de leçons à recevoir de la part d'un pays qui, selon lui, n'a pas tenu ses engagements en matière d'accueil.

Puis, la ministre italienne de la Défense, Elisabetta Trenta, avait estimé que la France avait une part de responsabilité dans la crise libyenne de début septembre. La ministre évoquait sur sa page Facebook l'intervention militaire de la France et d'autres pays en Libye en 2011 contre le régime du colonel Kadhafi. "Evidemment, il est indéniable qu'aujourd'hui ce pays se retrouve dans cette situation parce que quelqu'un, en 2011, a privilégié ses intérêts à ceux des Libyens et de l'Europe elle-même", avait écrit la ministre. Dans la foulée, Elisabetta Trenta a annulé deux rendez-vous avec Florence Parly. Finalement, les deux ministres se sont croisées au sommet de l'OTAN.

Difficile dans ces conditions diplomatiques très tendues pour l'Elysée d'annoncer un rapprochement stratégique entre la France et l'Italie dans le domaine aussi sensible que la défense et d'organiser un événement grandiose pour le célébrer. La France et l'Italie voudront-elles néanmoins sauver la face lors du salon Euronaval (23-26 octobre) pendant lequel ce rapprochement aurait dû être célébré en grande pompe? Voudront-elles annoncer un projet a minima avec la création d'une société commune regroupant quelques actifs dans les bâtiments de surface et faisant des propositions communes franco-italienne à l'export? Ce serait la tendance. A suivre. Mais l'Etat français serait carrément schizophrène...
2/ Leonardo gagne la guerre en Italie

Depuis le lancement de Poséidon, ce projet a provoqué une guerre violente entre les deux principaux industriels italiens, Ficantieri et Leonardo, opposé à ce dossier pour des raisons industrielles. Le groupe d'électronique italien avait émis des craintes d'être mis au bord de la route cette alliance, compte tenu que Thales détient 35% de Naval Group. Leonardo a finalement gagné deux batailles, dont l'une cruciale. Alors que Giuseppe Bono avait expliqué aux Français qu'il allait récupérer les activités très stratégiques des systèmes de gestion de combat (CMS) de Leonardo, le patron de Fincantieri a in fine perdu cette bataille. Le groupe d'électronique de défense italien va garder cette activité après s'être battu et être monté au créneau pour se défendre.

Giuseppe Bono a pris une deuxième claque en se faisant souffler Vitrociset, une grosse PME qui opère dans les systèmes électroniques et informatiques dans les domaines civil et militaire par Leonardo. Fincantieri souhaitait s'emparer de ce spécialiste des systèmes de défense, de contrôle de trafic aérien, de technologies de satellites... Sauf qu'il n'avait pas anticipé que Leonardo détenait moins de 2% du capital de Vitrociset... avec un droit de préemption. Et le patron de Leonardo a bien sur exercé son droit de préemption.

Enfin, les Italiens sont arrivés à la conclusion que l'équation proposée par le projet de rapprochement n'avait pas de solutions idéales pour Leonardo. Car aussi bien du côté italien que du côté français, les deux filières navales militaires sont organisées en chaîne nationale. Le rapprochement entre les deux groupes navals implique un risque pour Leonardo et Thales... sauf à fusionner toute la filière (Leonardo, Thales, Fincantieri et Naval Group). C'est finalement ce qu'a compris Rome au bout d'un certain temps à l'issue d'une analyse très approfondie. L'Italie n'a pas voulu choisir entre ses deux champions... tout comme d'ailleurs Paris.

En tout cas, l'Italie a souhaité créer un champion européen en demandant à Leonardo et Fincantieri de renforcer leur coopération dans le secteur naval. Ce n'est ni plus ni moins le vieux plan Capricorn qui a resurgi. Pour ce faire, ils ont convenu de réorganiser leur société commune Orizzonte Sistemi Navali afin de présenter des solutions communes sur un marché naval de plus en plus concurrentiel et exigeant. "La réorganisation d'Orizzonte Sistemi Navali est la meilleure façon d'encourager le développement de l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement nationale qui contribue à la création de navires militaires, a expliqué le directeur général de Leonardo, Alessandro Profumo. Grâce à l' offre conjointe de produits et de services, nous allons augmenter la compétitivité de l'industrie italienne sur le marché international".
3/ La France incapable de choisir vraiment

Pour la France, le projet Poséidon présentait autant de problèmes que de perspectives. La Direction générale de l'armement (DGA) et l'Agence des participations de l'Etat (APE) ont toujours soutenu Thales tout en étant partisan du projet Poséidon sur le thème "rien ne peut se faire contre les intérêts du groupe d'électronique portant sur les équipements, les radars, les sonars..." Pour preuve, selon nos informations, l'Etat n'est jamais venu demander à Thales de quitter le capital de Naval Group. Ce qui suggère qu'il n'a jamais voulu un départ du groupe d'électronique de Naval Group.

Aujourd'hui, Hervé Guillou a compris que le vent avait définitivement tourné. Son regard se porterait sur TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems) que la maison mère pourrait céder. Un vieux rêve français de 20 ans qui risque une nouvelle fois de se fracasser sur la francophobie des dirigeants allemands. Du côté de l'Etat français, "l'exécutif veut voir s'il peut organiser une alliance sur des sujets délimités, plutôt que sur la totalité des activités des deux entités", explique-t-on à La Tribune.
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Houthi rebels destroy M1 Abrams tank in Jizan

Houthi rebels destroy M1 Abrams tank in Jizan | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Yemeni rebel group claimed on 13 October that it had destroyed the USA-made M1A2S Abrams main battle tank during the storm Saudi military post in the Jizan province in southern Saudi Arabia.

Yemen’s rebel media released footages on Saturday showing that border Saudi military post was captured in the southern Jizan province deep inside of Saudi Arabia.

Also, Iranian-backed Houthi militants claimed to have hit Saudi M1A2S Abrams main battle tank. They have released videos of their troops destroying Saudi tanks and other targets. Militants fired on a tank, as a result of which Abrams lost the ability to move. The crew of the tank was injured and tried to escape, but one of the tankers was killed. After that, the militants set fire to the damaged tank.

In June 2006, Saudi Arabia requested the foreign military sale of 58 M1A1 tanks and the upgrade of these and the 315 M1A2 already in the Saudi inventory to the M1A2S configuration. The upgrade involves rebuilding to a ‘like new’ condition, similar to the US Army Abrams integrated management programme (AIM).

The M1A2S is a Saudi Arabian variant upgrade of the M1A2 based on M1A2 SEP, with some features, such as depleted uranium armor, believed to be missing.

In December 2009, GDLS received a $17.6m contract from Saudi Arabia for purchase of long-lead materials used for converting 15 M1A2 Abrams tanks to M1A2S tanks.

Yemen fell into civil war in 2014, when Houthi rebels and allied forces of former President Ali Abdullah Saleh overran capital Sanaa and other parts of the country.

The conflict escalated in 2015 when Saudi Arabia and its Arab allies launched an extensive air campaign aimed at reversing Houthi military gains and shoring up Yemen’s Saudi-backed government.

UN-brokered peace talks between the government and Houthi rebels have failed to resolve the conflict, in which 10,000 people were killed and around three million displaced, according to UN estimates.
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Les forces militaires russo-arméniennes organisent des exercices

Les forces militaires russo-arméniennes organisent des exercices | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministre de la Défense, Davit Tonoyan, a suivi mercredi les exercices organisés par une force armée conjointe russo-arménienne que Moscou et Erevan ont décidé de renforcer il y a deux ans.

Les exercices d’une semaine ont commencé lundi, avec des centaines de soldats arméniens et russes soutenus par des chars, des systèmes d’artillerie et un hélicoptère de combat simulant des opérations de défense. Le ministère de la Défense arménien a annoncé précédemment qu’un de ses objectifs serait de « renforcer la protection de la frontière de l’État ».

Un communiqué du ministère publié mercredi indique que des responsables militaires ont informé Davit Tonoyan du déroulement des exercices sur le terrain d’entraînement du Maréchal Bagramian, à 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan. Le ministre a ensuite regardé les soldats du groupement unifié des troupes russo-arméniennes battre un envahisseur imaginaire, selon le communiqué.

La force commune a été créée en 2000. Elle comprend des troupes de la base militaire russe en Arménie et du Cinquième Corps de l’armée arménienne principalement déployés le long de la frontière turque. Un accord russo-arménien signé en novembre 2016 avait pour objectif de renforcer sa mission et de définir sa structure de commandement et de contrôle. L’accord stipule notamment que le commandant de l’unité russo-arménienne est nommé par les dirigeants politiques arméniens. Le commandant est subordonné au chef de l’état-major de l’armée arménienne en temps de paix. Il peut faire rapport au chef du district militaire sud de la Russie en cas de guerre ou d’agression militaire imminente contre l’Arménie ou la Russie. Un autre accord russo-arménien signé à la fin de 2015 a créé un nouveau système de défense aérienne commune plus étroitement intégré. Les armées russes et arméniennes protègent conjointement l’espace aérien de l’Arménie depuis le milieu des années 1990.
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Foreign Military Sales américaines: une hausse de 33% entre 2017 et 2018

Foreign Military Sales américaines: une hausse de 33% entre 2017 et 2018 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Defense Security Cooperation Agency (DSCA) a diffusé des chiffres portant sur l'année fiscale 2018 (qui s'est achevée le 31 septembre). Pour la FY 2018, le montant des Foreign Military Sales (FMS) a atteint 55,66 milliards de $. Cette somme est en hausse de 33% par rapport à la FY 2017.

Selon la DSCA, le détail est le suivant:
- 3,52 milliards ont été payés par le State Department, dans le cadre de son programme de financement des armées étrangères,
- 4,42 milliards l'ont été par le DoD (Defense Department)
- 47,71 milliards ont été à la charge des clients étrangers (pas de détails spécifiques sur eux mais il suffit d'étudier la liste des FMS sur le site de la DSCA).

Pour lire le communiqué du DSCA, cliquer ici.

Petit rappel, on trouve dans le numéro 136 de la revue DSI (juillet-août 2018) une bonne étude sur le programme américain FMS (Foreign Military Sales) par Emmanuel Vivenot.
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VIDEO - Présentation du L-39NG de série

VIDEO - Présentation du L-39NG de série | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’avionneur tchèque a présenté la dernière variante de son l’Albatros L-39, en service depuis la fin des années 60, lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 12 octobre. La nouvelle machine est présentée 15 mois après le début de la production des quatre premiers avions en juillet 2017.

Lancée pour la première fois au salon aéronautique international de Farnborough en 2014, la version L-39NG de l'Albatros est équipée d'un moteur Williams International FJ44-4M plus puissant, d'un cockpit moderne et d'une cellule plus légère que son prédécesseur. Il est équipé de cinq points fixes (contre deux pour le L-39 de référence) pour une variété de missiles air-air et air-sol (AAM), ainsi que d’autres munitions et capteurs. Il introduit également l'option pour le montage d’un canon de bord.

Un démonstrateur du L-39NG a volé pour la première fois en septembre 2015 avant la phase initiale de test qui avait eu lieu en 2016. La certification est attendue en 2019, les livraisons des clients devant débuter en 2020. Le client pour le lancement de l'avion est l'État tchèque. La société appartenant à LOM Praha, avec l’acquisition du Breitling Jet Team et de l’équipe Black Diamond Jet de Draken International.

Aero cible également les quelque 60 opérateurs du L-39 en tant que futurs clients potentiels du L-39NG. Algérie, Angola, Arménie, Bangladesh, Biélorussie, Bulgarie, Cambodge, Cuba, Égypte, Guinée équatoriale, Estonie, Éthiopie, Kazakhstan, Kirghizistan, Libye (dont on pense que la plupart ont été retirés du marché). , Lituanie, Mozambique, Nigéria, Russie, Slovaquie, Soudan du Sud, Syrie, Thaïlande, Tunisie, Turkménistan, Ouganda, Ukraine et Vietnam.

L'Aero Vodochody L-39NG :

Le L-39NG est alimenté avec un nouveau moteur Williams FJ44-4M. L'avion a effectué son premier vol le 14 Septembre 2015 avec notamment l'essai une nouvelle centrale électrique. Les récents tests avec le protoype ont également permis de vérifier le bon fonctionnement de l’avionique qui équipe le poste de pilotage. Le L-39NG est doté du système Genesys Aerosystems qui comprend un nouvel affichage multifonctions (MFD) et un affichage tête haute (HUD).

Pour l’avionneur tchèque le L-39NG sera un avion école moderne et efficace, conçu comme un système d'entraînement complet et unifié pour les forces aériennes modernes. Le L-39NG est basé sur le concept aérodynamique du célèbre L-39, mais utilise les dernières technologies. La nouvelle avionique de l'avion permettra de venir former les futurs pilotes d'avions de 4ème et de 5ème générations. Le L-39NG est équipé de cinq points de fixation pour des armes. L'avion dispose d'un large éventail de technologies de simulation, y compris l'intégration dans les centres de simulation tactique de haute technologie dans le but d'accroître l'efficacité de l'entraînement.

Pour Aero Vodochody le L-39NG est une solution moderne ayant un faible coût. Ce concept doit répondre aux besoins des Forces aériennes qui doivent régulièrement revoir les dépenses à la baisse.
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Finlande : Une société est suspectée d'avoir acquis des terrains en vue de possibles actions militaires russes

Finlande : Une société est suspectée d'avoir acquis des terrains en vue de possibles actions militaires russes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’affaire occupe la presse finlandaise depuis maintenant trois semaines et elle aurait même été abondamment commentée lors de la dernière conférence de Riga sur la sécurité. Pour en comprendre l’importance, il faut remonter deux ans en arrière.

En novembre 2016, la Suojelupoliisi [Police de protection, Supo], chargée notamment de prévenir les menaces pouvant affecter la sécurité de la Finlande, publia un rapport dans lequel elle attirait l’attention sur l’acquisition, par des individus ayant la double nationalité (finlandaise et russe), de terrains ne présentant pas une intérêt économique évident mais situé près d’endroits stratégiques.

« Les propriétaires fonciers travaillant pour le compte d’une puissance étrangère peuvent construire des structures sur leurs propriétés qui peuvent être utilisées, par exemple, pour fermer des voies de transport ou accueillir des troupes non identifiées dans le cas d’une crise », expliquait alors la Supo.

En clair, ces terrains ainsi acquis seraient susceptibles d’abriter des activités d’espionnage ou bien de servir de base à des forces spéciales en vue d’actions futures, en particulier contre les noeuds de communication. Le tout dans un contexte marqué par des tensions avec Moscou.
Seulement, à partir du moment où les transactions sont légales, rien n’empêche un propriétaire d’aménager un terrain qu’il vient d’acquérir comme il l’entend. D’où la difficulté pour les services finlandais de contrer ce phénomène. Cependant, une société, appelée « Airiston Helmi », décrite comme ayant de « nombreuses connexions avec la Russie », a suscité l’attention de ces derniers.

Appartenant à un homme d’affaires russe âgé de 64 ans, associé avec un ressortissant estonien, cette société a multiplié les acquisitions de terrains dans l’archipel de Türku, lui-même situé près de celui d’Äland, stratégique pour le contrôle de la Baltique, au même titre que l’île suédois de Götland.

D’où l’opération lancée par la police finlandaise, le 23 septembre, sur les terrains acquis par Airiston Helmi dans l’archipel de Turku, sur la base de soupçons de fraude(s) fiscale(s) et de blanchiment d’argent.

À en croire le quotidien Kauppalehti, le profil de cette société avait de quoi nourrir les soupçons. « Déficitaire depuis son existence, elle cumule 10 millions d’euros de dette. Au début de l’année, elle n’avait que 6.100 euros en banque. Airiston Helmi a déclaré être une société de tourisme avec également une activité immobilière. L’acquisition de bâtiments militaires achetés lors de ventes aux enchèrs a également soulevé des questions », a-t-il écrit.
De son côté, Helsingin Sanomat, le plus grand quotidien finlandais, a relevé que les terrains acquis par l’homme d’affaires russes et son associé se trouvaient « sur les routes maritimes de la région de Turku ». Et, citant un officier ayant souhaité garder l’anonymat, Lännen Media a précisé que ces terrains « convenaient parfaitement pour la surveillance des routes maritimes et servir de points de chute en temps de crise. »Lors des perquisitions menées par les policiers finlandais, d’importantes sommes en liquide ont été saisies et ce qui semble être un « centre de communication » a été découvert. En outre, une masse de documents (100 et 200 téraoctets), pour la plupart rédigés en langue étrangère (qui n’a pas été précisé) est toujours en cours d’analyse.

Lors d’une visite en Finlande, le 26 septembre, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev n’a pas manqué d’être interrogé sur cette affaire, suivie par ailleurs de près par la presse de son pays. Et il ne pouvait pas dire autre chose que Moscou n’avait rien à y voir.

« Penser que l’on puisse utiliser par exemple, la piste pour hélicoptère de Airiston Helmi dans l’archipel à des fins militaires relève de la paranoïa », a ainsi répondu M. Medvedev. « Le blanchiment d’argent est également un crime en Russie, et nous vous aiderons bien sûr si une demande officielle parvient par les voies appropriées. Parce que c’est un citoyen russe qui est accusé, nous souhaitons naturellement qu’il reçoive une assistance consulaire », a-t-il ajouté.

Cela étant, les experts militaires ne sont pas d’accord sur les raisons qui auraient poussé Airiston Helmi à acquérir des terrains situés près d’endroits stratégiques.

Spécialiste de la Russie et des affaires de sécurité à l’Institut des relations internationales de Prague, Mark Galeotti a estimé que « les propriétés et la géographie de la région leur [aux Russes, ndlr) permettent une relative liberté de mouvement ». Et d’ajouter, lors d’un entretien donné à l’Yle, la radio-télévision publique nationale de Finlande : « Il semble qu’il y ait maintenant une place dans votre archipel où la Russie peut envoyer ses forces spéciales. »

A contrario, Arto Pulkki, officier de réserve et expert des questions de défense à l’Université d’Helsinki, ne croit pas du tout à cette thèse, qu’il qualifie même de farfelue. En acquérant des terrains, « je suppose qu’ils [les Russes] pourraient observer et évaluer le trafic local. Mais la Finlande a si peu d’équipements navals qu’il serait trivial de le suivre. Ils pourraient tout aussi facilement le faire depuis le pont d’un yacht. » Mais reste à voir s’il ne s’agit que de surveiller les passages de navires dans le coin…

Quoi qu’il en soit, l’affaire de Turku a été « remarquée tout particulièrement dans les pays Baltes ». Et le journal Turun sanomat de noter, après la conférence de Riga sur la sécurité, que les perquisitions menées à cette occasion ont été « largement, mais pour la plupart officieusement, complimentées par les experts en politique de sécurité » et que « les mesures prises par la Finlande étaient considérées comme un acte renforçant la sécurité en mer Baltique par lequel les Finlandais ont clairement démontré qu’ils sont maîtres chez eux. »
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L'Arabie Saoudite reçoit son premier MH-60R Seahawk

L'Arabie Saoudite reçoit son premier MH-60R Seahawk | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est un contrat important pour l’industrie aéronautique américaine, un basculement de l’influence européenne sur cette puissance du Golfe. L’aéronavale saoudienne vient de prendre réception en ce début de mois d’octobre de son premier Sikorsky MH-60R Seahawk. Un hélicoptère de combat naval qui demeurera cependant quelques semaines aux États-Unis, le temps de former ses futurs équipages. À terme ce sont dix de ces hélicoptères qui doivent voler au sein de la Royal Saudi Navy.

Actuellement donc cet hélicoptère est en phase d’entraînement à NAS Mayport en Floride. Là les équipages mais également les mécaniciens saoudiens s’exercent à travailler sur cette nouvelle machine. Il faut dire que le Sikorsky MH-60R Seahawk est assez différent des hélicoptères avec lesquels ils ont l’habitude d’œuvrer. En effet jusque les marins volants de ce pays du Golfe travaillaient avec des machines de conception européenne.

Depuis les années 1990 en effet les deux modèles de voilure tournante en service dans la Royal Saudi Navy sont des AS.332 Super Puma, des AS.565 Panther, et des SA.365 Dauphin 2, des hélicoptères achetés auprès de la France. L’acquisition par l’Arabie Saoudite de MH-60R Seahawk auprès de l’administration Obama trahit d’ailleurs une claire baisse d’influence de l’Union Européenne sur cette monarchie productrice de pétrole.

Une fois l’Arabie Saoudite pleinement en dotation de ces hélicoptères de combat naval de nouvelle génération ils seront embarqués à bord des frégates de classe Al Madinah et Al Riyadh, toutes deux de conception et de réalisation françaises.
Ils rempliront aussi bien des missions anti-sous-marines qu’anti-navires légers. Cette seconde est rendue possible par l’emport de missiles AGM-114 Hellfire normalement destinés à la destruction des chars d’assaut mais désormais pleinement engagés pour la lutte contre les embarcations légères.
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VIDEO - Les forces nucléaires russes en action: tirs de missiles en vidéo

VIDEO - Les forces nucléaires russes en action: tirs de missiles en vidéo | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Des tirs de missiles et des vols d’avions à long rayon d’action sont au centre d’une vidéo sur les exercices des Forces nucléaires russes qui a été publiée par le ministère russe de la Défense.

Le ministère russe de la Défense a mis en ligne une vidéo filmée pendant les manœuvres avec tirs réels des Forces nucléaires du pays organisées jeudi sur l’ordre du chef suprême des armées, Vladimir Poutine.
Sur la vidéo, on voit des tirs de missiles effectués par des sous-marins nucléaires et un bombardier de l’aviation à long rayon d’action qui décolle et accomplit sa mission d’entraînement.Les exercices des forces stratégiques nucléaires russes se sont déroulés le 11 octobre dernier. Ils ont engagé des sous-marins nucléaires des flottes du Nord et du Pacifique, des bombardiers de l'aviation à long rayon d'action et des régiments de missiles, ainsi que des systèmes d'alerte aux missiles.

Pendant les manœuvres, des sous-marins nucléaires se trouvant dans les mers de Barents et d'Okhotsk, ainsi que les avions à long rayon d'action ayant décollé des aérodromes d’Engels, Oukraïnka et Chaïkovka ont tiré des missiles balistiques et de croisière.

Selon le ministère russe de la Défense, les missiles ont détruit leurs cibles situées sur les polygones de Koura au Kamtchatka, de Thija dans la région d'Arkhangelsk, de Pemboï dans la république des Komis et de Terekta dans la région d'Astrakhan. Les systèmes d'alerte et les radars terrestres ont détecté tous les missiles balistiques tirés.
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Clé sous la porte, dans la discrétion, pour l'école franco-belge de formation des pilotes de chasse

Clé sous la porte, dans la discrétion, pour l'école franco-belge de formation des pilotes de chasse | DEFENSE NEWS | Scoop.it
J'avais annoncé en février 2017 la décision de l’armée de l'air belge d'abandonner la filière française de formation de ses pilotes de combat. Lire ici. A partir de l'an prochain, les pilotes seront formés à l’Euro-NATO Joint Jet Pilot Training (ENJJPT), une école installée sur la base aérienne de Sheppard, dans le nord du Texas.

C'est ce que précise dans une dépêche de samedi l'agence Belga qui ajoute que le black out médiatique aurait été imposé par le ministère des Armées:

La Belgique et la France ont mis fin en toute discrétion cette semaine à la formation conjointe de pilotes de chasse qu'elles avaient mis sur pied en 2004 et qui leur a permis d'entraîner conjointement 380 aviateurs sur Alpha-Jet, a-t-on appris samedi de source militaire. Cette école binationale, baptisée "Advanced Jet Training School" (AJeTS), a officiellement fermé ses portes jeudi lors d'une cérémonie sur la base aérienne BA120 de Cazaux (sud-ouest de la France) à laquelle assistait le "patron" de la composante Air, le général-Major Frederik Vansina - mais en l'absence de la presse, sur instruction du cabinet de la ministre française des Armées, Florence Parly.
Ainsi se termine un projet lancé en 2003 par les ministres de la Défense belge et français de l'époque, André Flahaut et Michèle Alliot-Marie, dans un cadre qui se voulait européen mais qui n'a jamais réussi à attirer durablement d'autres forces aériennes. La Belgique avait notamment mis une trentaine d'avions d'entraînement Alpha-Jet modernisés à la disposition de l'AJeTS, alors que l'armée de l'Air française avait faire subir la même mise à niveau à une vingtaine de ses propres Alpha-Jet.
Cette coopération a pris fin avec à son actif la formation de 215 pilotes français de chasse et 165 belges, en plus de 50.000 heures de vol effectuées en près de quinze ans, a-t-on précisé de source militaire.

Le ministère belge de la Défense va vendre les 25 Alpha-Jet survivants (sur le 33 exemplaires acquis en 1973). Ces avions seront disponibles à partir de décembre 2019. On peut imaginer que déjà des ESSD américaines, dont Top Aces qui volent déjà sur Alpha Jet, seront intéressées. Un appel d'offres a été lancé et les réponses sont attendues pour le 7 novembre, selon un avis publié par la Direction générale de la Défense et des ressources matérielles (DG-MR).

Les deux autres filières de formation franco-belges, pour les pilotes de transport à Avord (centre) et d'hélicoptères à Dax (sud-ouest), devraient perdurer "quelques années encore", selon Belga citant le ministère belge de la Défense.
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Plusieurs avions F-22 Raptor ont été endommagés, voire peut-être détruits, par l'ouragan Michael, en Floride

Plusieurs avions F-22 Raptor ont été endommagés, voire peut-être détruits, par l'ouragan Michael, en Floride | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’avion de combat de 5e génération F-22 Raptor, développé par Lockheed-Martin et mis en service en 2005, est précieux. Pas seulement pour son prix (près de 400 millions de dollars l’unité) mais aussi et surtout pour ses capacités au combat. Capacités que l’US Air Force évite d’ailleurs de dévoiler lors d’exercices internationaux…

Avion de supériorité aérienne, et grâce à sa signature radar équivalente à celle d’une bille en acier, le F-22 Raptor est en mesure d’abattre simultanément plusieurs cibles au-delà de la portée visuelle (« Beyond Visual Range ») sans être détecté.

Au Levant, où il a été engagé dans le cadre de l’opération anti-jihadiste « Inherent Resolve », il a effectué des missions de frappes au sol tout en fournissant, grâce à ses capteurs, « une conscience situationnelle accrue pour les autres avions de la coalition. » Selon un récent communiqué de l’US Air Force, les appareils de ce type déployés lors de ces six derniers mois sur ce théâtre ont ainsi pris part à l’opération Hamilton [avril 2018, contre le programme chimique syrien, ndlr] et « dissuadé 587 avions ennemis ».

En outre, le F-22A Raptor est d’autant plus précieux que l’US Air Force n’en compte que 187 exemplaires et que les lignes d’assemblage ont été démantelées, la priorité étant allée au F-35 Lightning II. En clair, en perdre n’en serait qu’un seul serait une très mauvaise nouvelle pour l’aviation américaine puisqu’elle ne pourrait pas remplacer l’appareil détruit.

Or, l’ouragan Michael, qui a ravagé la Floride cette semaine, faisant au moins 17 tués, a porté un rude coup à l’US Air Force, la base aérienne de Tyndall ayant été quasiment détruite par des vents mesurés à près de 250 km/h. Selon un de ses responsables, 100% des logements abritant les familles des aviateurs sont désormais inhabitables. Mais c’est au niveau des avions que les dégâts sont les plus considérables, en terme de coûts.

La base de Tyndall abrite 55 F-22A Raptor. Avant l’arrivée de l’ouragan sur les côtes de Floride, 33 appareils ont été évacués en direction de la base de Wright-Patterson (Ohio). Les autres, alors en maintenance, n’ont pas pu être transférés ailleurs à temps. Or, des hangars où ils avaient été placés ont été soufflés par l’ouragan, dont la force a arraché de ses fondations et retourné un F-15 mis en exposition à l’entrée de la base.

« Nous estimons que les avions placés à l’intérieur des hangars pourraient être endommagés. Mais nous ne saurons pas dans quelle mesure tant que l’on ne pourra pas y pénétrer en toute sécurité et procéder à une évalution », a indiqué une porte-parole de l’US Air Force.

Des photographies publiées sur les réseaux sociaux suggèrent que plusieurs F-22 Raptor ont subi des dégâts. Une source militaire sollicitée par Defense News a estimé qu’au moins dix appareils ont été endommagés et qu’il faudrait des réparations « coûteuses » pour les remettre en état de vol. Qui plus est, les pièces de rechange sont rares : il faut parfois attendre 30 semaines pour remplacer un composant défectueux, selon un récent rapport du Congrès.

Pour le moment, l’US Air Force se garde d’avancer officiellement le moindre bilan, à un moment où, justement, le chef du Pentagone, James Mattis, a revu à la hausse les objectifs de disponibilité technique opérationnelle (DTO) des F-22A Raptor (qui a été de 50% en 2016).

La maintenance de ces avions est, en temps ordinaire, compliquée. Leur revêtement spécial qui absorne les ondes radars exigent des hangars climatisés, ce qui ne facilite pas leur déploiement à l’étranger. En outre, chaque heure de vol demande une dizaine d’heures d’entretien.

Si l’on ignore encore l’étendue des dégâts à Tyndall, on sait en revanche avec certitude qu’un F-22A Raptor ne devrait pas reprendre les airs de sitôt : le 10 octobre, il a effet dû faire un atterrissage forcé sur la base aérienne Elmendorf [Alaska], en raison d’un dysfonctionnement de son train d’atterrissage. Son aile gauche et la partie inférieure de son fuselage ont été endommagées.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’un ouragan ravage une base aérienne en Floride. En 1992, celle d’Homestead avait été balayée par des rafale de 240 km/h. Et ses F-16, ainsi que ses avions de transport C-130 Hercules avaient également été évacués vers Wright-Patterson. Au regard des dégâts, il avait été envisagé de la fermer. Finalement, elle a repris ses activités deux ans plus tard.
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Pour la première fois, un F-35B a transmis des données tactiques à un système d'artillerie HIMARS afin de détruire une cible

Pour la première fois, un F-35B a transmis des données tactiques à un système d'artillerie HIMARS afin de détruire une cible | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 11 octobre, le Pentagone a décidé de clouer temporairement au sol l’ensemble de ses avions de combat F-35 afin d’inspecter leurs circuits d’alimentation en carburant. Cette décision a été prise après la perte de l’un de ces appareils – un F-35B de l’US Marine Corps – lors d’un vol d’entraînement à Beaufort, en Caroline du Sud.

Nul doute que cette mesure alimentera les critiques contre cet avion, issu d’un programme qui, mené par Lockheed-Martin, est le plus onéreux jamais mené outre-Atlantique, avec un coût avoisinant les 400 milliards de dollars pour 2.500 exemplaires commandés.

La principale caractéristique du F-35, du moins celle qui est le plus souvent mise en avant, est sa furtivité. Mais un autre de ses points forts est sa capacité à fusionner et à relayer des données tactiques afin de permettre à d’autres types d’avions (bombardiers par exemple) d’intervenir en-dehors d’un environnement contesté.

Comme l’avait souligné le général André Lanata, quand il était le chef d’état-major de l’armée de l’Air [CEMAA], cette capacité, liée à la furtivité, « change la donne au niveau des capacités opérationnelles. »

Or, un test réalisé récemment par l’US Marine Corps à Yuma [Arizona] laisse entrevoir de nouvelles possibilités pour le F-35B [la version à décollage court et atterrissage vertical, ndlr].

Ainsi, pour la première fois, un système d’artillerie M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System, un lance-roquettes multiple] a détruit une cible grâce à des données tactiques fournies par un F-35B.

« Nous avons pu connecter le F-35 à un HIMARS pour viser une boîte CONEX [une sorte de conteneur, ndlr] particulière », a affirmé le général Rudder, lors d’un colloque organisé par le Center for Strategic and International Studies. Ce tir a « entièrement été réalisé par liaison de données », a-t-il précisé.

Le F-35B a ainsi utilisé ses capteurs pour ensuite transmettre les données relatives à l’emplacement de la cible au système HIMARS, qui l’a détruite.

Produit par Lockheed-Martin, le M142 HIMARS peut tirer des roquettes GMLRS-U guidées par GPS sur des cibles situées à 70 km de distance ainsi que des missiles MGM-140 ATACMS [Army Tactical Missile System] d’une portée de 300 km.

L’US Marine Corps ne cesse de chercher à optimiser l’emploi de son artillerie. En 2017, un système HIMARS avait été installé sur le pont d’un navire d’assaut amphibie. Il s’agissait alors de valider un nouveau concept devant permettre à un groupe de débarquement de préparer le terrain tout en restant à distance de sécurité.

Plus récemment, une unité d’artillerie de l’USMC a embarqué, avec un système HIMARS, à bord d’un avion de transport MC-130, généralement utilisé pour les opérations spéciales. Après avoir décollé de Fort Campbell [Kentucky], l’appareil s’est dirigé vers Dugway Proving Grounds [Utah]. Une fois sur place, les Marines ont déployé le lance-roquettes multiple, fait feu à quatre reprises sur deux cibles, avant de « décrocher » et de revenir à leur base de départ.

« L’exercice visait à démontrer la capacité de l’USMC à déployer ses capacités HIMARS et à s’insérer rapidement dans une zone de combat par avion », avait expliqué le Pentagone à l’époque.
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L'Italie pourrait supprimer au moins 500 millions d'euros de dépenses militaires

L'Italie pourrait supprimer au moins 500 millions d'euros de dépenses militaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Avec un projet de loi de finances qui prévoit une allocation mensuelle de 780 euros par mois pour 6 millions de personnes et une disposition devant permettre un départ à la retraite plus tôt, l’équation budgétaire italienne s’annonce compliquée, d’autant plus que la dette publique du pays a atteint les 2.300 milliards d’euros. Mais l’on sait que les forces italiennes paieront une partie de la note, après avoir été essorées par des coupes sombres dans leurs moyens en 2012, afin de remettre les finances publiques sur les rails (et éviter des soucis avec l’euro).

Cet été, le ministre transalpin des Affaires étrangères, Enzo Moavero, avait annoncé que les dépenses militaires allaient baisser en 2019 et en 2020. Et que, par conséquent, elles ne représenteraient que 1,15% du PIB, soit bien loin de l’objectif des 2% du PIB pour lequel la majorité gouvernementale précédente s’était engagée en 2014.

Sur ce point, la ministre italienne de la Défense, Elisabetta Trenta, issue du Mouvement Cinq Étoiles, fit valoir qu’il fallait « considérer non seulement la quantité mais aussi la qualité de la contribution à l’Alliance. » Et d’ajouter : « L’Italie est en première ligne en qui concerne la participation aux missions internationales. »

Cependant, aucun des deux ministres n’avait avancé le montant des réductions budgétaires que leur gouvernement entendait imposer aux forces armées italiennes. C’est désormais chose faite.

Dans un entretien donné à Tiscali News, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Étoiles, vice-président du Conseil des ministres et ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales, a présenté la « douloureuse ».

« Nous allons supprimer 500 millions d’euros de dépenses pour des armements inutiles, qui ne servent pas à défendre le pays, mais qui constituent seulement un moyen de dépenser de l’argent », a affirmé M. Di Maio. Pour autant, il n’a pas précisé les programmes qui allaient être impactés par cette mesure.

Le contrat de coalition, conclu entre la Ligue et le Mouvement Cinq Étoiles, ne désigne pas de programme d’armement en particulier qu’il faudrait reporter, voire annuler. L’on sait seulement que le parti de M. Di Maio a le F-35 dans le collimateur depuis longtemps. Seulement, l’Italie est fortement impliquée dans ce projet américain, notamment sur le plan industriel.

En 2017, le budget militaire italien a augmenté de 500 millions d’euros, pour atteindre les 20,2 milliards.

Par ailleurs, au niveau industriel, les relations entre Rome et Paris étant glaciales, le projet visant à rapprocher Naval Group et Fincantieri fait du sur-place, alors qu’une annonce était attendue en juin dernier. Une solution, pour le constructeur naval français, serait de se tourner vers ThyssenKrupp Marine Systems, qui pourrait être mis en vente par sa maison-mère, ThyssenKrupp.
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Destiné à l'armée de Terre, le Missile Moyenne Portée a été évalué pour les opérations des commandos marine

Destiné à l'armée de Terre, le Missile Moyenne Portée a été évalué pour les opérations des commandos marine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Cet été, le site Mer et Marine avait indiqué que le Missile Moyenne Portée [MMP], développé par MBDA afin de remplacer les missiles Milan, Javelin, HOT et autres ERYX utilisés par l’armée de Terre, pourrait être utilisés à d’autres fins que les opérations purement terrestres. Comme dans le domaine maritime, où, par exemple, il serait employé contre des défenses côtières.

D’où la campagne d’évaluation réalisée à Djibouti entre le 25 août et le 22 septembre. Ainsi, apprend-on via une brèves de l’État-major des armées [EMA], l’objectif était de vérifier l’emploi du système d’armes MMP [SA-MMP] en milieu semi-désertique avant son déploiement prochain dans la bande sahélo-saharienne [BSS] au titre de l’opération Barkhane. Mais pas seulement.

En effet, il s’est également agi d’effectuer des tirs de ce missile depuis une Embarcation commando à usage multiple embarquable [ECUME] de la Force maritime des fusiliers marins et commandos [FORFUSCO]. En clair, les commandos (de) marine étaient à la manoeuvre.

Au total, et sous l’égide de la Section technique de l’armée de Terre [STAT], de la Direction générale de l’armement [DGA] et de MBDA, 9 tirs ont été réalisés, dont 2 depuis une ECUME (un premier tir de la mer vers la terre et un second de la mer vers la mer). Tous ont atteint leur cible.

« Les résultats confirment la fiabilité du système d’armes en environnement chaud ainsi que ses performances au cours de scénarios de tirs opérationnels », s’est félicité l’EMA. Ce qui ouvre la voie à une déploiement du SA-MMP au Sahel « dans les prochaines semaines ».

Cette évalualion réussie laisse entrevoir des perspectives intéressantes pour les opérations « spéciales » des commandos marine, au regard des performances du MMP, dont la portée peut atteindre les 5 km.

Pour rappel, conçu avec des matériaux légers qui réduise sa masse à seulement 15 kg (plus 11 kg avec le poste de tir), ce missile, dit de 5e génération, est muni d’une charge militaire polyvalente et d’un autodirecteur bi-bande visible/infrarouge non refroidi, ce qui lui permet d’atteindre les cibles chaudes ou froides. Il utilise plusieurs technologies, dont la charge multi-effets, la liaison de données haute performance par fibre optique, le traitement d’image, les interfaces homme-machine, etc. Très précis, sa trajectoire peut être modifiée en vours de vol par le tireur, ce qui réduit le risque de dommage collatéral.
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Les forces aérospatiales russes dotées de plus de 60 Su-35

Les forces aérospatiales russes dotées de plus de 60 Su-35 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alekseï Krivoroutchko, vice-ministre russe de la Défense, a annoncé que les unités des forces aérospatiales avaient reçu plus de 60 chasseurs Su-35S.

Intervenant lors d'une réunion de travail dans le centre d'essai Tchkalov du ministère russe de la Défense, Alekseï Krivoroutchk, vice-ministre, a fait savoir que plus de 60 chasseurs Su-35S avaient été livrés aux forces aérospatiales.

Il a également signalé que les essais des chasseurs seraient définitivement achevés à la fin de l'année 2019. À l'heure actuelle, les avions sont exploités dans le cadre de tests.
Le fait que le chasseur de génération 4++ Su-35 soit multirôle constitue son principal avantage. Comme annoncé précédemment, Washington estime que l'achat de ces avions par la Chine serait un «véritable cauchemar» pour les États-Unis.

Le contrat de livraison de 24 Su-35 russes à la Chine d'un montant de 2 milliards de dollars avait été signé en 2015.

L'armée chinoise a déjà reçu 14 avions, dont l'un a pris part à des manœuvres en mer de Chine méridionale en février 2018.

Un observateur du site d'information Business Insider avait reconnu que face à un Su-35 russe, le chasseur de cinquième génération américain F-22 Raptor connaîtrait la défaite.
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Egypte : manœuvres militaires conjointes égypto-saoudiennes au sud du pays

Egypte : manœuvres militaires conjointes égypto-saoudiennes au sud du pays | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'armée égyptienne a annoncé des manœuvres conjointes baptisées « Tabuk 4 » dans la subdivision militaire du sud de l'Égypte, avec les forces armées saoudiennes. L'objectif a-t-on précisé dans le communiqué de l'armée, est de renforcer les relations de coopération militaire en les deux pays.

Les forces égyptiennes et saoudiennes conduisent depuis ce mercredi 10 octobre, des manœuvres militaires conjointes baptisées « Tabuk 4 » dans la subdivision militaire du sud de l'Égypte. Selon Tamer al-Refai, un porte-parole de l'armée égyptienne qui apporté l'information dans un communiqué rendu public cette semaine, cet évènement durera plusieurs jours et comprendra des sessions théoriques et pratiques sur les compétences de combat ainsi que des démonstrations de nouveau matériel militaire. « Ces exercices ont pour but de développer et de renforcer la coopération militaire entre les forces armées égyptiennes et leurs homologues saoudiennes », a expliqué le porte-parole militaire avant d'insister sur l'importance de la collaboration égypto-saoudienne dans le contexte de défis régionaux actuels.
Alliés militaires

Ces manœuvres conjointes ne sont pas une surprise. Les deux pays sont de puissants alliés dans la région bénéficiant de bonnes relations mutuelles dans les domaines stratégique, politique, économique et militaire. Ainsi, ce n'est pas la première fois que les armées égyptiennes et saoudiennes participent à des manœuvres militaires conjointes.

Pas plus loin que le mois dernier, l'Arabie Saoudite a participé aux exercices militaires « Bright Star », l'une des plus grandes manœuvres de la région organisées par l'Égypte et les États-Unis. Un peu plus tôt, en août 2018, elle a participé avec les Émirats arabes unis et les États-Unis, à l'exercice militaire conjoint « Eagle Response 2018 » organisé dans les eaux territoriales égyptiennes en mer Rouge. Les deux alliés, égyptiens et saoudiens ont également pris part ensemble, à des exercices militaires conjoints et multilatéraux, dont les manœuvres « The Gulf Shield » en Arabie saoudite en début de cette année, les manœuvres aériennes « Faisal » en septembre 2017 et les manœuvres navales « Morgan » dans la mer Rouge en 2015.
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Malgré les chiffres, M. Macron minimise les commandes de l'Arabie Saoudite auprès de l'industrie française de l'armement

Malgré les chiffres, M. Macron minimise les commandes de l'Arabie Saoudite auprès de l'industrie française de l'armement | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Qu’est-il arrivé au journaliste saoudien Jamal Khashoggi, un collaborateur du Washington Post qui n’a plus donné de signe de vie depuis qu’il s’est rendu au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul, le 2 octobre? D’après des avancées par les autorités turques et la presse, tout laisse à penser qu’il est tombé dans un guet-apens des services saoudiens.

Cette hypothèse se fonde sur l’arrivée à l’aéroport Atatürk d’Istanbul, le jour de la disparition du journaliste, de 15 hommes venus d’Arabie Saoudite et repartis quelques heures plus tard. Ont-ils enlevé, voire tué Jamal Khashoggi? Un tel scénario ne serait guère surprenant, étant donné que plusieurs personnalités critiques de la monarchie saoudite (ou en conflit avec cette dernière) ont mystérieusement disparu. Tel est le cas de Nawaf Talal Al-Rashid, arrêté au Koweït et dont plus personne n’a de nouvelles depuis. Ou celui de l’historien Nasser Saïd, partisan d’instaurer une république en Arabie Saoudite. Sa trace se perd depuis qu’il fut fut enlevé à Beyrouth [Liban], en 1979.

Le président Trump, a réclamé des explications à Riyad au sujet de la disparition du collaborateur du Washington Post. « Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n’aime pas cela du tout. […] C’est un précédent terrible, terrible », a-t-il affirmé, le 12 octobre, tandis que Heather Nauert, la porte-parole du département d’État, a fait part de « l’extrême préoccupation » aux « plus hauts niveaux » de l’administration américaine, tout en appelant à se méfier des « rumeurs » et des « spéculations ».

En attendant, quoi qu’il ait pu se passer, le chef de la Maison Blanche n’a nullement l’intention de remettre en cause les contrats d’armements conclus avec l’Arabie Saoudite. Les Saoudiens « dépensent 110 milliards de dollars en équipements militaires et sur des choses qui créent des emplois […] dans ce pays. Je n’aime pas l’idée de mettre fin à un investissement de 110 milliards de dollars aux États-Unis » qu’ils risqueraient de « dépenser en Russie ou en Chine », a-t-il expliqué. « Si cela s’avère finalement aussi mauvais que cela semble en avoir l’air, il y a certainement d’autres moyens de gérer la situation », a-t-il ajouté.

Lors d’un entretien donné à RFI et à France 24 depuis Erevan, où il était en visite officielle, le président Macron a qualifié de « très grave » l’affaire Khashoggi et dit attendre « que vérité et la clarté soient établies. » Puis, il a ensuite tenu des propos étonnants, alors qu’il était interrogé sur les équipements militaires français vendus à l’Arabie Saoudite et pouvent potentiellement être utilisés au Yémen.

« La France a une politique extrêmement rigoureuse en la matière avec une commission interministérielle de contrôle des armements, qui est présidée par le Premier ministre. […] Nous ne faisons pas partie des fournisseurs sur ces matières-là, de l’Arabie saoudite sur justement sur ce conflit », a déclaré M. Macron.

« Maintenant, il faut être clair, nous avons avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis un partenariat de confiance dans la région qui est important, qui n’est pas commercial, qui est stratégique. Et je le dirais qu’il est plus encore avec les Émirats arabes unis. Nous avons comme vous le savez une présence militaire importante. Ce n’est pas des intérêts commerciaux, c’est l’État français en tant qu’Etat souverain parce que nous partageons des intérêts communs dans la région parce que la stabilité de la région nous importe, parce que la lutte contre le terrorisme se fait aussi avec ces États », a-t-il ajouté.

Auparavant, le président français s’était défendu d’avoir « installé la diplomatie en fonction de critères commerciaux. » Et de poursuivre : « Pour moi, il y a une chose extrêmement simple dans la grammaire de la diplomatie française, c’est que le politique prime sur l’économique. Donc jamais des intérêts de telle ou telle entreprise n’ont primé sur la voix de la France et ce qui était nos intérêts stratégiques. »

En outre, a insisté M. Macron, « il est faux de dire que l’Arabie saoudite est un grand client aujourd’hui de la France dans quelque domaine que ce soit. Ça n’est pas le cas. »

Or, selon le dernier rapport remis en juillet 2018 sur les exportations d’armement, les prises de commandes saoudiennes auprès de l’industrie française de défense ont atteint 11,13 milliards d’euros sur la période 2008-2017, soit 2 milliards de plus par rapport à celles passées par l’Inde. En clair, au cours de ces dix dernières années, l’Arabie Saoudite arrive en seconde position, devant le Qatar, l’Égypte et le Brésil.

À titre de comparaison, les prises de commandes constatées durant la même période n’atteignent pas les 6 milliards d’euros au niveau des pays de l’Union européenne.

En 2017, le Proche et le Moyen-Orient ont représenté 60% des commandes passées auprès des industriels français de l’armement. Le Koweït arrive en tête (1,1 milliard), suivi par le Qatar (1,08 milliards), les Émirats arabes unis (701 millions) et l’Arabie Saoudite (626 millions).

En avril, à l’occasion d’un déplacement du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Paris, des accords commerciaux et des lettres d’intention – dans le domaine civils cette fois – ont été signés pour un montant total de 18 milliards de dollars. S’agissant des contrats d’armement, il faudra attendre la fin de cette année, c’est à dire quand le président Macron se rendra à Riyad pour une visite officielle.

Quoi qu’il en soit, interrogé sur les équipements militaires français vendus à l’Arabie Saoudite et pouvent potentiellement être utilisés au Yémen, le président Macron a assuré que « la France a une politique extrêmement rigoureuse en la matière » et qu’elle ne faisait « pas partie des fournisseurs sur ces matières-là de l’Arabie saoudite sur ce conflit. »
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